Sources sulfureuses calcaires. Ces sources ne sont pas
Elus riches en gypse ou autres sulfates que les eaux notales ordinaires. Leur teneur en hydrogène sulfure est attribuable à la décomposition des faibles quantités de gypse qu'elles renfermentau contact de terrains bitumineux ou même par l'action des sols tourbeux, comme c'est certainement le cas de plusieurs sources de ce genre qui jaillissent au bord de tourbières. Dans ce groupe rentrent les sources de la mine du Coulât près de Bex, qui alimente les bains de Bex, celles de Bonn près Guin, d'Heinrichsbad ( Appenzell), de Serneus, du val Plafna, toutes les trois dans les Grisons, et la source sulfureuse calcareo-alcaline de Stabbio (Tessin). La source sulfureuse des Ponts-Martel dans le Jura neuchâtelois a certainement une origine paludéenne. On cite dans les diverses parties de la Suisse, aussi bien dans le Plateau que dans le Jura, encore une trentaine de sources sulfureuses, dont on ne connaît guère d'autre attestation que leur odeur sulfureuse. Quelques-unes, comme celles d'Unterrechstein, du Waldstatterbad dans le canton d'Appenzell,sont connues depuis fort longtemps. Dans ces circonstances, on ne peut leur attribuer une place certaine dans notre système de classification, mais il est fort probable que le plus grand nombre rentre dans le groupe des sources sulfureuses calcaires. D'ailleurs elles ne sont utilisées pour la plupart que par la population de la région environnante.
3. Sources sulfureuses alcalines. Outre une certaine quantité d'hydrogène sulfuré, elles contiennent du soufre à l'état de sulfure alcalin, dont la décomposition est bien plus lente à se produire ; en conséquence, ces sources conservent bien plus longtemps leurs propriétés sulfureuses. Le ffypse est en très petite quantité et il est probable que c est par la réduction de sulfates alcalins que
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se forment les sulfures alcalins de ces sources. Un exemple typique est la source thermale d'Yverdon (25,5°) qui contient du sulfhydrate de sodiun. II faut placer ici les eaux de Schimberg, du Leissigerbad (Trinkquelle), de Heustrich, de Rotzloch, de Stachelberg et la source thermale de Lavey, la plus chaude de la Suisse (52°) ; elle est particulièrement riche en sulfate de sodium (0,7033 gr. par litre), dont la réduction explique sans peine la présence de Thydrogène sulfuré. Près de Champéry (val dlUiez) existe une source particulièrement riche en sulfhydrate de sodium (0,097) ; elle iaillit à l'altitude de 1320 m., à 300 m. au-dessus du village, d'un terrain schisteux noir appartenant à Téta^e oxfordien.
4. Sources sulfureuses et ferrugineuses. Il y en aurait un assez grand nombre à citer, car de nombreuses sources ferrugineuses et gypseuses sont aussi légèrement sulfureuses, mais nous avons fait abstraction de cette dernière qualité pour toutes celles où Tanalyse ne pouvait indiquer que des traces d'hydrogène sulfuré. Nous ne citerons ici que la source sulfureuse et ferrugineuse de Schuls, qui est en même temps une source fortement acidulé alcaline, représentant sous ce rapport un type spécial .
G. Eaux salines. Elles se distinguent par la prédominance des dorures et àulfates alcalins et magnésiens, donc de sels très solubles, dont les eaux peuvent se saturer dans une très forte proportion. Suivant la nature des sels prédominants, on peut subdiviser ce groupe de sources comme suit :
1. Eaux chlorurées sodiques. Ici se placent en premier lieu les eaux salées servant à la production du sel de cuisine (chlorure de sodium), comme on les extrait artificiellement du sein de la terre aux diverses salines. Autrefois, au début de l'exploitation, on utilisait pour la sa- Hnation, dans les salines de Bex, des sources salées naturelles qui plus tard s'adoucirent complètement, ensuite des travaux souterrains entrepris dans l'intention d'en augmenter le débit. Aujourd'hui encore, il existe dans rintérieur des mines des sources salines qui sont utilisées dans les établissements balnéaires de Bex et de Lavey. L'eau saline de Bex employée dans ce but renferme 15/ gr. de sel de cuisine et 170 gr. de sel, au total; celle de Schweizerhalle 239 et 24i gr., celle de Bheinfelden 311 et 318 gr. ; ces chiffres peuvent cependant varier dans d'assez fortes proportions. Dans les mines de Bex, on produit par dessalement sur place de l'eau salée tout aussi saturée que celle des autres salines, mais elle ne peut être mise en vente ensuite d'une convention avec l'État de Vaud propriétaire des mines et salines. Pour l'emploi qu'on en fait cela est d'ailleurs indifférent puisque pour les bains on dilue considérablement ces solutions concentrées. Un puits creusé a Wildegg, dans le canton d'Argovie, a fait jaillir une source su b thermale (15,6° C), contenant 9,8 gr. de chlorure de sodium et 1,77 gr. de sulfate de soude par litre ; cette source contient en même temps de l'iode, probablement un iodure alcalin (Nal 0,0^ gr.).
