‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 213 sur 225 · TUD · texte numérisé non relu

TUD

n'a qn'une école secondaire de filles; l'éeole si des garçons du cercle fhit partie de i'éca\e cantonale. Les écoles secondaires ont des inspecteurs spéciaux comme les écoles primaires. En 1906/07, l'école normale de Ereuzllngen comptait 75 élèves, 65 jeunes gens et tO Jeunes filleB. L'école cantonale compUit, en 1^06/07 300 élèves dont 316 dans la section industrielle et 93 an gymnase, soit 1B7 Thurgoviens, lOS Suisses d'autres cantons et 19 étrangers. A l'école est rattaché un internat de 40 élèves. Depuis 1904 le canton enlretleot aussi nne école d'agriculture d'hiver dont les coare sont donnés par 3 professeurs, 4 sous-maitres et suivis par 60 i 70 élèves. Les maîtres doivent &ire dans le canton des tournées de conférences. Depuis 1U06 cette école d'agriculture est logée dans le cnâtean d'Arenenberg qui a été donné au canton par l'ex-impéralrice

Eugéi. .

lies écoles

elles ne son

ifantines existent dans 13 localités; mais pas BOUS la surveillance de l'État; nulle

__inl subventionnées par l'État : elles sont

dues à l'initiative privée, surtout a des sociétés féminines de bienfaisance; 4 classes enfantines sont communales (381 élèves) ; g sont privées j405 élèves). Le canton possède sept établissemenla prives: l'institut de jeunes filles de Romanshom; les deux élablissemenls d'édacation cantonaux de Glsrisegg et de Kefikon; l'école d'enlants anormaux de Weinfelden; l'établimenieat de secours de Bemrain; l'asile des aliénés de yauren et l'école des orphelins catholiques â Fisehicgeu.

Le tolal des Iraitemenls des instituleura primaires a atteint la somme de 486^5 fr,. sans compter les diverses indemnités pour logement, chauHage, jardin, etc ; les fonds scolaires "uccusent une fortune de 7124 981 ft. Il a été perçu 679516 fr. d'impôt scolaire. Le canton a dépensé 74300 fr. pour l'école primaire et 17 930 fr. pour les écoles ménagères. En {«H, l'État a dépensé 3SaOO0 fr. pour l'instruction publique; en 1905 celte somme s'est élevée à 574300 fr. ; pour l'école pnmaîre seule à 324196 fr.; de leur côté, les communes ont dépensé 580366 tr. ce qui donne, pour l'école primaire, une dépense toUle de 804534 fr. Les instituteurs primaires ont, outre le logement gratuit, un jardin et terrain cultivable ou, à début, une indemnité. Pour tous les instituleura primaires, secondaires et les maîtres de l'école normale, le traitement suf:mente, avec les années de service, de 100 fr. après cinq ans. de 300 fr. après dii ans, de 300 fr. après quinie ans et de 400 fr. après vingt ans de service. A la mise à la retraite pmir cause de maladie on d'Age avance, l'instituteur reçoit le même traitement et nne rente viagère

leurs, les maîtres

ClstoB ds Ttaurgorie. A B«rlln)(*D.

I annuelle de 400 fr. Le traitement annuel habituel des I instituteurs primaires est de 1300 â 3G00 fr. Le niai- I mum légal est de 1200 fr. Celui des instituleura secon-

THU

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daires varie entre 8S00 et 3800 fr. Minimum Mgal, 1800 fr. Celui des instituteurs de l'école normale est avec les aucmenUtions de 9200 à dÛOO fr. Le minimum légal 2900 à taûO fr. avec logement gratuit ou indemnité. Le traitement des professeurs à l'école cantonale est au minimum de aOOO à 3800 fr.; en réalité il atteint avec les augmentations de 3500 k 4000 fr. Les livres et fournitures nécessaires à l'enseignement dans les écoles primaires sont fournis gratuitement aux élèves ; dans ce but, les -communes sont subventionnées par l'État et par la Con* fédération. Les communes reçoivent aussi une subvention annuelle de l'État, de 18Ô à 400 francs pour chaque poste d'instituteur primaire; les communes fortement imposées reçoivent aussi une subvention eitraordinaire de la Confédération.

L'orthoffraphe officiellement enseignée est celle de la méthode oe Duden {Dictionnaire Duaen, 7* éd.).

Dans les écoles de perfectionnement, l'enseignement ne doit pas durer plus tard que 8 heures du soir. [P. Ribi.]

Militaire. La Thurgovie foit partie de la 7* division avec Saint-Gall et Appenzell. Au i*** janvier 1907, le canton de Thurgovie a fourni a Tannée fédérale Teflectif suivant :

Officiers, 8out-of!lci«n ÉUU, et BotdaU.

Infanterie : 3 bataillons de ftisiliers, 73, 74 et 75 . 3125

Compagnie de carabiniers 1/7 228

Cavalerie : Escadron de dragons 19 205

Compagnie de guides, 6, 7 et 12 120

Compagnie de mazims 3 45

Artillerie : Batteries de campagne 52 et 53 (Thurg.)

et 54 (fédérale) 530

Artillerie de ligne, train (comp. des subsistances, 7. Comp. de pont. 3) 2*12

Génie : Demi-bataillon N« 7 127

Division des pontonniers 3 62

Compagnie des télégraphes 3 9

Compagnie des chemins de fer 3 22

Ambulances 31, 32. 33, 34, 35 151

Compagnie d'administration 7 65

Vélocipédistes 15

Troupes de forteresse 41

Élite. Totol : 4y57 Landwehr,

Infanterie : Bataillon de fusiliers 125, I et II bans 1681

Bataillon de carabiniers IV/11, I et II bans . . 157

Cavalerie : Escadron de dragons 19. . . . 169

Compagnie de guides 6. 7 et 12 102

Compagnie de mazims 3 1

Artillerie : Compagnie de parc 16 et 17. . . . i oga » Compagnie de dépôt de parc VI et IX »

» Train 90

» Train sanitaire 89

» Artillerie de position 38

Génie. Compagnie de sapeurs 13 et 14. . . .

