‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 93 sur 225 · Bâle- Ville. . 67:136 35. Nidwald · texte numérisé non relu

Bâle- Ville. . 67:136 35. Nidwald

15. Soleure . . • 60457 Total . .~Fr.3l»4ie7 e! Poidi et mesurei\ Loraqu'en 1860 le Conseil fédéral

chargea Henri Wild, professeur de physique à l'Univerailé de Berne, de l'inspection des poids el mesures, on put constater l'insuffisance des moyens dont disposait la Confédération el les différences considérables qui existaient entre les étalons des cantons et l'étalon primitif; ce dernier même était loin d'être parfait. Le professeur

""* - ■"' Je l'iQlérienr la

s el la

réforme radicale des étale

s fédéra

des du iirofesseur Wild. Le 19 seplemi fédéra! décida la création d'un bureau des poids l'autre part, il envoya les professeurs wild et Mousson à Paris pour la création des nouveaux étalons suisses. Ces experts rédigèrent en 1864 un long rapport sur leurs travaux ; la même année on put créer le bureau des poids et mesures dans le bâtiment de l'hôtel de la Monnaie, Le bureau des poids et mesures est sous la surveillance du Département de l'Intérieur, (toi fédérale du 3 juillet 1875), et sous la direction immédiate d'un physicien gui doit posséder les connaissances scientifiques nécessaires et qui esl responsable de la bonne conservation des mesures, poids et instruments qui lui sont conliés. ainsi que de I eiaclitude des comparaisons faites au bureau. Les attributions du bureau sont les suivanlea; a. la comparaison à faire, tous les dix ans, des copies du mètre el du kilogramme avec leurs prototypes; b. ta construction, la vérification, l'ajustage et le poinçonnement des étalons des poids et mesures, ainsi que la vérilication périodique des étalons de contrôle lors des inspections ; c. l'inspection des poids et mesures des cantons; en l'espace de 10 ans. cette inspection doit avoir embrassé la Suisse entière; rf. l'essai de toutes les eipériences paraissant propres à assurer l'exactitude des poids et mesures, ainsi que les travaux proposés ou demandés dans ce domaine par l'autorité surveillante : e. la vérification el le poinçonnage des th ermo-alcoolo mètres ; f. l'instruction des vérificateurs nouvellement nommés. Dans ce but un cours est donné chaque printemps et chaque au-

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du Weu

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tomne, sauf le« cae où aucuoe ioscription d'« eu tien; les frais sont supportés par la Confédération.

Le bureau fédéral des poids et mesures eet, en outre, tenu de vériHer avec les copies des prototypes les poids et mesures de laleur quelconque admis par notre syatème mélrt(]ue, sur les demandes qui lui sont adrenï^ea par des autorités ou des particuliers désireux d'avoir des poids et mesures d'une eiaciitude supérieure à pelle que les bureaux suisses de vérification peuvent obtenir avec lea moyens limités dont ils disposent.

Ea attendant, les pays voisins marchaient de l'avant dans la voie tracée par M. Wild ; ils soumettaient nolammeotà un contrôle les instruments de toute nature fabri-

aués dans te paya pour la mensuration et ils en déciaient le poinçonnage ofTiciel, sachant fort bien qu'ils en augmentent par la. dans une large mesure, la valeur marchande et que l'Étal peut favoriser en outre le développement industriel en groupant les résultats de ses vériticationa, pour tes comparer entre eux et en tirer des conclusions scientifiques dont la publication peut fournir de précieux renseianemcnla à la technique et à l'industrie, indiquer à ccIleB-ci de nouveaux buts et leur ouvrir de nouveaux horiions.

Donnant suite à un postulat de rassemblée des Chambres fédérales du 2 au 90 décembre 1901 le Conseil fédéral nomma une commission technique avec la tâche

„ . .Ce

projet a paru le 9 juin 1906 sous le titre de ,- Mesiage au Cotueii fédéral à l'Attemblèe fédérale cimcemani une nouvelle loi fédérale tur lei poidi et meaurei et la réorganiMalion du bureau fédérai de> poids el me-

Avec l'assentiment des Chambres, tes travaux du bureau des poida et mesures seraient lea suivanta :

1. Surveillance et contrôle des bureaux cantonaux des poids et mesures. 3. Comparaisons et vérifications sui-

a) Vérilication et comparaison des mesures de longueur avec les prototypes et pomconnernent (étaloos normaux et usuels, rubans métriques et chatnes d'arpentear, calibres, mires de nivellement, vis micrométriques, coefficients de dilatation, subdivisions du cercle, niveaux.

b; Vérification et poinçonnement des mesures de capacité (détermination du volume de corps solides, mesures de capacité pour les liquides et les gai, vases gradués, etc.).

c) VériScatioD et poinçonoemeat des uoida et des balances [balances de commerce, balances tle

fiharmacie, aréomètres, densi métrés, alcooamétres, etc.).

d) Vérilication et poinçonnement des thermomètres, baromètres, hygromètres, mano-

doni les coromitsiona suivantes ont été subventionnées : la commission eéodésique [qui a mesuré le tunnel du Sîmpion du 18 au 33 mars 1U06 au moyen de T'Is d'invar de 31 m. . , .j lacommission géologique [qui publie les J(a-

mètre

, etc.

