‹ Dictionnaire héraldiqueChapitre 72 sur 236 · î ECU · texte numérisé non relu

î ECU

gnonné d'argent et de gueules de trois

piècGS.

20. kunige en Tyrol, tianché d'argent et de gueules, fiché sur l'argent.

ECUUEUIL. — Animal plus petit que la fouine et plus fort que la belette, et qu'on distingue dans l'écu, en ce que sa queue hérissée paraît plus grosse que son corps.

Fouquelde 7?p//e-/4-/c— d'argent, à l'écureuil rampant de gueules. Bretagne.

Jocet — d'azur, à l'écureuil rampant d'or. Brelagne.

Bic/ot de Kerjcgu — d'argent, à l'écureuil rampant de pourpre, couronné d'or. Bretagne.

Du Chêne — d'argent, h deux écureuils de gueules, l'un sur l'autre, l'un passant et l'autre contre-passant. Touraine.

ECUSSON. — Petit écu qui en meuble un aulre plus grand.

Masuroy — de gueules, à un écusson d'argent. Lorraine.

Sorceij — d'or , à l'écusson de gueules. Lorraine.

Carnazel— d'azur, à l'écusson d'or.

Montignij — d'or, à un écusson de gueules. Ile de France.

Dulac — de gueules, à l'écusson d'argent. Languedoc.

Boiders — d'argent,à l'écusson de gueules. Flandre.

Malberg — écartelé , aux 1 et 4 de gueules là un écusson d'argent, et aux 2 et 6 de gueules à une croix ancrée de môme. Lorraine.

Malet — d'azur, à l'écusson d'or. Artois.

Pataij — d'hermines, k l'écusson de gueules en abîme. Orléanais.

Ferrières — de gueules , à un écusson d'iiermine, avec un orlo de fer à cheval d'or. Beauvoisis.

Tancarville — de gueules, à un écusson d'argent et un orle d'or. De de France.

Bailleul — d'hermines, à l'écusson de gueules.

Ileyne — de gueules, à un écussoa d'argent. Flandre.

Danglos — d'azur , à l'écusson d'argent posé en abîme, accompagné de trois molettes d'or. Picardie.

Du Bois — d'or, à l'écusson de gueules en abîme, à l'orle de cinq coquilles de sable. Picardie.

Saint-Venant — d'azur, à l'écusson d'argent, un lambel à trois pendants de gueules brochants. Artois.

' Cccire — d'argent, à un écusson d'azur, accompagné d'un orle de huit merlettes du môme. Normandie.

Semilhj — de gueules, à l'écusson d'argent accompagné de six merlettes du même çn orle. Normandie.

Brezé — d'azur, à l'écusson d'argent enclos dans untrêcheur d'or, à l'orle de huit croisettesdu môme. Normandie.

Saint-Aubin — d'argent , à l'écusson de

sable surmonté de trois merlettes de môme,

caiigécs en iasce. Nivernais et Bourbonnais.

dacobin — d'argent, à un écussua d'azur

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en abîme et six annelets de gueules en orle. Brelagne.

Bournel — d'argent, àun écusson de gueules, accompagné de huit perroquets de sinople en orle. Artois.

Tournier de Saint-Victoret — de gueules, à l'écussond'or, charge d'une aigle de sable, l'écusson embrassé de deux badelaires ou anches d'or, les poignées vers le chef. Provence.

Gontenay — d'or, à l'écusson de gueules, et onze merlettes de même en orle.

Pressigny — de gueules, semé de croisettes d'argent à l'écusson de même. Ile de France.

La Briffe — d'argent, à un écusson de même, chargé d'un lion de sable, et accompagné de six merlettes de môme, 3 on chef, 2 en flancs et 1 en pointe. IledeFrance.

Escaiin des Aimars — de gueules, à un écusson d'or, à trois bandes d'azur, mis au quartier dextre du chef, et aux trois autres trois croix vidées cléchées et pommettées d'or. Dauphiné.

Beaumont — d'azur, à l'écusson d'argent en abîme, à la bande de gueules brocha'U sur le tout. Champagne.

Mouchy — de gueules, à un écusson d'argent accompagné de trois macles d'or.

