‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 199 sur 225 · TE · texte numérisé non relu

TE

Prai* d'exé- Subvention Nombre, ciition. fédérale.

Fr. Fr.

Deiséchements. ... 1 1414 493

IrrigaUnns 11 113781 27741

DéfrichemenU . ... 3 33812 6650 Améliorations d'alpages 17 58565 16704 Constructions d'abris p' le bèlail sur les alpages 23 11K54 25577

Conduite* d'ean ... 90 76ffîB 2063S

Chemins d'alpages et

pont* 38 200514 66933

Total fi3 805^! IBBO"

La subvention fédérale s donc élé en moyenne de 37 *L\ le canton a contribué à ces travaux pour environ 130000 francs, soit 20</, de la dépense totale.

Les dépenses totales faites pour l'amélioration de* forêts et du sol cultivé ont donc atteint, pendant ces 15 dernières années, la somme de fr. 3200000.

Chasse. La chasse, comme l'agriculture et l'économie forestière, varie suivant l'altitude. Le gibier alpestre ne

comprend que les chsmois, les marmottes, les grands tétras, les tétras à queue fourchue et les bartavelles, Après que la Confédération eut mis en vente, au prix de 5 francs pièce, le Vetterli et le Peabody, presque tous les alpBges eurent leurs fusils et le gibier, particulièrement le chamois, a considérablement diminue, si même il n'a pas été complètement anéanti. Il est vrai que depuis de nombreuses année* on a réservé deux districts francs pour la protection et l'augmentation du gibier. Haie la surveillance y est difficile et les braconniers sont nombreux, aussi ces districts francs ont-ils peu d'importance. Dernièrement, quelques réserves ont été créées pour le gibier de plaine (lièvres, perdrix, etc.); par suite de la surveillance plus facile qu on peut y exercer ces réserves auront certainement un meilleur résultat. Les filets i oiseaux appelés ■ roccoli >, employés jadis particulièrement dans le Sotto Ceneri, et aujourd hui encore en quantité en Italie sont interdits par la loi fédérale. Malgré tout, le nombre des représentants de la gent ailée n'a pas augmenté; on attribue ce fait a l'absence d'oiseaux indigènes qui attirent les oiseaux de passage ; ceux-ci n'éUnt plus retenus vont directement du S. au N. sans s'arrêter et sans nicher. Le nombre des oiseaux diminue toujours davantage, par suite de la chasse insensée qui leur est fbite en Italie avec les filets : les rare* oiseaux qui s'installent dan* le canton sont alors poursuivis par une légion de chasseurs.

Dans aucun canton le nombre des permis de chasas n'est aussi considérable : en 1905 il en a élé délivré 3163 à 10 fr-, ce qui donne un chasseur par 65liabitanta, sans compter naturellement les nombreux braconnier*, tandis

ton de Berne. 1 sur 580 dans le canton de Yaud, 1 sur 344. Il est à peine besoin île dire que la chasse dans le Tessin ne donne pas de grands rëaultdt!, aussi la plus gnnd<^ ptrtie dm chasseurs n'envisagent-ils la chose que comme un eiercice hygiénique en plein air, où l'on tire quelques petits oiseaux, qui, mangés avec de la polenta, constituent uneicellent mets. Afin cT empêcher la capture d'oieeaui au moyen d'engins défendus, la Confédé ration et le canton ofb'ent des primes aux destructeurs de pièces. En 19(6, les douaniers et tes gendarmes ont reçu 568 francs pour la destruction de STilOl engins interdits. D'autre part, une amende a été imposée à un certain nombre de communes Bur le territoire desquelles ces engins avaient élé trouvés. Pèche. La pèche est beaucoup plus importante que la chasse ; cependant le Tessin, riche en ruisseaux, rivières et lacs, pourrait y trouver des ressources bfaucoup plus considérahles, 11 n'existait jusqu'ici de pêcheurs de profession que sur les rives du lac de Lugano et du lac Mi jeur, mais là aussi, la pèche était bien plutôt une exploit) tlon eicAsive, faite par des gens qui ne se souciaient auci neinentde la conservation ou de Is multiplication du poisson. Tandis que les eaui du canton sont placées sous le régime des lois fédérale et cantonalesur la p^che, les eaux interna tionali». telles que tes deux lacs Majeur et Lugano, laTresa, la Breggia. etc., sont soumises à une convention ilalosui«ae qut vient d'être renouvelée. Dans les rivières et dans les lacs alpestres, la pi^clie est restreinte presque complètement à celle de la truite ; chaque année, le repeuplement se fait au moyen de 500000 alevins ; les résultats du réempoissonnement sont très favorables, si bien que de» cen-

..1 — j. î.i ; 1^ i:, — I — . -- ^e [eura familles en

^, Durant ces B d'établissements de pisciculture qui sont subventionnés par la Confédération et le ranton. Outre les (pufs détruites, ils font écloreel élèvent environ 300 000 œufs decoré^onesi les carbone», ainsi que les truites de lac, sont jetés dans le lac dé Lugano et le lac M^'eur, Dans la région du lac Piora on trouve des truites saumonnées. Un ya introduit le Rcithel, poisson spécial du lac de Zoug qui parait s'y être acclimaté. Outre la truite, on pèche aussi l'ombre et l'anguille ; mais cette dernière est devenue plus rare dana les eaux tesainoises, ensuite de l'établissement d'un barrage à l'eilrémité du lac Majeur, en aval de Seslo Calende, lequel empêche la remonte de ce poisson qui fraie dans la mer. La nouvelle convention avec l'Italie prévoit l'établissement d'échelles à poissons qui Tacillteront la remonte des anguilles et des aloses (agone).

On évalue le produit de la uéche dans les rivières du ^opra Ceneri à 30 000 fr., dans le Sotto Ceneri à 12000 fr,,

laines de pi^clieurs à la ligne Font vivre leui

Srande partie avec le produit de leur péclie emières années, on a fondé une quiniaine

TES

tandis que la pèche, dans la partie suisse dn lac Haieur.