vfùux Ménioirei) la Société zoologique (qui publie la Revue $uitse de loologie}, la commission géotechnique [essais sur la présence et tes propriétés des matières minéralogiauesea Suisse) ; leConcilium Bibliographicum à Zurich ; la bourse fédérale pour voyages d'eluiies d'histoire naturelle: 3) 1' Idiolikon der deuIsch-Khweizer. Mundarien;4)la Société suiesede Statistique ; 5) la revue Répertoria di Giumprudenza pati-ia cantonale e fédérale; 6) la Bibliographie natitmale suiise; 7) la Société suisse pour la conservation des monuments historiques; 8| la Société suisse des maîtres de gymnastique [création de cours pour les maîtres et publication des Monaliblàiler fur dos SchuUumPn ) ; 9) le Glomaire des paloit de la Suiiae romande^ 10) l'encourat^ement de la musique [subvenlions à rAasoctatioD des musiciens suisses et à la Société suisse des professeurs de chant et de musique; 11] la Commission pour la publication d'écrits destinés à là jeunesse; 13) la Société Suisse des traditions populaires (qui publie tychweiz. Arfhiv fur Vo/AsfcunrfeJ ; 13) la Société r hé to-rom anche de Coire (oui publie le Gloitaire rhélo-romanche): 14) la Société d histoire des cinq cantons primitifs: Lncerne. Uri, Schwyx, Unterwald et Zoug (pour la publication du D'Durrer: GegehichCe der Schvietxergarde in fltmi] ; 15) la Société d'histoire et d'archéologie des Grisons [pour ses Malerialien :ur Standet-tttid Landetgetchichte genxeiner drei Bunde {464-{80S] ; 16) ta Société suisse d' électrotechnique (subvention de fr. lOOUO pour soutenir un bureau de vérification pour lea appareils électrométriques ; 17) la Société suisse d'assurances sur la vie (fortune à fin 1906 fr. 6176733) ; 18) le Jahrbuch det IJtiterrichtitveieni in der Schweiz par le h' k, Huher ; 19) la Chreitomathie rhéto-romanebe du D' C. Decurtins ; 30) VAllas à l'utage dei éeolei luiiiet; 31) les expositions scolaires permanentes (à Zurich. Berne, Kribourg, Neuchâtel et Lausanne] ; 33) une Ubte de travail réservée aux Suisses à l'Institut zoologique international du h' Dohm à Naples ; 23) une table de travail à l'institut physiologique Marey à Boulogne-sur- Seine ; 34) l'Association aismologique internationale, dont le siège central est à Strasbourg ; 35) la publication La Maison Kuiiie d'aprè» te» former ruitiqyet et son développement historique, par le prof. J. Hunzilier.

gj Avaneement des Beaux- arts ; Contervatiem des

e) Vérification et poinçonnement des compteurs à gai, compteurs â eau, hydrotachymêtres, lachymètres, etc.

f) Mesure et poinçonnement des instruments des mesures électriques [voltmètres, ampèremètres, wattmèlrea, ohmmétres, compteurs pour courants continus ou alter-

g) Vérification et poinçonnement des instruments pour la mesure du temps.

h) Vérification et poinçonnement d'autres instrumenta de mesurage que le Conseil fédéral pourra ajouter à la présente liste.

ID'aprèa des communications du D'' E.

iŒMU. directeur du Bureau fédéral des poids et mesures.]

fj Sociétés et aisocialUnti subventionnées. Nous ne ferons que donner la liste des associations et sociétés qui ont reçu en 1906 une subvention de la part de la Conrédération. Ce sont: 1) ta Société nationale d'histoire (publications ^ Sources de nittoire nationale. i4nnuaire d'histoire natiotiale., Jahrbvch i fur Sckweizergetchichte, Jtiieiffer ^iir Schtiieiier fie- | schichte ; 2) la Société helvétique des sciences naturelles |

I^ Mu^•él) Dati

>l'art, dÎBtribulion de bourseï, prëavÏB lur les demandes de Bubveotiona Dour l'érection de monumeaU artistinuee.

de subveotiona pour

I arrangements pour

, iBÎtioDS nationales des Beaui-Arts, le Diclionnaire des artiEtce suisses, etc.) et U CommiEBÎon féd4rale de la foadation Goltfried Kelier cornpotée de sii membres, «vec les attribulions suivantrs : achat et restauration d'œuvres d'art, conservation d'œuvres c}ui sont destinéesà rester dans le pays ; enlin le Musée Vêla à Ligomelto. Ce département a aussi la surveillance dn Mutée nalional fondé par arrêté fédéral du 27 juin 1890 dans le dessein de rassembler et de grouper les antiquités de valeur intéressant la Suisse soit au point de vne historique soit au point de vue artistique. En 1891 Zurich fui choisi comme siège du musée. Bàle, berne et Lucerne s'étaient également mises sur les moRB. Les fondations du bâtiment ont été commencées en 1893 d'après les plans de l'architecte G. G uU. Le premier directeur H. Angst de Regensherg avait été nomme en 1892 ; le Musée fut ouvert eu 1898. Ce sont les acquisitions de la Société des antiquaires de Zurich déposées depuis plusieurs dizaines d'années dans le Helmhaua de Zurich et les antiquités suisses achetées par la Confédération depuis 1887 et déposées dans diverses villes qui formèrent le fonda des collections. Celles-ci s'augmentèrent hientât des précieux dépôts de la bibliothèque delà ville de Zurich et des corporations (ZiinfteV puis de la grande collection d'antiquités du château de Schwandesg (donation de C. t'ierz-Landis). La halle aux armes a été presque entièrement montée par l'arsenal cantonal de Zurich, l n certain nombre de pièces les plus importantes ont été achetées par la commission fédérale de la fondation Gottfried Keller et déposées au Musée national. L'accroissement du Musées été considérable lors de l'arrivée de la superbe collection privée du directeur H. Ângst. laquelle fut d'abord conliée en dépôt puis donnée à la Confédération, sous certaines réserves. Les collectioOE' du Musée nstional sont très riches et variées.

