‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 193 sur 225 · partie de l'ai · texte numérisé non relu

partie de l'ai

B le I

TKRRI <PIZ) (

hom (;h98 m.) et forme la limite entre les cantons du Tessin et des Grisons jusqu'au col de la Greina; puis, gardant sa direction S.-N., elle se poursuit sur territoire griaon jusqu'au Bhin antérieur. J-e Pii Terri »!'élëve entre les vallons de Vanescha et de Puzarsch, la vallée de la Greina et le val I.uiïone, Au N.-O., s'étend, en lr« le Pii Terri. le Piz Gùda (28U m.) et le Ptz N'er (2767 ro.), un glacier large de 1,5 km.; au S. se trouve un autre champ de glace dans la direction du Pii Alpettas (2961 m.). Le Piz Terri est une fière pyramide dont les belles formes frappent déjà de Peiden, dans le Lugnez. ainsi que du Vrinthal. L'ascension, asliei difficile, se fait en 7 heures, de Vrin |1454 m.) par l'alpe Blengias et le Gûdaglctscher. Du Rlacier on arrive sur l'arSte 0. par laquelle on atteint le sommet. La montée est Elus facile du côté suisse; en contournant 1 grande paroi 0.. elle exige 3 heures à partir de l'alpe de Motterascio (2300 m.). Vue étendue et grandiose. Cette montagne est formée de schistea argileux gris et noirs ut de bancB arénacés des schistes grisous ; entre l'arête 5. et le Piz Alpettas, une bande de

I le système des schistes et descend dans le val Luzzone. Les couches, qui ont une direction N.-E., plongent au S.-Ê.

TERRICCIUOL.K (PROMISCUB) (C.

Tessin, D, Locarno, Com. Locarno, Minusio et Mei^oscia). 130-303 m. On donne ce nom au qui s'étend entre les deux vallons de Carcale, Cordola, et de ftiarena, à Cugnaaco, la rout

S. du Sassariente au N.; il .... peu près 4 ,kml. La popu-

pulation appartient exclusivement au val Verzasca et se compose d'environ 900 bmilles -comprenant

1500 personnes, dont te quart seulement habite ces lïeui toute l'année ; les uns occupent des chalets parsemés au milieu des vignes et des châtatgniera séculaires qui couvrent toute la partie inférieure de la montagne; d'autres, des hameaux qui partent les noms de Gaggiolc, Montedato. Bugaro, PiandesBO. Agarone, Gerre, Fontanedo et Riazzino. Trois écoles temporaires d'hiver. La population est catholique et ressortit aux paroisses de Gordola et de Cugnasco. La seule autorité est le vice-syndic, qui administre au nom des trois communes propriétaires. Politiquement, les Terricciuole font partie de l'arrondissement de Vcrzasca. Lea habitants s'occupent de viticulture et d'élève du bétail, Forle émigration des jeunes gêna ' question de former u

l Californie.

Com. Les

de Temciuole.

TaRRITKT (C, Vaud, D. Vevey, Planches), 390 m. Vge qui s'étend sur i nm, le long de la route Lausanne-Saint-Maurice, au bord du Léman et au pied des contreforts abrupts et lioisés de Caui et de Glion, qui lui font un rempart contre la bise et lui assurent un climat particulièrement doux pendant l'hiver. 38 mais., 609 h., en majorité prolestanls, de la paroisse de Montreux. Station climatique. Au printemps, en automne et pendant la plus granité partie de l'hiver, la population de Terrilet est plus que doublée par tes étrangers qui séjournent daos ses pensions et nStels. Dans la partie ilesafTeclée du cimetière de Territet, appelée le jardin des Rotes, se dresse la statue en marbre ne Carrare, due au ciseau du sculpteur Chiattone,de Lugano. élevée à l'impératrice Ëlisabelh d'Autriche, qui séjourna à plusieurs reprises à Territet, et qui tomM '- - lîgnard d'un assassin, à Genève, le 13 seplem- A peu de distance du Monument de l'impé- ,DL, ,v>= ^•. voit celui de Lothar Bûcher, qui fut le secrétaire intime de Bismark. F^Iise anglaise. Pensionnats de demoiselles. Bureaux et magasins de la Société Romande d'ËlecIricité qui fournit l'éclairage et l'énergie électriques à la contrée de Vevey-Algle; son réseau sétend d Ollon â Vevey-Saint-Baphorin et de Monthey i Heillerie (Haute -Sa voie), Terrilet, sur la ligne internationale Lausanne-Milan, a, comme centre d'étrangers, une station de la ligne du Simplon de première im-

"d^ I du' to- 1 le

lance, grâce surtout à sa situation de tète de ligne

funiculaire Territet- Glion et de son prolongement,

le chemin de fer à crémaillère Glion -Caui- Rochers

de Nije. Le runieulaire Terrilel-Gllon est une œuvre i d'une anrpreninte hardiesse s'élevant à 304 m. de lian- I

fralriea, 40 de prairie* naturellea. 99) Improductifo. chalel.

TBRZA IC. Grisons, D. Mùnaterthal,

endladn I

juillet 1900.

de 680

d'OlteD, et inauguré le 19 août 1883. La Iraciion fait au mojen de l'eau : la voilure descendante fait monter la voilure ascendante. Par suite do développement extraordinaire des alations de Glion et de Caui et du rail que le funiculaire ne transporte pa* de marchandises, l'importance du traric a nécessité la construction d'une ligne électrique, de 60 cm. de largeur, qui, parlant de la gare centrale de Montreui. viendra se «ouner à Glion à la ligne Caux-Kochers de Naye. La ligne dea Rochers de Naye. à traction à vapeur et à crémaillère, part de ta station de Glion et gagne son point terminus (20fô m.) par Caui et Jaman, Sa pente maiimale est de !60/o et sa longueur de 7 <,', km. Rureau des postes, lélé-

Cplie, téléphone. Territet eal traversé dans toute aa gueur par U ligni* de tramwajt Vevcy-Montreux-ChillOQ-Villeneuve. Il existait autrefois dans le voisinage une adcienne tour de défense ou d'observation dont plusieurs ont dérivé à tort le nom de Territet qui se nommail encore Taritet en 1861 .

TIRSANNA (C, Grisons. D. Unter Landquart, Cercle Seewis. Corn. Fanas). 1376-1242 m. Alpage avec 8 chaleU et élahles sur le versant E. du vallon du Taschineshach, à 3,5 km. N. de Fanas.

TBRSIIR (C. Grisons, Û. Unier LandqusrI, Cercle et Com. Schicrsl. 768 m. Hameau sur U- versant droit du Pràligau, i 1.5 km, N.-O. de la station de Schiers, ligne Laudquart-Davoi. 4 mais., 31 h. protestants de la paroisse de Schiers, de langue allemande. Prairies, élève du bétail.

TKRSNAUS (C. Grisons. D. Glenut-r, Cercle Lugnei). 1063 ni. Com. et ïge sur le \orsant droit de la vallée du Vataer Rheln. a 12.0 km. S. de la station d'Ilani, ligne Coirc-Ilani. Dépât des postes. Voiture postale Ilani-Vals. 13 mais.. 60 h. catholiques de langue romanche. Paroisse. Prairies, élève du hélail. Ce village a été incendié le 18 juillet IIKIO. Il V eut 16 maisons d'habitation et 19 étables brûlées: il ne resta qu'une maison, une étahle el l'église. Depuis lors, le village a été rebâti sur uo plao plus rationnel. Kn 1346. Terienaul.

TIR801- {C. SaiDt-Call. n. Sargans, Com. PCâfcrS). 2600-1800 m. Grand alpage sur le versant N. { de la valléf di> Calfeisen. dans un vallon profond du Versant S. du Pii Sol. SuperQcie 786 ha. dont 496 de I

Tena, à 2 km. N. de SanU Maria.

TKRZA (PIX) (C. Grisons, D, Inn).

3683 m. Sommité de la chatne Pii dell'Acqua-Piz del Diavel-Pii Hurler, massif du Casanna, groupe de l'Ofenpass, à 4,ri km. E.-S,-E. de Zemei. dans la Basse- Engadioe. C'est une large croupe en forme de plateau ; les parois N. et N.-O.. sillonnées de nombreux couloirs, lombent à pic sur le SpÔl.

Au N.-O. s'élève un large contreion.

la Terza (2460 m.), qui domine le val Cluoiu; au S. s'étend l'alpe ifurtér 12320 m. |. On peut gravir le sommet de Zernei ou de Punt Praspiil. 11 est formé de grande dolomite, sur laquelle reposent des marines FoisilifÈres de Kûsaen et du calcaire de Sleins.berg (Lias) : au pied N.-O. on trouve les' assises movennes et inférieures du Trias, de la pTijllade gneissique, du gneiss et des schis-

TERZA (PIZ) ou URTIOLA- SPITZK (C. Grisons. D. Mûnsterthal).

2911 m. Sommité du maasif du Pisoc.

groupe de l'Ofenpais, à la frontière lirolienne. entre les vallées de Costa inas-Sca ri et de Munster, ù 4,!> km. N.-O. de Santa Maria. A 10. passe la Fuorcla Sassalb, qui conduit de Lussai et de Lii dans la vallée de Munster, à Scart. On gravit le Pii Tena en 3 heures et demie de l.û (1918 m,), ou en 4 heures el demie de Santa Maria. La vue est superbe, surtout sur la vallée de .Munster et le haut Vintsehgau. La partie culminante est formée de grande dolomite plongeant au K.-U.. de la dolomite de l'Arlberg et du Muschel- -' -'— ' - " — - du Vei

kalk alpin, et dans le i

percé deui fois par un dos de phyltade gneissique. TKRZKN (OBERI (C- Saint.Gatl, D. Sargans. C Quarten). 690 m. Section de com. et vj^e à 1.3 ki

TKRZKN (OBERI (C- SaintGatl, D. Sargans. Com. juarten). 690 m. Section de com.

de lastationd'UnterTenen. ligne Coire-Zurich. à 1.5km. S.-E. de Quarten. Avec Boden. Kammbach. Mooa. la section de commune compte 43 mais,. 378 h. catholiques de la paroisse de Quarten ; le village. 37 mais.. 195 h. Élève du bétail. Eo 1178. Terain. Ober Terren est le point de départ pour la station alpestre de Seeben (1643 m.) et pour rascensioD du Gûslen (1836 m.).

