Dog^er
Transgression
de TÂr^ovien sur Toolithe ferrugineuse, calcaire compact à oolithes ferrugineuses, qui atteint 1 m. d'épaisseur. Audessous apparaît une brèche à échinodermes, d*une puissance de 50 m. environ, puis viennent un grès ferrugineux, un grés grumeleux se délitant, avec couleur de rouille, d'une épaisseur de 150 m. environ. Â la base, on observe les argiles foncées peu épaisses à lAoceras opalinum.
13. lIm. Il apparaît seulement a la base du groupe de l'ÂIvier, entre Ber-
schis (Sankt Georgen) et Sargans. Dans sa partie supérieure, ce sont des schistes arffileux, dans Tinférieure des calcaires puissants, réches, avec couches de sables grossiers et des bélemnites {Pachyteuthia).
Tectonique, structure géologique. Aux deux pomts de vue stratigraphique et tectonique, le groupe de la Thur se divise en deux régions:
le La région mollassique (montages de poudingues) dans la partie N. du ^oupe.
2o La région alpine dans la partie S. La ré^ gion des montagnes de poudingues est simplement formée
de chaînes de montagnes plissées par l'effet d'une poussée horizontale qui s'est produite probablement à la fin de l'époque miocène. L'érosion se fit d'abord sentir sur le bord S. de ces montagnes nouvellement formées, ensuite les puissantes masses alpines venant du S.-E. et se mouvant horizontalement se buttèrent contre cellesci (Mattstock) et se plissèrent en forme de vagues (plis du Sântis). C'est de cette manière que les Alpes se sont soudées à la région mollassique. Tous les plissements qui se voient dans la région du Sântis ne sont que des rides, des sillons peu importants formant la surface des gigantesques nappes, plissées et poussées jadis vers le N. Dans le territoire alpin du groupe de la Thur, on peut distinguer deux nappes principales de recouvrement qui sont superposées et se distinguent essentiellement par la nature de leurs sédiments.
1. La nappe du Mûrtschen à la base. Elle forme le socle du massif des Churfirsten, de Walenstadt à Betlis,
§rès de Weesen. Le crétacique est relativement assez peu éveloppé et présente* la plus grande analogie avec celui du bord N. du massif du Sântis.
2. La nappe du Sântis. Le Crétacique inférieur (Valangien) et le Jurassique (à Walenstadt) ont été poussés pardessus les couches les plus récentes(en vénérai TÉocène) de la nappe du Mûrtscnen (Voir profil a l'article Churfirsten). Ainsi nous trouvons partout, sur le versant S. des Churfirsten, deux séries de couches semblables qui se superposent. Au Sântis, la nappe s'est plissée harmoniquement en une chaîne de montagnes ; dans le groupe du Mattstock. elle s'est brisée en morceaux isolés; dans les Churfirsten, elle forme une gigantesque plaque uniforme qui s'incline vers le N., contre la Thur.
Nous voyons partout apparaître la structure interne dans les ravins a'érosion au sol. Au Sântis, les couches comme les plis se relèvent dans la direction du N., c'est pourquoi les escarpements se trouvent sur les pentes tournées vers le N. et se présentent sous la forme de
Suissantes murailles rubannées. Dans les Churfirsten et ans le massif de l'Alvier, les couches sont inclinées vers le N. ou le N.-E., de sorte que le versant N. s'abaisse en pente douce, tandis que le versant S., taillé à travers la tête des couches, présente un escarpement abrupt.
Le groupe de TAlvier offre ce phénomène remarauable
?|ue le socle jurassique est constitué par une série ae plis ortement accusés, tandis que la montagne crétacique (au-dessus de la terrasse de schistes de Balfries), à peine plissée (Alvier) et discordante plus à TE. (Sichelkamm), repose en plis sur le jurassique parce qu apparemment la couverture crétacique de la nappe s'est détachée du Jurassique et s'est plissée en toute indépendance.
L'arc que décrit la chaîne des Churfirsten-Alvier, visible sur toute bonne carte, a déjà frappé les géologues il y a plus de 50 ans. Il s'explique sans conteste par le plongement général de l'ensemole des montagnes des Alpes saint-saUoises. vers la ligne du Rhin, et n'est absolument pas du â un plissement transversal. En effet, les plis du groupe de l'Alvier courent tous dans la direction du S. -O.— N.-E., perpendiculairement à l'arc topographique de la montagne.
Le plissement des Alpes du groupe de la Thur, d'après les recherches les plus récentes, doit s'être produit à répoque pliocène (et non à Tépoque oligocène).
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•^dulacdt Walenttadt 1 : S50Û0 Mat,
(Ufgon
THUn (LA) {C. SaiDl-Galt, Thurgovie et Zurich). 1028-348 m. Rivière. aHluent de gsuche du Rhin, d'une longueur de 131 km.; son bassin meiure 1734 km>(doDt 348 km' pour !■ Siller et 211 km< pour la Murs, Boit 1175 km< pour la Thur seule). Celle rivière prend Diiss«oce à Wildhaus, duna le haut Toggeubourg, dans une \all^ aynclinale et longiludinale, Bordée au N. par le Sâniii, au S. parles Churliraten, d'une largeur naoyenne de 6 km. et dune longueur de 8 km. Le nojau de ce synclinal est constilué par le tlysch, roche Bchi
de WildhauBltaur. Ses m.), sur le col qui s'ouvt
elle coule sur le llysch i une pente de 138 m., c
- de la vallée
porle d'abord le non I suul au Munienriet (102 le nheinthal sainl-gallois se joint à la Sântiathur ■ dielance de 4,5 km., ave de 2.8Ô <>li). Les d
; les i L dam
t formés c
importants cours d'eau de faite des Cliurflrsten j la Thur ne reçoit, de n. [Il- Ion.
déravorable à la Tormal sufierliciela. Quoitjue la aoit à une dislance de .
ce côté, que des ruisseaux de ÔOO à 9000 m. de longueur. Du côté droit, elle est grossie de fortes sources qui augmentent DOlablement son dëbil. Ces sources voient le jour au pied des escarpements de la montagne et proviennent vraisemblablement du vallon
côlé droit également, les affluents sont sans importance, à l'eiceplion d'un seul, la SàntiBihur. qui rejoint la ^Vildhausthur près d'Unterwaaser. Celle-ci a découpé la pluB méridionale des deui chaînes occidenlales du Sântis; elle débouche par une étroite vallée transversale et recueille les eaui tombées entre ces deux chaînes. Si l'on considère le Crâppelensee (130K m.) comme sa source, elle aurait une longueur de 4,8 km., une pente de 408 m., c'est-à-dire de 8,5 "/„- E^He est en gnnde partie alimentée par de fortes sources qui naissent dans l'AlpIi, au pied des lapiers de Thierwies. I.es deux Thur réunies descendent d'EInterwasser à la ruine de Starkenatein, dans une vallée asseï large qui fait encore partie du synclinal de Wildhaus jusqu'à Slàrkenbach. mais qui, en aval de ce dernier point, devient transversale. Toute cette partie de la vallée présente pourtant le même type, celui d'une vallée comblée de dépôts : les alluvions de la Thur et du Leistbach. ainsi que les éboulis des pentes, forment un su] d'alluvions de 5,3 km. de longueur et de 500 à 600 m. de largeur. Sur ce parcours, la Thur a une lon)(ueur de 6 km, et une pente de 38 m., c'est-à-dire de 0.6 %. Cette pente est déterminée par le barrage rocheux de Starkensteiu (862 m.), qui a provoqué aussi l'altuvionnemenl en amont; elle est asseï forlo Cour que la Thur attaque les talus des deux cotés de la valfe et y forme un large palier qu'elle agrandit constammenl. Sur les terrasBes latérales sont situées les localités
du Greppeneee. A Starkenbach. paraît le premier af~ 1 duent un peu abondant, le Leistbach, qui vient de gauche, et a une longueur de 5 km. ; ce ruisseau coule '
du haut Toggen bourg : Starkenbach, Alt SankI Johann et Unterwasser ; mais, comme Wildhaus, loutea sont restées de* hameaux, parce que l'abondance des sources
TIIU
a tkvoTUi l'établinttinent de fernMS et de groupea diBsë-
Mi* près de Starkenbach U Thur prend la direction du N.-O.; u valJée devient InnsverBale i travers le maseif du Santis ; prëi de» ruines de Starkeaiteia, la vallée se rétrécit brusquement, elle forme une gorge d'une longueur de 600 m. Cette coupure sépare le Hâderenberg de l'extrémité O. du massif du Sântis. Immédiatement au - - - - ~ ■ ■ — - n.),
Triu
dant réocène subalpin, dans; le* couches tendres et RchUteuse* duquel elle a ereuaé un éUrgissement de vallée, qu'un autre suit immédiatement à la limite entre l'éocèDe et la mollasse. Ces deux élarjfisaements ont uue longueur totale de 3 km. et sont couverts d'alluvions où l'on diatiogue facilement les anciennes berges de la rïiière. tntre ces deux élargi ase menti surgit, au-dessuB des matériaux de transport, la roche 'mollaBsique sur laquelle s'est élevé le village de Stein, parce qu'en cet endroit on pouvait établir un pont sur la rivière.
ici la région du ca subalpin et pénètre lasse disloquée ~ '
'■..'Ti%'..
