‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 196 sur 225 · VA · texte numérisé non relu

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An printemps, les mois d'avril et de mai. ceux de septembre et octobre comptent le plus gi«nd nombre de jours pluvieux tandis que le plus grand nombre de jours sereins se trouvent aux mois de janvier et de février, de juillet et aoilt. Il n'est pas rare d'avoir au Tessin 25 jours de soleil au mois de janvier. On compte en moyenne une vingtaine d'orages annuels avec de fortes averses ; on a déjà mesuré au pluviomètre 160,5'* de pluie en 'H heures, et même 72-~ en 40 minutes. Ce fait explique l'apparente anomalie d'avoir la plus grand» quantité de pluie à coté du plus petit nombre de jours pluvieux. Le brouillard est presque inconnu; en moyenne. Bellinxone, Locarno et Lugano ne comptent pa* plus

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de 2 jours de brouillard par an. Les vallées longitudinales, qui déterminent un courant d^air presque constant, empêchent la formation des brouillards. Les neiges sont très abondantes sur les montagnes des districts de la Léventine, Blenio, Riviera, Valle Maggia, tandis qu'au Sud, dans les districts de Locamo, Lugano et Mendrisio, certains hivers la neige ne séjourne que quelques heures sur le sol. Cependant, les chutes de neige en 1863, 1871, 1886, 1887, et surtout 1888, ont été très considérables et ont causé de grands déffâts par les avalanches. Les différences d'altitude sont la cause d'importantos variations de température; ainsi on a au Gothard une température moyenne annuelle de — 0,6°; à Lugano, elle est de 11,4? et à Locarno, qui est encore plus abnté du vent, elle atteint 11,8° C (1864-1900). Les movennes mensuelles de température à Lugano, indiquées dans le tableau ci-après, peuvent servir de règle pour le S. du Tessin ; en regard, nous plaçons les mr^mes observations faites au Gothard.

Moyennes de température a lugano et au

gothard.

Mois

Lugano 186i à 18S8

Oothard

matin

Ih.

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soir

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année

max.

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Moyenne

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Vents. La configuration spéciale des chaînes de montagnes détermine la direction des courants atmosphériques. Les vents du N. et du N.-O., du S.-O. et du S.-E. varient selon les localités et les saisons. Par le beau temps, durant la matinée, un courant N.-S., qui

Îtrend naissance vers le Gothard, se fait sentir dans tout e canton ; dans le Locamais, ce vent souffle dans la direction du S.-O. ; on le nomme inverna ; les barques à voiles qui servent au transport de la chaux des environs de Luino à Locarno, profitent de ce vent qui souffle sur le lac de 10 heures et demie du matin à 2 heures et demie du soir; dans le Luganais, il suit la direction S.-E., et se nomme breva ; il facilite aux barques du golfe de Porlezza lé transport des pierres et du bois à Lugano. Pendant la nuit, le vent change dans tout le canton ; il prend la direction N.-O., N. ou N.-E., selon les localités. Ce vent peut souffler avec une certaine violence d'Airolo à Chiasso. Le chaînon qui se détache du Camo^hè et se dirige vers le Gambarogno par le Monte Ceneri partage le canton en deux parties distinctes ; il modifie la direction N. de ce vent qui devient alors vent d'E. sous le nom de (4 Muscendrin » (Montecenerino) ; il peut devenir très impétueux dans le bassin supérieur du Lac Majeur. Quelquefois ce vent du N. est chaud et porte le nom de favonio (fôhn), mais il n'atteint jamais l'intensité qu'il a fréquemment sur le versant N. des Alpes ; il est très sec (l'hygromètre ne marque quelquefois que 25%) et amène toujours le beau temps. Un autre vent chaud, mais très humide, est le sirocco, appelé ici a marenca » ou «marin», qui vient du S.-O. et peut souffler avec une force irrésistible. On craint beaucoup ce vent dans les mois de septembre et d'octobre, car il est accompagné de pluies torrentielles, jusqu'à 170 mm. en 24 heures. Au mois d'octobre 1907, où ce vent était

prédominant dans le Locamais, le pluviomètre a accusé jusqu'à 700 mm. de pluie, ce qui représente la moyenne annuelle de quelques localités^ du Jura et du Valais, et partant des inondations. Les crues extraordinaires du Uc Majeur dans les années 1868, 1872 et 1907 ont été causées par le marenca, lequel outre les averses abondantes qu'if provoque, empêche la sortie des eaux de l'émissaire vers Sesto Calende. - [O. Mahiaki.]

