‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 88 sur 225 · tOO Avcnehes ci · texte numérisé non relu

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Répartition de la^populatton jaive en Suisse.

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des pays limitrophes, de TAlMce notamment, du Grand- Duché de Bade, d'autres parties de l'Allemagne, de l'Autriche et de la France. Une bonne partie des Israélites de Bâle, de Sienne, de La C ha ux-de -Ponds, de Genève, d'Avenches, de Berne et de Fribourg sont originaires des deux villages-frontières alsaciens de Hegenheim et de Hagenthal près Bâle. Ceux de Zurich, de Baden et de Saint-Gall proviennent en grande partie du Grand-Duché de Bade, notamment de Gailingen et environs. Les nouveaux venus ont fait souche dans le pays et s*y sont fixés définitivement ; un très grand nombre ont obtenu la naturalisation suisse et sont complètement assimilés aux Suisses d'origine. L'armée suisse compte beaucoup d'israélites dans ses rangs et même dans ses cadres. On peut juger par là du changement opéré dans l'esprit du peuple qui s'habitue à voir dans les juifs des é^ux, des citoyens honnêtes et consciencieux et à se départir des préjugés qui régnaient à leur égard. La jeunesse juive fréquente les écoles publiques et est élevée, par conséquent, dans les mêmes principes que la jeunesse des autres confessions, car les Israélites n'ont tenu nulle part à avoir des écoles particulières.

Au point de vue cultuel, les Israélites forment vingtdeux communautés, toutes constituées d'après la loi fédérale sur les associations. Ce sont, par conséquent, de véritables sociétés civiles, indépendantes des gouvernements cantonaux dont elles ne reçoivent aucune subvention. Elles s'administrent elles-mêmes. Même la communauté de La Chaux-de-Fonds qui, d'après la loi neuchâteloise de 1873 sur les cultes, aurait pu se rattacher à l'Etat, a préféré le régime de la séparation. Toutes les questions d'ordre administratif sont néglées dans les différentes communautés par des comités qu'élisent les contribuables. Quant au budget devant couvrir les frais du culte, il est établi sur la base de contributions obligatoires auxquelles s astreint chaque membre d'une communauté. Les contribuables sont divisés en un certain nombre de classes, selon leurs capacités financières. Dans chaque communauté, il y a encore des associations philanthropiques et mutuelles ; plusieurs possèdent des sociétés d'ordre intellectuel, des cercles littéraires où Ton cherche, par des conférences sur l'histoire et la littérature juives, à travailler à la culture des adultes, tels sont les Vereine jùdischer Getchichte und Lileratur de Zurich, de Winterlhour, de Saint-Gall. Pour l'avancement des études bibliaues et talmudiques, il y a, dans certaines communautés, des locaux spéciaux, ainsi à Bâle le a Bet-Hammidrash » où le rabbin donne plusieurs fois par semaine et chaque samedi, après le culte du matin, des conférences homilétiques. Le Sionitnie a des adhérents dans toutes les communautés, mais principalement parmi les jeunes Israélites russes inscrits aux Universités de Berne, de Genève et de Zurich ; il y a en outre des comités sionistes dans la Suisse allemande. L'^{/iance isrctêlite universelle, créée en 1860, qui a son siège à Paris et dont le but est de travailler à la régénération du judaïsme dans les pays musulmans par llnstruction et l'apprentissage de métiers, a des comités dans toutes les communautés. Les œuvres de bienfaisance de caractères variés sont assez nombreuses au sein de la population Israélite. Citons, entre autres : deux asiles de vieillards, dont l'un est établi à Hegenheim sur terre alsacienne et a été créé par les Israélites de Bâle ; et l'autre, plus récent, le « Schweizerisches israelitisches Altersasyl », établi à Lengnau. A Bâle, les israélites possèdent un orphelinat et un hôpital.

Les oommunaotés israélites sont établies dans les localités suivantes : Avenches, Baden, Bâle. Berne, Bienne, Bremgarten, La Chaux-de-Fonds, Delémont, Endiuffen, Fribourg, Langenthal, Lausanne, Lengnau, Liestal, Luceme, Porrenlruy, Saint-Gall, Soleure, Vevey (la plus récente, fondée en 1905), Winterthour, Yvtfrdon, Zurich.