Les objets les plus anciens que possèdent le Hua^e sont les trouvailles aue le D' J. Nûesch, de SchaOtiouse, fit dans la grotte paléolithique du Schweizersbild et dans celle de Thaingen (SchalHiouse). L'époque de la pierre (environ 3000 ans avant J.-C.) est représentée par les trouvailles faites dans les palaflttes suisses et dans les collines tumu' laites; c'est aussi le cas pour l'âge du bron/.e (environ 9000-1000 avant J.-C). Le Musée a une riche collection d'objets de l'âge du fer (dés 1U00 avant J.-C.) provenant des cimetières de Cerinasca-Arbedo et de Giubiasco. L'époque romaine et les premiers siècles du moven âge sont encore relativement peu représentés. Dés le XTII* siècle les séries sont beaucoup plus complètes ; elles embrassent le développement de l'art en Suisse jusqu'au XlX'siècle. C'est du XI1I> siècle que datent les Viles briques de terre cuite du couvent de Sankt Urban et l'écu d'Arnold de Brienz; du XIV* siècle proviennent un certain nombre de tombfs, d'objets d'orfèvrerie, de sculptures sur ivoire et le célèbre armoriai (Wappenrolle) de Zurich. Le XV* siècle est parliculièremeol bien représenlé. d'abord par la séricde belles reconstitutions de chambres

SUl

I d'autrefois: la salle du conseil de Mellingen (IWTl. la

I chambre gothique du couvent de Fraumunster de Zurich

(vers lôOO). la superbe chambre renaissance

I deChiavenna et celle du Seidenhorde Zurich. Parmi les spécialités du Musée il faut citer

I les v-itraux qui comprennent environ ■ÎM

, chefs-d'ceuvre des XV*, XVI* et XVII* siècles. Iji céramique suisse altei^it son apogée aa XVII* siècle avec la polene de Winierthoor, et vers la fin du XVni* siècle, avec les por-

I celaines de Zurich et de Nvon l.es collections de céramique de Winterthour et de porcelaine de Zurich sont complètes. Les meufali^. les costumes, les uniformes, les armes et les étendards forment paiement des collections intért-ssantes. Parmi les armes on remarque celles de Zwingli et celles qui furent données par lepape Jules II aui Confédéral en ISIi

cEuvres des plus habiles orleiTes de Zurich ainsi que par une belle collection d'ouvra(ies d'orfèvrerie du moyen âge. La plastique des XV* et XVI* siècles peut surtout être étudiée dans les autels d'églises et dans les ima^res saintes que possède le Musée. Ce dernier ne renferme pas, à proprement parler, de galerie de tableaux, sauf quelques toiles de valeur des principaux peintres suisses anciens ; ainsi de la lin du XV* siècle du Bernois connu sous le nom de Maître k l'Œillet (probablement Henri Bichler), du ZuricoisHansLeu l'ancien, et, du commencement du XVI' siècle, de l'excellent Hans Fries de Fribourg. Le Musée possède la célèbre plaque de table de 1^5 peinte par Hans Holbein le jeune: du peintre Zuricois Hans Asper quelques bons portraits, entre autres celui de Wilhelm Prôlich appelé 'Tugginer. L'industrie textile a quelques fins tapis brodés et de superbes broderies sur toile blanche. Mais le plus bel objet est uit Gobelin de grande dimension qui représente l'alliance conclue en 1663. entre Louis XIV et les arabassadeui-s suisses. L'augmentation des collections a ét^ si considérable qu'il a déjà été question d'agrandir le bâtiment du

En ce qui a trait aux autres buts visés par l'arrèlé fédéral du 30 juin 1686 concernant l'appui donné par la Confédération à la conservation d'antiquités nationales, il j a lieu de relever les dépenses ci-après : subventions pour la conservation de monuments ayant une importance historique ou artistique (en 1906 fr. 51930) : fouilles d'Avt'Dches. de Basel Augst. de Windisch. d'irgenhausen prés de PfaflikoD, de Martiany, de Kànigsfelden et de Valan-

S'n ; subsides à des collections archéologiques cantonales 906 fr. 7620 de subventions).

h} École potylerhnique fedéraU ou Polutechnicum . L'article 23 de la Constitution fédérale de 18t8 prévoyait la fondation parla Confédération d'une université et d'une école polytechnique. Le Conseil des États se refusa à organiser une université, mais les Conseils acceptèrent peu après le projet d'une école polytechnique fédérale, qui fut ouverte a Zurich en 18ffi. Celte école était placée sous la direction d'un conseil composé actuellement de 7 membres. En 1863, elle occupa le superbe bâtiment construit sur une terrasse du Zûrichberg. d'après les plans de Gottfried Semper. Dès lors on a dû élever, à côté du briment principal, de nouvelles constructions, preuve que la Confédération ne recule devant aucun sacriRce pour soutenir la seule école fédérale existant aujourd'hui. Le Polytechnicum comprend les divisions suivantes : l'école d'architecture (durée des éludes. 7 semestres), l'école da génie civil (7 semestres), l'école de mécanique indus^ trielle (7 semestres), l'école de chimie industnelle (7 semestres), l'école de chimie pharmaceutique (4 semestjest, l'école forestière (6 semestres), l'école d'agriculture (5 semestres), l'école du génie rural (5 semestres), l'école nor-

rs naturelles (6 semeetresl.

Kection générale de philosophie et d'économie politique et

i6n la section des sciences militaires. A la tète de l'école

D directeur et à la télé de chaque division an principal

' ■ - ictobre. En

SUI

879 auditeurs (en 1895/96, 787 et 463; en 1885/86, 414 et d56), soit un total de 2204; 803 étudianU étaient Suisses, 5:22 étrangers. En 1905, on comptait 65 professeurs, 44

f professeurs honoraires et privât docents, 70 maîtres auxiiaires et assistants. Il existe une caisse des veuves et des orphelins du corps enseignant du Polytechnicum dont les statuts, revisés en 1906, datent du 24 juin 1899. L'école est dotée de tous les laboratoires, instituts et collections nécessaires à un établissement de ce senre. Il faut citer la bibliothèque oui comptait, fm 1906, & 300 volumes. Les annexes du Polytechnicum sont le Laboratoire fédéral d'essai de matériaux, le Laboratoire fédéral d'essais de combustibles et la Station centrale d'expériences forestières. Lors du cinquantième jubilé de la fondation de l'école, en 1905, a paru un superbe Festschrift en 2 volumes ; la première partie de cet ouvrage a été rédigée par le Dr Oechsli et porte le titre Geschichte der Grûndung des eidgen. Polytechnikum8;fnit einer Uebersicht seiner Entwicklung, 1855-1905.

