I. Chtuignitr d* i.i a. «uivanleB
. . f.___i. ifvercui ta-
nuginoia ,
l'essence prJDcipale et Quercui leaiiliflora, Quercui cerrii ; on t trouve entre antres le laurier IZrfiurtii nobiliê), le riétre houblon [Oitrya itaiica) et le frêne à manne {Fraxinui omus). 3. Les bas taillis. On les trouve Bur des pentes pierreuses et â sol puu profond ; ainsi au boni du Uc de Lugano, exemple digne de remarque, on les rencontre entre Gandrie et Oria, où la crois- BBRce de ces taîllis est si rapide qu'on peut pratiquer l'abatage tous les six ans ; le reuouvellemeDl se fait de luimême par les rejetons. Jamais on ne proche i l'arrachage complet, en sorte qu'on peut considérer cette végétation comme une forêt naturelle. Un caractère spécial de ces taillis est le nombre considérable d'espèces qui s'y rencontrent ; on ne peut même presque pas dire qu'il ï ait des eppèces tout à lait dominan-
pêces suivantes ; Cellii australû, Cytitti» labumum, Laurut nobitii, Ueipilus gernianini. l'olivier aauvaae, le Uguier, le châtaignier, le chéné velu et XOttrua italiea. 4. Forêts alluviales. On voit f^uemment sur les alluvioDs, au bord des rivières, ,dce bandes de terrain recouvertes, S lus ou moins, de peupliers, de saules, 'aunes, etc. Elles se présentent surtout dans les vallées du S., déjà près d'Ambri, et tout spécialement de Giornico i l'embouchure du Tessin dans le lac Majeur ; ïBippophaë et le Toniorij gerntanica, n y manquent jamais et furmeot tréi]uemmeDt des Mot* au milieu du lit des rivières ; ce piiénomène se nrodnit aussi quelouefois au mitic
peupliei
etula 1
des prés des vallées du Sbtio portent surtout des
, Papvï
. i, des boos arbres très
claineraés et donnant peu d'ombre n'e pèchent pas la croissance de l'herbe. Canloo da Ta On les emoDde quelquefois périodiquement, comme par exemple dans le val Vedeggio. 5. La forêt de bouleaux. Le bouleau, Beiula terrueosa, a pour le Tessin une Importance toute particulière, car cet arbre, peu exigeant sous le rapport du
sol, s'êlablit même sur les pentes les plu:
plua sèches, toutefois, de préférence, i l'eipotitio:
souvent dans les " — ' — ■ '"'
pentes les plus dénudées
iréférence, â I
de bouleaux formant la lisière des forêts de châtai^l
ipies
S. Le noisetier, Corylua aveliana, forme, au pied S. des Alpes, sur les éboulis un peu escarpés, des colonies qui pénétrent fréquemment jusque dans la région de I épicéa; d'après R. Keller, une de ces colonies s'étend sur les DsncB N. et E. de la Punla di Larescia. près d'Olivone. D'après les recherehes si exactes de Keller. l'origine des taillis de noisetiers est accidentelle: elle doit être attribuée soit à l'extension de la culture aoit au pâturage et à la (lent du bétail. 7. La forêt de hêtres prospère particulièrement à l'altitude de 800 à 1300 mètres. U plus haute altitude du hêtre atteint 1700 m., dans la vallée de Verzasca. et dans le val Colla. Tandis que dans tout le Sotto Ceneri. à peu d'exceptions près, le hêtre forme la ceinture supérieure des forêts alpines, on le voit s'intercaler, dans fe N. du Tessin. entre le châtaignier et l'épicéa ou le mélèie. La forêt alpine de hêtres est aussi un pâturage permanent : en beaucoup d'endroits la forêt est si claire qu on pourrait le conaiJérer comme un pâturage planté d'arbres. Autour des chalets des Alpes se trouvent souvent de remarquables exemplaires de hêtres servant d'abri contre le vent et le soleil. Les eonilères sont représentés surtout par le sapin lépicéal et le mélèie ; dans le Sotto Ceneri se trouve aussi le Pinut 7}iontana: dans le N. du Tessin, isolémeni. l'arolle, i'iiiut centbra, et cela seulement sur le versant S. du Luknanier, au lac Ritom, prè« de Piora. sur l'alpe Csmpo la Torba, dans le Laviizara, et surl'alpe de Formaizora, dans le haut Bedretto. L'épicéa forme. sur les versants N. des vallées, des forêts très étendues. tandis que. daos le Tessin méridional, on ne le trouve qu'au val Canegg'io, sur le côté N. du Camoghè. L«s écorees d'épicéa ou sapin rouge sont très emp lovées par tes tanneries du paya qui ont ainsi celte matière sans difUcullé â leur disposition, car on utilise de préférence les écorees des arbres de 30 à 30 ans, qui donnent un tan de meilleure qualité que les jeunes arbres. Le mélèze est l'arbre caractéristique des hautes régions de montagne. Dans les parties inférieures, il est isolé ou forme de petits groupes a l'intérieur des forêts de
n sans mélange a partir de l7ou m. ji
qu'i la limite supérieure des forêts. D'autre part, As le Tessin méridional, le Larix decidua
■in. Teiunls et Isa Dsnti dslti Vsecbia, vus du Nord-Ouett,
presque exclusivement l'essence des forêts que dans "lia région du Camoghè où il se trouve parfois| en compagnie du hêlire, landii que te aol est couvert par l'aune
IBS
alpin et te rhododendron. Indiquoni eii6n une particularité spéciale aux arbres du Tessin ; leur limite supérieure est iDiérieure de SOO i 300 mètres à celle du canton voiain du Valais ; c'est ce qui ressort du tablean
Limites mpérieurei,
TesaiD. Valais, Grisons.
