PorlUndlr Oifordi
C>. mlli Kaupet; T3. HntK
monoclinaux) qu'on peut parler d'un Plateau u région tabulaire. Les dépressions synclinales 'du Jura sont de formes diverses comme les voussures. Entre les voûtes régulières et étroites se trouventdea synclinaux également étroits, tandis que les voûtes larges, aplaties, sont souvent séparées par de larges synclinaux en forme de cuvette.
Un fait remarquable qui a'eiplique par le faible développement des plis du Jura dans la profondeur, est la soudure ou la division d'anticlinaux aussi bien que di synclinaux entre eux. Il arrive même que, sur le prolo»'
Eement d'un anticlinal s'enfoncent brusquement, il s'étalit un large svnclinal produit parla réunion des deux
siblement déplacés ou abaissés. Les plia synclinaux présentent souvent ce caractère particulier de s'élargir brusquement et fortement sur une courte étendue pour se ré trécir ensuite ; il se constitue alors des cuvettes synclina les ellipsoïdes dans lesquelles se trouvent ordinairement des dépots tertiaires assez considérables. Ces larges cuvettes sont la contre-partie des plateaux anticlinaux ellipsoïdes. Il arrive aussi, pà et là, que deux plis anlicl'
se soudent directement^ le synclinal '"''
aex fréquemment des ramillcations tion de nouveaux plis, ce qui provo forme d'éventail aes plis du Jura
Som Marte/
Chaux-du-Milieu
âfo/t3- -e/essus
produit ai plis ou l'intercalai l'élargissement en S.-O. au N.-E. Le ibre des
<ies Ihnts yo/s//7é>ye
tadian; Km. Kiméridgisa; 8q. S«quin
sont très inclinés, verticaux et même renversés. Il est clair que dans ce cas les plis-failles et les chevauchements peuvent se produire ftcilemenl. Certaines régions
Fj lié e Je s I^o nés cC de Is Ssffne
lo. Tonrbe; gl. DépiK gUciair-s ; mo, Mullitu Pi.. PurtIaadiaD ; Km.
qui atteigneot auaai bien des plis isolés qu'ui entier des plis. Ces failles sont, soit des fractui soit des Deiures, des dép lacements traosvers qu'il y ait rupture nette. Dans le premier cas le plissemenl de chaque tA\i de la faille peut être très différent. Aiasi d'un côté de la Taille il y aura, par exemple, un pli ai^ ou plusieurs petits plis auxquels correspondra de l'autre câté un erand et laree pli. Par opposition on voit souvent les deux parties de la Traclure présenter des courhurea de couches tout à bit homoloeues ; il ne s'est
firoduit ici qu'un simple déplacement dca deux lèvres. I est clair que dans le premier cas la cassure s'est produite avant le plissement; il se peut même qu'il n'y ait pas eu de déplacement transversal, mais simplement un plissement diOérent sur chaque côté de la faille. Dans le second cas, le plissement s'était déjà produit ou était du moins commencé lors de la formation de la rupture et du déplacement transversal. Les failles Usnaveraoles présentant une homologie parfaite sur les deui Irvres sont rares, car la rupture s'est généralement produite
Eendant le plissement, de sorte que les deux côtés de la lille doivent montrer une certaine dissemblance. Quelques irrégularités isolées dans la direction et dans la position des plis et des plis-tailles dans le voisinage et particulièrement de chaque côté de vallées d'érosion, permettent de conclure que l'érosion et le plissement ont commencé et se sont poursuivis en même temps. Sans cette supposition, il serait difficile d'expliquer la formation de certaines cluses, telle que celle de la Birsc, par exemple, qui coupent de hautes voussures.