» Compagnie des télégraphes 3. Comp. de t «^o de pionniers de chemin de fer 3 et i

comp. de pontonniers 3

Troupes sanitaires 68

Troupes d'administration 27

Troupes de forteresse 7

Vélocipédistesj/' 2

Landwehr, Total : 2fô5" De 1902 à 1904 les recrutements ont donné une moyenne de 40,5 à 57,5 ^/« de réformés temporaires ou définitifs. Parmi les causes d'incapacité les plus fréquentes figurent l'étroitesse du thoraz, la faiblesse visuelle, le goitre, les hernies et l'anémie. En 1904 le nombre des sociétés libres de tir était de 176 ; elles comptaient 5959 membres et recevaient une subvention fédérale de 11839 fr. Il eziste en outre diverses sociétés d'officiers et de sousofGciers qui ont pour but de travailler au développement intellectuel de leurs membres par des conférences et des ezercices. Un esèsi de cours militaire préparatoire fait ces dernières années n'a pas eu de succès. La taze militaire d'ezemption du service a produit fr. 122 435.

Cultes. L'Église nationale évangélique et l'Église catholique s'organisent librement, sous la haute surveil-

lance de l'État qui doit ratifier leur organisation. Les deux é|^lises nomment chacune un synode formé d'ecclésiastiques et de Mques; les frais de ces synodes incombent à chaque église. Les ordonnances et prescriptions qui doivent avoir force de loi sont soumises à la votation dea membres de l'église. Afin que le synode ne compte pas un trop grand nombre d'ecclésiastiques il a été décidé que dans les Cercles électoraux qui nomment plusieurs membres parce qu'ils sont formés de plusieurs paroisses on ne pourrait élire qu'un seul pasteur ou curé. Le synode élabore les règlements ecclésiastiques nécessaires et nomme l'autorité executive, conseil ecclésiastique (Kirchenrat), ainsi que les délégués à la commission concordataire des ezamens des candidats au saint ministère. Il s'assemble dans la règle tous 1^ deuz ans, tour à tour à Prauenfeld et à* Weinfelden. L'Église évangélique nomme un membre du synode pour 800 habitants, l'Eglise catholiaue 3 membres soit 2 laïques et 1 ecclésiastique pour 450 électeurs. A cet effet, cette dernière est partagée en 11 collèges électoraux tandis que dans l'Église réformée les membres du synode sont nommés par 42 circonscriptions électorales. Le conseil ecclésiastique réformé est formé de 5 membres dont 3 laïques et 2 ecclésiastiques. Il exécute les décisions du synode, surveille l'enseignement religieux et le culte et administre les biens d'église. Ceuz-ci sont formés d'un fonds central de 173365 fr. (1905), d'un fonds de réserve des paroisses évangéliques de 18657 fr. et d'un fonds de bourses de 116509 fr. Le fonds central sert a payer les frais d'administration et le traitement des deux pasteurs auxiliaires. S'il est nécessaire, on prélève pour ce fonds un imp6t spécial. En 1905 cet impôt a été de 0,03<x»/oo et a produit 9630 fr. Les ecclésiastiques du canton sont groupés en trois chapitres dont font partie de droit tous les pasteurs en fonctions. Ces chapitres émettent des préavis pour le conseil ecclésiastique au sujet de la liturgie et des manuels d'enseignement. Ils administrent, sous la surveillance de ce conseil, le fonds des veuves et orphelins du clergé évanffélique (176662 fr.) et le fonds de retraite pour la vieifiesse (46417 fr.) ; en outre, chaque chapitre a son fonds particulier : Frauenfeld 12571 fr., Seethd 3340 fr., Weinfelden 2643 fr.

Il y a 54 paroisses évangéliques (plus 16 églises annexes), et 51 catholiques qui vivent uniquement de leurs propres ressources, lia fortune des fonds paroissiaux s'élève à quatre et demi millions. La plupart des paroisses sont obligées de prélever un impôt. Le traitement des ecclésiastiques est partout fixé par les conseils de paroisses ; il est fourni par des fonds entretenus suivant les besoins au moyen de contributions annuelles ou périodiques. Sur 70 paroisses protestantes, 46 ont un fonds commun atteignant environ 2550000 fr., 23 autres dont le fonds se monte à environ 1040000 fr. La loi de 1866 fize un minimum de traitement : 1) pour les pasteurs desservant 2 éfflises, 1850 fr.; 2) pour ceux desservant une église seulement, 1700 fr., et en outre, pour les deuz catégories, maison d'habitation et iardin. Mais en réalité ces traitements ont été considérablement dépassés car aucun poste -n'est au-dessous de 2200 fr., beaucoup dépassent âOOO fr., ouelques-uns 4000 fr. par an et même plus (Bischofszell 5000 fr.). Le traitement des curés catholiques varie entre 1700 et 3500 fr. Il y en a 14 à 9000 fr., ift de 2100 à 2500 fr., 4 jusqu'à 3500 fr.

La séparation des ajQTaires religieuses et civiles a eu de bons effets ; elle a développé le i^le religieux des paroisses. Un grand nombre (Teglises du canton servent aux deux concessions. Cependant là où l'on construit de nouvelles églises on s'efmrce de donner à chaque confession son propre édifice, ainsi à Weinfelden et a Romanshom. Une commission mixte règle les affaires communes aux deux confessions. [^'^lu, an«. paMisur.]