Sugny — de sable, à un écusson d'argent, au bâton écoté de même , brochant sur lo tout. Champagne.

Villers au Tertre — d'azur , à l'écusson d'argent, l'écu semé de billetles du même. Artois.

Saint-Urain — d'argent, au chef de gueules chargé de trois écussons d'or.

Comte — d'argent , à l'écusson d'azur , chargé d'une bande d'or, surchargé de trois anilles de sable , et accompagné de trois cœurs de gueules. Normandie.

Wingles — d'azur, à l'écusson d'argent à la cotice engrêlée de gueules, brochante sur le tout. Artois.

Grammer — d'azur, à une bande d'argent h l'écusson de même en chef, chargé d'un lion de sable.

Buillemont — de sable, à l'écusson d'argent, une cotice d'or brochante sur le tout. Artois.

Maillart — d'azur , îi l'écusson d'argent au lion naissant de môme. Champagne.

Barbesieux — d'or, à un écusson d'azur.

Mont Saint-Jean — de gueules , à trois écuss&ns d'or.

Chipre — de gueules , à trois écussons d'or. Dauphiné.

Carvitle — de gueules , à trois écussons renversés d'or. Normandie.

Coetlogon — de gueules, à trois écussons d'hermine. Normandie.

Bailleu— d'or, àtrois écussons degueules.

Beaufort — de gueules, à trois écussons d'hermine, 2 et 1. Bretagne.

Dos — d'argent, à trois écussons de gueules. Bretagne.

Buppe — d'argent , à trois écussons da gueules, 2 et 1. Lorraine.

Latre-Doby — coujié d'azur et d'or, à trois écussons de l'un en l'autre. Ile de France.

StTô

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DICTIONNAIRK

Pcrthuis — (l'azur, à truis l^cussuhs d";irgerit. Ile de France.

Fontaine — d'or, h trois écussons do vair bordés de gueules. Picardie.

Le /{oi/— d'azur, à trois écussons d'arj^eiit, chargéschacund'une croix patlée de j^ueules. Picardie.

.l6/«'r(//e — d'argent, h trois écussons de gueules. Beauvoisis.

/îourg'on— de sable, h trois écussons d'or.

Ribaupré — d'argent, à trois écussons de gueules.

Chaniy — de gueules , à trois écussons d'ar.^onl, le 1 chargé d'une molette de sable.

Trcmùjon — d'argent, h trois écus do gueules 2 et 1 ; chacun chargé de trois écussons d'or en fasce. Bretagne.

Charbonneau — d'azur, h trois écussons d'argent, accompagnés de dix fleurs de lis d'or, k en chef, 2 en l'asce , et 3 et 1 en iHiinte. Bretagne.

Poitou (P.J — d'or, à trois boucliers, deux en cli<f diaprés d'azur, et un en pofnte diapré du gueules.

/•"/•p/e/ — d'azur, à trois écussons d'or, fretlés du champ et bordés d'argent, à la bordure componée d'argent et de gueules de seize pièces. Normandie.

lUiml — de gueules, à trois écussons d'argent, chacun chargé de trois hermines do sable, 2 en chef et 1 en pointe. Bretagne.

Champion — d'azur, à trois écus'^ons d'argent bordés et bandés de gueules. Bretagne.

Laltrc— d'or , h trois écussons d'azur, dont le premier est couvert par un franc canton de gueules chargé d'une molette d'éperon d'or. Artois.

Fcnicr— d'or, à cinq écussons de gueules, 2, 2 et 1. Provence.

Mayenne (V.) — de gueules, à six écussons d'or, ;$, 2 et I.

PurdaiUon — d'argent, au lion de gueules accomiMgné de huit écussons de sii;ople en orle. (iuycnneel (jasco^ne.

Matltefclun — de gueules, à six écussons d'or.^ .\ujou et Touraine.

