‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 192 sur 225 · TEL · texte numérisé non relu

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I Tallier

>l de Fen

:upée par

ie, D. et m, N,-E.

d'habila-

Blilten, dam le Lôtscheothal ; il est irroïé par le Tellibacti ((ui passe à l'E. de ce viDage, C'est un bassiD très écrasé. à peiit palier plat, enclos dan» un cirque rocheux, adoasé nu chainon du Peterstrrat. entre les TeltispitxeD (8062 m.) el le Wildispiu 12739 m.). L'entrés en est or quelque! mayens, l'intérieur par l'alpe dt 'Telli.

TEI.I.L (OBVRE, UNT«RE) (C. Arso' CoiQ. Aarau). 388 ta. Faubourg d'Aarau, à 5(K du centre de la ville. Outre quelques maisont tion, Obère Telli compte une fabrique de produits chimiques, Uulere Telli, une teinturerie de cotonnades, une Tabrique de chocolat, et une bbrique de matières colorantes. Téléphone, C'eat là que ae trouve la place de gymnastique de la ville. Ce superbe emplacement, ombragé de grandi arbres, est un sol claaaique ; la Société tuiite det carabinier» {SchuieixeriKher iichûii^nvei^in) y fut fondée en 1824 et la Société fédérale de gymnaili^ue {Eidgenàttiicher Tumverein}, en 1S32.

TSCLIAUP (C. Valais. U. Rarogne occidental. Corn. RIatten), Alpage exploité par un consortage de Blatten. Il occupe la partie centrale et supérieure du vallon d'Im Telli, ainsi que les croupes oui le dominent, principalement le plateau de Hliihenden. Le principal groupement de chalets et étables. au nombre d'une douisine, se trouve vers le palier central du vallon, à l'altiude de 186i m., sur la rive droite du torrent de Telli. L'alpage

I bétail, 50 v

peut nourrir 6ô pièces de gi

TElLibach IC. Valais, D, Rarogne ocsidental). Torrent descendant du glacier de Telli. sur le versant S, de t'arél« méridionale du Peteragrat. 11 te forme au bas des rochers ^ui supportent ce placier et parcourt le val évasé

thaï.

de 1542 m., après un parcours de 3 km.

TELI-IERa <MONTS> |C. Valais, D. Entremont). 295i m., appelés ]]ar erreur dans l'ancienne édition de l'atlas Siegfried, Pointe de Drônai. Pointes rocheuses qui se dressent enlre la partie supérieure du val Ferrel, la Combe des Planards et la Combe de Urdnai. Sur son versant N.-E., un peu au-dessous du sommet, s'étend un petit glacier (3H80 à 2750 m. environ), de 500 m. de lon-

gueur et d'une Urgeurëgale, par lequel on peut gagner le sommet. On y monte sans dirTiculté en 3 heures de tu Cantine de Proi et en 3 heures el demie de Perret. Splendide point de vue sur le massif du Dolent, de La Keuvaz et des Jorasses.

TELLIOt-ETSCHER (C, Valais, D, Rarogne occidental). 3233-2850 m. Glacier d'une longueur de 1,4 km. et d'une largeur de 3 km., qui occupe I extrémité supérieure du vallon du Tellibach, sur la rive droite de la l.onza. dans le Lotschenthal. Il recouvre le versant S.-E. de l'arête qui relielePetersgratauBirghorn, et se confond plus ou moins su S.-O. avec le Tennbacliglelscher et au N'.-h:- avec fausser Thalglelscher. On le remontequand.de Ried, on franchit le Pelersarat par le chemin ordinaire des guides, qui passe au S,-U, du point 3233 m. et qu'on appelle plutôt Ôirgpass,

TBLL.IBPITZEN ou 8CHAFHORN (C. Valais, D. Rarogne occidental). 3973 et 3082 m. Promontoire rocheux se détachant au S,-E. de la grande arête du Petersarat et s'avan^ant entie l'jïluxBer Faflerthal et le Teiiithsl, deux vallons latéraux de droite du Lotschenthal, La première ascension date de 1888, Elle i-e tait de Ried, en 5 heures, sans diflicultés sérieuses. Splendide point de vue.

TEI.I.I8TOCK (C. Berne, D. (>berhaali|. 2581 m. Sommet d'aspect sauvage à l'extrémité S, -0. de la Gadmertluh; il se dresse immédiatement au N.-E. du col du Sâtteli, L'ascension se fait sans sérieuse difticulté de l'Enuallenalp, en 3 heures, par la Hûregg et le vallon de Telli.

TEi-t-SaOTER (C. Uri, Com. Sisikon)- 600-437 m. Chalets sur une pente rapide, mais fertile, au-dessus de l'Aienstrasse, près de la chapelle de Tell, à 2 km- S. de la station de SisikoD, ligne du Gothard,

TELLSKAPai.1.1 (C. Schwyz, D. etCom. Kûssnacht). 483 m. Nom de la chapelle érigée au bord de la route de KiâSBoachl ii Immensee, sur l'emplacement où, d'après la légende, Gessier fut mortellement atteint par la flèche de Tell, dans le Chemin creux (die Hohle Gasse) que rendit célèbre le drame de Schiller. Cette cha^lle, restaurées plusieurs reprises, porte, au-dessus de I entrée, une peinture représentant la mort de Geseler et une inscription.

TEL.LSKAPELLK (C. Uri. Com. Biirglen). 560 m. Nom de la chapelle dievée sur l'emplacement présumé de la maison. de Tell, à Biii^len, Elle date de 1522 et a ét^ dernièrement décorée de lolies peintures. La cloche porte l'inscriplion : Zu Gottea Ehrennd lumAndenken an Willi. Tell (en l'honneur de Dieu et en souvenir de Guill, Tell).

TEI.LSK«- PEI.LE <Ci<A- PEL1.R DE TfcLL)

(C. Uri. Com.

Sisikon)-438m, Chapelle au -lied de l'Axen-

berg.

u Hack-

Btation de Sisikon. ligne du Gothard. Sla-

Celte très ancienne chapelle fut élevée en 1388 i la mémoire de Tell.

