le 17 janvier
iR.ir5;s^
jusqu'à ce jour, de la même manière ; elles comportent trois notations journalières de la pression de l'air, de la température, de l'humidité relative, de l'état du ciel, des vents et de leur intensité, ainsi que des précipitations d'eau. Dès l'orisine. ces observations eurent lïeu a '7 heures du matin, a 1 heure de l'après-midi et à 9 heures du aoir (heure de Berne). Pour le détail des instruments et la manière de faire les observations, consulter les liDtrucliims pour iei obiervaleHridea ilaliont t»^léorologiquea luisaei. Le bureau central pour l'examen et l'impression des observations, placé d'abord sous la direction du président de la Commission météorologique de la Société des Sciences naturelles, devint peu a peu l'iDSlitut actuel : • Institut central météorologique suîs»e> depuis 1881, institut fédéral placé soua la surveillance d'un directeur attaché spécialement à ce service. L'institut consigne chaque année les observations de toutes les stations dans un Annuaire qui. de 1804 à 1880, porta le titre de Sehvieizeràche nieteorotogiiche Beobaenlungen, et, dès 1881, celui û'Atmalen der schv/eizerischen meteorologitchen Central- An slali. Depuis 1901. paraît en outre Ergeonùte lier logiichen Nîederichtagtnieiiungen auf den nieteoi'ologiaehen u. Hegenntesi- Stalitmert der Si-hweiz. qui vise un but pratique.
Presaiim de l'iiir. Avant de donner un aperfu des éléments qui constituent le climat, nous voulons présenter quelques faits concernant la pression moyenne annuelle et ses eilrèmes. Pour un territoire aussi peu étendu que la Suisse, la pression atmosphérique ne peut à elle seule caractériser suflisamment le climat de notre paya. La connaissance exacte de la pression de l'air est cependant den plus importantes; elle est même indispensable si l'on veut ae rendre compte du climat de contrées très étendues. La petite carte ci-jointe des isobares de J. Hann en donnera une idée liénérale ; elle indique la répartition annuelle de la pression at- ' musphérique sur l'Europe cen- isobares aoni
traie, à l'altitude de 500 m. La
pression diminue dans la direction du N, et dans celle du S. Il existe un maximum local sur la région alpestre. La pression barométrique diminue progressiv^menl
Si peu étendu que soit le territoire de la Suisse, il ne
Présente pourtant pas d'uniformité climatique, même si on fait abstraction des différences considérables qui proviennent de la grande différence d'altitude. Il suffit de passer un col dans le centre des Alpes, comme le Saint-Gothard, !e Lukmanier. le San Rernardino et le Spltigcn. et de constater au passsge la transformation complète de la végétation, pour se rendre compte que les .\lpeB constituent une barrière climatique entre le climat de l'Europe centrale, su pied N. des Alpes et les contrées méditerranéennes du S. Cette transition existe aussi du cdté Nord- Ouest des Alpes, mais elle est moins brusque grâce â l'absence d'une barrière analogue à celle des Hautes- Alpes. Nous verrons que le climat du Sud-Ouest de la Suisse, celui du bassin du Léman, offre quelques ressemblances avec celui des pays méditerranéens sep-
Prfcipilaiiom atnioiplu'riifuet. Les précipitations aqueuses sont non seulement l'un des éléments climatiques les plus importants, mais pour la Suisse elleti
u ds 5U0 m. |1H.'iU. t)«a). D'sp
prouvent à l'évidence climatique faite '
nnnii H'ohnnl la
'exactitude de la délimitation tout a l'heure. Dans ce but. duntableau ci-de^tsous qui présente pour
quitre BtatioQB le pour cent de réparlilioa des précipiu- i dans les ma iioD« meDsurileB et annuelles dsns les années i664-(698. I avec 300 à 91
U. III. IV. V. VI. VII. VllI. IX. X. XI. XII. Hiver. Printemps. Ëlé. Automne,
6 7 7 9 11 10 10 9 H 8 7 18 33 Si 38
Psrtout le minimum des précipitations tombe sur Ihiver; en été la quantité d'eau tombée est beaucoup plus coDsidérnble. Cette répartition des précipitations, (ommune à toute l'Eurofie centrale et i la zone des plaines continentales, est des plus hvonbUs aux cultures. Par contre, le mois le plus riclie en pluies n'est pas psrtout le même : Zurich, sur le versant N. des Alpes, a >0D maximum de juin à août ; au Tessin. c'est l'automne qui amène le plus d'eau et plus au S. ces pluies deiLfnoent les pluies hivernales de la zone subtropicale. Ls Suisse du Sud-Ouest a aussi ses pluies automnales : Ncuchâtel a 3 maiima, l'un en juin, l'autre en octobre. Genève a son maiinium en octobre.
