‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 38 sur 225 · Le bassin du Rhin, dont les eaux s'écoulent dans la · texte numérisé non relu

Le bassin du Rhin, dont les eaux s'écoulent dans la

raer du Nord,

3. Le bassin du PÂ et de l'Adige dont les eaui descendent dans la mer Adriatique.

4. Le bassin de l'Inn, dont les eaux s'écoulent dans la mer Noire par le Danube.

Les lignes de séparation des eaui des trois premiers bassina ont un pomt commun au Saint'Gothard, où la ReuBs, le Hhône et le Tessin prennent naissance. Les bassins du Rhin, de l'Ian et du Pô ont également un point de rencontre analogue au Septimer. SSÂA

Le bassin du Rhin est de beaucoup le plus étendu ; il

l^ Sprat lanbscb prèi de Lachto occupe presque les ''/, du territoi

. celui du Pô et de 1910 km'. [I comprend

SUI

busiiiH de t'Inn, du Pô et du Rhône. Tandia que 1* ligne de B^piralion des eiui de ce bassin suit dans sa partie centrale ta chaîne BepteotrioDale des Alpes, i l'Ë. et à i'O. elle s'avance beaucoup plus su S. et se rapproche du bassin du Léman. Par contre, le bassin du tthône occupe le long du Jura toute la partie 0. et N,-0. de noire pays.

La longueur du cours du Hliin, depuis sa source la p)us éloignée, jusqu'au point où il quitte la Suisse, est de £32,5 km., en comprenant les 6o km. du Bodan. Il est par conséifuenl de beaucoup le plus long des cours d'eau de ta

Le tjassin du Bhin ne comprend pas seulement une grande partie des Alpes, mais encore presque tout le Plateau. Depuis l'embouchure de t'Aar en aval, ce fleuve a un caractère iptus constant qu'en amont du Bodan, où il a très nettement l'allure d'un torrent glaciaire. Cette diffé-

SUI

b) Bassin du RhSne. La superticie du bassin du Rhône suisse n'est que de 7t70 km*, aoil à peine te '|^ de celui du Rhin. Il a aussi une situation et une forme tout à fait différentes. Tandis que te bassin du Rhin occupe ta plus grande partie du Plateau, celui du Rhône est restreint

Sresque eiclusivement aux Alpes, bien qu'il s'étende des Ipes au Jura. Du Plateau, il ne reçoit que des cours d'eau de faible longueur qui se jettent dans le Léman ou dans le Rhône. Le plus long est la Venoge qui, comme l'Aubonne, prend sa source dans le Jura. Ufime dans les Alpes, la plupart des afHuenta du Rhône n'ont qu'une fbible importance. Le Rhône traverse une vallée profondéroent creusée dans les Alpes, dans laquelle des affluents débauchent dechaque côte: ils sont plus courts au N. qu'au S. Le Léman a une étendue de 583 V3 km', soit le 'lu de la surface totale du bassin du Rhône. Le cours du Rhône a sur territoire suisse une longueur de 252 km., y

Lt Stainibaoh. Corrcctii

rence provient évidemment en partie de celte des carac- If res climatologiques des deux régions en question, mais elle est surtout due au fait que non seulement le Rhin, nuis aussi presque loua ses afiluents, traversent de grands bassins lacustres.

Le volume du Rhin à Bâie est moins variable que celui de certaines sources va uc lu siennes; aux hautes eaux, son volume peut atteindre le décuple de celui des basses eaui et même dépasser ce chitTre (de ûOO m^ à 5IU) m^ à la seconde).

Le Rhin et ses affluents sont de plus en plua utilisés pour la production de force motrice et d'énergie électri-

3ue : dans les régions supérieures on utilise la forte chute u fleuve et de ses afiluents et l'important volume d'eau dans les régions inférieures. (Voir article Rhin).

Les chiffres suivants indiquent les diflcrences de pente des diverses sections du Rhin :

Altitude du Rhin antérieur au pied du Pii. Badus, 3000 m.; conlluent avec le Rhin moyen à Disentis, 1018 m. ; à Kàstris, 677 m.; à Reichenau, 586 m.; Oatdenslein. :m m.: Bodan. 338 m.; Schaffhouse, 31)3 m.: embouchure Ile la Thur. 318 m.; Kobleni (embouchure de l'Aar|. :n:. m.: Stein. 286 m.; Rheinfelden, 263 m. ; Hâle, 218 m.

compris les 72 km. du Léman et tes 30 km. du glacier du

Le Léman, qui forme un bassin récepteur naturel du Rhône, reçoit une quantité totale d'eau de plus de 200 m> ù la seconde ; à lui seul te Rhône en apporte^ en moyenne 150 m-'. La quantité d'eau que fournit le Rhônï à l'entrée du lac varie entre 40 ra-^ et 500 m^, année moyenne, tandis que le minimum extrême est de 10 m^ et le maximum de -1500 m^ A son entrée dans te Léman, le Rhône est donc sujet a de très grandes variations, car jusqu'alors son cours n'a pas subi I elTet régulateur d'un ttassin lacustre. A la sortie du Rhône, le lac a été formé, depuis bien des siècles, par des écluses dans le but de créer une force motrice, de aorte au'on ne peut plus parler ici d'un écoulement naturel, Sil on admet que la pluie reçue directement par le lac s'évapore en gitnde partie, la quantité d'e.iu appcrtée par les anUienta, indiquée plus haut, doit cor-espondre â celle emportée pai t'eflluent ; des observatinns on; cependant montré que a quantité d'eau qui s'éciiule varie entre 120 et 517 m'' pir seconde, et est en moyi^nne de 252 m': on peut donc ccnclure que le Léman donne plus d'eau qii'A n'en revoit visiblement. On ne sait

lU réglée artiHeiellement qui peut s'ëcouises sont Terinées est de HO à 150 m' par

econde ; quand les éclue 600 m^

Eq aval de Genève, le Rhône refoit encore une % partie des eaux de la Savoie par l'Arve, de aorte a sortie de Suisse Bon volume a augmenté. Le ié\ l'Arve peut s^élcver de 35 m^ à 1200 m^, son d^bil raoyi

. . e pei est de 160 n de» ^U de M Outre les

qui augmente le d4bit moyen du^Rhune :b liydrauliqi

I du Rhône à Genève

. ..i»te d'importanlea aur

cours supérieur du neuve. La chute produite oar le cÔDe d'éboulis du Bois Noir près Saint- Maurice a déjà ét^ utilisée pour un lut industriel ; cellfe de 70 m. de hauteur, au Bois de Finges (Pfinwatdj, entre Loèche et Chippis, sera de même employée sous peu, comme la plupart de celles des aflluents latéraux.

Les chiffres suivants peuvent fournir des indications sur la pente du Rhône : Gletsch, 1753 Di.; Blitiineen, 1390 m.; Morel, 760 m.; BriRue, 675 m.; Loèche, 633 m.; Chippis, 538 m.; Sion, 4»! m.; Branson, 162 m.; Ëvionnaz, 452 m.; Saint-Maurice, 411 m,: Léman, ;-i75m; Oontière suisse, 336 m. Le Rhône re\-oit encore, par la Saône, les eaui du Doubs, qui emprunte sur une certaine longueur le târrilotre suisse, sans y recueillir des aniueots importants vis plutôt des sources, comme par e:

grandes sources qui jaillissent près

c/ Bassin du Pô. U Tessin, la 1 Haïra et le Poschiavino vont se iel Pô et par suite dans la mer Adrii Tessin et ses adluenta,

iiaufond.

laMi

Le

laglia

SUI

' 95 km., dont 10 pour le lac Majeur. Ensuite de la Taible altitude de ce lac. le Tessin a une pente plus torte

! que nombre d'autres rivières suisses, amsi que le montrent les chiffres suivants: Source au Nureoenpaaa, 2400 m.; Fontana dans le val Bedretto. ISflOm.; Airolo,1145 m.;

, Pont près de Brugnasco, 1010 m.; Giomico, 404 m.: Biasca, 287 m.; Arbedo, 237 m.; Cugnasco, 199 m.; lac Majeur. 197 m. La pente entre Airolo et Giomico est particulièrement forte ; sur une longueur de 95 km. il y a une did'érence de niveau de 700 m. C'est sur ce parcours

Îue se trouve le grand seuil du Monte Piottino. ou, entre iesso et Faido. sur une longueur de 5 km. à peine, la différence d'altitude est de 2S0 m. A Biasca, où débouche le Brenno qui est, avec la Moesa. le plus grand alTIuent du Tessin. commence le cours inférieur du fleuve avec ses larges plaines d'alluvions (la Riviera), tandis que le cours supérieur traverse la Léventine.

À son embouchure dans le lac Majeur le Tessin roule un volume d'eau de 400 m^à la seconde en moTenne. Basses eaux eitrémes: 14 m^; hautes eaux: 1400 m^ On projette d'immenses installations hydrauliques soit sur le Tessin même, soït sur ses afiluents. Une convention pour la concession de l'ensemble des forces de la Léventine à la ligne du Gothard (c'est-à-dire à la Confédération) a été conclue en 1906 et est entrée immédiatement en vigueur. De la station de Lavorgo en aval commence la concession Biaschina de la Société Motor.