Depuis fort

longtemps les , i „ Uranais ï ve- L. ch.pellfl

naient en pèlerinage annuel le vendredi après l'Ascension; la cérémonie consistait en un service religieux solennel et une prédication patriotique. En 1382, ce pèlerinage prit une

la HoUs a»)

La cbipalU ds Tsll à fi i (Ikon.

meniçait ruine. Sur la proposition de la Société suiiae des Beaux-Arts, L'ri en entreprit la reconstruction ■ ses frais, tandis jjue les dona volontaires du peuple suisse permettaient à la Société d'entreprendre la décoration artistique de la nouvelle chapelle qui fut confiée au peintre bâlois Krnest Stûckelberg. Celui-ci a peint quatre belles freeques : le serment du Grûtii, Tell tirant sur la pomme, sa fuite de la barque et la mort de Gessler. Depuis le 93 mai ••"• <a cloche de la nouvelle cliapelle ji^tte Kafmeat ses

^ écartée par les chambres

In •cTdIsplalte fédérales.

TBLLSPLATTB ( C. Uri. Corn. Siailion). 438 m. Nom du rocher sur lequel s'élève la chapelle de Tell, au hord du lac des Quatre- Cantons. Débarcadère des bateaux à vapeur. Téléphone. C'eat là que Tell aurait sauté hors de la barque du-fcailli et l'aurait repoassée du pied dans les vagues. Ce rocher est formé de calcaire néocomien.

TELLSPLATTE (C. Uri. Corn. Sisikon). .">I2 m. Hôtel sur la route de l'Aienstrasse. à 2 km. S. de Sisi- \ian. Panorama superbe. Situation tréa abritée; le Tiguier, le laurier-cerise et le châtaignier y mûrissent leurs

TBLLSTOCK (C. Valais, U. Couches). 3191 m. Contrefort S.-E. du Thieralplistock, rive gauche du glacier du Rhdne. dans la chaîne du Thieralplistock. Il est accessible. lorsqu'on monte au Thieralplistock. par le placier du Bhdne, en 4 heures du col de la Purka. Excursion facile, mais sans intérêt spécial.

TCMPCL (C. Zurich. D. Andelllngen, Coro. Klein Andelnnpn). 401 m. Hameau à 3 km. O, de la station d 'Andelllngen. ligne Winterlhour-Schalfliouse. 3 mais.. 25 h. protestants de la paroisse d'AndelHngen. Prai-

TBMPBLHOF (C. Zurich. D. Ilielsdorf. Com. Rûm-

langi. 430 m. 3 maisuns.à 2 km. S.-E. de Rûmiaag. 23 h. protestants de la paroisse de Riimlang. Prairies.

TIMPBLINA (C. Tessin, D. Locarno. Com. Sant' Abbondio). 1400-950 m. Alpage sur le flanc U. du Mont Paglione. à 2,5 km. S.-E. au dessus de la station de Ran7.o- Gerrs, ligne Ijellinzone-Luino. à 300 m. de la frontière italo-euisse, 40 bêles à cornes et 35 chèvres y eslivent. Fabrication de beurre et de fromage.

TCMPIKON (C. Lucerne. D. Ilochdorf. Com. Romers- ■" 482 m. Hameau sur la rive uauche du lac de Hal- ;. i 2,5 km. N. de la halte de Baldegg. ligne du Seeh. catholiques de la paroisse de jJochdorf. Agriculture, élève du bétail. Industrie laitière. En ffîO,

TEN

I Temprineho\-B ; cette localité était alors tributaire de Tab-

I ba}-e de Zurich. En 1306. Temprikon.

TRMPLO ou BONHOMMK DE CHA- LBVAY (C. Valais, D. Enlremont). 3730 m. environ. Contrefort X. de la Croiï d-, Tsousse (2S25 m.), contrefort elle-même du Velan. Set

Sentes occidentales deacendent sur la route u Grand Saint-Bernard, entre Bourg-Saïnt- Pierre et la Cantine de Proi ; de celte dernière auberge on y monte en 2 heurea et demie par le Plan du Jeu.

TKNASSKS (LK8> (C. Vaud. D. Vevev, Com. Saint-Légier). ChaleU disséminés à 1937 m. d'altitude moyenne, au N,-0. des Bains de l'Alliai, sur un petit replat marécageui formé par du (lyMh argilo-schisteui. Tourbe.

TBNABSKS OU FRASBB (RUISBBAU DBB) (C. Vaud. D. Pays d'Enhaul). 1700-900 m. Torrent coulant à VE. de Château-d'l^. dans le vallon de la Vausaeresve. rejoignant nu pont des Bossons le torrent de la Leyvrai pour former le ruisseau des Bossons. II a u source à la Dent de Comhelta (Prai de Cray]. Il se jette dans la Sarine après 3 km. de coura au fi.-O, de ChAteau-d'Œi.

TBNCIO (C. Tessin. U. Locarno, Com.

Brione-Verzasca). t5iSS-1537 m. Alpace avec trois groupes de chalets, à 1,3 km. N.-O. de Brione.à15l>m.N.-0. de la station de Gordola. liçne Bellinzone-Locarno. Beaux pâturat;es.

d'où l'on jouit d'une vue superbe sur ta partie moyenne du

val Verzasca; on y garde du bétail pendant trois semaines.

au mois de mai et au mois de septembre. Fabrication de

beurre et de fromage.

TBNDA |C. Valais, D. Saint-Haurice, Com. SaKvQ).

1G63 m. Uayens occupant un très petit plateau rocheui.

à la base septentrionale de la Rarma. sur la rive droite

vallon et de l'alpe d'Ëmaney.

TCNDA <FBNtTRB OB) (C. Valais, 0. Saînt-Maa-

rice). Dénié, Voir Pertuis d'Émasev.