£pic^. (Picea excella) .CD'
viroD 3000 m. 3260 m. 21M m.
Mélèze. (Larix europma) :
environ 2010 > 2400 • 2280 »
Arolle. IPinui cembra) : environ 2130 . 2470 . 2400 r,
Limite sup. de* forèla : environ . 1920 » 2150 . 2170 .
La forte proportion des précipitations atmosphériqoes et l'altitude moyenne beaucoup moindre des Alpes du Tessin, comparées i celle des montagnes du Valais et des Grisons, sont la cause de celte différence frappante.
il. La bruyère consiste principalement en colonies de demi-arbrisseau;! ou de buissons nains à Teuilles rigides, croissant sur un sol aee et sablonneui ou riche en humus. Les types suivants se présentent au Tessin : le genêt, Snrothaiimus icopariui, souvent comme sousbois dans les forêts de châtaigniers; la bmyiTe proprement dite, CaJIuno vutgaria, remarquable par sa grande eitension entre Isone et Ronco; la fougère, Pteridium aguilinum, servant soit de pâture, soil de litière pour le petit bétail ; le Rhododendron ferrugineum, a une hauteur d'environ 1700 à 9300 m., et la formation de ta bruyère naine alpine crois- . sant au-dessus de la "limite supérieure des forêts, jusqu'au-dessus de 2800 m,; elle se compose également de petit» arbrisseaux nains rigides, surtout des éricacées,
C. Prairies alpines et pâturages. 1. Prairies grasses. Elles son) (ornées, mais toutefois les prairies fumées restent bien en arriére de celles du Nord de la Suisse et de la région des lacs. Cela se remarque surtout par l'alisence presque absolue de VAnlkniCMi. L'ne plante lrt-9 répandue dans les prairies transalpines et qui les caraclériBe, est VHolcui lanalus. On voit souvent, en grand nombre, dans ces prairies, de petites fies rougeâtres formées par une espèce d'o^itlet, la Ivchnide visqueuse, VUrtiria vulgaris ; le rriielum flavetceni, avoine jaune, s'y rencontre fréquemment, souvent en quantité prépondérante, et cela non seulement dans les régions basses, mais encore jusque dans les prairies de montagnes. A cette hauteur se trouve ensuite VAgroêtU vulgarit, surtout dans les prairies peu fumées et riches en espèces, dont ta plus caractéristique est le Polygonittit aipintmt, remarquable par ses bouquets de fleurs d'un blanc jaunâtre. Les prairies grasses manquent dans la région alpine proprement dite et la flore qu on y rencontre est à peine différente de celte du N. de la Saitse. 2. Prairies maigres. La majeure partie des espèces caractéristiques de Ta llore tessinoise appartient a ces prairies. Celte flore, très variée, provient de la diversité des altitudes, de la coniposition du sol et des différences très accentuées d'insolatwn, qui provomient de grandes difl^érences dans l'humidité du terrain. Qu'on pense seulement nui pentes des vallées basses, brûlées par le soleil du midi, et. d'autre part, aux prairies ombragées de la région du châtaignier, et l'on s'expliquera ainsi, non seulement les changements qu'on observe dans les végétaux caractéristiques, mais aussi ceux qui donnent â la flore entière un aspect tout différent. Il serait impossible d'énumérer ici tous les types de cette flore ; nous renvoyons te lecteur à la bibliographie qui termine cet article. 3, Pâturages t^t terrasses de foin sauvage. Le N. du Tessin présente un grand nombre de ces surfaces montagneuses â triste végétation, dont le type principal est le nard de montagne, Nardus itricta, dédaigné même par le bétail. Ces pâturages sont marécageux, entrecoupés de parties rocheuses et pierreuses ; ils sont de beaucoup plus
étendus que les autres pâturages qui, du reste, diffèrent peu de ceux des Alpes septentrionales ; le nombre des plantes apécialement sud-alpines qui s'y rencontrent