Csris du bati
à DietFurt, dans la mol- « qui commence a Stein. Elle traverse ainsi
ni la mollasse repliée sur elle-m^me (entre
Stein et Nessiau), le second synclinal (entre Nesalau el Neu Sankt Johann), le second anticlinal (au-dessous d'Ebnat), le premier synclinal (près d'Ebnat) et le premier Biiliclinal (non loin de Kappel). Dans celte partie de son cours la Thur ne rencontre donc que de» couclies obliques on horixontales de conglomérats, de grès et de marnes, et ta position, ainsi que le degré de résistance de ces couches, déterminent les détails et même les lignes principales de la structure orogrsphique.
En aval de la gorge de Starkcnattiiu. la Tliur pénètre
La présence de l'éocène ■ favorisé, du côlé gauche, ta formation d'un vallon longitudinal de t km. de long, arrogé par le Dûrrenbach, qui se jette dans la Thur en amont de Stein, Du même coté, en aval du village, débouche la Weiese Thur, oui s'est creusé un lit de 8 km. de longueur, à la limite de l'éacène et de la mollasse, sur le versant du Speer. Eo aval de Stein, les couches fortement inclinées de la nagclUuh calcaire de la chaîne du Speer arrivent jusqu'à la Thur, qui passe entre le Blastkopf |1U6m.)à gauche et le Stockberg (175* m ) adroite. Les bancs de nagcllluh plongeant au S.-E., forment des crétei asymétriques, avec escarpement au ,N. et pente douce au S. Entre ces crêtes se sont formés de petits vallons isoclinaux, arrosés par des ruisseaux qui viennent
Coop* ichéniatiqu* ds II ï»11*b d» li 1
■perçoit, en
arooDt, leB escarpements du Blasekopr et du Stocbberg, tandis qu'à droite et â gauche s'éteDdeoI des pentes douces. Nuus pénétrona ici dans une lone pauvre en nageifluh, dans laquelle la Thur a creusé deui élargissements et où débouchent, de gauche, le lenthal, long de 5 km. et, de droite, la vallée du Lauterbach, longue de 8 km. Ces paliers sont aussi couverts d'alluvions ; le Lauterbsch, en particulier, a déposé un grand cône de déjeclion sur lequel a'éWvent Ibb localités de Neu Sankt Johann, Sldwald et Wasserbrugg, tandis que le centre de Nes^Iau est situé sur un barrage mollaasiaue qui sépare les deui paliers. Ceuxci ont ensemble une longueur de 3 km. Au N. de Neu Sankt Johann, la vallée se rétrécit de nouveau; les banca de nagellluh viennent jusqu'à la rivière et forment, sur les deux rives, de hautes berges qui ont le même pralil transversal que celles de la première zoue de uageltlub. car ces bancs constituent le liane S. du second anticlinal et plongent aussi au S.-E. La rive gauche présente exactement la même structure que le délité à travers la première lone de nagellluh. La rive droite a une conformation ditTérentei lea puissants bancs de nsgelHuh bigarrée et calcaire, qui constituent le StôfTelbuck (1428 m. i, forment une série de terrasses de délitement superposées et incliniea dans le sens contraire de celui de la vallée. Ces terrasses sont arrosées par de* ruisseaux descendant soit ver* le lAuterbach. soit vers la Thur. Celle-ci coule dans une gorge étroite. Le célèbre pont naturel en amont de Krummenau n'a pas été formé par ces btoca; sa formation est due à l'érosion ; auparavant il y avait là une chute d'eau très puissante qui, par contrecoup, évida les couches plus tendres situées sous la nagellluh ; à un moment donné une partie de ces dernières couches s'écroulèrent laissant subsister une grande fraction de la roche sous laquelle la rivière se fraya un chemin. La largeur de ce bloc, qui semble suspendu audessus de l'eau mais se trouve en fait dans sa position normale et primitive, est d'environ 10 mètres : sa pente va lé- Sèremenl de gauche à droite. Sur la rive droite, on trouve e nouveau, au-dessus de la ([Orae, une terrasse d'érosion utilisée par la roule qui suit le fond de la vallée. Le village de Krummensu est adossé à cette une petite cuvette remplie de dépôts glaci que près d'Ebnat que la vallée change de Starkenstein à Ebnat, la Thur a une longi km. et une dilTérence d'sltilude de 803 a k» m., soit une pente de 224 m. ou de 1.64 X' P^ft d'Ebnat, elle reçoit le Steinthalbach qui vient du Speer. Déjà, en amont d'Ebnat, la Thur abandonne la deuxième lone de nagellluh, et comme la troisième venant du pajs d'Ap-
Cemett n'arrive que jusque dans la vallée du Necker, I nagellluh ne reparaît qu'au moment oi la Thur en atteint la quatrième lone. A partir d'Ebnat, ta vallée est creusée essentiellement dans du grès lequel prédomine dans la région des premiers anticlinaui et svnclinaux. Cette roche tendre a permis la formation d une large vallée, laquelle, dans la suite, a été recouverte d'alluvions. Ces dépôts ont une largeur de 700 m. et une longueur de 8 km. d'Ebnat à Lichlensteig. La rivière a ici une pente de 38 m. ou de 0,37 "1,. et une longueur de 10,4 km. Elle décrit de nombreux méandres quWe correction, à laquelle on procède actuellement, est en train de réëutariser et agrandit son lit dans les alluvions, aussi voil-on à droite et à gauche du palier actuel lea anciennes rives de plusieura mètres plus élevées. A une hauteur de 10 à 15 m. s'étend une terrasse formée par les cônes de déjection des coun d'eau latéraux lesquels datent déjà d'une époque antérieure. Les affluents sont très nombreux
!. Ce n'ei
THU
et viennent tous des vallées longitudinales et itodiules- Les plus importante sont, i gauche: le Rickenbach. le Hacktohelbach et le Feldbach; adroite: le G«renbâch et le Wattwilerbach. Les localités sont situées en général sur la terrasse. Ani passages de la route sur la niière se trouvent les grands villages de Kappel et de Wattwil, d'oà le RickenpasB conduit dans le Gaster. Sur chacune des deux rives court une route bordée d'une série ininterrompue de fermes. La force hydraulique de la Thur est utilisée dans tous ces villages. En amont de Wattwil on exploite de nombreuses carrières de pierre, dite mollasse granitique (correspondant au grès de BoUigen et de Sankt Margrelhenj.Très de Wattwil commence la nagelduh bi^rrée, qai forme le vaste liane N. des premiera anticlinaux. Non loin de Lichtensteis, les bancs se rapprochent de la Thur et forment le défilé sur lequel est construit cet ancien chef-lieu du ToggenboarBi qui se trouve ainsi sur le passage le plus bcile de la n-
Les bancs de nagellluh plongeant au N.-O. constituent la contrée de Wattwil ius^u'à Bûtswil, où ils prennent peu à peu une position horiiontale. Ils forment une suite de terrasses de détitement qui montent beaucoup plus rapidement que la coulière et se terminent par des parois verticales, La route qui suit la rive droite est forcée, après avoir utilisé quelaue temps une terrasse, de franchir, à l'aide de travaux d'art, la paroi rocheuse qui la sépare de la terrasse suivante. La ligne de chemin de ter, qui suit la rive gauche, est encore plus riche en constructions techniques. Entre ces crêtes asymétriques, qui sont identiques a celles décrites précédemment, se trouvent aossi des vallons isoclinaux d'où des aflluents arrivent a la Thur. C'est par un de ces vallons que passe la route de Lichlensteig à Brunnadem. Des dépôts erratiques recouvrent toutes ces terrasses, à l'eiception de celle de Lùtiabui^. Ce fait se présente surtout sur la rive gauche, où la terrasse, près de Bûtswil, a une lareeur d'un km. et s'élargit plus bas jusqu'à 4 km., k Eaienheid. Sur la rive droite, on ne trouve que la plaine diluviale de graviers de Ganterswil, dont la plus grande largeur est de 1,5 km.
risseur de 10 m. Ces dépots erratiques proglacier qui, à l'époique diluvienne. s'étendait entre les Churfiraten et le Sântis, descendsit le Toggenbourg et rejoignait, dans la région de Baienheid. le glacier du Rhin venant de l'E. Aussi ce glacier a-t-il déposé dans cette région ses plus grandes moraines frontales, qui constituent aujourd'hui ta contrée de collines entre Bazenheid et Kirchberg: d'autres moraines frontales coupent la terrasse de Bûtsml. Les afnuents les plus importants de la Thur se sont creusé un lit dans le dépAt glaciaire et dans les lianes de nagelfluh qui sont ici horizontaux ; ainsi le Gonzenbach, vis-à-vis de Lutisburg et le
Baienheiderbach. Les pelils afiluenta n'ont pu encore creusé beaucoup leura vallon*. Les ponts sont établis aux endroits où la Thur est resserrée entre des r*dters.
