‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 222 sur 225 · CARTE AGRICOLE DU CANTON DU TESSIN · texte numérisé non relu

CARTE AGRICOLE DU CANTON DU TESSIN

i-alléliBice TrappaDt qui courent (tu S.-O. N.-E.. ainsi : su bord S., au-dessus de l'Umerboden, la chaîne de l'OrUtock avec l'OrtstocIi (3730 m.), lea Jàaernslôcke (24£iO-2609 m.), le Leckiatock (2463 m.) et le Glatten 3507 m.); plut au N.. entre la Glattalp et la Karrenalp, la chaîne du Kirchberg. avec la pjramide élancée du HoherThurm (5669 m.) ; à la lisière N., à la limite du désert pierreux de la Karrenalp, la chaîne du Faulen avec le Baser t'aulen (9Ë0t m.], l'abrupte paroi calcaire des Egaslôcke (3449 m.], le Grie»et (2734 m.) et le HbnneDstock (3575 m.) ; au N. du Hàtachlhal, l'élroite crête dentelée da KratiemgraC. sans sommité bien marquée (point culminant 3347 m.) ; etiBn la large Silbern (3317 m), qui s'incline en

Pentes douces au N.. veni le cal du Pragel, a 0. vers le Muolalhal. Le Malm calcaire et rUrgonien entrent pour une part prépondérante dans la slructure géologique de ce maa-

iapiers, lea plus grands de la Suisse, aue poisèîle cette région, ainsi que sa pauvreté en vallées et en eaux de surface.

3° Le massir de la Schâchenthaler Windgâlle s'élève à l'O. du Bisithai et du Ruosalper Kulm. H eat limité à l'O. par le Kinziskulm (3076 m.) et le Hurithal, latéral du Muotalhal. Ue son bord méridional, qui s'élève rapidement au-desBua du Schâchenthai et porte la Schâchenthaler Windt^âlle (2753 m.), le Hoch-Praffen (3481 m.) et leSirtenatock (3305 m.), partent une chaîne formant une crête transvepMle avec le Seestock (3430 m.) et l'fEIplerhom (3328 m.) au N., et un chaînon latéral avec l'^lplerstock 123K m.) et le Uaggrat (3165 m.) qui court au N.-E. Cette chaîne ae termine au large Wasaerberg (3341 m.) lequel s'incline doucement vers le Muotathal.

V La chaîne du Kaiaerstock, comprise entre le Kinzlgkulm et le Schâchenthai d'un côté, la vallée de Hieinengtalden de l'autre, est une chaîne longitudinale typi-

3ue : elle est la continuation géologique de la Silbcm et u Wasserberg, c'est pourquoi son prolil transversal est celui d'un pupitre. Au S., vers le Schâchenthai et le vallon de la Seenalp, cette chaîne présente d'abruptea paroi* rocheuses au pied desquelles s'étendent de vastes champs d'éboulis ; le versant N. est beaucoup moins escarpé et compte toute une série de cuvettes irrégulières, pour la plupart sans eau. découpant cette crête de nombreux sommets. Les plus importants sont, en allant de i'E. à l'O.. le Bltimberg (3414 m.), le Kaiserstock ou Liedernen (2.M7 m.), le Faulen (3494 m.), le Rossstock 13463 m.), le ilundstock (2216 ra.), le Dieppen (3^6 m.) et le Rophaien (30S2 m.). Cette chaîne se termine sur les bords du lac d'Un, à l'Axenberg. si connu par les plissements remarquables de sa paroi escarpée.

5° Le massif du Frohnalpstock eat bordé au S. par la vallée de Rlemenstalden et par le col de Katzenzagel (1490m.), au N. parle Muotalhal. à l'O. par lelacd'Uri; comme la chaîne du Kaiserstock, il forme une chaîne longitudinale aux pentes Irèa asymétriques, avec cette diUerence toutefois que sa crête est moins prononcée et

3ue son versant N. descend en pente beaucoup plus ouce. Aucun sommet n'atteint ici plus de 300U m., et les alpages du versant N.. qui est très peu incliné, s'étendent généralement jusqu'au sommet de la ligne de faite. Les hauteurs les plus importantes sont le Dreiangel (1781 m.), le Ilengst (l^m.). le Klingenstock (1939 m.), le Hauserslock (1900 m.), enfin le Krohnalpslock (1B33 m.], superbe point de vue sur le lac des Quatre-Cantons et sur le* Alpes de la Suisse centrale.

a roches cristallines au S.-O. et celle des roches sédimentaire* dan* la partie centrale et septentrionale du

Sroupe. La limite de ces deux régions ne correspond pas une ligne orographique bien nettement déterminée. Le* sédiments ont Tormé une couverture continue recouvrant les roches cristallines; au S., où ces dernière*

Le Todl vu du Zutreibiilock.

en reste encore des lambeaux lormant des lacets irr^lier* et des ilota sur les montagnes cristallines.

