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26 janvier 1860, les Travaux publics furent assignés au Département de Tlntérieur. En 1868, on centralisa la construction des bâtiments fédéraux, qui jusqu'alors avait été confiée a divers Départements, et on remit au Département fédéral de l'Intérieur le soin de ces travaux. Par suite des ffrands désastres que causèrent les inondations de la fin ae septembre 1868 et dont les ravages s'étendirent sur les deux versants des Alpes, du Valais jusqu'à l'extrême frontière Est, dans le canton des Grisons, la Confédération sentit la nécessité de créer un service technique spécial pour les travaux hydrauliques. Selon l'arrêté des Cnambres fédérales du 23 décembre 1870, il fut créé un poste d'Inspecteur fédéral en chef des Travaux publics; ce lonctionnaîre fut rattaché au Département de l'Intérieur, section des Travaux publics. A la fin de l'année 1873, le personnel de ce service comprenait un Inspecteur en chef, un adjoint, un secrétaire et un commis. Par suite de l'extension considérable des travaux, surtout ensuite de l'entrée en vigueur de îa loi fédérale du 22 juin 1877 sur la police des eaux, le personnel dut de nouveau être au^enté en 1879 et en 1880. L'organisation nouvelle assignait à l'administration fédérale des Travaux publics les attributions suivantes : aj les constructions (bâtiments) exécutées par l'administration fédérale, y compris les changements a effectuer aux locaux à l'usage des différents services fédéraux, l'assurance contre l'incendie, ainsi que l'achat et l'entretien du mobilier ; bj les travaux exécutés par les cantons, mais subventionnés par la Confédération; cj la haute sun'eillance des routes et des ponts, ainsi que la police des eaux ; dj l'hydrométrie ; et enfin e) toutes les autres affaires touchant 1 administration fédérale qui ne sont pas énumérées ci-dessus. En 1888, l'on créa deux sections distinctes ; l" section : Inspectorat des Travaux publics. II»* section : Direction des constructions fédérales. Le personnel de l'Inspectorat des Travaux
quatre ingénieurs et deux dessinateurs, ainsi qu'un
commis. L'Inspecteur, son adjoiut, trois ingénieurs et un dessinateur r occupaient des travaux de correction de rivières et torrents, ainsi que des routes, tandis qu'un ingénieur et un dessinateur se vouaient plus spécialement aux travaux hydrométriques.
Les affaires principales de l'Inspectorat et celles qui exigent le plus de temps et de soins, sont sans contredit l'examen des projets de cor^ rection de rivières et de torrents. Les cantons présentent au Conseil fédéral les projets de corrections pour lesquelles ils désirent obtenir une subvention ; ces projets sont transmis à l'Inspectorat fédéral des Travaux publics qui procède a une visite locale avant le commencement des travaux de bureau nécessaires pour l'examen des plans, la rédaction du rapport et du message au Conseil fédéral ; vient ensuite la surveillance sur le terrain de l'exécution de ces travaux, les négociations avec les organes techniques des cantons au sujet des détails de construction, le contrôle des décomptes, etc. Une partie importante des fonctions de ce aicastère concerne également les travaux préparatoires, tels que les levés de sections particulièrement intéressantes ou utiles, les levés de profils en long et en travers de rivières et de torrents, afin de contrôler l'effet des travaux de corrections exécutés ou bien aussi pour poser les bases préliminaires de l'établissement de nouveaux projets. L inspection des routes subventionnées par la Confédération, ainsi que de celles où circulent les postes fédérales, demande également beaucoup^ de temps. Différentes questions touchant le débouché à donner à de nouveaux ponts à construire, etc., incombent encore à l'Inspectorat des travaux publics. Pour donner une idée de l'extension des affaires de cette section, nous citerons les chiffres suivants :
Les dépenses totales se montaient en 1888 à fr. 1 875 217 1» 1» » 1900 à fr. 6499036
» » r> 19(& à fr. 3 681 969
soit en moyenne à fr. 4008323, plus du double de l'année 1888. Les subventions annuelles accordées de 1885 à 1905, varient de fr. 1113791 à fr. 9370130, soit en moyenne fr. 2 770014. Les subventions payées pendant ce laps de temps varient de fr. 684 007, maximum fr. 3657 065, en moyenne fr. 2 374 583. En 1906, il y avait encore environ d&b arrêtés de subventions en vigueur provenant, soit de décisions du Conseil fédéral, soit des Chambres fédérales. Chaque année environ 3300 affaires ont été traitées, outre 1133 comptes à contrôler en moyenne. Les affaires hydrométriques ont augmenté dans une plus forte mesure encore, surtout depuis que les Chambres fédérales décidèrent, en 1895, une enquête sur le régime des eaux en Suisse, comme base nécessaire en vue de déterminer les forces hydrauliques encore utilisables. La section hydrométrique de l'Inspectorat fédéral des Travaux publics fut alors renforcée de trois ingénieurs et de trois dessinateurs, car il y avait à exécuter les travaux préparatoires importants pour les publications suivantes : I. Tableaux des bassins de réception des différents cours d'eau de la Suisse ; II. Profils en long de ces cours d'eau ; III. Ta-
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blpaux des débits minima des coure d'eau. Ad. I : en ce qui concerne les bassins de réception de 10 km* au moins, il y avait à calculer les surfaces : a) de ces bassins pour les différents coure d*eau ; bj pour des zones verticales de
canton d'Uri, des négociations analogues ont été entamées. Il doit enfin étudier toutes les questions techniques se rapportant à une nouvelle loi sur le droit de rutilisation de reau (Wasserrecht).
Tableau des subventions allouées et payées, en toUlité ou non, par la Confédération aux cantons jusqu'au l«r janvier 1906, ainsi que des
subventions à payer encore à partir de cette date.