ÉCUYlill. — Le titre d'écuyer vient de ce que les nobles portaient dos écus et armoiries, qui sont dis niar(|ues de noblcsM», comme les images des aïeux l'étaient chez les Bomains. La qualité d'écuyer ne se doniiait ceiiendant |ia> inditl'ércwment à tous les nobles, et jusipi'au commencement du xV siècle, elle dénotait un ancien gentilhomme. Les barons, les (ilus grands seigneurs et môme des priiu-es du sang se sont ipialiliés écuyersdans leurjeiine.lge, jus(pr.'i ceipi'ils

fussent parvenus a l'ordre de chevalerie; ils étaient dans une subordination si grande h l'égard des chevaliers , ((u'ils ne faisaient

point do dillicullé. non-seulement ih; leur céder les places d'honneur en tous lieux, de ne se iioint couvrir en leur pré>enc(!, de n'être point admis à leur table, et de leur obéir, mais eiu oie de |iorter leur écu ou bouclier. Celte grande subuidination servait îi les exciter d'un violent désir de se rendre (lignes de la chevalerie, non-si'ulement par des actions de valeur el de bonne conduite,

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mais aussi par celles de la verlu, qui était ess(Mitielle pmii- faire un parfait clu-valier.

Les écuyers ne pouvaient sceller leurs actes comme les chevaliers, qui pouvaient être re|)résenlés ,^ cheval, armés de toutes I)ièces. 11 y a des exem|p|es des xiii' et xiv* siècles, par les(piels des écuyers remettaient à autoriser des actes de leur sceau ([uand ils seraient parvenus à la chevalerie.

L'écuycr ne pouvait [)orter d'éperons dorés, ni d'habits de velours; mais il portait des éperons argentés et des habits de soie. Il n'était jamais qualifié de messire, ni sa femme madame; on l'apiielait seulement demoisclle ou damoiselle, (juand mémo elle aurait été princesse; mais dès (jue son mari était devenu chevalier, elle pouvait se qualifier dame ou madame, et lui-môme messire ou monseigneur.

Il y avait des écuyers qui n'avaient pas assez do biens |iour iiarvenir h la chevalerie; c'est ce qui obligeait souveni les rois îi établir une pension à ceux qu'ils créaient chevaliers, quand ils n'avaient pas de quoi soutenir cette dignité.

Les écuyers n'avaient, en temps de guerre, que la demi-paie des chevaliers, h l'exception des écuyers-bannerets; ces derniers se trouvant seigneurs de bannière, et en état de mener leurs vassaux à la guerre, oaiini !es(]uels il y avait quehjuefois des rhovalieis, avaient la paie de chevaliers-bacheliers, qui était la demi-paie des chevaliersbannerets.

L'écuycr avait le siège plus bas que le chevalier, et se tenait un peu écarté en arrière.

Un éciiyer qui aurait frappé un chevalicjr, si ce n'était en se défendant, était condamné à avoir le poing coupé.

Dès rpi'un jeune gentilhomme avait atteint l'Age de sept ans, on le retirait des mains des femmes [lour le conlier aux homme;:. Une éducation luAle et robuste le préparait di,' bonne heure aux travaux de la guerre, dont la profession n'était pas distinguée do celle de chevalerie. Au défaut de secours ]iaterncls, une infinité de cours de princes et de hauts seigneurs oH'raieiit des écoles toujours ouvertes, où la jeune noblesse recevait les pcmières le(;ons du métier qu'elle devait embrasser.

Les iiremières |)laces que l'on donnait à remplir aux jeunes gentilshommes ([ui sortaient (1(5 l'enfance étaient celles de |iages , vailets ou damoiseaux. Les fonctions de ces pages étaient les scirvices ordinaires des doniesti(iues auprès de la iiersuiine de leurs maîtres ou maitresses. Ils lesacc(jmpagnaient à la chasse, dans leurs voyages, dans leurs visites ou |iromeiiades, faisaient leurs un ssagos, les servaient à lahie el leur versaient h boire. On leur dunnait des leçons sur l'amour do Dieu, sur les devoirs ipi'il laut rendre aux dames, et sur le respect dû au caractère auguste de la chevalerie. C'était oriliiiairemeiit les dames «pii donnaient aux jeunes pages les leçons de religioîi et do courtoisie : on les formait ausii ji tous les

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exercices convenables à leur naissance et à leur âge.