2. Eaux chlorurées sodiques et magnésiennes. Plusieurs sources qui jaillissent dans le Sulzthal (Argovie), rentrent dans ce groupe ; elles contiennent 5,73 gr. de sel de cuisine, 0,3 gr. de chlorure terreux, et 1,59 gr. de gypse.
3. Eaux sulfatées sodiques représentées par l'eau de Mulligen (Argovie), contenant 32 gr. de sulfate de soude par litre Une eau découverte autrefois au Burgerwald, au pied de la montagne du Cousinberg (Fribourg), contenait 26,249 gr. de ce même sel avec 12,827 gr. de sulfate de magnésie par litre.
4. Eaux sulfatées magnésiennes. L'eau purgative de Birmensdorf répond à ce type ; elle contient 22 gr. de sulfate de magnésie et 7 gr. de sulfate de soude par litre.
5. Eaux salines et terreuses. On peut placer ici l'eau thermale de Baden qui vient au jour par 21 sources différentes, toutes captées dans le délile de la Limmat, à travers la chaîne de la Làgern, soit sur les deux rives, soit^ns le cours même de la rivière. Leur température atteint 47° C. et les faibles variations de celle-ci dans les divers filons, ainsi que l'identité de composition de leur eau prouve qu'on a affaire à des émissaires d'un seul et même cours d'eau souterrain qui émerge de ce dernier
anticlinal du Jura au point le plus bas où le Trias se trouve à découvert. C'est dans les gisements gypsifères et salins que ces eaux remarquables, tant par leur composition et leur volume {Qd8 litres par minute) que par leur température, puisent les éléments minéraux dont elles sont chargées. L'eau de Baden contient 4,3514 gr. de matières minérales solides dans un litre, dont 1,6^ gr. de chlorure de sodium, 1,4142 gr. de gypse, 0,298 gr. de sulfate de soude, 0,3388 gr. de carbonate de chaux et un grand nombre d'autres sels, si bien qu'il est fort douteux que la répartition des composants acides et basiques ait pu être faite sans forcer quelque peu les choses ; à relever surtout la présence d acide borique (0,00159 gr.), de Lithium (0,0043 gr.^ et de traces d'acide arsénique (0,00027 gr. par litre). Pour un litre la quantité d'acide carbonique libre et semi-combiné représente 251,5 cm^ et l'acide carbonique libre, donc simplement dissous, 180,5 cm^ ; il y a en outre dans la même quantité d'eau 14,43 cm^ d'azote et des traces seulement d'hydrogène sulfuré, bien que cette eau sente très franchement l'odeur caractéristique de ce gaz.
Dans la catégorie des eaux salines rentrent encore les eaux-mères des salines qui ont également un emploi courant. Outre le chlorure de sodium qui se trouve aussi dans l'eau salée naturelle, les eaux-mères contiennent une très forte proportion de chlorures de magnésium, de potassium et de calcium, puis du sulfate de soude, ces deux derniers ordinairement en proportion presque égale, parce qu'ils prennent naissance par décomposition réciproque du gypse qui se dépose dans les chaudières et du sel de cuisine. La composition des eaux-mères peut varier d'une saline à l'autre, comme aussi jdans le cours de la fabrication et des années. Les salines suisses ne produisent pas d'eaux-mères contenant des sels bromes ou iodés en quantité notable.
