‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 24 sur 225 · Partie française · texte numérisé non relu

Partie française

Kodan :

Lac Supérieur (sauf le lac

dTeberlingen) . . . .

Lac Inférieur

jPartie suisse) . . . .

Neuchâtel

Majeur

(Lac sup. jusqu a Luino) .

Quatre-Cantons . . . .

Zurich Lac Inférieur . .

Lac Supérieur . . . .

Lugano

Bienne

Thoune (un sondasse nouveau

a été commencé en 11)05) .

Brienz

de quelques petits lacs de montagne. L'histoHqtlé des sondages des lacs suit une évolution analogue à celle de la cartographie : des particuliers, amis de la -science, prennent Tini- 4iative, Faction officielle ne vient que longtemps ■après. Ce sont d'abord •des sondages isolés en vue de chercher la profondeur maximale d'un lac ; tels au XVIIl« siècle lès travaux de II. -B. de Saussure relatifs au Léman.

Plus tard on veut se rendre compte de la forme du bassin ; les coups de -sonde sont plus nombreux, mais donnés çà et là, sans méthode sérieuse.

€'est de cette façon que procéda, en 1819, le naturaliste anglais H. -T. delà Bêche, lequel, au moyen d'une centaine de coups de sonde, établit une carte hydrographique du Léman ; cette carte donne cependant une idée assez juste de la configuration sous-lacustre. Mais Tintervention de TÉtat était nécessaire pour entreprendre le sondage complet d'un lac de grande dimension, travail de longue haleine et coûteux, si on veut l'exécuter avec tout le soin désirable. Le premier lac sondé en entier fut celui de Zurich, en 1853-54, par Tingénieur Denzler, qui voulait compléter la carte du canton de Zurich au 1: 25000. A Torigine, les sondages se firent au moyen d'une corde de chanvre ou de soie, plus tard avec un fil métallique s'enroulant sur un treuil muni d'un comptetours permettant de lire fa profondeur sans calcul ni mesurage. Les coups de sonde se prennent de distance en distance le long de profils établis normalement à la rive. Actuellement, pour certains levés hydrographiques de détail, on procède autrement. On tend de oO en 50 mètres un fil métallique au travers du lac ; tous les 50 mètres également ce fil est supporté par un flotteur. L'opérateur va d'un flotteur à 1 autre et donne un coup de sonde à chacun de ces points. On obtient ainsi un T&eau. serré de points sondés qui permettent d'établir les courbes de niveau avec une meilleure approximation qu'avec la méthode des profils. C'est de cette manière qu'on a sondé l'embouchure de l'Aar dans le lac de Bienne à Hagneck et ainsi que la partie supérieure du lac de Brienz ; cette dernière opération a permis de découvrir le ravin sous-lacustre que forme l'Aar en se déversant sur son talus d'alluvions, ra^fin qui avait échappé aux opérations précédentes. La connaissance de la topographie sous-lacustre a révélé l'harmonie qui existe entre le fond des lacs et le terrain environnant. Elle a confirmé les hypothèses formulées siir la tectonique de nos montagnes et les lois qui régissent la géographie physique. Elle a fait décou- \Tir entre autres le ravin sous-lacustre que se creusent les torrents glaciaires, les moraines qui barrent le plafond des lacs alpins, les monts et les entonnoirs qui parsèment le bassin des lacs jurassiens.

Bibliographie. R. Wolf, Gesch/chie .der Vet^iéitungen in der Schweiz. Zurich, 1879; L.*He\d, 'Die srhiveizerisclte

Tableau des sûndages des lacs susses de plus de 1 km* de supERFir/it:.

Nombre decoups

d« Bunde.

Zoug . . . ,

Morat . . . .

Walenstadt . ,

Hallwil . •. .

Sempach . . .

Baldegg . . .

Joux et Brenet

Oreifensee . .

Praflikon . . .

Lowerz . . .

Sarnen . . .

Aegeri. . . .

Oeschinen . .

Klonthal . . .

Sils

Silvaplana . .

Poschiavo . .

11872-76 18aV89 1887-88

ism

Coups de sonde parkm*.

Opérateurs.

Gosset

Pictet-Mallet

llornliïnann

Delebecque

Hornlimann

Manuel Manuel

Suter

Hornlimann

Denzler

Manuel

D"* Lavizzari

Hornlimann

Jacky-Taylor

Suter.Weber

Jacky-Taylor

Jacky-Taylor

Weber

Hornlimann

Gosset

Manuel

Lindenmann

Hornlimann

Hornlimann

Hornlimann

Bâchli

Bâchli

Suter

Hornlimann

Lindenmann

Becker Hornlimann Hornlimann Hornlimann

Sondages entrepris pt^ :

Bureau topographique

fédéral.

Initiative privée.

Bureau topograph. féd.

Gouvernement rrançais.

Bureau topograph. féd.

Gouvernement zuricois.

Bureau topopaph. féd.

Initiative privée.

Bureau topograph. féd.

ti

fi

Initiative privée.

Bureau topograph.

féd.

Landcstopogmphie (Jahrbuch des S. A. C, 1879-80) ; de nombreuses brochures sur la cartographie ancienne et moderne du professeur J.-H. Graf; H.-L. Coulin, Apetxu sur la Topographie en Suisse (Le Globe, XXXIIi). Genève, 1894 ; Catalogue du groupe XX, Cartographie^ à l'Exposition de Genève, 1896; J.-J. Lochmann, La Cartographie moderne {Le Globe, XXXVI). Genève. 1694; Bureau Topographique fédéral, La Topographie efi Suisse, 1839-1864, ou Histoire de la Carte Dufottrf en allemand et en français. Berne, 1898; Ë. Oberhummer, Die Eutwicklung der Alpenkarten im 19. Jahrhundert, ni : Die Schu^iz (Zetlschrift des D. Œ. A. V. 1904). [ing. Chartes Jacot-Guillarmod.]

II. Confiquration duaoL A. DIVISIONS NATURELLES ET ASPECT. La Suisse se divise topographiquement en trois ré|(ions, le Jura, le Plateau et les Alpes. Cette division se justifie également au point de vue oro-géoloeique (strati^raphique et tectonique). Elle a donc sa raison n'être duM 1 architecture et la composition du sous-sol. Mais si naturelle et claire au point de vue général que paraisse cette division, on est frappé de l'incertitude qui règne dans les limites que les savants donnent à ces trois régions. Nous reviendrons sur cette question. Ces régions ont été décrites en détail dans les divers articles du Dictionnaire se rapportant à ces trois noms. Nous nous

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