•'élève a50000 fr, et dana le lac de Lugano à 1851100 fr. annuellement, Uans le Tesain, les poisaona qui ont une importance particulière pour La pèche, sont : la truite (Salmo variabilul. le brochet {Eioj! luciua/. l'aloie (.Humt Jinial. la perche {Perça fluiiialilitl , l'ombre iTht/mallui oulgarit!, la tanche /ri»ca vulgarit/, la chevaine jSifualiui cnvedanuil, le strigion {St/ualiut AgatiiziJ . l'anguille {AnguitUt fulgarù). la carpe tCyprinut carpio), le barbeau (Barliua ftuvialitiii), le gardon galant et celui des pauvred {Leuciicv$ pigua et auta), le corégone helvétique (fera) {Coregonui lielreticut) l'alborelle [Alburnm alboi-ella]. IMsRi. Iii-p. des forêu.)

Population, Le canton du Tessin a deux aystémes de recensement, celui du recenaenient fédéral (qui donne la population de r^idenre ordinaire et la population de fait) et celui du recensement cantonal (q^ui donne la population de droit). Ce dernier, qui a provoqué un conflit entre deux tendances opposées, celle du principe de l'origine et celle du principe du domicile, est maintenant réijlÉ par une loi du 1" décembre 1890 (legge sulr anagral] cantonale), que

les deux tendances. D'après cette loi, sont exclus du dénombrement, les étrangers, les Tessinois domiciliés dans les autres cantons et ceux qui sont domiciliés à l'étranger depuis 4 bdb ou qui f ont le siège de leurs alTaïres. Par suite de ces restrictions, le recensement cantonal de 1901 n'a donné qu'une noputation de 114 181 âmes, dont 111 337 Tessinois et J8f4 confédérés, avec 32802 citoyens ayant droit

Tessinois, 33:% confédérés, et 30457 étrangers. Par sa population, le canton du Tessin occupe ainsi le huitième ran^ dans la Confédération, tandis qu'il tient le

HOU le 220 "»/„, [Genève xii ~i„i ,

a* '"U (Genève 27*ai; i, et Yn

le TaB "/(o (Genève ■M)'<0/^). Les étrangers '" presque totalité, des Italiei """^

ir la situation du canton :

itionalilé, on comple4^Al , __. ..

Français et 51 Anglais. La grande majorité des Italiens est représentée par une population ouvrière établie surtout dans les districts de Hendritio, (0404 Italiens sur liSfî h.), de Lugano (9599 sur 450311, de Locamo (4533 sur 2i594J^deBellinïone(40Q9 sur 17742) et la Riviera {Wol sur 0024), tandis qu'il y en a très peu dans les vallées dépourvues d'industrie ; la Riviera attire le* Italiens par ses carrières de granit.

En 1888, la popuUtion était de 126 751 h., dont 106638 ressortissants du canton, 182H3 étrangers et 1840 confédérés. On constate ainsi que l'augmentation de population (11 887) est due à l'immigration. L'élément tessinois est au contraire en diminution (-1785), ce qui est dii à l'émigration.

Depuis 1^0 le mouvement de la population est le aui-

1S50 117759 habiUnta (dont 7807 étrangers) "^"""'" - 6675 1

IHW) i;«394

Ce tableau prouve que sans l'immigration. I* population aurait été à peu près etationnaire. L'augmentation, en elTet, a eu lieu surtout dans les centres (Lugano. Bellinione, Locamo, Mendrisio avec Chiasso) où affluent lea étrangers. Il faut ceiiendant remarquer qu'à l'époque du recensement les émigrants périodiques de l'émigration d'hiver (rôtisseurs de châtaignes, marchands d'oranges et fruits du Midi), étaient absents du canton et que ceux de l'émigration d'été (terrassier*, maçons, plitriers. pein-

TES

très, tailleurs de pierres, vitriera, ramoneun, etc.) n'étaient pas encore tous rentrés.

Quant à la natalité, le canton du Tewin, a eu, en 1905, U29 naissances anr 143180 habitants c'eat-à-dire environ 309 naissances sur 10000 habitants |Q84 en Suisse). Il y a eu 2930 décès, c'est-à-dire environ 206 sur 10000 habitants. L'excédent des naissances a provoqué, en effet, une légère augmentation de la population, oui aurait élÉ plus marquées! l'émigralion n'en avait absorbé une partie. Quant au seie, à la tangue, à la confession religieuse, à l'état ciiil, la population se répartit coHinie suit (recensement fédéral de 19001 :

aj Seie ;

Masculin 63907. soit le iâ%

Féminin , . . . . 75731. » 55% 138 63B al Langue maternelle :

[tatien 131774. soit le tl7 %

Allemand 3 180. - %2 %

Français iKi.\

Romanche .... 107. soit le 0.8 %

Autres tangues . . . 1"i.)

bj Confession ;

Catholiques .... 1358-28. soit le 98 "/o Protestants .... -2209. • 1.6%

Juifs

La religion catholique est la religion du pays ; elle est même reconnue comme religion de l'Ëlat par la Constitution cantonale de 1830, Les '2209 protestants sont pres- 3ue loua des Suisses d'autres cantons ; un petit nombre e Tesslnoia ont passé au protestanlisme, i Biasca et 3 Novaggio en particulier, cl Etat Civil :

Célibataires .... 84182, soit le 60%

Mariés 43948, > 32%

Veufs 10431. I „„,

Divorcés 78 I ' ° '"

Le nombre des maisons est de 95707, celui des ménages de 33 263. ce qui donne une moyenne de 4,17 personnes par ménage, La densité de la population est de 51 h. par km' i le Tessin occupe le vmgtième rang sur les 25 cantons, en Suisse.

