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séparées les ni»a condi-
tement l'opposent entièrement à
rationnelle du sol. On a bien fait u'. ..
la réunion de ces petites parcelles dont la superficie n' souvent que de t à 10 m', mais l'application en paraît très difficile. Ce serait déjà un fnnd proarès si l'on voulait bien respecter la prescription défendant de partager le terrain en parcelles inférieures à 700 m*. Dans la plaine du Tessin, comme aussi dans les districts de Lugano et de Mendrisio, on trouve encore fréquemment des proservant à l'économie rurale, mais la population qui exploite ces terres ne vit pas sur ces propriétés ; elle est groupée dans les villages et les petites villes. Depuis
Slusieurs annéea on a l'intention de fonder une école 'agriculture, mais des motih d'économie et la crainte de voir cette école trop peu fréquentée ont empêché jusqu'à présent la réalisation de ce projet. En attendant, on a institué des professeurs itinérants ; les résultats obtenus sont si encouraoeants qu'on peut poir d'arriver un jour à la fondation d une
La branche la plus importante de l'économie rurale du Tessin est l'élève du bétail, jointe à la production des fourrages et à l'exploitation des alpages. Le nombre des chevaux est peu ^evé eu comparaison du territoire 1 fédéral, on en comp-
TES
tait 973 en 1886; 1543 en 1806; 1853 en IBOl; 2491 en 1906. Le nombre des chevaux, loin de diminuer comme on l'avait craint, par suite de l'ouverture de la ligne du Gothard. a au contraire augmenté, ce qui tient à l'accroissement de la circulation des étrangers et aussi i l'introduction de bon nombre d'industnes nouvelles. L'élève des chevaux n'existe pourtant pas i proprement parler, mais bien celle des mulets, au nombre de 230 en 1901, de 231 en 1906? En ce qui concerne U race bovine, le premier recensement fédéral, en 1866. accusait 45030 hrufs et vaches; en 1901, il n'ï en avait plus que 42651 ; c'est peut-être une conséquence de la grande sécheresse de l'année 1893 et ou manque 6e fourrage oui en a résulté; en 1906, on en comptait 4362S, dont 'â 145 vaches ; on a aussi lieu de croire que les pajsans, aùn de paver moins d'impôts, ne déclarent pas toujours le chiffre réel de leur bétail. Dans le bopra Ceoeri et tout spécialement dans la Léventine, l'élève du bétail, surtout de la race bovine brune, a fait de grands progrés pendant les dernières années, par suite de U fondation de sociétés d'éleveurs et d'achats annuels d'un bétail de choix dans le canton de Schwyi.. Par suite, les prix ont considérablement augmenté - ainsi, tandis qu'autrefois la valDur d'une bète était à peine de fr. 400, lea prix de fr. 700 à fr. 750 ne sont point rares maintenant. L» valeur totale des bovidés est estimée i environ 11 millions
Le recensement fédéral du bétail en 1906 (30 avrili a donné tes résultats suivants :
a! Race chevaline :
Districts. Chevaux. Mulets. Anes.
Valle Maggia
Total 2492 bj Race bovine :
Taureaux, bœufs, génisses.
Districts. Vaches. veaux. Total.
Bellinuine 2916 3138 6J84
Blenio 2101 2596 4R3n
Léventine 2851 2722 5573
Locarno 44S4 3242 7696
Lugano 5796 3807 9503
Mendrisio 3158 21^ 4393
Riviera 1094 106O 9084
Valle Maggia .... 1813 1^ 3763
Total 23145 30481 43636
(',' Menu bétail :
Districts Porcs. Moutons. Chèvres.
Bellinzone 2196 52t 6647
Blenio 1117 1094 5839
Léventine 1133 1687 5673
Locarno 1306 1968 13184
Lugano 5071 1861 4605
Mendrisio 956 868 1241
Riviera 7£> 684 4465
Valle Maggia . , . . 759 1267 10976
Total 13154 9950 52819
11 VBvaiten outre, dans le danton, 56% niches d'abeilles (1^96). Les propriétaires de chevaux sont au nombre de 1875; ceui de bétail bovin de 13537, ceox de menu bétail de 11 243.
illeme environ fr. 30000 en pHi exemple, il a été payé:
Fr. 18030 pour 129 taureaux reproducteur*. ' 5960 • 517 vaches, » 4790 a 34 associationa d'élève du bétail.