Donnons quelques détails complémentaires sur les plus importantes : La communauté de Bâle, forte de H50 membres sur une population Israélite de plus de 2000 âmes, possède une DeUe synagogue, construite il y a une trentaine d'années et agrandie il y a dix ans. Culte tous les jours, matin et soir. Prédication en langue allemande une fois par mois au cours de Tofiice du saobat et à toutes les (êtes religieuses. L'instruction religieuse est don-

née^ par le rabbin, un instituteur et le ministre-officiant. Jusqu'à ces dernières années, la communauté ne possédant pas de cimetière à Bâle faisait inhumer ses morts au cimetière Israélite alsacien de Hegenheim ; mais, depuis 1904, elle a acc]uiB sur territoire bâiois un terrain dont elle a fait un lieu de sépulture. La communauté de Bâle est de tendance conservatrice ; son rabbin est sorti du séminaire orthodoie de Berlin « Uildesheiner-Seminar m . Au Petit- Bâle, les israélites immigrés à la suite des persécutions russes ont également un oratoire où ils célèbrent le culte chaque samedi.

La communauté de Zurich, de tendance libérale, se compose de 370 membres sur une population de plus de 2000 âmes. Elle possède une jolie synagogue où il y a service tous les iours et prédications aux fêtes et chaque quatrième sabbat du mois. L'enseignement religieux est donné par l'officiant, un instituteur et le rabbin qui est un ancien élève du séminaire libéral de Breslau. A côté de la grande communauté, il y a un petit groupe orthodoxe, la « Israelitische Religionsgesellschafl » fort d'une trentaine de membres, qui a son oratoire privé et un rabbin orthodoxe. La colonie russo polonaise d'Âussersihl, forte d'une quarantaine de membres, a également un oratoire dans le troisième arrondissement oe la ville. C'est à Zurich que s'imprime l'organe des israélites en Suisse, Vlsraeliti9ches vii ochenblatt, jouTUBl hebdomadaire.

La communauté de Genève est libérale et comprend 150 participants sur une population Israélite d'environ 1200 âmes. Elle possède une synagogue de style oriental. Son chef spirituel, le doyen des raobins de la Suisse, est le Grand- rabbin J. Wertheimer, professeur honoraire à l'Université ; il dirige la communauté depuis plus de 45 ans. La Chaux-de-Fonds a une communauté de tendance libérale, forte de 180- membres, et une population Israélite de 1016 âmes. Elle a érigé en 189d une magnifique synagogue en style roman avec coupole polychrome d un bel aspect. Au sous-sol, il y a un oratoire où se célèbre le culte chaque jour, matin et soir, et où se donne l'enseignement religieux par l'officiant et le rabbin (ancien élève du séminaire oe Paris). La communauté a son cimetière, inauguré en 1872, qui est sa propriété, aux Éplatures. (Voir Jules Wolff, Notice historique sur la communauté Israélite de la Chaux-de-Fonds, La Chaux-de- Fonds 1896). Saint-Gall a une population israélite de 700 âmes ; la communauté, de tendance libérale, possède une synagogue construite il y a une vingtaine d'années. Son rabbin est un ancien élève du séminaire libéral de Breslau. A Berne, la communauté compte 73 membres; en outre une trentaine de familles, originaires de la Russie, de la l'ologne et de la Galicie, aux fêtes israélites d'automne, célèbrent le culte en commun dans une salle aménagée comme oratoire. La communauté fait donner l'enseignement religieux par son ministre officiant, car elle n a pas de rabbin. Jusqu'à l'an dernier, elle avait une synagogue, mais celle-ci étant devenue trop petite, elle 1 a vendue et s'en est fait construire une autre, inaugurée en 1906. Depuis 1870, elle a un cimetière qui est sa propriété au NVankdorffeld. Bienne compte une communauté libérale de 60 membres, qui, deux rois par an, est visitée par le Grand-rabbin de Genève. Elle possède une synagogue. La communauté de Lausanne a la même importance aue celle de Bienne ; ses offices se célèbrent dans un local aménagé comme oratoire, mais, en vertu du legs Osiris elle aura bientôt sa synaffogue. Il y a à Lausanne trois pensionnats israélites (indépendants de la communauté I deux pour l'éducation des jeunes filles et un pour l'éducation des jeunes gens. Les pensionnaires viennent pour la plupart de l'étranger. Il y a encore une maison d'éducation pour la jeunesse israélite à Neuchâtel. La communauté de Fribourg, qui se compose d'une trentaine de membres, vient de construire une synagogue. Sur l'initiative de La Chaux-de-Fonds, les communautés israélites se sont proposé de constituer une fédération ; un comité central a même déjà été nommé. Cette utile institution aura à s'occuper des questions d'ordre général intéressant toutes les communautés, notamment de la création d'oeuvres philanthropiques, de rorgaiiisation de bureaux de charité pour les secours à accorder aux indigents de passage, car la manière dont fonctionne actuellement ce service d assistance laisse vraiment trop à désirer, chaque

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communauté agissant sans se préoccuper de ce qui se fait en dehors d'elle. Il est à espérer que le Comité directeur de cette fédération prendra bientôt son rôle au sérieux pour le bien de toutes les communautés. Dans un grand nombre de localités suisses demeurent des israélites disséminés, trop peu nombreux pour former des communautés.