TEHZCN (UNTER) (C. Saint-G«ll, D. Sargans. Com. Quarten). 436 m. Village sur la rive gauche du lac de Walensudt. a 5 km. O.-S.-O. de WalensUdt, i 1.3 km. N.-O. d'Ober Terien. Station de la ligne Coire-Zurich. Bureau des postes, télégraphe, téléphone. Voiture postale pour Ober Terzen. 48 mais , 376 h. catholiques de la pa-

roisse de Quarten. Agriculture. Kléve du bétail. Commerce de bois. Scierie. Grande fabrique de ciment. En V98. Terli. Du latin lerlia, Iroisième, Voir QuannN.

TKSBLALP et TKSKLanUBKN (C. SaintCill, D. Ober Toggeoburg, Com. Wilihaus). SOOO-1305 a. Alpage occupant un long vallon sec qui a^teDd au N. du Golmen et du Gatterillnt. Chalet et étables i 1395 m. Un sentier monte de Wlldhaai, situé à 2,5 km. au S.-O., par la Froaaip.

Du clialet un aenlier se dirige sur la Knialp. ud autre veri Gruben. Sa auperflcie est de \56 ha. dont 149 de pâturages, 1 hs. de forêt, 3 ha. de marai», iO iroproductih. Cet alpage appartient i la commune de Gams.

TKSS (C. Berne, D. La Neuveville).

Com. et vge. Voir Diesse.

TKSSKNBKRQ (C, Berne, D. U Neuveville, C. et D. Neuchitel). Plateau. Voir Dusse (MONTAoNE de).

TESSCRCTC (C. Teaatn. D. Lu- Kano) 533 m. Com. et bourgade â 7 km. N, de Lugsno, à laquelle elle est reliée par un tramway étectrique. Bureau des postes, télégraphe, téléphone.

Voiture postale Lugano-Teseerete- Maglio di Colla et Tesserete-Bidogno, 46 mais., 255 h. catholiques. Paroisse.

Viticultai-e, élève du bêlait et du ver à soie. Fabrique d'eau gazeuse. Cheflieu de rarrondissemeut de TeaseTete, centre du commerce de toute la i'ieve CsprisscB. dans une riante situation, entouré de petites collines couvertes de vignes et de châtaigniers séculaires. Le mûrier el le figuier y prospèrent. Le climat est très doux. Lieu de villégiature d'été Tréquenté par les habitants de la Lombardie. Hotels et penaions. MagniHquea excursions s'ir les colli-

sur tout le district, sur ta plaine de Lombardie jus-

Ju'aux Apennins. Inscriptions Nord-étrusques. Vestiges 'un ancien château. Son église paroissiale, dédiée à San Stefano, Tut construite à trois époques dUTërentes, la première remonte â 1200 ; le clocher â S étages et terminé par un cane gigantesque, est de style roman dans sa partie inférieure. Sur la façade, un Saint Christophe colossal du XV' siècle (7 m. de haut). Comme toute la Ca-

S'iascB dépendait, juaqu'en 1S85, de l'archidincèse de ilan.on y conserve encore le rite ambrosien. École seocndaire et de dessin ; jardin d'entants. Institut de garçons pour l'élude des langues. Devant le bâtiment des écoles s'é-

oage le couvent des capucins de Bigorio, fondé en 1G35.

lève le monument de l'architecle Luigi Caûonica [1764- 1844), qui construisit des théâtres à Milan, Brescia, .Modéne, Sondrio, et surtout le grand amphithé.itrefArensidc.Vlilan.

Lt* •ODrcss du Teiiin au Nufeoea.

TKSSIN (LE) (C. Teesinl. Cette rivière est U plus importante du canton auquel elle a donné sou nom el qu'elle traverse en décrivant un grand arc de cercle. La vallée porte successivement différents noms. C'est d'abord le val Bedretto, de t'origiae a Airolo, puis la Léventinc. d'Airolo à Biasci, vient ensuite la Riviera. de Biasca au coniluent de la Moesa, enrm la plaine de Bellintone, qui se termine au lac Majeur par le Piano dî Hagadino. Le 'Tessin a sa source dans le massif du Saint- Gothard, au col de Nufenen ou Novena (2860 m.). Son cours supérieur, à partir de sa source A son embouchure dans le lac Majeur (300 m.), mesure environ 90 km. ; sa pente moyenne totale eat de 2,95 "/„. Sur ses divers tronçons, les pentes pour mille sont les suivantes: du Nufenen au confluent du val Prosa. ITC^/go: du val Prosa su val Tremola, 52,8 '"/ai: du val Tremola au val Canaria, 38 ""ly,', du val Canaria à Dazio, 15,3"VDazio-Monte-PioltinQ,87,6"/n,; Monte T'iottioo-Faido, Si>»la,; Faido- Lavorgo. 18,7 '"1^ ; de Lavorgo auconfluent du Ticinetto (Biaachina), 46 '"/«>; Ticinelto-confluent du Brenno, 17,3 '«laoi Biasca-Bellinione, 3.18 "/o,; Beltinxone-lac Majeur, 2,53 ""la,. Dans le premier tronçon de son cours supérieur, le Tessin arrose le fond d'une vallée longitudinale, c'est le val Bedretto, creusé en mtMsure turtie dans les schistes lustrés d'âge jurassique. Dans cette partie de son coun. le Tessin reçoit les eaux d'une quantité de petits vallons latéraux. Les principaux sont les torrents des vais Corno, Valeggia et Cristallina sur la rive droite, ceu;i de l'alpe Pesciora et du val Tremola i gauche venant du col du Gothard et du Isc de la Sella, au pied du Piiio Centrale. A Airolo, le Teaain, que tous ces affluents ont déjà bien grossi, entre dans la Léventine. Cette vallée fait le pendant de celle de la Reuss (IJrseren) sur le côté N. des Alpes ; elle a le même i^e géologique et apparaît entaillée dans le massif gneissi que tessinois et les schistes qui y

sont adossés au N. eiar "^ "' ' ■" '-

gies évidentes ai

valféi. différents

t étrangement. I.a vallée du Tes- □a grandiosea et la variété de ses teioleB, n'a pas ea pareille dans toutes les Alpes. Dans le hant de la vallée, les montagnes qui Termenl l'horizon, dénudées par les fortes chutes de nei^ et tes avalanches, donnent au paysage un cachet particulier. Le proli], page Biâ. montre avec évidence la forme cycloldale qu'elle atTccle, laquelle apparaît naturellement exagérée à cause des échelles difTërentea des longueurs et des hauteurs.

La vallée du Tessia est partagée en un certain nombre de paliers séparés par des gurg:es étroites correspondant à des massifs rocheux très durs. Le premier de ces bassins est celui qui s'étend du col de Nufenen au délilé de Stalvedro où la route et le rhcmin de for sont obligés de passer en tunnel de chaque côté de la gorge, A partir de cet endroit la vallée s'élargit de nouveau, formant une plaine de 1 km. de longueur, d'une largeur maiimale de 3o0 m.; elle se rétrécit encore une fois, formant la belle gorge du Moule Piottino, resserrée et rapide, que la rivière descend en écumant. C'est ici que le chumin de fer a dû, pour racheter la pente, s'engager dans deux tunnels hélicoïdaux. Sous le Monte Pioltii '- -'-■-- ■- —

dore du Tessin surune longueu:

largeur maximale de 400 m.

deux autre tunnels hélicoïdaux. C'est là qu'on

voit les premiers châtaigniers. Au-dessou»deLa-

vorgo commencent les rapides de )a Biaschina

■" "" ' ■ > de Giornico. la vallée

(17 '"'/gi,) jusqu'à Biasca, .,...> encaissée et sévère,

3uoique sa faible altitude permette la cultura e la vigne et du châlsignier. A Bissca commence la plaine basse de la Hiviera, large de 2,5 km. en moyenne, où serpente la rivière dans une vallée dont la pente est peu sensible, 3,18 <»U. A partir des collines de Bellinzone qui se dressent au milieu de la plaine, la vallée s'élargit considérablement jusqu'au Verb«no. Lea terrasses du cours d'eau, quelquesunea d'entre elles tout au moins, sont bien visibles dans la Léventine ; tantôt elles forment des lisières interrompues, tantôt des bordures plus prolongées, remarquables par les petites chapelles blanches qu'elles portent, dominant les villages de montagne. Kn beaucoup d'endroits aussi les terrasses sont presque détruites et les flancs de la vallée sont assez inclinés. La vallée a été, i plusieurs reprises, le théâtre de catastrophes produites par l'éboulement partiel de ces terrasses. La terrasse la mieux con8er^ée est celle qui

(pente 46 <»U}. A pai descend plus lentemei

> trouvent

TES

correspond au niveau du val Bedretlo ; elle s'élive du fond actuel de la vallée à Madrano et soutient tes vUlaees d'Altanca (1392 m.l. de Ronco IVïna m.), de Deggio (l2lt m ) et de Catto {1244 m.). En dépit de l'action destructive de l'époque glaciaire, elle sa révèle encore aux alentours du Honte Piottino et forme, sous cette montagne, un ample

B aller sur lequel se trouvent les villages d'CÏaco (1164 m.|. :airengo(923m.),Primadengol975m,|, Rossura(1050ai.>. Calonico (^7 m.l. Cava^nago |l6-21 m.) et SobrJo (iOK m.). Tandis que, d'Altanca a Sabrio, la terrasse s'abaisse de 300 m., la différence de niveau du fond de la vallée à ces villages est de 900 m.