La Mauia est formée par la réunion de plusieurs

. torrents. Son cours a une longueur de 50 km. environ et son bassin une superficie de bOO lim>. Sa pente est très forte. La Magçia charrie une énorme quantité de matériaux ; elle amené annuellement au lac plus de 200000 m^

' de galets et de sables. Son delta de 4 km' est une preuve frappante de son activité. Dans le territoire parcouru parla

I Magg;ia, dont le volume d'eau peut être estimé à environ 60 m-' a la seconde, on a iù dire de nombreux travaux d'endiguement, La Ver7.asca, qui se jette aussi dans le lac Majeur et qui a un bassin collecteur de plus de 200 km', mérite aussi d'être mentionnée.

I La Mera ou Maira, qui coule du val Bregaglia dans le

, lac de Côme, a sur territoic^ suisse une. longueur de 30 km. La superllcie de son bassin en Suisse ne dépasse pas 200 km'; elle débite en moyenne 44 w" par seconde et sa chute entre Casaccia et Caslasegna â la frontière suisse est de 600 m. environ.

Le Poschiavino, qui descend de Poschiavo, a une

, longueur de 27 km. sur territoire suisse. Son bassin

I collecteur mesure un peu moins de 200 km*. La différence de niveau entre le Lago Bianco et la frontière

I, le Vedcgsio et le Csssarate qui se jettent dans le lacde Lugano, forment le bassin 11 uvial du lac Majeur, tandis que la Maira et le Poschiavino, amuents de l'Adda, appartiennent au bassin du lac de Côme.

Tessin. Son bassin d'alimentation a une étendue d'en- i ïiron 3500 km' en y comprenant la partie suisse du lac Majeur, soit 30 km>. La longueur de ce cours;d'eau est de |

a formé la digue de r

du lac. Entre le lac et

SUI

SUI

la frontière, la différence de niveau est de 442 m., ce qui a permis l'établissement d'une grande usine électrique (Brusio).

C'est ici le lieu de parler du Rambach, oui prend naissance au S. de l'Ofenpass et traverse le Mùnsterthal sur

44 m.; de là jusqu'à Zuoz, sur 15 km. également, elle est par contre de 150 m.; enfin jusqu'à la frontière, sur environ 60 km. de longueur, la différence de niveau est de 664 m., soit un peu plus de 1^/q. Comme le Rheinthal et le Valais, l'Engadine, profondément entaillée dans les Alpes,

Nom des Cours d'oau .

Rhin antérieur.

Rhin postérieur.

Rhins réunis.

Plessur.

Landquart.

Rhin.

Thur.

Tôss.

Glatt.

WuUch.

Aar.

Gùrbe.

Aar.

Sarine (av. laSingine).

Aar.

Broyé.

Thièie (sans l'Aar).

Aar.

Grande Emme.

Aar.

Reuss. Muota.

Aa d'Engelberg.

Aa de Samen.

Reuss.

Petite Emme.

Reuss.

Linth.

Limmat.

Sihl.

Limmat.

Aar.

Rhin.

Rhône.

Dranse.

Rhône.

Tessin.

Brenno.

Moesa.

Tessin.

Maggia.

Inn.

Station d'observation.

Surfacesenkm^

à Reichenau

Ems

Coire

Station de Landquart

Au

Stein

Schaffhouse

Embouchure dans le Rhin ....

Pfungen

Rûmiang

Stegmatt au-dessus du lac de Brienz

Unterseen

Thoune

Belp

Berne

Laupen

Aarberg

La Sauge

Brûgg

Bùren

Soleure

Embouchure dans l'Aar

Aarau

Bruffg

Seedorf ".....

Emb. dans le lac des Quatre-Cantons

Luceme

Mellingen

Weesen . .

Zurich

Embouchure dans la Limmat . . .

Baden

Embouchure dans le Rhin. . . .

Baie

Sion

Embouchure dans le Rhône . . .

Porte du Sex

Genève

En amont de Biasca

Biasca

Arbedo

Bellinzone

Solduno

Zemez

Bassin fluvial.

Quantité d'eau par seconde en m'

ce o

co %.

Se

et

es t*

tt

une longueur de 18 km., entre les altitudes de 2400 m. et 1400 m. Il se jette dans TAdige et par celle-ci dans l'Adriatique.

d) Bassin de llnn. Il comprend seulement TEngadine avec le cours supérieur de Tinn. En dedans de nos frontières son bassin collecteur atteint une surface de 1717 km', tandis que sa longueur jusqu'à la frontière est de 90 km. La foible pente de Tlnn dans la Haute-Engadine, où sont situés les lacs pittoresques de cette vallée, est très remarquable. Du col de Maloja (1811 m.) au lac de Saint- Moritz la chute, sur une longueur de 15 km., n'est que de

reçoit peu de pluie, c'est pourquoi l'Inn roule relativement peu d'eau. Son débit à sa sortie de la Suisse est en moyenne de 37 m^, aux basses eaux 2 m^, aux hautes eaux 600 m^.

Comme des jaugeages exacts des rivières de la Suisse n'ont pas été faits partout, Lauterburg en a calculé théoriquement le débit moyen, le débit aux hautes et aux basses eaux en partant de la quantité de pluie tombée sur le bassin collecteur et en tenant compte des pertes subies par révaporation. Le tableau ci-dessus indique les résultats qu il a obtenus.

tu

SUI

Q3. Lacs. La Suisse eut un des pays les plus riches ai lacs. Parmi ces lacs, les plus remarquables sont ceux qu bordeat le pied du Jura et chaque côt^ de la ctiatue des Alpes, le long de vallées d'érosiou très caractéristit^ues. lU interrompent le cours de j^ndeB rivières qui ont évidemmeut creusé elles-mêmes leur vallée primitive. Il existe sur le Plateau de nombreux lacs, petits ou de ^ndeur moyenne, qui sont traverses par des rivières et sont par conséquent aussi des lacs de vallées. Dans les montagnes et tout particulièrement dans les Alpes, les lacs sont très nombreux, mais peu étendus. Ils sont aussi en général traversés par une riviérette, à moins qu'ils n'aient un écou-

I les lacs d'après leur mode de formation. <

di

. 1 qu'ils ne . ..

n cours d'eau par suite de l'existence de s( la Jaillissant sur leur Tond.

Les lacs sont une partie stagnante d'un et

.. Leur mode de foi __.

Presque tous les grands lacs sont liés à l'eiis- 1 tence d'une vallée creusée par l'érosion fluviale. Dans les montagnes, Téroaion glaciaire n'est souvent pas étranttére â la formation des lacs qui est due dans d'autres cas â divers barrages ayant obstrué quelque sillon parcouru par un cours d'eau. Il est facile de comprendre au'on ne peut éauraérer ici tous les innombrables lacs suisses. Au reste, beaucoup d'entre eux parmi les plus petits, sont en voie de disparaître, com- ^''

blés peu a peu par les alluvions de leurs affluents. Les [acs suisses occupent une auperllcie qui peut i^tre esliméeau '/« de la surface totale du pays; mais celle étendue diminue de plus en plus parsuited'un comblement continu et des dépôts de l'atlernssement. On a souvent cherché à classer les laça d'après les régions naturelles qu'ils occupent: on pourrait ainsi établir les groupes suivants:

1. Lacs au Jura, c'est-à-dire lacs de montagne du iura; 2. lacs BUbjurassiens qui sont alignés le long du pied du Jura; 3. lacs du Plateau; i. lacs subalpins, appartenant en partie aussi bien aux Alpes qu'au Plateau ; 5. lacs

il du Simplon. (Rochei

Il petit.

mation des lacs est un phénomène géologique, leur classificslion n*aura une réelle signification que si elle est basée sur des considérations de ce genre.

a) Laes lecfoniiiuei. 1° Lacs tectoniques purs, dont la cuvette lacustre a été produite exclusivement par des dislocations {plis, atTaissements tectoniques, ■-■"— -'-

antérii

1 lac s

mtre

Lacs tectoniques et d'érosion, été formés par l'alTaisBement d'une contrée ou d'une chaîne de montagnes traversée par des vallées d'érosion, ce qui a dû produire des contrepentes et arrêter l'écoulement des eaux. Les lacs subalpins et subjui ce groupe. Après le «ouIfvement et le ntissement des Alpes et du Jura, les vallées étaient déjà profondément creusées, surtout au deux grandes chaînes; il se produi

Cet

harge dont elles étaient affaissement postérir'"

■.s surélevées, à cause de

e fil sentir dans tout le

sif alpin et dans la partie centrale et méridionale du

asaei loin dans le Plateau jusqu'à

terrasses d'érosion s'enfoncent

explique en particulier la grande prosubalpins, dont le fond descend sur le leurs centaines de mètres au-dessous du iveau de Ja mer. Voici le tableau comparatif de ces lac;, 'après le (f Halhfass.

Niveau Plus Altitude moyen grande au-dessus Sur- Vo- Lacs alpins, de la pro- ou au- face, lume. nappe ton- dessous d'eau, deur. delamer.

km*

■rs les Alpes,

Ce phénomèni

ndeur des lat

versant sud à plu

Léman

^c de lîrieni .

Lac de Thoune

Lac des Quatre

Cantons . .

Lac de Zurich ,

Uc de Walen-

sUdt , , ,

Dodan . . .

Lac Majeur ,

lft4

Lac de l.ugano

UUdar luspendu de la BlnniUstlp et Isc d'Œ-chincn. (Lai: da barrage par dd sboulemtDi).

Ijic de Côme .

tm

Lac diseo . .

Lac de Garda ,

so.x.

ns, qu'on peut diviser en plusieurs sous-groupes, lels lacs morainiques, laça de glaciers, lacs à cuvette

Les trois demi

rslacB

sont situés hors de nos frontière»'.

mais les chilfres

qui tes conre

iinbien

UJ

UJ

tù

UJ

UJ

UJ

Soff

atteindrait 30

SOUS du niveau de la mer.

