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bornerons ici i caractériser en quelques moU tes traits particuliera de clisej]*iie.'d 'elles.
Lei Alpei. Lgê^AIft» suisses sont un segmeDt du grand
;b g:r] sonnes
arc alpin qui se développe dans l'Europe centrale. Elles s'étendent du Mont Dolent, dana le massif du Mont-Blanc, au Pii Chavelatsch, dans le Mûnsterthal. La distance entre ces deui points est de 275 km. Sauf une petite partie du
Valais (Simplon et Gondo), le Tesain, les vallées —'
de Bregaglia, de Mesocco, de Calanca et de Poscriiavo, les Alpes suisses occupent le versant \'. de la chaîne et les vallées qui y sont entaillées. La division des Alpes suisses en quatre ijroupes résulte de leur topograpiiie dont les traits roiidamenlaui sont indiqués par les grandes vallées inleralplnes du Rhin et du Rhôue. riés leur source, au massif du SaiDt-(;k>thard, ces deui cours d'eau se dirigent au N.-E. et au S.-O., divisant ainsi les Alpes suisses en deux chaines principales dont ci;acune représente deux groupes. Ces groupes portent les dénominations d'Alpes grisonnes, glaronnaises, bernoises et valaisannes. y compris quelques groupes aue le hasard de l'érosion en a détaches, tels que les petits groupes des Dents du Midi et du Chablais qui sont réellement la suite des Alpes bernoises, mais que leur situation à l'O. de la vallée du Rhône nous force d'adjoindre aui Alpes valaisannes. La divisions transversale des Alpes bernoises et glaronnaises, cl celle des Alpes grisonnes et valaisannes se bit très naturellement aussi par le cours de la Reuss d'une pari el par celui du TesBÎn de l'autre, 1 une el l'autre descendant aussi du Saint-Gotliard. Ce massif est donc bien le nœud central des Alpes suisses, lors même au'il n'en est pas du tout la partie la plus élevée; il«Bt marqut
sui
sections des Alpes suisses sont presque équivalentes : toutefois les deux sections de l'O. l'emportent sur celles de l'E. et les deux chaînes du S. présentent de part et d'autre des sommets plus élevés. C'est là une coïncidence remarquable, étant donné que le versant S. des Alpes est beaucoup plus rapide que le versant N.
Les quatre divisions des Alpes suisses ne sont d'ailleurs pas absolument semblables dans leur allure topo- ETaphique. Les Alpes de la looe N. sont formées d'une haute chaîne culminante dont les sommets les plus élevés varient entres et AOOOm. d'altitude, allant du coude du Rhône au coude du Rhin, sur une longueur de prés de 310 km., au devant de laquelle se place une région moins élevée qui s'abaisse graduellement jusqu'au Plateau ; c'est la Eone qu'on pourrait appeler préalpine, bien qu'elle ne présente pas de chaque côté de l'Aardes caractères équivalents. Par contre, les Alpes valaisannes sont très dirrérentes des Alpes grisonnes. Là c'est une chaîne à crête unique marquée par une ligne culminante étroite ; ici au contraire nous voyons sur une base bMucoup plus large une multitude de chafnes de hauteur bien moindre. dont la plus méridionale seule, séparant la Valteline de
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Alpes suisses en \ sections. Dans l'article Al^es (voir ce nom), on a donné une division beaucoup plus détaillée. D'ailleurs il est possible de modiSer à l'inlini les divisions, suivant qu'on se place au point de vue historique, ethnographique, altimûtrique, orographique ou géologique et tectonique. La division fondamentale en 4 groupes principaux est à la fois topographique et, dans une certaine mesure, aussi tectonique. L'aspect des Alpes est particulièrement frappant par la forme que présentent les hautes arêtes et les wtmmets suivant la nature lilhologique des roches qui les composent. Aussi le contraste est-il srand entre les Alpes calcaires et celui des ^Ipes cristallines