Sur le versant droit de la vallée, la disposition en terrasses se manifeste aussi, bien que peu continue: une première terrasse porte !et villages de Naate (14S6 m-). Prato(1050 m.) et Ghironico (799 m,l. Au-dessus de cette terrasse s'en trouve uneautre qui se dresse au S. du Honte Piottino ; elle ne porte ni église ni village, mais seulement quelques habitations d'hiver. Encore plus haut on peut constater la limite supérieure de l'action glaciaire; elle n'est visible que dans quelques-unes des fissures les plus élevées du versant droit puisque le ver- <ant gauche est plus bas que l'autre, La base inférieure du elacier est nettement marquée à l'origine de la gorge de IJazio; en dessous se trouve l'étroite Tissure produite par l'action érosive de la rivière. En aval de Chironico. le Tessin n'exerce plus aucune action érosive ; il descend rapidement en remplissant la vallée. Des traces de l'action qu'il exerçait jadis se remarquent encore aux surfaces concaves creusées sur les rochers, à environ 50 m. au-dessus du lit actuel, 11 est facile de distinguer les surfaces érodées par le cours d'eau de celles d'un poli

tlus parfait, convexes, qui ont subi l'action de la glace. es différents seuils de la vallée sont, comme ceux de la HeusB, polis et fortement arrondis. On peut observer ce fait à Osogna, Cresciano. Lodrino. Holeno, dans les bois de châtaigniers d'Usogna et. plus bas, dans les vignes de belIinioDG et les bosquets de cyprès et d'oliviers du pan de Locarno. C'est précisément dans la végétation que le contraste entre la vallée de la Heuss et celle du 'reasin apnarait de la manière la plua frappante, bien que l'âge et la constitution géologiques soient les mêmes pour toutes les deux. Les épaisses forêts de conifères qui couvrent le bassin collecteur supérieur du Tessin, font place peu à peu aux hêtres et à quelques châtaigniers semés çà et la. D'autre part, dans la vallée du Tessin, les conifères diminuent et se groupent en simples bosquets déjà près de Lavorgo, Les bois de châtaigniers si caractéristiques pour les vallées du Sud des Alpes se présentent sur le versant gauche du lessin déjà au Monte Piottino; ils __Yj.i — . j- !■•: — ; 1 ~|^[angés à d'autres a-

prédominent de Gioi

ft et arbrisseaux dont quelque

s d'or

laie fQitercu* pubeiceiu ; Hippophai- rhamnoidet, elc.) \u nombre des plantes cultivées l«C plus caractéristique lont : le pécher, la vigne, qui croit en tonnelles

•outenue par des percheB. de» pjlastrei de gneita et de gn- i Dit. le fl(!uier elle mais. Lesmaiioni qui, dans la partie bu- | périeure de la vallée, ont la forme du chalet — . — 1. — . jgg fondemenla en

en plus italien.

A Airolo. le premier a m u eut que nous rencontrona est laCinaria. qui descend du val du même nom (nve gauche). Cette vallée constitue le prolongement tectonique de celle de Bedrelto et s'étend sur une longueur de 8 km. Comme dans le val Be(n«tto.

elle est creniée dans les ichtsles lustrés jurassiques et les gypses et dolomies trïasiques. C'est dans cette vallée que se produisit, en avril 1816, un éboulement considérable sur le flanc du Monte Msdrano.

Sur ta rive droile débouche, en amont du Ponte Sordo, la Calcaccia, qui descend de» alpages situés au pied du Pizzo Sambuco. Sur la rive gauche, et un peu en aval du village de Piotta, le Tessin reçoit les eaux de la Foss. émissaire du lac Hitom et des autres lagueti du val Piora . qui produiront des forces électriques estimées à eoviron 3000 HP. Laissant de côté d'autres aOluents de moindre importance, nous arrivons à Hodi, ou le Teesin se grossit des eaui descendant du tac Tremorgio (1838 m.). C'est un petit lac de forme circulaire situé sous le col de Campolungo. sur la rive droite du Tessin : la superficie de ce lac est de 2,80 km', et son bassin collecteur de 5,50 km'. Un autre affluent important est la Piu-

mogna qui s'échappe d'un petit lac alpestre et. après un cours tortueux, se jette dana le Tessin près de Faido, après avoir (orme une belle cascade. Enaval deChironico,

Le TasilD au PiiDO di Magadinii.

l'alpe du Lago (1400 m.), a une superficie de 33 km'; il est limité par un vaste cirque se développant sur une ligne de 11 km. du Pizzo Forno I^SM m.), à la Cima Biaoca (2630 m.). A 1 km. en amont de Giomico. les deux torrents qui prennent naissance sur les llaucs N.-E. de ta Cima liianca (2630 m,) et du Piiio Meiiogiorno 12705 m.), descendent dans les vallons d'Ossdigo et de Folda, se réunissent pour former ta Barolgia qui sur deux kilomètres court parallèle au Tessin et s'y jette enlin non loin des Sassi Grossi oij, en 1478, eut lieu la bataille entre les Confédéréa et les Milanais. Deux autres vallons, ceux de Cramosina et de Nadro portent les eaux des lianes S. du Meizogiorno et E. du Madone Grosso (2736 m.) et du Cramosino (2718 m.) dans le Tessin, tout près de Rodio. Aprèsavoirreçulcs torrents des vallons de Marcri et d'Aml»ra, il arrive à Biasca. Ici s'ouvre, sur la rive gauche, la vallée de Blrnio ou du Brenno, descendant du N. au S, et baignée par le Brenno qui la parcourt sur une longueur de 34 Em. du Lukmanier et de la Greina à sou embouchure dans te Tessin. entre Polleggio et Biasca. A l'entrée de cette vallée (val BlenloJ, on se trouve en face d'une sorte de bastion, la Buzia di Biasca, formé par un gigantesque éboulement descendu du Monte Crenone, Le désastre, dont on conserve encore aujourd'hui le souvenir, eut lieu en 1M2. Le cours du Tessin fut alors presque complètement obstrué, ce qui donna lieu ù la formation d'un tac de dimenaioDs considérables. Deux ans plus tard, l'énorme digue de rochers se rompit ; il s'en suivit, dans la vallée située en aval, une des plus terribles catastrophes que mentionne l'histoire dans celte région. Le pont de la Torrelta fut emporté avec une notable partie de» murs qui l'unissent aux châteaux de Bellînzone. A Biasca, l'on peut, d'un coup d'œil sur la vallée du Blenio, observer I immense cicatrice restée sur le Monte Crenone comme un souvenir de ce grand désastre. Le bassin collecteur du Brenno est d'environ 430 km* ; son débit, aux plus basses eaux, est de 3,200 m^ mesuré à Biasca.

Après Biasca, le Tessin parcourt la Riviera, plaine d'alluvions dans laquelle la rivière erre à sa fantaisie. Au pied des monts, surtout à l'O., se trouvent des villages et de riches culture» : céréales et arbres fruitiers. Entre Biasca et Belliozone, le Tessin reçoit de petit» aflluents ; parmi les plus importants, il faut citer, à droite, les torrents d'Iragna, qui réunit les eaux des flancs N. du Punta del BoBso (2510 m.), de Lodrino, qui descend du Poncione dei Laghetli (2450 m.), traverse une région alpine des plus pittoresques et, par une suite de cascades dont la dernière a une hauteur de 30 m,, sort dans la plaine de Holeno. qui réunît les eaux de» lianes du Poncione di Piota (2446 m.) et du Madone (9401 m.), de Gnosca avec

I lagno. A Ccitione débouche la Hoesa, l'iDlueiit le ploa I conBÎdârable du TeuiD, qui parcourt la vallée de Hevocco sur vue longueur de i\ km., du N. au S., dans sa partie supérieure, de l'E. à 10. dani sa partie inférieure, i l'eitrémilé de laquelle elle ae réunit à la vallée du Terain, i3 km. acalement en amoat de liellinione. Soa bassin collecteur eit de 460 km* et son débit minimum de 3,500 m', mesuré à Arbedo. Avant d'arriver i Bellinione, le Tessin reçoit encore let eaui du val d'Arbedo. La distance parcourue par la rivière, de Biasca en amont de bellinione eat de 32 km. avec une dilTérence de niveau de 70 m. En aval de Biasca. la vallée s'élarttit sensiblement ; elle atteint une largeur de SSOO m. Sur ce parcours, divers travaui de défenae ont été rendua néceaaairea par les ravages continuels que causait le cours tortueux et instable du Tessin. Ces ouvrages connus soua le nom de Riparî londi (exécuté* vers 1515). ■ont très graBdioaea pour celte épooue et sont restés jusqu'ici à peu prés en pamit état de conservation. De Bellinione au lac Majeur (Verbano) le Tessin. diminuant de pente, présente le caractère d'un grand fleuve. Ses eaui reçoivent encore plusieurs torrents latéraux S dont les principaux Boot : sur la rire gauche. .!^ ta Morobbia qui recueille tous les ruisseaux du i bassinenlre le Camoghé (S29S m.), le col de San „ iorio (1950 m.] et le Corno di Geserv 12225 m.) — et fournit l'énergie électrique à la ville de Bel- £ linzone et à Giubiasco. où. grâce à cette force, ■Z les établi ssemrnts industriels commencent à s fleurir ; l'impétueux torrent de Trodo qui a ses I sources sur le flanc N.-E. du Tamaro(19G7 m.): a sur la rive droite la Semenlina qui descend I de la Cima dell'Uomo (2396 m.) el forme à son m issue, près du village de Sementina. une ma- 'C goiSque cascade, le Progero et la Riarena du □ vallon de Gudo et du val Cugnasco qui portent les f eaux des flancs S. de la Cima dell'Uomo dans s le Teesin. Sous l'impression des ravaiges con- S tinuels causés par le Tessin, les autorités on- ^ tonales s'occupèrent, d^à bu commencement .a du XIX* siècle, d'un projet de canalisation de s ce dan||Greux coun d'eau; repris plusieurs fois. 3 ce projet ne put être exécuté par suite de