TBNDRE (MONT) (C. Vaud, D. Cossonay, Auboone et La Vallée). 1683 m. Sommité importante du Jura vaodois, la plus haute du Jura suiaae ; elle élève sa large croupe en grande partie boisée (sauf la crête terminale, couverte de pâturages), entre la vallée du lac de Joui, le col du Molendrui. le plateau de Bière et le col du Marcliairuz. Cette montagne est comprise dans les districts de Cossonay. d'Aubonne et de la Vallée |le sommet dans celui de Coaaonay) ; les pâturages et les forêts des deux

Sifv

L'IsIe). Le sol de la crête terminale est percé de trous.

bien connus des habitants du paya, qui les appellent les baumes du Mont Tendre. Un monte au Hont Tendre de tous les côtés, par des forêts ; de Bière, on compte 3 heures ; de Gimel. 3 heures et demie ; de Hontrieher, 3 heures; 3 h. 15 minutes du Pont; 3 heures de l'Abbaye. U vue qu'on a du Mont Tendre ressemble à celle des autres sommités du Jura situées entre le Chisseron et le Reculet ; le lac de Joux est à peu près invisible, tandis qu'on voit presque complètement ceux de Horat et de Neuchâtel ainsi que le Léman, Voir Guide du Jura vaudoti, par Eug. de la Harpe. Neuchâtel. 1903. Le Mont Tendre est formé par un anticlinal du Jurassique supérieur qu'un second anticlinal, celui des Crosets. sépare de la dépression de la Vallée de Joui. Entre ces deux plis se place le synclinal resserré des Amburnex contenant du Néocomien. Le xommet du Mont Tendre est formé de Kiméridgien. mais sur le versant S.-E. aftleure do Sêauanien qui se continue jusqu'à la Foireuse. Du côlé du Plateau, les couches plongent uniformément et abotilissent à la grande couverture morainique du pied du Jura. Une faible bande de Néocomien se voit au-^esaus de Bérolles. Va ravin

Srofond, la Combe de la Verrière, qui commence au Pré e l'Ilaat. sépare le Mont Tendre du Hocher de Chitel. Il met a découverl le Séqoanien.

TEi\

TEX

TtNK iUk) (C. et D. Neuchâtel). Située à l'extrémité orientale du lac de Neuchâtel, près de Marin, la célèbre station archéologique de la Tène occupe l'espace compris entre la baie de Préfargier, le canal de la Thièle et le bois d'Épagnier. Cette situation, au confluent des lacs de Neuchâtel, de Bienne et de Morat, était extraordinaireroent favorable à tout établissement, aussi retrouve-t-on à TO. de la station proprement dite — aujourd'hui complètement à sec — les vestiges des hommes du bronze et, devant Préfargier, les traces d'établissements néolithiques. (Voir la carte ci-après). Lorsqu'en 1856, le colonel Schwab, de Bienne, commença d'explorer cette région que le nombre considérable de pilotis fai' sait prévoir excessivement riche, il fallait pêcher les oDJets à la drague ou à la pince sous 66 à 80 cm. d'eau. Ces « pêches », auxquelles Desor et A. Dardel-Thorens collaborèrent activement, furent pratiquées à diverses reprises pendant une dizaine d'années et livrèrent de véritables trésors, dont la plus grande partie se trouve aujourd'hui dans les musées ae Bienne et de Neuchâtel. Les objets trouvés, consistant surtout en épées de 1 m. de longueur environ, en lances et javelots, en fibules (notre épingle de sûreté), étaient tous en fer et révélaient une technique si aifTérente de celle de l'âge du bronze que l'on comprit immédiatement que l'on avait affaire à une nouvelle race (voir les rapports de F. Keller, dans les MittheiluiV' gen der antiquarischen Gesellschaft in Zurich. Vol. XII, XIII, XIV et surtout XV, p. 293-307). U comparaison de ces objets avec ceux qu'avaient livr& les fouilles entreprises par Napoléon III à Alise-Sainte-Reine, l'ancienne Âlesia de Vercingétorix, amena bien vite tous les savants qui s'occupèrent de la question à la conclusion que la Tène était une station gauloise. Bientôt après on convint de désigner sous le nom à^Époque de la Tène, le deuxième âge du fer. c'est-à-dire la période gauloise qui suit celle de Hallstatt (première apparition du ferj et précède directement l'occupation romaine (400-50 av. J.-C). Les travaux de la correction des eaux du Jura (1874-1881) produisirent un abaissement considérable du niveau du lac, et la plupart des stations lacustres, la Tène notamment, furent mises à sec. Ce fut alors ojue E. Vouga, instituteur à Marin, résolut de poursuivre les recherches de Schwab et Desor, non plus en surface seulement mais en déblayant l'énorme masse de graviers ({ue les vagues devaient avoir accumulés sur la station. Après de longues et patientes recherches, il découvrit la véritable station, située sur un chenal ou sur un bras de la Thièle, qui, anciennement, passait par là. Il mit ensuite au jour, auprès d'un pont de 4 à 5 m. de largeur, les restes de plusieurs habitations et trouva une foule d'objets du plus haut intérêt, parmi lesquels il faut citer, outre un grand nombre d'épées, de lances et de libules, la moitié d'un torque d'or (collier), un étui à aiguilles en bronze dans lequel se trouvait encore une aiguille de fer, des mors de chevaux, une roue entière, différents outils de toute espèce et une cinquantaine de monnaies Rauloises (dont 3 en or), qui permettaient de dater la station. (Voir Vouga, Les Helvètes à la Tène. Neuchâtel, 1885). La (Quantité considérable d'armes de toute nature trouvées a la Tène, a donné lieu à l'hypothèse que la Tène était un poste d'observation, un oppidum^ pour la protection de la route de la Gaule orientale, et pour la surveillance de la frontière entre les Helvètes, les Séquanais, etc. (Voir Gross, La Tène, un oppidum Helvète. Paris, 1886.) La rareté des objets de ménage et surtout des ornements féminins Remble confirmer cette hypothèse, contestée cependant par plusieurs savants qui considèrent la Tène, où Ton a trouvé une grande quantité d'épées complètement neuves et encore dans leur fourreau, comme un vaste magasin d'armes (dépôt ou fabrique). Les fouilles ^ue la commune de Neuchâtel, subventionnée par la Confédération, entreprend actuellement et qui dureront vraisemblablement plusieurs années, permettront seules d'élu-

cider cette importante question et de définir exactement le rôle de cette station universellement connue. Ces fouilles, commencées en mars 1907, en A de la carte ci-des-

Sore/ i C'i

Plan de la station archéologique de la Tène.

se font en A.

Attiagtr, se.