Hygiène publique. Hôpitaux et inëtUtUions de bienfaisance. Les mesures prises par l'autorité cantonale pour garantir la santé publique, prévenir ou enrayer les épidémies et les épizooties sont très étendues. De nombreux rèffïements et arrêtés déterminent jusque dans les détails Tes plus minutienz les devoirs des fonctionnaires, médecins, vétérinaires, sages-femmes et pharmaciens, ainsi que ceux des personnes atteintes de maladies contagieuses ou possédant des animaux malades

ou suspecte. HenlioDnoQs tout d'abord la loi cantonale du 13 juillet 1890 coDCeraanl le soin de l'hygièoe publique et le contrôle des deordea alimeotairea iiinai que la aurveillauce des locaux et objels «ervaot k

Canton ds Tuurfluvis. Tyjie

laiKn à SlaukbDn

leur fabrication, à leur emballage el à leur cougervation. Celte loi est entrée. en vipwur le 1" janvier 1S92 ; son exécution est conliêe aui soins des Conseils communaux et éventuellement des commissions lanitaires permanentes ou temporairea nommées dans ce but par ces derniers. Les auIoHtéd sanitaires exercent la surveillance sur la vente des denrées alimentaires tant liouides que solides; la Tournilure de l'eau potable et de celle pour les uaages domestiques en général ; les locaux servant aux restaurants, Cïféi. fabriques; les rues, places, égouts, fosaes, puisards, fumici-s ; et sur toutes les industries en tant qu'elles pourraient être nuisibles à la santé publique. Parmi les établissements de l'Ëtat signalons tout d'abord l'hôpital cantonal de Miinsterlingen. Il occupe li>a bâtiments de l'ancien couvent de ce nom. Comme il se trouve à la limite N. du canton, sur let rivea du Bodan, il reçoit aurtout les malades de cette région ; ceux du S. et du baa-psfs se rendent plutôt} l'hôpital de Frauenfeld. Les indications suivantes sont tirées des comptes et du rapport ponr 1005, Le nombre des personnes soignées a été, cette année-là. de 1079. dont 75U ressortisaanU du canton. 13S resiortissanis d'uutres cantons et 196 étrangers. Le maximum des lits occupés a été de 153. Les indigents sont reçus gratuitement pendant un certain temps. Les autres malades paient, suivant leur situation, de io cent. i fr. 8 par jour. Les frais de l'établissement se montent & (e. 3,8t psr jour de maladie et à IV. 3,71 par jour d'entretien (employés et personnel y compris}. Les recelles totales ont été de Tr. -207 709 dont fr. 100800 de subvention de l'État. Lex dépenses se sont élevées à fr. ^&i 562 ; le Tonds de l'hôpital, bâtiments, inventaire et capitaux, s'élève à Tr. 1465769 auxquels il faut ajouter un fonda de secours aux malades de fr. 565Q et un fonds d'étrennes de fr. 3329.

A Hiinslerlingen se trouve aussi l'asile cantonal d'aliénés, il est situé sur une langue de terre au-desaous de l'hôpital et comprend tout un ensemble de

ahmiteS.-O. <

9 de chemin de

. il fr. 6. L'élablistement compte 67 employés ; •• fortune est de fr. 353581. Les recetlea de l'année ont été de fr. 304 174 dont fi-. 149 300 de subvention de l'ÉUI et fr. 11910S de frais d'entretien; les dépenaes se sont élevées à fr. 987083. Les frais de l'éubliasement ont été de fr,9.12 par jouret par malade. Lefondadel'Mile s'élève» 18Ï2011 francs.

L'asile pour malades et ponr vieillards de Sanht Katherinsnthal se trouve non loin de Dienenhofen, au tionl du Rhin, dans les bâtiments de l'ancien courent de femmes. En 1870-1871, ces locaux furent occupés par des soldats de l'armée de Bourbaki. Pendant leur internement ces soldats construisirent la route qui conduit de Katherinenthal i Diessenhofen, c'est pourquoi on l'appelle encore aujourd'hui la route dea Français (Franiiosenstrasse). Dans la suite, les locaux du couvent furent transformés pour recevoir des malades et dea vieillards. Au 31 décembre 190^. l'asile comptait 903 malades et vieillards, 130 aliénés et 8 penaionnaires. L'établissement comptait 35 emplojés; sa fortune eal de fr. 183359. Les recettes de l'année ont été de fr. 1^3UL les dépenses de fr. 150107. Un malade coûte par jour à l'élabliasement, habillement compris, fr. 1,37 ; habillement non compris fr, 1,31. L'Ëtat a entrepris à aes frais les constructions nécessaires. L'asile possède un tonds de récréation pour les maladea s'élevant à fr. 1336 et une caisse de Noél de fr. 160B,

Comme l'asile recevait dea malades en nombre croissant, le manque de place obliges la direction à transférer à l'asile d'aliénés de Miinsterrigen les malades les plus dangereusement atteints,

L^ûpital de Frauenfeld a été construit par les communes intéressées, mais il reçoit une forte subvention de l'État ; il fut ouvert en 18S7.II est situé à l'extrémité U. de la ville, au milieu d'un vaste et riant paysage : il comprend un beau bâtiment principal, très bien aménagé, et un lataret pour les maladies contagieuses. Ses garde-malades sont des diacone.ises de neumunsler à Zurich. L'établissement reçoit surtout les malades de la Bas^se- Thurgovie et de la Thurgovie postérieure. L'administration de l'établissement est placée sous la direction de la commission de l'hôpital, formée de délégués de la commune de Frauenfeld et des communes qui ont participé finaoci^rement à la construction de l'hôpital ainsi ciue de deux délégués du gouvernement. En 1906, rhôpitala vigile 518 per-<onnes dont 319 du sexe ma>:cu1in et 199 du sexe féminin. 298 protestants et 196 catholiques. Les recettes ont été de fr. 34111, les dépeiiiies de fr 63668 laissant un déflcit de fr, 39557 sur lequel te cantons pavé fr. 33 868. Les frais ont été de fr. 3,50 par journée de malade contre fr, 3,30 en 1904. L'élablis.'H'ment jouit de la sympathie de la population ; il a reçu dilférenlslegs : ponr la construction d'une véranda au Ia7«rpl, fr. 3300, pour secours aux malades fr. 950, pour rélablis>iement iTune division spéciale pour enfants fr. 10330 au total 54168 fr.

On pourrait faire rentrer dans les (euvrca publiques de bienfaisance la maison de travail et de correction de Kalchrain. Elle occupe tes bâtiments de l'ancien couvent des Cisterciennes. Sa vaste eiploilation agricole, à laquelle travaillent les détenus, est très prospère; ces travaux agricoles et surtout l'élève du bétail couvrent presque les frais d'exploitation de l'établissement. Autrefois celuici avait de 80 à 100 pensionnaires fournis par la Thurgovie. les cantons voisins et même le Tessin. Ce nombre est tombé à 40 ou 50 depuis qu'on a créé l'établissement des sans-travail de Herdem. (Jet établissement reçoit tous les pensionnaires auxaueU on peut laisser une liberté relative.

