‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 212 sur 225 · V. Grandet fordta particulières · texte numérisé non relu

V. Grandet fordta particulières

Autres forets particulière! (la plupart forlemeol parce*llées) . ./......

roréta, VAgarù:ui melleui et le Chrytoniyxa Abietii ; le Melampiorelia CoryopAi/JInvearuni produit lea trëa nombreux ttalaJB de aorciëre du gapin blaoc et le • Fôhreaoadelichiilte • du pin détruit souvent des planlations entières, même âgées de 8 à 10 ans. [H. Wkiilih.]

.1 '--.iatique des forêts de la Thurgovie. dressée à

de l'exposition suisse d'agriculture i Frauenfeld, lus donne les renseignements coolenus dans le tableau ci- dessus.

Sur le SeerOcken dominent les arbres à feaillei caduques; on y trouve un grand nombre de beaux chfines et hêtres. L'exploitation des fon^ts est placée sous U haute surveillance de l'État; à cet effet, celui-ci nomme un tbrestier cantonal avec un adjoint, puis 3 forestiers canlonaui d'après la loi f^érale sur l'inspectorat des forêts ; les forêts communales sont gérées par des forestiers commun, des déléguas des sutorilés ; depuis plus de 50 ai forêts de l'Etat sont administrées par un personnel ayant reçu une inslruclion technique. Le rapport du gouv~~ nement pour 1004 dit entre autres ce qui suit au si de l'exploitation des foréta communales : i Le 50 % i. virondesforètscomraunaleseBt formé de taillis et de RI rets de rooyenne grandeur, le 50 % de futaies ; mais cett portionae modifie constamment au profit de la futai la transformation a déjà commencé depuis un certain temps dans les grandes forêts des borda du lac Inférieur et du district de Dieaseohofen, et elle prend de plus en plus d'extension. Dans la forêt mo^noe, U période d'exploitation est de 30 à 10 ans, dans les taillis de la Thur de 6 à 15 ans seulement, dans les futaies. F^rtout, de 70 à 90 ans. L'entretien des foies coupes de nettoyage et leur -'ise encore à désirer; cependant, r uiuiui^ d'années, on se préoccupe da- ! la question, surtout parce qu'aujourd'hui ieui écouler le petit bois. II résulte de ré- >orts qui nous sont parvenus qu'il a été 480 plants de coniISres et d'arbres à feuille 32 kg. de graines. Les pépinières conspace de 640 a. Lee communes et paroisses ont exploité 25537 m» de bols

Les corporalions privées . , . 4063 « >

Ensemble. . 39e00m> de bois 5030 m^ BOit le 17 "/g de ce bois, sont produits par les coupes d'éclaircissement. Ces donnas reposent, pour la plupart, sur des évaluations approximatives, car le bois n'est vendu ou n'est mesuré pour être distribué aux ayant* droit que dans 25 communes sur 66. Dans les forOts de l'Etat les coupes ont produit %77 m' de bois, soit 6354 m' pour les coupes principales et 3223 m^ pour les éclaircissements, ce qui donne une moyenne de 6.810 m' par ha. Recettes produites par la vente aux enchères de bois de scierie et de construction, et psr la vente de |

plantons, d'osiers, e te fr. 15785610

Dépenses (bilcherons. chemins. planlatioDS,|2|-' employés, dépenses de voyage) .... » 5737786 Reste fr. 10O17851 I

éclaircissement, laisse vantage

planté 21 les. et 8(

53638 planta de conifères et d'arbres feuillat et un kg. de enine de pin ont été employés au reboisement des 13,15 ha. de caupea blanches et an repeuplement d'ancienne* plantations. En 1904, il a été employé, dans tout le canton, pour le reboisement, 15503 sapins rouges, 26300 sapins blancs. 8800 mélèzes, 30550 hêtres et environ 100000 autres

I^r suite de l'adoption de la nouvelle loi d'impôt du 15 février 1898, on a procédé à une nouvelle évaluation des domaines de toutes les communes du canton, d'après le rendement

compte des circonstan-

cette nouvelle évaluation, la valeur

112372705 fr. Les 33380 bâtiments

janvier 1907, pour

[R RjBi] diffère peu de celle

ce* locale*). Snivai

des domaines est l

du canton étaient assurés, au une somme de fr. dOôHHOÛO.

Faune. La faune de la Thurgi du reste du Plateau. En fait de

seuls pu se maintenir malgré les nombreux chasseurs et les progrès de la culture du sol. La fouine et l'hermine sont répandues partout, tandis que le putois et la belette sont tr^ rares ; le blaireau et la loutre n'ont pas encore complètement disparu. Les chauves- souris sont représentées par plusieurs espèces, l'oreillard, la pipistrelle et la chauve-souris commune ; les musaraignes par trois espèces (musaraigne aquatique, sylvestre, domestique). Le hérisson et la taupe sont communs. Parmi les rondeurs, qui se maintiennent malgré leurs nombreux ennemis, grâce à une rapide reproduction, le lièvre est encore commun, ainsi que l'écureuil, Lea jolis térots et loin semblent être plus nombreux dans la Haute-Thurgovie boisée que dans les autres parties du canton. Le rat noir n'est oas moins abondant que le rat brun qui n'a été observé que 1813, et qui semblait devoir supplanter comptèle premier ; le campagnol, la souris, le rat d eau

CanloD de Thurgovle. BsrIiDgsn *n d* l'Ouatt.

sont communs partout. Le rat d'eau [Arvicoia anipAibiui) forme comme la taupe des ta* de terre ; le rat des champe {Arvicoia arealii) n est pas rare non plus. Les ruminanta ne sont représentés que par quelques chevreuils. Le cerf n'existe plus qu'à l'état fossile, dans les tourbières.

Le nombre das Dikmmifàres Muvsijes ne s'élève dooc 1 p«a à pluB d'une irentiine ; celui des oigeaux est beaucoup plus grand : environ 900 espèces. Hais tous ne nichent I

n de Ttiur^roï

du Nord-Onai

pat dans le paj» ; beaucoup sont des oistaux de passase ou des hâtes d'hiver qu'on rencontre surlout sur les bords des lacs. Lfs moîneaui s'introduiseut partout, ainsi que les corneilles; le merle détruit les baies, fraises et raisms des jardins. En automne, les grives et les ^tourneaui s'abattent sur les vignobles par vols immenses. Le pinson et le bruant, la mésanee charbonnière, la mésange nonnette et la m^ange à tète bleue, souvent aussi le pinson de montagne et le verdier s'approchent eu hiver des élabt«»^ le rouge-queue, le rouge-gorge, le traquet, la Fauvette a tête noire, la Taovette i^s champs, le roitelet huppé et le troglodyte, la sitlelle et le grimperenu, le hochequeue, l'alouette commune et la pie ^riéche à dos rouge, le choucas, la pie, le geai et le ramier se rencontrent communément partout; le beau merle dore niche dans tes forêts des bord» de la Thur ; en revanche, le jaseur se voit rarement. L» huppe se rencontre encore par couples isolés dans les dépressions plantées de saules. Le martinpêcheur, le merle d'eau et la bergeronnette sont encore assez communs au bord des rivièrea et des étangs. Les hirondelles de cheminée et de fenêtre ont diminué ; les maisons modernes ne semblent pas leur être favorables ; les hirondelles de rivage, qui nichent sur les falaiees et dans les carrières de gravier sont aussi devenues rares. Les oïseaui grimpeurs sont surtout repréHentés par le grand et le petit pic épeiche, le pic gris et le pic vert, le torcol et le coucou. Le pic noir est une rareté des grandes forêts. Les plus grands oiseaui de proie sont le grand milan (Uitou» rêgalii) et le busard [buteo milgarit); les plus communs l'épervier et la crécerelle. Le grandduc a presque complètement disparu ; le hibou des clochers est devenu rare; en revanche, lea bois proronds retentissent du fri de la noctuelle et de la hulotte; la chouette desr.arais est commune dans les prairies et les champs de litière. Parmi les gallinacés, la caille et la perdrix nichent dans le pays, tandis que la gelinotte est rare. La cigogne est établie à Frauenfeld ; les rivières et les lacs sont peuplés de hérons gris, de canards sauvages et de râles d'eau. Les roseaui cachent les nids des grebea et des foulques. Le butor et le héron nain ae voient " il là. Le Bodan et le lac loférieur se peuplr-'

chaque hiver de non

fibreuses espèces

de cananls et de

mouettes, auxquelles

se mêlent aussi parfois des cygnes,

des oies, des cormon

ns et des plongeons. On y voit éua-

lemenl l'aigle pècheu

r Ivoir article Bod

anl.

La Thuraovie est pauvre en reptile*

que les léiards comn

uns, l'orvet, la ce

couleuvre i collier.