Les fouilles actuelles

sous, ont déjà livré quelques objets intéressants, entre autres : trois couteaux de forme rare, un harpon en forme de lance de 60 cm. de longueur, des gouges de différentes grandeurs, enfin un instrument avec manche en corne, indéterminé encore, de 25 cm. de Ions et qui rappelle absolument un petit marteau moderne. Malgré les observations précieuses que ces dernières fouilles ont permises, li serait téméraire, vu qu'on n'a guère attaqué que le dixième à peu près de ce qui reste à explorer, d'en vouloir tirer la moindre conclusion définitive. La Tène n'a pas dit encore son dernier mol. [L>' P. Vouo».]

TENELIN (PIZ) (C. Grisons et Tessin). 2851 m. Sommité située à l'extrémité supérieure du val Cornera, latéral de droite de la vallée du Rhin antérieur. Elle domine aussi le versant N. du val Cadlimo, formant la partie supérieure du val Medels. Son versant N. est recouvert

TEN

TEN

d'un névé en pente douce, tandis ^ue son flanc S. domine de ses escarpements abrupts et pierreux le Lago Lisera, un des nombreux petits lacs qui parsèment cette région. Gneiss du massif du Gothard. Signal trigonométrique de 3"»« ordre.

TENKRO (C. Tessin, D. Locarno, Com. Contra). 250 m. Section de com. et vge à 4,5 km. N.-E. de Locarno. Station de Gordola de la ligne Bellinzone- Locarno. Bureau des postes, téléphone. Voiture postale Locarno- Gordola -Sonogno. 88 mais., 386 h. catholiques de la paroisse de Grordola. Viticulture, légumes, asperges. Élève du bétail. Taille des granits du val Verzasca. Grande fabrique de papier et de pâte de bois. Chef-lieu de l'arrondissement de Navegna. Pont très intéressant sur la gorge étroite et profonde de la Verzasca. Grande usine électrique fournissant la force et la lumière au Sotto Ceneri, et spécialement à Lugano, et dont Ténergie est estimée à environ 5000 chevaux.

TENQIA (C. Tessin, D. Léventine, Com. Rossura). 1105 m. Section de com. et hameau sur l'ancien chemin à mulets de la rive gauche du Tessin, tracé à une hauteur de 900 à 1200 m., entre Biasca et Âirolo, à 2,5 km. S.-E. de Faido, lign« du Gothard. 16 mais., 57 h. catholiques de la paroisse de Rossura. Élève du bétail.

TÉNÉHET (QLACIKR DK> (C. Valais, D. Hérens). 3200-2600 m. Glacier large de 2,3 km. et long de 1,2 km., qui recouvre, avec le glacier des Âudannes ou Âutannes, le versant S.-E. du Wildhom ; on le remonte dans toute sa longueur quand, du plateau du Rawil, on tente Tascension du Wildnorn par le versant valaisan.

TENHORN (C. Berne, D. Interlaken). 2600 m. environ. Nom donné par la carte de Wyss, oui date de 1816, à l'un des sommets du massif des Engel borner, dans le bassin de Rosenlaui. Voir Engeliiœrnkr.

TENIQER BAD ( Bagn Sumvitg) (C Grisons, D. Vorderrhein, Cercle Disentis^ Com. Somvix). 1273 m. Bains avec établissement hydrothérapique, dans une situation des plus pittoresques, sur le versant gauche de la vallée de Somvix, au pied N.-E. du Piz Muraun, à 27,3^ km. de la station d Ilanz, ligne Reichenau-Ilanz. Dépôt des postes, télégraphe. Possède une source minérale très abondante (174 Im.) semi-thermale (14^3 C.) dont l'eau est gypseuse et ferrugineuse. Cet endroit est aussi connu par. sa richesse en papillons. Voir D*" Florin Decurtins, Dos Tenigerbad im Somvixsrthal. Berne, 1882.

TENJI (VAL) (C. Grisons, D. Vorderrhein). Vallée. Voir Somvix (Val).

TBNN (C. Valais, D. Rarogne occidental, Com. Wi- 1er). 1400 m. Prairies et champs avec une quinzaine de c raccards » et graoeettes, sur la rive droite de la Lonza, entre le Tennbach (rive droite), et le village de Wiler, à la base du Spahlihorn.

TENNA (C. Grisons, D. Heinzenberg, Cercle Safien). 1654 m. Com. et hameau dans la vallée de Safien, sur un plrfteau du versant E. du Piz Riein, à 11,4 km S. de la station de Versam, ligne Coire-Ilanz. Dépôt des postes, télégraphe, téléphone. Avec Âcla, Âusserberg, Eckschi, Innerbcrg, la commune compte 29 mais., 130 h. protestants de langue allemande; le hameau, 10 mais., 42 h. Paroisse. Élève du bétail, prairies. Station climatique, hôtels. La vue est fort belle, surtout de la Tennerkreuz (2019 m.), point situé au N.-O. Église de la dernière époque gothique, dédiée à saint Valentin. Depuis quelc^ues années, Tenna est devenu une station climatique.

TENNBACH (C Valais, D. Rarogne occidenUl). Torrent formé de plusieurs embranchements qui se rencontrent au bas de la Weritzalp. Le plus considérable Çrend naissance à la partie inférieure du petit glacier de énnbach, sur le versant valaisan de l'arête du Petersgrat, entre leTennbachhorn (3015 m.) et le Stiîhlihorn (2709 m.), I>our se précipiter dans le Lôtschenthal en suivant la direction N.-S. Il se jette dans la Lonza par la droite, entre les hameaux de Wiler et de Ried, à la cote de 1415 m., à quelques pas en amont du Tennerbach, affluent de la rive opposée. Cours, 3 km.

TBNNBACHQI.BT8CHBR (C. Valais, D. Rarogne occidental). 3150-2750 m. Petit glacier oui occupe l'extrémité supérieure du vallon qu'arrose le Tennbach, au pied du Sacknorn, sur le versant S.-E. de la chaîne du Peters-

grat. On en remonte une partie quand on se rend de Ried au Sackpass ou Tennbachlûcke.

TBNNBACHHORN (C. Valais, D. Rarogne occidental). 3015 et 3000 m. environ. Double sommet qui se dresse entre le vallon de Tennbach et celui de Telli, en contre- bas du Birghorn, sur l'arête du Petersgrat. On y monte en 4 à 5 heures de Ried dans le Lôtschenlhal. Le sommet 0. a été gravi (sans grande difQculté), il y a bien des années déjà ; le sommet E. (3000 m. environ) ne l'a été qu'en 1888; il est d'un accès plus difQcile que le précédent.