où prédominent les roches granitiques, gneissiques. les schistes cristallins et dont la Qore varie également. Les sommets et arêtes des Alpes cristallines ont une forme dilTérente suivant la nature spéciale des roches. I^s schistes cristallins (hicaschistes et gneiss iwhisteui) donnent naissance a des arêtes dont les lianes ont une pente uniforme avec de nombreux ravina et dont le laite, quoique dentelé, est souvent praticable sur toute sa longueur. Les sommets isolés de ces rpches alTectent le plus souvent une forme pyramidale, dont le Cervin, la Dent Blanclie et bien d'autres montagnes encore sont les plus beaux types. En
I opposition à cela, les roches granitit^ues el le» gneiss I massifs forment des sominels aux extrémités larges, aux I lianes elTroysblemenl escarpes se dressant au-dessus de
SUI
»oDi célèbres p«r leur ligure élancée. Let cliaines dei A
I paMcnt l'élé (eBlivagee. alpages ou alpes dans le langage "~~jel). Au-dessus se trouvent les répons situées plus haut que la végétation Toreetière et des gazons sans pourtant atteindre la zone des neiges persistantes; c'est la région des rochers dénudés d'où sont descendus les innoiabrables càaea d'éboiilement qui forment un des caractères les plus saillants et les plus pittoresques des Alpes calcaires. A part tes grands lacs occupant les vallées situées à l'issue des Alpes et dont
— is parlerons plus loin, on trouve à "' "
tuJes d'i ■-- ■■ ■
altitude
d'innombrables lacs, dont l'ori
pe^^ cristallin
l. (Tjrp, d,
ont généralement formées de hautes arédécoupéce en nombiyux rameaux secondaires par des vallées latérales, configuration topogra- E' ïque dont les Alpes valaisannes roumissent la plus Ile expression, ainsi que la partie septentrionale des Alpes du- Tessin. Les Alpes calcaires, qui coaiprennent toute la xone N. de la grande chatne, de la Savoie au Vorarlberg, et la partie méridionale des Alpes du Tessin, ont une tout autre conllguration. Les Hautes Alpes calcaires, allant de la Dent du Midi et de la Dent ^- " — clés par la cbalne du Wiidstrubel et la Bliimlisal^i <ler aux Alpes d'Unterwald, de Schwyi et de Glans-Saint-
Ce sont les lacs alpins ou lacs de montagne, ordinairement de làibles dimensions. Ils occupent soit des vallées, soit des épaulements ou terrasses latéralement à celles-ci, très souvent à proiimité de la limite inférieure des glaciers. Dana les Alpes cristallines, ces petits lacs sont, pres-
Ïue sans exception, dus a l'inlluence glaciaire. eue bassin, lorsqu'il est entièrement rocheux, a été excavé par le glacier, en amont d'un seuil sur le parcours d'une vallée d'érosion (Karseen) ou au pied d'un glacier à forte pente ; ces lacs se rencontrent aussi entre les roches moutonnées, dans de petites excavations en forme de sillons. D'autrea petits lacs sont dus. au contraire, à des moraine» frontales ou latérales. Sous ce rap-
Eort. ils sont faciles à distinguer des premiers. ans tes Alpes cristallines comme dans les Alpes calcaires, il y a. outre les lacs morainiquea, de nombreux lacs dus à des éboulemenls formant barrage à travers les vallées. Ils se trouvent à toutes les altitudes, tandis que les lacs d'érosion glaciaire et les lacs moralniques occupent de préférence les régions voisines dvi jjlaciers ou la lone immédiatement au-dessous de la limite actuelle des neiges persistantes. Dans les basses régions des lacs (
isté, 1
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alluvio
de 3000 :nt fort étendus; elles s'a( tallines, soit en se rattachant , en restant séparées par des aux basses Alpes calcaires, deux régions distinctes : les ' Châtiais, com-
'altitude lagnes ont des glaciers sô sent aux hautes chaînes i directement à celles-ci, dépressions ou cols. Qui Files peuvent se diviser
Hréalpes ou Alpes de la : .
