ÉTABLISSEMENTS RELIGIEUX
Église paroissiale , dite des Cordeliers. Elle est bâtie sur le côté oriental de la rue de ce nom. Dédiée autrefois à l'Annonciation de Notre-Dame, elle est aujourd'hui sous l'invocation de saint Désiré. Un portail donne accès à une cour qui précède l'entrée. L'église est orientée et se compose de trois nefs, d'une grande tribune , de six chapelles , d'un chœur de forme semi-octogonale, d'un sanctuaire et d'une sacristie. La façade principale est décorée de deux ordonnances d'architecture, dorique et corinthienne. La nef principale est divisée, y compris te chœur et le sanctuaire , en neuf travées voûtées à arêtes et arcs-doubleaux. Des piliers , composés de colonnettes accouplées, auxquels on a donné une forme carrée , à l'aide d'un crépissage, séparent la grande nef des collatéraux. Le chœur est éclairé par trois fenêtres géminées , du style ogival. Elles ont été garnies en i 85 1 , de beaux vitraux représentant saint Pierre , saint Paul , saint Etienne, saint Désiré, la sainte Vierge , Jésus-Christ , Dieu le Père et d'autres saints personnages. Plusieurs chapelles remontent aux xiv* et xve siècles. Les boiseries du chœur et de la chaire à prêcher sont richement sculptées. Un beau jeu d'orgues, acheté en i%bU, orne la tribune. La paroisse dite des Cordeliers, se compose de la partie septentrionale de la ville et des villages de Chille , Leschaux et Villeneuve.
Eglise paroissiale dite de Saint- Désiré. Elle est orientée et se compose de trois nefs , d'un transsept ,
d'un sanctuaire, d'un chœur semioctogonal , d'une crypte qui s'étend sous le sanctuaire et le chœur , de huit chapelles , d'une sacristie , de la tour du clocher et de deux tribunes latérales. Elle est dédiée à saint Désiré , dont on célèbre la fêle le 27 juillet. L'entrée principale est placée sur le milieu du collatéral nord. On y arrive par un escalier extérieur à double rampe, ayant vingt-deux degrés de chaque côté.
Douxe piliers sans chapiteaux séparent la nef principale des collatérales. De ces piliers, deux sont carrés , deux sont cylindriques , et les autres ont été taillés il y a quelques années, en forme octogonale.
La grande nef est voûtée à lunettes, et décorée de nervures ogivales. Le transsept et les petites nefs sont voûtées à plein-cintre , avec arêtes et arcs - doubleaux. Le chœur est éclairé par sept fenêtres ogivales , géminées et trilobées. De petites fenêtres romanes, qui ont été murées, éclairaient le collatéral nord.
Plusieurs des chapelles sont sans autels. La crypte a 12m 85° de largeur, 5m 90e de longueur et 2m 48e de hauteur. Elle est voûtée à arêtes et à plein-cintre , et se compose de trois nefs , se terminant en hémicycle; dix piliers cylindriques, carrés et octogones la décorent. Celte crypte, ainsi que le Iranssept, les petites nefs et les piliers, sont du style roman. On remarque dans l'église un ciborium, exécuté sur les dessins de M. Carette, imitant celui de la Sainte- Chapelle, à Aix-la-Chapelle ; une belle chaire à prêcher et un confessionnal du style ogival flamboyant , exécutés et donnés par M.
Forestier; un bel autel et une niche en pierre, du même style; un joli groupe de dix personnages en pierre, représentant une descente de croix,
et plusieurs tableaux. Le jeu d'orgues occupe une tribune près du chœur. Cet édifice a subi depuis quelques années de nombreuses et importantes restaurations, par les soins de M. Carette , curé de la paroisse , dont le goût et les connaissances archéologiques sont aussi connus que son talent comme prédicateur. La nef a été prolongée et garnie d'une vaste tribune qu'éclaire une belle rose. La paroisse de Saint- Désir é se eompose de la partie méridionale de la ville.
Cimetière, II est situé au nord de la vUle , dans le lieu dit en Rougin, et a été établi en 48&Î. Il est clos de murs et planté de sapins, de cyprès et autres arbres funéraires.