La première est souvent confondue

avec la vipère commu

nefquineserenc

outre pas dans le

canton) parce qu'elle

siffle et mord quan

on la prend dans

les mains. Les quelqu •ont des animaux iir

es tortues qu'on tr

ouve par-ci par-là

portés et échappé

La grenouille verte'fait entendre son

THO

dant les tièdet nnlts d'été ; la grenouille rouaae dea préa.

la rainette, te crapaud sonneur et le crapaud brun sont mnns ; le crapaud accoucheur est rare. La salamandre aquatique (Triton palnialut et critlaluij se rencontre fréquemment dans les fossés et les étangs, tandis que ta salamandre terrestre, qui n'est pas rare non plus, se voit moins souvent par «aite de aea habitudes noc-

Pour les poissons du Bodan, voir l'article de ce nom. Diaprés le I> E. Wehrli (FUchUben der kieirten thurg. Geviâtter], dans les Hilteil. d. Ihurg. Nat. Gea., tatc. X). ta Thur et ses aflluents renferment 27 espèces de poissons dont voici les plus répandues : Acanttioptérygiens, la perche, abondante dans le Hùliwilersee et le bichelsee, plus rare dans la Thur. La chabot est dangereux pour le frai du poisson. Malacoplérygiens {surlout dans le Hûttwilersee et le Bichelsee), la carpe, la tanche, La brème, l'ablette, iLaugtli), le rousse et le gardon ; danalaThur et la Mui^: le barbeau, la chevaine (Alel), le blageon, ilnlmw, le naae. Le — et le goujon habitent même les plus

fossés permanents La truite atteint,

lans les rnisieaux, le poids d'un demi-kg. : dans la Thur, elle peut atteindre 1 kg. Vi- 1^ saumon est rare ; cependant chaque année on en prend un ou deux exemplaires dans la Thur (3 â 10 kg.}. Le brochet habite les lacs et cour* d'eau ; I anguille est assez commune. On ne voit guère la lamproie de rivière, le seul représentant dea cyclostomes, parce qu'elle se plaît dans le sable et la vase. Quand on procède au nettoyage des canaux de fabrique, on la trouve souvent en quantité innombrable, mais on la prend ordinairement pour une jeune anguille ou un gros ver.

Les Mollusques de la Thui^vie ont été étudiés par A. UIHch (Hitleil. d. thurg. nat. Ges., fesc. XII.) ; ils comprennent 77 espèces de gastéropodes terrestres. 31 aqu.itiques et 12 bivalves. En certains endroits on élève l'escargot des vignes {Hélix pomalia), l'escargot gris {Limax agrettis} est très nuisible aux jardins ainsi qtie la limace nue des jardins (^riim horlentit) qu'on remarque moins parce que. pendant la journée, elle reste enfouie dans la terre et n'exerce ses ravages que la nuit. Sur les coteaux secs de Diessenhofen habitent l'Hélix nHceloruni et le Ztbrina detrita du Jura. Les nombreuses moule* de la Thur (Anodonla) sont appelées huîtres par les habitants du pays.

Le monde des insectes est encore très peu étudié. Les légumes des jardins ont à souffrir dea atteintes des deux chenilles du chou, de l'altise, du ver blanc et de la courtilière; les arbres fruitiers sont attaqués par la teigne textile, la livrée, le charançon des pommiers, la gnnde et la petite chenille arpenleose, le bostriche, etc.

Les forêts ont comme ennemis la teigne du mélèie {Tinea laricinella). qui s'attaque aux aiguilles de cet arbre et lui tkit perdre sa couleur dès le printemps, puis te blanc, le fléau des pépinières. le J/i/Jobiut Abietu, le

Les années de hannetons sont celles d'Uri pour la Haute- Thurgovie (1901, 1904, 1907) et celles de Berne pour la basse-Thurgovie (1900, 1903, 1906). Le hanneton lui-même apparaît rarement en si grande quantité qu'on doive le recueillir, mais le ver blanc fiiil d'autant plus de mal aux jardins, prairies, champs et forêts. Le phylloxéra. observé pour la première fois en 1897, a déjà détruit environ 330000 ceps de vigne (Immenberg, Landschlachl. Gerlikon, Aadorf). Le grillon domestique, commun autrefois, est devenu rare; en revanche, la blatte (BlaUn orienlalit) est encore fréquente dans les boulangeries et les vieilles maisons de paysans.

Bibliographie. E. kollbrunner, Erhebungen ûber die Fitchfaum de» Kantoni Thurgau dans les Mitteil. der thurg. nat. Ges., f»sc. 4. E. Wehrli, FischUb^n der kleinrn Thurg. Gewâiser. id., fasc. 10. A. Ulrich. Die leben-

gau, id., fasc. t. Eugster et Kugler, Btitriç ;u einerCoûop-

THU

teren(aunadeiKantontThurgtm,iA.,laac.7. H.WegeliD. Venetchnii» der Humenopteren de* Kantont Thurgau, id., Eue. 11 et 16. W. Schweiier, Die Fekhen des Boden- $ees und ihre nalurliclie kûnstliche VerTtieltrung , Tagc. t1. Romaïuhorn. [H. Wmbun.)

Chaste et Plche. La régale de l« chasee appartient ■ l'État. Celui-ci délivre des patentes. Hais la transformatiOD de ce s^^a'^nie des patentes est depuis longtemps i l'ordre du jour. Ce qui la reUrde le plus, c'est que les chasseurs eui-mémes ne sont pas d accord entre eui. Certains chasseurs loueot des districts dans le grand-duché de Bade où la chasse est plus rémunératrice. La chaase est réglementée dans le canton de Thurgovie par une loi fédérale du 31 juin 1901, par les arrêtés fédéraux el cantonaux y relatifs, ainsi que par l'arrêté annuel du

fouvernement fixant la durée de la chasse. Ce sontles préeta qui délivrent les permis de chasse et de pâche. D'ordinaire, la durée de la chasse est lixée comme suit : a) ponr la chaase a la plume, deux semaines en septembre 11906 : du 17 au S9 septembre) ; bj pour la chasse générale, du 15 octobre au M novembre. Le prix du permis est de 70 fr, pour les deux chasses et de 50 fr. pour la chasse générale seulement. Il n'est pas délivré de permis pour la chasse à la plume. La chasse aux canards et autres oiseaux aquatiques du liodan est autorisée en janvier, février el mars, moiennant une taxe de 30 fr. payable aux

fréfetede Kreuzlingen ou d'Arbon. Nous avons indiquée article • Faune i les principales espèces de gibier. Les chitTrea suivants donnent une idée de l'importance de la chasse ; en 19C&, l'Ëlal b délivré 289 permis ponr la chasse générale; ta patente, ne coûtant alors que 35 fr, (au lieu de 50 maintenant). l'Ëtat a fait une recette de fr. 9115, L'Ëlat paie aux chasseurs munis de permis une prime pouvant aller jusqu'à 30 ff. (loutre) pour la destruction d'animaux camasaieri. En 1905 la même prime dut être payée pour un sanglier tué à Giitlïngen,

En cette même année IWfâ, l'Etal perçut fr. H71 de permis de pèche et fr. 700 de fermages. La richesse des eaux en poisson a diminué, cependant la pèche joue encore un certain râle, surtout a Ermatingen, Goltheben, Landschlacht, Romanshora et Horn. Alln de parer au dépeuplement des eaux, on a créé six établiEsements de pisciculture à Ermatïngen, Homanshom, Arbon, Mûnchwilen. liischofsiellet I.an^greul. Ces établissements dépassent en importance ceux de n'importe quel autre canton ; pendant la période 1[I0^<~1901 les 1 premiers ont élevé 11 172000 œufs de corégones. thvmalles. truites de ruisseaux et de rivières, ei fournit 9857800 alevina (Voir articles BoDiN et Thl'Ruovcc. faune sauvage,) {f- Hiar]

Éln-e du bétail. Ce qui montre peul-étre le mieux la trana formation quia'eal opérée dans le règne animal, c'est qu'il y a un siècle ou deux, alors que les forêts n'étaient pas l'objet d'une surveillance attentive comme aujourd'hui

«s loupa se •« e portée de p

CiDlon de Ttaurgoili

et que les domaine étaient si nombre détachasse auxoii

olet. lia ont dévoré dans le domaine deux jeunes chevaux et Quelques pièces de bétail. D'après loua tes indices

,,. . j^ faire des petits dxns le i Schlosstobel >, iDêï lors . .i;__:„j , --) revanche.

la faune si

les anim.

D'aprè

s de t.

t è6Î7 de plus

i chevaux, litre 63139 a 1896 ; ce

taureaux 1543; bœufs da 23 153 (soit 6117 de 998 truies bonnei pour 'iOQ; ruches d'a-

fédéral du bélail de Thurgovie avait alors 6 ânes et 56! soit 1713 de plus qu'en 1896 ; il possédait têtes de bétail bovin, se'- ^'■' -■- ~'— bétail se décomposait cou tail ,13966 tètes; vacbea 3838, Les porca étaient ai plus qu'eu 1896) dont 52 la reproduction ; chèvres beille8lOI90en1901.

