O.OB
Nidwald . . -
. o.ai
Schwyz . . .
Fribouru . .
Bâle-Campagne
Vaud , .
Mle-Ville
Berne . .
Saint-Gall
fhurgovic
Genève .
AppenzellRh.'Ext. SM
\a règle posée ci-dessus ne soulfre aucune exception : tous les canlooa catholiques, sans exception, occuprnl dans celte liste un rang honorable. La répartition des divorces entre cantons pour les années 1901 à 1904 ne doil niodiljer que très légèrement l'ordre des cantons et la relation entre les chitl'res, elle ferait probablement passer (ienève au dernier rang. En prenant les villeii seules, on arrive pour la même période à des résultat» qui vont de 4.23 divorces pour lOOO mariages à 5.70" .... pour llérisau, Winlerlhour. r.enéve, Zurich, lie rne. Biennc et ïiaint-tïall. Fribourg et Luceme sont Ich villes suisses où l'on divoirc le moins. La statistique prouve que les divorces sont d'autant plus fréquents que s'aci dill'i^renec d'âge entre les époux, surtout quand h est plus iigée que le mari. En outre, elle démontre que sur 100 ménages dissous par le divorce, il y a 40 ménages
SUI
SUl
sans enfants. En général donc, la présence des enfants est favorable au maintien du lien conjugal, car la proportion des ménages sans enfants est très loin de ces chiffres.
2. Natalité, a) Naissances. Les Auctuations de la natalité sont en général parallèles à la nuptialité; il y a des périodes de hausse et de baisse en corrélation avec les conditions économiques du pays, mais qui ont aussi d'autres causes assez difficiles à déterminer. Voici la série des naissances survenues en Suisse depuis 1871 (y compris les mort- nés).
Moyenne
Moyenne
Moyenne
Moy. 1886/90
Mo)
Moy. 1896/1900 %163
Moy. 1901/05 98134.
En trente ans, le chiffre des naissances a passé de 81 629 à 100635. Si Ton ne tient compte que des naissances d'enfants vivants, on trouve que la natalité a été pour 1000 habitants de 30,1 (pour les périodes quinquennales de 1871 à 1901) et de 31,2; 28,6; 27,4; 27,4; 28,4; 27,9 pour les années suivantes. Les extrêmes sont 26,3 ^lu\ en 1890 et 32,8 «/oo en 1876.
Pour l'ensemble de la période 1871-90, plus spécialement étudiée par la statistique fédérale, voici l'ordre dans lequel se présentent les cantons :
Appenzell Rh.-Int. 37,0
Baie-Campagne . . 34,8
Appenzell Rh.-Ext. 34,5
Berne 33,9
Uri 33,8
Soleure 32,9
Fribourg 32,7
Bàle-VUle .... 32,7
Schaflliouse . . . 31,7
Schw}'z 31,7
Saint-GaU .... 31,0
Nidwald 30,8
Valais 30,4
Tessin 29,9
Thurcovie .... 29,6
Zurich 29,4
Vaud 29,3
Argovie 29,0
Zoug 28,9
Glaris 28,0
Lucerne 27,8
Obwald 27,1
Grisons 26,3
Genève 24,3
Moy. de la Suisse 30,8 Les chiffres extrêmes sont : Genève Rive droite 22,2 "'/oo et Courtelary (Berne) 40,6. En comptant les naissances, non plus par rapport au total des habitants, mais au nombre des femmes en â^e d'avoir des enfants, on trouve pour Tensemble de la Suisse qu'il y a 120 naissances annuelles pour 1000 femmes en affe de fécondité. Pour Genève, ce chiffre tombe à 78 et il monte à 145 pour Appeniell Rh.-Int. (par districts, chiffres extrêmes : 70 Genève- Ville et 174 Nidau (Beme|. En ne tenant compte que des femmes mariées en ace de fécondité, le nombre des naissances annuelles légitimes est de 248 *Voo ; il varie entre 155 à Genève et 315 Uri pour les cantons, 145 Genève-Ville et 336 Franches-Montagnes (Berne) pour h's districts. Dix districts seulement (Genève tout le canton, Glaris, Nyon et les 5 districU zuricois d'Aflblti'rn, Hinwil, Meilen, Pfaffîkon et Uster) ont une natalité légitime inférieure à 200 naissances annuelles pour 1000 femmes en âge de fécondité. Soixante-dix districte ont de 200 à 249«>/jj, naissances; 84 districts ont une natalité supérieure à la moyenne (250 à 299 w/m) ; 18 districts une natalité très forte, supérieure à 300 w/qq. Ce sont six districts bernois (Laufon, Nidau, Frutigen, Delémont, Moutier et Franches-Montagnes), Uri, trois districts fribourgeois (Gruyère, Glane et Singine), Arlesheim (Bâle- Campagne), les dixains valaisans de Couches, les deux
Karogne, Sierre, Viège et Loèche, en6n le district du Val-de-Ruz (Neuchâtel). Les différences de natalité sont considérables, même entre contrées de même race et placées dans les mêmes conditions. Berne, par exemple, a chaque année 70 naissances de plus, pour 1000 femmes mariées en âge de fécondité, que Zurich (280 contre 210). Cette différence ne semble pas énorme, mais si l'on songe au nombre de femmes en âge de fécondité et au fait que la différence se répète chaque année, on trouvera qu en 20 ans, à population lêffale, les femmes bernoises en âge de fécondité, ont 84000 enfants de plus que les femmes zuricoises.