TBNNBACHLOCKE ou 8ACKPA88 (C. Valais, O. Rarogne occidental). Passage. Voir Sackpass.

TBNNEN (C. Valais, D. Loèche, Com. Tourtemagne). 650 m. Hameau à 2 km. E. de Tourtemagne, sur la route du Simplon, dans un espace très resserre entre le Rhône et la base des pentes de TErgischborn, à 1 km. O. de la station de Gampel, ligne du Simplon. Avec les groupes voisins d'Oiiierried etd'Unterried, il compte 3 mais., Aé h. catholiques de langue allemande de la paroisse de Tourtemagne. En 1294, 1312, Tendona.

TENNERBACH (C. Valais, D. Rarogne occidenUli. 2580-1412 m. Torrent qu'il faut éviter de confondre avtK; le Tennbach, dont le cours est en face et qui a son embouchure presque au môme endroit. Alimenté par un petit glacier du versant N. du Schwarzhom (3132 m.), il en sort à une altitude de 2580 m. En suivant la direction du N.-N.-O., il se précipite dans le Lôtschenthal, où il débouche par une petite gorge pour se jeter dans la Lonza, rive gauche, à 900 m. E. du hameau de Wiler. Cours 3 km.

TENNEVERQB (COLet POINTE DE) (C.Valais, D. Saint-Maurice). Voir TanniiVerge (Col et Pointe de).

TENNIKEN (C. Bâle-Campagne, D. Sissach). 436 m. Com. et vge dans le Diegterthal, à 3 km. S. de la station de Sissach, ligne Bâie-Olten. Bureau des postes, télégraphe, téléphone. Voiture postale Sissach-Ëptingeo. Avec Bisnacht, Kâhlen, Hâgler, Rinthal, Sangeten, Schonegg, Thalacker, la com. compte 61 mais., 4!& h. protestants de la paroisse de Tenniken-Zunzgen; le village, 46 mais., 310 h. Agriculture, tissage de rubans de soie. En 1307, Tenniken.

TBNNI.I (C. Berne, D. Siffnau, Com. Eggiwil). 782 m. Hameau dans le Rôthenbachgraben, à 2,5 km. S.-O. d'Eggiwil, à 11,5 km. S.-E. de la station de Signau, ligne Berne-Luceme. 5 mais., 26 h. protestants de la paroisse d'Eggiwil. Agriculture.

TENNM ATTE (C. Valais, D. Rarogne occidental, Com. Blatten). 1440 m. Prairies qui s'étendent sur la rive droite de la Lonza et sur la rive gauche du Tennbach, entre ce torrent et le hameau de Ried. Une quinzaine de grangettes et une chapelle.

TBNNWIL. (C. Argovie, D. Lenzbourg, Com. Meisterschwanden). 494 m. Section de com. et v^e sur la nve droite du lac ae Hallwil, à 1,5 km. N. de Meisterschwanden, à 5 km. S.-E. de la station de Boniswil, linie du Seethal. Dépôt des oostes. Voiture postale Boniswfl-Pahrwangen. 35 mais., 2^ h. protestants de la paroisse de Meisterschwanden-Fahrwangen. Agriculture, élève du bétail. Industrie laitière. Viticulture. L'ancien sceau de commune portait 2 poissons et 3 sapins. Quand le droit de pèche sur le lac de Hallwil passa de la seigneurie de Hallwil à l'État d'Argovie, Tennwil fut la seule commune

3ui sut sa réserver le droit de pèche de la palëe. Àujour- 'hui, l'État a racheté ce droit. Dans la tourbière près de Tennwil, découverte d'une hache en pierre. Dans la forêt au-dessus du village, tertre funéraire où l'on incinérait les cadavres. En 11^, Tennenwile.

TBNOUE (POINTE DE) (C. Valais, D. Entremont). 2732 m. Petit sommet sans importance, formé d'un rocher adossé à la Pointe de Gode Gotta, sur Taréte qui sépare la Combe des Planards de celle de Drônaz. On peut y monter de la cantine de Proz en 2 heures et demie.

TENTAZ (prononcez TintazJ. (C. Valais, D. Entremont, Com. Bagnes). 1525 m. Mayens situés au bas du cirque oui domine Verbier, a 1 km. E. de ce village et à 1 km. N. de celui de Médière, près du chemin de Clambin, par la Forêt Froide (Jeur Freda). Une <^uinzaine de chalets disséminés. Il est question d'établir a la Tentaz« à la lisière de cette forêt, une nouvelle station d'été.

ou TANNES-DE-CHAMP (C. Vaud,

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ÛL UJ

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TER

I). Aigle, Com. Bez). 1900-1800 m. Paroi de rochers urgoniens supportant le pâturage de Surchamp, vis-à-vis du Richard, à TE. des Nombrieux ; le sentier qui relie le Richard à Bovonnaz en lon^e le bord supérieur. Bon gisement de fossiles du Gault inférieur (Âlbien).

TKNTI.INQCN (TiNTERiN) (C. Fribourg, D. Singine). 732 m. Com. et vge sur la rive droite de la Gérine, dans une contrée fertile, à 6 km. S.-E. de la station de Fribourg. Télégraphe, téléphone. Voiture postale Fribourg-SchwefelbergDaa. Avec Brâdlen, Dùrrenberff, Im Spitel, Obertswil, Praderwan, Rain, Steremùhle, la com. compte 66 mais., 416 h. catholiques, sauf 56 nrotestants, de langue allemande, de la paroisse de Chevrilles; le village, 15 mais., lOO h. Élève du bétail, prairies, céréales, arbres fruitiers. Moulins, tressage de la paille. Près du village est une maison de campagne dansle parc de laquelle le général de Gady, ancien officier au service de France, a élevé un petit monument à la mémoire des ofticiera et des soldats des tardes suisses, tués le 10 août 1792, en défendant le palais des Tuileries. Vers 1200, 1324, 1428, Tentenens; en 1445, Tenterins; en français ; en allemand, en 1363, Tintingen; en 1434, Tentlingen; en 1449, Tentlichon; en 1466, Tentlingen. Ce mot renferme un nom allemand de personne = chez les descendants de Dandil, Dindil, n. pr. germain. Voir Stadelmann. Etude de Toponymie, p. 93.