Il existe dans le canton deux établissements privés pour les maladies mentales, celui du D' Binswanger. à Kreuilingen et celui du D' Krajenbtihl à Zihlschlacht.

Vie tociale. Soiiftét. Les sociétés se sont tellement développées qu'il n'est guère possible de les indiquer toutes. La perle dea sociétés thurgoviennes est sans contredit la Société cantonale d'Utilité publique. Son origine remonte à la troisième décade ou XIX' siècle. Dès ses débuta, elle fut et elle est encore aujourd'hui une société qui groupe les hommes d'Étal, les ecclésiastiques

THU

et 1m ptrtiCDlien pour ]e»queU le bien tia peuple n'est pai nn vbid mot. Parmi les membres nous remarouoDs Fraienmulh, Hinel, Pupikarer, Kern, nornhauter. Elle a cra^ un grand nombre d'œuvrcB utilea. Elle a fondé l'asile de Bernrain près d'Emmiihofen, pour enranta abaodonnea et lui accorde une subvention annuelle de fr. 800. C'est aussi à la Sociéié d'Utilité publique qu'est due la création de l'asile d'enfants iDormaui de Haurcn prés Weinfelden. qui abrite actuellement tO a 50 enfanta. A Neukirch. elle entretient, depuis un certain nombre d'années, une écule ménagère pour lea jeunes tilles du peuple. Elle subventionne également des salles de lecture pour ouvriers k Frauenfeld, Arbon et Wainfelden. Elle s'est proposé la création d'un saiMtorium cantonal pour tuberculeux et a profilé des fêtes du centenaire de l'indépendance, en 19l'3,

dit du Centenaire qui s'élève déjà à fr. ]tOU4. En attendant que ce sanatorium soit construit, elle a conclu, avec l'établissement glaronnais de Braunwald, uDe convention par laquelle ce dernier s'engage à tenir toujours 10 tits à la diaposilion dea tuberculeux Ihurgoviens. Elle jouit en outre de la coniiance de la populatian ; on lui remet l'administration de diETérents legs à destination spéciale comme par exemple, pour enfants rachiliques, pour des bourses aux étudiants, pour les aveugles, le fonds en faveur de la création d'un asile pour femmes ou jeunes lilles isolées La fortune de la société s'élcve à fr. fi6477 dont les intérêts sont consacréa â des œuvres de bienfaisance. A la léte de la société se trouve une commission directrice de 5 membres qui expédie les atTaires courantes et exécute lea dé-

iB de la i

:iété.

A la Société d'Utilité publique vient s'ajouter la société thur^ovienne d'histoire qui publie chaque année ses étadeg et travaux dans les t Beitrâge zur tnurg. (jeschichte >. Il en a déjà paru 45 fascicules. La société est chargée de 1 entretien du musée d'histoire et d'archêiilogie qui occupe une salle des bilimeots de l'école cantonale à Frauen- Feld -, ce musée est 1res riche en antiquités dont certaines ont une grande valeur et proviennent, en bonne partie, des anciens couvents. Le musée est ouvert gratuitement le dimanche ; la semaine il est perfu une 11nance d'entrée de 50 cent.

La Société cantonale d'agriculture a rendu des services indéniables à l'agriculture par ses conférences, sesdis-

n de i'expoaitiou suisse d'agriculture de 1S(^ La I

OolDO d« Tborgevie. Rulost de Hslfanberg.

des idées d'humanité envers les homme» et envers les animaux, au moyen de publications spéciales. Une lociété pour la sanctificatioD du dimanche déploie un grand léle. Dans le domaine religieux, la Thurgovie possède les sociétés lea plus diverses.

Le nombre des sociétés communales et professionnel les est immense. Il y a les Hânnervereine qui poursuivent toute espèce de buts; â Prauenfeld et environs existe une société de consommation qui s'est afliliée à la Société

ditions sociales des habitants de la contrée. Lea ouvriers des centres industriels, Frauenfeld, Arbon, Romanshorn, se sont aussi groupés par professions. Mentionnons encore les nombreuses aociéléa militaires, sociétés de tir, de chant, de gymnastique, qui comprennent une foule de petites sections; les sociétés féminines et les caisses de maladie, locales ou profession ' nelles. eic. [W.fiij4. nnci.u p..i,ur.]

Hiitoire. A l'origine, l'ancien comté de Thui^ovie eomprenait toute la contréu qui s'ëlend des pentes du Sântîs a l'embouchure de la Thur dans le Bhin et du Budan à la Reuss, à la Limmat et au pied des Alpes. Vers l'an ffiO, aous Louis- ie-Germanique le Zùrichgau en fut détaché ; la limite du comté fut alors marquée par la ligne de partage des eaux de la Glatt et de la Tôss. Quand le l'omté de Kibourg revint à Zurich, une sentence ari>itrale de la ville de Rapperswil de l'an un Itxa la limite telle qu'elle exiaU' aujourd'hui.

La Thurgovie fut un pays sujet de l'Autriche jusqu'en 1460 où le pape Pie 11 excommunia le duc Sitiismond d Autriche et engagea \va Confédérés i s'enipaier de ses domaines. Les Suisses donnèrent suite à cette invitation excepté Berne, et s'emparèrent de la Thur^vie en sentembre 14fiO. A partir de ce moment et jusqu en 1798 elle fut un pays sujet des 7 anciens cantons et fut gouvernée par un hsilli nommé tous les deux ans â tour de rôle par chacun des 7 cantons. 11 est difficile de donner en peu de tnols un aperçu de la situation économique et sociale de la Thurgovie du tempe des baillis. Le pays était divisé eu un grand npmbre de jundicliona. Le seigneur iiannai justicier jugeait les causes les moins importantes tandis que le bailli exerçait le droit de haute justice; ce dernier jugeait aussi en dernière instance sur les recours de toute nature qui lui étaient adressés. Comme il était' malaisé de Hier le* limites entre lea compétences du seigneur justicier et celles

droits. La CDD fusion

eait aussi le droit de

des querelles confessionnelles

Ctntun d« TburgOTie. Le ebïuiu d* BilSDiMa. d'unciena dilTJrenda.

