‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 142 sur 225 · XII. 1905 I 31. XII · texte numérisé non relu

XII. 1905 I 31. XII

Total

Fr.

Fr.

7000000 fôOOOOOO 10 512 500

67,68 % en 1904 et le 65,53 % en 1903.

6. Organisation des chemins de fer fédéraux. Les affaires locales sont traitées par 4 directions d'arrondissement (I" a Lausanne, II- à Bâle,ni«à Zurich, IV«à Saint-Gall), et par autant de conseils d'arrondissement, qui constituent une sorte d'autorité de surveillance et de préconsultation. Une V» direction sera constituée à Lucerne, une fois le Gothard racheté.

Les affaires générales sont traitées par la direction générale siégeant à Berne. Un conseil d'administration de 55 membres (dont 25 nommés par le Conseil fédéral, 25 par les cantons et 5 par les conseils d'arrondissement) surveille l'ensemble de la gestion de la Direction générale, tranche souverainement certaines affaires et, pour le surplus, fait ses propositions à l'autorité fédérale. La conduite supérieure du réseau fédéral, par opposition à la gestion d'affaires, reste dans les mains de l'autorité fédérale, soit de ses différents or-

Sanes : Département des Chemins de fer, Conseil fééral. Assemblée fédérale. Une des conséquences de la gestion d'affaires autonome est que la direction générale et les directions d'arrondissements nomment directement le personnel placé sous leurs ordres. Les directeurs sont nommés par le Conseil fédéral sur proposition du Conseil d'administration.

Le nombre total des fonctionnaires et employés à traitement Qxe est, a fin 1906, de 18389, celui des employés engagés à la journée de 10 253, ensemble 28 642 (à fin 1905,

on comptait 27 175 agents), dont :

Fonction-

nairoB toa-

chant un

traitament

anmial

A la direction générale 639

Au I**" arrondissement 4169

Au II* arrondissement 5922

Au III* arrondissement 5038

Au IV« arrondissement 2621

Bmplojés •ngagéa à la journée

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I] y a lieu de remar(]uer que le nombre des fonctionnaires touchant un traitement annuel est en augmentation constante relativement à des employés engagés à la journée, car Tadministration des C F. F. s*euorce d avancer, dans la mesure du possible, un grand nombre d'ouvriers au rang plus avantageux d'employés à poste fixe.

7. Les résultats des premières années d'exploitation sont encourageants. Les G. F. F. ont fait face a toutes leurs obligations financières. Ils ont amélioré Tétat du réseau et du matériel roulant, réduit les tarifs et amélioré la situation du personnel

En revanche, le fonctionnement de Tomnisme est assez compliqué. Ces multiples instances : directions et conseils d arrondissements, direction générale et conseil d'administration. Département des Chemins de fer. Conseil fédéral et Assemblée fédérale, à côté desquelles fonctionnent aussi les gouvernements cantonaux comme autorité de préconsultation, opposent un sérieux obstacle à la marche rapide des affaires. Aussi a-t-on déjà laissé entrevoir dans les Chambres fédérales la nécessité d'une réorganisation des chemins de fer fédéraux après le rachat du Gothard. [Dr A. Bo^zoN.]

B. La poste suisse. En Suisse, les premiers échanges réguliers de correspondances par messagers montés datent du XV «B* siècle. Ce sont des corporations de marchands qui les ont organisés, par exemple de Saint-Gall à Nuremberg et à Lyon. Dans la première moitié du xvii'»* siècle, Klingenfuss, de Schaffliouse, créa entre plusieurs villes de la Suisse et jusqu'à Genève des courses postales servant aussi au transport des personnes. En 1675, Béat Fischer introduisit la poste à Berne. Ses descendants en restèrent les fermiers jusqu'en 1832.

Pendant tout le cours du aVIII<"« siècle, on remarque peu de changement. Le réseau des routes ne se développa que lentement, le service postal ne progressa naturellement pas davantage. Des criars à ridelles et d'autres véhicules, dans lesquels on entassait souvent colis et voyageurs, avaient remplacé peu à peu les courriers à cheval. On utilisait autant que possible les cours d'eau et on expédiait au maximum deux courriers par semaine. Sur les meilleures routes, on rencontrait des cabriolets à deux roues et des diligences dont la caisse était suspendue au moyen de chaînes. Les différents systèmes monétaires des cantons compliquaient singulièrement le calcul des taxes à percevoir.

Les correspondances à travers les Alpes étaient tout particulièrement difficiles. Une ou deux fois par semaine un courrier partait pour rrtalie, et ne transportait que les lettres. Les voyageurs devaient fournir eux-mêmes leurs montures. Les marchandises étaient transportées sur des chars traînés par des bœufs.

Les premiers essais d'organisation d'un service postal uniforme en Suisse ont été faits en 1796 par le gouvernement de la République helvétique qui institua une direction centrale des postes et cinq directions d'arrondissements à Bâle, Zurich, Saint- Gall, Schaflhouse et Berne.

Auparavant la Suisse, avec ses 13 cantons souverains, leurs alliés et les pays sujets de ces derniers ne se prêtait pas à une administration postale unique.

Dans certains cantons, il existait des droits régaliens, mais l'État, n'en faisant pas usage lui-même, les affermait ; dans d'autres, les gouvernements confiaient le service postal pour un temps déterminé à des familles patriciennes privilégiées. Dans d'autres enfin, la poste était entre les mains d'entreprises privées à la tête debquelles se trouvaient des corporations de marchands.

Chacune de ces entreprises avait un tarif spécial et une

organisation particulière. Les taxes étaient naturellement très élevées et variaient suivant la route parcourue. Il n'était, en règle générale, pas possible de payer d'avance le port des lettres.

Une des entreprises de transport les plus étendues était celle de la famille Fischer, de Berne. Son organisation embrassait les cantons de Berne, Valais, Fribourg, Soleure et Luceme, une partie de ceux d'Uri, de Schw)'z, d'Unterwald, de Zoug et de Claris, et s'étendait aussi sur la route de Milan par le Simplon et celle du Val-de- Travers jusqu'à Pontarlier.

Cette famille payait au canton de Berne pour les droits de régie 75 000 fr. par an, valeur ancienne, à celui de Soleure 1000 fr., à celui de Fribourg 500 fr.

En vouant sa sollicitude à l'organisation d'un service

Sostal établi sur des bases uniformes sur toute retenue du territoire (régale, responsabilité, secret postal, taxes), le gouvernement de la République helvétique accomplit une œuvre de progrès qui l'honore. Malheureusement, à la chute de ce gouvernement (1803), le monopole des postes fit retour aux cantons et ces derniers recommencèrent les errements des époques antérieures.

Le prix d'une lettre simple (Vj once = 7 V| grammes) circulant à l'intérieur de la Suisse variait de 5 a 60 rappes suivant la distance et les conditions de transport. Les taxes n'étaient pas réciproques ; ainsi une lettre ae Zurich pour Berne payant 20 rappes n'était taxée aue 16 rappes en sens inverse. Pour les paquets, les taxes étaient encore plus chères et compliquées.

La durée des transports était naturellement très longue ; les courriers ne partaient que deux \)u trois fois par

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