Ce qui frappe tout d'abord dans cette statistique, c'est l'augmentation considérable (17i3]'des chevaux; on devrait plutôt s'attendre à une diminution du nombre de ces animaux par suite du développement des chemins de fer, de l'introduction des automobiles et d'autres moyens de transport. Ce fait montre clairement, non seulement que le grand trafic entrafne avec lui le développement du petit trafic, mais encore qu'il a besoin de ce dernier pour vivre. Le canton possède à Weinfeltlen un haras peuplé en moyenne de 25 pouliches.

Les deux principales races de gros bétail sont représentées en Thurgovie ; la race brune surtout dans la Haute-Thurgovie et

chanda juifs de Waogen, Gailingen et Constance importent des vaches souabes.

vent ne sont pas de race pure produit toute sorte de races bâtardes, La race montagnarde du Toggenbourg et des Grisons s'introduit dans la 'Thur(nivie postérieure et la Basse-Thurgovie. Les exploitations agricoles de l'Ëial i Kalchrain, Tobel et Munsterlingen, anciens domaines des couvents supprimés, aujourd'hui annexée à

H de t

1 et d

de

KalchraiD, au pénitencier de Toheî et i l'hôpital cantonal de UQnsterlingen. travaillent beaucoup à l'amélioration de la race bovine ; Tobel el Munsterlingen relèvent niquement des animaux appartenant à la race brune. Ces

n 1671 Joh, Escher. châtelain I

chacun d'eux envole chaque été uae vingtaine de JenneB 1 moven pajré bétes. KalchraiD t «od pjtturageeur le Seerûeken. Certai- j fr. 346% pai

□es communes, comme Eschlikon. ont ai

□dani lout l'été à la pâture

I àisaociatïons pour l'élève du bétail afin pure Idu Simmenthal) gagne du ter-

Cralrie réservée p 'idée de ionderde d'obtenir une race rain; ilesisledéj» t

les primes décernées par le canton et la Conrédération donnent de l'impulsion à ce mouvement. En outre, les propriétaires de bétail des Ï12 communes thurgoviennes sont groupés en 155 sociétés d'assurance. En 1906, le nombre des animaux assurés était de 61 349. Le recul observé de 1896 à 1901 dans le nombre des besliau]i concerne eiclusivement les bœufs parce qu'en beaucoup d'endroits on avait renoncé à les engraisser ; le nombre des vaches, au contraire, avait augmenté de 3130 et de 1901 à 1906 de 5201. Mais depuis le nouveau tarif douanier et la hausse du prix de la viande, l'élevage du bétail de bouclierie est rentré en faveur. Lors du recensement de 1906 le nombre des veaui nourris au lait était de5U3edont2t66destinéB sut abattoirs et 3762 à l'élève, 'Les fromageries se distinguent dans l'élévu du porc ; elles y trouvent une précieuse utilisation des décheta de la fabrication du fromage. Certaïnea d'entre elles élèvent plus de 150 porcs.

Le nombre des ruches d'abeilles augmente ou diminue suivant que les années sont plus ou moins favorables. En 1901, on comptait 3181 ruches de moins qu'en 1896, Après de bonnes années on pourrait s'attendre à une augmentation du nombre des ruches ; mais il faut remarquer que beaucoup de paj^sans n'ont plus le temps nécessaire pour soigner les abeilles, aussi [es apiculteurs ne sont-ilspas représentés par des paysans, mais par des personnes appartenant a d'autres professions. Malgré tout, l'apiculture Ihurguvienne est Horissante. Les endroits qui pos- Bcdent le plus grand nombre de ruches sont Wellhausen, Engwang, BiBchofszell, Bichelsee, Hûttwilen, Eschenz, el Nollen.

Les chiffres indiqués plus haut nous apprendraient, si nous ne le savions déjà, que les pavsans s'occupent surtout de la production du fait et de l'inâustrie laitière. Ils sont groupés en une société cantonale. Diverses sections de cette société sont alliées au syndicat du « Verband Ihurg. KàsereigesellschaFten •. Un des buts principaui de ces organisations c'est de régulariser les pris du lait en été et en hiver. Si arides que soient les statistiques, nous devons cependant, pour indiquer l'importance de l'industrie laitière dans la vie économique du canton, citer encore quelques chiffres.

En prenant comme rendement moyen d'une vache, 7 litres de lait par jour seulement, cela fait, pour les 38 064 vaches du canton. 26644SI. par jour; en estimant le prix

THU

producteur i 13 cent, le litre, celat&it parjour et fr. 12642870 par an. Pnodant l'été 1907, le lait fourni aux fromageries a été pajé15 I à 16 et. le kg. Le lait sert avant tout à nourrir les familles des propriétaires de bétail, il eat vendu par les rromageries (14027 I, par jour en 190!) ou conduit par les producteurs ou des Ui- I tiers dans les villes et localités industrielles. Ia^ I lait est aussi un article d'exporlation ; TOOOl.soot I envoyés chaque jour à Constance ; quelques sta- I lions, teIlesqueF'elbeD,Mârstetten, en expédient I jusqu'à Wintarthour et Zurich par le dernier I train du soir et le premier train du matin; tout I le lait de Schlattingen s'en va à SchaBhouse. Plus de la moitié du lait est hvré aui fromageries pour la fabrication du beurre et du fromage. La fabrication du fromage est encore très importante dans le canton de Thurgovie, tandi> 3ue dans celui de Zurich elle est sur le point e disparaître. Les imageries sont tantôt des coopératives, tantôt des exploitations privées. On fabrique surtout le genre Emmenthal ; fà el là on fabrique aussi d'autres espèces de fromage- du fWimagede Tilsit, du ttornase centrifuge, du fromage maigre, etc. En 1909 47 des 156 fromageries et Isitenes du canton avaientdes appareils ceotritiiges pour la bbrication du beurre. La consommation du beurre a diminué dans les familles de paysans par suite de la transformation de l'industrie laitière. La quantité de lait livré quotidienuement aux fromageries est de 154390 lig., soit 563S6800 ïe. par an, ce qui, au prix moyen de 13"/, cent, le kg., représente une valeur de fr. 7744935. Dans le canton fonctionoent : 2 fromageries recevant chaque jour plus de 3lXNI kg. de tait, 3 plus de 2000, 5» plus de 1000, 6 enviroolOOO. 72 de 500 à lOUO, 19 au-dessous de 500. La grande ma-

t' irité des fromageries traitent chaque jour de 800 à 190O g. de lait. Des conduites à haute ^«ssioa existent dau^ 126 fromageries, tandis qu'en 1896-97 il n'y en avait que dans 47 d%ntre elles; 116 fromageries sont pourvues de moteurs représentant une force totale de 350 HP. contre

10 moteurs il y a cinq ans. Dès lors, 49 fromageries ont perfectionné leura appareils de chanlTe, de sorte qne maintenant le système de chaudière fixe avec feu molùle est

THU

installé dans 19) ëlabliMemeott. Des appareils pour remuer mécaniquement le contenu de la chaudière eiistent aussi dans diveraee rromageries. Quant à la Tabrication dn fromage, les inapecleurs des fromageries arriveot i cette concinsion qu'elle a Tait des prcgrèa réjouisaants pendant ces dernières décades, quoi qu'il j ait encore bien des défectuosités i corriger dans l'intérêt de cette industrie. Nous pouvons encore jouter que les fromageries modèles, installées à l'eiposilion fédérale d'agriculture à Frauenfeld en 1903, avec leurs machines, leurs instrumenta, leurs chauffages modernes, produiront aussi d'eiceltents résultats.

On tallatii autrefois ont

constructions

des porcs élevés di vent à 12 196

;9 du Cl

s'élè-

toutes les porchi

" ' par tête ils représentent une jmbre des porcs a augmenté

de fr. 975 680. Le de 3600 depuis 1B96-97.

Paptilalion. La population du canton est d'origine alamane ; elle descend des immigrants qui, venant de la Sooabé, peuplèrent le pays après le cinquième siècle de notre ère et sbaorberent la population romaine. Avides de liberlé. les nouveaui venus détestaient les villes et leurs rauraillus. c'est pourquoi ils détruisirent ce qui restait encore de constructions romaines, lis édillèrent leurs fermes en les dispéminanl dans la campagne de façon â ce que chacun fût indépendant dans son domaine. La ThurRovie n'eut ainsi, à l'origine, ni grand village ni grande localité ; encore aujourd'Hni. les hameaux et les petits villages sont en très grand nombre et répandus aussi bien dans les vallées que dans les montagnes. Ce système de répartition de la population était le meilleur tant que l'agriculture était l'unique occupation des habitants. Ce n'eat qu'à l'époque moderne que l'industrie et la transformation de la vie et des besoins sociaux ont amené le groupement de la population en bourgs et en grands villages. Ceux-ci sont tous de date récente ; ils " remontent guère à p'us de 50 "" *" — '"'" '^''~

:h, Mûnchwilen et Wâi riswil et KreuzlÎDgen, enfin glen.