Tau
Puni sur la Thor pr«9 de ButtUDg.
lïlÎTenient récente ; elle décrit àe grandes sinuosités aa sommet desajelles des excavations semi- circulaires témoisnent de faction érosive de ses eaui. Jusqu'à Dietrûrt, sa lonsueur est de 3,3 Itm., sa chute de 600 à 5B2 m., c'est-à-dire de 18 ro. ou de 0,56 %. Ponts à LichleoBteiR. à Sankt Loretto (où aflleure ce banc étroit de nagelHuh calcaire qui se poursuit du lac de Zurich jusque dans te pays d Appeniell et qu'on appelle granit appeuzellois), i Felsenthal et à Dielfurt. De Uietl'urt en aval, la Thur conserve un cours sinueux et encaisse Jusqu'au delà d'Altbrug^. Pont pris de Wil. Sur ce parcours elle représente, a partir de la coDtrée de Liitisbarg où elle reçoit de droite le Necker, un de ses priDcipBui affluents, l'exempte type d'une rivière qui agrandit sa conlière en érodant ses rives. Cependant raspect de la vallée change près de Dietriirt. Andessua des parois rocheuses dont noua avons parlé se trouve un ensemble de terrasses superposées portant les villages de Bûtswïl, Baienlieid, Kirchberg. Ganterswil, Lnlisburg et Jonswil, ainsi que de nombreux hameaux ; c'est là que passent la route et le che-
Prés de Wil, à sa sortie du To^genbourg. la Thur tourne à angle droit vers l'E., tandis que son prolongement naturel serait par Sirnach et la vallée de la Mura. Il Taut admettre que jadis son cours se dirigeait de Vul vers le N. ; mais les dépots du glacier du Rhin ont barré la vallée et lui onl donné un cours mouvementé. Ellle doit avoir suivi, pendant un certain temps, la vallée Egelsee-BuBswil-Litlenbeid-DusenanK-DichcIsee-Si elma llen-Turbenlhal el s'être réunie à la Toss (voir Riblio-
f;raphîe à la fin de cet article}. Plus lard, cette route lui ut également fermée près de Richenbach ; lors du re-
Une large vallée le Tonna alors jusqu'à Bischobtell, mais à la lin de l'époque glaciaire elle Tut comblée par de grandes masses de gravier; la Thur dut s'y creuser un nouveau lit, mais elle laissa de largea terrasaes latérales ; aujourd'hui, le fond de la vallée représente le type d'une contrée d'inondations. Immédiatement en aval d'Altbrugg. ta vallée s'élargit; de grandes masses de sable et de gravier, appelées < Thurgrien >, s'étendent des deux côtes de la rivière et indiquent la largeur du lit au tempa des hautes eaux, où elle atteint jusqu'à SDO m. ; sur ce sol graveleux croissent des buissons appelés ■ Thursttide • ; les prairies sont à une certaine distance de la rivière ; parrois elles sont pourtant submergées lors de crues exceptionnelles. En 1870, le terrain submergé atleignair une largeur de flOO m. La rivière se divise en plusieurs bras, surtout dans la partie inférieure de ce parcours, mais la pente, assez forte (0,38 '/,), empêche la formation de marais. La longueur de cette section est de 18 km. La région sujette aux inondations est partagée en trois tronçons : a) AltbruRg-Brûbach (vis-à-vis de Henaul, 6; Brûbach-Thurhof (en face d'OberblJrenl ; cl Thurhof-Bischorsiell. Près de Brûbach et de Thurhof, des bancs puissants de naselduh arrivent jusqu'à la rivière, tandis oue nenéralement les roches en restent éloignées. En ce point et non loin de Bischofszell, où la mollasse affleure dans le lit de la rivière, se trouvent les seuls ponts que possède cette section du cours d'eau. Aucune localité n est située sur les alluvions modernes; par contre, sur les terrasses déjà mentionnées et sur les formations de l'époque flaciaire, sont assis 12 grands villages et petits bourga Schwartenbach, Nieder et Obersletlen, Henau, Nieder Uiwil, Oberbijren, Niederbiiren, Bischobiell, Niederhelfentswil, Zuiwil. Wil, Rickenbach), ainsi que de nombreux petits groupements de maisons. Les alQuenls sont ici la Glatt. qui débouche vis-à-vis du couvent de Glatlburg, entre Niederuiwil et Oberbùren, puis la Silter, près de Bischofszell.
De Bischofsicll au Rhin, la Thur suit une vallée normale du Plateau, qui paraît être l'ancien cours inférieur de la Sitter et qui est à peu près parallèle au sillon lac de ConsUnce-valfée du Rhin et i la vallée de la Tosa. Sur ce parcours, la longueur de la rivière est de 58,6 km. Sa pente, en amont de l'embouchure de la Murg, est de 0,3H% el, en avel, de 0,lt%. Le fond de la vallée, exposé aux inondations, est divisé en trois sections par les délilés de liùrglen-lstighofen (formé de mollaase supérieure) et d'Andelfingen (formé surtout de terrains erratiques). En aval de Bischofsiell, la Thur est bordée d'abord par des collines d'origine glaciaire ; en amont de Schonenberg celles-ci disparaiseent et font place à une plaine d'alluvions qui, jusqu'à Bûrglen, a une longueur de 5 km. et, près de Sulsen, une largeur de 1,5 km. Des noms comme "Thurau, Auholi, Langsludenâcker, etc., indiquent bien le caractère de cette plaine. A Schônenberg el à Biirglen la chute de la rivière est utilisée par l'industrie. La plaine est entourée de terrains erratiques non stratifiés, sur lesquels sont assises les localités de la contrée : BischorBzell. Schonenberg (pont), Islighofen, Bûrglen (pont), Sulgen, lloheolannen et de plus petites encore.
trait du glacier du Rhin, la Thur prit son cours actuel. Sa longueur jusqu'à Wil (pont près Schwarrenbach) est
De Bûrglen à Andelflngen, la plaii
ilus grande largeur est de 2,5
igueur da bm. à la
Frauenfelder AÎImend el sa largeur moyenne de 1,5 à 1,7
7J0 TIIU
km. Au S-, cette plaine est bard^, jusqu'à Amlikoa, de i lerraiasemtLquesquicoaatituentparplicea de belles 1er- {
La Thur
irti dg B
ilell.