De l'état de paf;e le jeune gentilhomme passait à celui d'écuyer : il devait être âgé de quatorze ans pour parvenir à ce grade, qui lui était conféré avec des cérémonies religieuses. Le jeune gentilhomme nouvellement sorti hors de page, était présenté à l'autel par son père ou sa mère, qui chacun un cierge à la main, allaient à l'otrrande. Le prêtre célébrant i)renait de dessus l'autel une épée et une ceinture sur laquelle il faisait plusieurs bénédictions et l'attachait au côté du jeune candidat, qui commençait alors seulement à la porter. Sans doute que le but de cette cérémonie était d'appren Ire aux jeunes gens l'usage qu'ils devaient faire des armes, qui pour la première fois leur étaient remises entre les mains.

Il devait servir au moins sept ans en qualité d'écuyer, parce que l'âge lixé pour le grade de chevalier était vingt et un ans, à moins qu'une haute naissance ou de grandes actions le dispensassent de cette loi.

Les écuyers se divisaient en plusieurs classes dilférentes, suivant les emplois auxquels ils étaient appliijués; savoir : l'écuyer du corps ou de la personne du maître, on l'appelait aussi l'écuyer d'honneur, l'écuyer de la chambre, ou le chambellan, l'écuyer tranchant, l'écuyer d'écurie, l'écuyer d'échansonnerie, l'écuyer de panneterie, etc. <rétait sur eux que les seigneurs se reposaient du soin de leurs maisons; ils servaient à table, découpaient les viandes, faisaient les honneurs aux étrangers qui venaient visiter leurs maîtres, ils les accompagnaient dans les chambres qu'ils leur avaient eux-mêmes préparées. Approchant filus près de la personne de leurs seigneurs, admis à leur familiarité, ils pouvaient encore mieux protiter des modèles qu'ils se proposaient d'imiter.

Ils avaient soin de dresser les chevaux à tous les usages de la guerre, ils tenaient les armes de leurs maîtres toujours propr'es et luisantes. Toutes lus nuits un écuyer faisait la ronde dans les chambres et dans les cours du château.

Si le maître montait à cheval, les écuyers s'empressaient à l'aider en lui tenant l'étrier, ils |iOrtaient son arme, l'aidaient à s'en revêtir, conduisaient dans les routes les chevaux de bataille qu'ils donnaient h leur maître lorsqu'il fallait combattre l'ennemi; ils demeuraient derrière lui pendant le combat pour lui fournir des armes et le secourir en cas d'accident ; ils gardaient les prisonniers que les chevaliei's leur confiaient pendant la chaleur du combat. Ce spectacle était pour les écuyers une leçon v;vante d'adresse et de courage, et un puissant motif pour faire naître dans le cœur de cette jeune noblesse l'envie de se signaler par de semblables exploits.

Pendant la paix ils ne s'occupaient que des exercices propres à les endurcir à la fatigue et à les former à l'art de la guerre. Ils [laraissaient dans les tournois où les clicva-

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liers seuls devaient combattre; ils y ftiisaient montre de leur force et de leur adresse, et tâchaient, par toutes sortes de moyens, de mériter l'honneur de la chevalerie. Guy Coquille, en parlant des écuyers, dit : Ecuyers naissent, chevaliers se font par faits d'armes.

Depuis environ deux siècles que la qualité d'écuyer a prévalu sur celle de noble, le titre de noble homme, loin d'annoncer une noblesse véritable dans celui qui le prenait, dénotait au contraire qu'il était roturier. Nobilis mercator, nobilis medicus, etc. Quoi qu'il en soit, on doit bien se garder de prendre cela pour un principe généralement établi, car il y a des provinces, comme en Provence et en Dauphiné, où les véritables nobles n'ont le plus souvent d'autre qualilicalion que celle de nobilis et de noble homme; alors on aurait tort d'augurer qu'ils fussent roturiers; avant de juger tels ceux qui généralement portent cette qualification, il faut s'assurer d'abord de leurs titres [)riiuitifs.