TKO <I.AQO DKL) (C. Grisons, D. Bemina). 2359 m. environ. Lac morainique, situé au pied du Pizzo del Teo, dans la partie supérieure de la vallée de Teo, dans une cuvette gneissiaue ; il est entouré au N. et à l'O. d'énormes masses d'éboulis. Sa longueur est de 300 m., sa largeur de 200 m. Il est relié a deux très petits lacs situés à une centaine de mètres plus haut. Il y tombe parfois, en été, de grandes masses de glace, ce qui cause des inondations dans la vallée.

TKO (PIZZO DKL) (C. Grisons, D. Bernina). 3050 m. Sommité à la frontière italienne, sur le versant oriental du Poschiavo, dans le massif de Grosina, groupe de rOfenpass. Vue du col de la Bernina, elle produit un effet imposant. Elle est située entre les arêtes dentelées de la Cima di Ruggiolo (2974 m.) et du Passo di Sacco au N.-E., et le Pizzo di ^ena (3078 m.), au S.-O. Le sommet conique est formé de gneiss reposant sur des schistes micacés et amphiboliques. On le gravit en 5 heures par la vallée del Teo.

TKO (VAL.LK DKL.) (C. Grisons, D. Bernina). 2450- 11^ m. Vallon latéral E. au Poschiavo, dans lequel il débouche à 400 m. en amont d'Ân^eli Custodi, arrosé par rémissaire du lac de Teo, torrent impétueux qui a souvent ravagé les prairies et détérioré la route du Poschiavo. Dirigé à rO.-S.-O., il a 3,4 km. de longueur; il est coupé trois fois par des seuils rocheux et des gorges. Sa pente est de 36 ^/a. De Sommaino et de Raviscè, dans le Poschiavo, et au vallon di Campo, des sentiere rapides conduisent aux terrasses d'Orezza (1541 m.) et des Monti di Scelbez (1795 m.), situés des deux côtes du vallon. Le torrent forme deux superbes cascades très élevées. Il a formé, en outre, près de son embouchure, un grand cône de déjection qu'il traverae en changeant souvent de lit, et en causant parfois de grands dégâts.

TKR <I.AC) (C. Vaud, D. La Vallée). 1022 m. Petit lac situé à 1 km. N.-E. du Lieu, dans une plaine marécageuse qui va de ce village à celui des Charbonnières, et dont il reçoit une partie des eaux. Ce lac n'est séparé de celui de Joux que par une crête peu élevée ; ses eaux s'écoulent par des entonnoirs, comme celles des lacs de cette réfiion. Longueur, 300 m.; largeur, 200 m. Il occupe le synclinal néocomien latéral à la vallée de Joux qui va de la combe du Moussillon au Séchey. Cet endroit est remarquable par la présence d'un gisement de calcaire d'eau douce tertiaire ancien (Éocène) avec Lininaea lon^ giscata, seul endroit du Jura vaudois où ce terrain a été découvert. Au XVI* siècle, le Laytel = tout petit lac, d'où, par corruption. Layter, puis Lac Ter.

TKRBI (VAL) (C. Berne, D. Delémont et Moutier). 470-600 m. Vallée oui s'ouvre à l'Ë.-S.-E. de Delémont; d'une longueur de 10 km., elle est comprise entre : au N., la montagne de Courroux, le Fringeli et le Grindeler Stierenberg; à l'E., le Hoggen, le Trogberg, le Grand Mont et Chaumont ; au S., la montagne de Vermes ou de Plain-

phayen. La partie orientale du val Terbi, appelée aussi la Terre 9avnte^ est divisée en deux vallons secondaires par une chaîne de monticules sans importance, au N. le vallon de Montsevelier, drainé par le ruisseau du même nom, au S. le val Terbi proprement dit, où coule la Scheulte. Ces deux coura d eau se réunissent en aval de Courchapoix ; tous deux sont longés par une route carrossable. Le vallon de la Scheulte est de beaucoup le plus prospère ; il est riche en sources intarissables, cause première de la fertilité du sol. Les arbres fruitiera y sont nombreux ; la vigne croit en espaliera et la rivière nourrit en abondance des truites recherchées. Le village de Mervelier, situé à l'entrée des gorges très pittoresques de la Scheulte, est particulièrement favorise à cet égard. Le territoire du val Terbi se rattiche à deux districts : Cour^ chapoix, Corban et Mervelier appartiennent à celui de Moutier, tandis que Montsevelier, Vicques et Hecolaine font partie du district de Delémont. La population est catholique et, malgré les efforts de l'école, continue à parier un patois roman qui diffère quelque peu de celui de ses voisins. L'agriculture, l'exploitation des forêts et le tissage de la soie à domicile sont les principales occupations des Terbiens. En patois, Terbi signifie effrayé, effaré. Ce nom provient, sans doute, de ce qu'autrefois ces gens, habitant une vallée isolée, étaient peu en contact avec les habitants

f>lus civilisés des villes. C est probablement la raison pour aquelle les habitants de Vicques ne se soucient nullement de faire partie de cette vallée bien qu'elle commence géographiquement chez eux, à la limite orientale de la belle plaine de Delémont ; ils se rattachent fièrement à celle-ci et déclarent que le val Terbi commence plus haut, au confluent de la Gabiare et de la Scheulte. Une voiture postale partant de Delémont dessert tout le val Terbi qui ne connaît pas le télégraphe, mais seulement le téléphone. L'usine hydroélectrique de Wangen sur l'Aar a construit une li^e a haute tension qui traverae le Jura jusqu'à Mervelier où se trouve une station transformatrice noù

f partent deux grandes lignes ; l'une fournit la lumière et 'énergie à Delémont, l'autre se dirige sur Laufon-Bâle. En ce moment, les autorités font étudier la création d'une ligne ferrée à voie étroite et à traction électrique qui devra desservir tous les villages du val Terbi.

ilRR (C. Vaud, D. Vevey, Com. Blonày). 624 m.

Vge à 4 km. N.-E. de Vevey, desservi par la station de Blonay du chemin de fer électrique de Vevey à Chamby et aux* Avants. 78 mais., 495 h. protestants de la paroisse de Blonay. Agriculture. Viticulture. Élève du bétail. Ce village a été complètement incendié le 6 août 1801 (60 maisons). En 1824, un nouvel incendie y consuma 7 maisons. En 1850, Estereie.