raeses porlant les villBKeB de Werlhbuhl. Rollienliausen, DunsnaiiK et Amlikon. U'Amlikonà Frauenfeld, le versant S. delà vallée est formé de mollasse supérieure, d'où descendent de nombreux ruisseaux; aux endroits où ils atteignent la plaine, ils ont déposé des cônes de déjeclion qui Sortent aea villages : Escliikofen, Hûttiiogen. Mettenorr, Wellhausen. De Frauenfeld à Andellingen. on trouve des dépôts de l'ûpoque ([laciaire ; à Frauenfeld et AndelriDpen, ces dépôts sont slratiliés; à Ellikon.Altikon/riialheim, ils ne présentent pas de stratiD cation. Tout le versant N., » l'exception de la région de Weinfelden, où s'élève rotlenherg, formé de mollasse supérieure, est composé de dépùts glaciaires. On y rencontre les localités suivantes : Biirglen. sur une bi>1)e terrasse traversée par le Giessenbach, dont l'embouchure se trouve 5 km. plus bas, Mârstetten. au débouclié du Kemmenbach dans la vallée principale. WeinTelden, Wigoltingen sur une terrasse s'avancant dans la vallée. Mûllheim, PAu, où les eaux qui se sont rassembliies dans la plaine depuis Mârsletten sont conduites dans la Thur, Weiningen. Wart, Illingen, Ue^Hlingen, Nieder iiNeunforn , Ossingen. En tout 29 localités plus ou moins (grandes, situées sur les versants de la vallée, tandis i^ue dans la plaine on n'aperçoit qu'un seul village, Felt>en, et queltjues hameaux. Cette plaine est exposée aMn inondations, comme le prouvent les bras de l'ancien lit de la rivière, les champs de gravier couverts de buissons (Rohr, Widen, Uber Widen, Auholi, Auliholi, Stôcken, HauJ,
les marécages qi Pfin, les lits des ou surélevés, et ■ la rivière. Les de Thurgovie inondalions na rivière, la
X Inléraui déplacés
n ci en s tronçons de
faites par le canton
pour but S'éviter les
lilîcation du lit de la
de digueb le long de
lu riviere et de digues éloignées du lit, qui s'en rapprochent peu à peu, et aui jettent ainsi les cours d'eau latéraux dans le courant principal. En 1876, la largeur maximale du terrain submergé a été de 2 km. Cette partie de la vallée de la Thur est très propice à l'agriculture (culture des prés et des champs, de la vigne et surtout des arbres fruitiers). A l'époque romaine, elle était suivie déjà par la grande route nui traversait la Suisse; un souvenir en reste ddns le nom du village de Pfin (du latin ad fines) ; aujotird'hui. elle est desservie, sur un long parcours, de Frauenfeld à Sulgen, par le chemin de fer Winterthour-Romanshorn. D'importantes voies de communication, qui relient le bodan et le Rhin au S. de la Thur- i Rovie et au Toggenbourg, traversent également cette vallée. On y compte 3 pont» de chemin de fer et 9 ponts de |
e la vallée (ligne Winterthour Singeit-
Stein) et d'Eschikofen (ligne Frauenfeld-Romanshorn).
Déjà prés d'Ossingen les terrains erratiques forment, sur les deux versants de la vallée, de superbes terrasses (reliées par les ponts de la voie ferrée d'Ossingen). Près a'Andelfingen, ces terrasses s'éloignent l'une de l'antre et sont toujours à une plus grande distance de la rivière, laissant ae nouveau I>lace a une large plaine eipoUe aux inondations, dont la largeur atteint 3 km. entre Flaach et Ellikon. Autrefois, la Thur décrivait dans cetle plaine de vastes méandres ; actuellement, la correction entreprise par le can- ' ' "i obligée a passer dans un
ton de Zurich I'
sible à plus d^un endroit, et sur les champs de gravier, au bord de la rivière, s'élendenl les forêts de plaine des diverse* haue (Hau, Fahihau, AVollauerhau, Forrenhau, Thurhau). La chute de la rivière, de Wildhius au nhin. est de 681 m. ; dans les régions d'inondation, elle est de 0,U à 0.38%: dans les sections larges, de 0,37 à 0,63%; dans les gorges, de 1,61 à 2,85%. Malgré le tronçon \Vil-DiscliorsEell. le bassin entier présente pourtant la forme normale. La ligne de partage des eaux d'avec le bassin de la Linth commence au Garaseiruck, suit les Churfirsten (mais la ligne de séparation souterraine ne correspond
E eut-être pas à la ligne de surface) jusqu'au Leistamm, tourne le synclinal d'Amdea pour arriver au Mattstock. puis atteint !e Speer, le Regelatein, le Rickenpass, la 'Tweralp, la Kreuie^g et le Schnebelhorn. Du côté de la Tôas, les points principaux de la ligne de «é- |>aration sont ; Hulftesg, Atlenwinden. Sïlxberg, Schauenberg. près d'ElgK. Sclineitberg, les hauteurs de Hagenbuchet de Gundllkon. Kickenbach, Dynhard et Eschlikon. Berg, Dngerlen, près de Henagart, Irchel. Du côté du Rhin, la ligne de partage est indiquée par le (iamserruck, le col de Wildbaus, Gulmeu, Hobenkasten. hamor. Fâhnem, Hirsi'hberg, le col du Stoss. Gâbris. Vugetinsegc; elle passe au N. de Speicber et de 'TeufeD, puis au S.-O. de Saint-Gall par le Rosenberg, Wittenbach. les hauteurs au X. de la Silter, Zihlschlacht, les collines au N. de Sulgen ; elle traverse le S eerûck en jusqu'à Ilappers-
wil, pasae à Oberhofen. Schwaderloh ; elle décrit un arc de cercle parallèle au lac Inférieur jusqu'à Nuasbaumen, aux lacs de Steinegg et de Nussbaumen, suit les hauteurs
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■u s. de WalKliDgflD, cellea au N. d'OMÎDgen el d'Alten. et arrive au Rhin A Ellikon. Ce bjBsio, aioai délimité, a un poortour d'environ 250 km.
Il exiite des liinnimétrea 'à Baienheid, BûrgleD-tttigharen.WeiDrelden-Rothenbaueea, Amlikon, Bonau.EÎicnikofen, Felben-PHn, Weiningen, Nieder Neunrom-Altikon, GûttikhauwD. GroBS ADdelfinaeo. De l'embouchure de la Thur à la source, la cnute anoueUe des pluies augmente proKTessivement de 90 à 300 cm. Dans le Toggeobours, la Thur est une véritable rivière de* Préalpes. dont lei hautes eaui ont lieu de mars à juillet ; de nombreuses crues ae produisent d'août à octobre, tandis que. de novembre à février, elle n'a que des crues rares el de peu d'importance. A Andelfingen, la Thur a plutôt le caractère d'une rivière du Plateau : les basses eaux estivales apparaissent un mois plus lui ; les crues hivernales ont plus d'amplitude. Mais là encore elle conserve, dans ses variation a, un caractère torrentiel, car elle monte par exemple de 3 m. en deux jours et descend de 3 m. dans le même laps de temps. Des hautes eaui exceptionuelles se sont produites en 1661, 1755, 1789 fce furent les crues les plus fortes|. 1852 ; le 13 juin 1876 au pont d'Andelfmgen, le maximum fut de 13^ m^ par seconde; d'autres crues importantes eurent lieu le 2 septembre 1881 et le 3 septembre 1883. A toutes ces époques de crues, la hauteur des eaux au pont d'Andeltinfien était d'environ 6 m., le débit approximatif de liOO ro' par seconde, tandis que la moyenne est de S ta' et le minimum de 6 m^. Les orages qui éclatent dan* la région des sources font sentir leurs effets à Andelfingea deux jours plus tard. Ii'après Hess, la quantité totale d'eau qui s'écoule du bassin entier se répartit comme suit en tant pour mille :
k la Thur jusqu'à Biachotsiell I. s. O.tSt
• Silter . > 0,333
1 Thtir de Biachofszell â Rohr (près
Frauenfeld) > 0,103
. Murg • 0,126
a Thur de Rohr à l'embouchure . . . ■ 0,066 1,000 Les corrections de la Thur sont presque complètement terminées dans les régions exposées aux inondations; elles ont partout pour but de concentrer les eaux et de créer un lit aussi rectiltgoe que possible, afin de donnera la rivièreuncourantasse» fort pour enlralnerjusqu'au Rhin les alluvionsqu'eUc charrie. De WilàDiichofslell, on cherche aussi k atteindre ce but au mo^ea de tra^ verses et d'éperons en fascines. Uans les cantons de Thur-
Eovie et de Zurich on a également augmenté jusqu'au doule la section transverseie du lit. Le lit des eaux moyennes est bordé de digues en fascines ; à une certaine distance s'élèvent des digues plus fortespour les hantes eaux. Ainsi,
dans le canton de Zurich, la largeur du lit des moyenn«a est de 50 m. ; celui des hautes eaux de 1 entre le faîte des digues latérales qui est à cnvirc
Paot sur la Tbiu prM d* MIllIbslm-WIgoltiDgea.
vées à fr. 2440000. C'est principalement dans «on coun supérieur que la Thur est utiliaée par l'industrie : dans le canton de Saint-Gall, on compte sur la l'hnr et sea affluents, 337 usines hydrauliques avec 2185 HP., et sur la Sitter 39 établissemenU avec 1800 HP. En Thureovie, 8 grands établissements et plusieurs palits utilisent Ta for«e motrice de la rivière, tandis qu'il n'y en a aucun sur le cours de la Thur dans le canton de Zurich. Cette rivière ne peut être utilisée que là où existe une forte penle ; elle ne peut pas, comme la Limmat ou d'autres rivières, remplacer l'absence de pente par un grand volume d'eau.