1 difOcultés financières. U loi fédérale de 1S71. g qui accordait des subventions aux travaux de " correction des cours d'eau, ramena le projet

2 sur le lapis; en 1875. l'ouverture de la ligne ferrée Bellinzone-Locamo. augmenta ses chances d'exécution. Après de nombreuses péripéties, les travaux de correction furent commencés en 1888. La longueur de la rivière depuis le pont de la Torretta dans le lac Majeur, était, avant la correction, de 1700O m., avec une pente de 1,66 1"/»,. La longueur de la vallée mesurée sur sa Tigne médiane est de 13500 m. avec une difTérence de niveau de S8.50 m.: ainsi le Tessin, par son allure désordonnée. allongeait son cours de ^00 m., décrivant les immenses ainuositée i;ui ont bit jusqu'alors la désolation des habitants du Piano di Uagadioo. La vallée, du pont de la Torretta en aval, s'élargit sensiblement jusqu'à atteindre une largeur de 3400 m. en une plaine quasi horizontale. Il résulte de quelques documenls conservés aux archives de la Corporation bourgeoise de Locamo, que le Tessin. de Cugnasco dans la direction du lac, coulait jadis sur la droite du Piano et justement là où se trouve aujourd'hui la petite alation de Reaizino, sur la Verzaeca ; à son embouchure dans le lac il confondait ses eaux avec celles

' torrent. Sur la rive gauche, le ' jusqu'à Castellaccio, où il se --' — , formant une sorte de

débouehant dam le Bolletto m' le lac jusque près de HafpMini par le Teasin à aou emboucti

'il eoDnbk, empiétant aur

o. Lea mat^riaul ddpoaéa

ichure sont quelquelbia ai

lée du Teesin, qui est toute de gneiss et de granit, aemblait devoir £tre dotée de viaducs de pierre grandioses, capables de supporter les charges toujonra croiasan-

ProBI iransTsraal du lit corrigé do Tstsin.

e SOD delta a pénétré dans le lac de plui

abondants

de 180 m., de li»U à nos jours.

La nature du terrain et le climat de la vallée du Tessin, dans sa dernière section (Bellinione-Verbano), préaentent d'excellentes conditions pour toute espèce de cultures. Les graviers même et les sables sont suscepti' blea d'être cultivés ; il suflit que les eaux de crue de la rivière ne les recouvrent pas, car des plantes sauvages, des peupliers et des saules croissent alors sponUnémeut, et le terrain se crevasse Lea sables, en particulier, sont assez fertiles, car ils contiennent une grande quantité d'humus qui ï a été apportée par lea eaux. Le Piano di Hagadioo est la partie la plus basse de la Suisse ; un n'y voit

Ï ne des marécages; par-ci, par-là des champs de maïa. Ile pourra peut-être devenir une campagne des plus fécondes. Lm montagnes prol^ent le pays contre les vents froids du N. et les brises tièdea du lac Hitjeur maintiennent une douce température. Dans ces conditions, le résultat de la correction du Teaain compense largement les fortea dépenses nécessitées par ces travaux, environ 4 millions, dont la CoDfédération a pavé la moitié et le canton un cinquième, le reste étant à la charge des communes. Le projet de correction est conçu d'après les principes fondamentaux de l'art moderne de 1 ingénieur ; on a adopté un double prolil, soit deux couples de digues parallèles, dont deux sont submergées pour retenir les alluvions ordinaires et deux non submergées (à rive vées) pour retenir les gros pravi ers. La violence dei

éle-

été rompue au moyen d épis aidant au colmatage des rives. Aujourd'hui le regard du voyageur qui remonte en chemin de fer les pentes du Monte Ceneri n'est plus attristé par la vue d une plaine de graviers, de bandes capricieuBea de sable blanc ; à droite et a gauche, les terrains arrachés aux dévaatations périodiques de la rivière se couvrent de verdure ; on procède au reboisement du sol d'une manière régulière; les espèces choisies dans ce but sont ; le peuplier, le saule, l'aune, le, robinier, le chêne, le frêne, le hétie, le tilleul, l'orme, etc. Ce travail de correction a été exécuté en deux tronçons ; le premier du lac à la Sementina, le second, de la Sementina à Carasso,

Sur tout son parcours, du Nufenen ■u lac Majeur, le Tessin est traversé par de nombreux ponts de fer ou de pierre. Les plus nombreux sont ceux de la mnte cantonale qui conduit de Bellinione au Gothard. Sur une longueur de 75 km. (jusqu'à Airolo), cette route compte 24 ponts d'une ouverture supérieure à 10 m. dont onie sur le Tessin; parmi ces derniers, quelqueanns ont des arches de 90 m. d'ouverture. Bien plus Importants et non moins nombreux sont les ponts du chemin de fer du Gothard. A cette époque, le fer s remplacé la pierre daitB les travaux de I ingénieur, et tanifis que ta val-

tes qu'amène le développement du trafic, les ponts du Gothard ont été construits en fer. Plusieurs sont des constructions hardies sinon extraordinaires, formées pres-

ÏLie toujours de traverses parallèles à réseau compliqué. n effet curieux est celui produit par les renforcements apportés à beaucoup de cea traversea mélalliqueB. comme c est le cas pour le pont de Potmengo et celui du Monte Piotting,

Notice» hydiv des de crue et de décrue, des dilTéri II' d'bit mesuré à Bellinzone aux plus basses eaux a été de 13,980 m> ; au même endroit, en 1868, il atteignit 3500 m^. Nous avons parlé plus haut de la crue extraordinaire de 1514 due à la rupture de la digue. Les hautes eaux de 1807 et de 183» ont aussi laissé un souvenir dans les mémoires. Dans le bassin du Tessin, on compte 14 stations limnimétriques dont l'une (Piora) est munie d'un limnographe. Deux de ces stations transmettent journellement les lectures limnimétriques au Bureau hydrométrique fédéral. Les plus basses eaux observées sont : Rodi (bassin collecteur 322 km*) 3,440 m'; Lavorgo (basain collecteur 325 km*) 4,600 m'; Giornico (bassin collecteur 395 km<) 5,300 mi; Bellinione (bassin collecteur 1590 km>) 13,^

cipaui coefTicienls d'énergie se compensent. De ics uciitra sources d'énergie sont les petits lacs du val Piora !t le lac Tremorgio, sans compter les rapides du Tessin.

Des études récentes, basées sur des mesures directes et lur des calculs, ont montré que la vallée du Tesein pourrait fournir une force de 65000 HP. aux époques des

1 baaseï eaux oriJinaires. C(-s i

__. ,. ^ . . ..u-deasoua de la réalilé, suffi- I

sent à donner unu idée de l'importance des eaux do Tessin et du développement que pourra acquérir sa vullée. Lei établisBcinentu h vdro-élec triques qui y existent sont les suivants ; Ambri-Piolti (Entreprise hyclro-ëlectriqiie, IncéDieurVeila) 90 HP. Faido. Société électrique Paido, 45HP.Motor A. 11. pour application de la force électrique aoTicinetto. 1260 Hl'. Bodî-Fiesso-Laïorgo. environ 15000 HP. Lavorgo-Hodio-Biasca (Société anonyme par actions pour la lumière éleclriquc à Biasca) 150 IIP. Itellinzonc (chemin de Ter électrique Bellinzone-Mesocco) 1500 HP, llellinzone (Usine électntjiie communale) 1%0 HP. Tesain, en latin Ticinus; grec, Tikinœ; d'après Holder, d'une racine celtique lek, courir, couler vite. [Mirio JaecoliI TESSIN (CANTON DU), (.\llemund : Tessîn ; iialisn : Ticino). Situation, noni, étetidve, tuperficie, |ii|llll|ii^^j ntmitn-f de> habitants et deiaité nioi/enne. Le jPllp^ canton du TeaBÎQ. le XVIII'» d'après l'ordre

'.'iJ'Ë^ J olliclel. est situé à peu de chose près en entier ji f- A sur le versant méridional des Alpes. 11 a la

i , \ 'I3 forme d'un trïancle isocèle dont la base s'ap- ''%ij|ii^ puie au massif duGothard et dont ie sommet pénètre comme un coin dans la l.ombartiie. près de l'extrémité méridionaledu lac de Côme. Il est compris entre le 6° 5' et le 6° 49' de longitude E. de P^iris, et entre le 45='46'45'' et le «"SnS" de latitude N. Sa plus

, , i Pedrinale, près de

Chiasso (Borne n" 75 A) cal de 90. T km. Sa plus (grande largeur, prise suivant une ligne perpendiculaire » la précédente, est de 54.7 km., à partir du Griesborn jusqu'au Vogelberg (Poncione délia Parete, 2880 m.), près de l'ori-

K'ne du vdl Calanca. La ligne oblique Grieshorn-col de San irio mesure 67,7 km. Le nom du canton est récent ; il date de l'Acte de Médiation, en 1803. quand les bailliages S. des Alpes furent réunis en un seul faisceau. C'étaient la Léventme, appartenant au canton d'TJri ; Blenîo, la Riviera et le Bellinzonais, aouvernés par les trois cantons forestiers, tandis que ie Locarnais, le val Maggia, le l.uganais et le Mendrisiotto étaient réuis par les doute anciens cantons. Le Xessin est limité au N.-O, par le canton du Valais sur une distance de 18 km. ; auN. par le canton d'Uri sur une longueur de 2i km,; au N.-E, par le canton des Grisons, sur un parcours de 101 km. Sur tout le reste de sa ligne frontière, c'est-à-dire sur un total de 306 km. il confine â l'Italie, La longueur totale de ses frontières est de %1 km. Il touche au Valais le long de la ligne de partage des eaux du Rhône et du Po, à partir du Grieshom (2936 m,) jusqu'au Witenwaaserslock (3000 m.