ne resta que trois ans en fonctions, puis elle tut dissoute,

Earce que, disait-on, elle n'avait pas d'existence légale. lans la suite, le Département de l'Intérieur s'adressa, pour les (questions qui exigeaient des connaissances médicales, a la commission médicale suisse formée des délégués des trois grandes associations suisses (Aerztlicher Zentralverein, Société médicale de la Suisse romande, Sociela medica délia Svizzera italiana), qui avait gracieusement offert au Département ses conseils et ses services. Mais, malgré les services rendus par cette commission, il fallait trouver une autre solution; l'exécution de la loi fédérale du 2 juillet 1886, concernant les mesures à prendre contre les épidémies, sans compter les autres tâches qui incombent au Département fédéral de l'Intérieur, exigeait le concours d'un fonctionnaire sanitaire. Un poste de rapporteur sanitaire fut donc créé en 1889; quatre années plus tard, le Conseil fédéral présentait aux Chambres un projet définitif d'organisation sanitaire. Cette décision avait été provoquée entre autres par la convention

Asiles de diverses natures.

ij Bureau sanitaire. En 1893, un arrêté des Chambres fédérales créait auprès du Département fédéral de l'Intérieur un organe spécial, le Bureau sanitaire fédéral pour remplir la tâcne que la Constitution, les lois et les traités internationaux imposent a ce Département, dans le domaine de l'hygiène et ae la police sanitaire. Nous tirons nos renseignements d'un travail du D' F. Schmid, directeur de ce bureau, paru dans le Hand^icôrterbuch der ichweizer. Volkswirtschaft, Sozialpolitik und Vertualtung, du Professeur Reichesbere a Berne. La Constitution de 1874 donna à la Confédération de nouvelles attributions sanitaires qui exigeaient le concours de techniciens ; c'est pourquoi, en 1879, le Conseil fédéral nomma une commission sanitaire composée de 5 médecins, élus pour 3 ans. Cette commission avait à donner son préavis sur toutes les questions visées par l'art. 69 de la Constitution, que lui soumettait le Département fédéral de l'Intérieur, et à proposer au Département, dans les questions d'ordre sanitaire qui rentrent dans les compétences fédérales, les mesures législatives ou administratives (^ui lui paraissaient être dans l'intérêt du pays. Cette commission

sanitaire internationale de Dresde, concernant les mesures préventives contre le choléra et que la Suisse avait signée avec 15 .tats européens ; la-Suisse s'engageait ainsi à remplir certaines obligations pour lesquelles il devenait nécessaire d'avoir un office permanent. D'autre part, les exi- Sences de plus en plus grandes du service sanitaire emandaient aussi cette transformation. La Suisse était restée en arrière de ses voisins et le rapport du Conseil fédéral, enregistrant cet état de choses, faisait remarquer, entre autres, à l'appui de la réorganisation qu'il proposait, que les dépenses annuelles destinées à combattre les épizooties s'élevaient à fr. 150000, tandis <]ue les dépenses

EDur combattre les épidémies n'atteignaient pas fr. 30000. es Chambres entrèrent dans les vues du Conseil fédéral, et adoptèrent le 28 juin 1893, l'arrêté fédéral créant auprès du Département fédéral de l'Intérieur une division spéciale pour les affaires sanitaires (Bureau sanitaire fédéral). Le Bureau sanitaire comprend un médecin directeur, un adjoint et le nombre nécessaire de commis. A rencontre de la généralité des autres Etats et de la plupart des cantons suisses, le bureau ne possède pas de conseil mé-

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dical permanent. Par contre, le Département de l'Intérieur profite, autant que possible, de 1 offre de la commission médicale suisse, de préaviser et d'examiner les questions d'ordre sanitaire. Lorsqu'il paraît utile d'avoir l'avis de apécialisles (vétérinaires, pharmaciens, chimistes, bactériologistes, etc.) on consulte des commissions spéciales. Le Bureau sanitaire a aussi le droit de confier à des spécialistes ou à des instituts scientifiques les recherches expérimentales qui lui paraissent nécessaires pour la solution de certaines questions. Les attributions du Bureau sanitaire fédéral sont les suivantes : 1. Rapport, avec préavis, au Département féd(!ral de l'Intérieur, sur toutes les affaires courantes concernant le service sanitaire intercantonal ou international. 2. Exécution de la loi sur les épidémies ; contrôle et publication de la mortalité et de la morbidité épidémiques; rapport sur les projets de lazarets et établissements de désmfection et sur les demandes de subventions y afférentes ; contrôle sur les lazarets et établissements de désinfection et inspection périodique du service sanitaire à la frontière ; examen des rapports sur les épidémies et des comptes et demandes d'indemnités y afférentes. 3. Réunion et publication des renseignements relatifs aux épidémies à l'étranger, telles que la peste, le choléra. 4. Mise en œuvre de la publication d'un rapport hebdomadaire par les autorités sanitaires cantonales sur la marche des maladies, même de celles qui ne tombent pas sous le coup de la loi fédérale sur les épidémies afin de porter ces renseignements à la connaissance des autorités sanitaires et des médecins. 5. Organisation des enquêtes spéciales sur certaines maladies (iniluenza, diphtérie). 6. Collection des lois suisses et étrangères sur les affaires sanitaires et l'hygiène publiaue. 7. Collection des rapports sanitaires des cantons et des villes suisses, des rapports des hôpitaux publics et privés. 8. Groupement des matériaux nécessaires pour l'élaboration des lois et règlements concernant l'hygiène publique. 9. Renseignements à fournir aux autorités sanitaires ou au corps médical du pays ou de Tétranger. iO. Établissement de la statistique du corps médical suisse (médecins, dentistes, pharmaciens, sages- femmes) en y comprenant, si possible, le personnel des infirmiers et des garde-malades. 11. Publication en collaboration avec le Bureau de statistique fédéral du Bulletin hebdomadaire sanitaire et démographique envoyé gratuitement aux autorités sanitaires et aux médecins. 12. Publication d'un rapport général sur l'activité de la Confédération et des cantons en matière sanitaire. 13. Dedepuis 1905, le Bureau sanitaire s'occupe en outre de tout ce qui concerne les examens fédéraux de médecine.