Bibliographie. Geologitche Karte der SchiaeK, feuilles IX. IV. 111. livr. XIV, XIX. Eberli, £ine Flustablenhung in der Oitichvreiz. {Vierteljalirsschrift der lûrch. Nat. Ges. vol. 38.) Europe iiluMlre^, 181-183. Senn. Taggenburg, Chai-akterbiUÙr ichtueiz. ùauittlebent und Slrehent. vol. 1. J.-J. Haymann, Dot Toggenburg. [HBlnriob -Eppu.I
ThOr (WKITK) (C. Valais, D. Rarogne oriental). 2479 m. Pi^tit passage sans importance et sans utilité
Eratique, dans le prolongement de l'arèle N.-li:. du Gieelhorn |3891 m.). 11 r^ie le Metlenthal aux pâturages supérieurs du Saflischthal.
THURAU IC. Saint-Gall, D. Wil). 545-513 m. Plaine humide, située dans le territoire des communes de Wil et Zuzwil, sur la rive gauche de la Thnr. Longueur 3,5 km., largeur 1.8 km. Cette plaine, dernière terrasse du Plateau, couverte d'une végétation de saules et de roseaux, s'étend de Wil â ta Thur; elle est bornée au S.-O. par le hameau de Freudenau; auN.-O. par le village de Hàusern ; jadis elle était traversée par les braa de la Thur. Dans sa partie S. coule l'Alp ou Rlckenbach qui suit la direction de la Thur ; le centre et le Nord de cette plaine sont sillonnés de ruisseaoi où croissent de nombreux roseaux.
THURAU [C. Saint-Gall, D, Ober Toggenburg, Com. Ebnat). 640 m. Groupe de 36 mais, sur la rive gauche de la Thur, à 800 m. S. de la station d'Ebnat-Kappel, ligne du Toggenbourg, 188 h. en grande partie protestants, de la paroisse d'blbnat; leurs occupations sont les mêmes que celles des habitants d'Ebnat.
THURBBRG (C. Thurgovîe. D. et Com. Weinfélden). 635 m. Ancien château sur t'Otlenberg, au-dessus de Bachtobel, â 1,5km, N.-O, de Weinfélden, Outre le chiteau, deux maisons s'élèvent encore sur cette colline. Belle vue sur la vallée de la Thur et les Alpes, Le château est mentionné dans la chronique de Klingenberg. En 1413, c'était un tlef de l'abbaye de Saint-Gall ; il fut vendu par J, von Ende à H, von Tettjghofen. Vers 1500, il tomba aux mains de l'échanson Ulrich von Castel. Cette construction isolée était simple,
THURBERQ ou THORBKRQ (C. Valais, D. Rarogne orienUl), 3030 m. Dernier contrefort S. du Schienhom (3807 m.), dans le massif de l'Aletschhom. qui s'avance en éperon entre le bras supérieur de l'Ober Aletschgletscher et le Beichrirn, et constitue comme le montant N. d'une gigantesque porte (Thor) laissant 234 - n. c. s. V. - 46
THU
1 du Beichflni. Lr première
r !■ rivière de fli ■ioD en » été Taile eo io<».
THURKN <UNTIR| (C. Tliurgavie, D. et Com.
Weinrelden). 430 m. Groupe de maiBons. faubourg de Weinfelden, i 500 m. S.-O. <)e la gire. 5 mais., 23 h. protestants de la parois-ie de Weinreldeo. Culture des prés, des arbres fruiliers et de la vigne. Plusieurs fabriques de broderie j ont été construites depuis quelques années. C'est là que se trouvent la caDtinc et la place de lète du centenaire, célël^ré en 18B8, de l'ind^iiendance de laThurgovie. Aujourd'hui encore, la cantine est utiliaée lors des grandes fêles populaires.
TMURaoViK (atl.TH[;Hi:iiL'). Canton de la Confédération suisse, le 17* sur 32 dans l'ordre de la Codfc -Ka- "1 stitutioQ. )i:ntrée dans la Confédération enlSOS. ^■N^^ Situation, étendue, limites. La Thurf^ovie ^^^â^ eat située à la frontière N.-E. de la Suisse. ^!^^ B" S' ^^ Bodau, du Rliin et sur les deux rives ^^^ de la Thur, qui la traverse de l'E, à l'O. et lui
gle et forme un tout, à l'eiception de la commuoe de Kurn, d'une superficie d'environ 1,50 km' et située dans le cantou de Saint-Gall. à 1,5 km. du districl(ArbOD) et du canton auxquels elle ee rattache. Le canton de Thurgovie s'étend (l'endive de Horn non compriae) du 8" Ur^y au 8° %' ao* de longitude E. de Greenwich (6° 30' 11' au 7° 8' 5' de longitude E. de Paris) ; il a donc une longueur de 58 km. de 10. à l'Ë. (de 60 en comptant le vjllaue de Hom). Le point le plus septentrioaal se trouve an bord du Rhin, via-à-via du village badoisde Bûsingen, par 4*7° 41' 45* de latitude N.; le plus méridional, au Hârnti, par 47° 22" 88*. ce qui donne une largeur de 35 km. Sa pluB grande longueur est de 64 km., suivant une lisoe droite tirée de l'O. 4 ri!;.-S.-E.,de Paradies à Horn. AIE. et au N. d'ArboQ et de Horn jusqu'à Stein s/ Rhin, le canton eat limité, sor une longueur d'environ 55 km., par le Bodan et le lac Inférieur, qui décrivent une légère courbe convexe ; de Stein en aval de Paradiea, par le Rhin, sur une longueur de 16 km, LesterriloireBétrangen situés en deçà de celte limite naturelle, sont cenx de !a ville de Constance, à la sortie du Rhin du lac Supérieur et du petit village schalThODBois de Burg, en face de Stein. Le canton ne possède. |>our ainsi dire, pas d'autres frontières naturelles. Les limites politiques sont ; au N. le grand-duché de Bade et le canton de Schallhouae, ce dernier seulement i Burg et Dordingen ; i l'E,, le Bodan ; au S., le canton de Sainl-Ga)l, de Horn au Hornli. sur une longoear d'environ S2 km,; la limite décrit des limags à Amriawil et Wil ; à 10., le canton de Zurich, du Horah à Paradies (ftt km., courbe enveloppante de Stammheimj. Le canton a une superRcie de lOll.ttO km*, j compris la surface du lac et des eaux courantes qui lui appartiennent et qui est de 155,54 km', ce qui fait 858,06 km> de terre ferme. Il
iléme de la Confédéralion par l'étendue et par la population. D'après la statistique de 1890, on comptait, â cette époque, 847,16 km' de terrains produetlb et 9,7440 km' de terraina improductifs.
Orographie. La Thurgovie appartient presque toot entière au Plateau ; seule la pointe S., du coté du Hôrali, pénètre dans les Préalpea. L'altitude des diverses régiona du canton varie de 400 m. (bords du lac, cours inférieiir de la Thur) i 1000 m. (Klein Hômli, Allenwinden). A l'exception du Hornli, la Thurgovie ne possède donc pas de véritablea montagnea mais seulement des chaînes de hauteurs et des collines aux contoara gracieux entre lesquelles s'étendent des vallées longitudinales, tantôt larges. tantôt étroites, des cuvettes et des plaines. l.eB vallées portent. Primitivement, il n'existait qu'une seule plaine. Lea collines et les vallées ont été formées par l'érosion glaciaire ou fluviale. Une longue chaîne de collines, le Seniicken, s'élève en pentes douces entre Uozwi! et Romanshom.suil le lac et le Rhin jusqu'à Kaltenbach et au Stammheimer Berg dana le canton de Zurich et sépare la région du lac de la vallée delà Thur. Son point culminant se trouve entre Berlingen et Miillheim. à Keutenen (7J3 m. ). On peu) considérer comme des embranchements S.-O. du Seerûcken la Neuafomer Hohe de Debrunnen-Herdem i NeuuFam, entre le Hiittwilersee et la Thur et l'Ottenberg (684 m.), de Rergà Màrstetlen. Citons encore comme collines isolées de cette partie N. du canton, le Rodelhei^, entre Etiwilen et Diessenhofen, et le KohlGrst, couvert de forêts. entra Schlatt et SchalThouse. La région de Kreuzling>-o à Stein et quelques points de la lone cotière du Bodan «ont lea plus belles parties de IB Thurgovie, qui est d'ailleura célèbre, en général, pour sa beauté et sa fertilité. Ce n'eat pas sans raiaon que, depuis lea âge* les plus reculés, les châteaux sont venus s'ajouter aux châteaux sur les pentes du Seeriicken, dominant leaplages riantes, les vignobles, les vergers et les sombres loréts.