Uc de^Veuchâlei . 432.i

Uc de Morat . - 433,6

IMaul encore considérer

comme lacs U

qni ont été Tormés par des décrochemenla transversaui. ayant barré ou du moina rétréci considérablement uQe vallée préexiataDte. Le Fâhlensee et le Seealpaee dana le nuBsif du fâDtia et le lac de Joui dana le Jura août dea nemples tjpiquee de cette nté^rie de laça.

6/ Lara de bçrragr qui Et sont formés soit dan« les vatléea dea montagnes ou sur leura berge* soil aussi sur le Plateau lorsque des dépâts de diverse nature ont arrêté 1 écoulement naturel des eaux Suivant les matériaux oui rormenl le barrage (les gta ciers peuvent aussi jouer ce râle) on dïstinf^e les groupe» suivants:

1° LacH morainiques 11 but placer ici plusieurs dea laça de grandeur mojenne du Plateau. Ceux-ci sont

existence temporaire. Tels sont, par exemple, le lac Champex en Valaia et le Fluheeeli au-dessus de Sie-

benbrunnen.

2° Les lacs d'ëboulement sont fréquents dans

lea montagnea, particulièrement dana les Alpes.

où leséboulements sont nombreux. Quand cea

lacs sont alimenlëa par dea eaux claires, ils

euvent avoir une très longue existence. Les plus aux exemples de ce genre de laça sont : le tac d'(Eschinen, le lac de Toachiavo, probablement Buaai celui de Lungem. Dana le Jura, il faut citer le lac des Brenets aux siDuosités si remarquablea ; il a été formé dana le caiion du Doubs par deux éboulements successifs.

3° Lacs de cônes de déjection. Les torrents peuvent, par leur cane de déjection, arrêter les ' eaux des rivières dans lesquelles ils se jettent et par conséijuent former de petits laça. De même les rivières à faible pente peuvent obstruer leur lit et s'en choisir un nouveau ; l'ancien lit est alors souvent transformé en un lac alimenté seulement par les eaux phréatiques (lac de Ssint-Blaiae (Loclat) près Neuchatel. lac de Géronde. près Sierre). Lea travaux de correction de fleuves ont parfois aussi donné naissance à de semblables petits lacs.

4° Lacs de glaciers. On peut en distinguer

deux espèces; le glacier lui-même fonctionne

iodigui). comme barrage trune vallée latérale, comme

c'est le cas par exemple au lac Mlrjelen, ou

e vallée est obstruée par l'éboulemenl d'un (placier,

par exemple le lac périodique de Hanvoisin dana

le val de Bagnes, qui doit son origine aux écoulements

du glacier de Giétrox.

cj Lei iaca d'eroiion sont des laça dont la cuvette a été excBvée dans le rocher. Ici la cauae primitive eat l'érosion par les eaux ou par les glaciers. De grandes marmilea d'érosion peuvent Atre considérées comme des lacs creusés par le remous des eaux au pied d'une cascade, par exemple. Maia auasitât qu'une excavation de cette nature devient un peu profonde, les matériaux qui s'ac-

vières qui ont é

' barrées

□es : alnai les lacs de Sempach. de Ilallwil, de Greif^Dsee. probablement celui de Zou^, puis les nom breui petits lacs du Pla (eau, tel le lac de Bret elc lu grand nombre de Iaca alpins. i;rands et petits ont au contraire été endigues

Kr dea moraines récentes sont aituée en général dans le voisinage de gla<

dans lea vallées. Le voisinage du glacier a ponr conséquence que ces petites velles sont rapidement comblées par les alluvions el \t lac disparaît. Beaucoup de ces lacs n'ont eu qii

I cumulent sur le fond empêchent rér«sion de

son œuvre. On atlribmit autrefoiaune importance I aidérable à l'érosion par les eaux, ce qni n est pas j

■n). Leurs cuvettes se forment 1 de ces e

jrPace des entonnoire

D souterraiDe qui en résulte produisent

appeliÏB doli rarondiBsemenl tomours piui înt donner " ' '

e forme un lac circuliti

grand ils peiiglBtème de vsi-

epoqi

• d* glsce du glacier d'A

■ MBrJc

SU pied des chutes de g-laciera ou bien sous les glaciers située dans des niches en forme de cirque (Kargletsclier). [ci c'est la chute de la glace qui produit l'excavation du sol primitivement plat. 1 a profoildeur de ces cavités est en proportion directe de la hauteur de la chute et de la masse de glace, mais elle dépasse rarement plus de 10 à 50 m. Ou3nd la glace fond, la cuvette se remplit d'eau de fusion. Le lac du Grimsel. le Blausee au-dessus de Binn, le* Itica de Lucendro et d'Orïirora dans le massirdu Sainl- Gothard, le lac Tremorgio et tout un groupe de petits lacs de la vallée supérieure de la Maggia en sont des exemples.

Ls forme de ces lacs est en général arrondie: ils sont peu allongés, et le seuil rocheui qui sert de barrage présente des surfaces polies par le glacier, qui sont le mieux conservées dans les roches crislaiirnes. Il existe aussi des lacs de niches dans les régions cal-

les lacs d'entonnoir. Dans probablement les lacs de la Murg nombre de lacs des Alpes calcaires,

2» Lacs de roches moutonnées. Sur les gradins plats des vallées des Alpes et particulièrement au sommet des cols, comme le Saint- Gothard, le Simplon, le Saint- Bernard, l'Oberalp. la Bernina. l'érosion glaciaire a creusé entre les roches moutonnées des cuvettes olua ou moins étendues qui forment de petits facs. Ceux-ci se distinguent des lacs de niches par leur forme allonaée et par une profondeur plus laible ; de plus ils se rencontrent toujours par groupes. Un site de roches moutonnéea avec des lacs possède un charme tout particulier. A cet égard le col du Simplon est intéressant, bien qu'aucun des douze petite lacs qui occupent le plateau à divers niveaux ne soit visible de la route. Il en est de même au Grimsel. Les tout petits lacs de roches moutonnées sont très souvent alimentés seulement par les eaux de pluie et les eaux de neige ; souvent aussi ils sont comblés complètement soit par des alluvions, soit aurtout par de latourbe.

3° Les lacs d'entonnoir et les lacs d'allaisae- '''"' ' ment sont de formation analogue, de même que les lacs de dolines. Ils se forment presque exclusive

iB considérable des e..

1 cause de cette obstruction pro-

du dépôt d'une moraine de tond

glaciaire. C'est de cette fa-

voii que ttuiji ues la plupart des lacs du Jura, comme par exemple le lac des Taillères. Nom* bre de lacs des Alpes sont aussi des lacs de dolines, comme le lac Hitom et quelques lacs voisins; l'Oberblegisee, le Gtattensee, le Huttensee, etc., qui ont encore maintenant un écoulement souterrain. I a confusion avec les lacs de niches est cependant facile, car ces derniers ont souvent aussi des émissaires souterrains, surtout dans les terrains calcaires.

Un certain nombre de lacs de montagne ne peuvent s'expliquer ni par la formation d'entonnoirs, m par une érosion antérieure qui aurait excavé leur cuvette; leurs bords sont très nettement coupée et leurs dimensions sont trop grandes pour des lacs d'entonnoirs. Ile ne peuvent s'être formés que par des alTaissements de grande étendue à la suite d'éron. sions souterraines. Les lac* duChamossaire

(Alpes vaudoises) appartiennent à ce type. 11 existe souvent dee intermédiaires entre cee divers types de tacs.

4. GutciEKS. Grâceà leur hauteur, lee Alpes sont couver- ; tes, Hiartir d'une-certaine altitude, de neiges pecsiitantes

S ni alimentent les glaciers; ces longs fleuves de glace pscendent, suivant la surface des névés qui les alimentent plus ou moins bas au-dessous de la limite des neiges

1 persistantes, l^ ligne d'altitude où s'arrêtent les neiges persistantes se nomme limite des neiges (Schneegrenie. Fimgrenze). Elle varie naturellement d'un lieu à un autre dans la même chaîne, suivant la situation, l'orientation et l'iacliDaison de la pente, sans compter que d'une année â l'autre, suivant la température de l'été et la quantité de

' neige de l'hiver, elle subit des Ductuations périodiques. Dans les Alpes suisses, la limite des névés est entre 3^0

I cl 3260 m. suivant l'exposition et la région. Lepreidier de

ces deux chilTres est celui dit ïiàntis, où la limite des nei-

I ges descend le plus bas, tandis que le second est celui du

SUI

massif du Mont-Rose, où elle est fort élevëe. Celle différence s'explique par la aituation du massif du Monl-Rose au centre de la zoDe alpine, tandit qoe le Saotis est uo raasaif isolé d'où résulte une dépression du plan des névés. Oq sait que plus sont larges les zones moDtagneuses

Slu9 la limite des neiges s'élève et vice versa, La supercie des glaciers et névés atteint un chiffre très élevé, soit 2038 km*' d'après les déterminations de H. Jegerlehner (1909). Ce chiffre, peu différent de celui donné par le Bureau de statistique en 1877 (1838.80 km'), accuserait, semble-t-il, une progression de 1877 à 1902, mais cette progression n'est pas exacte et il <r a lieu plutôt d'admettre une simple différence résultant de la méthode planimétrique appliquée aux mensurations, la même carte (atlas Siegfried) ayant servi de base aux deux calculs. Par suite de la forte décrue des glaciers, surtout depuis 1^, nombre de petits glacier* ont presque complètement disparu ; les plus grands ont subi des retraits tels que pour quelques-uns le terrain découvert mesure plus d'un kilomètre carré. La crue des glaciers étant la conséquence de Tenneigemenl considérable sur les névés, elle ne se produit sur la partie terminale que beaucoup plus tard, sous forme d'une va^e qui chemine du champ des névés vers l'extrémité inférieure du glacier. Il en resuite que les avancements ne peuvent pas avoir lieu simultanément pour tous les glaciers, puisque le temps de translation de cette vague de crue est déterminé par la longueur du glacier et par sa pente, laquelle régie la vitesse de l'écoulement.