TES

environ]. H conllne tu canton d'Uri à partir de cette dernière lommit^ jusqu'au Pii Alv (2771 m.) : la limite ne suit pas la ligne de faite des bassins du Po et de la Heuas. mais elle descend sur le versant septentrional jusque près d'Hospenthal, abandonnant au Tessin le col et les lacs du Gothard, La frontière grisonne s'étend du Pii Alv à la Cima di Cagn (2237 m.) près du col de San Jorio. en passant par le col du Lukmanier (Lucomagno). leScopi, laGreina, te Rheinnaldhorn, pointculminant du canton (339S m.) où elle quitte la ligne de faite pour suivre l'arête du chaînon qui sépare la Riviera du val Calanca. Plus au N,, la frontière, entre le Pii Alv et le Lukmanier passe BU delà de la crête des versants et donne au Teaain le val Cadlimo dont le» eaux forment l'origine du Rhin moyen ou de Medels. A partir de la Cima di Casn jusqu'au lac Majeur, le Tesein est limité par la Lombardie (Province de Come) ; ta ligne frontière passe par le Camogliè, traverse le bras oriental du lac de Lugano, monte sur le GeneroBo pour redescendre sur Chiasso et enveloppr te Mendrisiotto, situé au S. du Ceresio ; puis, bordant le Varesotto italien, elle retombe dans la partie occidentale du lac de Lugano, suit pendant quelques km. son émissaire, la Tresa, et enlin, par le Monte Tamaro, atleini le lac Majeur. C'est une limite des plus artilicielles. à multiples reolranta et sortants, mat indiquée au milieu des brouHsailles qui la couvrent presque partout, et que les douaniers italiens violent trop souvent, volontairement ou involontairement. Du lac Majeur au Grieshom, le Tessin confine au Piémont (Province de Novare^. mais quoique la limite xigugne ici en entier dans les montagnes, elle n'en reste pas moins asaei artificieile. Rlle ne suit la crête séparant les bassins de la Mag^a et du Toce que dans sa partie N., à partir dn Sonnenhom. Jusqu'à celte cime, elle coape la partie supérieure de toutes les vallée» latérales de la Maggïa, soit te Centovalli et les deux Onsernone, et les abandonne à l'Italie. Elle porte le Basodino (3376 m), un des plus hauts sommets tessinoia, non loin de l'orièine des trois vallées divergentes, du Teasio. de la Maggia et dti Toce.

Le col du Monte Ceneri et les monts qui s'étendent du Camoghè au Tamaro partaient le canton en deux parties inégales ; elles diSèrent aussi d'une manière sensible par la conlifuration topographique, par la densité de la population, les mœurs et même le caractère des habitants ; ce août le Sopra Ceneri au N.. le Sotto Ceneri au S. de ce col. Le Tessin a une superficie totale de 3818,40 km*. doDt 2307,50 km* pourle Sopra Ceneri et 429.50 km< ponr le Sotlo Ceneri. avec une population totale de 138638 h. dont67440 appartiennent au Sopra Ceneri et 71 198 au Sotto Ceneri ; la densité de sa population est de 51 h, par km*. savoir 99 dans le Sopra et 166 dans le Sotto Ceneri, Par son étendue, il occupe donc le cinquième rang, parmi les cantons suisses; il tient le huitième rangd'apK^ sa population et le dix-septième rang d'après la densité de la population.

Coritigiiraiion du noi. Le canton du Tessin dïtTère beaucoup du reste de la Suisse tant par la race, les mo-urs el la langue de ses habitants que par sa situation géographique au S. des Alpes et la uatare très montasneuse de son territoire. S'adossantau Gothard. le centre des Alpes. dont lea cimes dépassent la limite des neiges persistantes. le Tessin descend jusqu'aux région» à climat méditerranéen qui bordent les lacs Majeur et de Lugano dans la parlie la plus basse de la Suisse. Toute la gamme de« climats tempérés et froids s'y trouve représentée et l'écart entre lea minima et les maxima de la température y est plus grand i^ue dans tous les autres cantons. Il en résulte que la végétation y est des plus variées et que la flore est représentée par les plantes des régions polaires jusqu'à celles des pars tropicaux en passant par les espèces Des pays tempérés.

Le principal caractère des montagnes du Tessin est la formidable inclinaison de leurs versant*. Les pentes, très abruptes, descendent d'un seul jet, sans resaauts, sans terrasses appréciables, des arêtes terminales au fond

GialDD du T*HiD. A PoDt« Brolli.

iusqu'tu plarond du lac. I^ dUTârence d'sllilude

r haute altitude relative jusque dans nais et le LocarnaisfPonciane di Vespero, préa Airolo, 3730 m. ; le Ganio prâs Bellinzane, 2373 m. : le Ghiridooe près Locamo, 2191 m.). taDdis que les valléea s'enroncent npidemeni entre des paruis de rochers souvent formidables et rejoifinent très vite le niveau de base du lac Majeur (197 m.|. Bicnaaco, à 43i d'altitude, est â 34 km. de l'origine du val Maggia; Giomico, dans la Levantine inférieure, eai k 395 m. et la distance jusqu'au col de Nufenen (3U1 m. mesure të km. <). Ces deui localités sont encore loin du pied des Alpes : la distance qui les en sépare est de 80 et 90 km. Les vallée* sont longues, étroites, avec de courts vallons latéraux, très nombreux, qui débouchent i angle droit par une gorge profonde, soit de plain-pied (val Ponlirone), soit à une certaine hauteur, circonstance qui donne naissance à une belle cascade à la fonte des neigeaou après un orage (val Piumogna àFaido, vais Soladîno. Calneggia du val Maggia). Dans la vallée du Tessin, par exemple, la distance mojenne d'une crête s l'autre est de 6 km. dans le val Bedretto, de 8 km. dans la Léventine, de 11 km. dans la Riviera, Giomico est dominé à ro. par le Cramosiao, dont la hauteur est de 2726 m. La différence d'altitude est donc de 2300 m. environ sur 4,5 km. de distance horizontale, ce qui donne un angle de S7°18'. De pareitlei dilTérences, combinées avec de tels escarpements sont la régie dv>s le Tessin et ne se présentent qu'exception net le m entré unies au N. des Alpes. C est ce qui distingue les Alpes teasinoises des massifs environnants où les vallées, aux versants largement étalés, à inclinaison douce, conservent plus longtemps une altitude élevée. l'Engadine. par exemple.

Cet encaissement des vallées, ces pentes si raides. sont le signe d'une érosion active et continue, causée par les pluies torrentielles qui tombent sur tout te versant méridional des Alpes. Les vallées italiennes qui enaer-

I rent le canton de chaque ' aient le nèine carai

A partir d'un certain point, Biasca pour la vallée principale. Bignasco, pour le val Maggia, les valh^. pr^ d atteindre le niveau de base, ne se sont plus approfondies'!; les deux rivières les ont t'iargie* en raison directe de leur puissance et ont form^, jusqu'au lac Majeur, de langues plaines d'alluvions où elles divanienl encur« presque partout en les encombrant de leurs graviers et de leurs sables infertiles '). La Meleua orientale . descendant du Oentovalli. sro^ie de rOnsemone. arrive plus vite au niveau de base que la .Uaggia. arrêtée par t« seuil de roche dure de Ponte Brolla. quoique de débit plus faible que celte-ci. ICIle forme la jolie plaine du Pedemonte aux riants villages, de sorte que le voyageur qui vient de t.ocaroo croit avoir devant lui la l'allée principale et est étonné de voir, à Ponte Brolla. la route de Bignasco tourner n driùte et longer la tissure que s'est creusée la Maggia. si étrviite et si profonde en cet endroit, qu'on ne peut voir partout y tourbillonner l'enu écumante. La Verusca, quoique au caractère très torrentiel comme les autres rivières, n'a pas l'ampleur de ses voisines; sa vallée reste resserrée sur tout son parcours et débouche par une gorge profonde à l'extrémité du lac Majeur. I.e delu de la Maggia dans le Verbano est l'un des plus typiques que l'on connaisse; par son étendue et sa régularité, il témoigne de ta quantité de matériaux que charrie cette impétueuse rivière. En débouchant perpendiculairement i la rive, elle a pu largement étaler son cône de déjection dont le bord forme un demi-cercle presque partait entre Ascona et Locamo. Elle le déieloppe toujours plus du coté de la rive opposée, de bçon i séparer un jour le lac de Locamo du reste du lac H^eur. Maintenant que cette vaste plaine est i l'abri des inondationa. elle se couvrira peu i peu de cultures variées. Mais ce sol formé de cailloux roulés et de sable quartteux demandera

OQIlitD

bId«, les long! palisn

parti* mpiriaure d*

l partir d* sod orl- QulDto ou L«vsDlii

Le Sopra Ceneri e

isMaiglB, oDoompt* tShiD., ocarn» st iNvigaoblas d'Aa-

CaaMD du Tiuln. La lac d« Logmo vu du Monte O

cher dans le Teuin les grande pâturapei aux pelouses étendues, aux croupes arrondies, dominés par une ciroe hardie où paissent les troupeaux aux clochettes argentines. I.a terre végétale n'a pu se former sur ces granits abrupts, lavés constamment par deu pluiea torrentielles. Cb ne sont partout que rochers violacés, longues pentes nues zébrées de couloirs, grandes parois lisses couronnées de mélèze* clairsemés ; quelques « monti • ou mayens aux maisons à toits de pierre montrent leurs carrés verts au milieu de la brousse sombre des genêts. Le pied des monts est couvert d'une rrondaison vaste et touiTue de châtaigniers où se cachent les villages au t campanile italien. A la limite de la végétation arborescente s'étendent les alpages maigres, dont l'herbe est

TES

I haut encore, les grandes arêtes rocheuses et tranchante* 1 profilent d'une pointe i l'autre la courbe de leun lignes arquées comme un cordean distendu. Nulle part non pins de ces vastes cirques d'éroeion tels que ^anfe ou l'Engstligenalp. L'étroitesse des vallées principales n'en a pas permis rétablissemenl ; les vallons latéraux sont courts, rapides et se terminent par une gorge étroite où viennent se perdre les avalanches avant d'atteindre le Tond de la vallée. On ne voit guère, au débouché de ces gorges, de ces Ui^tes canes de déjection étalés en rayonnant, repoussant de Vautre calé de la plaine le cours d'eau principal. La puissance de celui-ci a balayé, au fur et à mesure, les détritus qu'envoyaient les torrents latéraux. Il faut en excepter cet énorme cane de débris qui barre la sortie du val Btenio ; mais cet amas de blocs, appelé la Btiiia di Biasea. eat un éboulementque le Brenno. malgré toute son activité, n a pu encore sérieusement entamer. Il est remarquable aussi de ne voir, dans le Sopra Cenen, aucune cime très élancée, se détachant nettement de l'enseroble des arêtes et attirant le regard. Ce fait eat dû à la structure homogène des nappes de gneiss, entassées avec régularité dans leurs reploiements et qui n'ont pas subi, comme ' ' -"'s du N. et du ( ' —

des efforts de compression et d'étire-

3n remarque peu de i

dressées, pliées. tordues que l'éi

ment désordonnés. On r

peu de ces couches reosion a pu CaconDer en pointes de toute forme et de toute dimension.