Le directeur a encore les obligations suivantes : assister aux séances du Comité-Directeur des examens fédéraux de médecine (avec voix consultative), établir les laissez-'passer pour transports de cadavres.

Ce bureau a une grande importance. C'est à lui qu'incombe la surveillance de l'application de la loi sur les maladies épidémiques (peste, choléra, typhus exanthématique, variole), et de la bonne exécution des dispositions de la convention internationale de Dresde (l893) contre le choléra et de celle de Venise (1897) contre la peste. Citons parmi les règlements et ordonnances édictés dans ce but ceux de 1891 sur les transports funèbres, de 18^ sur la désinfection en cas de choléra, de la même année sur les mesures préventives contre le choléra relativement au transport des personnes, des bagages et des marchandises, de la même année encore sur 1 expédition aux instituts bactériologiques des objets suspects, l'entente de 1896 entre l'Autriche et la Suisse en vue des mesures à prendre à la frontière et sur le Bodan en cas de choléra, le règlement de 1899 concernant la désinfection en cas d'épidémies, de la même année l'ordonnance concernant les mesures à prendre contre le choléra et la peste en ce oui concerne le transport des personnes, des bafa-

Î^es et des marchandises, le règlement de 1900 au sujet des aboratoires d'études sur la peste et des recherches a faire en cas de choléra ou de peste. Le Bureau sanitaire fédéral ne possédant pas de laboratoire bactériologique a confié les recnerches nécessaires pour plusieurs des ordonnances et règlements précités à l'institut pour l'étude des maladies infectieuses, à Berne. Mais les dani^ers qui accompagnent certaines de ces recherches bactériologiques ont^ rendu nécessaire la création, avec l'aide de la Confédération,

de laboratoires pour la peste à Berne, Zurich, Bâie, Lausanne et Genève.

Dès le début de son activité, le bureau sanitaire, et avant lui, le rapporteur sanitaire fédéral, avait cherché à favoriser par tous les moyens possibles, la création de lazarets et d'établissements de désinfection. En 1889 déjà avait été publiée une collection de plans-types avec instructions pour la construction de ce genre de bâtiments. A fin 1903 la Confédération avait acconié plus d'un demimillion de subventions pour la construction de 40 lazarets, de 10 baraques transportables, de 43 établissements de désinfection, de 31 étuves locomobiles et de 45 appareils de désinfection par le formaldéhyde. En cas de danger de choléra ou de peste, les chemins de fer seraient obligés de créer des stations pour la remise des malades (au total 103, dont 21 de I^* classe, 24 de II* et 58 de UK suivant leur importance) et d'aménager des locaux pour le service sanitaire, l'examen et l'isolement des malades suspects. Quelques stations possèdent dans cette intention des baraques spéciales. Buchs, par exemple, gare internationale, a un bâtiment neuf pour le service sanitaire des épidémies. Des mesures contre le choléra ont été prises principalement en 1892 et 1893 (dépenses fr. 91766, dont la Confédération a bonifié le 50 % aux cantons), et contre la peste depuis 1896 d'une façon ininterrompue. Par des instructions aux autorités sanitaires et aux médecins, par des conférences et des publications on a également cnerché a faire connaître les moyens de combattre ces fléaux. En été 1892, un cas de choléra a été constaté à Zurich chez une dame venant de Paris ; divers cas suspects mis en observation furent reconnus être d'autres maladies.

Une conférence sanitaire internationale, à laquelle 25 États, dont la Suisse, étaient représentés, s'est réunie à Paris en 1903, et a adopté une nouvelle convention au sujet de la lutte contre le choléra et la peste ; cette convention différant sur quelques points importants des conventions de 1893 et 1897 aura pour conséquence une revision prochaine des ordonnances suisses sur la matière.

Parmi les maladies qui tombent sous le coup de la loi sur les épidémies, seule la variole s'est montrée en Suisse depuis la mise en vigueur de la loi ; généralement elle nous vient d'Italie ou de France. Quand on peut isoler immédiatement le premier cas, l'épidémie est en ffénéra) arrêtée. Le bureau sanitaire cherche à aj^ir au pius vite non seulement dans les cas avérés, mais dans tous les cas de maladie suspecte. Le tableau ci-après montre quelle a été l'activité du oureau dans ce domaine :

Dépensev payées moitié par la GonféderatioD, Cas moitié par les cantons

de variole Décès et par les oomrannes

1890 350 32 Fr. 3809

1906 74 13) * ^^^^^ Depuis plusieurs années le bureau sanitaire travaille à

la revision de la loi fédérale sur les épidémies en vue d'étendre les compétences de ce bureau à d'autres maladies épidémiques ou infectieuses, comme la diphtérie, la scarlatine, le typhus abdominal et peut-être la tuberculose. Le bureau s'est toujours vivement intéressé à la fondation de sanatoriums pour tuberculeux ainsi qu'aux efforts tentés pour combattre la tuberculose, tant sur le terrain national que sur le terrain international (commission centrale suisse pour la lutte contre la tuberculose, enquête sur les causes exactes de l'extension de

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cette maladie, création de dispensaires antituberculeux, de stations de cure d'air et d'hôpitaux spéciaux, commission internationale contre la tuberculose, congrès internationaux). Depuis 1900 existe à Berne un institut Pasteur subventionné par la Confédération, pour les personnes mordues par des animaux enragés ; il est placé sous la surveillance du Bureau sanitaire. L'apparition et Textension de Tinfluenza dans les années 1889-1894 ont fait Tobjet d'une étude et d'un rapport parus dans le Journal de statistique (1895, livr. 3). Le bureau a fait aussi une enquête très consciencieuse sur l'épidémie de diphtérie des années 1896 à 1898. 16590 cas furent enregistrés, et les résultats statistiques de cette volumineuse enquête paraîtront, prochainement. Les travaux préparatoires en vue de l'élaboration d'une loi sur les denrées alimentaires que Ton désirait depuis 1870 ont été commencés par le rapporteur sanitaire, continués par le bureau sanitaire et terminés par plusieurs commissions de spécialistes. En 1897 le peuple a accepté l'adjonction à la Constitution d'un nouvel article concernant la police du commerce des denrées alimentaires, mais la loi y relative n'a été acceptée par le peuple que le 10 juin 1906. Une tâche nouvelle incombera au bureau ensuite de la convention de Bruxelles de 1906 pour la préparation des médicaments héroïques, à laquelle la Suisse a adhéré. La commission de la pharmacopée, nommée en 1902, a décidé de tenir compte pour ses travaux des décisions de la conférence.