A. La zone <iei rochei criilaltinet forme la section orientale du massif de l'Aar dont sont composé* le* groupes du Damma et du Pinsleraarhorn à l'O. Au bord occidental du groupe du Tôdi. dans la vallée de la Reua*. celte lone cristalline est dénudée entre ICrstfeld et Andermatt, sur une largeur de 30 km. ; dans la direction de I'E, cependant, sa surbce s'enfonce de plus en plus sous la couche sédlmentaire. Sur les deux versants du Thdi. cette dernière forme un pont complet par-dessus le massif central ; à I'E., lea roches cristallines n'émergent plus que dans les protbndes entailles du val Prisai et du Linimernboden. Du N. au S. on distingue cinq zones de roches courant dans la direction des couchea de la montagne :

1. La zone septentrionale du gneiss coupée entre Erstfeld et Silenen. sur une longueur de 3 km., par la vallée de la Reuss; cette zone plonge à ['E. déjà sur le versant G. de la chaîne des Windgàlle soua les rochea aédimentaires ; elle consiste presque eiclnsivemenl en gneiss i grains fins, riche en mica brun.

3. La zone septentrionale des gneiss et phyllitee sériciliquea commence dans la vallée de la Reuss sous la forme d'une large bande entre Amsteg et Gurtnellen; elle constitue lea versants du Maderanerthal et s'étend i I'E, sous le Tôdi jusqu'à la Sandalu inférieure et au Limmernboden. La masse principale de la roche *e compose de

Eneiss et de phyllttes séricîtiques plus ou moins cnslalns et schisteux dans lesquels on remarçjue. dans la direction lonsitudinale de la montagne, des intercalations fréquentes d autres roches, entre autre* de véritables roches sédimentaires, par exemple, du Verrucano schiateui comprimé (Limmernboden, Sandalp, Brunnithal) et des schistes noirs à anthracite (versant N. du Rristenstock, Etzlithal, Tôdi). Ces intercalations sédiraentaires tendent à prouver qu'une grande partie des gneifs séricitiques ne sont oue d'anciennes roches ^dimentairee dynamométamorphosées. Au nombre de ces intercalations on doit encore mentionner des granits et de* gneiss granitiques, des amphibolites (surtout sur le versant S. du Maderanerthal) : la pierre ollaire à l'issue de l'Etilithal oii on l'exploite pour la Imbrication des poêles ; la serpentine au côte S. du Maderanerthal ; la syénite à l'issue du Brunnithal et dans te val Glieras ; te porphyre au sommet de la Petite Windgàlle,

3. La zone de protogine comprend le* plu* anciennes roche* du massif et doit être considérée, au point de vue tectonique, comme une lone de voûte. Entre Gurtnellen

et Andermalt, m largeur est de 8 km. ; elle prend une part importante à la structure des groupes du Rienzerstock, du Piz Giuf et de TOberalpslock. Â i*E., elle se rétrécit graduellement avec ralTaissement du massif central et se trouve de pluR en plus refoulée sur le versant S. de la chaîne principale. On y dislingue trois types principaux de roches qui s'entrecroisent par suite de fréquentes variations : granit en bancs blancs pauvre en mica; gneiss granitique ou protogine un peu plus riche en mica que le précédent et gneiss grift clair, le plus souvent à deux micas. Comme intercalations dans cette zone il faut citer de la belle protogine amphibolique, le beau granit de Puntaiglas qui s*étend du val Frisai jus-

3ue par-dessus le val Rusein, la titano-syénite du Piz Ner ans le val Puntaiglas et la knli-syénitedu Piz Giuf. De nombreux filons de granit blanc à grain fin traverscirt la zone de protogine sans atteindre toutefois les gneiss sericitiques voisins.