prenant les Préalpes du Chablais et celles oe jb sarine et de la Simme qui se terminent brus> c|uement au bord du lac de Thoune. Au delà • ouvrent en éventail les Basses-.Mpes du canton a'rnienvald, de Schn^i, de Saint-Gall et d'Appenxell qui se terminent au bord du Rhin par les Churliraten et le Sântis. La ligne lac de Drieni-Briinig- Grafenort - Schùnesg-SisiiiOD - Pragel et la dépression du lac de Walenatadt forme approximativement la ligne de séparation d'avec les Hautes-Alpes, (Voir Pnf^LPES. ) La limite est ici incertaine par places, tandis que pour les groupes du Chablais et de la Sarineaimme la séparation est très nette et franche ; elle est indiquée par une succession de cols qui relient les vallées transversales. Dans les Préalpes et les Basses-Alpes calcaires, les chaînes offrent une certaine analogie avec celles du Jura. I,es lignes topogra chiques coïncident souvent avec les lignes de dislocation, c'est-à*dire avec les plissements des terrains; chaque crête correspond alors à un pli, tandis que les grandes vallées sont taillées soit parallèlement soit transversalement aux lignes de dislocation. (Voir I plus loin le chapitre Orographie!. Comme dans le Jura, dont les Présipes ne se distinguent que La Denl
Kr leur hauteur, laquelle dépasse souvent de OOm. celle du Jura, les coteaux inférieurs, aa-desaus de ta lone des cultures, sont ornés de belles , forêts de sapins, tandis que la partie supérieure est cou-
" indus, où des milliers de bestiaux '
torrentielles très abondantes dans ces montagnes. A leur place se trouvent ces petites plaines fertiles qu'on n'a qu'à remplacer dans la pensée par l'eau limpide. Les lacs d'entonnoir se trouvent surtout dans les Alpes calcaires ; ils occupent des dépressions presque circulaires ou allongées et sont souvent entourés de rochers de toute part. C'étaient primitivement des bassins à écoulement soûler' rain. dont le fond a été rendu étanche soit par des éhoulements soit par desdépijla morainiques. Le Plateau. Celte région intermédiaire entre les Alpes
a Dsnt.ds'Kulliâi
e de pâturages étendu
iSommet d* oalualre jurassique et
t le Jura ne présente guère un aspect justilianl le litre ue nous lui donnons, aussi le nom de pays de collines ;n ail. Ilugelland ou Mittelland) parait pluslogiqueélant
Sl!l
doDoé eoD relief aciuel. Toutefois le nom de piate*n est parfaitement jnstifié au point de vue céolo&ique par le fait qu'à l'origine, avant le creusement des vallées d'ërosion
aui entrecoupent cette région, elle pr^ejitail bieo la forme 'un plateau ou large cuvette, bordéauS.-E. parles Alpes. au N.-O. par le Jura et le plateau souabe. Sa surface est légèrement Inclinée du S.-E. au N.-O. Sa conllguration actuelle est due à la sculpture laulliple r^ultant de l'action érosive de l'eau et des glaciers, et de la sédimentation morainique, C'eel en somme une longue el large vallée enclose entre deux chaînes de montagnes. Mais au lieu d'«re parcourue par un seul cours d'eaii longitudinal, elle n'est traversée que par des ravins transversaux dont une
Sarlie seulement aboutit à une vallée longitudinale le long u pied du Jura. La partie voisine des Alpes atteint des hauteurs dëpaasant de beaucoup 1000 m, et se confond A,,.. ,„w, »i.r..,^^ lesPréalpes. C'est donc graduellemeot
'9 la région
Sl'l
se^enta intermédiaires se sont couwrta de dépota tnorainiques variés : moraine frontale marquant le stationnement des glaciers lors de leur extension maximale ; moraine de fond argileuse ou argilo-eableune couvrant, sur de vastes surfaces, le dos des plateaux et déterminant surtout la fertilité du sol ; par-ci par-li des graviers amenés sous le glacier par les eaux de fiision et lilés dans la moraine de fond, ce sont lex kaniea: ailleurs ta moraine de fond a été taillée en une série de collinet^ seii>bl«blesà un bateau renversé qui se succèdent irrégulièrement et s'alignent parallèlement au mouvement du f;lacïer. Ce sont
moulages, des excavations dit les cavités sous -alacia ires remplies de i
es de tond :
que les nombreuses tuileries, fabrique» de poteries. de faïences, etc., qui existent dans le Plateau, tirent leur matière première de l'argile glscîajre. La oà le glacier n'a pas déposé de sédiments, son action s'est exercée en
du Plateau. Si l'éi'osion a agi avec avantage sur la chaîne des Alpes en ouvrant des voies d'accès faciles, pénétrant profondément au ^ein du colosse jadis massif et infoi-me, son elfet ^ur le Plateau a été plutôt désavantageui en créant les inégal i lés qui rendent difficiles les communications dans cette région, la plus peuplée de la Suisse, représente 31 'la de la surftce totale.