Les principaux facteurs qui concourent à la plus ou moins grande natalité sont la proportion des femmes en âge de fécondité relativement a la population totale (239 à 323 ^/oo)t la proportion des femmes mariées (392 à 539 ^/qo ; celles-ci ne dépassent la moitié du nombre des femmes que dans les deux Appenzell et Glaris) et la fécondité légitime ou non (légitimes 155 à 315 ^/qo)*
Nous avons vu que pour le nombre des mariages les districts industriels occupent la première place, les districts agricoles la dernière ; pour les naissances, l'ordre est le même ; même ordre aussi en ce qui concerne les confessions ; les districts protestants ont une natalité plus forte que les districts catholiques ; au point de vue des langues, la proportion serait la suivante : districts allemands, 31 naissances par 1000 habitants, districts français, 30,6, districts italiens, 29,7, romanches 26,4. Dans beaucoup de districts ruraux ou montagneux, l'émigration enlève une grande partie de la population mariable. La comparaison donne des résultats analogues si l'on prend pour base le total des mariages ou des femmes en âge de fécondité. Le nombre des enfants par famille (y compris ceux provenant d'un mariaffe subséquent) est en moyenne de 4,9 pour l'ensemble de la Suisse et par mariage de 4,1.
Nombre d'enfants par famille et par mariage de 1871 à 1890 : Enfants
Cantons par famille par mariage
Uri 5,9 5,2
Bâle-Campagne 5,6 4,7
Fribourg 5,5 4,9
Tessin 5,5 4,7
Valais 5,4 4,9
Appenzell Rh.-Int 5,4 4,4
ScnafThouse 5,3 4,4
Berne 5,2 4,5
Nidwald 5,2 4,4
Schwyz. 5,1 4,2
Appenzell Rh.-Ext 5,1 4,0
Obwald 5,0 4,5
Saint-Gall 4,9 4,0
Neuchâtel 4,9 4,1
Argovie 4,9 4,1
Zoug 4,7 3,9
Thurgovie 4,7 3,9
Grisons 4,6 4,0
Vaud 4,4 3,8
Zurich 4,3 3,5
Lucerne 4,3 3,6
Bàle-ViUe 4,3 3,6
Glaris 4,0 3,2
Genève 3,1 2,7
Pour les cantons dont on possède des relevés remontant jusqu'au début du siècle, on remarque une tendance marquée à la diminution du nombre des enfants par mariage. Glaris, par exemple, qui n'a plus que 24,5 naissances par 1000 habitants pour la période 1894 à 1904, en avait 40,2 pour la période 1831 à 1840.
hj Natalité illégitime. Le nombre des naissances illégitimes est en diminution. Voici les chiffres totaux pour la période 1871 à li)04.
Moy. Moy. xMoy.