L'article 25 de l'édit de 1600 défendait à toutes personnes de prendre le titre d'écuyer et de s'inscrire au corps de la noblesse, s'ils n'étaient issus d'un aïeul et d'un père qui eussent fait profession des armes ou servi le ])ublic en quelques charges honorables, de celles qui par les lois et les mœurs du royaume pouvaient donner commencement de noblesse à la postérité, sans avoir jamais fait aucun acte vil ni dérogeant à ladite qualité, et qu'eux aussi, en se rendant imitateurs de leurs vertus, les eussent suivis en cette louable façon de vivre, à peine d'être dégradés avec déshonneur du titre qu'ils avaient osé induement usurper.

La déclaration du mois de janvier 1624 avait encore poussé les choses |)lus loin, car l'article 2 défendait à toutes personnes do prendre ladite qualité d'écuyer et de porter armoiries timbrées, à peine de deux mille livres d'amende, s'ils n'étaient de maison et extraction noble; il était enjoint aux procureurs généraux et à leurs substituts, de faire toutes poursuites nécessaires contre les usurpateurs de titre et qualité de noble.

U n'était pas permis non [ilus aux écuyers de prendre des titres plus relevés qui ne leur appartinssent jias; ainsi par arrêt du 13 août 1663, rapporté au journal des audiences, faisant droit sur les conclusions du procureur général, il était défendu à tous gentilshommes de prendre la qualité de messire et de chevalier, sinon en vertu de bons et de légitimes titres; et à ceux qui n'étaient point g 'ntilshommes, de prendi-e la qualité d'écuyer ni de timbrer leurs armes, le tout à peine de quinze cents livres d'amende.

Malgré tant de sages règlements, il ne laissait pas d'y avoir beaucoup d'abus, même de la part de ceux qui étant nobles, au lieu de se contenter du titre d'écuyer, usurpaient ceux de messire et de chevalier.

Ce n'était pas un acte de dérogeance que d'avoir omis de prendre la qualité d'écuyer dans quelques actes.

Mais si celui qui voulait prouver sa noblesse n'avait pas de titres constitutifs de co

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niCTIONNAlRE

droit, t't que la plupart dos actes qu'il rapportait ue fissent pas mention de la qualité d'écuyer, prise par lui ni pur ses auteurs, en ce cas on le présumait roturier, parce que les nobles étaient ordinairement assez jaloux de cette qualité pour ne la pas négliger.

Il y avait certains emplois dans le service militaire et quelques charges qui donnaient le titre d'écuyer, sans attrihiier à celui qui le portait une noblesse héréditaire et transniissible, mais seulement persoiuielle; c'était ainsi que la déclaration de 1631, et l'arrêt du grand conseil, disaient (|ue les gardes du corps du roi pouvaient se qualifier écuyers; ses commissaires et contrôleurs des guerres et quelques autres oUiciers prenaient aussi de même le titre d'écuyers.

Grand écuycr de France. Voy. Grands officiers delà couronne.

Ecuyer commandant la grande écurie du roi. La fonction de cette charge était de commander en l'absence du grand écuyer de France la grande écurie et tous les oiliciers qui en dépendent; cet oflicier prête serment de fidélité entre les mains du grand écuyer. 11 a droit de se servir des pages de la grande écurie, de faire porter la livrée du roi à ses domestiques, et a son logement à la grande écurie. Indépendamment de l'écuyer commandant, il y a trois écuyers ordinaires de la grande écurie; cinq écuyers de cérémonie et trois écuyers cavalcadours.

. Premier écuyer du roi. La charge de premier écuyer du roi est très-ancienne; parles titres de la cîiambre des comptes, principalement par les comptes des trésoriers des écuries, on voit qu'il y a eu distinctement une petite écurie du roi. Cette charge était depuis le 20 janvier 16io dans la maison de Beringhem, originaire des Pays-Bas , elle fut ensuite possédée par Henri Camille, manjuis de Beringhem, qui prêta serment entre les mains de Sa Majesté le 7 février 172'».

Le premier écuyer commando la petite écurie du roi, c'est-à-dire, les chevaux dont Sa Majesté se sert le plus ordinairement; les cari-osses, les calèches, les chaises h porteurs: il commande aux pages et valets de i)ied attachés au service de la petite écurie, desquels il a droit de se servir, comme aussi des carrosses et chaises du roi.