Dans le centre du canton, on rencontre les collines suivantes: le Lettenberg, entre Sulyen. Erlen et Sitterthal. le Gabrisstock et le Nullen (737 m.. Higi thurgovien), entre Burglen et Wil, le Braunauerberg, le Wellenberg. qni s'étend sur la rive gauche de l^< Thur, d'AmIikon i Frauenfeld, séparant la vallée de la Thur de celle du Thunbach. riuimenberg avec le vieux chàleau de Sonnenbei^ (7tO m.j, entre le Thunbachthal et le Uuchethal, le Bausel ou Gerlikooerberg, i gauche de la Murg, entre Frauenfeld et Gachuang, Ces collines sont boisées et en partie couvertes de champs et de vignobles. A leur pied s'éiendent de fertiles contrées où les hameaux succèdent aux hameaux et les villages aux villages. Malheureusement, le phylloxéra est venu dévaster les vignobles de l'immenberg.
■ ■ ■ " ' ■ ' "■ iiie du S., comprend le
Hornli et sea contreforts qui s' kon et d>
Caoton d* TbnrgoTli I l'Eiinach la minuscule enclave
stde 113321, soit 131 par km*. Le r
bfrg, près Halterswil (763 m.), le Haselberg (825 m.), le Tuttwilerbers (733 m.) et le Kranienbers (746 m] au S. du vallon sinueux de Littenheid ou Egelsee. Cetle partie du canton.
le Hinler Thurgau, a le caractère des Préalpea. elle a des vallées verduTantes. riches en grasses prairies et boi^ déesde collines boisées; lea vallées sont parsemées de fermi's lantâl isolées, tantSt réunie* en hameaux et en villages. Le calme complet de Fischingen et de son vieui couvent.
placés dans une situation idyllique, entre la prairie et la forêt, l'absence tolale du bruit des villes et de la fumée des usines, ont fait de c tte localité une station de repos très fréquentée. Le sommet du Hornli
st. appartient au canton de Zurich. Le
Dreilânderstein, point de contact
j de la Thurgovie. de Saint-Gall et de Zurich, se trouve ' ' I du aommet, sur le versant N. de la montagne
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(les cinalisationi ameiMiit l'eau i domidieel un urvice
d'hydraoles. [K. Hrai-l
Bibliographie. Legler. Die Abflut$vtrhàllniMse des Èodenteei undBIteim.i. Enfeli, Ç^lltnkarîe de» Kanton» Thurgau; Quellenverhàllnitte ant Seeritcken: Rechenftch>âtberielite des Re^, Rates, Abschoitt : Éauweien, Thur und Murgkorrection, Korrektiort des Furtbachei. Climat, La ThurBovie a le mâme climat que lea contrées du Plateau situées a la mêmealtitude; èlien'apasdemoDtagnes arrêtant ou ralentissant les courants atmosphériques qui ont ainsi une influence plus marquée quedansles régions monlagneuses. La région des lacs est la plus tempérée ; les coDlraates j sont moins accusés. Les vents les plus rréquenla sont lea vents frais et humides du S.-O. et île rO. En hiver, le vent du N.-E. amène un froid sec.
Depuis de longues années, le canlOD possède un réseau assez complet de stations p tu vio métriques, ce qui permet des indications eiacles sur les chutes d'eau de cette région. Le tableau suivant donne la chute d'eau annuelle de 1864-1903 pour quelques localités thurgoviennes ; Romanshorn 942 mm. Weinfelden 963 mm.
Amriswil 984 » Frauenfeld 963 >
Kreuiliugen SU » NiederNeunfomSIS >
Haidenhaus 966 » Wàngi 863 •
Eachenz 690 > Aadorr 1006 '
Uiessenhofen 804 > Eachlikon 1193 •
Biichohiell 1016 > Dnssnang 1389 •
A l'eiception de la partie supérieurs de la vallée de la Mure, les dilTéreoces sont relativement faibles ; la chute annuelle moîcnneest d'environ 95 cm. pour les rives du Bodan, leSeeriiclEen et la vallée de laThur elle descend il'O, jusqu'à 80 cm.; les pluies tes plus abondantes tombent a DuBsnang, dans la vallée de la Murg, vers le Hômii.
Le canton compte trois alations météorologiques romplétea: Frauenfeld, Kreuilineen et Haidenhaus {sur le ~ ' u-dessus de Steckbom) ; on possède encore
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les observations de plus de Diessenhofen, Les b et les extrêmes sont les
Kreuilingen (4aOm.) Frauenfeld (4ffî m.) Diessenhofen (410 m.] Haidenhaus |GS5 m.) Les trois stations basses
-9 années de 1
annuelles
Janvier Juillet Moveni
quoique i la même altitude, desdiOerencesnoIablea. Kreuilingen est celle di la température est la pins élevée, phénomène dû à 1' fluence do Bodan ; les différences avec Frauenfeld si moins marquées su printemps et davantage en i tomne. Dieaaenhofen présente les plus basses tempéra res. Le minimum moyen annuel de la température de — 12,2° pour Kreuzlingen. de — 14,6° pour fraui feld et de — 17,0° pour Diessenhofen, tandis que le roaiimum moyen annuel de ces trois stations est presque le même (environ 89.5 %).
La nébulosité moyenne de ces trois stations est la même (6,4) ; Haidenhaus, situé à une altitude plus élevée, présente une nébulosité plus bible (5,8). surtout vers la tin de l'automne et en hiver.
Le nombre des jours de brouillard est, en moyeone, pour Frauenfeld, de 55, pour Kreuilingen de 83 :
Diessenhofen paraît avoir une moyenne encore plus élevée. Dans la Basse -Thurgovie, le nombre des jours de pluie est d'environ 145 :
a Haidenhaus, il est de 160; à Frauenfeld les joura de neiae sont au nombre d'environ 27, à Haidenhaus de 45. On compte environ 18 orages par an ; à ce sujet, nous
renvoyons à l'intéressante étude ..... , ,
publiée par leprot. A. Hess: Einigee Canton d. Thurgovi».
ùber Gewitter in der Schvmii ini
Ei««n und Gewitieriiige im 1/iurgau i dans les ^fMeilungen der [thurg.
GetelUeS., livr. XV. D' Hess. Die Niederichlàge im Thurgau, 18-J9-1S91. [D' R. Bili,»ili.er.]
Flore. Le relief asseï monotone du pavs et la nature du sol se remarquent dans la composition de la flore, qui ne diflSreenriea de celle du Plateau 'voir article Platejlui ; à peine trouve-t-on quelques représentants de la flore de montagne. Au Homli et autour de Uischohiell (ilttenoilylei, Elymiu, Nardut, Hoia alpina, Carlina acauiii. Potygtynum Biitorta, Alnu» viridït, etc.), ou le long de la Thur (Campanula putilla, Ranunculu$ aconitifoliuM, Pteurotpemium, Gypaophila repen») et, a l'O. du canton, quelques plantes calcicoles du Jura {Cytitut nigricant, Helleimnu foetidut. Anémone puUatitla). Pourtant les raretés botaniques ne font pas complkement défaut lAipidium crittatum, au Uudelmoos près de Zihlschlaeht, SamolusValerandi, i Gûltingen, Saxifraga oppositifolia, au bord dii Bodan. de Giittingen à Kreuilingen et a Glarisegg, Armeria rAenonn, à Mammern, Sagittaria, i Ermatinsen, Deichampiia rhenana, au bord du Rhin et du lac). One série de plantes de régions pins chaudes se rencontrent à Diessenhofen et Neunforn, qui est la lone où il pleut le moins; ce sont: Lonitunt amplexicaule, Andnpogon Iichaetnum, Tunica proliféra, Gyp*ophila muralit, Antirrhinum ortmtium, Èuphraiia lulea. Urtica ureni, etc.) ; grâce à ta douceur de ses hivera la rive du lac se distingue par la flore variée de ses jardina. (Pour ta flore lacustre proprement dit, voir l'article BoDkN.)