Les plia du Jura sont 1res dtstemblahles aussi bien sous le rapport de la largeur que sous celui de la hauteur, phér-' = '
une réelle inlluence
plus loin. De mâme les dépressions synclinales ont une profondeur très dilférente et apparaissent souvent comme de larges et hauts plateaux entourés de croupes anticlinates très basses.
a) Dans le lura ni>'ndiunnl nous ne considérerons qu'un seul pli, celui de la chaîne du Reculel; il appartient au territoire Buisse depuis le sommet de la Dole. Cette chaCne s'élève comme une muraille entre la plaine moUassique qui se rétrécit de plus en plus, en devenant presque une simple vallée, et la vallée profonde de la Valserine. Les plus hauts s( —
aui couronnent celle chaîne soni u Creux de la Neige (1723 i Reculet (1730 m.). Elle forme t sure déjetée à l'O.. qui est roi sa li^e culminante jusqu'au S inférieur, tandis que ses nanca \ périeur (Séquanien supérir- - '-
col de la Faucille, où le calcaire kiméridgiei vre en position anormale la mollasse horizontale. Ce recouvrement cesse à l'O. de la Dôle, oii se développent à sa place plusieurs plia plus petits, de sorte qu'entre la frontière suisse, vers Les Dappes (oii la vallée de la Valserine est reliée à celle du lac des Rousses) et la première voûte du Jura au-dessus de Trélei, plusieurs Ïetits plis sont visibles ; trois ou quatre d'entre eux se ^gagent du synclinal de la Valserine (Dappes). Il faut encore remarquer pour cette partie du Jura qu'à son pied E. s'intercalent plusieurs petites voussures latérales qui ne se continuent jamais sur un long parcours. Tels sont le Mont MuSBï dans le Paya de Gex, près de la frontière suisse, et le Mont Chaubert dans le voisinage de Ciroel ; ce dernier semble même être une ramiScation du premier pli du Jura. Le Néocomien et le Halm participent à la formation de ces voussures.
Stratigraphiquement leSalève appartient au Jura méridional, Bien qu'il s'élève au milieu du pays mollasBÏque. C'est ici le lieu d'indiquer le décrochement et la faille longitudinale du Mont Vuache qui est en relation avec la faille transversale située à l'O. du Salève et celle qui passe par le lac d'Annecy.
fc) Le Jvira centrai s'étendant du col de Saint-Cergue à la ligne Delémont-Bîenne, comprend la plus grande partie du Jura suisse. Sa séparation du Jura méridional est indiquée par l'accident transversal du col de Saint-Cei^ue : par contre, sa limite N. n'est pas si nettement délinie. La limite E. est formée par la chaîne
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■ Haute Joux-Larmont-Pouillerel. La chaîne E. dominant
le Plateau semble être la continuation de celle du Recu-
I let ; il y a toutefois une interruption, car au N.-E. de
Ssinl-Cergue un nouveau pli sorl de
néocomieane qui se soude ensuite avec son voisin pour
Ibnner un Ui^e plateau plisse, celui du Marchainiz.
préa de Granges, i dite du Lac.
Ces large! syncli
SUl 123
N. de Soleure, pour forcaer la chaîne lui sont d'ordinaire remplis de dépôts
ProHI gtolaslqii* k tt>v*r> la lOB* ài (Klippai de raroDvn
■ chaina da Paowi
Di. Donsr lup^riear (CBlJavlanl; Dm. Dogger movcn (BilhoDiaoU Di. IMg^er lofériaur (BiJ (Triu); T3. MuKtelkalk (Trlw); 1». ArgUs Mliftr* (Triai); Tl, Oi*» bigarra (Trlaii; x
!. ArpU.
Une des arjles anticlinales de ce plateau forme la crête U plus élevée du Mont-Tendre. Les autres voussures, ■nom» hautes, sont séparées les unes des autres par des synclioau» qui «ont, soit de larges cuvette» à lianes verticaux ou renversés, compliqués souvent de plis-failles, soit des ïones étroites, écrasées entre les plis. A l'eïtrémité N.-E. du val de Joui commence une remarquable faille transversale avec un rejet d'une amplitude considérable ; les plis venant du S.-O. sont brusquement in terronipus sur le coté S.-O. de la faille, tandis aue sur le côté N.-E. commencent d'autres plis. C'est la ligne de décrochenjient de Jougne-Pontarlier qui sépare ta partie méridionale du Jun central de la partie septentrionale. Cette rupture transversale est en relation avec un pli-faille qui part de l'eitrémitéN.-E. de la vallée de Joui. Les couches jurassiques recouvrent ici, sur une large étendue, les formations crélaciques. Un nouveau système de plis assez différent des precâlents prend naissance au K.-E. de la ligne Jougne-Pontarlier. Dès lors les plis prennent une forme arquée; ils se soudent souvent les uns aux autres: les deai plis eitérieurs s'éteignent vers le N. sur le bord eiteme de la montagne. De ce fait, les synclinaux ont une forme irrégutière; ils se rétrécissent soudain pour s'élargir de nouveau en cuvette. Ici aussi les flancs renversés ou même les plis-failles et chevauchements sont fréquents ; ainsi tout le long du tlanc S.-E. du synclinal du Val -de-Travers, sur une longueur de plus de 20 km., leJurasBi(]ue chevauche sur le tertiaire. En fait de syncliluui ainsi élargis en cuvette, on peut citer : les hautes vallées de La Brévine et du Locle-La Chaui -de- Fonds,
Suis la cuvette de l'Auberwn, le Val -de-Travers, le Vale-Huz, qui appartiennent tous les trois au même synclinal; puis le plateau des Ponts et son prolongement le
JMt TSBUIMIK
- PUods
néocomiena
néral ouve. ... ,
Sur la ligne Les Bois-Granges.
