‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 166 sur 225 · EDOUARD · texte numérisé non relu

EDOUARD

14">« comte de Savoie

en 1823,

sans descendants.

AymoN,

(1291-1343) 15"* comte de Savoie

en 1329,

ancêtre de la famille

régnante en Italie.

Amédée VI, le comte Vert

(1334 1383) 16">* comte de Savoie en 1348.

Amédée IX,

(1435-1472) 3*« duc de Savoie en 1465.

Philibert I,

(1465-1482) i»* duc en 1472.

Charles I,

(1468-1489) 5a* duc en 1482.

Charles II,

(1488-1496) 6«« duc en 1489.

Amédée VII, le comte Bouge

17"« comte de Savoie en 1383.

Amédée VIII

Ignitt comte de Savoie en 1391,

pais duc en 1416,

et pape en 1440 (Félix V).

Louis I

(1402-1466) 2"« duc de Savoie en 1440.

Phiuppe II,

(1438 1497) ?■• duc en 1496.

Philibert II,

gma duc de Savoie

en 1497.

Charles III,

9»« duc en 1504,

perd le Pays de Vaud en 1536.

Emmanu el*Philibert,

(1528-1580) 10">« duc en 1553.

Charles-Emmanuel I«%

11>« duc en 1580.

Sous son règne eut lieu l'Escalade

de Oenève en 1602.

(Chronique da Coe

I Bernoii l'i

ig»t, Bibliotlltqi

Fnncrurl i/Maln, itlS.

9. Lei Kibourg, le) Savoie et tes Habsbourg. Lei pouvoirs confié* «ui ZâhriD^en avaient l'ait retour à l'empire. Les tamillBB nobles, qai relevaient du rectorat de Bourgogne, deviorent indépendanies de Tail ; ce fut le caa des comtes de Thierslein (canton de Soleure), de Bnchegg (en Arguvie), de Neuchâtsl, de Kibourg, de Gruyère, des ■ires de Grandaon. etc. Zurich devint ville impériale. Les cités que les Zahringen gouvernaient comme recteura : Berne, Soleure, Laupen, Morat, ee coDsidérèrent comme indépendanlea de tout autre pouvoir que celui de l'empereur souverain dont la domination, en raison de son éloignem

I gnjr, dont la baronnie comprenait toute la vallfe de l'Arve: I puis, se liguant avec aao frère Aymon, il conquiert la vallée d'Aoste et, à la mort d'Ayraon, survenue en I 1237, il hérite de lui te Chablais et Moudon.

Pierre II fVit l'un dea princes les plus remarquables de la maison de Savoie ; c'était un homme d'une haute stature, d'un esprit belliqueux, d'une volonté de fer, hardi, prudent, intrépide, abondant en mots heureui, courtois, sachant gagner les co-urs ; insénieui et souple, il possédait tes qualités des paladins du moyen âee et, chose pins rare, celle du lé- Sislateur et de l'homme d'Ëtat. Le pays romand Lait un territoire trop petit pour ses ambitioDS^ «a nièce ■ïléonore ayant épousé le roi Henri III d'Angleterre, il l'accompagna i Londres, miivit son neveu à la guerre et devint son conseiller. Des honneurs et de grandes richesses furent la récompense de ses nervicea. Ces succès ne lui firent pas oublier le pays romand : avec l'or anglais, il accrut ■es domaines par une série d'acquisitions. Plusieurs seigneurs obérés, entre autres le comte de Grayère. les sires de Hue. de la Tour-de-Peili. de Côssonay, d'Illens, d'Oron. etc.. ainsi qu'une vingtaine des premières familles du paya, reconnurent sa souveraineté. Il acquit également à prix d'argent les villes de Vevey et d'Uron. A l'anarchie qui régnait dans le pays, il Qt succéder l'ordre ; il dota ses Etats de lois sages ; la postérité reconnaissante lui décerna le surnom de Petit Charlemagne.