Éniiifratûm. Les Tessinois. et spécialement les habitants dc!S districts de Lu^ano. de l^carno et de Hendri- 8io,ont déjà, depuis des siècles, fourni un important contingent à l'émi^tion. C'est ainsi que nous trouvons des artistes tessinois dans tous les pays de l'Europe, déjà aux XV', XVI' et XVfl* siècles; ils ont laissé maintes traces de leur génie comme peintres, sculpteurs, architectes el stucateurs. Plus tard, tes ressources du pays ne suffisant pas aux besoins d'une population grandissante, surtout en l'absence de toute industrie, les hommes commencèrent à émigrer un peu partout. L'industrie n'aurait d'ailleurs pu se développer par suite des barrières qui séparait le pays du reste de la Suisse el des autres nations, les Alpes au N,, des droits de douane très élevés au S. L'Italie du Nord voit aHluer une foule d'ouvriers et de propriétaires de foura i briques, sortis du Sotio Ceoeri ; en Toscane, une quantité de peintres de Ronco s, Ascona ; à Florence et plus tard à Rome les émigrants des terres de Losone. prés de Locamo, en qualité de rémouleurs et couteliers ; à Livoume les Pedemontesi (à l'entrée du val Onsemone) en qualité de portefaix et ne-

Bocianta en denrées coloniales ; dans le Piémont les inseroonaïs employés dans l'industrie de la paille taquelle, jusque vers 1870. était aussi llorissanle dans leur vallée et n'en a disparu que par suite de la concurrence étrangère et des droits d'entrée très élevés aue perçoit l'Italie sur ce produit; dans les principales villes de l'Italie et de la France, surtout à Paris et a Londres, les employés el les propriétaires de cafés, restaurants et hôtels, sont des ressortissants de Brisaago, du val Blenio et de la Léventine ; en France, les habitants de la Iliviera émigrent comme vitriers ; dans tous tes cantons de la Suisse allemande les colporteurs (ferblantiers, vendeurs de clochettes et de lunettes! du Gambarosno. de la rive gauche du Lac Majeur sont bien connus; du val Maggia et du Blenio

TES 607

sortent en hiver les rôtisseurs dachitaignaa qui se rendent :dans toutes les Tilles de la Suisse, de la France et .même de l'Angleterre. Dans la seconde moitié du siècle passé les. raines d'or d'Australie et d'Amérique attirèrent une quantité de Tessinois de toutes les vallées du canton. apécialement du val Maggia et <lu val Verusca ; celle émigration outre-mer est toujours très intense ; elle a pour destination, à l'heure qu'il est. la Californie. »i'i ces paysans restent, pour la plupart, ildeles i l'agriculture et s'établissent à la campagne, surtout dans nndustrie laitière. Cependant, les émïgrants du SotIo Ceneri recherchent plutôt l'Amérique duSudoù ils se distinguent

j-, , .:!, j^g bâtiments ainsi que dans le coni-

mes des plus Importantes maisons de )s Aires, ttosario el Monlevideo appai^ tiennent à des Tessinois. Quelques Luganais ont fait di^s fortunes considérables dans le Nord de l'Afrique. Iles ressort isssn ta des communes d'Ascona et du Cambat«gno exercent à Paris et dans d'autres villes de France la profession de fumistes : eu Cftte même quiilité on rencontrait, dans la !<econde moitié du siècle passé, des gens de Cavergno el de Ulgnasco (val Maggia; et de Brione sopra Minusio en Hollande, en Autriche et en Hongrie. Plusieurs familles tessinuises se sont établies dans ces divers pays. Depuis une vingtaine d'années l'émigration périodique dansles autres cantons des mavons. plâtriers, tailleurs de pierre, peintres en bâtiment, charpentiers, elc, a pris un essor qui ne laisse pas d'élre asaei inquiétant pour l'avenir économique, agricole et moral du Tessin. Ce sont des jeunes gens qui quittent leur famille au printemps, abandonnant les soins de la maison, du bétail et de la campagne, aux femmes, lesquelles sont, par là. chargées d'une besoi^ne qu'elles ne peuvent remphrque très imparfaitement. Ile là l'état stalionnaire de l'agriculture, RiKlgré les elt'orts et les sacrifices tentés d'autre part rn vue d'améliorer l'élève du bétail et la culture des champs; de là la dépréciation des biei dans certaines réglons du canton. Partis . ment du printemps, ces émigrants i vembre. mais bon nombre de ces jeunes gens regardent l'hiver comme destiné à leur procurer trois mois de

Klaisirs faciles ; ils évitent toute besogne utile et passent :ur temps au cabaret où ils consomment bien souvent les épargnes réalisées pendant la belle aaison. Il est à souhaiter que le chemin de fer du Golhard et l'Industrie

développer foumisaent un travail lucratif à cette robuste jeu-

d'émigralion hivernale va disparaître :

bon nombre 'enfants de

7 à 14 ai

<du

en Lombar-

die et dans le Piémont.

Grâce à une Caoïod du Te»!

veillance des autorités scolaires cett« plaie a presque complètement disparu.

L'émigré se montre toujours très attaché à son canton ;

il y revient le plus tôt possible, avec un petit capital, afin d'améliorer sa lituation dans ■on village natal : mSme ël oigne de la patrie, il s'intéresse Tlvement aui «fbirea pudéveloppement politique et économique du Tea-

vovons à Paria, i Milan, i Londres.sNewYorlt et Washington,

à Buenos Aires, et ailleurs encore, des sociétés dont te but

émigrés l'attachement à la mère patrie ; Ja-

appel en vain a '— - générosité

de venir

toyens dam le

leiiin. (.oiiume gu vai iar»*ct. grent temporai-

rement et a plus de 500 les émi^nts qui se rendent dans les paTS d outre mer, expédiés par une diiaine d'agences d*emigration dont (il ont leur siège i Chiasao, deux à Locarao, une à Giubiasco et une a Bodio. Le nombre des hommes qui émigrent au delà des mers est deui fois plus considérable que celui des femmes.