Flore. La flore du Tessin peut être divisée en deux régions : a) la région insubrienne des lacs qui comprend en partie aussi les longues vallées du Tessin et de ses affluents et b) la région alpine^, s'étendant au-dessus de la limite supérieure du châtaignier (environ 1000 m.). La région insubrienne correspond a la partie mériaionale du canton, au S. d'une ligne tirée de Bellinzone à Locarno; à la région alpine se rattacherait le reste du canton. Il n'existe toutefois pas de limite absolue entre les deux régions au point d§ vue de la flore; les vallées chaudes- du N. du canton donnent asile à un grand nombre de plantes oe la région des lacs.

Ainsi l'on rencontre dans le val Bedretto, au-dessus d'Airolo, à une hauteur de 1^0 m., le Carex nitida, un représentant typique des pentes rocheuses et brûlées du Valais, en compagnie d'autres types du Sud, tels que Galiuni rubinmiy Stachy$ reclus^ Polygala vulgarts, 8. 8p. coniosa, Galiuni mollugo, etc. D'autre part, les j)entes montagneuses du Sotto Ceneri abritent une riche flore alpine et subalpine ; beaucoup de plantes alpines descendent jusqu'au voisinage immédiat des lacs, ceci grâce à l'escarpement des pentes et à l'humidité des bas-fonds^, d'autre part, la forte insolation de ces régions a même créé,' dans* les endroits élevés, un état de choses favorable à Tacclimatation des thermophytes ; ce singulier mélange de plantes d'altitudes très dinérentes est un trait caractéristique de la flore du Tessin. Ainsi l'on trouve à Vira et à Gerra, au bord du lac Majeur, la rose alpine à couleur de rouille, à une altitude de 205 m., et le Paradisia UHastrttnij près de Bignasco, dans le val Maggia. 'Par contre, en'fait de stations élevées, on trouve le châtaignier, Castanea sativa, dans le val Bavona, jusqu'à 13w'm., le IStipa pennata^ dans la même vallée, jusqu'à' 2100 m., le Carex nitida, sur l'arête qui sépare l'alpe Robiei du Lago bianco, val Bavona, jusqu'à

Formations botaniques. En ce qui concerne la géographie botanique du Tessin, les formations les plus caractéristiques sont les suivantes :

A. Formatioiis des forêts et taillis. 1. Forêts de châtaigniers. Le châtaignier cultivé est l'arbre le plus caractéristique du Tessin ; il se trouve surtout répandu partout aux altitudes 'de 350 à 700 m. Les pentes rocheuses abritées du vent lui conviennent particulièrement. Dans le Tessin, cet arbre évite les sols calcaires ; il se plaît surtout dans le N. du canton et dans les positions élevées, sur les pentes chaudes et exposées au midi. Il n'est

Sas très sensible au froid. I) après Christ, on ' trouve es troncs d'âge avancé ayant, à la hauteur d'un mètre et demi, un pourtour de AS ^1^ mètres; par exemple, près du village de Peccia, dans le val Lavizzara et à Ureno dans le Malcantone. A côté des forêts à haute futaie, où il est cultivé à cause, de son utilité pour l'alimentation d'une nombreuse population, on le plante aussi beaucoup comme taillis a abattre périodiq^uement. Dans la première année qui suit l'abatage, il se forme souvent des rejetons de 2 a 3 m. de hauteur. Ces taillis fournissent

tière. 2. Taillis de chênes. Lechéne

g circoDréreace, i

de haute tu'

plue chaudes de cette régioD, le chêne en taillis orétentaM

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