Les communautés Israélites sont, en général, assez florissantes et se développent normalement sous le régime de la liberté et oe la justice garanties par la Constitution fédérale. La seule entrave mise à la pratique du culte, c'est la défense de l'abatage selon le rite Israélite, qui oblige les communautés d'avoir des abattoirs spéciaux aux frontières. [Rabbin Jnles Wolvp.]

IV. Église ruêse orthodoxe. Il existe en Suisse deux églises russes : à Genève et à Vevey ; elles sont desservies

f»ar un prêtre et par un psalmiste (qui est en même temps e directeur du cnœur). Le chœur se compose de 8 a iO chanteurs et dans les grandes fêtes de 12, qui sont généralement des Suisses ou des Français, mais rarement des Russes. Le prêtre et le psalmiste résident à Genève où les cultes ont lieu régulièrement le samedi soir et le dimanche matin et tous les jours de fête religieuse russe. Le prêtre et le psalmiste en résidence à Genève accompagnes quelquefois par le chœur se rendent une ou deux fois par mois à Vevev. Le reste du temps l'église de V^evey reste fermée ; elfe a un concierge suisse comme celle de Genève. Le budget des deux éjglises, y compris le traitement des desservants, se monte à 16000 fr. Elles relèvent, comme toutes les églises de l'étranger, du métropolitain de Saint-Pétersbourg et du ministère des affaires étrangères. Chac[ue église a un staroste (surveillant) laïque qui, au besom, pourvoit aux frais extraordinaires; il remplit gratuitement ses fonctions. Le nombre des membres est en moyenne de 60 à 150 suivant les années, y compris les orthodoxes d'autres nationalités (Grecs, Roumains, Bulgares, etc.). A côté du service du culte, le prêtre et le psalmiste font de fréquents voyages en Suisse (malades, baptêmes, enterrements, etc.). La première église russe, fondée en 1817, a l'ambassade russe à Berne, célébra les cérémonies du culte dans des maisons particulières jusqu'en 1848 ; elle fut supprimée de 1o48 à 1854, à cause des circonstances politiaues d'alors. Elle fut rétablie à Genève en 1854 et utilisa aes maisons particulières jusqu'en 1866. L'église actuelle, commencée en 1863, fut terminée en 1866 ; elle est de style byzantinmoscovite. Vevey eut un ser\'ice russe dès 1873 ; l'église fut construite en 1878 par le comte Schouwaloff; elle est du même stvle que celle de Genève. Jusqu'à aujourd'hui le nombre aes prêtres russes en Suisse a été de cinq (archiprêtres ou popes). [D>- M. Ckrc.]

F. CULTURE INTELLECTUELLE. La petite Suisse a joué et joue encore un grand rôle dans la vie intellectuelle des nations européennes. Par ses établissements d'instruction publique, par ses bibliothèques et ses musées, par ses journaux et ses revues, par ses écrivains et ses artistes, elle a conquis danaJe monde une situation d'autant plus remarquable aue la décentralisation politi(|ue, ladi\ersité des langues, les religions et les races différentes, semblaient devoir contrarier son effort.

1. Instruction publiqi'E. L'école populaire n'a guère existé que dans les villes avant la Réformation. Jusqu'à la fin du XVIII* siècle, elle ne se développa à la c«iinpagne que dans quelques cantons, par exemple Zurich. Baie et quelques antres encore Les bâtiments scolaires étaient rares; les maîtres d'école ambulants étaient la règle dans les communes rurales. Une loi zuricoise de 1719 organisa, ou plutôt réorganisa, l'enseignement primaire dans cet itat confédéré. Mais il faut aller jusqu à la période de la République helvétique pour constater un progrès général de l'instruction populaire. La Société suisse d'éducation, fondée en 1808, sous les auspices de Pestalo/zi. puis, dès 1810, la Société suisse d'utilité publique, créée par le médecin de la ville de Zurich Jean (>aspard Hirzel, travaillèrent à la prospérité de renseignement primaire et secondaire. Ni 1 Acte de Médiation, ni le Pacte fédéral de 1815 ne s'occupèrent de l'instruction publique, laissée dans la compétence exclusive des cantons. On peut en dire autant des projets de constitution de 1832 et 1833. La Constitution de 1848 prescrivit seulement, dans son art. 22 : c La Confédération a le droit d'établir une Université