On compte actuellement dans les Alpes suisses 1077 glaciers qui se répartissent comme suit ^ Hauteur movenne Surface de la limite

Alpes bernoises. Nombre totale desnévés

Groupes: en km» m.

Dents de Horcles-Huveran 6 2,875 2750

Diablerets 8 10.640 2710

Wildhom 6 11,675 2780

Wildstrubel 11 28,915 2780

Balmhom 12 10,185 3940

Finstenarhom . . . . lOt 482,-866 2950

Trift 38 115,«r0 2750

Titli» 27 32,3*3 2810

L'ri-Rothstock 7 10,432 2560

Alpes glaronnaises. "5îi TlEIBST

Groupes;

Glâmisch 13 6.400 2500

Sântis 7 0,225 2400

Oberalpsiock 32 12.405 2600

Tôdi 46 66,373 2710

Sardona 19 .'g-^Zg 2^30

Alpes valaisannea. "Î07 106,173

Groupes :

Dents du Midi 19 7.660 2900

Mont-Blanc (Trient) . . 17 31.850 3100

Combin 24 57,219 3100

Arolla 53 118,852 3040

Cervin (Hatterhom) . . 71 200,877 3100

Mont-Rose 50 2U,116 3260

Fletachhom 33 46,534 3040

Monte-Leone 29 22,575 2945

Blindenhom 20 39.075 2780

Saint-Golhard .... 85 57.380 2700

Alpes grisonnes. WD 826,128

Cama'dra . ' 23 24,300 3750

Rheinwaldhom .... 45 58,410 2760

Pii Tambo 14 9,7K 280O

Surettahorn 9 7.090 3760

PiiSteiU 26 16.630 3700

Piid'Err 23 22.715 2930

Pii Kesch-Vadret .... 36 35,280 2820

Silvretu 58 29,560 2900

Piizo délia Disgratia . . 37 53.066 27.'>0

PizBemioa 38 122,816 3960

Spollalpe 48 ^.120 3O0O

Total général 1077 2038,134

- La publication de U. Jôgsriabner indique »»S,7E, chilTra qui ae corrtapond pas iu lotaJ.

On voit notamment d'après ces données que les groupes les plus riches en glaciers sont ceux de l'Aar. du Cervin et du Monl-Rose. Dans la loae bernoise, la surface moyenne des glaciera est de 3,76 km«, dans la lone glaronnaise de 1 km^ dans la zone valaisanne de 2 km^ et dans la région grisonne seulement de 1,13 km*. Ces relations résultent de la forme des glaciera qui, suivant l'altitude, l'exposition et la conliguration locales, affectent des contours et des dimensions mdividuelles différents.

Les glaciers des Alpes suisses appartiennent à trois

a) Les giaciers il'épauiettipiil ou glaciers suspendus (HàngeglelBcher), occupant sur le flanc des arétea ou des sommets, des corniches ou des niches souvent fort inclinées. Leur front se termine fréqucmm d'un escarpement. Chez ceux qui sont bie de la ligne des névés, l'évacuation de la giac éboule ment du bord frontal, lequel deviei banl ; elle alimente souvent des glaciers du second type, situés plus bas. Ceux qui sont rapprochés de la limite des neiges diminuent suffisamn- — ' — '--: — glaciers -là qui permettent It névés. On les a désignés d

.uppte

de niches (Etai^fetscher), pai

valions en forme d'hémicycle, dont le

exactement la limite des neiges.

b/ Les gla<:ien de vallée (Thalgletscher --; dans les montagnes qui s

par fusion. Ce si II de fixer la limite oea de glaciers du typepy-

'''~ occupent ces eicamarque

'):ilBneserer 'élèvent bien e

it de vas

t, souvent

surfaces de névés fonctionnent c

neige, vrais réservoirs alimentant une • la'

cier •. qui descend le long du sillon d'une va

à 1000 ou 1500 m. au-dessous de la limite des neiges, jusqu'à

ce que sa fusion contrebalance l'avancement. Ces glaciers

ont reçu le nom de glaciers du type alpin ; toutefois ils sont

plutdl en minorité. M. Jegerlebner ne cite que 174 gla-

n daa glaciars d'Obarsarsl

clers de vallée s trop faible, car ni aiona possèdent

r un total de 1077. Ce chiffre semble mbre de glaciers d'asseï faibles dimenne langue bien distincte alimentée par

loe combe de névé (Fimmulde) c lue de divers côtés. c,' Let glaciert de plateau ou glHciers du type scaDdi-

CKtetde d« tértci du gliciat du Mont-Mioé (Viliii), ai

nave sont également représeolés dans les Alpes, qu'ils soient fort peu nombreux. Ils prennent nais sur des plateaux ou cols et présentent un champ de névé culminant d'où descendent au moins deui langues, souvenl trois ou quatre dans diverses directions. Le glacier de la Plaine morte dans le massif du Wildstrubel et le plateau du Trient sont dans ce cas,

La décroissance àea glaciers amènera de plus en plus la diminution des glaciers du type alpin, en ne laissant subsister en dernier lieu que leurs aHluents supérieurs sous forme de placiers suspendus. Il en résulte qu'au cours du retrait des glaciers leur nombre augmentera, car après la disparition de la langue principale. les derniers adluents resteront sous forme de petits glaciers distincts. C'est ce qui est actuellement en voie de se réaliser dans une partie des Alpes grisonnes, d'où le grand nombre de glaciers pour une surface glaciaire restreinte.

Le tableau qui préciMe montre aussi la

ÊrandedilTérence oui existe entre l'altitude de I limile des Dévés, puisque de 2400 m. au Sànlis elle s'élève à 3360 au Mont-Rose, Ce fait concorde avec le principe de l'élévation de la température moyenne de l'air et du sol suivant la largeur des masses montagneuses. Le Sântia, massif avancé sur le bord des Alpes, offre ainsi une différence de 860 m. comparé au Mont-Rose qui occupe le centre de la chaîne. Ces faits sont corroborée par l'élévation de la limite des forêts dans la zone des Al-

sui

I ver pendant les grands froids et exceptionnellement alors

CD temps de dégel. I Suivant la nature du mouvement de descente de l'ava-

lancho et la température, on distingue les avalanches poudreuses et les avalanche* de fond. a) Les avalanches poudreuses ne se produisent que par une basse température (0° ou au-dessous). On pourrait donc les appeler avalanches d'hiver, car elles ont lieu presque eic lu si ve ment en hiver. La neige tombée pendant les temps froids est pulvérulente et se précipite ou coule comme un fleuve de sable dans la vallée; en même temps, la neige se mélange â l'air et se I aoulève en hauls tourbillons. Ces chutes d'a- I valanclies dans les régions boisées ou habitées ' sont dangereuses, parce que, dans les vaille I étroites, le déplacement d air est si considérable. que les forêts, tes clialets, les hommes et le bi'lail ■ont emportés parfois à une distance plus ou moins considérable. /'^ Les avalanches de fond sont les avalanches dans le sens restreint du mot ; elles prennent naissance par les temps doux ; la neige humide et lourde se détache des pentes et coule comme un lleuve dans les vallées. Elle glisse Boit sur te sol même, dont souvent elle arrache et entraîne avec elle les parties superlicielles. soit sur une ancienn e couche de neige restée attachée au sol. Les avalanches de fond arrivent dans les vallées souvent avec fracas et s la DiDl détruisent tout sur leur passage. Elles ne produisent un déplacement d'air un peu considérable que lorsqu'elles tmbent par-dessus une I paroi de rochers. Le chemin parcouru par les avalan- I che9 peut dépasser deux kilomètres.