Jusqu'en Vi9S, les habitants de la Thurguvie se partageaient en nobles et en serfs; les premiers, très peu nombreux, les seconds formant la majorité de la population. Une grande partie des proprietairea des seigneuries et des juridictions étaient étrangers au canton ; les Landenberg étaient de Zurich, les Eglin. les Muntprat. les Blarer, etc., de Constance, les von Ulm et Motteli, de Ravensburg, les Montfort, les Fiirsienberg, les Gemingen. les Fugger, d'Allemagne. Ils ne se sont jamais

e la population par jmes. L'agriculture,

Erincipale ressource des habitants, unie à la pèche et A 1 navigation dans la région du lac. a eu une heureuse influence eur le développement physique et intellecluel delà population. Les habitants sont ue taille moyenne. maigres et nerveux : ils forment des soldats endurants ; de tout temps ils ont été recherchés comme aoldnts mercenaires. Le peuple thurgovien est éveillé et accepte bellement les innovations raisonnables. A l'époque de leur sujétion, les Thurgoiiens avaient la réputation de gêna rusés et mulins: ce ne sont pas leurs dispositions naturelles qui leur ont valu cette réputation, mais bien la situation politique et sociale dans laquelle ila vécurent pendant des siècles, alors qu'ils étaient exploités de toute manière. L'histoire moderne noua montre que les Thurgoviens ne le cèdent à aucune autre population de la Suisse au point de vue du caractère et de l'intelligence, de l'amour de la patrie et de la liberté. Les diirérencea confessionnelles et les troubles qu'el es lirent naître aui XVII' et X VIII' aiècles eurent en particulier une Scheuse influence. A l'époque de la Réformation presque tout le landgraviat était favorable au protestantisme. Dans la suite, les cinq cantons catholimies cherchèrent à y rétablir le catholicisme, tandis que Zurich, de son côté, agissait vigoureusement en sens contraire. Cette

__ les églises furent s

simultanéum. Cet état de chosea causa bien des frottements qui durèrent jusqu'au traité de Diessenhofen (ITSS). lequel régla les droits des deux confessions. Depuis lora, celles-ci ont appris i se tolérer mutuellement et les querelles confeaiionnelles sont devenues extrêmement rares.

Le bourgmestre Vadtan {Jean de Watt), de Saint-Gall. contemporain et ami de Zwingli, dit des Thurgovieones qu'elles sont douces et bien conformées, même qu'elles se '■ * nt

parfois car leur

dans le pays.

a toujours été excellent.

L'occupation principale de la population éUit surtout

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avaient deja, canton d* Thorgovl» Anrian coMuim Ihnr-

paîséV, une *"'"'

grande importance. Les maisons de la Thurgovie postérieure sont csnstruilea en boia et ressemblent aux maisons du Toggenbourg et de l'Appeniell. Dans le reste du canton, on trouve des maisons construites partiellement en pierre. Elles se distinguent par leur aspect propre et agréable ; c'est à peine si l'on en trouve une. par-ci, par^lâ, qui n'ait pas de rideaux blancs, un pignon décoré et un jardinet de tieurs devant la fenêtre. Le costume a subi des transformations, surtout sous l'ioUuence des services mercenaires, qui introduiairent dans le pays des modes d'origine espagnole ou fran(;aise. Cependant un costume original se maintint. malgré tout, dans les villages et les fermes des collines. Dans larégiond'Egnach, les hommes portaient une culotte de toile de lîl. dans les autres parties du pays, une culotte de cuir ou de velours avec des bas blancs et des souliers à boucles, un tricorne de feutre, dit t N'ebeispalter i, et une camisole. Les femmes portaient un corset garni de baleines ou de lamelles de Eiois, par-desaua un corsage raide, garni d'agrafes et de cbaînetles métalliques; autour du cou. une collerette multicolore. La robe de laine était attachée au corSFt sur les hanches. Les jeunes lllles portaient une coiffe de soie noire avec deux dentelles empesées, se dressant de chaque côté de la tète ; trois dentelles arrondies retombaient sur le front. Les jours de fête, elles laissaient pendre aussi leurs tresses de cheveux La coiffe des femmes ri"

garnies de r

vrait la tète et s'appliquait ei

ligure était protégée par —

vrant le front, allait d

ruban de soie ceignait encore le front.

Le peuple thurgovien avait aussi son dialecte spécial, et comme les relations entre les villages étaient rares, chaque localité présentait quelque particularité de langage, à tel point que les connaisseurs pouvaient indiquer

Ciatoa d« Thnrfcuvit. Tjp« de miicon 1 B«rllag«a.

district de DiesseDhofen, c'est Ir résolution des diphtonfnies ei et ai eo a Hetm devient Hm», Sletn devient Sla. Certaines particularités des idiomes aouabes se sont inlroduitei dans le dialecte tburgovien, dans 1* région du lac, surtout aux environs de Constance, à Kreuzliogen.

Jadis la Thurgovie avait aussi ses coutumes et umges locaux qui f

cependant les f , -

dimanche du Carnaval, la jeunesse allume, sur les hau teura. des feux accompagnés de fusées ; à la même époque, elle organise aussi des mascaradee. Citons aussi 1a fîte du a Berchloldtag >, i Frauenfeld, le troisième lundi de* janvier. Les bourgeois et les nombreux invités appartenant aux autorités canlonales ou aux gens domiciliés dans la contrée se réuniatent dans la salle du • Rathaus • pour un banquet dont le menu est coroputë surtout d'une saucisse très succulente et de salade, avec 1 </, litre de vin. Les toasts, aArieux ou plaisanta, les chants et tes représentations dramatiques se succèdent toute la nuit, jusijn'au matin, pour le plus grand plaisir des parlicipanta. Les frais sont payés par un fonds spécial. Les parlicularitéa de costume, de langue et de mœurs disparaissent déplus en plus, depuis que le libre établissemenl, l'accroissement des relations commerciales et le développement de l'industrie ont. surtout dans les centres de travail comme Arbon, Frauenfeld, Sirnach, Romanahorn, produit un mélange de population provenant de tous les cantons, et uiéme des ejs avoisinanta. L'ancien costume a disparu, et dialecte subit toute espèce d'influences ^trannères. Il est à peine possible de distinguer les indigènes des étrangers, les citadins des campa-

Snardg, les paysans des ouvriers de fabrique, les omestiqui's des mattres ; c'est la conséquence nature le de la civilisation moderne.

Le peuple thurgovien a subi, dans le cours des temps, de cruelles épreuves, fin 1611, plus de la moitié de la population, soit 33584 personnes, moururent de la peste. Une épidémie analogue tlt aussi de cruels ravages en 1629. Le pasteur Barthol, Anhorn a laissé, à ce sujet, des données intéressantes. En 1770 et 1771, une disette terrible sévit dans le pays, un grard nombre d'habitants moururent du tvphus et d'autres maladies. Le doyen Scherb, de Sitterdorf. a recueilli sur cette question une foule de rens- ignemenls. La Révolution française et les guerres qui suivirent pe.>érent aussi lourdement sur le pays 3ui fut frappé de réquisitions et de charges e toute espèce. Mais le peuple Ihuroovien supporta vaillamment les épreuves qui s abattirent sur lui. Autrefois, seul le clergé faisait des recensements. En 1640 la Thurgovie comptait 30700 h. (Dieasenhofen non

compris, mais avec Ellikoo) ; en 1711, ce chin-e s'élevait ■ 59000; eo 1801, un recensement indiqua 70S78 h. En 1835, la population s'était élevée à 85372 h. Celte augmentation peu considérable était la conséquence d'uoe forte émigration. Comme la Thurgovie navait pas de grandes villes industrielles, un bon nombre de jeunea gens parlaient pour Sainl-Gall, Zurich. Biile. etc. C'est ainsi qu'en 1834 le canton de Saint-Gall comptait 585 familles originaire» de la Thurgovie, soit environ 3000 personnes, outre 800 à 900 individus isolés ; la même année, le canton de Zurich donnait asile à 378 Thurgoviena. dont environ 300 pères de famille ; au LoUI, environ laOO personnes ; à fiâle. il y en avait 2ÎQ. Pupikofer Der Kanton Thuraav dans la collection des Geniâfrfeder Schweti. Saint-Gall et Berne, 18:15.

de 1900, le canton comptai! 113331 "'" ' masculin et 56906 dn

gine ; %343 dans d'au

d'origine ; 4! 049 h. étaient des étrangers au canton, dont

36311 des Suisses d autres cantons. 1S(U8 de* étrangers.

18S07 maisons, 34660 ménages. Le mélange de la popalation est une conséquence du développement de l'iDdu»- Irie. Les immigrants furent d'abord surtout dea Allemanda du grand-duché de Bade, du Wurtemberg et de la Bavière; aujourd'hui, les Douveaui venus sont principalement des Italiens et des gens du Tirol italien, qui viennent isolément ou par ramilles s'établir à Arbon. BùrKlen, Frauenfeld, etc.

On compte en 'Thurgovie 19355 ménages, dana ce nombre 2303 (12 %l sont mixtes. Les habitants se répariissent en 34660 ménages et habitent 18807 maisons. Les conditions d'habitation sont dea plus lavorables. Sauf dans les villes et les centres industriels, à peu d'exception près, chaque famille a sa maison. Nous avons déjà signalé le fait que, par suite de la colonisation alamane. le pays compte fort peu de grandes localités et que celles-ci ne datent que de l'introduction de l'industrie. En revanche, il existe une foule de hameaux, depetils villages et de maisons isolées, fornuDt un loul de 1534 localités. [W^ijj, iDdaii p*>bar.]