Co»tvmei. Les costumes spéciaux aux diverses vallées sont malheureusement à la veille de disparaître : cependant, dans le val Maggia et surtout le Verzasca on voit encore souvent des femmes au jupon de laine ou de coton foncé, court et très plissé, le tablier en conleur montant et lié au-dessus de la poitrine, un petit iigaro ouvert sur le devant est attaché par derrière, laissant voir la chemise blanche en toile grossière. La tête est presque toujours couverte d'un mouchoir de laine aui couleurs éclatantes. Les femmes portent de longs bas, sans pied, qui arrivent tout juste à la chaussure, faite ordinairement par ellesm^mes avec des restes d'étoffe grossière. Quelques hommes portent encore la culotte qui ne dépasse pas les getioui. La coilTure spéciale des femmes du district de Uendrisio ressemble à celle des habitants de la Briania, en Lombardie ; elle consiste en une espèce d'auréole de llèches en argent fixées aux cheveux; cette coiffure de vient de plus en plus rare. La plupart des personnes de la campagne, ainsi que les ouvrières des villes, portent, durant toute l'année, des chaussures appelées I' zoccoli D, formées d'une semelle de bois (peuplier, aune et saule) bleu adaptée à la forme du pied, couvert sur le devant d'une bande de cuir. Les tilles du Sotto Ceneri portent ces loccoli, dont la bande de cuir est coupi'e en deux parties liées ensemble avec des rubans de couleurs très vives, avec une certaine coquetterie, ce qui donne une élégance spéciale â leur allure; elles dansent admira, blement avec cette chaussure légère. [G. Miniuii.l

Induitrie. Le canton du Tessin n'est pas un des cantons les plus industriels de la Suisse. La dinicullé des communications a été longtemps un grand obstacle au développement industriel du pavs; rémigration était la conaé- 3uence toute naturelle de l'insuftlsance des ressources u pajs ; l'élite de la population alimenta ce courant d'expatriation qui dure toujours, même au delà de l'Océan. Actuellement, par suite du développement des voies de ' mt lïcilltélet transports, grâce aussi à

quea-unes même sont fort prospères. L'abondance des forces hydrauliques, les richesses naturelles du pavs. en bvorisent l'essor. Cependant, il reste encore à vaincre des

Lombardie, dont l'indastrie est facilitée par le luis prix de la main-d'œuvre, par les droits de douane, par une pins

rvude liberté assurée par la loi sur les bbriques, et. autre part, la difficulté d'ouvrir des débouchés an delà du Gothard. à cause des tarifs de transport trop élevés. Quoique l'élève du bétail, la culture des champs.de la vigne, etc. soient répandus dans tout le canton, peu nombreuses sont les familles dont tous les membres tirent leur nourriture du travail de la terre. Le père, on les garçons exercent ordinairement, à côté de 1 agriculture un autre métier, soit dans le pays, soit a I étranger ; très souvent ils sont employés toute l'année dans des établissements industriels. Ceux-ci appartienneol spécialement â la catégorie de ceux qui travaillent le« produits du sol tels que scieries, fabriques de meubles en bois, puis les tuileries, tailleries de pierre, de marbre et de granit, manufactures de chapeaux d^ paille, de pierres artificielles. Plusieurs de ces labriquea se sont transformées en sociétés par acIiODs, quelques-unes avec un capital assez considérable pour pouvoir se livrer à la

Erande production en vue de l'exportation. La branche i plus rémunératrice est celle des tabacs et cigares (Brissago. Chiaaso, Lugano, Locarno). grâce surtout à certains types qui forment une spécialité de grande consommation (cigares de Virginie).

On doit mentionner d'abord, parmi les grands ét>blissements industriels, les ateliers de construction et de réparation du chemin de fer du Gothard, à Bellinzone. et de la société de navigation sur le lac de Lugano, et. en outre, les grandes usines électritjues de la ville de Bellinzone (val Horobbia), de la vdie de Lugano (val Veriasca),de taUotor (Bodan)entre Giomico et Bodio. et celles de la société électrique de Locarno (Ponte Brollai. Bu reste, dans le domaine de la petite industrie, on peut dire que la plupart des branches du travail humain sont représentées. Ln certain arrjt de l'émigration, la beililé de constituer des capitaux font espérer que le Tessin saura largement prohler, dans un avenir peu éloigné. de l'abondance de ses richesses naturelles, et des aptitudes variées de ses habitants- Bans te district de Uendrisio prospèrent les fabriques de cigares, les filatures de soie, les tuileries, les fours à chaux et à ciment, la fabrication des chapeaux de feutre. et enfin, une fonderie de fer.

Le district de Lugano est très favorisé, surtout comme

de cigares, de gants, de broderies, di ...

biles, de bière et de glace. Sur les rivea du lac on rencontre plusieurs fours i chaux. Toutes ces industries sont appelées â se développer maintenant que l'on a à diapoaitioo la force électrique produite i l'entrée du val Veraasca, dans le district de Locarno.

Dans le district de Bellinzone l'industrie prend nu essor inespéré depuis l'installation de la grande usine électrique de Giubiasco, à l'entrée du val Horobbia. Outre le grand atelier du chemin de fer du Gothard. qui emploie quelques centaines d'ouvriers, on a encore. i Giubiasco, une grande fabrique de ctiaudièrea à vapeur, une fabrique de linoléum, quelques moulins à brine et une fabrique de pâtes alimentaires. La découverte des gisements de kaolin et de feldspath dans les environs de ïjementina. a donné naissance a l'importante fabrique de céramique de ce dernier village ; à Bellinzone même il existe une Ubrique de chapeaux de paille, de voitures, de bicyclettes, de bière et de glace et troia imprimeries de quelque importance.

Le district de Locamo tire, ainsi que Lugano, grâce à sa position et â son doux climat, un réel proRt de la présence des étrangers, surtout en hiver, et de la taille

TES

(iM jiierrea (granit. du val Venaaea), bbriqnea de cigares, de pâte* alimentaires, de conserves de fruiu et de légumea. de brosacB, de voitures, de meubles et de parquets, an atelier de poliuage de pierree piécieuset, uae papeterie et fabrique de cellulose, brasserie, fabrique de glace, divers grands moulins à Farine et un important broyage de kaolin et de feldspath à côté de la grande usine électrique de Poule Brolla. La production de raisins et de fruits acquiert chaque année une plus grande importance, grâce aux facilités d'expéditiou. On calcule à une centaine de mille Francs la valeur des fruits et des raisin* sortis du pays en 1907. L'industrie de- la paille dans l'Onsemone a perdu toute importance par suite de la concurrence étrangère.