Mais ce travail de sculpture du Plateau lui a valu une grande variété d'aspects. Les laides sillons dont le tond est rempli par des allovions, constituent les lignes directrices de la colonisation et déterminent les voies ne communication. Les coteaui peu inclinés sont souvent couverts de vignobles dans les régions basses ; lorsque la fienta est plus forte, ce sonldas forêts qui en forment le revêtement. Les
u Plaies
vallons, sont tantôt boisés,
cultures. Une partie de la configurât teau est due à l'action al lernativem en I taire qui a accompagné les diverse:
glaciaire. Ce sont les phases interglac fondi les vallées : le stationnement gli veau comhlées de dépôts tluvioglacii
actuelle du Plaérosive etaédimen- . phases de l'époque lairesqui ont appro-
sens inverse ; il a érodê et produit ces surfaces polies. striées ou bosselées | moutonnées | qui, à défaut des dépôts murainiques. sont des preuves irrécusahles de l'action. glaciaire. Seule la dernière glaciation a laissé un ligure net et normal de divers dépôts. Mais deux sinon trois ou quatre ulaciations l'ont précédée. Les actions postérieures ont naturellement effacé successivement leurs traces, sans toutefois en détruire toute preuve. C'est à l'inlluence glaciaire qu'il faut attribuer une partie des lacs
aui parsèment le Plateau ; ce sont des lacs de petite imension. tels que les lacs de Sempach. Hallwil, Baldegg. Greifensee, etc. Ces lacs doivent leur origine à des barrages morainiques, tandis que les grands lacs subalpins, du Léman au Dodan. occupant des sillons pénétrant dans les Alpes ont. d'après les savants, une orifiine dillérente, tjuelques glaciologues (Penck. Briickneri atlriboent l'excavation de ces derniers à l'érosion glaciaire ; ils occuperaient la cuvette de la langue d'un glacier où, selon leur hypothèse, l'action érosive serait particulièrement forte et capable d'excaver de telles cuvettes. Ils basent leur hypothèse sur la présence de morainea frontales à l'aval des dits lacs, sans prétendre cependant que ces
moraines ont jouéje r6le de htirièrei. puisque le seuil de i plosieun de c«< lacs e«t visiblemeut rocheux. Une antre | école de géologueii (Heim et Forel) voient dans la préBeoce de ce lac mir un lillon d'éroaion fluviale, la preuve
hatae dea Alpea, tât après ai Kimplet. après qui '' '"' déjà été appmftiDdiea,
I que les vallée»
absalumeat le pouvo
r elcavant des gtl-
3ue cette érosion re II profondeur ae ouu a 600 m., et surtoul puisse descendre à plusieurs centaines de mètres au-dessons du niveau de la mer. comme ce devrait Être le cas pour les grands lacs du versant S. dea Alpea. Usas cette même catégorie de Isoi rentrent les trois ((rands lacs subjarassiens forit jadis une seule nappe laquelle s'étendait, ~<mupée par plusieurs fies et presqu'îles, aepois le Hormont près de La Sarraz aux environs de Soleure en remplissant d'ancienoM coulières de la Ijroye (lac de Morat) de l'Ortie, de la Mentue (lac de Neuchàtel) rt de deux cours d'eau entièrement submergés par le lac de Sienne. La transformation de ce système hydrographique en un lac est attribuable à nn afraissemenl de toute laiooe intermédiaire entre le Salëve et Soleure. ce qui produisit une prolongation du Léman jusqu'à Genève, L'allu- l.e ^ vionnement des cours d'eau et la sédimentation glaciaire ont produit la -lefimenlation de bassin lacustre (voir .\euch»tei. (Lac uek
i.r- Jui-a, Le Jura (de Jora. Jorat =: forêt. !ieu boisé). n'est autre chose qu'un faisceau de plis alignés en arc de cercle sur une longueur de 360 km,, qui ae détachent des Alpes près de Chamhérj, tout d'abord sous forme de trois plia auiquels s'adjoignent successivement de nouvelles ramifications, si bien qu'entre Cuiseaui et Nyon, par exemple, on ne compte pas moins d'une quinzaine de petits
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