fjuanlilè de> iirécipilalion». Les régions où les vents pluvieux heurtent des massifs montagneux ont une rapide augmentation des chutes correspondant à l'altitude; c'est la suite du re^idissement et de la condensation caust's par le mouvement ascensionnel des masses d'air. Ainsi I augmentation est rapide dans les Alpes et sur les deu< versants de la chaîne, celle-ci étant à peu prés parallèle à celle des vents pluvieux. D'après itebber, la mDjeane annuelle des chutes dans le N. de l'AllemaEDe est de 61 cm.; dans les riions monta^euses de l'Allemasne du centre, elle est de 69 cm. et de 81 cm. dans l'Allemagne du S. La carte pluviomélrique hors texte ïn-
ji g augmentation des précipitations pour le Jura
'" — " 'l plus ; sur le versant Sud-Est de cette
JUSIJU'
u a ixu cm- CK plus i sur je ven iDe. cette moyenne descend i 1<
a du 0/10 (ott 1903.
U dir«tion ds l'ottg»; A tignIAagrUe.
de Neuchàtel ; au bord du Léman elle est de 90 cm. et audessous ; elle augmente ensuite rapidement avec le relèvement de l'altitude vers les Préalpes. On constate des maiima
évaluer d'après les données qu'il est si dilTicile de se procurer pour la haute montagne. Les Alpes du Tessin et la région des lacs italiens ont encore de très fortes chutes (Lugano, environ 170 cm.), mais ces chutes diminuent rapidement dans la plaine du Pô (81 cm.). La carte hors texte nous dispense d'étudier en détail la précipitation aqueuse en Suisse. Voir encore l'alinéa • Climat • dans l'article
larticutiérement dans les vallées longitudinales oii la oarrière des montagnes empêche l'arrivée des masses d'air humide ; ainsi dans le Valais, la contrée la plus sèche de la Suisse, on ne relève que 60 à 70 cm. de pluies; la Basse- Engadine, malgré son altitude, ne donne que 70 cm. La vallée du Hnin antérieur, et plus spécialement la Herrschad. est relativement [wuvre en
Sion .... 89
Lugano ... 130 beaucoup plus élevée que
\ nombre de jours pluvieux fortes précipitations
La moyenne a
Zurich . . lo/ Engelberg . 166 San Bemardino. . . 117 Malgré une chute de pluie celle de Zurich, Lugano a un
de beaucoup inférieur. Ces „
indiquent une autre région climatique.
Sur la fréquence de» orages les chiffres suivants donneront quelques renseignements intéressants : la moyenne annuelle des jours d'orage eBt. à Genève,d'environ 33. à Berne d'environ 22. pour le Plateau oriental, de IT à 18.
Chaque année depuis 1884.
l'Institut central publie des cartes des orages; on constate que le plus grand nombre vont dans M direction du Sud-Ouest au Nord-Est et suivent la direction du Plateau. Nous donnons à titre d'exemple la représentation cartographique de l'orage du 9-10 août 1903, qui parcourut le Plateau, du Lévitesse moyenne de 44 km.