L'élève de la race porcine ^end chaque joi d'importance ; depuio l'ann' '*"" "- ^-- '-■
TES
«nt coniidénblament diminué ; en 1866 on en comptait eaeote 35133; en 1906 il n'en reiUit plus que mo. Le* chéTrei paraibaent aussi en voie de aiminution ; en 1606 elles «Uient su nombre de 63461 ; en 1906 il n'y en avait pins que 53S1&, On les a même entièrement sudprimées dans pluBieure communes où elles causaient de KTaves dommages aux arbrei fruitiers et aui jeunes Toréts, L'apiculture gagne de plus en plus en importance bien
mérite. En 1876 on recenuiit 3342 ruches; en 1901 il j en avait déji 6656. Il s'est formé récemment une petite association d'apiculteurs ; une autre société très active existe déjà depuis plusieurs années pour l'amélioration de l'élève delà volaille; ses efforts «ont ë^lemenl couronnes de succès. Depuis une vingtaine d'années la Société cantonale d'agriculture a introduit, dans le canton du Tessio, les associations fromag^res ; il en existe maintenant environ 50 en activité, principalement dans la Léventine et le Satto Ce- Sur les 285 communes du canton, 145 possèdent des sipages au nombre de iSà sur lesquels psissent 23000 listes de gros béuil et 45000 de petit. La production annuelle en fromage et beurre est estimée à environ laOOOOO fr.
La viticulture est l'une des branches principales de l'agriculture du Tessin ; le produit annuel, dont presque la moitié provient de ceps américains, atteint une valeur de 1 à 1 Vj million de francs.
L'élève du ver à soie a beaucoup perdu en importance depuis une quarantaine d'annérâ; à cette époque, la valeur des cocons produits annuellement dépassait 1 million de francs, tandis qu'elle atteint à peine mainlenaot 300000 francs et cela par suite de la baisse générale du prix de la soie et de la maladie généralement répandue {Diatpù pentagonal des mû-
Le tabac, qui est cultivé dans le Sotlo Ceneri. fournil une production annuelle île 1200 quintaux métriques d'une valeur de 65 000 francs.
Les forêts (692000 heclarps) occupent environ le tiers de la surface pmluctive du pays qui est de 187000 hectares; 76% de CBS forêts sont propriété com- C»nton do Ti munaie, tandis que 24 % appartiennent à des particuliers. Dans la première moitié du siècle passe on a traité les forêts d'une manière barbare; on abattait à tort et à travers sans songer à replanter pour les besoins des générations futures. &u lieu de n employer que les intérêts du capital, c'est-à-dire les âOOOOO m^ produits annuellement par les forêts OD en abattait S à 3 fois plus, ce qui permettait une exportation annuelle de 2 à 3 millions de ftvncs. Le manque de bois et de désastreuses inondations furent le résultat direct de cette inepte exploitation. En 1870 on créa un inspectorat des foré te dont la mission fut loin d'être facile ; il s'agissait en elTet de mettre un terme à cet état de choses, de tenir en échec les 60000 chèvres oui dévoraient le* jeunes pousses et de couvrir de nouvelles forèls les versants dénudés des vallées. Dans les 15 dernières années on a planté le* surfaces dénudées de 12 millions environ de jeunes arbres, régularisé 45 torrents, ce qui a exigé la construction de pin* de 60 000 m' de murs, d'un grand nombre de barricades et de fossés d'écoulement des esux. L'inspectorat des forêts a exécuté aussi les travaux nécessaires pour supprimer tout danfter dans 24 couloirs d'avalanches au moyen de 54000 mètres cubes de murs en pierres sèches et d'innombrables piquets. Ces travaux ont coulé environ 1600000 francs; leur exécution n'aurait jamais élé possible mus l'aide de la Confédération et du canton. On travaille toujours activement i améliorer le sol cultivable et les alpages par l'introduction des engrais artificiels. Pendant les 14 années 1891 à 1904 on a exécuté les tra-