TffRMIN (C. Grisons, D. Unter Landquart). Com. et vge. Voir Trimmis.

TERMIN (BKC) (C. Valais, D. Entremont). 3052 m. Contrefort S. du Bec des Boxes (3225 m.), contrefort du Mont-Fort, dans la chaîne qui sépare la vallée de Nendaz de celle de Bagnes. L'ascension s'en fait en 4 heures de Fionnay par l'alpe de Louvie; on ne monte pas souvent sur ce sommet, parce qu'on lui préfèrel e Bec des^oxes, plus élevé. Beau point de vue sur le Grand Combin.

TERMINE (C. Tessin, D. Lugano, Com. Montegffio). 442 m. Village à la frontière italo-suisse, à 7,5 km. de la station et du débarcadère de Ponte Tresa, ligne Ponte Tresa-Luino. Dépôt des postes, téléphone. Bureau de douane. 27 mais., 131 h. catholiques de la paroisse de Sessa. Agriculture. Commerce actif. Termine := frontière.

TERMINE (PIZZO DI) (C Tessin et Grisons) 2867 m. Cette montagne, adjacente au Torrone d'Orza (2d48m.), fait partie d'une série de pics alignés du S. au N. dans le massif de gneiss du Tessin, entre la Biviera et le val Calanca. - Le Pizzo di Termine est très abrupt sur son liane méridional qui se relie au Torrone d'Orza. A partir du sommet courent deux arêtes élevées, à peu prés parallèles, qui enclosent un petit glacier. L'orientale se relie au Pizzo di Giumella (2443 m.), au N.-O. de Santa Domenica, l'occidentale - porte plus au N.-O. le Scarione (2347 m.) et le Pizzo Porche (2257 m.). Le versant N.-O. du Pizzo Termine, tout comme le flanc N. du Torrone d'Orza, est occupé par des névés et de petits glaciera. La limite supérieure des forêts, sur le versant oriental, au-dessus de Santa Domenica, est à l'altitude d'environ 1830 m.

TER

TER

TERMINK (VAL) (C. Tessin, D. Blenio). 2128-1920 m. Partie supérieure du val Piora, à 1*0. du col du Lukmanier, mettant en communication, par le Passo deir Uomo (221z m.), au pied oriental du Pizzo du même nom, le val Piora avec le val Cadlimo, partie supérieure du val Medels (Grisons). Le val Termine, qui commence au Piano dei Porci, ne compte que quelques misérables huttes, dans une région alpestre presque déserte.

TKRMINe(VAI. DSI.) (C. Grisons, D.Bernina).220O- 1920 m. Partie supérieure de la vallée de Trevesina, dont le ruisseau se jette dans le lac de Poschiavo, rive orientale; la vallée de Trevesina est orientée au S.-O.^ tandis que le val delTermine suit la direction O.-N.-O. sur une longueur de 1 ,2 km. Il se termine par une niche rocheuse, d'une grandeur sauvage, située entre le Pizzo Trevesina (2823 m.), et la Cima di Gande Rosse (2833 m.), à 3 km. de la frontière italo-suisse. La pente de la vallée est de 20 %. Ce vallon est boisé dans sa partie inférieure. Au S. s'élèvent le Pizzo San Romerio et le Sasso Mantello ; dans le haut, le val del Termine est rocheux et couvert d'éboulis. Les roches sont le gneiss et, vers le val Trevesina, du micaschiste.

TCRNOLQIO (C. Tessin, D. Léventine, Com. MaireuRo). 1506 m. Alpage et groupe de chalets, à 2 h. E. de Paicfo, sur les flancs O. du Pizzo Molare. Quelques familles de Mairengo y demeurent avec du bétail (vaches et chèvres) pendant les mois de juin et de septembre. Fabrication de beurre et de fromage.

TCRPINO (C. Valais, D. Saint-Maurice, Com. Dorenaz). 2200-2000 m. Partie supérieure du pâturage d'Alesses, sur le versant S.-O. du jdont Bron, à peu près à Tendroit que Tatlas Siegfried appelle Luy Taise, à 4 heures de la station de Vernayaz, de la ligne du Simplon. Grès schisteux d'âge carbonique.

TERRA DI FUORI (C. Tessin, D. Yalle Maggia, Com. Aurigeno). Hameau. Voir Ronchi.

TKRRAROSSA (PA8SO) (C. Valais, D. Brigue). 2926 m. dans la carte italienne. Ni indiqué ni coté dans l'atlas Siegfried. Passage parallèle à celui du Kaltwasser, dans le voisinage immédiat de ce dernier; il prend à ^920 m. sur l'arête qui, de ce col, monte au Wasenhorn ; on y passe le plus souvent lorsque le passage ordinaire franchissant le glacier d'Aurona est rendu difficile ou dangereux parles crevasses dépourvues de neige à la fin de l'été. Bien que 115 m. plus haut que le Kaltwasserpass, c'est un passage assez fréquenté et fort pittoresque grâce aux contours qu'il décrit sur le flanc escarpé du Wasenhorn. C'est la traversée la plus usuelle des contrebandiers qui vont du Simplon à l'alpe di Veglia. Le nom de Terrarossa est dû a la couleur jaune rouge que prennent les schistes calcaires de cette partie de la montagne. Punta di Terrarossa est un synonyme de Wasenhorn.

TERRAR088A <PUNTA DI) (C. Valais, D. Brigue). Sommité. Voir Wasenhorn.

TKRRA88IÈRE (QUARTIER DE LA) (C. Genève, Rive gauche, Com. Eaux- Vives]. 390 m. Quartier de la banlieue de Genève, s'étendant a l'E. de la ville. 172 mais., 3603 h. protestants de la paroisse des Eaux- Vives, catholique^ romains de la paroisse de Saint-Joseph, catholiques nationaux de la paroisse de Genève. C'est un quartier populeux, composé presque exclusivement de grandes maisons locatives ; il est traversé, de TO. à TE., par une importante artère, la rue de la Terrassière, et il est relié au centre de la ville par la ligne électrique Carouge- Genève-Annemasse. La Terrassière est un quartier de commerce et d'industrie; à citer parmi les principaux établissements industriels : un important atelier de serrurerie artistique ; des fabriques d'appareils de chauflage, d'appareils électriques et d'appareils a eau ; une fabrique de liqueurs ; des chantiers de construction, de gypserie et de charronnage, un chantier de fontainiers, etc. La Terrassière était autrefois un hameau rattaché au PrérÉvêque ; il tire son nom, d'après Fontaine- Borgel, d'anciennes tuileries et poteries, dont les ouvriers étaient appelés « terraillons » et dont les produits se vendaient en ville dans une petite rue nommée à cause de cela a le Terraillet ».