Les avalanches poudreuses et les avalanches de Ibnd se forment presque toujours aux mêmes endroits: on les appelle couloirs d'avalanches. Les habitants des Alpes connaissent très bien ces couloirs et en tiennent compte dans la construction de leurs habitations; il les placent hors de la portée du phénomène ou derrière de gros blocs de rochers qui les protègent contre le choc de la masse de neige, à moins qu'ils ne e leurs maisons des massifs de

la vallée des Ormonls, Malgr. ^ __. .

que chaque année de nombreui désastres à déplorer, car certaines avalanches ne se produisent que très sporadiquement ; d'autres, ordinairement plus volumineuses I peuvent atteindre, selon les circonstances, des dimea

it facilen

r.lali

„ .__isiblement indépendante de la quantité des précipitations atmosphériques. Le facteur pr^ominant est la température moyenne du lieu, d'où résulte dans le centre de la chaîne une réduction des chutes de neige et en même temps une fusion plus forte pendant les mois d'été,

5, Avaiam:hk». Les avalanches ne sont pas autre chose que des fleuves de neige ou des éboulements de neige, par lesquels les neiges aées l'hiver sur les pentes escarpées, sont pilées dans les régions basses. Lorsqu'el. '■■• l"*" les se produisent au-desBus de la limile des neiges, elles alimentent généralement les glaciers. Audessous de la limite des neiges elles se répètent régulièrement au printemps; elles se produisent aussi en hi-

Ingelglstschor «' J s ions telles

es bouleversent d es de montagne et tes i égées par des galeries a

I hameaux entiers.

les ferrées doivent : endroits exposés

SL'l

Muralna lalériL». (Oisdecka).

de l'OrenpBBB et dea voies ferrées de l'Albula, du Go- Ihard. etc. Depuis !I0 ans environ, grâce à des subaides rédéraoi, on a entrepris de nombreux travaui de défense contre le danger des avalanches. Ces travaux ont pour but d'empêcher la neige de se détacher des pentes escarpées ; l'avalanche ne peut ainsi se former. Suivant les cas, ce sont soit des fossés creusés dans 1b région de la uine d'arrachement, soit surtout des murs en maçonnerie, des barri près en bois, ou encore des clayonnages destinés à retenir la neige. Jusqu'à présentces travaux ont produit d'excellents nSaultats. Parfois on a cherché également ■ briser la violence du choc des svalaoches de fond, en construisant dans leur couloir même des taperons en maçonnerie, capables de les diviser ou de les dévier. Le maintien ou la création de forêts de protection est un autre moyen, dont l'efiicacitéest reconnue depuis longtemps. Le plus grand nombre des avalan-

Pendant Ihiver de 1887-1888. du I- octobre au 16 mai, il y eut en Suisse 675 avalanches importantes (J. Coaz. Latcinen-Schaden ini Schwpi:er Hoch-' {lebirge int Winler iind Frûhjalir iHSl- ■"" -""" *e groupent ■■ "

lernent furent sauvées. Il faut remarquer que l'hiver 1887.88 a été particulièrement riche en avalanches et que les dommages ne sont pss aussi considérables chaque année. Les chilfres indiqués peuvent donc être considérés comme un maximum aussi bien pour le nombre des grandes avalanches que pour les pertes causées. Le printemps 1901 peut être cilé également comme ayant été accompagné de très nombreuses avalanches de fond surtout. Le nombre des travaux de protection augmente d'année en année, de sorte que plus lard, dans des conditions analogues, il se produira beaucoup moins d'avalanches désastreuses et que les dommages seront beaucoup moins considérables.

F, PALÉOGÉOGRAPHIE (GÉOUKNIE). Les descriptions stratigrsphiques et tectoniques qui précèdent nous ont déjà lait connaître les plus importants des phénomènes géologiques et biologiques qui ont déterminé la nature et la conliguratmn du sol de la Suisse et présidé à l'évolution du monde organique. Nous voulons maintenant considérer ces phénomènes tes uns après les autres, dans leur ordre chronologique, afin d'en tracer un tableau exact. 11 est généralement admis qu'à l'origine le

6 lobe terrestre fut incandescent et fluide et qu'à I suite d'un refroidisse ment constant il se forma une croûte solide, constituée par une couche ininterrompue des gneiss primitil^. Sur cette première couche, il se déposa en premier lieu, par la condensation des vapeurs contenuea dans l'atmosphère, de grandes masses d'eau, au sein des- Ïjelies se formèrent les premiers êtres vivants. ne haute température, une grande eilension et une très bible profondeur caractérisaient cet océan primitif, tandis que les continents étaient plats et peu élevés. Tels sont les caractères du commencement de l'ère paléozoique. L'absence de sédiments siluriens et dévoniens. sûrement reconnus comme tels, indique très probablement que notre pays était alors un territoire continental, une région asaez plate de laquelle s'écoulaient des fleuves a érosion active qui se jetaient dans les océans voisins. Nous ne connaissons naturellement rien de plus sur la configuration exacte de la Suisse ji celte époque. Par contre, nous pouvons reconstituer un tableau beaucoup plus clair de la période carbonifère, ta dernière de l'ère ^aléoiolgue.

PËniDDE CAHHONiFËRK. La terre ferme s'élaitdéja plissée aux époques silurienne et dévonienne. Pendant l'époque carbonifère, des terres fermes élevées séparaient de vastes

continentales. De ces terres fortement surélevées, les lleuves charriaient des sables et des galets qui com-

Wjqui . „.__^

1887 Octobre 3 1888 Fé< Novembre — Mars Décembre 5 Avril

1888 Janvier 3 Mai avalanches de Kvrier étaient

Le classement de ces avalanches suivant les cantons donne pour l'hiver 1887-1888; Heme 18, Uri 50. Obwald 5, i;iaris 6. Saint-Gsll £. Grisons ST4. Tessin 212. Vaud 8. Valais 77. Il est naturel t^ue les mêmes avalanches ne se produisent pas toutes les années.

Ll-s dMnmages causés pendant l'hiver Le OarnarKisi! 18871888 se montent à : 81 ha. de fbrèu arrachées avec 9147 m* de bois; 3i habitations détruites ; 172 écuries ou granges ; 33 p sonnes atteintes dont 10 seulement furent sauvées; pièces de bétail (dont 51 pièces de gros bétail I. .'i7 s

des montagnes primitives. C'est ainsi que se sont I I mées les couches alternantes d'argile, de grés et de ci

te époque. On ne coonatt jusqu'à i Ublirent, ilt habiUîent en général des marais (par eiem- • deux ginemenls houiller», tout | pie le Lnbynnlhodon. un gnod batracieD). \en le S.. cetle formation triasique inférieure diminue de puisraDce. Dans les Alpes BeplentrionaleE. elle est représentée par des gisements de quartiites durs ou arkoses, qui. comme le grès bigarré, sont un produit d'érosion.

Le Trias moyen correspond dans le Jura et dans les Alpes à une écôque d'alternance de mers peu profondes et de lagunes. C'est ainsi que se sont Fortnés. d'une part, le Muschelkalb el, d'autre part, les couches de dolomite, d'arsile salifère, d'anhvdrite ou de gypse. Le Hu- BChelkalk. avec ses innombrables restes de mollusques, est une formation de mer peu profonde. Pendant l'époque triasique Bupérieure. la situation fut analogue, avec la différence cependant, qu'à côté des dépôts lagunaires. il se déposa des sédiments terrestres qui donnèrent naissance aui marnes et aux grés du Keuperavecleurs gisements de gypse. Le Keuper contient des restes de plantes et d'snimaui terrestres iFougères, Cycadées). tandis que le

fypse est une iormation ligunaire. La lin de époque triasique est marquée par l'établissement d'une mer basse très étendue dans laquelle se forinèreot des sédiments de rétasc sAiguiilaaVartM. (CiavMisttvBOglicailritifl^). fthétien ; ce sont des marnes, des calcaires à lumachelles ainsi que des grés avec d'innombrables restes d'organismes précurseurs de la Ikune iiasique. Dans les Alpes calcaires septentrioDales, la succession des couches triasiqucs est la même que dans le Jura ; cependant, à l'exception du Rhétien, elles sont presque dépourvues de fossiles. Par contre, dans la région Sud et Est des Alpes, la mer recouvrit le pays pendant toute la durée de l'époque triasique ; il s y rorma une série ininterrompue de couches en général très fossilifères (avec d'innombrables ammonites et autres mollusques), qui se termine aussi par le Rhétien, appelé ici coudies

PËRCODE Ji!HASS]<j['K. Durant toute cetle période la mer recouvre le paya. Le Jurassique inférieur. Lias ou Jura noir, a été déposé dans une mer bas»e ; le faciès marneux est prédominant, mais ce sont souvent aussi des calcair«s formés de restes d'animaux rayonnes. Pendant cette époque, seule la lone méridionale des Préalpes centrales était terre ferme, parce que là le Lias manque et le Dogger ou Jura brun est remplacé par une formation littorale. Le Dogger de noire pays prouve encore par sa nature qu'à

région du 'Todi. Ces formations sont caraclérisées pai preience de plantes à caractère tropical (fougères arborescentes); elles contiennent aussi des restes d'insectes. Ces plantes étaient des plantes terrestres et les bassins des bassins d'eau douce. Le charbon d'origine marine, si répandu dans le N. el le N.-E. de l'Europe, manque en Suisse. Pendant la période carbonifère et une courte épo-

3ue qui la précéda, se formèrent les grandes dislocations Iles hercyniennes, tandis Que plus anciennement il s'était déjà produit d'autres bouleversements très importants appelés dislocations calédoniennes. La région des Alpes a très probablement subi l'influence de ces deux séries de dislocations, car au Valais, au pied de la Dent de Uorcles, te carbonifère repose en strati lies lion discordante sur les schistes cristallins, ce qui prouve que ces derniers avaient été redressés et bouleversés auparavant. De leur côté les formations Iriasiques sont de nouveau diecordantes sur le carbonifère supérieur lequel à son tour a aussi été disloqué.

Sur les formations carbonifères proprement dites qui renferment par-ci par-là de 1 anthracite (Collonges, Sion, Grone), on trouve des conglomérais el des schistes rouges ou verdà- Ires. Ces couches connues sous le nom de semilile ou Verrucaoo (Dyas ou Permieni constituent le carbonifère supérieur (Outre- ' Khône, vallée du Sernf, vallée du Rhin antérieur). Les dislocations qui survinrent à cette époque furent accompagnées d'éruptions volcaniques, ce qui ressort du fait que des porphyres, des porphyrites, des diahases. ainsi que des tufs de ces roches, sont liés aux sédiments du Permien. Il ne parait pas que les formations carbonifères se soient déposées partout uniformément. Il est plutôt probable qu'elles ne se sont formées que localement dans des lacs plus ou moins étendus, taodis que pendant la même époque les parties élevées el disloquées du pays étaient livrées à l'érosion.