(lans Te Jura bernois, se produit un phénomène tectonique curieux ; les trois plis extérieurs cessent l'un après l'autre au bord du Jura, de sorte que le quatrième, celui du Mont- Soleil, atteint à son tour le bord du plateau. Ce fait est en relation avec la déviation remarquable des lignes tectu-
exactement la direction 0.<E. iTparaît logique de prendre cette ligne comme limite entre le Jura central et le Jura oriental. Le pli du Mont-Soleil est le prolongement éloi-
!;né de celui de Pouillerel que nous envisageons comme armant la limite 0, du Jura central du cdté du Jura occidental; cette délimitation paraît donc complètement justifiée au point de vue tectonique. En outre toute une série d'autres voussures développées à l'O. et au N.-O. du Monl-Soleil, tout d'abord élargies en éventail, ont convergé pour se souder ensuite à cette montaene. C'est sur ces faits que nous nous basons pour considérer la ligne indiquée plus haut comme la limite entre le Jura centra] et le Jura oriental.
c) Le Jura, oriental présente ce caractère remarquable que ses cinq plis forment un double éventail ; ils s écartent les uns des autres de l'O, à l'E. pour converger ensuite et se souder en un faisceau serré. Le plissement est ici très intense, si bien qu'il se produit parfois des chevau' chemenls considérables; de plus, l'érosion ayant agi très fortement, le Lias et le Trias arrivent au jour dans presque toutes les voûtes rompues. De larges synclinaux rem- Clis de dépôts tertiaires séparent les difTérenls plis ; ainsi I vallée de Tramelan-Tavannes-Gànsbrunnen-Balslnal. la cuvette de Sornetan-Moutîer-Mùmliswil, celle de Soulce-
MolJiaaa; me. (Ulcaira d'eau donca; Ma. Ualm lupérieur (Si^quaDiaD-Kiméridgieo); Hi. M> D*. Dogser sapariaar {CaltovianI; Dm. Doggsr movaD (Hatliuniea); Di. Dut-iter iofarit (Triai);^. Mutchalkalk (Triai); T£. Argila saltfèra (Triai): Tl. Orés bigarre iTriael; X -
: L, Liai; Tl. Kaa
val de Saint-lmier ; enBn la haute vallée de Diesse. Cette i Vermes et enQn la large cuvette de Delémont. Les trois dernière est séparée de la plaine mollassique par un premières de ces zones synclineles sont, comme celles nouveau pli qui naît prés de Saint-Biaise et se termine I du Jura central, tantôt élargies, tantôt rétrécies. Maintes
SUl
SUI
fois le remplissage [tertiaire manque complètement quand 1 évidemment en rapport avec raffaissement de la vallée du le fond du synclmal s'élève et s'abaisse alternativement. I Rhin entre les Vosges et la Forét-Noire, car h
Hinterefra^e 3S8
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les plis ar
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D'après F. v. Hùene. Niveau de la mer.
Profil géologique du Jura tabulaire bàlois avec set nombreuses failles.
M. Mollasse; Ms. Malm supérieur; Mi. Malm inférieur; Du. Dogger supérieur; Dm. Dogger moven; Di. Dogger inférieur; L. Lias;
Ts. Trias supérieur (Keuper); Tm. Trias moyen (Muscnelkalk).