et une École polytechnique, i L*art. 27 de la Charte fédérale de 1874, tout en réservant cette matière à la souveraineté cantonale, proclama le principe de l'instruction obligatoire et gratuite dans les écoles publiques. Un art. 27 bis, adopté par le peuple suisse le 23 novembre 1902. consacra l'idée du subventionnement de l'école primaire par la Confédération (voir loi d'exécution du 25 juin 1903 qui règle l'allocation des subsides fédéraux annuels s'élevant à plus de 2 millions de francs). L'état de l'instruction publique, au de^ primaire, peut se résumer comme suit : il y avait en Suisse, fin 1905, 887 écoles enfantines, avec 1037 institutrices et 42001 élèves. Sans parler des écoles privées, assez nombreuses dans plusieurs cantons, nous avions, à la même époque, 4362 écolespri maires publiques a>ec un personnel enseignant de 6990 instituteurs et 4193 institutrices, pour 502211 élèves, et 609 écoles secondaires avec un corps enseignant de 1545 maîtres et 249 maîtresses pour 46904 élèves. Les dépenses des cantons et des communes représentaient en 1902 une somme totale de plus de 60558624 francs, dans laquelle n'est pas comprise la subvention fédérale allouée au développement de l'instruction professionnelle, agricole, commerciale et primaire (elle s'élève à 2 064 168 francs). Dann la Suisse allemande comme dans la Suisse française, à Zurich, à Bàle, à Genève, à Lausanne, l'instruction secondaire et supérieure date essentiellement de la Réformation, quoique l'Église catholique ne l'ait pas com- Slètement né^igée. Au XVII* siècle, les grands collèges e Fribourg, de Porrentruy, de Luceme, de Soleure. de Brigue, de Bellinzone, d'Einsiedeln, etc., étaient très florissants. Aujourd'hui, toutes nos villes de quelque importance et la plupart de nos srands villages ont leur gymnase et leur école secondaire, ou leur école secondaire tout au moins. Les gymnases, écoles préparatoires à l'enseignement universitaire, étaient au nombre de 35 en 1905, avec près de 12000 élèves. 30 écoles normales, où se forment les instituteurs primaires, comptaient 2198 élèves (1447 futurs instituteurs, 751 futures institutrices), sans mentionner 13 écoles libres ave<' 692 élèves.

Mais nous avons, durant ces vingt ou trente dernières années, assisté à un essor considérable des écoles spéciales. L'éducation professionnelle est venue se greffer sur l'instruction scolaire, ce qui n'est pas surprenant à une époque telle que la nôtre qui a la prétention d'être

Sratique. Si nous laissons de côté les écoles agricoles 'hiver et les écoles laitières, nous n'avons pas moins de 10 écoles d'agriculture avec enseignement théorique et pratique, auxauelles la Confédération alloue des subsiaes annuels de plus de 12000U fr. D'autre part, de florissantes Écoles de commerce ont été créées un peu partout ; nous en trouvons 20 en 1903, avec 2412 élèves et un budget de près d'un million de francs (subside fédéral : 274664 fr.)- ^ plus* ^^ Société suisse des Commerçants a institué des écoles complémentaires de commerce dans tous nos centres industriels et commerciaux. Les dépentes de la Confédération, des cantons, des communes, des associations intéressées, qui étaient, en 1884, pour l'enseignement profession n«»l, de fr. 43 823, se montaient en 1902 à la somme de 3547241 fr. et le nombre des établissements avait passé de 43 à 298. Dans ces chiffres, nous n'avons pas tenu compte des établissements destinés à l'éducation professionnelle et ménagère du sexe féminin (214 en 19Cfô, avec un budget total de près d'un million de francs).