La pëfuoue TniASKjtie commence par une immersion générale et croissante. A la place des Alpes méridionales et orientales actuelles, il existait une mer profonde ou assez profonde, tandis qu'au Nord des Alpes comme dans l'Europe centrale, l'érosion continentale était très aclive ; les dépôts (luviaux constituèrent les formations du grès bigarré. Le pays était alternative' ment inondé et exondé. Sur les terrains bas, déjà aplanis à l'époque carbonifère, des animaux terreslres s'é-

leiar ils (alla 1 la W*ll*ritoks avae la TacbiDgalbom.

I cette époque la mer était peu profonde: elle était peuplée

principalement de rayonnes (Echlnodermes) et par places

I de coraux. Ceux-ci formaient rarement des récifs, tandis

[)*as le Jura central et méridional les dëpdtg du Il0|iKer

moyen et supérieur ont ~ '--- ' - -

ment de l'époque du Ji

dune mer de proroodeur variable. Tout récirs ne déposaient deB sédiments en partie calcaire*, en partie marneux. La mer juraHsique était peupléed'innomhrables mollusques (gastéropodes, lameUibrancheB). accompagnés de nombreux céphalopodes (repré«entéB par les ammonites et les bélemnitesj el de braciiiopodes. En outre, des vertébrés g ésnta vivaient dans ce» mers : des reptiles comme richthjosaure, le plésiosaure au long cou. le ptérodactyle volani, des poissons ganoldes cuirassés et des tortues. Il régnait évidemment à cette époque une vie intense. Od peut aujourd'hui recueillir en grande quantité l«s restes des animaux de cette époque, IJne riche faune d'iniectes trouvée dans le Lias k la Schambeten dans le canton d'Argovie. des débris de plantes terrestres situés dans le voisinage de rëcirs de coraux prouvent que la mer était parsemée d'Hes, Une partie des Alpes centrales deMit être terre ferme à l'époque jurassique el même déjà auparavant. Ce (kit est prouve par l'absence des dépôts liiBiques dans la partie S. de la xone des Préalpes el par la presence dans cette même région d'une formation c&~ tière datant de l'époque du Dogger, En outre, à la base de celte formation cotiere, ainsi que dans une région située nlus au S„ existe la brèche de la llornfluTi, amas de débris dolomiliques provenant du Trias qui témoigne d'une érosion câlière intense. Pendant que dans le Jura et dans les Alpes à faciès helvétique se produisait un changemenl constant dans la nature des dépôts, nous lovons au contraire que plus au S., entre cette région et celle qu'occupèrent alors les terrains des Préalpes, se déposaient à une grande profondeur une série de couches jurassiquES très uniformes, celles du faciès des schistes lustrés, duquel le faciès helvétique se rapproche peu à peu. Au S. de ces derniers dépôts se placent les dépôts entiers indiqués plus haut, puis la région continentale formée essentiellement de roches triasiques.

£n général, pendant l'époque jurassique, il se produisit de faibles mouvements du sol ; on ne trouve nulle part de traces de dislocations, de plissements comme ceux qui ont dû avoir lieu à l'époque carbonifère. Cependant la présence de formations cdtières et de régions eiondées, comme aussi

inquent complèten moins dans la lone à faciès helvétique. Par contre, dans la xone des scliiates lustrés el dans la région à faciès austro-alpin se trouvent des masses éruptives très considérables. Elles appartiennent aux roches éruptives dites basiques et se distinguent par leur couleur verte ; ce sont, à côté des tufs éruptifs, des porphyrites. desophites. des variolites et même des roches gabbroïq u es et dioriliques. On doit en conclure à l'existence de phénomènes éruplifs considérables dans la région S, des Alpes pendant l'époque jurassique a moins que — ce

2ui est fort peu probable ~ ces roches o'aieul té insérées plus lard dans les couches jurassiques par des induences tectoniques.

Peu avant la fin de la période jurassique, il se produisit dans tout le Jura central un soulèvement étendu mais non accompagné de dislocations profondes. La partie 0. de notre pays et les régions voisines se composaient alors de surfaces eiondées peu élevées au-dessus de la mer, séparées par de grands lacs, lea lace

Surbeckiens, avec leur faune et flore d'eau ouce {Physa, Flanorbit, CharaJ.

Les dépôts purbeckiens saumâtres, d'eau douce ou terrestres ne se rencontrent que dans le Jura ; dans les Alpes, au contraire, la mer jurassique passe sans interruption ou du moina ans changement de iàcies a la mer crétacique. Période CRËTrtct^uE. Les dépôts de l'époque crétacique ilTèrent essentiellement de ceux de l'époque jurassique n ce qu'ils présentent un continuel changement de ni- ■ '-- différentes régions. C'était déjà le cas 1 point pendant l'épotfue jurassique ;

ment dialincla. Ainsi le Jura et lea hautes Alpes calcaires forment le bassin à hcies helvétique où se déposa le Crétacique inférieur, soit le Néocomien, divisible en trois étages, moins puissants il est vrai dans le Jura que dans les Alpes.

Au commencement de cette période, l'O. et le N,-0. du Jura étaient une terre ferme, sur laquelle les sédiments crétaciques s'avancèrent peu à peu par transgression. Du côté des Alpes, la mer était plua profonde, aussi les sédiments sont ici plus puissants bien qu'ils aient encore un faciès analogue i ceux du Jura (faciès helvétique). Ce fait est tout a fait d'accord avec l'absence du soulèvement et des sédiments extra-marins purbeckiens du côté des Alpes. A l'épogue crétacique, la zone des schistes lustrés était aussi une dépression occupée par la mer, si, comme cela est probable, une partie des schistes lustrés appartiennent à la formation crétacique. Des roches bréchiformes semblent cependant indiquer qu'il y avait au S,, dans le voisinage, nn terrain eiondé. Plus au S., par contre, où était située primitivement la zone des Klippes préalpinea (c'est-à-dire la nappe des Préalpes et de la brtehe de la Homtluh) il a dû eiiater une mer profonde, uniforme. Lea sédiments qu'elle a laissés ne sont pas divisés en trois étages, mais ont une composition uniforme sur toute leur épaisseur; ce sont des terrains calcaires ou mameui en bancs minces ou

A ta tin de l'époque crétacique inférieure, certaines parties du Jura se soulevèrent et subirent une érosion profonde. Le même phénomène dut se produire dans la partie S. delà zone des Klippes, mais non dans ta région des hautes Alpes calcaires située entre deux. On ne sait pas si Is zone dea schistes lustrés était eiondée pendant l'épo-

Ïue crétacique supérieure. Les premiera sédiments du rétacique supérieur dans le Jura sont de nature mar-

■ - -'- '•-—■• augca ou

ue supé-

lout au moins en territoire suisse. Par contre, dans les hautes Alpea à faciès helvétique, la mer sénonieone était à peu près uniformément répandue, tandis que le Jura entrait définitivement dans une phase d'émersion.

SUI

SUl

Dans la première de ces régions, la mer sénonienne, profonde, déposa les couches dites de Seewen, formation calcaro-schisteuse, souvent très puissante. Des intercalations rouges dans ces couches ordinairement gris-blanchâtre ou verdâtre forment une transition au faciès suivant. Dans la région des Klippes et des Préalpes, tout le Crétacique supérieur est représenté par des calcaires schisteux rouges, formation abyssale, renfermant presque exclusivement des foraminifères ; ils recouvrent le Néocomien dans la partie septentrionale de la zone et reposent plus au Sud, par transgression, directement sur le Malm. Ce Crétacique rouge (Couches rouges) renferme les mêmes foraminifères que les schistes de Seewen, mais il a un faciès méditerranéen qui correspond à la Scaglia du S. des Alpes.

Les organismes de Fépoque crétacique se rattachent directement à ceux du Jurassique, du moins dans la région du faciès helvétique, où les caractères de la mer ne varièrent pas (à Texception de l'émersion momentanée purbeckienne). A la faune riche en mollusques du Néocomien inférieur et moyen succède une formation d'assez longue durée de calcaires à échinodermes (Pierre jaune de Neuchâtel), puis une formation presque exclusivement organogène, le Néocomien supérieur (Urgonien). Les ammonites et les bélemnites, si fréquentes et si abondantes jusqu'alors, disparaissent, de même que les grands sauriens, tandis que les sauriens ailés et même emplumés de la fin de Tépoc^ue jurassiaue sont remplacés par de véritables oiseaux a bec dente (Odontornitnes).

Comme pendant l'époque jurassique, des dislocations de l'écorce terrestre de peu d importance ont seules troublé l'époque crétaciaue. Les transgressions que l'on observe depuis le Crétacique moyen et qui se continuent dans le Crétacique supérieur s'expliquent facilement par des oscillations de niveau. Tandis que la fin de l'ère paléozoî^ue est marquée par de puissants bouleversements, la période crétacique termine l'ère mésozolque par une époaue de sédimentation paisible.

Cenozoîque. a) Éogène ou Période numniulitique. Déià avant la fin de l'époaue crétaciaue, une grande partie du Jura et du Plateau était exondee, de même que la partie assez importante des Alpes calcaires où le Crétacique supérieur manc|ue presque complètement. Dans les deux premières régions, l'exondation se prolongea pendant toute l'époque éocène, tandis que dans les Alpes elle ne dura que jusqu'au milieu de cette époque. Les calcaires et les schistes nummulitiques, moyens et supérieurs, représentent ici les dépôts éocf>nes les plus récents. Dans les régions exondées du Jura il se forma par places des lacs avec une faune limnale {Lininea, Planorbis^ Chara^ etc.).