SUI
SUI
Mov. 1886/90 4009 Moy. 1891/% 4089
Moy. 1896, 1900 4417 Moy. 1901/04 4322
La proportion des naissances naturelles, qui avait auff-
mente pendant les deux premiers tiers du siècle, est ae
5,7 % en 1871 . L'année suivante, elle tombe à 5,2 ^L et se
maintient autour de 5 % jusqu'en 1885. De cette date à
1895, le recul est à peu près constant. Les chiffres de
1896, 1897, 1896 et 1899 sont 4,4; 4,4; 4,3; 4,3. À Berne, par exemple, la movenne est tombée de 6 à 4 ^/o, à Baie- Ville de 12 à 7 %, à Genève de 12 à 9 «/o. Voici par cantons la proportion entre les naissances naturelles et le total des naissances, telle qu'elle a été établie par le bureau fédéral de statistique pour les années 1871 à 1890, et telle que nous l'avons déduite des cinq dernières années connues 1900 à 1904.
Nombre des naissances illégitimes sur 100 naissances totales : 1871- 1900-
1890 1904 Cantons % %
Genève 11 9
Bàle-Ville 11 8
Fribourg 6 5
Lucerne 6 3
Berne 6 4
Vaud 5 5
Zurich 5 7
Soleure 5 3
Neuchâtel 5 4
Schallhouse 4 3
Grisons 4 3
Valais 4 5
Argovie 4 3
Thurgovie 4 4
Saint-Gall 3 4
Bàle-Campagnq 3 4
Appenzell Rh.-Ext 3 3
Un 3 1
Tessin -3 3
Schwyz 3 2
Obwald 3 2
Nidwald 3 1
Zoug 2 2
Appenzell Rh.-Int 2 2
Claris 2 2
Zurich, Valais et Saint-Gall, où la population étrangère augmente constamment, présentent une aggravation de la natalité illégitime. En somme, ce sont les cantons renfermant de grandes villes et dont la population immigrée est considérable, qui seuls ont une proportion assez considérable de naissances illégitimes, proportion d'ailleurs inférieure a celle des pays voisins.
cj Naissances multiples. Le nombre des naissances multiples représente à peu près le 12 ^/qq ^^ l^^^ ^^^ accouchements *. Sur 1711377 accouchements oui ont eu lieu en Suisse de 18 1 à 1890, il y a eu 2ii56Ô naissances doubles, 204 triples et 3 quadruples (une dans chacun des cantons de Vaud, Berne et Zurich). La proportion des naissances multiples varie entre 8 ^^'^^ (App.- Ext.) et 15 •"/„ (Lucerne). Sur 100 naissances gémellaires, il y a eu pour cette période de 20 ans, 31 fois deux filles, 33 fois deux garçons, 36 fois la paire. Les naissances triples représentent 12 naissances sur 100 OU). Elles se répartissent en moyenne comme suit : 24 »/o trois garçons, 28*^/0 trois filles, 28 '^ g deux garçons et une tille,
* D'après la statistique de M«ll«t, A Genève, la p'opoitioo était aa> refois de 1 oaishance double sur 73 a(-cou<*bem*-nt>, i*e qui rep'és«*Dtait 13 à 14 pour 1000 du total des paissantes, chiffie sen^ibl meDt rapprucbe de celui que nous indiquons pout la période actuelle.
âO % un garçon et deux filles. Quant aux trois accouchements quadruples, deux comportaient la double paire et le troisième quatre garçons.
Nombre moyen des couches multiples sur 1000 naissances de 1871 à 189u.
Lucerne 15
Grisons 14
Schaflhouse .... 14
Bâle-Campagne . . 14
Obwald 13
Valais 13
Uri 13
Soleure 13
Nidwald 13
Zoug 13
Bâle-Ville .... 13
Berne 12
Fribourg 12
Saint-Gall .... 12
Schw)[i 12
Argovie 12
Zurich 12
Neuchâtel .... 11
Thurgovie .... 11
Glaris 10
Genève 10
Appenzell Rh.-Int. . 9
Appenzell Hh.-Ext. . 8
Vaud 12
Il résulte des travaux des statisticiens que le nombre des naissances multiples est en rapport avec Tâge de^ la mère ; elles sont surtout nombreuses dans la classe d'âge de 35 à 40 ans, de 40 à 45 et de 30 à 35. Elles sont plus rares chez les jeunes mères. La proportion est presque la même 13 "•/•# et 12 ••/o, pour les enfants illégitimes que pour les légitimes.
dj Morti -natalité. La proportion des mort-nés au nombre total des naissances varie peu ; elle a une tendance à s'abaisser. Voici les chiffres des mort-nés pour la période 1871 à 1905.