Le logement du gardien est à côté de la porte d'entrée. On remarque dans ce cimetière, la croix colossale du Calvaire, qui avait été placée sur la grande place, en 1854, et un grand nombre de mausolées. On y distingue surtout les tombes de la famille Besson, de MŒe la baronne Desvernois , de Caroline Emérancc , de MM. Igonel , Gousset , de Mme Bourgeois , de M. le lieutenant-colonel Ollivier , de MM. de Martignat , etc.
Plusieurs sont de véritables œuvres d'art.
Maison de mission. Elle a été fondée en 18Î7, par le P. Raymond, dit Agathange , ancien capucin et curé de la paroisse Saint-Désiré, qui a consacré à sa dotation , un bâtiment situé derrière la préfecture et une somme d'argent. Le nombre des missionnaires varie de cinq à sept . Us font des prédications et dirigent des missions dans les diocèses de Saint- Claude, d'Autun et de Besançon.
M. l'abbé Gréa , d'Arinthod , en est le supérieur actuel.
Temple du culte êvangélique. Le premier temple cvangélique dans le
Jura s'est formé à Lons-le-Saunier en 1838. Elabli d'abord dans la caserne, puis dans différents locaux, M. de Ribaucourt, ministre de ce culte, vient d'acquérir au fond de la place de la Paix, une maison dans laquelle il a érigé un temple, une école primaire et son logement.
100 personnes de Lons-lc-Saunier et îb* des environs , se réunissent les dimanches , à 10 heures du matiu , pour la célébration des offices de leur culte.
ÉTABLISSEMENTS JUD1C1AIBES.
Palais de justice. 11 a été commencé en 18*7, aux frais du département , sur l'emplacement de l'ancien chantier au bois , et terminé seulement en 1846. Bâti entre le grand séminaire et la promenade de la Chevalerie , il renferme les salles de la cour d'assises , du tribunal civil et du tribunal correctionnel, le parquet , le cabinet du juge d'instruction, le greffe et la salle des archives , la chambre des avoués , des huissiers , des avocats , la salle des témoins et autres dépendances. La parlie centrale de la façade est décorée de deux pilastres de l'ordre dorique , surmontés d'un fronton.
Cet édifice est d'une architecture lourde , disgracieuse et manque de proportions. La distribution en est vicieuse et sans ensemble.
Tribunal de commerce. Le tribunal de commerce occupe une des ailes de l'hôlel-de-ville. La salle d'audience, nouvellement restaurée, est sans contredit la plus belle qui existe dans tout le ressort de la Cour impériale de Besançon. La riche boiserie en chêne qui l'entoure , lui donne un caractère monumental. M. Faivre-Rollier, président actuel de ce tribunal , a eu l'heureuse idée de former à côté de
ta salle des délibérations , une bibliothèque de tous les ouvrages relatifs au droit commercial. Elle se compose déjà de près de 1000 volumes.
Justice de paix. Elle est établie à l'hôtel-de-ville , dans la salle occupée précédemment par le tribunal
Prison cellulaire départementale.
Commencée en 1827 et terminée en 1 84î> , elle occupe l'emplacement de l'ancien chantier au bois, entre le palais de justice et la caserne de gendarmerie. Elle contient 82 cellules, 4 cachots, le logement du directeur, celui du gardien-chef, 2 chambres pour les gardiens , un cabinet pour le juge d'instruction , la lingerie, un magasin, une chapelle, une forge et six préaux. 20 cellules sont destinées aux femmes et 62 aux hommes. Le nombre des détenus au 1er décembre 1854, était de 127.
Un aumônier est attaché à l'établissement. Les hommes se livrent à la fabrication des brosses en crin et racines, pour le compte d'un entrepreneur des travaux des prisons.
Ils gagnent en moyenne 60 centimes par jour, dont 30 cent, sont pour eux , 20 cent, pour l'entrepreneur et 10 cent, pour l'administration.
Les femmes s'occupent de travaux à l'aiguille et de tricot. Le bâtiment de la prison est encore plus défectueux, s'il est possible , que le palais de justice.