Par contre, la plus grande partie du Jura alors exondée subit pendant toute la période éocène, grâce à sa composition calcaire, les eiTets d'une corrosion profonde. Le résidu de dissolution des calcaires impurs (argile rouge ou jaune dite terra rossa^ sables et graviers), que les eaux venant de la profondeur apportaient à la surface, comme aussi les prodiiits tout à fait semblables résultant de Térosion superficielle se déposaient sur le bord du massif exondé ou aussi dans les cuvettes peu profondes qui devaient plus tard donner les synclinaux du Jura (dépressions de Delémont, Moutier. etc.). Une autre partie de ces substances servit à combler les fissures et crevassés d'érosion qui existaient à la surface du sol. En certains endroits les sources n'amenèrent pas seulement à la surface des eaux saturées de calcaire ou de gypse entraînant les résidus de la dissolution des roches sous-jacentes. mais aussi des eaux thermales, riches en fer qui produisirent des dépôts de limonite (oxyde de fer hydrate) sous la forme de concrétions sphériques, soit le fer en grain (Bohnerz). Tout ce produit de sédimentation a été nommé formation sidérolithique, bien que le minerai de fer n'ait ici qu'une importance secondaire et ne soit du reste un

Êeu répandu que dans le Jura oriental et septentrional. *ans le Jura soleurois, les gisements sidérolithiques ne contenant pas de minerai sont en général sableux et argileux et connus sous le nom de m Huppererde », surtout si leur couleur est blanche ou jaune clair.

Cette partie du Jura ainsi soumise à l'érosion devait être, comme les hauts plateaux actuels, recouverte de végétation ; elle nourrissait toute espèce d'animaux terrestres, comme

le PalaeoDieriuni^ analogue au tapir, YAnoplolheriunx. VAniphicyon (un carnassier), des insectivores, des tortues, dont on a retrouvé les restes de squelettes dans les argiles sidérolithiques. On a par contre peu de données sur la flore de cette époque. Elle devait cependant être abondante

Sour une faune nombreuse de mammifères herbivores, [ais il est probable que les forêts et les prairies furent entièrement détruites par la décomposition.

Au commencement de l'Éogène récent, des changements importants se préparèrent. Le soulèvement et le plissement des Alpes, déjà ébauchés à l'époque précarbonifère et carbonifère (dislocations calédoniennes et hercyniennes), commencèrent à se faire sentir sur les couches mésozolques et cénozoïques anciennes. Tout d'abord, il se produisit entre la lisière S. des Alpes et la zone centrale aes schistes lustrés un premier soulèvement et un premier plissement avec charriages qui atteignirent déjà les terrains cristallins. Ces masses en mouvement s'avancèrent contre la mer de l'Éogêne supérieur (Oligocène) ou mer du Flysch et alimentèrent ses sédiments de débris

(grossiers ou fins. La partie septentrionale (<es Alpes et es parties limitrophes du Plateau furent enterrées sous ces sédiments.

bj Néogène. Au commencement de l'époque miocène (Néogène inférieur), les plis poussés vers le N. et les nappes de charriage venant de la zone S. des Alpes s'avancèrent considérablement. Ces masses au faciès méditerra néen recouvrirent les couches à faciès helvétiau^ de la zone septentrionale des Alpes, après avoir littéralement submergé de leurs plis la zone des schistes lustrés. Ce-

Sendant la zone des couches à fiicies helvétique s'était éjà plissée sous l'action de l'éjiergique compression de l'écorce terrestre ; il se forma alors plusieurs plis couchés les uns sur les autres. C'est ainsi que prit fin Ta formation du Flysch et que le massif des Alpes s'éleva au-dessus de la mer. En même temps, les premiers plis du Jura en voie de soulèvement se dessinèrent distinctement, tandis qu'entre ces deux chaînes s'aflaissa le large bassin du Plateau. Dans ce dernier se déposèrent alors les couches mollassiques du Néogène inférieur, surtout à la suite de l'érosion énergique agissant sur ses deux bords, et spécialement (^ns les Alpes. Ainsi se formèrent en premier lieu, sur chaque côte du bassin, les dépôts terngènes colorés en rouge, qu'on a appelés Mollasse rouge (grès et marnes de Ralligen), accompagnés déjà à cette époque de conglomérats au pied du Jura, aussi bien que sur le bord des Alpes. Au commencement, le bassin mollassique était occupé par des eaux saumâtres qui se transformèrent bientôt en eaux douces, de sorte que la plus grande partie des dépôts du Miocène inférieur sont des formations d'eau douce, comme par exemple les poudingues qui s'étendent au bord des Alpes sur une grande longueur et une grande largeur et qui indiquent une érosion fluviale très énergique. Sur les flancs du massif des Alpes en voie de soulèvement de profondes vallées durent alors se creuser. Il va de soi que ce furent à l'E. et à l'O. les grandes nappes de recouvrement qui alimentèrent l'érosion miocène. De cette façon une grande partie de ce complexe de couches charriées disparut dans le cours des temps. Cette activité destructrice se poursuivait encore lorsque le bassin miocène d'eau douce se transforma.de nouveau en un golfe marin (Helvétien), dans leauel se déposèrent les couches caractéristiques de la Mollasse marine. Plus tard, le bassin miocène se transforma de nouveau en un lac d'eau douce que comblèrent les couches de l'Œningien. Pendant cette alternance de formations marines et de formations d'eau douce, le monde organique subit naturellement des influences de diverse nature. On le remarque surtout pour îe groupe des vertébrés. Dans les marécages et sur le bord des lacs vivaient des pachydermes analogues aux hippopotames {Antracotheinuni), en compagnie de tortues, de crocodiles, etc., pendant que dans les formations marines on trouve d'innombrables requins, des cétacés et des mollusques qui se rapprochent de plus en plus de la faune actuelle.

A l'époque mollassique, le centre de la Suisse était donc occupé par un bras de mer peu profond ou par des terres entrecoupées de lacs et de marécages étendus. Le climat de cette époque était subtropical et assez semblable à celui du N. de l'Afrique* Une flore subtropicale

Poli gUclaira M nnriJDs tu bord du Jun (Carn«ri da SoJi

UtDdÏB qae dans les maraÏB croiasaient de nombreuseB cypéracéei, typhacëes. etc. Cependant le pliBBement des Alpes, de même que celui du Jura, était encore loin d'élre achevé. Pendant l'époque miocène, une grande partie du Jura resta immergi^e, quoique bch plia fussent dëjà indiqués par de TaiblcB ondulations. Le dernier, un peut presque dire le principal pliusement des Alpes, eut lieu essentiellement au commenceinent et aussi pendant le cours de l'époque pliocène.

Pliocène. C'est l'époque du grand soulèvement et plissement des Alpes. Les masses charriées de la woe du S. des Alpes s'avancèrent vers le N. en même temps que les

j. i:. j !.. j, 1 ".des Alpes; les dépôts

Bsés. et malgré leur

grands plis des couches de la lone N. des Alpes; les mollaBsiques furent refoulés et nliesés. et malgi épaisseur et la résistance 1res Torte des conglomérata

I au pied des Alpes, Ils furent très fortement bouleversés et disloqués. Cette poussée se transmit à travers le Plateau jusqu'au Jura, dont les plis déjà ébauchés s'accentuèrent, se surélevèrent; en nombre d'endroits, leurs lianes furent renversés et même chevauchés sur les synclinaux. En dernier lieu, les plis alpins empiétèrent aussi sur les couches disloquées delà mollasse, de sorte que les nappes des Klippes, déjà précédemment charriées, arrivèrent sur les dépots mollasBiques au moyen d'un vérilahle glissement par-dessua les plia septentrionaui des Alpes. Des lambeaux de ces nappes déjà auparavant très entamées par l'érosion demeurèrent dans les synclinaui des nappes du faciès helvétique, qui furent elles-mêmes plissées postérieurement: ces lambeaux nagèrent ainsi isolés au-dessus du Flysch (KJippes). Il est inutile d'insister sur le fait que pendant toute cette époque l'érosion fui très active, aussi bien dans le Jura que dans les Alpes, car partout où la terre ferme existe l'érosion agit. Le dernier effet des forces de dislocation fut de jeter les plis extérieurs des Alpes sur les dépSts mollassiques déjà fortement érodés. L'époque pliocène fui donc sur le versant N. des Alpes non seulement une période d'érosion et de formation de vallées, mais aussi la période de la dernière el de ta plus énergique dislocalioa. Par ces puissants bouleversements de la croiite terrestre, toulea les anciennes vallées miocènes des Alpes furent détruites, probablement remplies et recouvertes par les nappes du charriage lecloniaue. Au commencement de l'Ëpoque pliocène, de nouvelles vallées se creusèrent, mais elles turent de nouveau comblées par les derniers recouvrements. Ce n'est qu'après la cessation de tout mouvement tectonique que commenta la formation de nos vallées actuelles. C'est a peu près a celle époque que les Alpes atteignirent leur hauteur maximale ; la partie méridionale dépassait de beaucoup la région septentrionale. Toute la chaîne était alors en moyenne de 1000 m.

plus élevée qu'aujourd'hui (déduction faite de l'influence de l'érosion) .

Pléîstocène (Diluvien). A ce moment ou même

frobablement plus tât. se produisit à la suite de I surélévation des montagnes d'une part et de modificalions du climat d autre pari la glaciation de la région des Alpes et du Jura ; c'est la. période glaciaire.

