I. S. d'Alchenatorr, i 3 km. N.-O
ThuDdorf vu du Sad.
Com. et vge dans un vallon verdoyant, à 4 km. N.-E. de la station de Mazingen. ligne Frauenfeld-Wil. Bureau des
Cjstes, télégraphe, téléphone. Voiture postale Frauenfeldustdorf. Avec LustdorT, llesenbolt, Authofen, Kirchberg et Rûti, la commune compte 167 mais., 793 h. protestants. sauf 12 catholiques, de la paroisse de Kirchberg ; le village, 87 mais., 414 h. Prairies, arbres fruitiers, vignes. Broderie. En 888, Tuomdorol; en 1093 et 1116, Tuondorf. L'empereur Charlemagne donna Thundorf a l'évéquc de Novare. En 1374, lors de l'estimation des revenus des églises en vue de la dîme des croiaades. les revenus de Kirchbera dont dépendait Thundorf étaient de 24 livres. Le droit de collation paasa aux Confédérés. En 1460, lor^ de la conquête de la Thurgovie, il était exercé par le bailli. En 1488, le bailli fui obligé de te cÀler \ son créancier Rolhengatier. de Constance ; la commune de Thundorf le racheta en 1495. D'âpre des documenta. de Nellenburg, le dernier intendant du comte de Toggenbourg acheta de Conrad de Wellenbeix. pour 400 florins, une Terme à Thundorf et en fit don à fa cure de Griesenberg.
TMUNERALLMEND (C. Berne, D, Thoune). 565- 575 m. Vaste plaine à l'E. de Thonne, sur la rive gauche de l'Aar, formée par les alluvions de la Kander qui. jusqu'en 1714. la traversait du S. au N. Primitivement. cette plaine ne s'étendait que jusqu'à la forêt du Kandergrien. qui bordait la rivière ; mais depuis qu'on en a défriché la partie centrale et qu'on a réuni ainsi l'Ailmend de Thierachern et celle de Thoune. la plaine s'étend jusqu'à la coltine morainique de la Mûhlematt. Elle mesure 9,5 km. de long, de la caserne de Thoune aux cibles placéesau S. de la Mûhlemalt, et 2.75km. de lar^. du remblai du chemin de fer, non loin de l'ancienne embouchure de la Kander,jusqu'à Allmendingen. C'est dans la plaine dite i Kleine Allmeod >, entre l'Aar et la route postale Tboune-Zollhaus. que se trouvent les bâtiments des ateliers fédéraux, ainsi que les groupes de maisons Bei der Waldegg. Beim Zollhaus et Rosaweide. oij se réunissent les voies ferrées Berne- Bel p-Thou ne et Beme-Mûnsigen- Thoune. Dans les environs, un bac sur l'Aar permet de se rendre à la gare de Steftisburs^ près de 11, un monuments été érigé en souvenir des soldats français morta 1 Thoune. en 1871. La grande Allmend, au S, de l'AllmendstraBBe, sert de place de tir pour l'artillerte. Les buts du tir se trouvent à environ 3 km, des bouches à feu, sur le versant delà Mùhlematl. rive gaucheduGlûtschbach.qui traverse l'eitrémilé de l'Allmend. Près de là. une tour d'obwrvation. Le commencement et la fin du tir sont indiqués par l'ascension et la descente d'un ballon captif visible au
TBU
THU
loin. Très belle vue sur la chaîne du Stockhorn et les Hautes Alpes. On trouve sur rAlimend plusieurs espèces déplantes alpines, surtout le long de la forêt qui recouvre l'ancien cours de fa Kander et limite TÂllmend au N.-O. Quand il n'y a pas d'exercices de tir, de fin mai à septembre, et pendant la nuit, l'AUmend est occupée par du jeune bétail; le dimanche, c'est le rendez-vous orainaire des sociétés de tir. Près du ZoUhaus se trouve la place de tir des sociétés de Thoune. De temps en temps, la plaine, très propre à ce genre d'exercices, sert aussi de champ de course. En 1824 et en 1825, on découvrit une station romaine dans l'AUmend, près du village d'AUmendingen. On trouva 1200 pièces de monnaie, des fondations de bâtiments, des torses de statues et des bas- reliefs, des haches de sacrifice et un buste de déesse bien conservé. A l'entrée de l'AUmend, du côté de la ville, se dressait jadis l'échafaud. Propriété de la ville de Thoune, cette nlaine qui lui fut donnée en 1264 par la comtesse Elisabeth de Kibourg, fut utilisée de bonne heure comme pâturage ; 700 tètes de bétail y paissaient dès le commencement de mai ; mais elle était souvent submergée par les inondations de la Kander qui de temps en temps la transformaient en un vaste lac. La correction de la Kander, en 1714, mit à sec l'ancien lit de cette rivière qui traversait la plaine en diagonale, ce