La statistique de l'enseignement universitaire n'est pas moins réjouissante. La Suisse a 6 Universités : celle de Bâle fondée en 1459, celle de Lausanne (qui fut une Académie de 1537 à 1890), celle de Genève (l'Académie de Cnlvin créée en 1559 a été transformée en Université en 1874), celle de Zurich (1833), celle de Berne (1834) ; l'Université de Fribourg (1889) n'a pas encore de Faculté de médecine, et il en est de même de l'Académie de Neachâtel (1839, supprimée en 1848, réUblie ec 1866). Le nombre des étudiants immatriculés était, en 1893 encore, de 2758: il s'élevait, en 1906, à 6024, «dont 1557 du sexe féminin contre 275 en 1893) auquel il faut ajouter les auditeurs au nombre de 1309, c'est-à-dire un total de 7S33 personnes, (^uant à l'École polvtechnique fédérale de Zurich, fondée en vertu de l'art. 22 de la Constitution

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(le 1848 et ouverte en 1855, elle comptait 1366 étudiants pendant Tannée scolaire 1906 à 1907, contre 720 en 1893, et 413 en 1883. L'Université de Zurich comptait en 1906 1240 étudiants, Berne 1471, Bâle 536, Fribourg 435, Laus>anne 1064, Genève 1158 et TÂcadémie de Neuchâtel 120. L'élément étranger est fortement représenté dans nos éiablissements d'instruction supérieure. Quelques chiffres le prouveront. En 1906, par exemple, les Universités de nâle, Berne, Zurich, Genève, Friboui^, Lausanne et TÂcadémie de Neuchâtel comptaient 3603 étudiants étrangers sur un chiiTre total de 60^. L'élément féminin a beaucoup augmenté aussi. On a songé à prendrç des mesures pour combattre Tinvasion des Universités suisses par les étrangers, souvent trop mal préparés aux études supérieures ; niais rien n*a été fait encore, si ce n'est que les conditions de Timmatriculation ont été rendues un peu plus sévères.

Bâle ... .

Zurich . . .

Berne . . .

Genève . .

Lausanne .

Fribourg. .

Neuchâtel .

Le deuxième diagramme montre combien est différente la marche des divers enseignements donnés dans nos Universités.

Théologie, La théologie protestante enseignée dans toutes les Universités et Académies sauf Fribourg — sans parler des trois Facultés libres de Genève, Lausanne et Neuchâtel qui ne rentrent pas dans ces chiffres — s'est longtemps maintenue aux environs de 250 étudiants. Lv. chiflre de 200 a été pei'du en 1897 et depuis quelques

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Progression des étudiants immatriculés dans las Universités suisses de 1855 à 1905.

Les diagrammes relatifs à l'enseignement supérieur renferment tous les renseignements désirables sur le développement de nos hautes écoles. Le premier donne le mouvement des étudiants immatriculés — celui des auditeurs a beaucoup moins d'importance et peut être négligé — pour la période actuelle. Cette période n'est connue en oétail que pour le Polytechnicum depuis sa fondation; pour les l-niveraités seulement depuis une trentaine d'années.

On remarque le recul momentané du Polytechnicum de 1875 à 1882 et son accroissement rapide def>uis 1^5. L'Université de Bâle, dans laquelle 1 élément eminin ne joue aucun rôle, reste dans des chiffres assez modestes. Genève la devance en 1887 et Lausanne en 1898. Zurich et Berne marchent à peu près de conserve jusqu'en 1899, année où Berne prend la tète, l^usanne et Fribourg ont une progression rapide et Neuchâtel .se développe mais sans hâte. Les derniers chiffres connus — ceux de Tété 1906 — modifient sensiblement le ^bleaiif, puisque Zurich, Genève et Lausanne dépassent à cette époque largement le chiffre de

Le tableau suivant montre le développement de nos hautes écoles de dix en dix ans.

années il se maintient aux environs de 160. 1906 donne la répartition suivante : Bâle 56 (dont 22 étrangère), Zurich 18 (2), Berne 25 (1), Genève 37 (29 presque tous Français), Lausanne 16 (1) et Neuchâtel 8 (0) ; au total 104 Suisses et 56 étrangers.

La faculté de théologie vieille-catholiaue de Berne compte 9 étudiants (3 étrangers) et oscille depuis une dizame d'années entre 7 et 11.

La théologie catholique romaine est suivie à Fribourg en 1906 par 151 étudiants dont 114 étrangers (1896 : 135 dont 71 étrangers).

Droit. Progrès rapide de 385 en 1882 à 585 étudiants en 1896 et 1164 en 1906. Les pointes qu'accuse le diagramme proviennent de laflluence des étudiants allemands à Lausanne et Genève à chaque semestre d'été.

3 étrangers 51 dont 3 étrangers

39 dont 79 »

Bâle . . .

Zurich .

Berne. . 135 »

Genève . 113 »

Lausanne 156 »

Fribourg 56 »

Neuchâtel 7 »

585 dont 279 étrangei's 1164 dont 603 étrangers

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A elles deux les Facultés de droit de Genève et Lau- I sanne attirent les ^|^ de la clientèle étrangère des facultés de droit suisses.

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