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Progression des étudiants suisses d'après les braocbns d'étade, de 1887 à 1906.
Médecine. Elle nVst enseignée que dans cinq facultés qui sont en très rapide progrès.
Bâle .... 70 121 153 146
Zurich. . . 196 216 303 479
Berne ... 149 203 179 507
Genève . . 47 119 231 343
Lausanne . — — 114 464
462 659 tëÔ ï^
Pendant les dix dernières années, le total des étudiants a presque doublé. Cette énorme augmentation est due presque exclusivement à l'invasion étrangère et à la clientèle féminine, comme le prouvent les tableaux suivants :
Suisses. 1896 1906
Baie . . . .
Zurich. . .
Berne . . .
Genève . .
Lausanne .
Étudiants. Etudiantes. Étudiants. Étudiantes.
Étrangers.
Bâle
Zurich .
Lausanne
Étudiants. Etudiantes. Étudiants. Étudiantes. 17 - 26 2
Nous avons laissé de côté dans ces chiffres les facultés de médecine dentaire de Zurich (28 étudiants) et Genèv(* (32) ainsi que les facultés vétérinaires de Zurich (27) et Bâle (39). Il y a diminution des étudiants nationaux ; on revanche Télement étranger, la prépondérance féminine a peine sensible en 1896 est devenue énorme.
Philosophie. Les facultés des sciences et lettres, bloquées dans la statistique fédérale, sont en progrès plus considérable encore, mais ici Télément national contribue pour une part sensible à l'augmentation et l'élément féminin étranger est relativement rare.
Les Suisses ont doublé et les étrangers ont augmenté plus rapidement encore.
L'ensemble des facultés est fréquenté par 2421 Suisses (1716 en 1896) et 3603 étrangers (1427 en 1896) soit trois étrangers pour deux Suisses. Ils sont répartis comme suit daps les diverses écoles :
233 Conféd. 122étrang.
Bâle ....
181 Bâlois ....
Zurich . .
224 Zuricois . . .
Berne . . .
392 Bernois . . .
Genève . .
142 Genevois . .
Lausanne .
143 Vaudois . . .
Fribourg .
Neuchâtel .
34 Fribourgeois
53 Neuchâtelois
Tableau de.s ktidiants en 1896 et 1906.
Suisses.
Étrangers.
Total.
Bâle . . . . -
Étudiants.
Étudiantes.
Étudiants.
Étudiantes
Étudiants.
Éludiantes.
Étudiants.
Etudiantes.
lU
Zurich . .
Berne . .
Genève .
Lausanne Fribourg.
Neuchâtel
SUI
SUI
Unîveraibés de :
Ba atk
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Voici leur répartition suivant les Facultés
et les Univ
ersités
pour 1906.
Méde- Philo-
Droit.
cine. Sophie.
Total
Bâie . . .
Zurich . .
fier ne . .
Genève. .
Lausanne
Neuchâtel
du Canton d'ori
Fribourg n'a pas d'étudiantes. Sur le total il y a 148 Suissesses et 1409 étrangères dont 1195 Russes et 214 d'une autre origine.
La carte relative aux écoles spéciales indique très clairement la répartition des divers enseignements, progymnases, écoles techniques, écoles normales, industrielles, commerciales, écoles d'art, etc. Elle ne nécessite aucun commentaire.
2. BiBUOTiiÈQUES ET MUSÉES. Nous possédons en Suisse quelques-unes des plus vieilles bibliothèques de l'Europe . celle de Saint-Gall remonte au IX* siècle, celle du couvent d'EinsiedeIn au X* siècle. Il en existe dans toutes les villes du pays. Le fonds de quelques-unes d'entre elles n'est pas loin d'atteindre le chiirre de 100 000 tt<>'aon^4e9 jtuh^ftrjc volumes (celle de Zurich le dépasse). Les
t>. .... j .. j. . j 1 TT . .*x j, . i. . , A^^ plus considérables sont celles de Zurich, de
Repartitioa des etadiants dans les Université» saisses d'après 1 origine, en 1906. g^le, de Genève, de Berne, de Lucerne, de
Neuchâtel et de Lausanne; la Bin^gerbihlio-
Presque la moitié des Suisses étudient dans leur propre canton.
La répartition des étrangers suivant leur nationalité donne la naajorité à la Russie 1920 (dont 1195 femmes). Pais viennent TAlIemagne 828, la Bulgarie 169 (surtout à Genève), l'Autriche 127, la France 109. Tous les pays possibles, y compris la Perse, le Japon et la Chine figurent sur la liste.
La population féminine de nos Universités augmente beaucoup plus rapidement que leur population masculine.
Population masculine 891 1747 2771 4467
» féminine 53 134 372 1557
Nombre detiidiantes
Dudiantes et auditrices de 685-1904
• Zurich
* L»us9nn€ Bile
ée NmjchéM
H^lhntéCW
Progression de* étudiantes et auditrices dans les Universités suisses de 1885 k 1904.
thek de Lucerne est particulièrement riche en Helvelica. En 1894. une Bibliothèque nationale a été créée à Berne, par arrêté fédéral ; elle est chargée essentiellement de collectionner les Helvetica postérieurs à l'année 1848. tandis que la tâche de recueillir ceux antérieurs à 1848 est dévolue à la Bitrgerbibliothek de Lucerne. La Bibliothèque nationale publie, depuis 1901, un Bulletin périodique de tout ce qui lui parvient en fait de littérature suisse. Et nous possédons quelques milliers de bibliothèques populaires (nous en avions déjà 2090 en 1866). Les musées ne sont pas moins nombreux
3ue les bibliothèques : musées historique*, musées inustriels, musées d'histoire naturelle, musées des beauxarts, musées ethnographiques, etc. Le Musée national
de Zurich a été inauguré le 25 juin 1898; les tr&ors (]u'il renferme offrent une image fidèle et complète de la vie suisse à travers les âges. Le culte du passé et de ses monuments a suscité non seulement la naissance de sociétés telles que la Société suisse d'histoire, la Société suisse pour la conservation des monuments historiques^ la Ligue pour la Beauté (Heimatschutz), mais tout un mouvement législatif qui tend au même but et qui a débuté par la loi vaudoise du 18 septembre 1898.
Il existe actuellement en Suisse 25 sociétés d'histoire
3ui publient différents périoiques. Les musées suisses des beaux-arts méritent de n'être point passés sous silence : Musée I\ath. à Genève, Musée Ârlaud à Lausanne, Musée del Berne (avec des Hodlerl, Musée de Bâle (avec ses Holbein et ses Bôcklin), Musée de Neuchâtel (tableaux de Léopold Robert et^ de Gleyre), etc.
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