?ui augmenta la superficie du pâturase utilisable. En 692, on tenta d'introduire l'industrie de la soie à Thoune; à cet effet, on planta &ur l'AUmend un grand nombre de mûriers, mais ils ne purent se développer. A la fin du XVII* siècle, l'AUmend fut plusieurs fois le théâtre de grandes représentations populaires. En 1807, on reconstruisit et on borda d'arbres la route de TAUmend qui unit Thoune aux communes de la rive gauche et au Gûrbethal. En 1788 le géomètre Tralles y mesura la ligne de 6464013 pieds qui lui servit de base pour les travaux de trianffulation lui permettant de fixer les hauteurs d'un grand nombre de sommets de TOberland. On utilisa de bonne heure cette plac^ pour des exercices militaires. Elle servit de champ de manœuvres pour des troupes bernoises, entre autres en 1668, 1682, 1741 et 1760, cette dernière année sous le commandement du général Lentulus. En 1798, le géhéral Schauenbourg y passa une grande revue des troupes françaises. En 1817 on a institué à Thoune une école centralepour les officiers de l'artillerie et du génie. A partir de 1820, l'AUmend devint une place d'armes fédérale, sous la direction du colonel, plus tard général Dufour. En 1849, la commune de Thoune céda une surface de 181 ha. de l'AUmendà la Confédération pour la somme de 150000 fr. ; elle servit dès lors de place de tir. Le perfectionnement des armes à feu obligea de l'agrandir, ce qu'on fit en déboisant le centre de la forêt de Kandergrien, travaU qui fut exécuté en partie par les soldats de l'armée de l'Est internés à Thoune. Mais la distance était encore trop courte, et comme, pendant les exercices, des projectiles tombaient constamment dans la contrée située derrière les buts, la route Thierachern-AmsolJingen dut être protégée par un mur de 700 m. de longueur. Par la suite, la Conrédération fut contrainte d'acheter encore tous les terrains jusqu'au delà du lac d'Uebischi. Cette grande place d'armes, qui mesure 505 ha., est exploitée au point de vue agricole par l'administration fédérale des domaines laquelle siège a Thierachern.
THUNCRSBERa (OBER, UNTBR) (C. Berne, D. Konolfingen, Corn. Bowil). 900 m. Hameau à 3 km. S. de Bowil, dans une contrée ondulée. 3 mais., 20 h. protestants de la paroisse de Grosshôchsteiten. Agriculture. THUNGSCHNEIT (C. Berne, D. Thoune, Corn. Heimberg). 597 m. Groupe de maisons à 2 km. N.-O. de la station de Heimberg, ligne électrique Berthoud-Thoune, à 1 km. E. de la station d'Uttigen, liffne Berne-Thoune, sur une terrasse qui descend jusqu'à T'Aar, formant une paroi de gravier jaune, visible de loin. 12 mais., 70 h. protestants de la paroisse de Steffisburg. La large vallée de l'Aar est rétrécie en ce point par deux rochers, le Thungschneit et l'Uttigfluh. Dans ce défilé la navigation est assez dangereuse par suite du violent courant de la rivière ; en 1836 encore, une barque y fit naufrage et 18 personnes se noyèrent. Le puissant banc de graviers de Thungschneit repose sur une couche d'argile renfermant
de nombreux débris fossiles de mollusques d'eau douce. Un tronc de pin, trouvé dans cette argile, est déposé au musée d'histoire naturelle de Berne. Cet endroit a été réuni, vers 1800, a la commune de Heimberg, qui ellemême appartient à la paroisse de Steffisburg.