A l'origine, le paja presque tout entier avait embrassé la Rëforine. Les cinq caalons calholiques, certaÏDa seî^neura jusliciers. surtout les seigneurs ecclésiastiaues, les abbés de Saint-Gall, de Fïachinfen, etc., et l'évéque de ronstance, souverain d'Arbon et de Uischorazell. cherchèrent, par tous les moyens, à rétablir le catholicisme. Zurich et Claris travaillaient au contraire à développer la Ré- Torme, mais ils étiiient en minorité. Il en résulta que. dans la majorité des paroisses, les deux cultes existèrent simultanément, ce qui provoqua des frottements de toute espèce; plus d'une fois la vuerre faillit éclater entre protestants et catholiques. L introduction dn calendrier grégorien fournit surtout matière à de nombreuse! querelles; les catholiques l'avaient accepté tandis que les protestants le rejetaient parce qu'il venait du pape; les jours de Tête ne concordwient plus. Les conflits Turent réglés en 1738 par le traité de Liesaenhofen. Ces dissensions eurent ceci de bon qu'elles Unirent par apprendre aui deux confeasioni de la Thurgovic à se supporter matuellement-l

On ne peut cependant pas dire que le temps de» baillis fut particulièrement dur pour le peuple thurgovien. Celui-ci, à la vérité, ne se gouvernait pas lui-même maie les campagnards des cantons-villes étaient enmre beaucoup plus opprimés que les Tburgoviens ; ceux-ci, du moins, ne connaissaient pas 1rs privilèges des villes. La Tbur-

Sovie soulTrait moins de la tyraonie des baillis et de sa épendance que de la multiplicité des seigneurs justiciers qui tous avaient des droits spéciaux et des prétentions particulières. Par leur enchevêtrement, cesdroits et ceux du bailli pesaient lourdement sur le paysan; il fallait que celui-ci déployât une grande habileté pour se

1798 mtlllnâ cette situation ; la féodalité et les juridictions furent abolies et la Thuritovie devint un canton de Ih République helvétique. Le canton n'obtint son autonomie que par l'Acte de Médiation de 1803; pendant quelques mois, il ne forma qu'un seul canton avec SchalThouae. Ses premières années d'indépendance politique furent dillici tes. Sans aucune ressource Bnancière il devait répandre aux exigence* multiples d'un Ëtat moderne.

réseau de routes et d'une solide instruction publique tout en bisanl marcher de façon prospère tes Haances de l'État; Enoch et Joachim Brunschiviter de Uauptwil, Messmer et Andréas d'Erlen ainbi que le pharmacien Reinhard de Weinfetden ont beaucoup travaillé à l'indépendance de leur paya. Dès sa constitution en Etat autonome, la Thurgovie tut divisée en 8 districts dotés cliacon d'une préfecture pour les affaires de police, d'un conseil de district pour I administration et d un tribunal de district pour les affaires judiciaires. U y avait en outre des communes scolaires et des communes ecclésiastiques iodé pendantes de la commune politique comprenant même des localités cantons voisins. Les changements de constitution (fui survinrent dans la snite (voir Constitution) ne modifièrent pas cet état de chos s. Le peuple thurgovien ent de tempérament paciGfjue, sobre, laborieux, peu porté aux extrêmes ; dans ces conditions le développement de I instruction dans tontes les classes de 1) société a élevé considérablement le niveau intellectuel de ce peuple [juia fourni déjà autrefois un nombre relstivement grand d hommes distingués dans le domaine des caiencea. des arts et de la politique (W^lli, inc. piitaur.]

Ifanini«t marquanls, La Thurgovie a fourni nn certain nombre d'hommes distingua ; H. de Klingenber^ (j- 1306) auteur de la Klingenbergerchronik conservée a Vienne. Conrad v. Ammenhausen (-Y 1381) auteur du Schachiabelhach. A l'époque de la néformation, Théod. Bibliander, prof, de langues orientales i Zurich (-[- 1564). Ludwig Hetzer de Bischofszell, un des apôtre* des anatiaptistes (-{- 1529). Petrus Daaypodius, professeur de langue grecque â Strasbourg (+ ifefll. Tob nus. qui introduisit à Zurich le chant d

e réformée

Heidelberg. Joh. -Conrad Brunner, oB Diessenhofen, médecin du Landgrave de Hesse et ses nis, Erhard. professeur à Heidelberg et Moriti. juriste an service du Pal <linat. Melchior :€pli de Diessenhofen célèbre médecin |tl8 3). G. Worikofer (f 1781), etJoh.- H. Bultahauser (f 1612). d'Ottenberg, tous deux célèbres graveurs. Le doyen Kiiniler, à Tâgersvilen, prédicateur de l'église évangélique et célèbre orateur de la chaire. Enfin dans iB polii ique on peut citer le IV Kern, ministre de Suisse à Paris, qui joua un rôle important dans rarrangemnent qui suivit l'affaire de Neuchâtel.

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THURHOF (C. Saint-Gall, D. Wil, Com. Oberbnren). 493 m. Asile d'éducation et de correction pour garçons catholiques, surla route de Saint-Gall-Gossan-Oberbûr^n- Wil. à 3 km. N. de 1» station d'UiKJI. ligne Saint- Gall - Win terthour. ôO h. catholiques de la paroisse d'Oberbûren. C'est là que se trouve le srand pont de fer qui a remplacé le célèbre pont sur la Ttiur, construit en bois en l'TTS. avec un seul pilier et long de 910 m.; ce pont couvert le plus long de ta Suisse, Il fut détruit par un incendie en 1885.

THÛRCKNQUT (C, Berne. D. Konolfingen. Com. UûnsinKen), 531 m. 4 maisons 1 1 km. S. de la itation de Miinsingen. ligne Beme-Thoune. 40 h. protestants de ta paroisse de Hiinsingrn. Aaricuiture.