Imluitrit, arti et niétien. Nous avons déjà indiqué au chapitre • Agriculture i que l'ioduslrie, les arta et métiers ont pria, dans le canton de Thurgovie. un développement et une importance au moins aussi considérable* que l'agriculture. Quelle iromcnae diflérence entre notre époque et cella d'il y a seulement 50 ou 60 ans. Tandis qu'alors l'activité industrielle était limitée à la fabrication et au commerce de la toile, i ta lilature du colon, à la teinture des tissus et au travail du cuir, et que le rouet repréaentait seul l'industrie domestique, aujour-

CinloD ds Thurgovie. Chateno de GnoliDang.

d'hui, les métiers et l'induslrie ont ^ria nu développement inattendu. Des établissements induatriels pourvus de machines perfectionnée* couvrent le pays. En

THU

géDéral, l'induatrie e«l dans uoe lituHlion protpère, bien qoe lea rapports soient de plus en plus tendus entre patrons et ouvriers. On peut «'attendre à un nouvel essor de l'industrie le Jour où seront construites les diverses usines électriques en projet. Jusqu'à tin de 1907 la Slupart des plus grandes communes seront pourvues e la force el de la lumière électrique ; celles de la Thurgovie inférieure et postérieure par la Société par aclioDB ( Uotor • à Baden, celles de la Haute-Tliurgovie et du Bodan par la Société par actions t Eleklr. Kraftveraorfiung Bodensae-Thurtal ■ (siège à Arbon). L'industrie principale, celle de le broderie, aubit de grandes variationa, dues non seulement â la mode, mais pour beaucoup aux conditions floanciéres et douanières des Etats-Unis d Amé-

broderiea biaant à la mère-patrie une forte reuce sous la direction de faliricants et cootre-mattrea suissea. En \yOô et 1906, cette industrie a été plus tloris- Banle que Jamais. Lea demandes étant importantes, les salaires OQl augmenté de 30 à 38 "1^. Les localités qui sont devenueales centres industriels sont surtout celles qui, de tout temps, ont possédé des métiers et quelque commerce ; ce sont : Arbon. Bischorszell. Frauenfeld, Hijncbwilen, Aadorf, Wàaai. Il faut vfnouter Amfiswil.Siniach.Kreuîlingen, Steckborn, Miilfheim. liûrglen. Diess-'nhofen, L'afQuence des immigrants dans ces localités a causé des embarras scolaires à plus d'une commune. La broderie à la machine est répandue dans tout le canton, mais elle

bon; dans le premier de ces die trie ta, chaque maison, pour ainsi dire, compte une ou plusieurs machines à broder. Les grandes mdustriea sont :

a) L mdusirie tentile : l. Coton : Filatures, tissages, broderiee, teintureries, blanchisseries ; tricoteries à Arbon, broderie mécanique occupant de 1000 à UOO ouvriers. 2. Laine (Par ex. à Biiriilen, qui est aussi le siège principal de la fabrication des machines à broder). 3. Soie : Tissages mécaniques à Schôoenberg ; moulinages de soie â Kuridorf, tissage de la soie à Arbon.

b) L'industrie mëtallur,(ique : fabriques de machines à Arbon (dont l'une occupe environ 1000 ouvriers), Frauenfeld, Steckborn, Wàngi et Miillheim ; fonderies à Kuradorf, Steckborn, Arbon.

cj L'industrie îles chaussures a Frauenfeld (en moyenne 400 à 600 ouvriers). Ereuilingen, Gaisberg, Amriswil, Wigoltingen, Kelikon.

Les autres induatriea lea plus imparlantes sont celles des eoosIructiODS, tes fabriques de tuiles et tuyaux de drainage, la bbrique de ciment Portiaad â Hasli/Miillheim, les fabriques de gréa, les entreprises de traviiux sur bois, les grands moulins, lea imprimeries, les serrurifries mécaniques, les fabriques de pâtes aliminlaires, les brasseries et la manufacture de cigares et tabacs de Diessenhofen. En 19M, il n'y avait paa moins de ^76 établissements industriels soumis i la loi fédérale sur les fabriques (1906,397). Ce sont: 4 filatures et retorderies de colon. 13 tissages de coton et de laine, S tissages Jacquart. 3 tissages de soie. S teintureries et blanchisseries. 166 broderies ordinaires et à la aavelte, 1 moulinage de soie. 1 tilalure de lil, 1t manufactures de tricots et de bon* neterie, tissage de soie et établissements de confection, 1 fabrique d'objets de pansement, 2 fabriques d'articles en crin. 4 tanneries et fabriques de cuir, 7 fabriques de cbausBurea et empeignes. 5 fabriques de pâtes alimentaires, 1 fabrique de conserves, 14 moulins, 3 manufactures de tabac el cigares, 1 entreprise de triage de chiffons et papiers, 2 fabriques décolle et d'engrais chimiques, 1 fabrique d'émeri. 3 bbriques de savon, d'amidon et d'objets de toilette, 2 fabriques de vinaigre et de cirage, H bbriques de papier, d'enveloppes et de cartons, S fabriques de sacs et couvertures. lO imprimeries et ateliers de reliure ou de lithographie, 10 scieries, ateliers de charpente et menuisi'rie. vitreries, entreprises de bâtiments, 12 fabriques de meubles, de brosserie et de parqueterie. !28 fabriques de machines, fonderiee, ateliers de serrurerie et de ferblanterie, 18 fabriques de poteries, 3 fabriques d'outils, ateliers d'émouieurs ou de Uilleura de limes, 1 fabriques de produits en ciment et

CaatoD de Thurgovis. Biisegg.

de feui d'artiBce, 1 fabrique de peluchea, 1 Eibrique de pâte de bois et de carton, 2 fabriques de sangles et de chars d'enfants, 11 ateliers de lingerie, de couture à la machine, d'Imitation de broderie, i fabrique de chicorée et de levure. 3 fabriques de wsgons, 4 usines hydrauliques ou électriques et usines âgai, 1 dépôt d'alcool,! atelier de sculpture sur bois, 4 brasseries. 1 fabrique de clous.

Le recensement fédérai de l'industrie du 9 août 1906 qui englobait aussi les petites entreprises ne tombant pas sous le coup de la loi sur les fabriques fixe à 9%0 le nombre provisoire des entreprises industrielles et à 3602 celle des entreprises commerciales ; dans ces chiffres sont comprises 4246 entreprises donnant du travail â domicile. Le nombredes entreprises agricoles est de 11426. Il existe une société cantonale des arts et métiers avec des sections dans toutes les grandes localités, ainsi qu'une société cantonale de l'industrie et du commerce, outre l'institution des examens des apprentis. En 1900. 5 filatures comptaient 39468 broches et occupaient 516 ouvriers ; 3 retorderies, 6600 broches et 181 ouvriers; 16 tissagea mécaniques, 3045 métiers, 1943 ouvriers et 358 aides ; il n'y avait plus que 4 métiers à la main occupant 81 personnes.

Dansla catégoriel machines à main ■ te nombre total des fabriques était en 1900 de 92 et celui des machioes de 2809. 3005 de ces machines appartenaient à des brodeurs isolés (avec 1 ou 2 machines) ; 744 se trouvaient dans des fabriques. Le nombre des ouvriers s'élevait à 4988 avec 547 auiillairea, soit 2705 du sexe masculin et 2283 du sexe féminin, plus 101 adolescents (de 16 à 18 ans) et 245 enfanla (de 14 à 16 ans).

Dans la catégorie • macliines à navette ■ on comptait 39 fabriques et 042 machines ; ces dernières se répartissiient comme suit : 636 dans des fabriques et 6 chfz des brodeurs isolés. Le nombre des ouvriers s'élevait à 3284, 41 auiiliaires soit, ensemble, 2325 personnes. Les 2284 ouvriers employés a la broderie à ta navette se répartiseaient comme ault ; 75 employés, 8 apprentis. 2 dessinateurs el 2199 ouvriers proprement dits, soit 1566 adultes dont 570 du sexe masculin et 096 du seie féminin, 421 adolescents et 212 enfants. En 1907, le nombre des fabriques de broderie soumises à la toi fédérale sur les fabriques était de 163. Le tableau suivant, page 736, indique la répartition par c '' ■■■-j---— j- ■- >- — j — —

A ce nombre d'ouvriers il faut ajouter ceu ries (par ex. 10 leiotureries, 12 atelie: 5 fabriques de chaussures, 18 maison la statistique ' ""^ ' '

de l'industrie de la broderie I des autres

e total i

Cimimerce, imporialion e truiitulioni de erédiC. ' viat n'était autrefois q monte à une époque asseï reculée. En 1259, les seigneurs de Wellenberg surprirent et dépouillèrent des marchand*

THU

Industrie de lk broderie. — Répartition par communes.