TMUN8PITAI. (G. Berne, D. Thoune, Corn. Stefiisbun?). 567 m. Asile de vieillards de la commune bour-
feoise de Thoune, situé tout près de la station de Steffisurg, ligne électrique Berthoud-Thoune, sur la rive gauche de la Zulg. C est un grand bâtiment avec des dépendances. Là se trouvait jadis la léproserie avec la chapelle dédiée à saint Jacques en 1447. En 1769, ces constructions furent démolies et le bâtiment actuel tat élevé ; il abrita d'abord un orphelinat.
THUN8TETTEN (C. Berne, D. Aarwangen). 5tl m. Com. et vge sur la chaîne de collines qui s^tend entre Langenthal et Herzogenbuchsee, à 3 km. S.-O. de Langenthal, à 1,5 km. S. de la station de Bûtzberg, ligne Berne-Olten. Téléphone. Avec Batzwilhof, Bûtzberg, Rain, Wei8senried,Welschland, Forst, Bùtzenmatt, Erlenmoos, Halden, Holz, Moos, Rengershàusern, la commune compte 228 mais., 1561 h. protestants; le village, qui se compose des hameaux du Rank, Wischberg, Hof, Ischmatt et de maisons disséminées, 66 mais., 475 h. Paroisse. Agriculture ; 3 fromageries, commerce de fromage ; fabrique de sabots ; matériaux de construction. Services d'hydrantes. Scierie électrique. Commerce important de veaux et de porcs gras. Au Sengeli, un refuge. Au Herdli, tumulus avec tombe de femme. Thunstetten pos«édait une commanderie de l'ordre de Saint-Jean mentionnée pour la première fois en 1220. Son fondateur fut probablement le duc Otto II de Meran et son épouse Béatrice de Bourgogne, petite-fille de l'empereur Barberousse. En 1245, la nouvelle fondation reçut des privilèges du pape Innocent IV ; ses propriétés s'agrandirent rapidement, soit ensuite de^ donations, soit ensuite d'achats; au XIII* siècle déjà elle acquit des propriétés dans toute la Haute-Argovie et dans le canton de Soleure, ainsi que les droits de collation de Lotzwil, Egerkingen, JEiïgen dans le canton de Soleure, Rohrbach et Waldkirch féglise aujourd'hui disparue près de Niederbipp). A la Rérormation, Berne supprima li commanderie et prit possession de toutes les propriétés et droits de coUation, malgré les protestations ae l'Ordre et des cantons catholiques Le presbytère actuel était la résidence du commandeur. En 1745 fut construite l'église existant aujourd'hui. Jusqu'en 1538, Langenthal dépendit au spirituel de Thunstetten. Sur une colline d'où l'on jouit d'une jolie vue, à côté de l'église, s'élève le château construit en 1715 par Jérôme d'Erlach (1667-1748), lieutenant-maréchal de camp autrichien et bailli d'Aarwangen de 1707 à 1713. Les droits seigneuriaux sur Thunstetten, qu'il avait acquis de Berne en 1721, revinrent à la ville en 1746; à cette date, le château deviut propriété privée, ce qu'il est encore aujourd'hui. C'est là que l'écrivain Alfred Hartmann (1814-1897), fils du préfet du district d'Aarwangen, passa sa ieunesse; il choisit le château et ses environs pour le théâtre de son roman Meister Putsch und seine Gesellen^ publié à Soleure en 1858. En 1220, Tunchstetten ; en 1228, Tuncstetin ; en 1387, Thungstetten. La dérivation proposée du celte dununi, colline, et du latin statio^ poste d'observation, est fort douteuse. Consulter, Mûlinen, Heimatkunde des Kantons Bem^ liv. 5. Berne, 1890.
THUN8TRA88E (C. Berne, D. Thoune, Com. Uetendorf). 560 m. Groupe de maisons sur la route de Thoune à Uetendorf, sur la rive droite du Glûtschbach, à 1 km. S.-E. de la station d'Uetendorf, li^e du Giirbethal. 5 mais., dS h. protestants de la paroisse de Thierachern. Agriculture. Les habitants travaillent dans les fabriques de Thoune.
THUR (WEI88E) (C. Saint-Gall, D. Ober Toggenburg). Une des sources de la Thur. Voir ce nom.