4. La zone méridionale du gneies forme une bande passablement étroite nur les versants qui se dirigent du côté du roi de l'Oberalp et du Tavetsch, et renferme principalement des gneiss cris clair, à grain fin, pauvres en mica, passant dans la direction du N. à la protogine sans délimitation bien marquée.

5. La zone des phyilites séricitiques, gneiss et schistes argileux, forme le biord S. du massif, au col do l'Oberalp et an Tavetsch et rappelle, par sa composition, la zone des schistes séricitiques du Maderanerthal. Comme intercalations particulières, on doit mentionner de faibles restes de calcaire jurassique près de Disenti^, des schistes ma-

§nésiens (col de rOberalp, Disentis) et surtout des masses ioritic|ues entre Schlans et Dis«*ntis. Au point de vue tectonique cette zone est un synclinal, continuation de la cuvette d'Ureeren qui sépare le massif de TAar de celui du Gothard.

Dans la région cristalline du groupe du Tôdi, les roches stratifiées tombent, presque sans exception, brusquement vers le ^^. ; elles sont notamment plus escarpées au S. qu'au N., de sorte que le profil transversal, par le massif central, revêt la forme d'un éventail un peu asymétriaue du côté N. Le groupement par zones des roches et les synclinaux des plis sédimentaires fortement entaillent dans les schistes cristallins, font admettre que le massif central consiste en un système de plis étroitement pressés les uns contre les autres, qui ont, pour la plus grande partie, été formés en même temps que le plissement des sédiments.

B. La région des roches sédimentaires dans le groupe du Tôdi. Los roches sédimentaires renferment tous les étages depuis le Verrucano de l'époque carbonifère jus-

au'au flysch tertiaire. (Voir l'article Géologie du canton e Glaris et du groupe de la Sardona.) Dans les chaînes du Hausstock, du Tôdi et des Clarides, le Trias, le Jurassique, le Crétacique et l'Éocène forment, au-dessus du noyau cristallin des montagnes, de nombreux plis étroitement superposés et déjetés vers le Nord. On peut observer très distinctement ce système de plis anciens du fond du Panixerthal et à l'extrémité orientale de la chaîne des Clarides; il présente surtout un développement magnifique le long du chemin du Kistenpass sur le versant du Nûschenstock et du Rûchi dans la direction du Linththal ; on y voit le calcaire du Malm pénétrer au N. dans le flysch, sous la forme de coins allong:és (voir le profil géologique par le Rûchi). Dans la direction du N. le système des plis anciens plonge profondément avec les puissantes masses d'Éocène qui se prolongent comme une large ceinture depuis le lac d'Uri par le Schâchenthal, le Klausenpass, le fond du Linththal, le Sernflhal et le groupe de la Sardona jusqu'à Ragaz dans le Rheinthal.

Les chaînes de montagnes du groupe du Tôdi situées au N. de celte zone éocène Pont aussi composées de sédiments (du Verrucano à l'Ëocène) ; mais leurs couches ne sont pas en rapport direct avec la série sédimentaire qui, repose kous cet Éocène : elles nagent sans racine sur TÉocène et ont été, lors du plissement des Alpes, poussées du bord S. du massif de TAar \er8 le N. et superposées aux montagnes primitives. Une nouvelle étude de cette région entreprise ces dernières années, a démontré que cette masse superposée se décompose en plu-

sieurs nappes reposant les unes sur

les autres.

Au bord E.

du groupe du Tôdi, sur les versants de la vallée de la Linth, on peut distinguer nettement trois nappes su -

perposées.

Les deux plus profondes, celles de Glaris et du

Mûrtschen, sont surtout

étendues à TE. du groupe du Tôdi dans les

montagnes,

entre le Sernflhal et le lac de \Valenstadt; elles y comprennent toute la série des couches depuis le

Verrucano jusqu'à rÉocène. Dans le groupe du Tôdi appartiennent à la nappe de

Glaris les masses de

Verrucano du groupe du Kârpf reposant sur le

flysch ainsi

3u'une série e couches

fortement comprimées allant de la rôtidolomite au flysch éocène ; cette série de couches peut se reconnaître à la base du Glârnisch de Glaris, jusqu'à Linthal ;

peut-être même aussi la masse de Malni et de crétacique

entièrement enveloppée de flysch et arrachée à sa

base oui forme aans la chaîne des Clarides, par exemple, la

Balmwand au col du

Ui

g^griii

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