Le Bureau sanitaire a participé aux expositions nationale de Genève en 1896, universelle de Paris en 1900, de la tuberculose de Paris en 1905 et du Simplon à Milan en 1906. A Paris et à Milan il a reçu un ^rand prix. Le Bureau sanitaire correspond avec les autorités sanitaires de nombi*eux États ; il prend part aux congrès d'hygiène et de démographie qui ont lieu tous les trois ans, avec d'autres délégués nommés par le Conseil fédéral. Le Bulletin hebdmncuiaire sanitaire et démographique, publié depuis 1894 par le Bureau de Statistique en collaboration avec le Bureau sanitaire contient la statistique de la natalité, de la mortalité, des hôpitaux et des asiles d'aliénés, des renseignements hebdomadaires sur l'apparition de maladies épidémiques en Suisse ou à l'étranger, les lois fédérales et cantonales sanitaires et médicales, des rapports sur l'administration sanitaire fédérale, sur les congrès, etc., et des communications sur tout ce qui peut intéresser les hygiénistes et les autorités sanitaires.

Bibliographie. Baader, A. Die Organisation des schweirer. Gesunaheitsamtes (dans le Korrespondeniblatt fur Svhweizer Aerzte, 1887). Sonderegger, L. Dos sogenannte eidgen. Gesundheitsanit (dans leKorrespondenzblatt fur Srhweizer Aertte, 1888). De Cérenville. Happort présenté à Vasseniblée des médecins suisses à Lausanne sur un projet d'organisation sanitaire fédérale. {Revue médi^ cale de la Suisse romande, iS8S.) Sonderegger, L. Die Reorganisation des schweiz. Sanitdtswesens im Jahre iH89 (dans le Korrespondenzblatt fur Schweizer Aerzte, 1889). Schmid, F. Das schweizer. Gesundheitsujesen. Berne, 1891 . Eingabe der schweizer. Aerztekommission an den Bundesrat betreffend Kreierun^ einer besondem Abteilung fur Gesundheitswesen aut derti eidgen. De^ parlement des Innem (schweizer. Gesundheitsamt), du 29 octobre 1892. Carrière, H. L'hygiène publique en Suisse. Gienève, 1900. Rapports de gestion du Conseil fé" déral dans la Feuille fédérale suisse. Voir encore Hygiène publique, rédigé par le D»" Fr. Schmid (Bibliographie nationale suisse, V. 8).

kj Bureau fédéral de statistique. La statisti(|ue n'a commencé à se développer en Suisse qu'à partir de la création du Bureau fédéral de statistique, en 1860. Jusqu'à la fin du XVIII* siècle, elle n'avait pour objet que le recensement de la population, en vue de la perception des impôts et des contingents d'hommes pour le service militaire. Dans la suite le dénombrement des ménages et celui du bétail s'y sont ajoutés. Avant 1798, quelques cantons seulement possédaient des recensements réels de la population. En 1586, l'État de Bâle fit un recensement religieux par habitant et par maison. (Archiv. de Bâle). Dans l'Évèché de Bâle, il y avait de temps à autre des recensements. Celui de 1770 est très détaillé. On y trouve, outre la population, le nombre des maisons, les différentes professions, des produits de la terre, vin, etc., les dîmes

et redevances. Un autre est celui qui eut lieu à Zurich en 1634, grâce à l'initiative de l'antistès Finsler; ce recensement avait un caractère ecclésiastique. Chose curieuse, le premier recensement périodique d • la population est du à un prince étranger, Frédéric II de Prusse, qui ordonna en 1752 que, dans sa principauté de Neuchâtel. on aurait à procéder chaque année, en décembre, à un recensement des habitants. Il semble que, dans les temps troublés de la République helvétique, une et indivisible, on ne dût pas se préoccuper d'un recensement proprement dit. Et cependant le dénombrement de la population fut un des premiers soucis du Directoire helvétique ; mais l'enquête avait pour but d'obtenir, sur la fortune des communes bourgeoises, leur étendue et celle des paroisses, des renseignements qui permettraient de fixer d'une manière rationnelle l'étendue des communes politiques et des districts administratifs qu'il s'agissait de créer. Malheureusement, l'opération n'aboutit pas : 5 cantons seuls (Berne, Vaud, Argovie, Lucerne et Fribourg) arrivèrent à connaître les résultats (^ui les concernaient. Pendant la période de l'Acte de Médiation (1K03- 1815), des recensements de la population et du bétail se firent dans plusieurs cantons, et l'on vit même le Schweizerischer Beobachter publier dans ses colonnes, à côté de rapports sur Tagriculture et l'instruction publique, des taoleaux statistiques sur les naissances, les décès et les mariages. En vertu d'un arrêté de la Diète fédérale du 7 septembre 1836, on procéda, dans les années 1H36 à 1838, à un dénombrement de la population de la Suisse, par cantons, qui devait servir de base à l'établissement des contingents d'hommes et d'argent Le chiffre d'habitants obtenu tut de 2 190 258. Ce premier recensement général ne se fit pas en un jour déterminé, comme c'est le cas actuellement.