Vers le N. du canton, on pénétre cependant dans nne contrée aux pentes moins raides, aux contours plus adoucis ; c'est la région où, entre les nappes de gneiaa. viennent s'intercaler et alterner les couches de dolomite, de gypse et tes schistes lustrés que leur nature argilense ■ rendus plus friables, moins résistants à l'action des agents atmosphériques. 11 en résulte des formes du sol plus variées ; l'aspect du pays est différent de la rénion centiïle et méridionale. C est là que se trouve le val Bedretio aax versants couverts de forêts déchirées par les avalanches, le val Piora aux verls gazons, laidement ouvert, parsemé de

P.Currtr P.Cnteh

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I. NBpp« du gDsiu d« Uolara; 11. Nippa ds l'Adula: 111. Napjie

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u Pli TaDibOi IV. Nappa da I

rapidement roussie par le soleil el la gelée: ils se trouvent i lacspittoresquesdontrorigineserait due, en partie, d'après surtout dans la concgue supérieure des valions latéraux et quelques géologues, à l'action diaaolvante de l'eau sur le sont couverts trop souvent d'éboulis incultes. Enfin, plus I gypse el aux elfondrements qui en lonl la conséquence, la

TES

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large dépression du Lukmanier, où croissent, avec ceux du val Flora, les seuls arolles qu'on trouve dans tout le Tessin ; puis les terrasses parsemées de villages et de chapelles blanches qui dominent Faido et Ambri ; enfin le pîetit plateau de Dalpe, aux belles prairies et aux roches moutonnées, arrosé parla Piumogna aux eaux bondissantes.

Dans le Sotto Ceueri, l'inclinaison des versants est à peine moins forte que dans le centre du canton; les abruptes parois du Generoso ou du Salvatore tombant sur le Ceresio, par exemple, ne le cèdent en rien comme raideur aux escarpements de la Léventine et du val Maggia; mais les crêtes sont plus molles, l'altitude moins grande ; on y voit moins de rochers ; ceux-ci sont cachés BOUS une abondante végétation arborescente. Seuls les sommets du Camoghè (2226 m.) et du Tamaro (1966 m.) élèvent leurs têtes chenues dans la région des alpages ; le Generoso, le San Salvatore, citadelies avancées des Préalpes méridionales, dominent au loin les plaines de la Haute-Italie et olTrent une vue très étendue, soit sur celle-ci, soit du côté des massifs alpins. La constitution du sol où alternent les gneiss, les porphyres, les calcaires, donne une grande variété aux formes des montagnes; la végétation, les cultures, sont très riches,

I ou en Calabre. Il faut le voir surtout au printemps, lorsque s'animent, sous la vive lumière tous ces verts-tendres, ces lilas, ces roses, ces gris-perle, des arbres, des fleurs, des rochers et des murs, qui réjouissent les yeux de ceux qui viennent de traverser le Gothard, de l'autre côté duquel règne encore l'hiver désolé. [Ing. Ch. Jacot-Ouillarmod.]

Géologie. La partie N. du canton pénètre jusque dans les granits gneissiques et les gneiss du massif du Gothard ; les premiers sont surtout développés dans le groupe du Pizzo Rotonde. La bordure méridionale des gneiss verticaux du massif du Gothard est formée, le long de la ligne Nufenen-Bedretto-Plora, par une longue dépression ou prédominent des roches plus récentes ; on y remarque notamment le schiste lustré liasique très métamorphosé, transformé par forte compression en magnifique schiste micacé avec amphibole, staurolite et grenats (\'al Canaria, Haut Bedretto). Cette dépression du Bedretto sépare le massif du Gothard de la puissante masse gneissique du Tessin, qui s'épanouit sur la plus grande partie du^ canton dans toute sa largeur, jusque dans le voisinage*' de Bell inzone. La structure de ce massif est encore peu connue dans ses détails ; elle est aussi difficile à déterminer, surtout dans les parties où le gneiss forme aussi bien la masse de base et la masse supé-

ïmikruitimrHSchaHt ' t Echelle 1'800 000 AUMgvsc.

Zone Nord ^ Zone Sud

Profil géologique par le canton du TessiD.

Gr. Granit; On. Gneitts et achisiea criatallins; H. Carbonifère; J. Trias; J. Jurassic^ue; Sk. Schistes lustrés; G. Crétacique; E. Éocëne

M. Miocène; PI. Pliocène: A. ÂUuvions.

activées par un climat chaud et doux, le pavs très peuplé. Les coteaux sont couverts de vignes, de mûriers, de pêchers, de châtaigniers, croissant dans un désordre des plus pittoresques. Partout sur les croupes, sur les crêtes, dans les vallons, sont accrochés des villages aux maisons rustiques serrées les unes contre tes autres. Le lac de Lugano y envoie de tout côté ses bras bizarres, mais harmonieusement disposés. Dans ce dédale de lacs, de montagnes et de vallées escarpées, il ne reste que peu d'espace pour les plaines. II y en a quelques-unes, mais

f»eu étenaues, celles de Lugano et d'Âgno, formées par es alluvions du Vedegcio et du Cassarate, le delta de la Magliasina, placé au débouché du Malcantone, et qui, en venant s*accoler au Monte Caslano , a séparé le lac de Ponte Tresa du reste du Ceresio; puis la Campagna Adoma, couverte de mûriers, entre Stabio et Mendrisio, qui s'incline vers l'extrémité du lac de Lugano ; enfin la

S)laine de Chiasso, que les collines de Pedrinate et du fonte Olimpino séparent de la Lombardie et du lac de Corne. Ce qui fait surtout le charme du Sotto Ceneri, ce sont ses lacs, merveilleusement découpés, la grâce de leurs contours, les changements de décors subits dès qu'on dépasse un promontoire. Mais il n'y faut pas chercher les eflets surprenants de la couleur du Léman ou du lac de Zoug; ni le Yerbano, ni le Ceresio, vus sous n'importe quel angle et par le plus beau ciel, ne présentent te bleu profond et lumineux tout à la fois de ces deux Iac8-là ; ils restent verts. Le Lario est grisâtre, surtout près de Côme; cet aspect désastreux provient des teintureries de la ville, qui salissent l'eau de leurs déjections. Mais il reste assez pour faire de tout ce coin de la Suisse un pays incomparable : l'aspect tout italien de la végétation, les nombreuses habitations multicolores, accrochées aux flancs des monts, les églises aux sveltes campaniles, les villages perchés comme des nids d'aigle ainsi qu'en Corse

rieure des montagnes. Cependant la présence de couches de roches triasiques et jurassiques, intercalées presque horizontalement entre des assises de gneiss, atteste que ces derniers forment des plis couchés en nappes superposées, d'où résulte leur énorme épaisseur apparente, ainsi que le représentent les profils ci-joints. Dans le fond du val Blenio, d'Olivone par Âquila, jusqu'à Dongio, on constate la ligne des schistes lustrés supportant les gneiss de l'Adula qui forment les arêtes et les sommets du Rheinwatdhorn. Sur le côté N. de cette couverture, recouvrant les schistes, se trouve en magnifique état de conservation la voûte horizontale des couches du gneiss (Olivone-val Scaradra-Schwarzhom-Vals). Les roches de la région gneissique tessinoise sont principalement des gneiss à deux micas et des schistes micacés ; les premiers sont l'objet d'une active exploitation dans la Léventine et la Riviera, d'où on les expédie par le chemin de fer du Gothard, principalement à destination du N. de la Suisse, sous le nom de gneiss d'Osogna, pour la confection de marches d'escaliers, dalles de trottoirs, piédestaux, socles, etc. Au S., cette grande masse gneissique du Tessin est limitée, d'Intragna à Bellinzone, par Locarno, par une étroite chaîne de roches plus récentes : schistes amphiboliques, schistes verts, par places même Verrucano et dolomite triasique. Vient ensuite la chaîne dite des lacs ou préalpes dont les roches cristallines dominent dans le Monte Ceneri, mais sans les beaux gneiss micacés du Maut-Tessin, remplacés par d'autres roches peu caractéristiques, tels que schistes à séricite et chlorite, roches amphiboliques, schistes micacés et phyllites. Ces schistes cristallins des montagnes des lacs, s'enfoncent seulement dans la partie la plus méridionale du Tessin sous la couche sédimentaire du versant S. des Alpes. La base de ce revêtement sédimentaire est formée, il est vrai, en beaucoup d'endroits, surtout le long des

Olimpin r la fom

le ToisiiMge d'Airo. où l'oa exploite, daaa nombre de carrièrei, an calcaire ronge Hambé de blanc et dea brëehea à ËehtDO-

De pDiwaDta congloménts et des marne* (Pontagana) i plantes foui Isa, d'une ancienne vallée pliocène, *e trouvent dia» le voisinage de Chiaaio, suivant partiellement la gorge actuelle de Breggia.