Dans les district* de Rivier» et de Léventine, l'indus- Irie principale est la taille du granit; cependant, dans ce dernier district, l'installation d'usines électriques entre Bodio et Giornico fera naître sous peu d'autres industries qui emploieront bon nombre déjeunes Rens. lesquels au-

Surd'hui, émigrent à l'étranger. Uans le district du val aggia la taille des pierres a une certaine importance; mais, ainsi que dans la Léventine, le premier rang revient à l'industrie laitière, qui produit spécialement un fromage doux, lequel est toujours consommé dans le courant de l'année. Ce fromage est connu sous te nom de ■ forma^gio dolce > (fromage doux) et de Piora.

En 1903, on comptait dans le canton du Tessln, 150 établissements soumis i la loi sur les ^briques, lesquels occupaient environ 5000 ouvriers (S600 hommes et 3400 femmes), 3800 Suisses, S150 Italiens, D'après une statistique spproiimative dressée i la fin de 1905, il existait environ 180 fabrii^ues wumise* à la loi fédérale. Il n'existe pas de statistique sur les entreprises soumises à la loi sur l'extension de la responsabilité civile ; il existe plus d'une centaine de ces entreprises, pour la plupart appartenant à l'industrie du bâtiment.

Une branche d'industrie qu'on ne doit pas omettre eat celle des hàtels. Le centre le plus important, Lugano, a été particulièrement favorisé par la nature. Le nombre des étrangers qui y séjournent pendant les mois d'avril à juin, et de septembre i fin octobre, augmente chaque année. De nouveaux hôtels grandioses viennent constamment s'ajouter i la uste déjà nombreuse de ces établissements. Actuellement, cette ville compte 50 hôtel* et pensions. On évalue i 256 000 le nombre des étrangers qui y ont séjourné en 1905 ; les Allemands sont en tête ; viennent ensuite les Anglais et les Américains, les Suisses et les Français; les Hueses et les Hollandais sont aussi assez nombreux. Vn second centre, préféré par les personnes qui aiment la vie tranquille et un doux climat, est Locamo, qui est aussi

importance, un nouveau Grand Ifôtel, tout â fait moderne, y a été inauguré au mois d'avril 1006. Depuis quelques années les localités élevées deviennent des séjours d été. Au col du Honte Ceneri (ttiviera-atation Bironico, ligne du Gothard), on a inauguré, en 1905, un hôtel construit par Dne Société anonyme, qui ajoute aux charmes de la localité, surtout pour des séjours prolongés, tous les avantagea désirable*. La Léventine (Paido, Rodi-Fiesao, Ambri, Airolo, Piora) possèdent de beaux hôtels très fréquentés. [D' RoBii.)

Comment. Le commerce extérieur du canton du Tesain n'a jamais été très considérable ; la difTiculté des transporta l'a toujours sérieusement entravé. Cependant, vers le milieu du XIX* siècle, des maisons de commerce se sont établies pour l'exportation en Italie de certains produits suisses, surtout les fromage* ; ces maisons ont acquis une grande importance. D'autres maisons se Bout établies plus lard pour l'importation des produits italiens (huiles, fruits du Midi, légumes, saucisses, volailles, poisson* conservés et autres comestibles en générai), qu'elles réexpédient au delà du Gothard. Les premières ont maintenant perdu toute importance par suite du développement de l'industrie des fromage* en Italie ; les dernières, au contraire, sont toujours très prospères, et leur nombre augmente sans cesse.

Le commerce local est très actif à cause des importations de l'IUlie. Le bélail de boucherie et de trait, le beurre, l'huile, les leufs, les denrées alimentaires en

l'Allemagne, La France, l'Italie et les autres canton* etk 'ournissent l'appoint. Les industries d'introduction récente et l'agriculture contribuent à libérer en partie le-

Bellinzone. I

lalim

pays de l'étranger. Les marchés de Bellinzo Lugano, fournissent quelquefois des produi res très appréciés.

Il serait difacile de dresser une statistique

les autorités cantonales n'ayant pas organisé de *l ... spécisl dans ce but. Il y a à Bellinione, Locarno et Lugano des Chambres de commerce sans aacun caractère oFTiciel; mai* elle* n'ont pas déployé une grande activité ; elles n'existent guère que de nom. Peut-être leur man-

~ ~ ' 'éritable champ d'action. La seule statistique

contribuables pour fr. 15630000 de capital et fr, 2 707 000de revenus, chiCTres qui doivent être considérés comme, au-dessous de la réalité, dont ils ne représentent qu'en-

pée et assez lucrative est celle des maisons d'expédition (Chiasso, gare interna tionsle).

Le développement du commerce est au reste, .depuis quelques années, l'objet de toute la sollicitude de l'État. En 1895, on a fondé à Bellinzone une Ëcole cantonale de Commerce avec cinq années d'études, dont les deux dernières constituent la division supérieure; celte école est destinée à préparer le* jeune* àen* aux carrières commerciales en leur donnant une Bonne culture générale et une instruction professionnelle de premier ordre. La ville de Lugano vient, d'autre part, d'inaugurer (octobre 1907) une École secondaire de jeunes filles, i caractère professionnel, subventionnée par l'État.

Les poétiques vallées du Tessin où nous trouvons encore quelques bonnes vieilles qui confessent iMlvemenl ne pouvoir *e représenter une grande ville, ont subi, après la construction du chemin de fer du Gothard, nne transformation considérable. En effet, dans ces petits village»

n'en! les produits des plus lointaines contrërs. D'autre pari, la conBtructinn de chemins carroBsablee dans toates les valléei a grandement faciltlé le colporlage Jusque dsDB les maisons les plus retirées. L'augmentation du nombre des colporleura a considérablement nui au commerce local de détail, dont les plaintes ont trouvé un écho au sein des autorités cantonales. Le gouvernement du Teisin a répondu à une circulaire du Conseil fédéral qu'il crojait nécessaire d« ne pas accorder, ou du moins de limiter, autant que possible, le nombre des pa- (ehtes délivrées aux étrangers. Le comité de la oonfé-

dans le même sens daiis un^ péli.tipn adressée au Conseil fédéral aHn qu'il prentie'dés rnebufes pour remédiera l'excessive et pas loujours loyale concurrence que le commerce ambulant faii' a^ c6ngmerce dé détail local. Voici le nombre des patentes délivrées en 1906. y com-

Îris les renouvelle m ents des patentes pour une durée de . 3 et 6 mois :

36 à des citoyen* suiaset, y compris 2 renouvellements t80 » aiilrichiens ' u ' 63 >

3S8 >• iuiiens • 66 ■

1i . russes >. 2

■26 » turc» j> . 5 .