Moye] 1871/75
Qne de
Moyenne de
Moyenne de
ai 75
Moyenne
1 de
Moyenne de
Garçons.
1881 -Si
Movenne de Moyenne de
De 1871 à 1875, la proportion aux naissances totales était de 4,7 %; elle s'est aotaissée presque graduellement jusqu'à 3,5 pour les cinq dernières années. Elle varie de 2 à ^ ^U suivant les cantons. Chose intéressante, les mort- nés sont en majorité du sexe masculin.
Mort- nés par sexes.
Filles.
Sur 1000 naissances masculines, il y a 45 mort-nés ; sur 1000 féminines, 36 mort -nées (39 et 31 pour les cinq dernières années). La roorti-natalité est sensiblement plus grande chez les enfants naturels que chez les légitimes. Sur 1000 enfants légitimes nés de 1871 à 1890, il y a 39 mort- nés et 65 pour 1000 enfants naturels (70 pour les garçons et 60 pour les tilles) ; ces chiffres tombent à 34 et 55 pour les cina dernières années connues. Comme on
Î>eut le présumer, la morti-natalité est plus fréquente pour es naissances multiples. Elle monte de 39 ®<^'o, à 96 '^^ «, pour les naissances doubles et à 219 ^*/^^ pour les naissances triples.
e' Proportion des naissances par sexe. Il naît en moyenne en Suisse 106 garçons pour 100 tilles. Le chiffre est "à peu près constant, le maximum de la période de 20 ans étant pour les garçons 107,1, le minimum 104,9. (De
iH tes c:
Bpou
f) Origine des uéi vivant». La répartitioD des naissances vivantes suivant l'origine donne pour les vingt ann^s (étudiées : 75 bourgeois du canton, 16 d'un autre — ■ ^i 9 étrangers. Les chiffres détaillé* par cantoo
il de r
Appenzell Rh.-!
Argovie Luceme .
Schwyi .
Fribourg , Nidw«ld , Grisoni Uri . . .
Obwald .
Tessio . .
Viud - .
Claris . .
Soleure .
Açpeniell Rh.-Ex Baie-Campagae .
SchaOtiouse .
Saint-GaU
Thurgoïie Zoug . .
Neuchàtel , Genève Bâte-Ville
ivauls étaient :
Bourgeois d'autres can-
cantons'urbains de Genève et Bàle-VÎIte, cependant, le nombretdes naissances de bourgeois est très inférieur au
taux du chiffre des bourgeois {'Si et 19 */, des naissances
En thèse générale, les Confédérés établis dans un cantoo et les étrangers qui y résident ont une natalité plus forte que l'élément autochtone de ce canton.
Bàte-VilIe .' Genève . .
natalité légitime et plui "ci les chiffres :
Bourgeois
Bàle-Viile'
les bourgeois de Genève et de Bàle-Viile ODt une natalité illégitime inférieure à la moyenne de la Suisse. Leur rang dans la natalité illégitime est dû eiclusivemeot aux émigrés. Nous avons dit que la natalité des étrangers fliés en Suisse est de 31 "/„. Elle est de 35,9 pour les Italiens. 34,6 pour les Autrichiens, 32,7 pour les Allemands, 2i pour les Français et 20,9 pour tes autres étrangers.
3. Uorlalilé. a} Décès. Le nombre des décès tend a diminuer si on le compare à l'ensemble de ta population, ce <|ui prouve (|ue rhvgiène améliore peu à peu les conditions de durée de la vie. Voici les chiffres totaux depuis 1871, (sans les mort-néa) :
SUI
SUI
Dëcéa
Sexe masculin " Fëminin
Moyenne de décès par lOOl) habitanu, de 1900 à 1904.
wmmmmm
moins de isn / - ^ 5-/4
fî.Borei.
Classes dage
9(h99 SÛ^ 60 et plus
KÂtt/ngensG.
ToUl des décès de 18S1-1890 d'après le sexe et les classes d'âge des décédés.
Bâle -Ville Neuchâtel Zurich
Bâle-Campagne Soleure Zoug . .