THÛRL.KWANa (C- Tl.urgovie, D. Bischohxell. Com. Hauptwil), 5B0 m. Hameau au-destus de la rive gauche de la Sitter, à 5 km. N.-E. de la station de Hanptwil. ligne Gossau-Sulgcn, 6 mais., 26 h. catholiques de la paroisse de SÛikt-Pelagiberg. Prairiei, arbres frai-

THORLI (C. Berne, D. Sehwanenburg. Com. Goggis-

THU

THU

betff). 091 m. Hameau sur la rive droite de la Singine, à 1 ,7 km. S.-O. de Gu^isberg. 5 mais., 9i h. proteetaots de la paroisse de Guggisberg. Prairies, élève du bétail.

THOmLI (G. Berne, û. Seftigeo, Com. Wattenwil). 507 m. 5 maisons près du pont sur la Gûrbe, à 500 m. E. de réglise de Wattenwii. 34 b. protestants de la paroisse de Wattenwii. Agriculture. On appelle aussi cette localité Galgentbûrli, probablement parce qu'au moyen âge le gibet s'élevait sur son territoire.

ThORLI (C. Saint-Gall, D. Sargans). Environ 2240 m. Brèche étroite dans une arête de calcaire liasique qui s'étend sur le côté E. du Murgthal, depuis le Magereu (2528 m.) à TErdiagulmen (2205 m.). On peut pénétrer dans cette brèche par le fond de la Schilzbachthal en allant de Talpe Erdis (Murgthal sup.) sur Talpe Fursch.

THORLI (C. Saint-Gall, D. Unter Rheinthal, Com. Thaï). 470 m. Groupe de 4 malsons sur le versant N.-E. du Buchberff, à 1,5 km. N.-O. de la station de Rheineck, ligne Rorscnach-Sargans. 44 h. protestants et catholiques des paroisses de Thaï. Vignes, arbres fruitiers, agriculture. Elève du bétail. Broderie.

THWRLINDK (C. Thurgovie, D. Mûnchwilen, Com. Rickenbach). 503 m. Petite chapelle à 2,5 km. S.-E. de la station de Wil, ligne Saint-Gall- Winterthour. Ce nom ^tait donné autrefois à remplacement d'une cour de justice dans le voisinage de Rickenbach, près Wil, sur le bord de la Thur; il v avait là un tilleul (Linde) sous lequel se rassemblait le tribunal. La Haute-Thurgovie et le pays d'Uzwil comptaient dans leurs fermes disséminées un grand nomore de paysans libres qui dépendaient directement de l'empire. Leurs tribunaux se réunissaient à Uzwil, à Weibelhube, près de Tegerschen, et à la Thurlinde. L'empire nommait le bailli oui

E résidait les sessions annuelles. L'empereur Rodolpiie ypolhéqua la présidence de ces tribunaux au seigneur de Ramswag pour 220 marks. Du tribunal de Thurlinde dépendaient les paysans libres d'Almensberg, de Remensberg jusqu'à Puppikon, près de Bussnang, puis ceux de la montagne : de Welfensberg, de Schônholzerswilen, etc. Us ne pouvaient vendre leurs biens qu'à des paysans libres, sinon ils payaient une lourde redevance au bailli. Parmi les iOOO Thurgoviens qui se rassemblèrent près de Schwaderloh lors de la guerre de Souabe, on \ oyait flotter la bannière de la juridiction de Thurlinde. L'endroit où s'élevait jadis le tilleul est indiqué aujourd'hui par un petit mur portant une image de saint.

THOaLISTOCK (C. Zoug et Schwyz). 1503 m. Sommité dans la chaîne du Rossberg, formant une crête rocheuse, entourée de forêts, entre le Kaiserstock (1428 m.) et le Wildspitz (1583 m.).

THURM (C. Glaris). 2164 m. Sommité. Point culminant de l'arête plate et presque horizontale du Karomerstocii, à 500 m. O. du point 2112 m. qui porte le signal trigonométrique. Voir Kammerstogk.

THURM (C. Uri). 2J84 m. Contrefort inférieur S. de rUri-Rothstock, formé par un mamelon couvert de pâturages, au-dessus du sentier qui relie Engelberg au Surenenpass, à une petite distance de ce col, au N.-E. des dialets de la Blackenalp. Beau point de vue.

THU««M (iCUSSKR, INNKR) (C Valais, D.

Viège). 3032 et 3316 m. Deux points voisins à l'extrémité de l'arête N.-E. du Strahlhorn (4191 m.), facilement acces8ibles.de l'Allalingletscher, sur la rive droite duquel ils se trouvent, à 2 h. 45 minutes de l'hôtel de Mattmark, à l'extrémité supérieure de la vallée de Saas.

TMURM (BCIM> (C. Grisons, D. Heinzenberg, Cercle et Com. Safien). 17(jB m. Groupe de maisons sur la rive gauche du Rhin de Safien, au pied E. du Piz Tomûl. 3 mais., 11 h. protestants de la paroisse de Safien-Thal. Prairies. Elève du bétail. Chapelle.

THURM <ZUM) (C. Pribourg, D. Gruyère). Nom allemand de La Tour-de-Trême.

THURM (HOHKR) (C. et D. Schwyz). 2672 m. ; dans l'édition revisée en 1898 de l'atlas Siegfried, ce sommet porte la cote 2669 m. La plus haute sommité de la chaîne du Kirchberg, <^ui sépare la Glattalp de la Karrenalp. C'est une pyramide escarpée, formée de plaques verticales de Malm calcaire, séparée de son voismS., TOrtstock, par une large dépression, la Furkel (2382 m.). A son pied E. s'étend un petit névé où l'on parvient, par le Bâren-

tritt, dans les alpages glaronnais de la Brichalp et du Braunwald. On peut monter sur ce sommet de Linthal par le.Braunwald,la Brâchatp et le versant N -0. du Kirchberg en 6 heures. Mais l'ascension est difficile et se fkit rarement. La première, exécutée par J.-J. Schiesser et le ffuide Wichser, date de 1878. Voir l'article Kirchberg et le profil géologique de I'Ortstock.

THURM(IM>(C.Lucerne, D. Hochdorf, Com. Rothenburff). 514 m. Hameau à 3,5 km. N.-E. de la station de Rotnenburg, ligne Olten-Luceme. 4 mais., 41 h. cath. de la paroisse de Rolhenburg. Agriculture. Élève du bétail.