A partir de 1848, une nouvelle ère s'ouvrit pour la statistique, grâce en bonne partie à la présence, au sein du Conseil fédéral, de Ste&no Franscini, très versé dans les sciences économiques et la statistique. La loi fédérale du 28 mai 1849 sur l'organisation et les attributions des divers départements indique la o statistique de la Suisse i» comme incombant ^u Département de l'Intérieur, dont Franscini avait alors la direction. La nouvelle constitution prévoyant l'élection du Conseil national sur la base du chiffre de la population, un dénombrement eut lieu dans la semaine du 18 au 23 mars 1850; il devint dès lors périodique et décennal. Quelques années plus tard, le Conseil fédéral et les Commissions des deux Chambres tombèrent d'accord sur la nécessité qu'il v aurait à créer un bureau permanent chargé du soin exclusif de procéder aux enquêtes statistiques. La loi du 21 janvier 1860 concernant la création d'un Bureau de statistique définit comme suit le but de cet office, placé sous la direction du Département de l'Intérieur :

a) obtenir une statistique complète de la Suisse ;

b) établir des publications périodiques sur les éléments de la statistique qui sont particulièrement sujets à changer, et, cas échéant, publier des monographies sur des objets spéciaux.

Chaque année, le Conseil fédéral fixe le programme des objets qui doivent être traités et publiés. (Art. 1.)

Le Bureau de statistique s'entend avec les gouvernements cantonaux en vue de se procurer les matériaux nécessaires.... (Art. 2.)

A partir de cette époque, le Bureau de statistique n'a pas cessé de se développer. Aux recensements purement démographiques (mariages, naissances, décès) sont venus s'ajouter d'autres enquêtes et dénombrements dont voici les principaux : les recensements décennaux du bétail dès 1866, lesquels, à partir de 1896. sont devenus quin-

3uennaux ; la statistique des assurances contre les incenies, la statistique du commerce, celle des caisses d'épargne, des accidents, de l'assistance ; examen pédagogique et visite sanitaire des recrues, mouvement d'entrées et de sorties dans les maisons de santé et les pénitenciers, l'annuaire de statistique, la collaboration au Bulletin hebdomadaire, sanitaire et démographique, et, en dernier lieu, le grand recensement fédéral des entreprises agricoles, industrielles et commerciales du 9 août 1905. Le l*** janvier 1907, le personnel du bureau fédéral de statistique comprenait 26 fonctionnaires et employés per-

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manento et 46 aides provisoires, ces derniers exclusivement occupés aux travaux de dépouillement de matériaux de recensement. Il existe, depuis le i" janvier 1885, une section'.spéciale de statistique commerciale au Département des Finances et Douanes ; le Département des Chemins de fer possède également une section de statistique.

l) Station centrale de météorologie. Située dans le bâtiment de physique de l'École polytechnique fédérale a Zurich, elle est de création relativement récente. Dès la première moitié du XIX* siècle on a fait des observations suivies de réelle valeur scientifique à Bâle, à Genève et au Grand Saint-Bernard entre autres. Mais une organisation générale et complète embrassant toute la Suisse est de date récente. En 186o, la Société suisse des sciences naturelles installa, avec l'aide financière des cantons, et surtout de la Confédération, un réseau de 80 stations, régies par le même règlement et possédant les mêmes instruments. Ces observations sont, aujourd'hui encore, les mêmes dans leurs grandes lignes. Pour les instruments et le genre d'observations consulter les Instructions pour les obsert^ateurs des stations météorologiques suisses. En 1881, la station centrale avait à sa tête un directeur et une commission fédérale de météorologie de 8 membres. Cette commission publie chaque année les résultats des observations de toutes les stations suisses, outre un Bulletin quotidien de prévision du temps renfermant les observations faites le matin dans 24 stations réparties également sur tout Tensemble du territoire et celles relevées à midi dans 13 stations ; enfin les observations d'Engelberg, d'Einsiedeln et de Zermatt. Â fin 1906 on comptait en Suisse 119 stations météorologiques et 259 stations pluviométriques, au total 378 postes d'observations. La station centrale s'occupe encore des lancements de ballons-sondes pour mesurer les conditions atmosphériques des hautes couches de l'air; ces expériences se font à certains jours après entente entre les divers pays de l'Europe qui s'jf intéressent. En 1906, 10 ballons ont été lâchés ; tous dépassèrent l'altitude de 10000 m. Depuis 1903, c'est-àdire depuis le commencement de ces essais internationaux, 44 ballons ont été lancés (9 en 1903, 11 en 1904, 14 en 1905, 10 en 1906). •

mj Bibliothèque nationale suisse. L'histoire de la bibliothèque nationale remonte déjà à la tin du XVIII* siècle alors que le ministre de la République helvétique Stapfer proposait la création d'une université suisse, d'une Académie des Beaux-Ârts, d'un Musée d'histoire naturelle et d'une Bibliothèque nationale en relation avec les Archives. Les bases en étaient jetées lorsque l'État Unitaire s'efi'ondra en 1803. Malheureusement, le sort de la bibliothèque était jugé et sa liquidation en 1803 eut lieu à des prix dérisoires. Mais l'idée de Stapfer n'était pas enterrée; de 1840 à 1860 des efforts répétés tendirent a la création d'une bibliothèque nationale, soit comme annexe d'une université fédérale, soit comme fondation indépendante. Depuis 1850, le Département de Tlnlérieur possédait une « bibliothèque fédérale » appelée dans la suite bibliothèque centrale ; à l'origine, elle n'était destinée qu'aux fonctionnaires de l'administration, mais elle ne tarda pas à s'agrandir et l'on ne fut pas loin de la transformer en bibliothèque nationale. En 1891, le D"" F. Staub, rédacteur de VIdiotikonj adressait un mémoire au Conseil fédéral pour lui demander un affrandissement de la bibliothèaue centrale fédérale afin a'arriver à a rassembler tous les écrits parus jusqu'à présent en Suisse et à l'étranger, concernant notre peuple et notre pays ; les estampes offrant de l'intérêt au point de vue des mœurs, des costumes, des usages; les représentations d'œuvres d'art et architecturales; les portraits, les prospectus, tout ce qui a rapport à l'histoire nationale et, en outre, tous les ouvrages dont les auteurs sont des Suisses. » Le mémoire de Staub fut appuyé par la commission centrale de la Bibliographe nationale suisse, psir la société littéraire de Berne, et, plus tard, par d'autres sociétés et associations. Cette idée fut favoraolement accueillie. Déjà en 1893, le Département de l'Intérieur avait inscrit un poste de 23000 fr. dans son projet de budget en vue d'arriver à la création d'une subdivision de la bibliothèque centrale dans le dessein de rassembler toutes les œuvres d'intérêts scientifique, historique ou littéraire pouvant contribuer à la connaissance de la Suisse et de ses habitants.