Thurgovie Nidwald Obwald Glaris . .
Schaffhouse Vaud . . .
Lucerne Saiut-Gall .
Âr|[ovie . .
Grisons . .
Âppenzell Rh.- Schwyz . .
Uri . . .
Valais . .
Fri bourg .
Tessin . .
Appenzell Rh.-Int.
Moyenne de la Suisse 17,7 L*amélioration est assez sensible pour que le maximum soit inférieur à la moyenne de 1871 à 1876.
Les cantons urbains, qui
-Ext.
Moyenne de 1871/75 64479
Moyenne de
\ Moyenne de
"/oo
«^/oo
'«/oo 21,3
618(fâ
Moyenne de
Moyenne de
~/oo
~/oo
i9ai
Moyenne 1901/05
Moyenne
de
de
~/oo 18,1
Le chifTre de 1871 qui ne s'est jamais reproduit depuis, bien que la population ait beaucoup augmenté, est dû en partie aux maladies infectieuses apportées par les internés de Tarmée française. La diminution de 23,8à 14,5®Voo représente une amélioration d*un cinquième entre les deux périodes extrêmes. C'est là, avec l'excédent des naissances et l'excédent de l'immigration, un des facteurs princif)aux de l'augmentation de la population. Notre carte de a mortalité exige une explication : la proportion est faussée pour plusieurs districts, Diessenhofen et Rive gauche (Genève) entre autres ; leurs hôpitaux et asiles cantonaux leur donnent une proportion de décès trop forte. Depuis 1891 les décès sont attribués au lieu du dernier domicile, ce qui est plus exact. La statistique fédérale n'a calculé les moyennes que pour la période 1871-1890, qui est vraiment trop ancienne étant donnés les changements survenus depuis. Nous avons dressé le tableau suivant pour les cinq dernières années connues 1901-
ont travaillé au développement de Thyffiène publique, ont une mortalité beaucoup plus favorable. Les extrêmes pour la période 1871 a 1890 éUient compris entre 19,2 et 29,3; aujourd'hui ils flottent entre 14,4 et 22,4.
h) Excédent des naissances. L'excédent des naissances sur les décès atteint les chiffres suivants pour les treize dernières années
1895 25 226 1898 32 879 1901 37 010 1904 34010 Moyenne 31 896. Au toUl les naissances surpassent les
décès de 414 651 unités.Les cantons participent très inégalement à cette augmentation.
Excédent des naissances sur les décès pour la période décennale 1895 à 1904 :
Berne .
Zurich .
Saint-Gall Vaud . .
Arçpovie .
Fribourg Bâle-Ville Soleure .
Lucerne Neuchâtel Valais .
Tessin .
Thurgovie
Bâle-Campagne . 8 650
Schwyz .... 5902
Grisons .... 5821
Âppenzell Rh.-Ext. 4 721
Schaffhouse Uri .
Zouff .
Genève Glaris .
Nidwald Obwald
Âppenzell Rh.-Int. 1 391
Pour l'ensemble de la Suisse, le total est de 335653, soit une moyenne annuelle de 33 565, soit environ un tiers du total ; en d'autres termes : 3 naissances annuelles pour deux décès.
Saint-Gall, moins peuplé que Vaud, le devance. Soleure, oui a 40000 habitants de moins que Genève, a un excédent de naissances six fois plus considérable. Ce dernier canton est même devancé par Uri et Zoug avec leurs 20 et 25000 habitants. Pour la période 1871-1905, l'excédent de natalité est le suivant pour mille âmes de population :
Moyenne
Movenne
Moyenne
en. 1886/90 7,1 MovenDel8&</95 7,8
MÇSfe
M?ïf
Si l'on met à part 1871, année exceptionnelle, l'excédent annuel moyen descend une eeule fois au dessous de 6<»/og en 1890. année d'influenu. Depuis une [jumiaiae d'aanées, l'amélioration est considérable. Dès 1^. le chiffre de 1876. considéré alors comme exceptionnel, est dépassé actuellement chaque année. L'excédent moyen de niUlilé, qui était de 7,3 "',, pour la période IS'fl à 1890, monte à 9,& <*>/aopour les 14 années suivantes. La statistique fédérale a établi les proportions pour la période 1871 à 1890 mais les données sont très différentes des chiffres actuels. Voici la proportion pour 1904:
Excédent des naissances sur 1000 habiUnts en 1904. Genève .... t,4 Saint-Gall ... 108
Claris 4,0 Valais .... 10.9
Grisons .... 6.4 Fribourg. . . . 11,0
Vaud 7,8 Arttovie .... 11.2
Schaffhouse ... 8,3 Bâle-Campaffne . 11,4
Tessin 8,4 Bàle-Ville . . . 11.7
Neuchâtel ... 8.6 AppeniellRh.-[Dt. 11.8
Zurich 9,0 Obwald .... 12.0
Schwji .... 9.2 Berne .... 12.2
Thurgovie ... 93 Soleure .... 14,0
Appeniell Rh.-Eït. 9,9 Nidwald .... 14.1
Zoug 10,5 Un 14.6.