THORMK (C. Appenzell Rb.-Int.). 2046 m. Sommet dans la chaîne la plus septentrionale du Sântie, entre le Schâfler et l'Œhrle, forme d'Urgonien. A 4 heures S.-S.-O. d'Appenzell ; il est rarement gravi à cause de son escarpement. L'Altenalp, située au pied de sa paroi rocheuse méridionale, est traversée par un sentier très fréquenté qui, du Wildkirchlein, monte au Sântis.

THORMK (C. Appenzell Rh.-Int.). Sommités que l'on appelle aussi Fâhienthûrme pour les distinguer des Aitenalper Thûrme ; série de sommets qui s'élèvent entre le Hundstein et l'Altmann, et dont le plus élevé a 2227 m. Formés d'Urgonien. A 6 ou 7 heures S. d' Appenzell ; ils sont très rarement gravis.

THORMKLKN (C. Argovie, D. et Com. Mûri). 460 m. Hameau sur un plateau fertile, à 1 km. E. de la station de Mûri, ligne Aarau-Arth-Goldau. 6 mais., 43 h. catholiques de la paroisse de Mûri. Agriculture, élève du bétail. Industrie laitière. Fromagerie.

THORMLIHORN (C. Berne, D. Haut-Simmenthal)* 2491 m. Contrefort N.-O. du Gsûr, dominant l'extrémité supérieure de la vallée de Diemtigen, à 4 heures S. de la Grimmialp.

THORN (C. Thurgovie, d. Mûnchwilen, Com. Tobel). 533 m. Hameau sur la route de Tob^'l à Mûnchwilen, à 3.5 km. N. de cette dernière station, ligne Frauenfeld-Wil. 3 mais., 20 h. en msgorité catholiques de la paroisse de Tobel. Prairies, arbres fruitiers. Broderie.

THORNEN (C. Bâle-Campagne, 11. Sissach). 395 m. Com. et vge à l'entrée du Homburserthal, sur la route de Sissach à Olten, à 1,5 km. S.-E. de la station de Sissach, ligne Bâle-Olten. Dépôt des postes, téléphone. 49 mais., 347 h. protestants de la paroisse de Sissach. Afpriculture ; tissage de rubans de soie. A la Kilchmatt, ou l'on voit d'anciens murs, un couvent doit avoir existé.

THURNCN (C. Berne, D. Sefligen). Paroisse. Voir

KiRCHENTHURNEN.

THURNKN (C. Berne, D. Bas-Simmenthal). 2081 m. Large sommité qui occupe l'espace compris entre le Simmenthal et le Diemtigthal. formée d'escarpements rocheux du côté N. et de beaux pâturages du côte S. ; son contrefort £. s'appelle le Plaffen. On y monte soit de Diemtit|[en, soit de Darstetten, en 4 heures. Vue étendue et splendide.

THURNBNMOO0 ou M008(C. Berne, D.Seaigen.

Com. Mûhlelhumen). 544 m. Terrain plat et marécageux de la partie inférieure de la commune de Kirchenthurnen, sur les deux rives de la Gûrbe ; souvent inondé aux hautes eaux ; en 1855, on commença la correction de la Gûrbe, ce qui permit de gagner jusqu'à présent environ 1800 ha. de terrain, propre surtout à la culture des légumes. On y trouve 13 mais., 70 h. protestants. Tourbières.

THUR8TUDKN (G. Saint-Gall, D. Wil, Com. Oberbiiren). Village. Voir Sonnenthai..

THURTHAL (C. Saint-Gall). Nom donné parfois à la contrée de Nesslau-Neu Sankt Johann.

THURTHALKRSTOFCL (C. Saint-Gall, D. Ober Toggenburff, Com. Alt Sankt Johann). 1537 m. Terrasse N. oie la Sillamattalp, au-dessus du Tobelwald, à 3 km. S. de Tobel et du village d'Alt Sankt Johann, sur le chemin du Brisi et du Frûmsel.

THUR WieS (C. Saint-Gall, D. OberToggenburg, Com. Wildhaus). 1275 m. Vallon sur le chemin du Sântis, avec alpage et plusieurs chalets, à 5 km. N.-E. de Wildhaus.

THUSIS (C. Grisons, D. Heinzenberg). Cercle comprenant les communes de Cazis, Flerden, Masein, Portein, Prâz, Sarn, Tartar, Thusis, Tschappina et Urmein. 515 mais., 3181 h. Il est situé sur la rive gauche du Rhin postérieur le long duquel il 8*étend sur une longueur de 10 km. du N. au S. Au N., il est limité par la commune et

le cercle de BhniûnBià TE., te Rhin postérieur le eéptre du carele de Doinleschg; lu S. la Nolli le limile du- cercle de Schami, à l'exception toute Fois du village d'Ueber- Dolla qui appartient encore au cercle de Thusia. A l'U. le

de Salien. 1^ long du Rhin la route servant aux relations comoiercialeg el la ligne du chemin de far Cotre-ThusiH traveraeut le cercle dans toute u longueur. A l'exception do Caiis et de Thusii, qui ae trouvent dans la vallée aur lu ptsaage de la route ou du chemiu de fer, toutes les

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1 sont aituées aur le versant du Ht 3t reliée» à la route principale par des chemins jx. Le cercle compte 3181 h. dont SOSS prot. et 1088 ctth. CaziB est catholique; TarUr est en mi^orilé catholique, tandis que c'est le contraire dans le»