D. li'lore des ébouliset des rocher*. Quand le rocher n'est
ni ombragé, ni continuellement humecté, l'iasotation et l'aridité ne laissent vivre que des lérophytes ou thermophytes ; la flore est eitraordinairemenl riche en espèces ; ces plantes atteignent au Tessin leur production maximale en ce qui concerne le nombre des espèces et en Suisse le Tessin est. pour bien des espèces, le seul canton où elles soient représentées. Au point de vue de la nature des terrains celte flore se présente sous cinq aspects différente : campagnes rocheuses proprement dites, éboulements de rochers, rochers nus, éboulis et graviers. arêtes et sommets,
E. Flore des marais et des eaui. La correction du Tessin a considérablement diminué l'étendue des marécages ; on n'y rencontre plus que quelques prairies marécageuses près des embouchures de cette rivière, dans la
Cl Dion d
vallée de Vedeggio, entre Lamone et Agno, quelques petits marais dans le Mendrisiotto et un assez grand nombre de petites prairies marécageuses et tourbeuses dans les vallées alpines. Voici quelques plantes des marais du Tessin qui ne se trouvent que rarement ou manquent totalement dans le N, de la Suisse ; en de rares stations elles y existent â l'état sporadique : Cypenu longut, Cypei-vi serotinm, Thalietruni exaltaluni, Fimbritlyti» annua. Œnanthf peucedanifotia. Holotchœnut vulgaris, etc. ilne flore très riche en espèces rares souvent très disséminées, est celle produite par les hydrophytes ; on comprend sous ce nom les espèces conslam raient submergées, spécialement dans les eaux stagnantes, et celles périodiquement inondées croissant dans la vase et le sable humide des grands lacs. On peut citer, comme particulièrement riches en espèces : reitrémité nord do lac Majeur, près de Locarno, fa baie d'Agno au lac de Lugano et le petit lac de Muiiano, Les espèces suivantes se rencontrent dans ces lacs : ValJtsneria spiralà, IsoPtei cchinotpora, Caltilrïche aulutunalii, trois espèces d'ÉIa- Une, Trapa nalani, Lindernia pyxidaria, ScAtenopteclut supimu, Junciii lupinut, Heleocharis ovata, Montia rimilarù et Monlia minor.
itegions. Nous distinguons les régions suivantes: 1. Région des cultures ou des collines, de aOO à 1000 m,, c'est-à-dire jusqu'à la limite supérieure des grandes forêts de cliâtaigniers ; les formations naturelles caractéristiques de cette région sont : les taillis de chêne et d'autres essences, dans te fond des vallées, les forêts alluviales; tes prairies grasses y sont plus étendues que les maigres, qui se distinguent par la présence du Festiira iwina et du Feilucalieterophytla. Sur les pentes pierreuses et buisson-
la lloredes hydrophylea eal presque eidusivemeat restreinle à cette région el la lloredes prairies marécageuses pour la plus grande partie. Souveol aussi la limile supérieure de la région des cultures se trouve mamuée par uoe terraase naturelle. Itans celte région la culture est très inteusivp ; le nombre dea espèces cultivées est Ir^a élevé. Ce sont : la vigne. Do la cultive comme plante grimpante ; elle s'attache d'elle-même à des appuis de toute espèce aussi bien qu'aux arbres virauts; en forme de tonnelles ou de guirlandes, elle donne aux paysages Iranaalpins un cachet poétique (Chrisl) ; l'érable champêtre à petites feuilles remplace le plus souvent nos ëchalas. La culture de la viane est pratiquée de telle façon qu'elle rend pussihle, sur le même terrain, d'autres cultures, telles que celle des légumineuses, pois et haricots, li' mais, même aussi le millet. Le canton do Tessin produit principalement du vin rouge dont ta hible acidilë et le goût prononcé de terroir trahisseot une forte insolation. Les souches sont surtout celles d'espèces bondola, barbera, spanna dans le SopraCeneri et américaines ( Vilii labriuca), considérées comme les plus résistantes aux ravages des parasites.