THUR (GROUPE DE LA) (C. AppenzeH et Saint- Gall). L'article Alpes du Dictionnaire désigne sous le nom de ^oupe de la Thur la contrée formant le grand triangle limite au S. par les lacs de Walenstadt et de Zurich, à l'E. par le Hheinthal, à l'Ouest et au N. par la ligne Rapperswil-Wattwil-Teufen-Gais.
Orographie, La limite de cette contrée au S. et à l'E. est formée par de profondes vallées fluviales, relativement
ancfeonei, tandii que la même forma tioD gëologique H continue des deux cdtéB de ces val-
léei
ul I
tronçon Trûbbach-Buchs montre, entre les
deu< versants de Il vallée, une difTérence fondamentale dans la
logique : te \ersant 0. présente un fkcies helvétique (crëtacique-jurassique).
le ■ "^ -
facius
-alpin,
sa Die formation trias ique superposée au fijsch.
Cette différence
donne au paysage un aspect varié el particulièrement remarquable. La limites,.
est formée par
la dépression des lacs de Walenatadt et de
Rhinquiacreusé cette la
lée. L-
Snl
agrandieient delta de Walen- Btadt, Bemar-
fond de la vallée, couvert de déblais, de Sargana à Walenstadt, sur une largeur de 1 à 2 km-, est tout à fait horizontal et
trasle frappant
escarpées des couches jurassi-
N. Du lac de Walenalndt en aval, la vallée t'élargit ; elle est caractérisée parde grandes surfaces marécageuses, couvertes de
groupe de la Thur, de Sargans à rentrée de la région mollassique (près de Weesen). comme suit : fond de vallée profond et plat (493-U0m.|, verwnt N. aux parois rocheuses très inclinées et abruptes, au S. pentes moins rocheuses. De Weesen en aval, le paysage des deui rives de la Linth ne présente aucune difrértnce sensible.
La limite orientale du groupe de la Thur, qui est en même temps frontière politique dans sa partie inférieure, est formée par le Rhin, Sur le tronçon supérieur, deSargana à Ducha, le paysage des deux versants offre un contraste analosue à celui de la vallée du lac de Waleastadl : le versant S,-0. est couvert de forêts et de nikturages descendant en pentes douces vers le Rhin, tandis que le flanc K. de la vallée est formé de rochera abrupts. La vallée du Rhin est ici eitraordineirement large. Sur ses deux rives des torrents impétueux projettent leurs cônes de déjectioD, De Sennwald aunJessus d'Altstatten. le Rhin traverse les chafnea crélaciques du Sântis. Celleici ne «ont pas traversées par une cluse, mais les chaînes elles-mémps sont superposées en échelons et le Rhin. pour s'échapper du massif des Alpes, a choisi la dépression la plus profonde. Se ce point, lea deux versants sont identiques et présentent les mêmes paysages. A une époque géologiquemvnt peu éloignée, les montagnes du groupe de la Thur éuient bordées, au S. et à l'E.. par un lac en forme de fjord, qui comprenait et réunissait les lacs actuels de Zurich et de Walenaladt. ainsi que le Bodan.
La limite N, est tracée un peu arbitrairement in point de vue géographique et géologique; elle suit â peu prés la limite entre les montagnes mollassiques disloquérâ et celles qui sont plus ou moins horïiontales.
Clanî/icalion du groupe de la Thur, Toute cette ré- -'■- - '" ' ' - deux parties car |- """- — ' — --■- »
is iaiv- '—
masMfdeeChnrfir-
géologique, nou!' relevons les d vante en allant du S.-È. au N.'O. :
1° Chaîne de l'ilvier (jusqu'au Voralpsee-Waleostadt à
ro.);
3° Chaîne des Churllrsten (au sens restreint du mot) :
3° Chaîne du Mattstock (Uattstock. Gulmen. Goggeiea) ;
4° Chaînes du Siintis (Alpstein);
5° Chaînes des montagnes mollassiques , NagelHah (Speerl-
Pour faciliter l'intelligence de cette subdivision, nous renniyona à la carte géologique de DuFour au 1 : 10O0OO. F. IX, par Kscher el Môsch.