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ip-li 'ce et I industrie, ipakment de la culture des Ipagea et de l'élèïe du bétail; ce oemier e»i ici ires important au point de vue de la qualité et de la quantité de la production. THUSIS (TUSAL'N. TOSkNA) (C. Grisons. D. Heinienberg, Cercle Thuaisj. 730 m. Com. et ïge aur un plateau de la rive gauche du Rhin postéet de la Noila, au pied E. du Heinienberg. Station de la ligne de l'Albula. Bureau des postes, télégraphe, téléphone. Voilures il postales Thuaia-Chiavenna (par le Splûgen) et Thusis-Bellillionne (par le Son Bernardino). route par la |iorge du Schyn à TieFeocastel ttThuHis-TBchappina. Avec Uebernolla, la commune compte 132 mais., 12S1 h. prot.. sauf ;^'I5 cath.. 9)» Allemands, sut Romanches; le vge, 135 mais.. 1183 h. l'aroiaaa prot. Chapelle catholique. Grands hôtels. Commerce de lins et de comestibles. Nombreux magasins, grande fabrique de carbure. C'est à Thusis que se tiennent les marchés au bétail les plus considérables non seulement du caolon dea Grisons, mais de toute la Suisse. L'ancien commerce de transit a disparu depuia l'ouverture de la ligne du Golhard, mais il a élé remplacé par le courant des touristes qui se dirigent vers la Viamala et le Schjo ; tous les deux s'ouvrent à proximité du village. Thusis est mentionné pour la première fois en 1156. En 1333. il paasa par héritage des mains des seigneurs de Vat, auxquels il appartenait au X.11* siècle. aux comtes de Werdenberg-Sareans ; Ulrich le vendit en 1383 i Bruno de Rhàtiins. En 14o9, il revint aux Werdenbere; en ItTô, ceux-ci le vendirent pour 3000 llorins rhénans à l'évéque de Coire. Kn 1559, en 1727 et en 1845, Thuals tut détruit par un incendie ; en 1575. le feu consuma de nouveau 75 maisons: en 1656. eut lieu un troisième incendie. Thuais fui alors rebâti d'une tnçaa plus

TiA

truites en lOiO par les inotidationa do Porl«inertobel. La population fut décimée parla peste en 1543, IS&i. 1351. 1556,1581, 1585 et 1639. Thusis obtint une triste cëlâbnté par le tribunal criminel qui y siégea en 1573 et aurtoat en 1618. Cette localité a encore souffert des troubles politiques qui suivirent la RéTormation. En 1631, Jenatsch, â la télé des Bas-Engidinoi* et des gens du Hùnstcrthal, battit les catholiques de la Ligue tirise près de Thnsis; il sauva par la cette localité, ainsi que Sila, de l'incendie. En 1666, Thusis et d'autres communes rachetèrent les droits seigneuriaux de l'évéque de Coire. Thusis sonlTril beaucoup des guerres de la nn du XVllI* siècle. Le chro* niqueur Ardilser fut de longues années, à partir de 1530, maître d'école i Thusis. Consulter Lechner, Thutit und die Hinterrheinthâler. Coire. 1897. En H56, Tosana: en 1268, Tosan ; en 1290, Tusans; 13», le Tusea; 13H. ze Tusens; 1400. Tuais: d'après Uuoth, de Tom, nom fréquent de torrents impétueux.

THUSV ou TUSY (C. Fribourg, D. Grajère, Com. Pont- la-Ville). Pont sur la Sarine. Voir Pont-la- Ville.

THVON (C. Valais, D. Uérens, Com. Vex). 3032 m. Alpage situé aur le flanc oriental de la Crète de Thyon : il domine à l'O, le village d'Hérémence. Son sol fertile mais trop sec est irrigué par le bisse de Servais, amené a grands trais des cirquts supérieurs du val de N'endax.

.--1 ^ ju consortage de propriétaires de Vex "

le de porcs ; iib étables. S cha-

gros bétail et un lels, 1 grenier.

THVON <CIIËTB DB> (C. Valaia, D. Conthej f

rationnelle au bord de la route du Bernardin. Thusis a également beaucoup soulferl, et à plus d'une reprise, des cruesde la Nolla. I>e nombreuses propriétés furent dé-

rollax (2430 m.), à S heures 45 min. S. des Hayeos de bion. Lieu de course classique des hôtes de cette villégiature. Splendide point de vue.

TIARMS (PASS D*> (C. Grisons et L'ri). 3154 m. Col ouvert entre le Pix Tiarms (39(5 m.| et le Calmot (S316 m.), au N. de la route de l'Oberalp ; il conduit du Kaut Tavetsch au col et au lac de l'Oberalp par un chemin plus court que la roule et parallèle â cette dernière. Le sentier du Pass da Tiarms se détache de la route en amont de Rueras, passe au village de Crispausa. traverse les alpes de Milez et de Scharinas (vue auperbe sur le Rheinthal). et pénètre dans le vallon désert de Val : il franchit à l'alpe Culm de Val (1957 m.), le Gâmerrhein (VaU). De Tschamut (1648 m.) on atteint aussi facilement ce col. bans l'alpe Culm da Val on remarque plusieurs moraines frontales, des roches moutonnées et polies. Tiarms (romanche) du latin terminus, frontière.

TI*RMB(PIZ>(C. Grisons et llri). Sommité. Voir JLFf. TIATSCH* (FUORCL*> ou FUORCI.A D>*N- BCHATSCHA (C. Grisons. D. Inn). 9840 m. Col sauvage au S. du Piz Fliana. Il fait communiquer le val Tuoi avec le val Lavinuox. Le sentier traverae les rochers et les éboulis du petit vallon appelé Marangun délia Cutachioa. el rejoint la Foura d'Anschatacha. plateau situé sur le versant occidental du valTuoideGuarda. Tiatsrha, du romanche Tegia. italien teggia, chalet.

TIATSCH* (PIZ> (C. Grisona. D. Inn).

3ail m. Sommité du massif de la Silvrelu. dans la partie supérieure du val Lavinuox. latéral de la Basse-Kneadine. au S.-O. du Pii Fliana (3284 m.), à 2,7 km, E.-S.-K. du Verslanklahorn (3301 m.). Du versant O. descend le glacier appelé le vadret Tiatscha, â l'E. paase fa Fuorcla Tiatacha, Lea roches sont du gneiss et des schistes araphiboliques. Cette sommité a très peu d'importance au point de vue tourislique.

TIATaCHA (VADRKT) (C. Grisons. D.

Inn). 2775-2330 m. Glacier sur le versant O. du Pii Tiatacha et du Piz Fliana, long de 1 km. et large de 400 m. Le terrain abandonné

Car ce fflacier, depuis 1850, descend jusqu'à Las m. ).dans la partie supérieure du val Lavinuox, à 800 ml du front actuel ; le glacier eat bordé de hautes moraines latérales et ae termine par une moraine frontale ;

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