- Od voit des ceps isolés près d'Arvigo. à une hauteur de KO m., tandis que la vigne ne dépasse pas l'altitude de 750 m, La superficie des vignobles a diminué considérablement dans les dernières décades ; en 18TC, le canton du Teasin, avec 7188 ha. de vignes était le principal producteur de vin de la Suisse ; en 1888. il n'en possédait plue que 66t0 ; en 18117, on n'en comptait plus que 5643, en 1Ô06, jIW ha. Le mûrier |Mon« al baj esl ordinairement planté le long de» champs en longues liles ou aussi dans tes prés avec un assez grand intervalle entre les arbres, Son brillant feuillage donne à cette région de culture un caractère spécial. Au val Maggia, jusqu'à Broglio, le mûrier s'élève jusqu'à 750 m. ; il atteint SlOm. dans le val Blenio, entre Aquila et Olivone. Les centres principaux de la culture du marier sont : le Mendrisiotto, les parties inférieures du val Colla, le val Vedeggio, la Riviera, de ijellinione. I.ocarno et Brissago, enfin le val Maggia en aval de Cevio, Le maïs (Zea tiiays), qui fournit le mets national des paysans lesslnois (polenta). croEl abondamment dans les vallées chaudes et numides du canton. A coté de ces trois cultures principales, on en rencontre encore un grand nombre d'une moindre importance. Ce sont surtout les arbres fruitiers et les légumes, spécialement dans le voisinage dea habitations, ainsi le pécher, l'abricotier, le cerisier, le poirier, le pommier, l'amandier et le llguier. Dans le district des lacs, surtout autour de Lugano. près de Gandria, et près de Locarno, l'on trouve encore l'olivier {Olea ciiropaea), plutôt comme arbre d'ornement que comme végétal productif. Vers la lin du XVIU* siècle, l'olivier était encore Rsseï répandu dans le Tessin méridional. Fâsi dit qu'en 1772
TES
rtait encore beaucoup d'oliviera autour de Lugano a utilisait spécialement ses branches pour la fête des Rameaux. Comme aecoode culture, après la récolte du seigle, on aème fréquemment du blé noir ou sarrasin qui est aussi employé dans l'alimentation ; la récolte a lieu en octobre ; la culture dn millet et dn fenouil est devenue de plus en plus rare ; par contre. celle du tabac forme un trait caractéristique de la région des cultures. 11 ne reste qu'à mentionner la flore exotiouc des jardins et psr<-s du Tessin méridional, admirée par tous les visiteurs de cette contrée. Elle se développe surtout hors des limites du canton, par exemple dans 1b Villa Carlotta |lac de Corne > et dans les Iles Itorromées, près de Pallania. Ces parcs et jardins renferment un grand nombre de végétaux subtropicaux des deux hémisphères. ..__! ,. ,. . — ''iicrranéenne est représentée
par
laurii
. (.Ver
■pin I
'Alep, te cyprès ; les camélias, le mélèie doré, le pin ne lesso. le lilas du Japon, le nétlier japonais, etc.; le S. de ta Chine et l'Inde, par le camphrier. l'arbuste à thé, les diverses aialées; l'Himalava.
fsr le Pinui excelsa, le Cupreiiiis torulosa ; Australie, par les diverses espèces d'Eucah-ptus et d'Acacias; l'Ile de Norfolk, par i'Araucarm excelta; la Californie, par le Séquoia giganua; le Sud des États- l'nis par les magnolias et le cyprès de Virginie; les plateaux élevés du Mexique, par VAga\'e amerit^ana et le Piaa$ reiigioia, et même la Polynésie par an cocotier. JubiFa ipeclaiiilii.