La commission du budget proposa de biffer ce poste et de prier le Conseil fédéral de présenter aux Chambres un projet spécial. Le Département de l'Intérieur, chargé d'étudier la chose, put déjà présenter les résultats ae son enquête en mars 1893, et le Conseil fédéral préconisait la fondation d'une bibliothèque nationale avec adjonction des archives fédérales Toute la question avait soulevé une vive discussion dans la presse ; de divers côtés l'on proposait de ne pas créer une nouvelle bibliothè-

aue, mais de transformer en bibliothèque nationale une es bibliothèques suisses existantes. La commission centrale de la Bibliographie nationale présenta une série de propositions c|ui servirent de base à une commission d'experts composée des directeurs des principales bibliothèques de la Suisse. On admit le principe uue cette nouvelle bibliothèque ne s'occuperait pas de la période antérieure à 1848, la Bûrgerbibliotnek de Lucerne s'étant fait, depuis 90 ans, une spécialité de ce genre de recherches. Les collections d*HeIvetica comprenant les publications antérieures à 1848 furent en définitive laissées à cette dernière, ces collections pouvant être complétées à peu de frais. La bibliothèque centrale abandonna ce qu'elle possédait d*Helvetica à la Bibliothèque nationale; elle se contente de n'être plus qu'une bibliothèque destinée à l'administration. Malgré certains eflorts pour faire de la Bibliothèque nationale une bibliothèque universelle cosmopolite, on s'en tint à la conception première : ne rassembler que les Helvetica sans attacher à ce terme une signification trop étroite. L'utilisation des livres ne doit pas nécessairement avoir lieu sur place, mais ils doivent être expédiés à tous les intéresses. La Bibliothèque nationale doit publier un catalogue des Helvetica conservés en Suisse ou à l'étranger. Plus tard elle devra s'occuper d'autres travaux biblioj^aphiques. La création de la bibliothèijue a été votée en juin 1894; l'année suivante une commission de 5 membres était nommée et les locaux provisoires étaient occupés. Le nouveau bâtiment, dont une aile est réservée aux Archives fédérales, était ouvert au public le i*' mai 1900. Le développement de la Bibliothèque nationale a été très rapide. Les dons provenant de toutes les parties de la Suisse et même de l'étranger furent, dès 1 origine, de beaucoup supérieurs à ce que l'on attendait; d'autre part, la production courante d'imprimés suisses est beaucoup plus importante qu'on ne le supposait. A fin 1899, la bibliothèque comptait 108000 numéros, 164000 ouvrages ; en 1905, 155000 numéros, 330000 ouvrages ; en 1906, 168800 numéros, 853200 ouvrages. Quelques données concernant Tannée 1906 montreront l'activité extérieure de la bibliothèque : la sortie des livres a été de 12535 ouvrages comportant 17714 volumes ; dans la salle de lecture, 3672, dans la ville de Berne, 9270, en Suisse, 4692 et à l'étranger 80. La Bibliothèque constitue un des bureaux régionaux. pour le catalogue international de la Société royale de Londres à laquelle elle envoie chaque année le relevé des nouvelles publications suisses concernant les sciences naturelles. (D'après les rapports de la Bibliothèque et le rapport du Département de l'Intérieur pour 1906).

nj La fondation Berset-Mxiller. Legs fait à la Confédération suisse par M"* Marie Berset, née Mûller, veuve de Jean -Joseph-Marcel Berset, de Cormérod (Fribourg) décédée le 5 janvier 1898, à Berne. Le testament est du z mars 1894. L'Asile se trouve à Melchenbiihl, près de Mûri. Il a été inauguré le 29 juin 1902. Le Conseil fédéral a la haute surveillance de l'institution. Il la fait exercer par son Département de l'Intérieur, qui a institué une commission administrative de cinq membres, laquelle doit veiller au bon fonctionnement de l'Asile. Le total des dépenses pour 1906 s'élève à 15 898 francs. Elle est destinée à donner un asile à des instituteurs et institutrices (y compris des veuves d'instituteurs) depuis l'âge de 55 ans révolus, ayant eu une pratique scolaire d'au moins 20 années. La maison abrite actuellement 14 pensionnaires, anciens instituteurs et institutrices.

o} Inspectorat fédéral des travaux publics. Par la loi fédérale du 16 mai 1849, concernant l'organisation et les fonctions du Conseil fédéral, il a été créé un Département des Postes et des Travaux publics auquel on rattache les travaux publics suivants : 1. Surveillance des routes et des travaux publics pour autant que ceux-ci rentrent dans la

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compétence de la Confédération ; 2. exécution des travaux i publics comprenait alors un Inspecteur en chef, un adpublics. En vertu de l'arrêté des Chambres fédérales du I joint,

Tableau des subventions allouées par la Gonfédératloa, payées en totalité ou non aux cantons jusqu'au !•' janvier 1906, ainsi que des subsides à payer encore & partir de cette époque pour

Ponts et Chaussées :

Cantons.

a. Subventions pavées, allouées par arrêtés

tédéraux.

b. Restait

à payer au

l«r janvier

Totel.

Période

Période 1875-1893

Période

ToUl.

Fr.

Fr.

Fr.

Fr.

Zurich

Berne

Lucerne ....

Uri

Schwyz

Obwald

Nidwald ....

Glaris

Zoug

Fribourg ....

Soleure

Bâle-Ville ....

Hâle-Campagne . .

SchafThouse . . .

Appenzell Rh.-Ext.

Appenzell Rh.-Int.

Saint-Gall . . .

Grisons

Argovie

Thurgovie ....

Tessin

Vaud

Valais

Total

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