Sur ces couches pliocène*, comme Butai sur les couche* verticale* place partout

Alpei du TsHÎD.

l,LiHcalL'alragrli;E.I.iMrauge{Ammanïlicc)-n>tio):3. Daggai;4. ,e. Scagli*(Crét, lap.); 7. Pliocènei 8. Pluvioglaciiireet gliciairi

de Lugano. On distingue dans ces roches deux ni' veaux : les porphyre* noire ou porphyrileB. qui [orraent une nappe épaisse directement sur les schistes cristallin* et des tllone dan* l'intérieur de ceux-ci. Il* sont fortement amphiboliques, d'où leur couleur foncée. Audeasua s'étendent les porphyres quartilCéres, bruns, dont les Qlons traversent les premie donc plus récents. Mais l'éruption des uns ei aes autres est pretriasique, probablement carbonifère. Ils reposent en discordance sur les schistes cristallins qui sont la formation la plus ancienne de la chaîne des lacs, puis se montrent des sédiments plus récents. Ceui-ci se présentent ici presque toujours sous un autre Ikcies que sur te versant N. des Alpes suisse* (à l'eiception des klippes], sous un ^ciee plutôt est-alpin. Le conglomérat rouge, oui recouvre d'une couche peu puissante le por-

fihyre dont il renferme de nombreux fragments roués, rappelle le Verrucano des Alpes septentrionales. Suivent les roclies triasiques à fbciea eat-alpin ; le San Salvalore est formé de dolomite Iriasique. La chaîne i l'E. et au S,-E. du lac de Logano (groupe du Monte Generoso) consiste, pour la plus srande partie, en puissantea roches noir gris du Lias inférieur, avec d'innombrable* bancs de silex corné. Ces couches liiiiques s'abaissent, vere le S,, dans la direction de Mendrisio et Chiasso ; ici elles sont recouvertes en concordance par le* couche* suivantes dont la pente est tournée au midi : l'Ammonitico rosBo, du Lias supérieur, le Dogger. les schistes rouges à Aplychus, du Halm avec nombreux silei, le calcaire compact et blanc de neige du Biancone. allant du Jura ■upérieur 1 la craie, par-dessus la craie de formation

contrent qu'a l'extréroilé sud du Tessin où les schiatea cristallins

sont dans la profondeur ; dans tout le reste du canton, ces sédiments, â part quelques res' , . „, ,^ , . , les "l^os le* dépressions, ont été

lu''^'!^'?S°"j"^'-'?'''' enlevés par les érosions glaciai- >,M,o€èa.(Poad.nKu.i). ^ ^^ atmosphériques ou ie% érosions torrentielles. L'action énorme de ces précipitations érosives se voit clairement dans le* vallées étroites, profondément entaillées, et surtout ramillées dans leur par-

neiion entre la tectonique et la formation dea vallées. mais seulement un puissant travail d'érosion. Voir encore pour la géologie des environs de Lugano le* articles Lu^ono {Atpei de) et San Halvaiore.

Bibliographie, flolle. Dot iûdvieitliche Graubûnden und nordùslliche Tessin. (Matériaux de la carte géolog. de la Suisse. Lis. 23, 1881.) Taramelli. Il mnlone Ticino méridionale. (Matériaux îd. Liv. 17, 1880). Alb. Heim. Géologie tUr Hochalpen xtmschen Revts und Rhein. (Matériaux id. Liï. 25, 1891). K. von Friisch. Dat Golthardgebiet. (Matériaux etc. Liv. 15. 1873). Schmidt et Steinmann. Umgebung von Lugano. (Eclojiae geol. Helv. Bd. II. 1/92, p. 5], Alb. Heim. Ein Profil am Sùdranddfr

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jalireschr. d. Nat. Ges. in Zurich, Jahrg. M. 1906, p. li. Von Bistram. Dat Dolottiitgebiet der Luganeratpen. (Ber. d. Nat. Ges. I. Freiburgi. br. Bd.XlV. p. i.lWl). Liirrei- Guide géologique pour le congrès intemalional a Zurich. Lausanne, 189o. Max Kâch. ïSai Porphyrgebiet, zuùcAen Lago Maggiore und val Se$ia. Eclogaegeol. Ilelv. T. VIII. p. *7, 19Ce. |Dr Erntt Bloh».]

Mines et com'ère». Le* montagne* du Teaain renferment une grande variété de pierres de taille, dont l'exploitation, surtout après l'ouverture de la ligne du Gothard, a acquii une importance vraiment inattendue. De-

Suis longtemps, on exploitait déii, dans les collines à l'O. e Mendrisio. tout près des villages de besaiio. Ano et

marneuse (Scaglia), un tlysch avec grés à mica blanc, j fucoides et traces d'HelminthoIdes, comme au N. des 1 Alpe* et le poudingue bigarré, probablement miocène, du I

I ds la Brsggl*. pria Chiaaae.

5. BiaoooD* (Crélao. lof.); 6. Suaglla (CritiB. •np,)^ laciaiTsi H. Mlocéns (PoadiDgoea).

Tremona, des marbres précieux qui étaient employés non seulement en Suisse, mais aussi en Italie et même dans l'Amérique du Sud, pour faire de* autels, de* sla-

TES

tues, des baluBtrndea, des cheminées, etc. Les célèbres reliefa, datant du XVI' siècle, qui forment le plus prëcieui ornement de la façade de la cathédrale de San Lorenzo à Lugano, provieanent de ces marbrières. Ce marbre est d'un gris-clair JaunâVe ; mais la meilleure et la plus belle qualité est d'une couleur rouge, plus ou moin* foncée, veinée et tachetée de jaune et de blanc : selon la distribution de ces couleurs, ce marbre porte le nom de macchia vecchia et brocratello. On t rencontre plusieurs espèces de pétrifi cations : des térétratules, ippelées par les ouvriers • easitgne • (châtaignes), des ammonites et des bélemnites. L'invention de la pierre srtilicielle fabriquée avec le ciment, qui imite toute espèce de marbres, » fait perdre tonte importance à cette carrière. Hais une autre exploitation l'a remplacée; l'industrie du gneiss et du granit a pris, dans ces dernières années, un essor inattendu. Cette pierre de taille très dure est répandue dans tout le Sopra Ceneri ; mais les plus belles carrières se trouvent dans le val Verxasca. où. malgré ta diniculté de transport, quelques centaines de tailleurs de pierre, travaillentdu printemps à l'automne : dans les districts de Hivier.i et de la Léventine, le long de la ligne du Gothard, de Bellinione i Lavoi^o, on trouve toute une rérie de carrières qui exportent d'énormes blocs de Rranil, soit bruts, soit déji Uillés. Un vient d'introduire des machines apéciales pour le po-

TES

lissage du granit, de manière

ï roi

... Maggia fournil à l'eiportation une qualité de gneiss grisâtre appelé ■ bevola >, qui sert spécialement pour des marches d'escaliers, des bïlcons, des toitures, des terrasses et même des poteaux indestructibles qui soutiennent les treilles des vignes, comme on en voit beaucoup dans le Locamais et dans la vallée du Tessin, de Gioraico i Bellinzone. Dana la partie supérieure du val Maggia et plus spécialement dans le val Peccia. on exploitait jadis la pierre ollaire. d'une meilleure qualité que celle de Chiavenna, dont Pline ^it mention dans ses œuvres. On se servait de la qualité la plus fine pour fabriquer les pots appelés ■ 1aïeagi », que l'on trouve encore par-ci, par-là, dans les villages de la campagne, tandis que la qualité plus ordinaire, qui se rencontre aussi dans le val Bedrctto et dans la Léventine, servait à la fabrication des poêles. C'est surtout dans le Sotto Ceneri. c'est-à-dire sur les bords du lac de Lugano. à Riva San Vitale, à Melide et à Casiano, dans le Bolle d'Agno, que l'on exploite un calcaire qui fournit de la chaux d'excellente qualité. Dans le Sopra Ceneri, où il j a peu de roches calcaires, on ne rencontre que des fours de très peu d'importance ; cependant, dans ces dernières années, on a remis en activité les anciens fours à chaux de Castione, à 3 1cm. N. de Bellinione, lesquels fournissent une chauK de très bonne qualité. Dés 1H03 on a découvert plusieurs gisements de kaolin dans les districts de Bcllinione (val Morobbia et Sementina) et de Locarno (Ponte Brolla et Ascona), et dans quelques endroits du val Uaggia , cette circonstance a donné naissance à l'industrie de la céramique à Sementina. à 2 km. S.-O. de Bellinzone. C'est encore dans le Sotto Ceneri, surtout dans le Mendrisîotto, qu'on trouve des gisements considérables d'argile, qui fournissent la matière nécessaire aux tuileries et aux briqueteries, industrie spéciale de cette région.