Depuis que l'hyputhèse d'une ancienne extension des glaciers alpins bien au-deli de leurs limites actuelles a été émise par Perraudin, simple chasseur de chamois du val de Bagnes, puis formulée rigoureusement par Venetz et de Charpentier, nos connaissances sur les anciennes glaciations et les témoins qu'elles ont laissés, le terrain erratique, ont singulièrement augmenté. Aujourd'hui, nous sommes en présence d'une doctrine acceptée de tous. Il en résulte que pour des causes climatologiquei qui se sont manifestées dans presque tout l'hémisphère N., les hautes * montagnes et même des montagnes de hauteur moyenne, telles que la Forêt-Noire, le Jura, etc., ont été couvertes de neiges persistantes ayant donné naissance à des glaciers. Celte époque glaciaire a duré très longtemps, simultanément avec un fort avancement des glaces polaires. On admet aujourd'hui jre) qu'elle n'a pas été continue, mais qu'elle a pré-

senté une succession d'oscillations, dont qua< tre particulièrement accusées et ayanl eu une durée sunlsante pour avoir laissé des traces de leur existence sous forme de blocs erratiques, de moraines et de graviers fluvio- glaciaires. De ces quatre glaciations, ou oscillations graciairea. les deux premières n'ont guère dépassé le Plateau suisse, tandis que 1 avant-dernière a été la plus forte et a recouvert en entier le Jura pour atteindre Lyon d'une pari el dépasser le cours du Rhin pour adosser ses moraines i la Forêl-Noire et au Plateau souahe d'autre part. La dernière (quatrième) glaciation a laissé naturellement les dépôts les mieux caractérisés. L'enchevêtrement que présentenl les formations glaciaires de ces quatre phases a été pendant longtemps un sérieux obstacle a leur classification. Ce n'est que peu à peu qu'il a élé possible de séparer les divers éléments attribuablesà chacune d'elles. On distingue pour chaque glaciation des dépots moraininues avec des nappes de graviers qui en dépendent. Voici la nomenclature adoptée récemment. 1. Glaciation avec graviers anciena des plateaux. 3. Glaciation avec les graviers récents des plateaux. 3. Glaciation avec les graviers des terrasses supérieures. 4. Glaciation avec les graviers des terrasses inférieures. Tandis que les moraines des deux premières glaciations sont généralement peu visibles, noyées qu'elles son! sous les dépôts glaciaires subséquents, les deux dernières, par contre, ont laissé des traces très nettes qui se sont déposées concen. triquement autour du point terminal des glaciers. Les dépôts frontaux de la troisième glaciation appelée pendant longtemps l'avanl- dernière, parce ou on n'osait alTirmer positivement le nombre des précédentes glaciations, se trouvent en majeure partie au-delà des frontières de la Suisse; par contre les dépôts de la phase de retrait fortement morcelés par l'érosion subséquente, se trouvent plus à l'intérieur ; ce sont les graviers dits de la haute terrasse. Les relations entre les moraines de la quatrième glaciation et les graviers des basses terrasses sont des plus manifestes. Il a été possible de délimiter très exactement les contours de cette dernière glaciation et de constater les oBcillations locales penda^it son stade maximum, puis les phases de retrait successif jusqu'à l'état actuel ; au cours de cette phase de retrait on distin^e encore une série de petits slalionnements : premier stade, à l'enlrée des vallées alpines, deuxième stade, au milieu, troisième slade dans la partie supérieure. Entre chaque glaciation, il y a eu une phase dite interglaciaire, pendant laquelle les glaciers se sont retirés jusque dans les hautes vallées, peut-être aussi haut qu'actuellement, tandis que le climat des basses régions s'adoucissait suITi-

pour permettre l'élablissementde forêls peuplées

" rs. Mais avant l'envahissement de la végéta-

SUI

SUI

iton arborescente au pied des montagnes, le pays a pris Taspect d'une steppe, avec ses tempêtes de poussière et de sable, alimentées par les vastes surfaces dénudées que le

dans la période préhistorique de Thumanité, car la question n'est pas définitivement résolue. D*après les plus récentes recherches (Penck), les deux plus anciennes époques pa-

mr^Boi^i trc*

Extension des glaciers du versant N. des Alpes suisses pendant l'époque glaciaire.

y.JUtittferac,

glacier venait d'abandonner. Cette poussière s'est déposée sur les coteaux sous forme d'un limon argilo-calcaire très léger et poreux qu'on désigne sous le nom de « lœss ». De la végétation forestière, comme aussi de quelques formations tourbeuses inter^laciaires, sont résultés les lignites interglaciaires exploités dans les cantons de Zurich et de Saint-Gall (Uznach, Dûrnten, etc.), et ceux de Grandson, Bou^ près Aubonne, etc.

Les diverses phases interglaciaires ont naturellement été accompagnées de migrations répétées de la population animale que chaque nouvel avancement du glacier faisait fîiir vers le N. C'étaient le renne, le bouquetin, le emming, la marmotte, le lièvre des Alpes et diverses espèces de bœufs, d'éléphants et de rhinocéros. Les trois époques interglaciaires correspondraient à la présence de trois éléphants : Elephas meriaionalis, E. anttquus et E. pri' niigenius. Ce dernier, le mammouth, a encore existé lors du dernier retrait des glaciers. Les premiers hommes venus s'établir à la suite du retrait définitif du glacier ont vu et probablement chassé le mammouth, ainsi que les autres mammifères de la faune glaciaire. Quelques-uns de ces animaux de l'épocjue glaciaire se sont retirés vers le N. ou sont éteints aujourd hui, comme le mammouth ; d'autres ont trouvé un refuge dans les montagnes, en suivant la retraite des glaciers, tels le lièvre des Alpes, le chamois, le bouquetin, la perdrix des neiges et la marmotte. L'influence de l'époque glaciaire dans la dissémination des espèces végétales est connue et sera mentionnée en temps et lieu.

L'homme est apparu dans notre pays en même temps

3ue les grands proooscidiens (mammouth) et que Fours es cavernes, donc encore pendant l'époque glaciaire. Cependant les traces de son existence sont peu abondantes. Nous n'avons pas indiqué dans les tableaux stratigraphiques les divisions admises par les archéologues

léolithiques doivent être rattachées aux deux dernières époques interglaciaires, tandis (t^u'on admettait généralement que l'âge paléolithique était tout entier postfflaciaire, comme nous l'avons fait du reste, pour simplifier, dans les tableaux stratigraphiques. C'est ici le lieu ae présenter cette nouvelle conception. Chaque période de recul des glaciers alpins correspond d'après Penck à un âge anthropologique, c'est-à-dire:

Première glaciation (Gùnz).

Première époque interglaciaire. — Mesvinien : pas encore de traces certaines de l'homme.

Deuxième glaciation (Mindel).

Deuxième période interglaciaire. — Acheuléen (Chelléen) : première époque paléolithique. Troisième glaciation (Riss).

Troisième période interglaciaire. — Moustérien : deuxième époque paléolithique.

Quatrième glaciation (Wûrm). Phase de recul des glaciers alpins. — a/ Solutréen : troisième époque paléolithique; &y Magdalénien : quatrième époque paléolithique; cj Tourassien. Postglaciaire (période préhistorique).

Robenhausien : âge néolithique.

uÈien I »«^« •»" »-»-• Age protohistorique.

Hallstattien | «__ x»«„„«..^ Marnien I ^f^ étrusque.

Nous voici arrivés â la limite de la période historique, c'est-à-dire géologiquement parlant à l'âge alluvien ; dès lors les phénomènes et les événements relatifs à l'espèce humaine rentrent aians le domaine de l'archéologie et de l'histoire. Pendant cette époque et jusqu'à auiourd'hui notre pays a été soumis aux diverses influences des forces géologiques constamment agissantes. L'érosion atmosphé-

SUI

SUI

rique et réroaion des eaux courantes, comme pendant les temps postglaciaires (préhistoriques), ont approfondi les vallées dans leur partie supérieure et comblé de plus en plus leur partie inférieure ainsi que les lacs. Les formations tufléuses et tourbeuses appartiennent encore à cette époque moderne. Les forces tectoniques, autrefois si puissantes, sont aujourd'hui presque éteintes: de temps en temps, un tremblement de terre, dernier écho des anciens bouleversements, secoue encore notre sol. A cela près la petite partie de Técorce terrestre que nous habitons paraît avoir atteint une longue période de calme à laquelle, après de longs siècles succédera peut-être de nouveau une période de dislocations et de bouleversements tectoniques.

G. TREMBLEMENTS DE TERRE (SÉISMOLOGIE). Il y

ments de terre volcaniaues ou des tremblements de terre provoqués par des éboulements.

Chaque tremblement de terre a un point de départ, savoir le point de Técorce terrestre où s est produit l'ébranlement primitif. Ce centre peut se trouver soit à la surface soit dans la profondeur. Dans ce dernier cas le point situé à la surface, verticalement au-dessus du centre véritable, s'appelle l'épicentre. Logiquement nous ne devrions prendre ici en considération que les tremblements de terre dont le centre d'ébranlement se trouve en Suisse, ou à proximité de nos frontières. Mais des ébranlements même très éloignés ont souvent dans notre pays une répercussion qui n'est enregistrée que par des instruments très sensibles. Ce sont les tremblements de terre éloignés, tandis que ceux qui se produisent sur notre sol ou dans son voisinage

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1S80. 9. IV. Séisme

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