Malgré le très grand nombre de sources minérales et leur extrême diversité, il n'y a qu'un nombre relativement restreint de ces sources qui donnent lieu à une exploitation suivie, soit sous forme de station balnéaire, hydrothérapique, de cure d'eau soit pour l'exportation. On trouvera mentionné ces établissements et leur importance dans l'article concernant l'industrie hôtelière, car dans bien des cas et même dans les cas les plus fréquents, l'usage des eaux minérales est combine avec la cure d'air et le séjour dans la campagne et la montagne, accompagné d'une bonne table.
La Suisse n'exporte guère d'eaux minérales ; au contraire, elle en importe un nombre très respectable de bouteilles, soit de France, soit d'Allemagne ou d'Autriche-Hon^ie, et ce ne sont pas toujours des eaux dont nous n'aurions pas l'analogue. Avec le choix si considérable d'eaux thermales et minérales que nous avons, ce ne devrait pas être le cas. Mais nombre de stations balnéaires autrefois assez florissantes, ou du moins couramment fréquentées, sont délaissées, surtout parmi celles du Plateau ; la vogue de ces établissements est souvent une affaire de mode, de réclame ou d'attraction spéciale, surtout par suite de la situation de la contrée. Le délaissement complet des bains de Saxon, autrefois si fréquentés, dès qu'on eut supprimé les jeux de hasard, montre bien que ce n'est pas toujours l'eflicacité des eaux minérales qui fait la prospérité d'un tel établissement ; pourtant, dans le cas particulier, il s'agit d'une eau minérale d'une composition des plus remarquables et dont la preuve n'est plus à faire.
Les eaux minérales qui sont dans le commerce, soit en bouteilles, soit en bonbonnes, sont celles de Birmensdorf, de MûlIigen, de Passugg, de Montreux, de Romanel, etc.
Même des eaux inditlérentes, vendues telles quelles ou saturées d'acide carbonique, ont bien de la peine à maintenir leur place au soleil, car des eaux importées passent toujours pour être plus eflicaces.
Sources de gaz. Comme il y a des sources formant une partie de la circulation de l'eau entre l'atmosphère et la mer, il y a aussi des sources d'air, puisque l'air atmosphérique circule aussi bien que l'eau dans les fissures du sol et des rochers, ainsi que le prouvent les courants d'air qui se produisent dans les cavernes. Cela peut représenter l'équivalent des sources ordinaires d'eau potable. Mais il existe aussi des sources de gaz spéciaux qui naissent
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dana l'intérieur de la terre et qui viennent au jour sous forme de courants plus ou moins perceptibles. La présence de gaz variés dans les eaux minérales qui les contiennent en dissolution forme une sorte de trait d'union entre les deux phénomènes. Les eaux contiennent ces gaz en dissolution ffrâce à la pression qui s'exerce sur eux et elles les abandonnent aussitôt que la pression cesse. L'eau elle-même a d'ailleurs une certaine part dans l'élaboration de ces produits gazeux au sein de la terre ; ils suivent les mêmes voies vers la surface. Outre l'air almosphériaue qui est le gaz le plus répandu, il y a en premier lieu Vacide carbonique, puis l'azote, le gaz des marais (grisou, CH4). Nous n'avons pas à mentionner les jets de vapeur, car il n'en existe pas dans notre pays.
Les sources d'acide carbonique se nomment mofettes. On peut citer de très beaux exemples de ce phénomène dans la Basse-Engadine, prés de Schuls-Tarasp. Le gaz s'accumule dans des excavations en forme d'entonnoir qui deviennent de véritables trappes à insectes, lézards, souris et oiseaux, etc., lesquels s asphyxient instantanément en y pénétrant. La mofette la plus connue de cette contrée est celle de Coltura-Felix. L'origine des mofettes s'explique facilement ; elles se trouvent à proximité du cours souterrain et des lieux d'émergence des sources minérales saturées d'acide carbonique. C'est de ce gaz, qui abandonne son dissolvant, l'eau, avant que celle-ci ait atteint son orifice superficiel, que proviennent les mofettes. Une mofette trahit ici la proximité du cours souterrain d'une des sources minérales fortement acidulés.