Des montagnes de la Léventine, en particulier, on a depuis longtemps extrait bon nombre de cristaux dont beaucoup ornent les musées étrangers. C'est du groupe du Gothard qu'on en tire le plus ; dans le val Canaria, on a trouvé des cristaux de quart! d'un volume énorme (même d'un poids de 70 kg.), des cristaui de nitile, de sphène ; dans le val Piora. de la tourmaline noire, la cjranile, l'adulaîre, le «phèoe, le grenat, la staurolide, etc., la Fibbia et le val Sella sont riches en cristaux d'adulaire jaune, d'apatite, de fer oligiste, appelés roses de fer, de stilbitc, de feldspath, de spliène et de quarli ; sur le Lucendro on trouve aussi des cristaux, tout particulièrement de magniliques roses de fer oligiste, des prismes d'adulaire et de quart! hyalin. Le Cam-

polango. entre Rodi- Fi esso (ligne du Gothard) et Fusio, dans le vsl Lavinara, est célèbre par sa dolomie dont les cristaux ont été étudiés par divi'rs naturalistes. On y trouve de» tourmalines incolores ou d'un beau vert èmeraude. le corindon rouge et bleuâtre, la trémolite, les cristnux de rutile, des pyrites, te fur oligiste et le talc vert ou blanchâtre. La dolomie saccharilorme existe là en une couche puissante, de peut-être 200 m. d'épaisseur; la surface est très friable de telle sorte que le pied s'y enfonce comme dans du sucre pilé. Le Pizio Forno (^09 m.) a été également exploite par des minéralogistes célèbres, à cause de ses cristaux de cyanite et de staurolite, de ses gcenals, de ses prismes de tourmaline

xyde de fer se trouve répandu d

inhre de

■D du Tesi

val Btdretto.

et les longues galer Un incendie détru

tagnes du Tessin ; le défaut de combustible et la situation défavorable des gisements opposent à leur exploitation un obstacle absolu. Cependant, dans le val Uorobbia. tout prés du village de Caréna, au pied du San Jorio, on exploitait encore ce minerai vers la fin du XVIll- siècle et au commencement du XIX'; les restes des hauts-fourneaux ruine qu'on y remarque, prou-

Bvait une certaine importance.

les bâtiments en i'Wl.

L'or et l'argent (sous leurs diverses formes et combi-

régions du canton. On en a trouva dans les vais Venasca, Maggia. Isone. MagliasîDa ainsi que dans le sable du Tessin (Sesto Calendc), après sa sortie du lac Majeur; les montagnes vraiment riches en métaux précieux sont celles du Maicantune, surtout dans les environs d'Astano, de Novaggio et de Miglieglla. Entre les couches de micaschiste, on rencontre souvent des liions de divers minerais, qui ont quelquefois une épaisseur de 2 m. Il y a des pyrites de fer, de la galène, de l'antimoine, du mlsplckel avec de l'argent et de l'or (d'une tonne de minerai, on lire de 13 à 30 gr. d'or et de 13 à 130 gr. d'argent, avec quelques grammes de bismuth). D'une tonne de pyrite de fer, avec mispickel, galèoe et blende, on a retiré jusqu'à 60 grammes d'or et 150 grammes d'argent. Tout près d'Astano, on voit les restes des moulins hydrauliques avec lesquels, au XV1I1> siècle, on broyait le minerai ;

milieu du siècle passé, au-dessous d'Astano. à 300 m. E. de la route Luino-Ponte Tresa, une société française avait construit de grands fourneaux et des usines pour une exploitation rationnelle ; mais, après quelques années d'une mauvaise direction tout cessa; les bâtiments en ruine et les galeries à demi encombrées par les débris sont les seuls témoins de cette industrie qui aurait pu donner de bons résultats si elle avait été dirigée par une société sérieuse, disposant de forts capitaux. De même sur la rive

gauche da lac Uajeur, enire Vira Gambaro^o et Alabar- S», on troure de riches nions de pyrile cuivreuse argea-

C*atOD du Tasiia, Chois dans le val Pion.

tifere qui méritent d'être étudiés. Sur les borde du tac de Lugano, sur le territoire d'Arogno et à la sortie du val Muggio, au-dessous de Morbio inferiore, on trouve dn lignile qui, malgré quelques essais, n'a pas encore donné lieu a une eiploilalion régulière.

Source» minérales. Le Tessin possède diverses sources minérales, dont l'une est presque thermale. Une des plus importantes est la source sulfureuse <te Slabio, indiquée spécialement pour les maladies cutanées ^ i Acqu Brossa, dans le val Bienio, sur la rive gauche du lirenno, iaillissent trais sourci» d'eau ferrugineuse- arsenicale. semi- thermale, qui ont toute l'année une température de 20* C. L'eau sort très limpide d'un rocher et dépose un abondant sédiment rouge d'oiyde de fer, d'où viennent le nom de la source et du village. 'Tout prés de Locamo, clans le lit de la N'avegna. jaillit une. petite source semblable à celle du San Demardino, qui est acidulée et dépose un sédiment rouge jaunâtre. Sur les bords du lac Majeur, entre Magadino et Vira, se trouvent quelques sources sulfureuses qui ne sont pas encore exploitées. A la Madonna del Monte, au-dessus de Brissago, jaillit une source conlenant du bicarbonate de fer et de chaux, du chlorure et du sulfate de magnésie. Eniln, tout près d'OsMSCO, dans le val Bedretto, à une heure et quart d'Airolo, on trouve une source sali no- magnésienne- Ferrugineuse qui rappelle ta célèbre source de Sedlitz. en

la mer Adriatique. Cependant ces de la Reuss, prend aussi i au glacier de Lucendro, après ai du même nom à l'altitude de 2 dans le canton d'L' ri. Le Val Tadli Khin; il possède au Lago Scuro Comme son nom l'indique, li cipalement par le Tessm et tion toutefois de la vallée de Chiasso qui versent leurs ea

des principales ance sur sol tessinois.

lir formé le beau lac alpin 163 m., le ruisseau entre no appartient au bassin du l'origine du Rhin moyen.

canton est arrosé prinses affluents à l'excep- Muggio et la plaine de - — la Breg^ia et la rrivent ainsi au Po

Les aflluenls les plus considérables du Tcssin sont : le lirenno. qui arrose la vallée de Bienio ou val del Sole ; il est formé par les eaux qui deHcendent du Lukmanier (Lucomagno). de la Greina et du groupe du Rheiawaidliorn, et rejoint le Tessin tout près de Biaaca ; la Moesa. écoule les eaui de ta Mesolcina et du val Calanca ; elle prend aa source au col du San Bemardino et se joint au Tessin entre Casiione et Arbedo, reçoit à Grono son principal aflluent. la Calancasca. qui descend du versant sud du ZapporthOTD. Le Tessin revoit encore de nombreux torrents et ruis^eaut dont les principaui sont : audessus de Quinto. la Foss. émissaire du lac Hitom ; sur un

TES

parcours de S km., ce torrent descend d'une hauteur de 810 m.; ta cascade qu'il forme et toutes les eaux qui jaillissent d'Airolo s Faido, ont été achetées par la Confédération pour la future traction électrique des trains du Gothard ; à Faido, la Piumogna, qui déverse ses eaux par une série de chutea très piltoresquei ; à la Biaschina, le Ticinetto qui, du plateau de Chironico, se précipite dans la vallée du Tesain par uti gouffre profond et imposant, l-es forces hydrauliques du Tessin, à la Biaschina. et du Ticinetto ont été achetées par la Société suisse i Motor • ; cette Société est en train de tout canaliser pour la production de l'énergie électrique nécessaire à une série d'industries qui surgiront bientât dans les environs de Bodio et de Giornico. A Personico. le Tessin reçoit les eaux du va) d'Ambra. qui se déversent par une chute très belle et caractéristique; i Giubiaseo, la Morobbia. Kniin. après un parcours d'environ S8 km., le Tessin se jette dans le lac Majeur au N. de Magadino.

Le tableau ci-dessous contient quelques données approximatives au sujet des principaux coure d'eau du canton du Teisin :

du

jil

Débit en n>>.

Obiorvitlon.

Sopra Ceneri

Brenno . .

Moesa . . .

Verusca. .

uÔf^o " " ■

Meleua ! '.

Sotto Ceneri.

Vedeggio..

Cassa rate .

Magtiasina.

Bre^fgia . .

Ucorrec-

l Fleuve est ' calculée

1 pour un

^ deSSÛO m».

En 1868 le maximum ftit de 9400 m«.

On trouve encore, dans le Sopra Ceneri, la deuxième rivière du canton, la Maggia, qui pread sa source sur le nanc N.-E, dn Piiio Crislallina, r«(oit à Peccia les eani du val Peccia, puis, plus bas, celles du val Pralo, etenlin à Bjgnasco, la Bavona qui lui amène les eaux des glaciers du Basodino ; jusqu'ici elle porte le nom de Laviziara : Bpréa Cavergno elle prend celui de Maggia; près de Cevio débouche la Bovana réunissant les eaux du val Campo et du val Bosco; enlln, en aval du déiilé de Ponte Brolla. les eaux de la Melezza orientale descendant réunies du Cenlovatli et de l'Onsernone. Après un parcours de 60 km., ta Maggis, formant un grand delta, se déverse dans te lac Majeur, entre Locamo et Ascona. A Ponte Brolla, l'eau canalisée de la Maegia produit l'énergie électrique pour l'éclairage et l'industrie de Locarno et ses alentours jusqii'à Bnssago et le chemin de fer Ijicamo-Bignaeco. Une autre rivière importante du Sopra Ceneri est la Verzasca, qui. bien que roulant d'ordinaire un faible volume acau, comme la Maggia. est dangereuse par ses crues subites. Klle se jette dans le lac Majeur près de Tenero, A 8 km. en amont de Gordola, 1 eau de cette rivière a été dérivée et conduite par un tunnel percé au travers de roches schisteuses et granitiques jusqu'au-dessus du pont de Tenero ; elle forme une chute de 300 m. qui donne une force électrique de 5000 chevaux ; cette iorce est transportée jusqu â Lugano. Les cours d'eau du Sotto Ceneri, comme le Vedeggio du val d'Agno. le Cassarate du val Colla, la Magliasina qui descend du Malcantone, le Laveggio qui prend k* source à Stabio. la Breggia, ne sont pas très considérables et tous, a l'exception de ce dernier, déversent leurs eaux dans le lac de Lugano, lequel, par son émissaire, la Tresa. les conduit dans le lac Majeur près de Luino.

DICTIONNAIRE QËOQRAPNiaUE DE LA SUISSE ihimv Pr<r«. MMn. NvhUui.

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