Il faut noter que le nombre des patentes accordées pendant l'année 1906 eut inférieur à oelui de 1905. peutëlre à cause de l'exposition de Hilan.

Banques. Le commerce de banque est au contraire très développé et très prospère. 11 eiiste. dans le canton du Tessin, 8 banques par actions (4 à Luesno. 2 à Bellinzone, •1 à Locarno). avec succursales dantles localités plu» importantes du canton, même dann la campagne. D'après leurs bilans, elles sont t«ules en voie de prospérité. Elles sont alimentées, dans une large mesure, par les épargnes de la population, surtout celles des émigranls, et trouvent un champ d'activité assex Tavorable dans le développement industriel et commercial du pays et m^me dans l'industrie et le commerce italiens qui doivent constamment recourir à des capitaux étrangers. 11 n'existe pas de ban~ ques privées. Il n'y a que quelques bureaux de change (Lugano. Chiaeso).

Voiet de ctmuiiunicalioti. Sous le régime des baillis, les voies de communications furent complètement négligées. Mais, après la constitution du Tessin en canton autonome |ln)3). mémeà une époque où le commerce ne se développait qu'avec lenteur, le canton du Tessin a construit des roules dans les. différentes parties du canton, A côté de la grande route cantonaleChiasso-Airolo (119 km.). établie après 1803, il existe un réseau très complet de routes secondaires construites d'abord exclusivement aux frais des communes, et lout récemment grice à des subventions de l'État ; ce réseau raltache<aux centres princi-

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anx du paya non leuiement le* i I hameaux les plus éloignés. On serait même tenté de trouver qu'on s peut-être été trop vile dans la construction des chemins Becondalm. car quelques petites commune* ont dû contracter des dettes trop lourdes pour leurs faibles ressources. Mais si. malgré de réelles difficullés, le canton a bit des progrès remarquables au point de vue économique et même au point de vue social, on le doit précisément en partie aux idées très larges qui ont régné en fait de voies de communication. Ni l'État, ni le* communes ne se sont plaints de la lourde charge imposée par les frais de construction et d'entreliun des routes lesquelles, depuis 1S03. sont entièrement i le charge de l'État.

Quant aux communications avec le dehors, à côté de la route cantonale, trait d'union du canton avec le reste de la Suisse et avec rilalie, et quelques chemins secondaires jusqu'à la frontière italienne, il faut aujourdhui mentionner la ligne du Gothard. qui a exercé une inlluence considérable sur le développement du paya, surtout de la Léventïne (de ChiaBBo a Airolo, 110 km.). Cette ligne, avec ses embranchements Ilellinione-Luino (com- I> Honda, munîcation avec Novare, Turin) el Bellin- Eone-Lijcamo, forme le réseau des chemins de fer tessinois [179 km.). En matière de chemins de fer également l'Etat a fait preuve d'idées libérales. En 18»1 le peuple ayant repoussé un premier projet de loi sur la construction des ohemins de fer secondaires avec subvention de l'Ëlat, on a repris, quelques années plus tard, cette question apré* meilleure étude. Une loi de 19M, assure a ces voies ferrées une subvention cantonale du 50%. Ses effets se font déjà sentir. Une ligne Locamofiignaaco (val Maggia), 37 km., est déjà livrèeà la circulation, le capital ayant été facilement réuni griceà l'appui des particuliers et des communes. D'autres projets, aaseï nombreux, sont à l'étude. On doit enfin rappeler l'intérêt

3ue le canton prend à l'élude du projet de percement e la Graina, et l'appui fmancier (jue l'Ëlat et la ville de Bellinione ont accordé au chemin de fer secondaire de la vallée de Hesocco. Il est bon de rappeler que l'initiative privée a d'autre part pourvu à la construction de chemins de fer de sport (chemin de fer du Monte GeneroBO, funiculaire du San Salvatoie à Lugano. de la Uadonne del Sasso, à Locamo, du Monte Bré à Lugano. en construction, divisée en deux sections, dont la seconde probablement à système aérien).

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lU, le e:

du Tessin est très fïivorisé. Sur les lacs de Lugano et Majeur, deux Compagnies de navigation, très Qorinsanles. organisent un service de transport qui fonctioDne bien à des prix jieu élevés, ayant l'avantage de bciliter les communications et les relations avec l'Italie et surtout avec Milan. [O' R.>ui.)

Po>te. Le Tessin compte 333 bureaux de poste y com-

s. Cesbi

par de très bi

biatico-Loi'amo, Locamo-Bignasco (récemment inauguré). Giubiasco- Magadino - Luino (Italie). Giubiasco-Lugano- Chiasso. Aux bureaux qui ne sont pas situés à proximité du chemin de fer, parviennent toua les jours des voitures

Caslales transportant les voyageurs, les lettres et les sgages ne surpassant pas le poids de 15 kg. chacun, sur les routes ordinaires, et lo kg. sur les. routes de montagne. Les localités les plus importantes ont 4 courses, aller et retour, par jour : celles de moindre importance n'en ont que 3 ; les autres en ont 2, et les villages peu importants ont une seule course, aller et retour par jour. Pour toutes les courses en voiture postale on peut avoir : a) des billets postaux d'aller et retour valables 3 jours. avec un rabais de 10 % ; bj des billets d'abonnement pour 10 courses d'aller et retour, valables 3 mois, avec 30% de rabais. Le Tessin a un réseau complet de lignes télégraphiques relié au réseau dn reste de la Suisse

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et avec ceux dei nations voisineB. La ligne principale qui va de l'Hospice du Saint-Gothard et du San Bernardino à Bellinione et de là à ChiaBso et a Locarno a éf inaugurée vera la fin de 1%2; le* embranchements secoadaires odI été conalruits dam les années laivanles. Le réseau télégraphique tessinois appartient au 6" arrondiBaemeal el compte environ 90 bureaui. Lea vallées principales sont reliées aux bureaux de Lugano et Belliniooe. La lonaueur totale des lignos télégraphiques du Tessin est de 4()0 km. 162 localités de ce canton sont reliées au réseau téléphonique. Le nombre des stations téléphoniques centrales est de 25, celui des abonnés d'environ 1300, Le bureau de Lugano. qui compte plus de 500 abonnés, a un service permanent de jour et de nuit, dans les autres localités, la durée du service dépend de l'importance du bureau.