Il existe dans les mines de Bex un puits creusé il y a
S lus d'un siècle et demi et duquel s'écoule en permanence e l'acide carbonique. Ce puits en est toujours plein. Dans la caverne, dite Grotte aux Fées, près de Saint-Maurice, l'une des gaieries est parcourue par un courant d'air imperceptible qui éteint les lumières. C'est de l'air appauvri en oxygène, probablement par le contact préalable de Teau, l'oxygène étant plus soluble dans l'eau que l'azote. Le carbure d'hydrogène (CH4) a deux origines tout à fait différentes. Il s'en échappe de divers terrains, notamment des schistes bitumineux. Les travaux de perforation des tunnels pour l'adduction des eaux du Pays-d'Ënhaut, entre l'Étivaz et Montreux, ont rencontré du grisou dans les schistes du Flysch, dans les marnes schisteuses du Lias, comme aussi dans les calcaires foncés du Dogger et du Lias. En plusieurs endroits, le gaz a pu être maintenu assez longtemps en combustion. Dans les mines de Bex, c'est la roche salifère qui produit les émanations gazeuses du grisou; on avait capté et canalisé ce gaz pour servir à l'éclairage d'un souterrain, jusqu'au moment où celui-ci fut submergé par une intrusion d'eau de surface.
Dans les marais, de même aue dans les terrains d'alluvion, riches en matières végétales en voie de décomposition, il se forme ce même gaz combustible, dit alors ^az des marais. On en connaît suffisamment la formation dans les mares et tourbières et au fond des lacs où il forme les bulles de gaz qui montent régulièrement à la surface de l'eau. Des sondages exécutés en 1890, près de Dombim dans le Rheinthal, ont fait jaillir par le tube du sondage un courant continu de gaz inflammable jusqu'au moment où celui-ci s'obstrua. Dans cette même région, prés d'Altenhein, on observe ^ue sur un espace de terrain aride, dit Gallenboden, il s'échappe en permanence, surtout pendant les années humides, du gaz des marais. Le creusage d'un puits produisit un jet de gaz si considérable que lorsqu'on y eut mis le feu, on craignit que la flamme n'allumât une maison voisine ; on dut se hâter d'en fermer l'ouverture. Aujourd'hui, le puits terminé fournit de l'eau mélangée à ce gaz.
Dans les mines de Bex, 1 hydrogène sulfuré s'échappe en si grande quantité des sources sulfurées et probablement aussi du rocher aue celles ci traversent, du moins au début de la percée des galeries, qu'à plusieurs reprises il s'y produisit des accidents par suite de l'explosion du mélange de ce gaz avec l'air. Le réservoir de l'eau sulfureuse du Coulât laisse échapper du gaz H^ presque pur. On cite près de Bûrserwald (Fribourg), proche a'une source saline, aujourd hui perdue, une source gazeuse formée par de l'azote, 742,6 "'/qq, de l'hydroffène carboné, 218 «>/oo, d'acide carbonique, 27,9 «^/oo et d'oxygène 1,5 «/^.
Les eaujc souteimines des époques ancienties. La terre a été de tout temps exposée aux actions des eaux d'infiltration et il a dû y avoir pendant les temps géologiques autant d'eaux d'infiltration et de cours d'eau souterrains qu'actuellement. Les mêmes phénomènes de corrosion et de sédimentation qu'accomplissent les eaux souterraines actuelles se sont déjà produits antérieurement, chaque fois qu'une partie de la surface du globe fut exondée et devint continentale. Mais cette circulation ancienne n'a laissé d'autres traces que des sédiments variés. Les eaux souterraines circulant à travers les calcaires impurs les corrodent et laissent ensuite subsister un déf)ôt d'oxyde de fer ou d'ocre jaune (argile) connu sous e nom de « terra rossa ». C'est ainsi qu'il faut expliquer la présence dans les roches jurassiques et néocomiennes du Jura de ces remplissages d'argile ferrugineuse (bolus), connsu sous le nom de terrain sidérolitique (Bohnerzformation], qui comble des fissures, des cheminées ou de simples cavités superficielles dues à l'érosion. Pendant tout le crétacique supérieur et la période éucénique le Jura fut terre ferme. Ainsi s'explique facilement cette formation souterraine et superlicielle contemporaine d'une phase d'action érosive due à des eaux d'infiltration. La présence de restes d'animaux de cette époque contenus dans ces remplissages prouve celte contemporanéité. Les dépôts sidéroli tiques contiennent, outre le bolus, des concrétions pisiformes attribuables à des sources thermales ferrugineuses acidulés; c'est le fer sidérolitique, analogue, par sa structure, aux pisolites calcaires de Karlsbad.