3. Région de montagne, aussi nommée région du hêtre : elle va de 1000 à 1500 m. où elle atteint la xone des forêts : ta forêt est un mélange de bouleaux, d'aunes et de noisetiers. Parfois les fougères y Jouent un rôle important. On y rencontre partout la Hore spéciale aux éboulemenis rocheux. C'est la limite extrême des céréales : la culture des prairies faiblement fumées y est particul:
spécialement le Feati comme types des nombi monta subalpins,
3. Itégion subalpine. ' elle va de 15(X> à 3000 m, environ ; on la parUigt^ ei: sous-régions : celle de l'épicéa, de 1500 â 1750 m. el du méle7.e de 1750 à 2000 m. Les prairies grasses nuent, les graminées des terrains secs, les agrostia brachypodes gagnent en importance ; les prairies mai -■'-—■ ■ plus fréquentes. Les endr--"- ' '■'" -
éléments de la dore de*
la région i
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les
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l'arbri!
passage des avalanches se rencontrent souvent l'aune alpin el le rhododendron. Cette région subalpine se trouve presque entièrement dans le Tessin septentrional -. au S, de Bellinzone. elle n'est plus représentée que dans la région du Camoghè. On remarque l'apparilion de l'arolle formant quatre petits îlots. La llore est moins riche; c'est un mélange déplantes subalpines, montagnardes et alpines, consistant principalement en espèces très répandues. On exploite surtout les bois; c'est la région de transition de la culture des fourrages à l'alpage,
4. Région alpine, Elle se compose des régions supérieures à 2000 m. On y voit les derniers restes des arbres forestiers, te mélèze et l'arolle. La végétation ligneuse n'est plus représentée que par l'aune alpin et les rhododendrons, dans les endroits les plus élevés par la bruyère. Le nard est la formation caractériatique et principale de cette région ; sur les meilleurs sols croit le irélle alpin ; sur les pentes escarpées, le foin sauvage, tantr>t en touiïes, tantôt en pelouses. Cette région se subdivise en région alpine proprement dite, entre la limite des arbres et celle des neiges persistantes ; on y remarque rapi«riiion de plantes rares a l'E. et à l'O. des Alpes, et en région nivale, au-dessus de la limite des neiges persistantes ne présentant qu'un petit nombre d'espèces, surtout de celles croissant sur tes rochers et les Bommets.
Le fond principal de la flore tessinoise consiste en éléments si Ivestres- bal tiques, c'est-à-dire que, malgré sa
s'étend ant de l'Atliotii^ii par le centre e ! " . .
trionale. Quant i ya distribut du Tesalu, coi
distingue par
pèces sudilpines e.. „ .^. ,.. ..,.,„.
terrané^nnes. Les lérophytes méditerranéennes, que les éléments alpins de'l'E. et de l'O. ne jouent qu'ui rûle tr^s secondaire (environ 3°/,,)- On serait tenti! di considérer la partie inférieure du Tessin comme une en clave de la flore méditerranéenne, mais ce n'est pas II cas puisque lea plantes de la ilore tessinoise forment une bande presque continue au pied S. des Alpes et que l'exialence d'un assez grand nombre d'espèces qui en Suisse ne se rencontrent que dans le Texain peut i^lre constatée jusqu'en Frioul et le long de la Dinara jusqu'en Herzégovine! par contre, du côté de l'O,, le raccordement, au moins de quelques espèces, avec la Ilore méditerranéenne est hors de doute. Les conditions eitraordina ire ment favorables au développement de la flore tessinoise méridionale résultent à la fois de l'abri formé par les Alpes contre les vents du N., et de la puissante insolation. jointe aux abondanles condensations atmosphériques. C'est i toutes ces circonalances réunies que le Tessin doit sa végétation, dont le caractère luxuriant ne se rencontre que rarement et dans dea conditions tout à fait particulières dans la région méditerranéenne. Les lérophytes n'y jouent qu'un rôle très secondaire et encore seulement lorsque des circonstances eiceptltinnellement favorables leur permettent d'étaUir des colonies.
