‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 47 sur 225 · I. II. III. IV. V. VI. vu. VIII. IX · texte numérisé non relu

I. II. III. IV. V. VI. vu. VIII. IX

Année.

Versant Nord .

Versant Sud .

Ces chiffres sont des moyennes. Les températures des différentes stations présentent des variations caractéristiques dues à la situation dans une vallée, sur un versant, un plateau ou un sommet. Ainsi des localités situées dans une vallée sont beaucoup plus froides en hiver que d'autres localités situées à une même altitude sur un versant ou un sommet ; la forme du terrain détermine une stagnation des couches d'air voisines de la terre

nos vallées alpestres que dans les Alpes orientales, où, dans le Lungau de Salzburg, on relève en janvier une moyenne de —8° pour une altitude de 1000 m. C'est la température de nos vallées les plus élevées, telles que Davos et l'Engadine. Les températures les plus basses de toutes les stations suisses sont celles de Bevers (1712 m.) dans l'Engadine: moyenne de janvier — 9° ,9, minimum moyen annuel — 26° ,o (minimum absolu — 33°,3). En été

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au contraire, les hautes vallées jouissent de températures élevées; ainsi le maximum moyen annuel de Bevers est de 25^,0; la différence annuelle, d'après les extrêmes moyens indioués, atteint donc 51^,5. Sur les sommités isolées des Préalpes, le Rigi (17^ m.) par exemple, cette différence n est que de 39^,3 (minimum —18^,8, maximum 20^,5). Il en est de même pour les sommités et les vallées quant à la marche diurne de la température; la différence est beaucoup plus considérable dans la vallée que sur les hauteurs ^ la différence de température entre 1 h. de l'après-midi et 7 h. du matin est à Bevers, moyenne annuelle, 8^,4, sur le Rigi 2° ,2 seulement.

Les vallées du Jura sont également froides en hiver; OD note particulièrement, à cause de leurs basses températures minima, quelaues hautes vallées du Jura neuchâtelois; la Brévine (1(140 m.) a une movenne de janvier de — 4^,1 ; des sommités isolées sont beaucoup plus chaudes: Chaumont (1125 m.) a —2^,3.

Une température annuelle remarquablement plus élevée que celle du Plateau est celle du bassin du Léman. Genève a une moyenne annuelle de 9^,5 ; en janvier 0^,0, en juillet 19^,3; minimum moyen annuel — 10°,6, maximum 3i°.4. La rive septentrionale du Haut-Lac, protégée contre les vents du N., est encore plus clémente en hiver. Montreux a une moyenne de janvier de -|-0°,9, un minimum moyen annuel de — 8^,9. Les températures les plus élevées de la Suisse se trouvent naturellement au delà des Alpes, dans le Tessin. Les vallées alpestres méridionales ont en hiver un climat particulièrement doux; Hann écrit à leur sujet: « ...ce sont des oasis grâce à leur situation presque totalement abritée des vents froids et secs du N. et du N.-E. et à leur exposition au Midi; elles présentent des conditions de température et de végétation que Ton ne rencontre que beaucoup plus au S., au delà de la plaine relativement rude de fa Haute- Italie ». Lugano a une moyenne annuelle de 11°,4, en janvier de 1^,3, en juillet de 21°,5; des extrêmes moyens annuels de — 6° ,3 et 31°,2. Locamo-Muralto a même une moyenne de janvier de -{- 2°,0; son minimum moyen annuel n'est que de — 4^,9.

L'humidité de l'air est, sur le Plateau du moins, assez régulière. Les observations antérieures donnent généralement des chiffres trop élevés; les chiffres suivants sont récents et plus rapprochés de la vérité :

de l'insolation pour chaque mois et pour les stations prises séparément.

On voit clairement de quel avantage jouissent les hauteurs dans l'arrière-automne et en hiver. A cette époque le Plateau, entre le Jura et les Alpes, est couvert, souvent durant des semaines, d'un brouillard épais de plusieurs centaines de mètres, dont la limite supérieure atteint 800 à 900 m. Au-dessus, les hauteurs jouissent d'un ciel clair avec un splendide soleil et un air sec et chaud. Cette chaleur, nous l'avons vu, résulte moins de l'insolation que de réchauffement du sol par un courant d'air descendant ; par contre les bas-fonds du Plateau ont une atmosphère très opaque durant des jours, souvent des semaines, impénétrable même au moindre rayon de soleil. Très souvent la limite inférieure du brouillard atteint la surface du sol et les bas-fonds sont dans le brouillard. La répartition géographique de la frétquence du brouillard bas en Suisse est donnée par la petite carte cicontre (d'après G. Streun); la plus grande fréquence (audessus de oO jours) couvre une bande de terrain large d'environ 25 km. le lon^ du pied du Jura, tandis que les vallées alpestres intérieures et le pied S. des Alpes sont presque exempts de brouillard.

Nous ne dirons que quelques mots du Régime des vetits qui, dans chaque localité, dépendent surtout de la configuration du terrain a voisinant. Dans l'Europe centrale, nous l'avons vu, ce sont les vents du S.-O. et de l'O. ^ui prédominent. L'anémomètre placé au sommet du SântiB enregistre (d'après J. Hann) comme suit ces courants de rO.: sur 1000 observations relatives aux vents faites dans Tannée, 319 indiquent le vent S.-O., 2351e ventO. ; le vent le plus fort est celui de l'O. -S.-O., dont la vitesse moyenne annuelle est de 38,8 km. par heure ; le nombre des calmes est de 88 pour mille. Dans les bas- fonds les irrégularités du terrain influent sur les mouvements de l'air ; la puissance du vent y est brisée et le nombre des calmes est plus élevé. Pendant une période d'égale durée celle donnée pour le Sântis, l'anémomètre de Zurich enregistre sur 1000 observations 93 vents du S.-O., 130 de l'O. et 244 calmes ; à Zurich aussi le vent le plus fort est celui de l'O. -S.-O., mais il n'a plus qu'une vitesse moyenne annuelle de 21,6 km. par heure. La vitesse maximale, notée depuis le commencement des observations (1890), a été pour Zurich un vent de l*0.-S.-0., à la vitesse de 87 km. par heure (24,2 m. par seconde) le 6 décembre

Humidité de l'air a zdrich 1891-1900.

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