Lucernc .... 10.7
Movenne de la Suisse en 1904 : 9.9, Pour la période 1871 â 189f), les chifTrea extrêmes éuient 0.1 et 10,^ (Genève et Bâ le -Campagne). L'eicédent de natalité est naturellement
Elus faible chez les bourgeois des cantons que chei les onfédèréset les étrangers. Cette différence provienlde ce que ces deux demiera éléments sont formés en bonne partie d'immigrants qui se recrutent parmi les classes d'âge les plus vigoureuses. Genève est rependant te seul
SUI 999
canton où les bourgeois ont une natalité plus (aible que la mortalité (16 naisaancea vivantes sur <»/„,24 décès ■*/« pour la période 1871 à 1890, et le phénomène continue). Bàle-Ville. qui se rapproche le plus de Genève, a un très faible excédent de natalité parmi ses bourgeois.
cj Sexe et âge. Ia mortalité des femmes est moins élevée que celle des hommes, mais l'écart diminue cependant. De 1871 à 1880, il est mort 88 perwinnes du sexe féminin pour 100 du sexe mascuiin. 91 dans les dix années suivantes et 96 de 1900 à 1904, Les deux sexea paj'ent à la mort un tribut très irréyulier suivant les à^. Voici les chiffres moyens pour les cinq dernières années :
Décès (uns les mort-nés). Uoyenne annuelle suivant le sexe et l'âge (1900 à 1904).
Ponr 100 Sexe Sexe dusexeféminin
Classes d'âge. masculin féminin combien de décès masculins Moins d'an mois . . 3014 2260 136
de 1 à 11 mois . . 4205 3567 120
18<fâ
de 30
de 40
de 50
Les
etiUg
arçoDS de moins
d'une année
. . Hits sarcons de moins d'une année sont nlus Hciles a é
Eroportioi --- , — — -r -r >rle encore dani le premier mois. Jusqu'à cinq aun, le chiffre des morts s'^alise entre les deux sexes, puis passe à l'avantage des garçons jusqu'à l'adolescence et surtout de 15 à 20 ans, époque oii beaucoup de jeunes niles succombent à la tuberculose. Les hommes ont encore l'avantage de 20 à 30 ans ; cela tient en partie à la maternité qui ftil beaucoup de victimes. De X à 40 ans, il y a à peu près parité. Mais au delà les hommes disparaissent en beaucoup plus grand nombre. 128 et 131 contre 100 femmes pour les deux décades de 40 à 50 et de 50 à 60 ans. En ce qui concerne les décès de vieillards, on compte dix femmes pour neuf hommes. 35^ des décèdes du sexe masculin avaient atteint ou dépassé la soixantaine : 40 % des femmes i — ■ — ' "■•"■"' '" ".*„.,. î^, tistique montre, ca mortalité infantile
10000 habttane )eU.
atteint le m^me âge. La alaest déjà dit plus haut, que la
is forte chei les garçons aue chez les Rlles; elle est plus forte encore pour les g""" çons chez les enfants natu-
Sexe masculin " Fémioin
/-? S-m IS-19 20-23 30-33 Classes d'âge
91^93 Se-53 BO etplus
Proponion pour tuono hi
Sur 1000 vantes sont morts dans la première année (1871-90).
Légitimea . 147 mies.
9 178 garçons.
Illégitimes . 232 filles.