Les sources ordinaires comme les sources thermales fortement minéralisées des temps géologiques ont eu encore un autre effet, celui de former une multitude de sécrétions minérales garnissant les parois des fissures qu'elles ont traversées. Il en résulte peu à peu des remplissages en forme de filons et géodes de minéraux cristallisés, tels que de calcite, de quartz améthyste, de barytine, de célestine, pyrite, etc., qui peuvent être attribués à des sources plus ou moins minéralisées froides, de même que les dépôts stalactétiques actuels. Mais dans les montagnes granitiques et gneissiques, le parcours d'eaux souterraines minérales, ordinairement tnermales, a eu pour effet de remplir les cheminées ascendantes de sécrétions métallifères telles que la blende, la galène, la pyrite cuivreuse, la pyrite aurifère et de toute une multitude de combinaisons sulfureuses, carbonatées et oxydées, constituant les filons métallifères, avec leurs gangues variées. Les Alpes valaisannes et grisonnes sont particulièrement riches en ces produits des eaux souterraines anciennes.
2. Rivières. Les eaux superficielles de ruissellement se réunissent aux eaux de source et forment ainsi les ruisseaux, les rivières et les fleuves. La grande variation des eaux de ruissellement est due aux changements continuels des conditions atmosphériques.
Pendant de longues époques sans pluie, les ruisseaux et les rivières ne sont alimentés que par les eaux de source. Quand la source qui alimente un ruisseau est constante, le cours superficiel de celui-ci ne diminue alors que très lentement.
Les fleuves qui ont leur bassin d'alimentation dans les Alpes, sont en outre influencés par la fusion des glaciers et des névés. L'époque des hautes eaux a lieu pour eux pendant tout l'été, tandis que celle des basses eaux arrive dans le cours de l'hiver, ordinairement en février. Il en est tout autrement pour les rivières prenant naissance dans le Jura ou dans le Plateau ; ici les basses eaux se produisent au cours de l'été pendant les
Sériodes de sécheresse. Cependant les froids continus es mois d'hiver réduisent considérablement leur volume, de sorte qu'il peut ^ avoir pour ces rivières deux époques d'étiages et deux époques de crues.
Un cours d eau d'une grande longueur et surtout la présence de bassins lacustres intercales sur son parcours régularisent le régime des eaux. Dans le voisinage des glaciers et des névés, les torrents et les rivières subissent des variations journalières de volume par le fait que la fusion est plus active le jour que la nuit. A une certaine distance cette différence s'atténue considérablement, car la crue des torrents latéraux arrive à des heures différentes du jour dans la rivière principale.
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La nature et le caractère des vallées que se sont en iéea les rivièrea, ont déjà élé étudiés dam le chapitre Cr tant de l'orographie. Comme
la profondeur des vallées ont beaucoup varié au cours des époques géologiques et varient
que les vallées jours plua profondément ou s'eicavent Isléralement sur l'une des rives. De cette fa^on, des masses considérables de matériaux peuvent obstruer le cours inréneur de la rivière et mettre en danger la région environnante. Pour y remédier, on a entrepria avec succès, dep travaux de correction de rîvier rages dans la zone collectrice dei la continuation du ravinement dans le cours inférieur, au milic en vue d'empêcher les déborden nombreux méandres du lilnatu ment produit d'excellents elTets, Grâce a ces travaux, de nombreu; dus à l'érosion des rivières, et qui en résultent, ont pu être év
lacustres ont parfois été utilisé.. , j .^, ..
vières charriant beaucoup de malériaux. Afin de produire l'aBséchement des plaines d'alluvions voisines, on a abaissé d'une quantité suflisante le niveau des lacs en
collecteur d'une rivière.
^ n système eitraordinai-
illé de cours d'eau, qui, apri>s leur jonction, roulent un volume toujours plus considérable. Deux systèmes voisins de rivières peuvent s'enchevêtrer réciproquement. Il faut remarquer encore que la direction
L« Spraitenbtuh prSg de Licben, avBnl la corrsclion.
de l'écoulement des eaux superficielles ne coïncide pas
nécessairement avec celle des eaux souterraines.
Quatre bassins fluviaux se partagent le territoire suisse :