Organisation polili<fue el adminulralii-e. Le canton du lessin est régi par uue Constitution daiaot du 4 juillet 1830. revisée à plusieurs reprises, notamment en 1^ puU en 1875. 1876. 1880, 1892. 1904 (changement dans le mode d'élection des autorités, réglementation du droit de vole et composition des arrondissements électu'

Le canton est divisé en 8 districts (Mendrisio, Lusa no. Locarno. Valle Maggia. Bell inzone. Riviera, lllenio el Léventinei. et en 38 cercles (Constitulion de 1630) ; il comprend 265 communes. Les palriziati I commune bourgeoise) soDt conservés comme associations de droit public, mais non comme organes politiques; ils ne sont que des associations économiques possédant en commun certains biens (forêts, pâturages).

Le pouvoir législatif est représenté par le Grand Conseil, composé de 95 membres élus dans les quatre arrondisse m en ta prévus par la Constitution de 1904 (district de Mendrisio, 16 députés, district de Lugano. 30, districts de Locarno et Valle Maggia, 22, districts de Hellinzone, Riviera. Blenio et Léventine, 27), sur la base d'un député pour 1200 âmes de population, d'après le recensement cantonal (voir population]. Avant d'arriver à la formation de quatre arrondissements (un projet d'initiative populaire, en 1904, proposant un seul arrondiBsenient, fut rejeté par le peuple), il a existé plusieurs modes de division du canton en vue des élections; d'après la constitution de 1830, chacun des 38 cercles nommait 3 députée.

Le Conseil d'État, composé de 5 membres, est élu pour 4 ans par le peuple. Les cinq membres du Conseil d'Etat se répartissent la direction des départements de l'Administration cantonale (Intérieur el Inslructton publique; Justice et Police; Finances

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et Militaire; Travaux publics et Agriculture; Hygiène L'élection du Grand Conseil a lien d'après le système

de la représentation proportionnelle ; callf du Conseil d'Élal au vota limité (chaque électeur ne peut venter qiie pour 4 candidats); avant la revisiun.de 19M, ce der-. nier était élu aussi comme le Grand Conseil (vote proportionnel).

L'oi^auJMtion judiciaire actuelle est réglée par la constitution de 1893; elle est ré^iepsr deux lois, du 4 mai 1899 (code civil) et du 4 mai I895(code pénali. Le pouvoir judiciaire civil est exercé par les juges de paix (1 par cercle), par 7 tribunaux de première instance (1 par district, composé de trois juges, lliviera et Bellinxone forment ensemble uD cercle), et par le Trihuoal d'appel ou cantonal, composé de cinq jugea. Ces diflerente* autorités sont nommées par le peuple (vote limité) pour 6 ani.

Pour la justice pénale, il y a les cours d'assises de district, composées de* trois juges du tribunal civil et de 5 juges assesseurs (cour correctionnelle), et la cour d'assises cantonale (cour criminelle), composée de trois juges d'appel (chambre criminelle) et de .9 juges assesseurs. Contre les jugements de ces deux cours, il y a recours a la Chamlira de cassation (composée du Président du Tribunal d'appel et de quatre juges spéciaux, nommés par le Grand Conseil). Il y â, en outre, un procureur de la république pour le Sotto Ceneri et un autre pour te Sopra Ceneri, et deux juges d'instruction avec taème juridiction que les pro-

Au 31 décembre 1906 le corps dé gendarmerie se composait de 1 12 hommes, gradés et gendarmes, de 4 agents de police et de 4 recrue*. La gendarmerie sera probablement portée à 130 hommes. Les gendarmes tessi- Dois sont assurés à la Société d'assurance contre les accident, la . Zurich <. Au 21 mai 1906, le Grand Conseil du Tessin a voté une loi relative à une caisse de pension en faveur des gendarmes ; le 7 juillet 1906. le Conseil d'Administration fut mis en possession de toutes les valeurs et de tout le matériel relatifàl'Adminislrationde la Caisse. Outre des cours théoriques et pratiquée que les recruesgendarmes doivent suivre à la caserne de Bellinione, celles-ci ont chaque jour une heure d'instruction pratique, faite par les chefs de place. Les membres du corps de gendarmerie ont aussi, à tour, dans toutes les stations, des exercices de tir obligatoire au revolver. La si^clioD des agents de la police secrète a son bureau principal à Beltinzone et un bureau secondaire à Lugano. Elle est composée du chef détective et de sept agents. Les agents ont un permit^ de libre circulation sur le chemin de fer du Gothard, sur les bateaux i vapeur, etc. Leur

Erésence n'a pas peu contribué ji diminuer le nomre des voleur* trop nombreux jadis sur la ligne Chiasso-Lucerne. Les condamnations â une peine criminelle sont subies dans le pénitencier de Lugano. Il existe des établissements de détention correctionnelle dans d'autres localités; il ) a des brigade* de gendarmerie à Bellinzone. Biasca, Faido, Locarno, Lugano et à Mendrisio.

Les communes ont pour organes l'Assemblée communale et la Municipalité, composée de 3 à 11 membres, élus d'après le système de la représentation proportionnelle. Dans les communes aydnt plus de 5(KK> habitants, il peut être nommé un Conseil communal, organe administratif qui se place entre l'Assemblée communale et la Municipalité. Seule la ville de Lugano possède un Conseil communal. Beltintone, Chiasso et Locarno vont l'introduire.