FikrifUi

■acMiM I II Bill. I ImMim * wMb.

iKwtri» HBwdtw } lui.

ImUms I II Miî7| ■*"•

District d'Arbon Ârbon . . .

Doiwil. . .

Egnaoh . .

Hefenhofen HemmerBvil.

Horn . . .

Kessvil .

Roggwil . . Romaashorn Salmsach Sommeri . .

Uttwil . . .

D. de BUchofszell Amriswil. .

Bischofszell .

Krlan . . .

Hauptwil . .

Hobentanneu Nenkircb Solg«n . ■ ZiblBchlaobt

D, de Frauenfeld 4adorf Felben Frauenfeld Gachnang HQttUngen Matxingen Neanforn Stettfurt Thundorf Ueaslingea

D. de Kreuzlingen Alterswilen .

Altnau . .

Emmishofen Brmatingen Guttlieben .

GQttingea lUighaunea .

Kreasiiagen Langrickenbach Scbentogea Tflgerwilen .

Waldi ...

D. de AftmcAtoi/en Affeltrangen . .

Bichelsea. . . .

Fiaehingen . . .

Lommis . . . .

Rickenbach . . .

SchOnbolxerawilen Sirnacb . . . .

Tobei

WttDgi . . . .

Wuppenau . . .

D. de Steckborn Bertingen Escbenz .

Herdera .

Hombarg .

BQttwilea MDllbeim.

Pfln. . .

Raperswilen SalensieiD Steckborn Wagenbausen

D. de Wêinfêlden Amlikon . .

Berg . . .

Birvinken .

BQrglen . .

Bttssnang .

Hagelaliofen Mflratettan .

Weinfelden .

Wigoltingen

Total dn canton

Ai

119 I 52 I 155 ilU2

184 I 342 I 68 JAJ I 1^08 I 612

SÏT

THU

zuricois qui traversaient la \*al]ée de la Thnr avec leurs marchaDdiaes.

Pour se venaer, les Zuricois prirent et rasèrent Te château de Wellenberg et firent signer au propriétaire une promesse par laçiuelle celui-ci s'engageait à ne jamais se venger de cette aéfaite sur des sujets zuricois.

L'exportation vint ensuite s'ajouter au commerce de transit, en première ligne, celle du vin. Certains seigneurs justiciers, les Breitenlandenberg de Herdem, par exemple, avaient de grandes caves et exportaient leur vin à Constance, Lindau, etc. Jusque dans la seconde moitié du XVIII* siècle le commerce des toiles a été florissant dans la Haute-Thurgovie. Les toiles s'exportaient en France, en Espagne, en Italie, en Russie. Les maisons de commerce d'Ârbon. de Hauptwil, de Bischofszell, de Zihlschlacht, étaient connues au loin. Au XIX* siècle le développement des manufactures de coton a donné le coup de mort à l'industrie de la toile.

Les changements survenus de nos jours dans l'activité industrielle ont eu leur contre-coup dans les rela* tions commerciales et de crédit. La production indiffène des céréales et autres produits alimentaires n'est plus suffisante ; il faut de plus en plus faire appel à l'étranger (céréales, forine, œufs, bétail, vin, sucre). Il en est de même pour les matières premières qu'utilisent les établissements industriels. Outre les produits de ses fabriques, le canton exporte du fromage, des fruits et du lait.

Le commerce de transit, facilité par les bateaux à vapeur et les chemins de fer, a pris un immense développement. Romanshom est l'un des pnncipaux entrepôts de la Suisse pour le commerce de transit. La voie ferrée (double voie) Romanshom-Zurich est parcourue chaoue jour par plusieurs trains form& cnacun d'au moins 90 wagons de marchandises. Il n'y a, pour ainsi dire, aucun train qui ne compte un ou deux wagons de bière bavaroise. De grands bateaux assurent les transports entre Romanshom et Friedrichshafen, Lindau et Bregenz. Il y a aussi de grands entrepôts de blé et un entrepôt fédéral d'alcool.

Pour une population purement agricole, les caisses d'épargne suffisaient autrefois comme établissements de crédit. Le canton en possédait deux, celle de la ville de Frauenfeld, fondée en 1922 et celle de la Société cantonale d'Utilité publique, fondée en 1823. Mais l'augmentation des relations commerciales rendait toujours plus nécessaire un développement des établissements financiers. La caisse hypothécaire thurgovienne à Frauenfeld date du milieu du XIX* siècle ; elle fut fondée ffrâce à l'initiative de la Société d'Utilité publique. Elle a des succursales â Weinrelden, Ropianshom, Kreuzlingen et Arbon ; elle fonctionne également comme caisse d'épargne et a des correspondants dans toutes les régions du canton. Elle a absorbé la caisse d'épargne fondée en 1823

actioDs de cette banq!

Teraent d'aDiires à I .

•on fonds de réaerve à (t. 93^000.

A cea ^tablimemenli vint s'ijouter; en 1809, 1> Banque cantoiiile avec BÎ^gei Weiofelden et succursalefl à Friuenfeld, Bischo&zell, AmriBwil, RomsDihom et Kreuzlingen ; elle est g*.rintie par l'ËUt et » pour but de fournir des capitaux a l'agriculture et à l'induitrie. Elle a •uisi une caisse d'épargne avec correipondants dans de nombreuBes communes du canton.

Mais comme ces établissements cantonaux ne ■ufflaaient pas aux eommunes industrielles et commerciales on fonda des caisses locales d'épargne et de crédit dans les localités qui n'avalent pas de succursales des éta- Uisaemenls cantonaux; il s'en eet créé ainsi i AadorT, Eschlikon, StecLborn, Diessenho- Ten, Ermatingen et Escheni; quatre de ces caisses d'épargne sont garanties par les com mnnes; elles ont donné, jusqu'à présenl. des résultats satisraisanls. Les caisses île Steckbarn et d'Eschenz, situées dans des localités frontières, sont aussi utilisées par la population badoise des environs. ' [>* mlu, «ne. puMonr.]

Voies de comntunication, roules, cAeniini de fer, navigalion. Jusqu'à la fin du XVIII' siècle, les ruutes étaient dans un état pitoyable ; elles ne fuj^nt l'objet d'aucune amélioration lant que la Thurgovie resta un pays sujet. Dsnx les villes même des déblais quelconques tensientlieu d'empierrempnt. Les chemins suivaient de préférence les hauteurs, car, dans les vallées, les eommunicationa étaient trop facilement interrompues par les crues des eoorsd'eao. Le longdelaThur, par exemple, les chemins couraient tantôt sur la rive gati' che, tantôt sur la rive droite de la rivière, mais ils se tenaient toujours sur la hauteur. A la noce d'un de GonteO' bach, ce seigneur ayant voulu amener sa fiancée en carrosse de Saint-Gsll à Haupiwil, on tll à Is route d'importantes améliorations: malgré cela le trajet fut interrompo par de nombreuses haOes forcées.

Cette situation changpa en 1ti03, quand le canton obtint son indépendance. Malgré les faibles moyens dont il disposait, Freienraulh. alors conseiller d'Étal, parvint, grâce à son intelligence et à son éneriiie, à faire cona- (ruire, dès la lin de la premié*e décade, la route cantonale Islilion-Rumanshorn qui traverse le canton de t'U. à l'E. et assure les communications avec le lac. Une seconde roule fut ensuite construite transvers ilement, des bords du lac dans la direction de Sainl-Gall. Peu i peu le réseau des roules se compléta ; il a aujourd'hui une longueur de 736,70 km. Les routes sont placées sous la surveillance de deux inspecteurs et sont divisées en routes de première (3^,64 km.) et de deuxième classe r4I3.06 km.|. Les communes qu'elles desservent concourent aux frais de construction et d'eulnitien. En 1906, l'État a dépensé 49568rr. pour l'entretien des 139 km. de routes

second rayon (Basse-Thurgovie). La construction des chemins de fer a fait sentir la nécessité de bonnes routes. Ces dernières années une nouvelle route a été créée de Steg préa de Pischenthal à Miihlrùli par la lluirtef:g ; une autre. récente, relie Fischingen à Mijhirûli. La construction et l'entretien des routes communales incombe aux communes intéressées.