La vallée de Delémont est très différente des trois autres; elle est interrompue dans sa direction longitudinale par des accidents tectoniques transversaux. La dépression de Delémont et la chaîne du Lomont-Mont Terri qui s*étend sur son bord N. forment la limite entre le Jura septentrional et le Jura oriental. Dans les cuvettes de cette partie du Jura le Crétacique manque. Ses prolongements vers TE. résultent de la soudure du pli situe au S. de la dépression de Delémont avec celui du Lomont-Mont Terri. Au S. de la dépression de Delémont ces plis ont déjà la tendance à former sur leur prolongement oriental des plis-failles ou même de véritables recouvrements,dans lesquels la partie charriée s'est mue dans la direction du N. ou du N.-N.-O. Ainsi les chaînes du Weissenstein et celle du Graitery présentent près d'Œnsingen et de Mûmliswil de remarquables chevauchements anticlinaux. Le Mont Terri, qui n'est autre chose que la prolongation du Lomont sur territoire suisse, présente sur une grande longueur, de Soyhières à TE., un pli-faille considérable oui bientôt se transforme en un véritable recouvrement. Les mêmes accidents se retrouvent dans les plis situés plus au S., ainsi au Graitery et au Raimeux. Le pli le plus septentrional, à la limite du Plateau jurassien (Mont Terri), a chevauché sur un grand espace par-dessus les terrains tertiaires, ce qui a amené la formation de véritables lambeaux de recouvrement. Le chevauchement des couches atteint son maximum dans la région située entre Meltingen et les cluses de l'Aar, où il est compliqué encore par une structure imbriquée presque inextricable. (Voir les profils.) Au Hauenstein il n'y a pas moins de sept écailles superposées, toutes formées par le Muschelkalk. Même quelques plis isolés du Jura tabulaire sont rompus et présentent des chevauchements de faîtes. La convergence des différents plis du Jura oriental coïncide justement avec ces singulières zones de recouvrement. Cependant on constate dans les plis, vers l'E. du Hauenstein, une tendance à prendre une direction divergente, en ce que les plis présentant des recouvrements sont faiblement infléchis vers TE. -S.-E. Le plus septentrional de ces plis se continue seul vers l'E. et forme la Habsbourg, le Petersber^ et la Lâgern dont le
Sli'faille est très distinctement visible près d Ober Ehreningen. Non loin de Regensberg ce pli disparaît aussi ; c'est là que se termine la chaîne du Jura.
d) Le Jura septentrional^ dans le sens restreint du mot, a un tout autre caractère. Il est constitué en entier par quatre plis, dont les trois septentrionaux forment des segments arqués. H n'appartient plus, à proprement par-
aués sont précisément placés entre les prolon|[ement8 es fissures qui délimitent la dépression du Rhin. Les relations entre le phénomène de plissement du Jura et l'affiaissement rhénan sont ainsi nettement reconnaissablés. A ce point de vue, le Jura septentrional peut être considéré comme une partie du Jura tabulaire exceptionnellement plissée.
e) Le Jura tabulaire. A l'inverse du Jura plissé avec ses dépressions synclinales remplies de dépôts tertiaires et
Ardoise
Ardoise W^ Mof/asseyrossièrs
Con^lomer^f^i^^v^v
Brèche
Ardoise Cbnj/omérat
Ardoise
%^ Ardoise
Érosion dan» le conglomérat du Flysch (chaîne du Ghaussy,
Ormoots).
ses anticlinaux rompus et chevauchés, le Jura tabulaire est constitué par des couches jurassiques faiblement inclinées avec une couverture tertiaire exactement comme le sol d'un large bassin synclinal. L'érosion des vallées a en ffénéral traversé complètement la couverture tertiaire et fortement entamé le socle jurassique. Cependant la structure du Jura tabulaire n'est pas si simple ; d'innombrables failles traversent ce complexe de couches faiblement inclinées qui sont brisées dans tous les sens. Le Jura tabulaire comprend la partie N. du canton de Bâle- Campagne et du canton d'Ar^ovie (au N. de la Lâgern), le Ranoen et le territoire badois du Hegau avec ses volcans éteints, dont les cheminées ont traversé les terrains tertiai-
HohMhowM N.SW.
Yfanne
Allmànd
tuilerie Aosoiflngon