Pour les Qores spéciales, on peut consulter les articles snivanls du présent dictionnaire : Pizzo Camoghè ; Monte Generoso : district de Locamo ; val Maggia ; lac de Muzzano ; val Piora ; le! monta San Giorgio, San Salvatore et Saint-Gothard, lïni Ilore locale particulièrement riche est celle dcser' '
Gandria, à l'O. de Lugano. Trois facteurs très favorables se réunissent ici et permettent rétablissement d'une flore de thermophyCes : I influence des lacs, la situation de la contrée tournée . au midi et la nature calcaire du sol. C'est pourquoi la végétation, entre Gandria et Caslagnola présente un caractère méridional ^ue ne possède —
taillis
des
w. Que
- . - DBffy-
gria, Cellit auairalis. Cornu» moi, Prunui MahaUb, Cytiius Labumum; le laurier et le figuier sont représentes par un certains nombre d'inlividus ; tout à cdté se trouvent alternativement des surfaces rocheuses plus ou moins étendues entre lesquelles s'étendent des prairies maigres du tjpe du nard et de la bruyère : comme principaux types de cette Oorule, citons les suivants : Bnamnui in^calttti, Fumana proeumbeni, Anteianchier i'u2gorii, Slipa pennala. Uetu-a ■■iliata, Srotiiui erectut (a. ap. condetuatuii, Acerai anlhropophora, Lilium croceum, C.'Jemaci* recta, Eryainium helvelicum, Ruia horleruit, Dictamnui albu», Campanula ipicala. Phyleuma comiculatittn, Chryianthenium corymbotum, Lacluca perennis ; sur les rochers et dans )<>s gorges humides, Ptei'iierefiro.Surles parties presque inaccessibles des rochers, à la Rocca di Gandria, on trouve fréquemment \ Agave americana, tout à fait acclimaté, et le long des chemins, au liord du lac, l'on rencontre de temps en lemps, quelques oliviers, derniers vestiges d'une culture jadis plus importante. En amont de Castagnola et au-dessus du terrain cultivé en terrasse, se trouvent de petites forêts de châtaigniers ; voici les plantes qui s'y rencontrent ' Fe*tuca mina var. capltiata, Opiirys apiff^a, Urnithogaluiii pyrenaKum,Lalhyruin>i>nlanu>var.tinifoUus,l.alhyrut vernui var. gracifii, fieio Gnrardi et Vicin lenui/'olia; sur le bord des chemins, Vicia viliosa, Trifolium t-ubeni, Geniala gemianica. aussi bien la forme typique que la variété inermis. Ariitolochia rotuiida, Thesium bavamtn, Euphratia bi-evipita. Cenlaurea variegala, etc.
Bibliographie. A. Bettelini, La (lora legnusadel Solto Cenere. Zurich, 1905, avec 6 pi. et une carte forestière. Chenevard, JVole tvria lacune teaiinoiie. Boll. délia soc. tic. di se. nat. Vol. 1, 1904. p. iS-^T. i^ même, Conlributiant (1 la flore du Testin. Ilull. de l'herbier lioissier, vol. II, 1903, III, I9U3 et IV, 1901. P.il. Christ. Pflamen- Ubeii der Sehieeiz (i819j, dat insubriKhe Seengebiel,
Alb.
. . . inMtibrica. Zurigo, 18J0. B. Freuler, Fontlithe Vegetationtbitdet oui deni tûillichen resiin. Verh. der achweiï. naturf. Gesellschaft. Locarno (1903) mit 9 Tafeln. R. Keller, Vegetationtbitder ans dent val Blenio. Milth. der nalum'. Ges. in Winterthur. Hefl IV. (1903),
I Ueft V, (190i). F. Merz, Die foriltichen Verhâilniae det
Kanumi Tfuin. Verh. der schweiz. naturf. Geeellech.
I Locarno, I90Q, M. Rikii, Zur Kenntni* der Pflanieiiwel.
TES
(tel Kt. Teitin. Bericht X, der lûrcA. bot. Getelltchaft, 1907. C. Schroter et H. Rikli Bolaniâche Ejcurrionen im Bedretto, Foitnatta und Boicolal mit iO Tafeln. Verhandl. der ichoeii. aattirf. GesellBchaft. Locarno, 1S03 et Zurich, 1903, lu. RikmO
Économie agricole et foreâtière. Les ënormea diué' rences d'altitude des diverses régiom du canton, qui varient de 900 à QOOO-3000 m., provoquent une grande diveraitë de climats et de culture du sol. Tandis que les pniries, les (oréts de conifères et de hêtres
6 rédominent dans lea quatre principales vailles du ., Masgia. Veriasca, Léventine et Bfenio. nous trouvons, duna la région baaae, des vignobles éleodus et des champs plantés de nombreui mariera pour l'élève du ver à soie; les venants des montagnes sont couverts de châtaigniers, de hêtres, d'acacias et d'autres espèces forealièreB du midi. Les deux tiers de la population du canton s'occupent de l'agriculture; celle-ci est encore aujourd'hui assez peu développée, malf^é les efforts du gouvernement et de la Société d'agriculture laquelle compte actuellement plus de 3000 membres. Les causes de ce Scheux état de choses doivent être recherchées en
celle ment de la propriété
gralion périodique pour
tre-mer. La
l 'extrême des
en particulier dans les com-
montagne.où certaines familles possèdentquelquefois 100 à 300
pat
:elle!
plu-