La première voie ferrée ouverte en 1^5 dans le canton fut la liifne Winlerthour-Roman-ihom ; c'est cette ligne qui a fait de Romanshorn une des principales stations de chemins de fer et de bateaux à vapeur de la Suisse. Il y eut quelque hésitation au moment de Hier le point terminus de la voie ferrée du câté du lac- Jadis Utlwil était la principale station suisse de naviRstion sur le Bodan. La balance pencha en faveur de Homanshorn; ce pauvre village de pécheurs devint une cité prospère. En 1^6, a été inaugurée la ligne Winlerthour- Saint-Gall qui traverse l'extrémité S. du canton, d'Asdorr à la frontière, près de Wil. Elle a donné une industrie florissante et assure un bel avenir aux stations d'Aadorf,

, Thurgov

. Romi

u du Nerd-E

de transit, mais il rend néanmoins de grands

services à la vallée de la Murg. C'est en 1870 que fut ouverts la ligne Winlerthour-Conslance via Eiiwilen, section de la ligne dite nationale ; elle dessert toutes les localités situées sur la rive du lac; après 1880 elle fut prolongée sur Rorschach le long du Bodan. La construction de celte ligne a donné lieu à une petite rectification de frontière à Constance. Le tronçon SchaOhouse-Etzwilen

Îui traverse le district de Diessenhofen, fut inauguré en BQ6; il assurait les communications avec Schstlhouse et Bâle par la rive «Disse, car en même temps s'ouvraient à la circulation les lignes SchaOliouse-Eglisau el Biilach-Zurxach-Slein. Une ligne récente est celle Romanshorn-Sainl- Gall-llérisau-Wattwil et le tunnel duHicken; elle aboutit à Uznach. On projette aussi une ligne Wil-Conslance via Weinfeldeo et une autre Frauenfeld-Singen par Etiwilen. .\ • ! — .1 — -"automobiles avaient été organi-

et Turbenthal d'autre part. Ces courses étaient bien fré-

Îuentées mais les frais d'exploitation étaient trop consiérables pour qu'elles pussent se maintenir. L'établissement des voies ferrées autour du Bodan a eu pour elVel immédiat la diminution de la navigation, surtout celle des bateaux i voiles et celle sur l'Untersee et le Rhin, qui n'est profitable que pendant la belle saison et cela même d'une manière très restreinte. Sur le territoire thurgovien existent sept stations de bateaux à vapeur : Diessenhofen, Uammern. Steckborn, Beriingen, Mannenbach. Ermatingen et Gottlieben. En 19œ, la Société de navigation a transporté en tout sur le Bodan 133586 personnes. 3860 tonnes de marchandises et 1685 têtes de bétail. Il n'existe pas de service de transport par bateaux à vapeur entre les stations thurgoviennes de l'Obersee ; Arbon seulement a en été un service de deux bateaux les dimanclies el jours de fêle pour Romanshorn et Rorschach. Romanshorn est le port principal du Bodan, auquel aboutissent trois lignes de chemins de fer, ainsi que le» lignes de bateaux de Friedrichshafen, J.indau et Bregeni. Le mouvement des bureaux de douane est très considérable si l'on en juge par les recettes et le nombre des objets transportés; les chitfres suivants se rapportent à l'année 1906 ; Romanshorn, recettes, 6 101 C69 francs (coli*. 4190Ei); Romanshorn. bureau des postes, recettes. 1696593 francs (colis, 189575); C'maUnce, bureau fédéral des douanes, receltes, 944221 francs (colis. 214283). Kreuilingen, recettes. 162754 fr. (colis, 362 621); Emmishofen, recettes. 149431 fr. (colis. 109 241); Diessenhofen, recettes, 27692 fr. (colis, 72346). Les onze autres ports réunis, receltes, 30705 fr. (colis. 862441- Par suite du rachat de la ligne du N.-E. par la Confé- ■Zl-> - D.O. s. V-47

CiDlan d« Thurgovia. A Stisaitela.

tient! In direction de Saint-Gai). Ln llotlillese compOEede huit grands baleaux etd'jn bateau-ponton pour marchandiMs pouvant charger 300 tonnes. lW.sli.i. idc. piitear.]

Contlitutioit. L'invasion Franïaiae de 1796 délivra la Thurgovie de son é\al de lujélion ; en 1803 l'Acte de Médiation en lit un canton Indépendant. La première constitution partaseait ce canton en 8 districts et 33 cercles. Le Îouvoir lëgislatir était eiercé par un Grand Conseil de 00 membres, le poiivoir'exécutif par un Peiit Conseil de 0 mombrcs ; le tribunal suprAme était représenlé par une cour d'appel de 13 membres. Soua l'inDuence delà réaction de l8H. rine deuxième constitution restreignit le droit d'élablisaement et le droit de vote et fit de l'école et de l'assistance une alTaire coaressionoeile. I.a troisième conilitution date de 183t. Elle rendait les fonctionnairee responsables de leur gestion ft limitait la durée de leurs fonctions. On élabliM'impôt proportion ni?l sur la fortune. Le droit de pétition, la liberté de la presse, la liberté d'industrie el Je commerce^ furent garantis.

en 1833, l'écofe normale de Kreuzlingcn, dont le premier directeur fut le pédagogue Wehrli Cette constitution présentait cependant certains défauts, surtout dans le dO'

naires Rt amena dilTérentes améliurmiuua m sation judiciaire, La guerre du Sonderbund e tution fédérale de 1818 amenèrent en 184». i changement de eonstiiulion. Cette cinquième . . . . accorda au peuple le rtïferendum facultatif et introduisit le jury en matière pénale ; le Petit Conseil reçut le nom de Conseil d'Étal (Rcgierungsratl. L'école cantonale fui fondée en 1853. Cette cunslilution dura vinct ans. La sixième, encore en vigueur aujourd'hui, daledel86B. Klle introduisit le référendum obligatoire, réduisit le nombre des membres du gouvernemput à .^, et en confia l'élection directement au peuple. L'Ëtat a institué une bancjue cantonale. Coniniunet. Le canton compte 74 municipalités dont la plupart sont composées de plusieurs communes. A ceadernières incombent l'établissement et l'entretien des routes communales, le service des incendies. Elles ont à leur lête un président {Orlsvoralelier} chargé de la police des étrangers et de l'inspeclorat du bétail. La cummune municipale nomme le Conseil municipal, le Gemeindeammann. le Conseil commonal (Gemeinderal) et l'oflicier d'état civil. Lea présidents des communes locales font partie de droit du Conseil municipal. Celui-ci exerce la police des contraventions et est autorisé pour l'imposition sous présidence du commissaire c-tntODal des impôts ; il indice des amendes jusqu'à 30 fr., surveille les fontaines publiques et exerci' l.i police du feu. Il a la surveillance des orphelins, avec l'appui du notaire oflïeiel. Le Conseil municipal nomme le préposé au cadastre, l'inspec-

TllU

teur des viandes et une commission de salubrité publique. Il exiate en outre des communes bourgeoises qui gèrent les biens des bourgeois de la commune, des cercles scolaires, qui administrent les aHaires de l'écolei enlin, les paroisses qui s'occupenl des alTaires confessionnelles. On distingue dana le canton de Thurgovie deux catégories de com-

'- me locale (Orttgeroeinde) et

ci pale (Munïiipalgemeinde).

1^ est a la première que reaaortissent les citoyens thurgoviens: on pourrait lui don nom de commune d'origine. Mais la con locale n'est pas entièrement autonome. C'est dana la commune locale que le citoyen a droit de bourgeoisie, et le droit de vote, quand même il n'exercerait ce deraÏEr que dans la commune municipale dont il sera qneation plus loin; c'est aussi la commune locale qui déli> —

les actei d'origine, les actes de na

d'autres encore. La commune locale .

attributions la construction el l'ent roules. de« conduites d'eau, des puila et Ibntaine*. services du feu. les canalisations et autres conatrue lions. Elle nomme le président el le Conseil de commune. An président de commune incombe le devoir de veiller à l'exécution des lois et arrêtés, surveiller l'entretien s pompes à incendie, la police des étrangers.

L'hygiène publique rentre autsi dsns ses attributions- La Commune municipale compte parfois une on, plu- ■ieurs communes locales. Les grandes communes locales sont fréquemment communes municipalet. La commune mnnicipule nomme le Gemeindeammann et le conseil de la commune (Gemeinderal) municipale. Le premier est élu par la commane parmi les membres du conseil. Lonqu'une commune municipale se compose de plusieurs commune* locales les préai dents de ces communes locales sont de droit membres du Conseil moni-

dernière nomme l'employé de l'étal civil;

chacune des 74 communes municipales de Thur^vie forme un arrondissement d'état civil. Le Conseil Communal a la surveillance et le contrôle des denrées alimentaires, des fromageries, boucheries, boulangeries, débits de boissons, etc. L'assemblée de la commune municipale décide sur la création d'établiasementa et entreprises nécessaires à la commune, sur les emprunts; elle Hie les traitements des fonctionnaires et approuve les comptes de la commune. A l'exception de l'élection des membres du Grand Conseil, toutes les autres votations. fédérales, cantonales ou de district ont lieu dans la commune municipale, chaque commune locale a le droit d'avoir au moins une urne. L'exécution des lois, la police. Ie« impôts, la surveillance des propriétés, les orphelinata. le cantonnement des troupes, le service de la sécurité publique, le contrôle des polices d'assurance, etc. sont du ressort de l'administration municipare. En ce qui concerne l'hygiène publiifue, la législation cantonale donne aux communes municipales les pouvoirs les plus élendos : mais ces dispositions n'ayant pas force de loi dan* les autrea cantons sont rendues illusoires à l'égard des charlatans exploitant le public par la voie de la presse.