Cours d'eau. La Thur, la rivière principale, arrose. dans sa partie supérieure, une large et haute vallée (110O- 900 m.), aux pentes douces i géoTogiquement, c'est une vallée longitudinale creuaée dans le rlysch (éocène). aé-i parant le massif du Ssnlis, au N.. des Churflrsteu au S. Contrairement aux vallées du Rhin et de Walensudt. cette vallée n'a de fonds plats qu'en un petit nombre d'endroite et encore sur une étendue peu considérable. (ainai d'Alt Sankt Johanu à Starkenbach). La ligne de partage des eaux entre le Rhin et la Thur, prés deWildhaus. est particulièrement remarquable par sa largeur {comparer l'atlas Siegfried 1 : 25000). De belles sources jaillissant des calcaires de Seewen du Sântis. se jettent dans la Thur prés d'Ail Sankt Johann, et donnent au cours supérieur de la Thur des eaui d'une grande pureté. A
Sartir de Starkenbach la vallée longitudinale de la Thur evient brusquement une vallée transversale. La Thur franchit ta partie occidentale des chaînes du Sântis par la gorge étroite qu'elle s'est creusée. Les rives droite et gauche sont de même nature. Celte partie de la \-allee ne forme donc pas une limite géologique. Près de Stein. la Thur abandonne les montagnes du Sântis et par conséquent les Alpes, pour traverser les montagnes moliaesiques en nombreux rapides et en caacatelles. Presque parallèlement à la Thur, la Silter descend plus au loin au N.-E.; sa vallée, d'abord longitudinale dans le massil du Sântis, devient ensuite transversale dans la région
On trouve à dans la région mollassiqi; Thur, celles du Necher etderUroitch, dont lesitiitaeaux.
1 transversales plus petites, wique N. ; ce sont, au N.-E. de la etderUn]
Groupe ds la Tbur. U* tu toc
Caractrre de» niontagnet. Chacune des rinq BubdivisioDB indiquée! ci-dessus se distingue par des sommets et dei arêlea aui Formes caractéristiques. Dans le massif de l'Aivier. ces formes résultent de la paissance et de la dé^afirégation uniforme des calcaires siliceui hauteriviens. Des arêtes tranchantes et des ravins sans lerraasea bien marquées (sauf Balfries) conduisent aui sommets: cette structure fait ressembler ces montagnes à celles du type eneissique. Dans les ChurHrsten domine l'Ur^oniengrisclair, massif et puissant, 11 forme les parois verticales soutenant les nombreuses cimes des montagnes qui bordent au X. le lac de Walenstadt, Partout le long des rochers s'étendent des bandes gazonnées et marneuses ; la Tormation des côtes et des terrasses est particuliéreroent caractéristique eu ce qui concerne les sommets des Churiirsten et leurs versants méridioDaui. Tandis que le massif de l'Aivier et, d'une manière plus frappante encore, le massif des ChurHrsten, présentent des couches presque partout inclinées vers le N. et abruptes vers le S., noua trouvons, dans le massifdu Sântis, une inépuisable variété dans la disposilioD des couches et dans la désagrégatJOD des roches, de sorte que l'on y rencontre non seulement les mêmes formes que dans les massifs de l'Aivier et des Churlîrsten, mais encore les dispositions verticales les plus variées (par exemple aux Kreuiberge). En outre, des ruptures transversales, qui ont comme tranché la montagne, donnent i la surface un aspect très varié [ainsi au Pâhlensec). Dans le groupe du Haltstock, formé des mêmes matériaui, la simplicité de structure des Churfirsten n'existe plus. On y trouve des pAturages sur des collines mamelonnées et glissantes (flysch) d'où s'élèvent des cimes isolées à parois abruptes et arides (Maltstock, btock, „
Goggeienl. Partout la forme eitérieure oroupc
permet de deviner la conslruclion intérieure des montagnes. C'est encore le cas d'une manière bien plus happante pour la région mollassique dont les nervures ae Nagettiuh reposent parallèlement
tendres de grès et de marne donnent naissance, par leur désagrégation, à des surfaces couvertes d'herbe ou de gazon.