â l'heure et qui tut acccompagné de grêle. Au centre des vallées alpestres, les orages vont en diminuant : la vallée du Rhin antérieur accuse environ 10 jours orageux par an, le Valais central environ 7. l'Engadine. environ 6. Par contre, dans quelques vallons alpestres, les orages locaux {orages ne heure au lénilfa ; ]•■ chiETrM de l'après-midi dus aux " lïr montant des t fréquenta. Le le grande tr'éise %, Locarno
quence de jours orageu
vallées) s
Tessin a
: Lugano en ai
température. L'Europe occidentale appartient i
SUI
SUI
contrées les plas favorisées de la terre ; elle est située en | lesquelles se refroidissent surtout par rayonnement. Dans effet à l'E. de l'Atlantique, lequel donne naissance aux I les vallées les froids hivernaux sont tout particulièrecourants du Sud-Ouest, chau(U et humides, grâce auxquels les pays côtiers jouissent d'hivers doux et d étés relativement tempérés. La température moyenne annuelle est beaucoup plus élevée qu'elle ne devrait l'être, étant donnée la latitude de ces contrées. Mais Tinfluence de la mer ne se fait pas seulement sentir sur les côtes ; elle pénètre aussi à Tintérieur des terres; ce n*est que dans l'Europe orientale qu'il peut être question d'un climat continental avec des hivers froids et des étés chauds. L'Europe centrale est une région de transition : l'influence de l'océan y est encore sensible, particulièrement en niver. Si Ton calcule les températures moyennes de la latitude de Bâle d'après les chiffres de Spitaler et Batcheld, et que Ton compare la température moyenne de Bâle réduite au niveau de la mer, on trouve
3ue Bâle a une température trop élevée e 4*^,5 en janvier, en juillet de 0°,9, en moyenne de 3°,0. Pour celui qui étudie les rapports de température des différentes régions, le Plateau suisse offre le plus grand intérêt à cause de la densité de sa population. Pour une altitude de 400 à dOO m. on relève une température moyenne annuelle d'environ 8 Vs^f ce qui correspond à une température de 11° au niveau de la mer. Sur le Plateau suisse le mois le plus froid est janvier, avec une température moyenne de —1 à —2°, le
{>lns chaud est juillet, avec -|-'18 à-j-18Vi°; a différence annuelle est donc ainsi d'environ 20°. Les extrêmes annuels moyens sont pour Zurich — 13°,7et +30°,5, soit une différence de 44°. L'amplitude moyenne quotidienne est, à Zurich, en décembre, de 4° ,9, en juillet, de 11°, 8, moyenne annuelle 9°,1. Sur le Plateau, on constate naturellement quelques différences locales dans les conditions de la température, mais celles-ci sont de peu d'importance comparativement à celles que présente la région alpestre. La forme du terrain, la situation à l'abri des vents et l'exposition sont ici des facteurs dont l'influence contrebalance souvent celle de l'altitude. Il faut relever en particulier les hautes températures d'automne et d'hiver des vallées transversales courant du S. au N., notamment la vallée de la Reuss. Ces hautes températures sont dues à l'influence du fôhn ; il en est de même des contrées où le drainage empêche toute stagnation de l'air. Ainsi Âltdorf a une température moyenne de janvier de -}-0,l; les moyennes mensuelles sont, d'octobre à mars, en moyenne de 1°,3 plus élevées qu'à Zurich, situé à peu près à la même altitude. La rive N. du lac des Quatre-Cantons, entre Brunnen et We^gis, nous montre (quelle est l'importance d'une exposition au Sud, abritée contre le vent du Nord ; à Gersau, le minimum moyen annuel n'est que de —8° ,9, sous l'influence du voisinage adoucissant du lac il est vrai.
Températures. Courbes normales des raoyennes mensuelles en degrés C.
ment vifs lorsque l'air est calme et que la pression barométrique indique un anticyclone. Les hauteurs sont effleurées par un courant d'air descendant, sec et relativement chaud, qui ne pénètre pas dans les masses d'air froid en stagnation dans les vallées. Au lieu de constater un abaissement de la température correspondant à l'altitude, en hiver ces vallées présentent quelquefois une interversion de la température; l'on pénètre, de bas en haut, dans des couches d'air toujours plus chaudes. Ce phénomène est fréquent et intense dans les Alpes orientales particulièrement, ce qui est dû au caime de l'atmosphère; de novembre à janvier, ce phénomène n'est également pas rare dans les Alpes centrales où il influe sur les moyennes mensuelles. Voici quelques moyennes intéressantes à comparer :
Moyenne de janvier [i864'i900J.
Meiringen
Saint-Beatenberg
Ebnat (650 m.j - 3,1°
Wildhaus (1115 m.) -2,0°
Gâbris (1250 m.) - 2,2° Toutefois le froid hivernal est loin d'être aussi vif dans
Reckingen (1350 m.) -6,6*
Gràchen (1630 m.) -4,3°
Abaissement moyen de la température avec l'altitude.