Les marais tourbeux sont en général des marais de
S laine, formés essentiellement de carei, de graminées et e joncs mélél à des aunes, des bouleaux et des nerpmDs; les hauts marais formés de toutTes de sphaisnea, d'ériocées {Oxycocna. Androtneda, Calluna] et &Eriophorum vaginatum ne se rencontrent guère que dans la Haute-
.... de plus , , .
transformés en terrea de culture, ce qui nuit à la ré^tarisation des cours d'eau. Avec eux disparaissent aussi beaucoup de belles plantes, surtout les derniers vestiges de la flore glaciaire qui s'y étaient réfugiés : Eriophorutn uojfinalum et alpinuni, Oxycoccu>, Atidromeda, Troltiut, Piitguicula alpina, Botryr/tiiun lunaria, Primula fari- TUJià, etc.. On trouve aussi de ces reliquats glaciaires dans la moraine entre Frauenfeld et DiessenhofeD, sur le Sêerûcken, l'Uttenberg, le chaînon Immenberg-Wellenbérg [AretottaphyUn, Pirola itniflora, Gymnadenia odoratiliima,etc.) et an bord du lac Saxifraga oppoaitifotia. Les champs de vergerettecanadienoe(Solida90sero(tna1,
3 ni supplantent peu à peu la flore indigène sur tes bords e la Thur et de la «urs, et qoi font même reculer les prairies et les prés de laîche donnent un cachet partim-
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établie provisoirement dans la caserne de Frauenfeld et se tears. Elle est accompagnée de quelques autres plantes également originaires de l'Amérique du Nord et échappées des jarains {Solidago graminifolia, Aster salicifolius, parviporus^ etc.); cependant celles-ci se sont répandues dans des proportions beaucoup plus modestes. [H. WBORLrN.]
Bibliographie. Otto Nâgeli und Eug. Wehrli, Neue Beitrâge zur Flora des Thurgaus Mitt. d. Thurg. Nat. Ges. Heft. 11. Boltshanser, Beitrag zu einer Flora des Thurgaus, Thurg. Nat. Ges. Heft. 6. D' J. Eberli, Volksbotanik desKantons Thurgau. Thurg. N. Ges. 1904.
Agriculture. Bien que l'agriculture, l'élève du bétail et l'économie laitière, soit toujours une des principales ressources de la Thurffovie, ce pays ne peut cependant
f>lus être classé parmi les cantons essentiellement agricoes. L'agriculture n'occupe plus aoiourd'hui la mijorité de la population : les personnes qui vivent de la petite et de la grande industrie sont de beaucoup les plus nombreuses. D'après le recensement de 1906, >1 y avait dans le canton 31 495 personnes occupées à Textraction et production de la matière première, l'agriculture et branches qui en dépendent ; 32 212 personnes occupées à la transformation de la matière première (industrie) ; 5911 vouées au commerce et 2401 a l'industrie des voies de communication, transports, etc. Il y avait autrefois beaucoup plus de personnes occupées à l'agriculture, mais peu à peu comme c'est le cas dans la plupart des cantons dans lesquels se trouvent des villes industrielles, les villages sont délaissés par les jeunes gens attirés par lesplus hauts salaires offerts dans les fabriques. On pourrait supposer aue ceux qui sont restés dèles à l'agriculture doivent être dans une belle situation économique, puisque le nombre des concurrents a diminué; toutefois, en beaucoup d'endroits, ce n'est pas le cas. Les salaires dé plus en plus élevés des ouvriers de campagne, le manque de loumaliers et de domestiques, et les dettes qui grèvent la plupart des propriétés expliquent cette situation défavorable de la majorité des paysans thurgoviens. Le produit des récoltes couvre a peine les dépenses de culture ; la vigne, autrefois d'un bon rapport, a perdu beaucoup en importance par suite de l'invasion du phvlloxéra, de l'oïdium, etc. Ici, comme ailleurs dans le N.-E. de la Suisse, le climat semble ne plus vouloir favoriser la maturité des raisins ; il en résulte, dans les mauvaises années, des vins de qualité tellement inférieure que le commerce s'adresse de plus en plus aux pays plus favorisés du soleil, comme le Tirol, l'Italie, la France, etc. La concurrence de la bière et du cidre a aussi considérablement diminué la consommation du vin.
La nature du sol, le climat et la concurrence étrangère obligent les paysans à concentrer leur activité sur la culture des fourrages, l'élève du bétail et la culture des arbres fruitiers ; Te canton peut facilement soutenir la concurrence pour les fourrages tant au point de vue de la Suantité que de la qualité. Aussi, de toutes les branches e l'agriculture, est-ce la culture des prairies et des fourrages artificiels qui, depuis longtemps, occupe le premier rang. La campagne est devenue verte. Les beaux champs de blé dorés qui variaient si agréablement l'aspect de la plaine sont devenus passablement rares. Les chiffres et renseignements suivants tirés de la statistique agricole cantonale de 1890 montrent, d'une manière frappante, combien les champs ont diminué au profit des prairies et dès lors la proportion a encore augmenté en faveur de ces dernières. En 1852, les terrains productifs comptaient 46% de champs, 29,2 % de prairies, 22,2% de foréto, 2,6 % de vignes. En 1890, sur 84716.6 ha. de terrains productifs, il y avait : 28 % de champs, 43,4 % de prairies, 23,8% de forêts et 2,17 % de vignes. Marais 2Vi'/o.» allmend 0,13 <*/o. Les terrains improductifs se répartissent comme suit : eaux, non compris les lacs, 828,25 ha.,
bâtiments, 93,12 ha., terrains caillouteux, 51,13 ha. Total : 974,5 ha. Ainsi, en 40 ans, les champs ont diminué de 39 %, tandis que les prés ont augmenté de 49 %. En 1890, la récolte des fourrages naturels a donné les résultats
suivants :
prix moyen
Estimés à par q.
Foin 1312577 q. fr. 6619027 fr. 5,-
Regain .... 640273 y» » 3774099 * 5.90
Herbe d'automne. 111872 » » 594020 > 5,30
2064722 (I. fr. 10^7146
Il faudrait encore ajouter à la catégorie « prairies » et
enlever à celle des « champs » la superficie et le produit
des fourrages artificiels (5/19 ha.) qui servent aussi à la
nourriture du bétail, soit :
Trèfle 191 585 q. valant fr. 865319
Luzerne 47996» » • 233151
Esparcette 51062 » » » 223960
Mélange de trèfle et d'herbe 47 184 » » » 216 938
Autres plantes fourragères 21032 » » • 975t36
En 1890, les céréales occupaient encore une p lace prépondérante, le 54,8% des champs était consacré a cette culture. Jusque vers 1870, l'épeautre était le plus c ullivé; plus tard il a cédé le premier rang au froment; en certains endroits il a même etécomplètemcnt supplanté parce dernier. Les céréales qui ne servent pas à la nourriture ou à l'engraissement du bétail sont vendues par les paysans aux
Superficie et produit de ia culture des céréales en 1890.
Ha.
Grains
Valeur fr.
Prix moyen parq.
Paille q.
Valeur fr.
Prix moyen parq.
Froment Avoine .
Ëpeautre Seigle .
Orge. .
628969 371610 191820 112484 397fô
meuniers et aux marchands de grains ; les cultivateurs achètent le pain chez le boulanger, tandis qu'autrefois chaque famille de paysans faisait moudre son blé au moulin et cuisait elle-même son pain.
La culture de la pomme de terre est la plus importante des cultures sarclées. Les pommes de terre printaniéres, surtout celles des environs de Constance, cultivées dans des terrains légers, sont un objet de commerce. En 1890, la culture des racines et des tubercules a
donné les résultats suivants
Valeur Prix en fr. moyen le q.
1101263 fr.5,90 320207 > 1,70 30169 >3,25 2U456 >1,40
Pommes de terre 3112 ha. 187251 q.
Betteraves . . . 858 » 186 706 »
Carottes ... 83 » 9247 »
Raves ... — 14720 »
Les paysans thurgoviens attachent une grande importance a la fumure de leurs terres; outre les engrais naturels ils emploient beaucoup de produits artificiels, tels que superphosphates, poudre d'os, salpêtre du Chili, scories Thomas, etc. Ces dernières sont très en faveur. II existe une fabrique d'engrais artificiels à Màrstetten, mais les associations coopératives introduisent beaucoup d engrais étrangers par grandes quantités à la fois.
Les machines agricoles sont de plus en plus employées.
La Société d'Agriculture, fondée en 183d, comptant en 1906 50 sections avec environ 3000 membres, cherche à vulgariser les connaissances nécessaires par des cours publics, des conférences, par la publication d'un journal périodique et l'entretien d'une bibliothèçiue agricole. Elle s'occupe- aussi de procurer aux agriculteurs, par des achats exécutés dans de favorables conditions, les instruments et machines aj^coles, ainsi que les produits nécessaires à leur travail. Elle organise et subventionne des expositions d'agriculture et des marchés de semences. Enfin, elle a en partie sous sa direction l'école d'agriculture qui, fondée en 1904, fut d'abord établie provisoirement dans la^caseme de Frauenfeld et se
Canlgn d* Thurgeve. Li riva du BodiD k Mammaiii
ratrice|Eugénie ■ lait don au canton de Thurgovie. A celte école le rattache maiateDant une station d'esMi pour l'industrie laitit^re.