Excurtirmi. Les sommets les plus élevés sont le Hântis 9&04 m. (calcaire de Seewen) et l'Altmann 2438 m. (Urgonien). De tous les sommets du groupe de la Thur, le Sântis est de beaucoup le plus visité. En outre, on fait fréquemment 1 ascension de l'Œhrli, de la Silberplstte. de l'Ebenalp. du Hoher Kasten, du Hundslein, du Boslenllrst-Mutschen, des Kreuiberge, du Wildliauser Schafberg (voir pour de plus amples détails l'article Santjs). C'est au S. de la Tliur qu'on tente le plus souvent, de Weesen, l'ascension de la plus haute sommité de nagelfluh de la Suisse, le Speer (1954 m.), d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur le Plateau, On gravit beaucoup plus rarement le Leisikamm (3106 m.], le sommet le plus occidental des ChurHrsten, plus recoin mandable que le précédent. Les sommets les plus imposants du groupe sont : le Frùmsel (2268 m.), le Brisi (2280m.; et leZustoll (^339 m.], dont bien à tort on ne tente que rarement l'ascension. Par contre, le sommet le pins i*B. oriental, le HinterruRg (230B m.) est sou-
vent gravi, soit deWi1dhaus,soit de Walensudt. Dans le massif de l'Aivier (3345 m.), ce aommtt attire un grand nombre de visiteurs i cause du splendide panorama dont on y jouit. (Cabane au sommet.)
CliTiutt. Le Sântis, la plus haute montagne des Préalpes du N,-E., est parliculièremenl riche en précipitations atmosphériques. Il existe une très grande dilTérence de climat entre les versants N. et S. du Sântis; il en est de même des Churlîrsten. Les cotés méridional et septentrional de cette chaîne présentent certainement, au point de vue climatique, un djs contrastes les plus frappants de la Suisse. Quinten, au pied S. de la chaîne, est l'endroit le plus chaud de la Suisse septentrionale et.
tandis que ce versant est déjà débarrassé de ses neiges au printemps, et jouit d'une chaleur estivale, le versant N. est encore complètement recouvert de neige.
Thur, le Blauiclînee, àa Sântit,
u Cttiid
aévé. De petites misses de neige, alimeotées au priolemps par des avalanchee, Bubsiateol souvent l'ét^ daoa les endroits abrit^K, sans disparaître complètement (par eiemple au N. du Kû^ernnich dana les Churilrslen '. A l'époque diluvienne, le Sânlis était le centre d'une ffranile glaciation ; il eiiatait alors un glacier du Sàntis. L un de ses bras principaux descendait la vallée de la Sitler, l'autre, la vallée de ta Thur. Ce dernier était renforcé par des glaciers latéraux des Churflr - ' - '
trerdans la vallée de le Tlii à l'E. tout le groupe de la Thur; il élail divisé en deux bras par le Gonien, près de Sar^tans, On ne trouve, dans le groupe de la Thur. aucune preuve certaine d'une imporlanle érosion glaciaire; au contraire, toutes les surraces ont exactement l'aspect qu'a dtl leur donner le délitement à sec alternant avec l'érosion par l'eau. Les formes tectoniques ne sont pas modilléps; le Flâsclierberg a toujours son front tourné vers l'ancien glacier du Rhin; le G on zen a retenu ce dernier sans s'être arrondi, de sorte qu'à 1600 m. d'altitude on trouve encore, aurl'alpede Balrries, des blocs de Verrucano provenant d'ilani. Ver» la Un delà dernière époque Glaciaire, quelques petits glaciers subsistaient encore à l'altitude de 180O-300O m. (Churfi rsten -Ma tt stock) ; lia n'ont laissé que d'insigniliantes moraines. Dans la région oii les neiges persistent longtemps au printemps, on rencontre aussi, dans le groupe de la Thur, des lapiers où s'élèvent des couches
phéno
calcain
Les plus beaux ■: Thie; ' "
de la 'Thur est la dispersion des
les maisons, les ttranges sont disséminées à une grande distance de l'église, tels les villages d'Alt Sankt Johann et de Wlldhaus. dans le haut Tog(;enbourg, Les
Srands pâluraees sont éloignés des villages et parsemés 'habitations. Xe village montagnard d'Amden (900 m.) est éinilement caractéristique ; il est situé dans la célèbre te d'Amden.qui permet au village de s'étendre libre-
Dl ; de k m) à U n
11 pei aa la plus basse du village {600 r I la plus élevée (1100 r - ^"
THU
compte une heure et demie de marche. Lef maifons de ces village* de montagne, construites en bois de sapin, ont presque toutes le toit et les parois couverts de bardeaux; sur le câté S., ila révèlent en peu d'années un beau brun par l'elTet de l'intense insolation à U-
Îuelle ils sont exposés (tels Alt Sankt ohann rt Wildhaus).