Une des principales fonctions du premier écuyer, est de donner la main à Sa Majesté, si elle a besoin d'aide pour mouler en carrosse ou en chaise ; et quand le roi est (à cheval, de partager la croupe du cheval de Sa Majesté avec le capitaine des gardes, ayant le côté gauche, qui est celui du montoir.

C'est le premier écuyer, lors(|u'il se fait quelque détachement de la [)etite écurie pour aller sur la frontière conduire ou chercher un prince ou une princesse, (]ui présente au roi l'écuyer ordinaire de Sa Majesté, ou un écuyer de (juartier pour être commandant de ce détachement. » '

Bans les occasions où le roi fait monter quelqu'un dans son carrosse, il fait l'honneur h son premier écuyer de lui donner l'iace.

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Le premier écuyer a place au lit de justice, conjointement avec le ca|)itaine des gardesdu-corps et le capitaine desCent-Suisses, qui le précèdent, sur un banc particulier au-dessous des paiis ecclésiastiques : cela s'est pratiqué ainsi, le roi séant en son lit de justice, le 12 septembre 1715, elle 22 février 17G3.

Sous le premier écuyer, sont un écuyer ordinaire commandant la petite écurie, deux autres écuyers ordinaires, des écuyeis cavalcadours, et vingt écuyers en charge, qui servent pour la personne du roi [)ar quartier. Il ne faut pas confondre les écuyers du roi avec ceux dont il est parlé du tenq>s de Charles S'I, sous le nom d'écuyers du corps du roi; car ceux-ci étaient une garde à cheval com|iosée d'écuyers, c'est-à-dire de gentilshommes, qu'on appelait dans ce temps écuyers du corps.

Les écuyers du roi ont seuls les fonctions du grand et du premier écuyer, en leur absence pour le service de la main.

Les écuyers du roi servant par quartier, prêtent serment de fidélité entre les mains du grand maître de la maison du roi. L'écuyer de jour doit se trouver au lever et au coucher du roi, pour savoir si Sa Majesté monte à cheval ; si le roi va à la chasse et prend ses hottes, l'écuyer doit lui mettre ses éjierons, il les lui ôte aussi. Soit que le roi monte à cheval ou en carrosse, l'écuyer le suit achevai. Pendant la journée les écuyers suivent et entrent partout où le roi est , excepté le temps où le roi tiendrait conseil ou souhaiterait d'être seul ; alors l'écuyer se tient dans le lieu le [ilus prochain de celui où est le roi. L'écuyer suit toujours inimédia'.ement le cheval ou le carrosse de Sa Majesté. Le roi venant à tomber, l'écuyer soutient ou relève le roi; il présenterait son cheval si celui de Sa Majesté était blessé, boiteux ou rendu, soit à la chasse, soit à la guerre.

Dans la marche ordinaire, et au cas que le grand ou premier écuyer n'y soit pas, l'écuyer de jour partage la croupe du cheval que le roi monte, avec l'ofiicier des gardes; mais il prend le côté gauche, qui est celui du montoir. Dans un détioit, dans un défilé, il suit immédiatement le roi, parce ((n'en cette rencontre, et à cause du service, l'ofiicier des gardes le laisse passer avant lui. Le roi passant sur un pont étroit, l'écuyer met pied à terre et vient tenir l'étrier de Sa Majesté, de ciainte que le cheval du roi ne bronche ou ne fasse quelque faux nas. Si le grand ou le premier écuyer suivait le roi, il tiendrait l'étrier de la droite, et l'écuyer de quartier ou de jour, celui de la gauche.

Sitôt que le roi a des éperons, s'il ne met pas ré[) 'e à son côté l'écuyer de jour la |)ren(l en sa garde. Si le roi de dessus son cheval laisse tomber quelque chose, c'est à l'écuyer à la lui ramasser, et à la lui mettre en nuiin. A l'armée l'écuyer du roi sert d'aide de cam|) à Sa Majesté; lin jour de bataille, c'est à l'écuyer à mettre au roi sa cuirasse et ses autres armes.

l'rcmier c'ciujcr trunchnnl. Il exerce, nit'.si

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