Cerrlti, La réunion de plusieurs municipalitéa constitue un cercle ; parfois, mais rarement, celui-ci est formé d'une seule municipalité fEgnach et Bussnang). 1^ cercle nomme le juge de paix, le notaire et un membre du Grand Conseil par 350 élecleura. Le juge de paix fonctionne comme conciliateur dans les contestations de droit privé; Il tranche souverainement pour les actions n'excédant pas 10 fr ; de 10 à 30 fr, elles sont soumises an président du tribunal, de 30 à 00 fr. i la commission judiciaire; au-dessus de 60 francs an tribunal de district. Le juge de paix est en même temps préposé aux poursuites pour dettes. Le notaire r^ige les actes de poursuites pour dettes; il est membre et secrétaire de la commission de taxation des succeasjons.

Autorité» de district. Le Conseil de district est ci

C<Dl»n da TburgoTl*. L« ahtlMn di Frauforald.

seil de district est lubstitnt du préfet. Ce dernier veille à la sâretë publique et à la direction de la police. En matière Judiciaire il est chaîné de bire une première enquête ; il possède le droit d'arrestation. Il délivre les livrets d'ouvriera, passeports, patentes pour la pêche et )a chasse. Il doit être avisé des constmctions nouvelles ainsi que des accidents qui orrasinaeent une incapacité de travail de plus de 6 jours. Il vërifle la gestion des fonctionnaires commuDanx. Le CoDBcil de Dislricl àili-

Sue trois de sks memlires i la surveillance du notariat, es tutelles et de l'assiBlanct'. Il juge en dernier ressort les recours qu'on lui adresse sur ces matières. Il tranclie sang recours les contes talion s foncières d'une valeur de :20 à 60 fr. Il constitue une juridiclioa de première instance pour les dilTérends plus importants. Le Tribunal de district est composa de cinq memlires et de trois suppléants. Il fonctiouae au civil et uu pénal. Il nomme dans son sein une commission judiciaire de trois membres qui juge sans recours les dilférends dont la valeur n'excède pas fit) (T. Les avocate ne peuvent pas plaider devant cette commission ; ils ne peuvent le Taire que devant le tribunal réuni au complet, pour les afTairea plus graves. On peut en appeler par écrit au Tribunal suprême pour tonte alfaire excédant la somme de eo fr. jusqu'à 300 Dans les autres procès, le Tribunal suprême décide après avoir entendu les parties verbalement. Le président du Tribunal de difirict est nommé par le tribunal. Il dirige lea débats, surveille les juges de paix et a aussi le droit de décréter des mesures provisionnelles. Il juge les dilTérends dont la valenr n'excède pas 30 fr. Il fonctionne aussi en ca^ de rnilliles.

Autorité) canlonalet. Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil qui compte '.07 membres : en été il siège It Weinfelden. en hiver i Frauenfeld. Le gouvernement propose des lois, le Grand Conseilles discute puis elJea sont soumiset à la volatlon populaire (référendum]. Le Grand Conseil nomme la Cour d'appel, le procureur général et le juge d'instruction. Il surveille la gestion de toutes les autorités et lixe le budget canlonal Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil d'Étal auquel sont subordonnées toute* les Administrations des

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districta et de* communes. Il est formé de cina membres nommés directement par le peuple.- L'administration cantotiale comprend cinq départements à l« tête de chacun deiquels ae trouve un membre du gouvernement. Ces départeroenis sont; 1. Intérieur, Industrie et Agriculture. 3. Justice, Police et Assistance. 3. Instruction publique. Cultes et Salubrité publique. 4. Travaux publics el MiliUire. 5. Finances, Tutelles. Forêts et Pèche. La plus haute autorité judiciaire est le Tribunal cantonal (Obei^ericht) formé de sept membres. Les trois premiers élus loi^ ment la Cour d'appel (Rekurkommission) qui décide sur les jugements des tribunaux de district dans les différends civils dont la valeur n'excède pas 100 tr. : il prononce sur les recours contre les condamnations el juRements des commissions judiciaires de district pour délit d'injures. Les trois premiers élus forment aussi la chambre criminelle qui fonctionne avec l'ae^iatance du jury. Les jurés KonI nommés par les municipalités, à raison de 1 juré pour 75 électeurs ; 36 d'entre eux sont désignés par le sort pour chaque session du tribunal ; le jurj ne comprend qpe douie membres. Il y a en outre un tribunal extraordinaire nommé tribunal d'arbitrage que deux parties civiles peuvent constituer pour soumettre leur dilTérend; il (ranche alors les questions sans recours.

Outre le référendum, la constitution prévoit aussi le droit d'initiative; la suppression ou la roodillcalion d'une loi doit être soumise à la votation populaire si Î500 électeurs le demandent.

Le canton forme un seul arrondissement électoral (N*40) pour l'élection des six conseillers nationaux et des deux conseillers aux États, [P- Risi, Siprii tl. Toblsr.)

Finance». Kn 1803. quand te canton gaena son indépendance, la caisse de l'Ëlat était vide : il fallut sontier aux voles et mojena de lui assurer les ressources nécessaires. Heureusement que. dans les premières années de son existence. Napoléon fit supprimer en Europe l'ordre des chevalier* de Saint-Jean. Grâce i celte suppression, le canton entra en possession de la commandene de Tobel et de la fortune assez coniiidérable dont elle disposait ; dans la suite, il put transformer les bâtiments en une maison de détention. Le gouvernement usa avec tant d'intelligence des faibles ressources dont il disposait que les flnances cantonales s'améliorèrent d'année en année. .\u milieu du siècle dernier, la suppression des contents fournil aussi on nouvel appoint aui [inances dn canton. La fortune totale de l'Ëlat atteignait ainsi, au I" janvier llffiT, la somme de 15091 Vffl fr. d'actif contre 3470S>80 de passif En 1906, les recottes s'élevèrent i 3 773 80r'rr., le»< dépenses à 2583758 fr., ce qui donne

CanlOD d* Thnrgovl*. AilsnvlDdaD.

1 boni de 187 543 fr. L'impôt cantonal de l'/t'»/™. proliail 860649 fr. soit fr. 7,^par.habitant, U fortune de Ëtal est de fr. 4e,!1 par tète dé population; au point

7W THD

de Tue de la ricbeiae Ditionale le eanloo occupa ainsi le 6* rang (SchalTbonae 316, Argovie 183, etc.). Lei recettea

D de Thorgovi*. Tjp* d

n d'^ola.

de l'État se montent è (r. 17.76, leadépenaes h fr. 17,17 par t£te de population ; à ces deux pointa de vue il occupe le 13> rang. L'assurance immobilitre (parl'Ltat) s'élevait i fr. 145406670 60 1880. i 305787 090 tt. en 1906; il 7 a en, dans ce laps de temps, auementation de 4318 constructioni pour nne valeur de iOu milliona. Le mobilier est assuré par des compagnies privées pour un total de 353356135 V Le caoïon a aussi un fonds d'assistance de fr. 363019 dont les intéréta servent surtout i couvrir les déHcitti des fonds d'assistance communaui ; ce sont les communes de ressortissants qui sont spécialement chargées de l'assistance. [W^lli, mi:, piitanr.]

École*. Dès sa constitution en Ëtat autonome le canton de Thur^^vie Toaa tous ses soins su développement de l'instruction publique. L'administration des écoles hit remise à un conseil d'adminislralion évanxélique et à un conseil catholique placés tous deui sous la haute surveillance du Petit Conseil. Ce qui retardait le développement des écoles c'était te manque d'un bon personnel enseignant et de locaux scolaires. En 1834 on dési)ina 13 des maîtres les plus capables pour donner aui candidats à l'enseignement la culture théorique et pratique nécessaire. V.n 1833 enfin fut fondée l'école normale de Kreuilingen; Bon premier directeur. Wehrii. réussit â donner au canton une élite d'excellents instituteurs. Son successeur. Rebsamen. mort en 1897, poursuivit son œuvre. Pendant l'année scolaire 1906/07. les écoles primaires ont été fréquentées par 19388 enfants des deux sexesi de ce nombre, 4372 garçons ont fréquenté l'école de répétition ('/, journée par semaine en été] ; 6013 filles ont pris pan à l'école de couture el antres travaux réminins. L'école primaire comprend 6 années d'études pour les jeunes fliles. 9 pour les garçons. 6 années complètes et 3 et 3 semestres d'hiver.

Il faut ajouter 133 écoles complémentaires obligatoires pour les jeunes gens de 16 à 18 ans, fréquentées en 1906/07 par 2430 élèves. Le canton a accordé à ces cours complémentaires une subvention de 23 760 fr. Il v avait en outre 89 écoles complémentaires racullatives comprenant 17 classes de travaux manuels, 15 écoles profes-iionnelles, 5 écoles de commerce et 52 école* complémanlaires pour jeunes tllles.LaEubvenlionderi!:tataétéde26350 fr. Au-desnuH de l'école primaire obligatoire se trouvent 29 écoles secondaires fréquentée» par 1383 élèves |893 trarçons, 491 filles) pendant l'année scolaire 190G;07. Le nombre des élèves de chaque école varie de 16 (Hùttwilenl i 116 Kreuilingen). Elles ont un personiii-l enseignant de 45 institu- ' '- —-'Ire» dé religion non compris. Frauenfeld

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