Coup d'œil ilratigrapliique, 1. Uollaese miocène, alternances de bancs de poudinsues avec des gréa et de* marnes ; c est de ïi que proviennent lea formes d'érosion côtelées de tout le pajs moUasalque, La moiiasae est brusquement limitée vers le S,-E. par lea montagnes calcaires du Sântis-Hatt-
3. Ëocpoe. Plysch avec couches à nummulilen. Le tljsch est, en généra).
formé de schistes argileux donnant bellement naissance à des glissements de terrains. Le Flibachette Dùrrenbach sont deux torrents dangereux de la région du Flysch. Épaisseur supérieure à 1000 m., localement avec blocs exotiques de granit, gneiss, etc. Comparer carte géologique des Churfirsten 1: Î5000 par Amofd Heim,
3. Sénonien. Marnes grises, avec ammonites et gastéropodes, atteignant jusqu'à 300 ra. de puissance: les chaînes crétaciques manquent sur la limite BniiBoalp, n., ainsi que sur le bord du lac do
Walenatadt.
i. Couches de Seewen, Calcaire compact tacheté (Calcaire de Seewen), passant dans sa partie supérieure aux Bchistea de Seewen. Épaisseur de 100 m. environ. A la base, couches à Turrilitet qui manquent dans le S.-E.
5. Gault (sens large du mol). Sables verts. Sur le bord N. du Sintis, seulement 5 m. environ (Albien), en transgression sur rUrgonien (Schrattenkalk). Vers le S. sa puissance s'accrott et l'Aptien-Gault s'ajoute à sa base. Puissance maximale. 70 m, environ dans les Churlirsten,
6. Urgonien (Sclirattenkalk (Apti«n inférieur et Barrémien supérieur). Calcaires blanca, massifs, subcoralligènes. Épaisseur 150 m, sur le bord N. du Sàntis. augmeitlant jusqu'à 300 m, dans les Churfirsten. Diminution vers l'Alvicr où les couches du Barrémien devieoneat complètement marne use».
7. Barrémien inférieur (Druabergichichten et Altmannschichlen). Uarnea grises avecintercalations calcaires, snr le bord N. du Sântis, environ 50m. avec Exoayra tmuata. L'épaisseur de ce terrain s'accroît vers le S.-E. jusqu'à 250 m, dans lequel Tlirgonien. devenu marneux, est compris. A la base, quelques mètrea de sable vert avec bélemnites,
8. Hauterivien (Kieaelkalh). Calcaire siliceux foncé. souvent glauconi tique. Au bord du lac de Walenstadt. 20 m, environ, sur le bord N. du Sântis, 60 m., plus au S,-E., accroissement de son épaisseur, jusqu'à 450 m. environ à I Alvier.
9. Valangien, Au bord du lac de Walenstadt et sur le bord N. du Sàntis; il est constitué, dans sa partie aupérieure, par une brèche à échinodermes (coucnet à Pygums) ; dans sa partie inférieure, par un calcaire apathique clair, à rognons siliceux. 15 à 80 m. Dans le S. du Sântis s'ajoutent à sa baae des marnes valangiennes. Dana l'Alvier le calcaire Valangien acquiert un faciès bathyal (à Aptychut).
10. Berriasien. Dans la partie supérieure, calcaire gris clair récifal à nérinées, dans la partie inlérieure. roarnés. Le calcaire se termine en coin vers le S.-E.; les marnes, au contraire, se réduisent vers le N,-0. Puis-
11. Malm (Jurasaiqne sup.). Il n'apparaît pas dans le groupe du Sàntis et dn Hattstock. Dans les Churfirsten et dans le groupe de l'Alvier, enhautdu calcaire i ciment (TithoDique). en bas, pris de 500 m. de calcaire gria.
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foncé intérieurement, Compact, cassant, à la ba»e, schistes jaunâtres et calcaire tacheté à ammonites (Ârgovien).LeMalm possède un faciès bathyal.