TERRAVECCHIA (C. Tessin, D. Locarno, Com. Rasa). 803 m. Groupe de vieilles maisons en ruine, à 500 m. S. de Basa, à 12 km. 0. de Locarno, sur une terrasse au milieu de châtaigniers séculaires. Sur cet an-

cien emplacement s'élevait autrefois le village de Rasa ; au commencement du siècle passé, ce village fut transporté une cinquantaine de mètres plus haut, dans une situation plus ensoleillée. Il n*y a plus à Terra vecchia que l'église avec le cimetière de Rasa, et quelques vieilles maisons dont quelques-unes servent de greniers à foin et en hiver d'abris pour le bétail.

TERRE (PIZZO) (C. Grisons, D. Moesa). 3099 m. Sommité dans le massif du Liro ou Pizzo Tambo, à la frontière italienne, à 3,8 km. S. du Pizzo Tambo (3376 m.). Au S.-O. s'élève le Pizzo dei Piani (3158 m.), à TO. descend le val Curciusa du Pizzo Terre et la partie supérieure de la vallée d'Areue ; entre le Pi/.zo Terre et le Pizzo dei Piani s'étend, sur le versant 0. suisse, le large glacier de Curciusa. Le val d'Oro et le val Scisarolo, ramiucations supérieures du val Liro, prennent naissance à la tronliere. Lies roches sont le gneiss de l'Adula et des micaschistes. Le Pizzo Terre peut être gravi de San Bernardine à travers la Bocca di Curciusa; de Nufenen par l'Areuethal et de la route du Spliigen par l'Areuepass. ces trois routes traversant le val Curciusa. On y jouit d'une belle vue, mais il n'est pas souvent visité.

TERRE (LE MOULIN DE LA) (C. Berne, D.

Porrentruy, Com. Courgenay). 510 m. Deux maisons avec une scierie à 500 m. L. de Courgenay, sur la route de Cornol et en face de Bottenier. Ije tout formant un groupe de trois maisons avec dépendances. 23 h. catholiques de la paroisse de Courgenay. Agriculture.

TERRE-NEUVE (C Vaud, D. Morges. Com. Lully>. 401 m. Campagne et maisons à 1,2 km. S. de LuUy, à 500 m. S.-O. de l'arrêt de Tolochenaz, ligne Lausanne-Genève ; près de la rive droite du Boiron. 1 mais., 5 h. protestants de la paroisse de Lussy. Agriculture, viticulture.

TERREAU (C. Vaud, D. Aigle, Com. Villeneuve). 500 m. Quelques maisons à l'entrée de la vallée de la Tinière, sur le cnemin qui remonte la rive gauche de la rivière du même nom, à 1,5 km. N.-E. de la station de Villeneuve, de la ligne du Simplon. Rhétien en bancs verticaux.

TERREAU (80U8 LE) (C. Berne, D. Franches- Montagnes, Com. Le Noirmont). 975 m. Hameau à 1,2 km. S.-E. de la station de Noirmont, ligne La Chaux-de- Fonds-Saignelégier, dans une région peu fertile, traversée par le chemin du Noirmont aux Breuleux. 6 mais., 50 h. catholiques de la paroisse de Noirmont. Un peu d'agriculture, élève du bétail.

TERRE8-ROUQES (LB8> (C Berne, 0. Franches. Montagnes, Com. Bémont). Fermes. Voir Rouges-Terres -

TERRI (MONT) (C. Berne, D. Porrentruy, Com. Cornol). 807 m. Point culminant d'un contrefort du Jura septentrional, entre les communes de Cornol et de Courgenay. C'est une formation isolée, semblable au sommet de Tête Plumée, au N. de Neuchâtel, avec cette différence qu'au Mont Terri Tescarpement vertical est beaucoup plus considérable et tourné vers le Sud ; cet escarpement est d'environ 60 m.; il domine de 167 m. le vallon Derrière MoQt Terri, ce qui donne à ces roche>^ déchiouetées un aspect grandiose et mystérieux. Du côté N., le Mont Terri présente une pente relativement douce, s'abaissant jusqu'au chemin qui relie de TO. a TE. Courtemautruy à Cornol. C'est par ce versant septentrional seul qu'on peut atteindre commodément leplateau triangulaire terminal, d'une surface d'environ 300 m*. Sur ce plateau se voient encore les restes d'anciennes constructions romaines, des murs épais et un puits de vingt et quelques mètres de profondeur. C'était très probablement une torteresse romaine, tout au moins une spécula^ destinée à surveiller et défendre les deux routes les plus importantes du Jura septentrional, celle de la Croix et celle des Malettes (voir ces noms) ; elle aura été rasée pendant les invasions germaniques. On a trouvé dans ces ruines et dans les environs des fragments d'armes préhistoriques et un grand nombre de monnaies romaines. Se basant sur ces découvertes, (|uelques écrivains jurassiens, entre autres Sérasset, Quiquerez, Trouillat et Vautrey, ont cherché à prouver que le Mont Terri n'est rien moins ou'un camp de Jules César et que la célèbre bataille ou Ârioviste fut défait a été li\Tée dans la plaine comprise entre Coura^enay, Allé, Miécourt et Cornol. C'est la raison pour laquelle l'atlas Siegfried donne le nom de camp de Jules César au versant septentrional

TER

oau, étjmologic con^nnéc par la réalilé, .

sir calcaire est absolument privé d'eau i d'autres érudits vont chercher plus loin une origine celtique. Le nom de Hont Terri fut transformé, à l'époque de ta RévolulioD françatae, od • Moi:t Terrible • et désigna, 1 cette nouvelle forme, un département français

Ce

nprenant un, deparlemeni le a subsisté daos 'de

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