‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 6 sur 225 · SOY · texte numérisé non relu

SOY

SOVHltRKS {Si 403 m. Corn, el vge à 4 km. N.-E. de Delémoot, . ... rive gauche de la Bine, à l'enlrëe des gorges du même nom. Station de ta ligne Bâle-Delémont. Bureau des postes, télégraphe, l^léphoae. Voiture postale pour Hoggeuburg, Avec Les fliedes-Des- 9US. la corn, compte 75 mais. 507 h. dont 15'i catholiques, 54 protestants: 374 Trançais, 195 allemands; le vge..'» mais.. 401 h. Paroisse dès 1329. Va peu d'agriculture, élève du béUil. Fabrique de chaui et cimenta. Scierie» commerce de bois. École professionnelle pour jeunes lilles. tenue par des stEurs Oblates deTroyes. Le village de Sojhières n'eel pas seulemeDt bâti le long delà Birae et de la route DelémoDl-Bâ le. il s'étend aussi vers le N., dana le fond d'un vallon romanlique, parcouru dans sa partie inférieure par la route Soyhières-Movelier-Roggenburg, Le ruislisau qui coule au fond de ce vallon et qui coupe le village en deui, servait autrefois de limite entre les communes de Delêmonl el de Sojhières, de sorte que les maisons de Sovhières se rattachaient à deux communes rivales. L'église, le presbytère et la maison d'école étaient sur le territoire de Iielémont, ce qui provoqua des chicanes sans Un. Le gouvernement lit disparaître cette anomalie en 1867, en reportant cette limite à une centaine de mptres à l'Û. du village, Soyhiéres est le dernier village de langue française en desceadanl la Birse. L'église, dédiée à saint Etienne, martyr. a été rebâtie en 1714 et consacrée en 1721. Elle renferme le tombeau du Père Blanchard, qui est le but d'un grand pèlerinage. Au-dessus du village s'élève une charmante cliapelle qui a été longlemna te chœur de Tancienne église. De la paroisse dépendent les deux hameaux Ried es -Dessus et Ri edes- Dessous; le premier a une chapelle dédiée à saint Joseph, Il lire son nom d'un château dont on voit encore les ruines sur l'arête rocheuse qui se profile à 600 m. S.-S.-E, du village ; c'était la résidence des comtes de Sosern. qui, dès le XI' siècle, administrai eu I l'avouerie du Sorneaau. Cette puissante maison était aussi la protectrice de l'abbaye deMoutier- (irandval ; c'est Oudelard 1" qui, avec l'aide des seigneurs de Frohburg, d'Aauel el d'Egisheim, en chassa les religieux et les remplaça par un chapitre de chanoines |IÛ75). Au Xlll* siècle, le Sornegau passa par héritage, avec te château de Soyhières. aux comtes de Perrette iPflK), lesquels vendirent ces biens à t'évèché de Bâle, I* même jour. 15 janvier 1271, Ulrich de Ferrelte reprit en nef Sovhières et devint vassal de t'évèché. Bn 1324. à ta mort du dernier comte, Ulrich 11, le fief de Soyhières Ht retour à t'évèché, Jean de Châlons, administrateur de révèché de Bâte, donna Soyhières à Jean, prieur du couvent de Saint-Alban, à Bâle. 13S5. A la mort de Jean de Châlons, te chapitre de Bâte protesta contre celte donation en 13%. Le prieur de Saint-Alban renonça

I à ce lier en faveur de son frère, Richard dit Stocker, châtelain de Uelémont, lequel, en 1337. acheta te château et I le village de Soyhières, pour 1000 norias d'or, de l'évèque

de Bâle, a la condition que le nouveau seï^eur réparerait te château et assurerait au dit évéque l'entrée de la forteresse en temps de guerre. Richard Stocker était propriétaire du château, quand, en 1356, un tremblement de terre renversa le manoir, Richard le reconstruisit bientôt et l'habita de nouveau. Le château passa ensuite à l'écuyer Jean Olrich de Délie, qui le vendit à Thiébaut VI, comte de Neuchâtel en Bourgogne, en 1388. Un héritage fit échoir, en 1402. la seigneurie de Soyhières à Henri de Boncourt et à Pétermann de Tavannes. L'évèque de Bâle. qui avait druil de rachat sur Soyhières, et était le suzeram du château, donna l'ordre aux deux co-propriétaires de mettre la forteresse en état de défense, pendant la guerre de Souabe, en 1499, lia n'en firent rien. Aussi un corps d'Autrichiens a'empara-l-il du château qui l\it incendié. Le castel ne fut plus relevé. En 1576, l'évèque de Râle, Christophe de Blarer, racheta Soyhières avec tous ses droits et appartenances. Cette seigneurie demeura dès lors dans le domaine de l'évêché de Bâte jusqu'en 1793. Pendant ta période de ta Révolution française, les ruines du château furent vendues comme biens nationaux. Vers le milieu du siècle paisé. l'ingénieur Quiquerei en fit l'acquisition ; il les restaura Quelque peu et y installa un petit musée d'antiquités locales. Ce musée n'existe plus ; tes objets les plus curieux ont été vendus à divers musées de la Suisse. On a beaucoup discuté sur t'élymotogle du nom de Soyhières ; les uns y reconnaissent une origine celtique (Sorni, colère, et

§eo. engendrer). D'autres le font simplement dériver e Sornegau, pays travei-sé par la Sorne, par contraction

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