La culturo de 1* vigne'est encore rsprésenlée dini tous les districts, quoiqu'elle aoit fort peu développa dans ceux d'Arbon, DiesBenhoren, Bischorsiell, ïlùnchwilen. Les viiCDobles les plos élevés sont ceux de Bettwipaen et Eachtikon <6ao m. I. Les crus les plus célèbres de la Tliurjovie sont ceux d'ltIïnj<eo (Karthàuser). Ollenberu (Dachtobler), Btssegg. GôttiRhol'i'n, Steltfurt (Sonaenbei^er). Herdem. Steinegg. KatriariDenLhal. La vendange se fait à plusieurs reprises, de sorte qu'un même vignoble peut fournir jusqu'à trois qualilëa de vins. Sur te désir du u fédéral de statistique, on a procédé, eo 190t. à
bureau le
Btalisliqu . .
tricta a donoé'Ies chiffres auivi
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ffî0.50
BiBchorsiell . .
niessenhofen . .
aœi.oo
Sieckborn . . -
Total ....
Valeur en argent
Un vigneron du lac Inférieur qui tient une comptabilité très exacte a calculé le rendement moyen d'un arpent de vigne de 5000 ceps dont ^l^ de blanc et '/a de rouge, pendant les 20 ans qui se sont écoulés del88l a 1901 ; il a obtenu le résultat suivant :
Produit brut par arpent fr. 401.20
Frai» I. 378.-
Reste fr. 23.«1
Il s'ensuit qu'au laai de 4 'la l'arpent de vigne ne vaut plue que fr. 580 et l'ha. fr. IfilO. Dans ces conditions il est très compréhensible que les vignerons nb soient pas daos une brillante situation Hnancière, et que Ses vignes soient peu à peu remplacées par d autres cultures.
Les lliurgoviens ont eu, de tout temps, une prédilection pour la culture des arbres fruitiers et spécialement pour celle des fruits i pépins; ce fait n'est pas étonnant dans une contrée où le sol et le climat sont ai favorables au dé-
5uia que les fruitti de table et le cidre sont evenus l'objet d'un commerce actif. On cher* I che à développer cette culture par de nombreuses confereDces et des cours (donnés soit ' dans tes différentes localités du canton, soit à l'école de Wâdenswil). sur la plantation et l'ea Ere tien des arbres fruitiers, la connais- I sance des espèces, la destruction des para- I sites, l'emballage et l'expédition des fruits, le ' pressurage et la préparation du cidre. Dernièrement des associations coopéralivca se sont fondéesà Ilignach, [iischof>>xell, Mârsielten, Ober»BCb,etc. pour l'eiportalion des fruita et la préparation rationnelle du cidre. Elles possèdent des installations modernesavec des presses hydrauliques et dea moulins à fruits arlionnéa par des moteurs qui permettent de brover de 100 à 400 q. par jour. Celle de Bischofszell compte parmi s-s membres environ 60 aubergistes de cette localité et des communes voisines. D'après les statuts, la Société prépare et cherche à écouler d'abord les récoltes des membres de l'Association, ensuite celles des BUli*ea paysans. [)e grands moulins installés au-dessua du pressoir, écrasent journellement 500 à 000 q. de fruits qui sont ensuite pressurés, au rez-de-chaussée, au moyen de puissantes presses hydrBuiiques ; le cidre est conduit par des tuyaux dans les filta de Ij cave qui ont Jusqu'à 5 m. de haut et contiennent de 100 à 120 hl. C'est probablement en 1906 que la Thui^ovie a fait le plus grand commerce de fruits et de cidre. Les routes qui conduisent aux marchés aux fruits, aux pressoirs coopératifs et aux stations de chemin de fer étaient parfois encombrées de chars chargés de fruits. A Romanshorn. l'exportation quotidienne a été de 100 â 130 wagons pendant quinze jours consécutifs. Egnach possède un chauITagc central pour obtenir dans les caves une température égale, une rermenlalion plus rapide et des produits transparents d'une bonne conservation.; Une pompe mue par un moteur hydraulique fait monter automatiquement le cidrtî dans les fûts. La société d'b^ach a vendu 800000 I. de cidre peodantrannéeigiË- 1906. [F. K.ar ]
Les principales
Slantes cultivées ont éji été Indiquées; ce sont: la pomme de terre, la betterave, le trélle. la luieme.le froment, l'épeautre.
l'avoine, l'orge, le seigle et les arbres ftuiliera, L'épeautre ne demande psa de grands soins ; sa tige est résistante et il est à l'abri des atteintes des moineaux, auâdi vient-il imméiliatement après le froment dans les environs des villages; il sert souvent à la nourriture des chevaux. Le colia, le pavot, le lin et le chanvre ont presque complètement disparu. La culture des raves, qui occupait les champa de seigle après la moisson, a diminué avec cette dernière culture. Le nombre des arbres fruitiers y atteint 1 milliun d'arbres dont 30000 sont cultivés dans les jardins et les autres sur les prairies, etc. La superllcie du terrain affecté à cette culture est de 61500 ha,, c'eat-â-dire 73 % de la surface totale du canton. En moyenne il y a 10 arbres psr tète de population. Les diverses espèces principales d'arbres truitiera se réparlisaent comme suit: pommiers 50.4 '/g ; poiriers 3i.9"/o; pruniers 12.3%; noyers 1,4 %,• cerisiers 3% Ces derniers, paraît-il, sont d'un rapport peu élevé, parce qu'il leur manque en général le sol calcaire nécessaire : 1 Pour les pommes qui forment le plus
les fortes qui peuvent supporter sans dommage un trsns- I Img ii
Cinb
a Thur
). Slcckborn
pori plus ou moins long. La principale destination des miils exportés de Thurdovie est le marché de Stuttgart qui [en a reçu pendant les dernières 11 années 16379 wagons d'Autriche et 1S375 de Suisse (la majeure partie provenait de la Thurgovie) lindis que les autres pajs tels que la Hollande, la Belgique, la Iteesc et le France ne liaurent au marché de Stuttgart que par des quantités allant de lâOO à 4700 wagons. La principale région d'arbres fhiîtiers est celle d'Ëgnach avec ses poiriers géants; ce n'est que là seulement qu'on trouve encore le cerisier; il croit en quantité sur un terrain calcaire, dans ce qu'on nomme le • Chriesichratten •. Des forets d'arbres fruiliei s s'étendent aussi le long du lac, de Horn au deli de Sleckborn, sur la partie E. et plane du SeerijckeD et dans le district de Ëischorszell. La vallée de la Thur. avec «on sol graveleux, es) moins favorable à cette culture. Le nombre des espèces diminue; on plante toujours trop d'espèces dilTérenles. D'après Schwyzer- Heber, il v a 364 espèces de pommes et 172 de poires; de \i le manque d'uniformité dans Ie9 fruits et dans le cidre. Dans les fruits â noyau c'est le
; plus impartanl(; ~
1900 k 1500 q. dans les bonnes années; la plus sTHude partie est destinée aux distilleries ; il ne peut pas toutefois concourir avec les fruits bon marché des Balkans. L'espèce principale est le pruneau commun; cependant la prune d'Italie et la prune de Pellenberg sont aussi répandues et appréciées. Lea nojers, si fréquents autrefois, sont devenus rares parce que les huiles d'olive et autres iin|>onâes ont remplacé peu à peu l'huile de noii. La lieUe (Beia Cicla) n'est plus. comme autrefois, l'unique production des potagers de la pajsanne ; les exigences culinaires ont beaucoup augmenté. La rhubarbe s'est introduite dernièrement dans les jardins potagers, tandis que l'arroche lAtriptexj fO a disparu. Aujourd'hui chaque paysan cultive un jardin d'agrément ; on voit tes façades des maisons se couvrir de treilles, de pêchers, d'abricotiers et de poiriers. Le goût du beau et le désir de voir sans être vu poussent les gens à décorer leurs fenêtres de déraniums, de fuchsias, d'œitlets. de primevères, etc. Bibliographie. Schroter et Kirchner, Dxe Vegeiation det Bodttiteei.UDdau, 1888 et 1902. FrQh et Schroter,
Th NbL Gea., &acicules 9 et 11.) O.
Nà^eli, Ueber die ppanieageograpliie det ThurgauM id,. fascicules 13 et U. Schwyzer- Reber, Die ObtUorten im Thurgau im Jahre 1903. id., bac.