En 1'J63, Pierre hérite de son neveu I&Dilïce la couronne de Savoie. H organise alora les seigneuries du Pays de Vaud et met à leur tète un bailli, dont il Bie la réaidence à Moudon. Selon Quiaard, les États de Vaud auraient été institués par lui en 1244. Les communes vaudoisea se sont trouvées, au XIII' aii^e dans une situation privilégiée ; sans avoir i combattre, ell»i obtinrent de Pierre de Savoie et de ses successeurs le droit d'administrer eui-mèmes la justice; tout jugement civil ou pénal devait *tre rendu f -'---'

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, s puissantes du pays étaient, d'une t, les Savoie, de l'autre, les Kibourg et les Habsbourg. Ce partage d'influence sépare de nouveau pour on temps le Pays romand de l'Helvetie alamane.

Les biens héréditaires de Gerthold V de ZâhrlDgen échurent i ses deux scpurs. dontl'atnée, Agnès, avait épousé le comte Egond'Urach, souche dea princes de Fûrstenberg. et la cadetie. Anne, le comte Ulricli de Kibourg. Lea Urach héritèrent du château de Zihringen el des terres qui en dépendaient dans le Brisgau ; aux Kibourg échurent les terres que les Zihringen possédaient dans la Transjurane et enThursoiie. Le comte Ulrich de Kibourg, en homme ■visé, conclut alliance avec les comtes de Savoie, Il avait deux fils et une fille. L'atné. Werner, accompagna l'empereur Frédéric II à la croisade et mourut de la peste à Sainl-Jeaa-d'Acre ; le cadet, Hartmann l'Ancien, opousa Marguerite de Savoie, la fllleule du comte Thomas ; aa fille Hedwige épousa le comte Albert de Habsbourg tl fut la mère de l'empereur Rodolphe.

Les luttes entre 1 empereur Frédéric II et les papes Grégoire IX et Innocent IV ae poursuivaient avec une extrême violence. A l'ombre de ces querelles, la liberté s'épanouit au sein des communes suisses ; Zurich, Berne. Soleure. SchatHiouse et Horat acquièrent l'immédialeté impériale ; L'ri et Schwyi obtiennent des chartes in-

A l'Ouest de la Suisse, la maison de Savoie conquiert Chillon. Moudon et Homont. Le comte Thomas, qui mourut en 1S33, laissa huit fils et trois filles. Trois d'entre eux se partagèrent son héritage : Amédée IV reçut la Savoie proprement dite, Thomas II les comtés de Maurienne et du Piémont, Aymon le Chablais et Hondon; les autres putrèrenl dans les ordres. L'un de ceux-ci, Pierre (ISÛ3-1368). mécontent de son sort, dépose I* robe ecclésiastique et ae crée une situation personnelle en épousant Agnès, héritière du sire de Fauci-

>niormément â

Li toar d* Il Bailsf, pi*% MirUgOT. (Bpoqas d* Fier

s des boui^ois ; les habilaols du Pajs de Vaud ne ■'■ — ■ "~ cités devant aucun juge étranger: leur ' isi garantie <rune nu-

fiberlé individuelle se trouva

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nière absoloe contre toute atteinte. Les statats de Pierre de Savoie étaient animés d'un sentiment de charité envers les petits, les pauvres, les veuves, les orphelins et les étranffers.

Parallèlement à la maison de Savoie, la maison de Ki* bourg étendait aussi sa puissance. En 1255, la ville de Berne, qui avait à se plaindre du comte de Kibourg, se mit sous la protection de Pierre de Savoie.

A ce moment un autre personnage entre sur la scène politique, c'est le comte Rodolphe de Habsbourg, le rival du comte Pierre. Il est peu de familles qui aient eu une

Schwyz, Unterwald, font cause commune avec lui, tandis

3ue le clergé de Constance, Lausanne et Sion, les abbés, e Saint-Gall et de Reichenau, et la majeure partie de la noblesse helvétique prennent parti pour le pape. Le courage et l'indépendance que Rodolphe déploya dans ce moment critique jette un jour favorable sur son caractère. Il ne se laissa point abattre lorsçju'il se vit enveloppé avec les villes suisses dans Tinterdit lancé contre Frédéric 11 et ses alliés (1247-1249), et lorscfu'il fut personnellement excommunié en 1254, à la suite de la prise d'un couvent de femmes à Bâle. En 1267 il accom-

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