Les électeurs inscrits dans les registres sont au nombre de 39800 I190Ô). Dans les votations importantes, le chiffre des votanli est d'environ 28001),

En ce qui concerne l'administration fédérale, le canton du Tessin est divisé en deux arrondissements pour l'élection des députés au Conseil national (tl* arrondissement avec 4 députés et 42* arrondissement atec 3 députés). H fait partie du IV* arrondissement des douanes (direction à Lugano), du Xl< arrondissement postal (direction à Bellinzone) et de la VIII- division de l'armée.

' Militaire. Le eanlon du Teaifti fait partie de la VUI* diviaioD et du IV'corpa d'armée; il corapreod 3 arroD- "*' *.B de recralemeot. Il fournit In corps de Crou-

pe» su iï

Élite. ^

'""""«"elcïrtbi^eM;

Dragons . .

„ , . ^GuiSeB . .

Cavalerie j Mitrailleur»

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ide forterease

{ Train de lignt

j Sapeurs . .

■ Pontonniers

' Pionniers .

Lazaret de di ) vision Vlll 1 et lazaret de ', corpB IV . .

Administration. — Compas nie d'administration .

Vélocipëdiste»

Total de l'élite Landwehr.

1 Drap

Génie

Cavalerie ,

Arlillerie [Train. . .

Génie

Troupe sanitaire . . .

Administration. . . .

VélocipédifltB . . , .

Total de la Landwehr.

Financei et intpôti L.

asseï bonne,

Oni' Sous- Homciers. ofÂciers. mps. Total.

2U02 nipOls J.asituationfinanciéredu canton eal

, malgré les fortes dépenses imposées d'abord

par la construction de routes, puis par les travaux d'endi-

Kementet plus tard par ta construction de bâtiments pour I services poblics (écoles, tribunaux, asile sanitaire). A la

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auxquels il TaDt ajouter fr. 03000 pour amortisaemeDt. Le buç^et annuel (1908) prévoit fr. 4 363301 de dépenses ordinaires, contre fr. 3013596 de recettes, ce qui suppose un déficit de fr. 418 607. La répartition des dépenses et des recettes est la suivante :

Dépenses. Receltes.

Intérieur ... '"' ■""

Hygiène publique

Police .

Militaire.

51545 63100 381711 SU 833

CaaloD du T«Mn. Colla «t la Iioat«' Osrslratm vm du Su

Sn de 1901, la dette publique se montait à fr. 15113S53. En 1905, elle a augmenté d'environ 800 000 fr. Elle atteint à peu près 115 Ir. par tfle de population. Les intérêts annuels |3 Vt %) représentent une somme de 550000 fr.

Agricultureel . ...

Travaux publics . ... 1SS8Ï35 881431

Finances 1017296 3233858

Le budget prévoit, en outre, pour nouvelles entreprises, fr. 1 0750(10 à couvrir par voie d'emprunt.

Les revenus de l'Ëlat les plus importants sont : l'impôt sur la fortuneet sur le revenu (Fi-. 1150 000), l'impôt snr l'industrie et le commerce (fr. 70000), l'impôt sur les banques d'émission (Pr, 36 OOOi, les droits de succession (fr. 100 WO). taxes diverses dites de chancellerie (fr. iOOOOi. tes patentes (fr. 67000), le droit de timbre (fr.lâSOOO), ta régale du sel (fr. 325000), les indemnités et subventions fédérales (fr. .^OOOO, sans les subventions pour nouvelles coostroctions), l'impôt mililalre (fr. 115000). Les impôts scolaires ne donnent que 15800&-. ; t' enseignement secondaire est

Eresque complètement gratuit, car les rétributions scolires ne dépassent pas St tr. par an.

L'impôt est réglé par une loi du 1 décembre 1891 (revisée quant k la procédure par une loi du 21 mai 1905^ sur l'impôt cantonal et communal. Le canton peryoit l'impôt proportionnel sur les fortunes mobilière et immobilière (S "/il) et l'impôt progressif sur le revenu (de la fortune et ae la profession', qui varie de 0,50 *.', 11"/,,. La valeur des immeubles est établie officiellement par la commission du cadastre, et comme les opérations ne peuvent se faire qu'à dea périodes assez éloignées, il arrive souvent que la valeur imposable, surtout dans les villes, est au-dessous de la valenr réelle. L'importance de la fortune mobilière et l'estimation du revenu sont établies sur la base des déclarations des contribuables, revisées annuellement par te bureau de* contributions publiques. En 1904, ta fortune imposable était de fr. 310000000 et le revenu de tï'. 31 000000; ces chilTres sont sans doute au-dessous de la réalité, mais il est impossible de les fixer exactement, car il s'agit surtout de capitaux plaça en valeurs publiques, obligations industrielles, et de banque, livrets d'épargne, (fui échappent i tout contrôle Cette difBculté a donné tien à des discussions très intéressantes et même à des projets de loi sévères, ayant surtout pour but de frapper les capitaux et les valeurs qui résultent des bilans des banques, i la cnarse des banques elles-mêmes. ïfais jusqu'à présent b> question n'est pas résolue, et Ta bonne foi des contribuables est toujours la base Ibadamentale de l'impôt. Un nouveau projet de loi a été déposé devant le Grand Conseil qui vient de levolpren première lecture inoveraiire 1907). Il' prévoit, entre autres, la réduction des taux et la révision de la valeur des immeubles.

Pour lecapiUl (15000000fr.) et le revenu (1231000 fr.) des sociétés par actions, il existe des dispositions astet libérales. En 1904, l'impôt a produit la somme de 01 200 fr. L'impôt communal frappe la fortune et le revenu tel» qu'ils résultent des listes cantonales. [>aur ncililer les opérations, le revenu, déduction faite des 900 premiers A^ncs, et multiplié par 5, est considéré comme fortune. Le taux de- . l'impôt varie suivant les communes, de 1 '/i >

■OuMi. ^5 aSj 4u j^but de l'année, le budgetcommu-

nal détermine la somme nécessaire pour bireface aux besoins de l'année courante et à percevoir par l'impôt. Soit pour le canton, soit pour )ea communes, la loi prévoit des amendes sévères contre les contribua-

it {»it de busses dédarations-

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