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DlCTiONNAIRC HEUALDIQIE.
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que le grand panetier et le grand échanson, aux grands repas de cérémonie, comme à celui du sacre du roi, et aux jours d'une grande célébrité, tel que serait le jour d'une entrée du roi et de la reine.
Dans le nombre des gentilshommes servant pour le service oi'dinaire du roi, il y a douze gentilshommes panetiers, douze gentilshommes échansons , et douze appelés écuyers tranchants.
Les provisions de M. de la Chesnaye de Rougemont, premier écuyer tranchant en 17i9, étaient (le porte cornette blanche et premier tranchant.
On voit dans une ordonnance de Philippe le Bel, de 130S, que le premier valet tranchant, que nous appelons aujourd'hui premier écuyer tranchant, avait la garde de l'étendard royal, et qu'il devait dans cette fonction marcher à l'armée « le plus prochain der- « rière le roi, portant son panon qui doit « aller çà et là partout oîi le roi ira, atin que « chacun connaisse oii le roi est. »
Ces deux charges étaient possédées par la raême personne sous Charles VII et sous Charles VI 11, et l'ont presque toujours été depuis. C'était sous cet étendard royal, nommé deiiuis cornette blanche, quecombattaient les oinciers commensaux du roi, les seigneurs et gentilshommes de sa maison, et les gentilshommes volontaires.
Les marques de la dignité de grand écuyer tranchant, sont un couteau et une fourchette passés en sautoir, les manches terminés en couronne royale.
Ècuyer-boitche. La fonction de cet écuyer est, lorsque le roi mange à son grand couvert en grande cérémonie, de porter en arrivant sur une table dressée à un des coins de la salle, du côté de la porte, les plats,
Eour les présenter proprement aux gentilsommes servants qui sont près de la table du roi. Ceux-ci fout faire l'essai de chaque plat à chacun de ces officiers de la bouche, en présence de Sa Majesté, à mesure qu'ils les leur remettent pour être présentés sur la table du roi.
Ecuyers de la maison et de l'écurie du roi. Par édit d'Henri III, du mois de mai 1579, les gentilshomuies servants de la maison du du roi, et les écuyers d'écurie devaient être uobles de race ; et par suite on a obligé que les écuyers de la maison du roi, de celle de la reine, de celle de Monsieur, et de M. le comte d'Artois, fissent preuve de 200 ans de noblesse.
Les écuyers de la maison d'Orléans et de la maison de Condé devaient faire des preuves de noblesse depuis l'an 1550, sans anoblissement connu.
' ÉLliPHANT. — Meuble de l'écu, qui représente le plus grand et le plus fort des animaux quadrujièdes ; il a une trompe qu'il fait agir avec une adresse surprenante, et qui lui sert de main.
On dit défendu de l'éléphant, lorsque la dent de cet animal est d'un autre émail que son corps.
La trompe, séparée du corps de l'éléphant dans l'écu, se nomme proboscide.
Du Buisson — d'argent, au palmier de sinople ; à l'éléphant d'argent, brochant sur le fût de l'arbre. Dauphiné.
Heudé de Blacy — de gueules, au palmier d'or ; à l'éléphant d'argent, brochant sur le fût de l'arbre. Champagne.
Tyr de Valduse — de sable, à un éléphant d'argent, au chef de même chargé d'une aigle de sable.
ÉMANCHE. — Pièce de l'écu, formée de plusieurs pointes triangulaires , mouvantes de l'un des bords ou de l'un des angles. Il y en a aussi, mais rarement en fasce, en bande et en barre. Quelquefois l'émanche a, comme Vémanché , des demipointes mouvantes des bords ; mais elle n'occupe en largeur que trois parties des sept de la largeur de l'écu.
On ex])rime la position et le nombre de pointes et de demi-pointes de l'émanche en blasonnant. Quelques auteurs distinguent deux sortes d'émanches, l'émanche proprement dite, et l'émanche mal déployée. On entend par cette dernière, une émanche dont les pointes ne suivent point la direction ordinaire , c'est-à-dire , qu'au lieu de mouvoir en ligne directe de l'un des bords de l'écu, et à distances égales, elles se joignent ou s'écartent obliquement les unes des autres. Les exemples en sont très-rares.
L'émanche est une manche antique, fort large par un côté et étroite par l'autre, laquelle étant décousue et déployée, pi'ésente plus ou moins de pièces triangulaires comme enclavées dans l'écu où elle est posée ; en cet élat, elle n'est plus manche, mais émanche, manica hostitis dissuta.
Les pointes de l'émanche sont réunies en leur base etneformentqu'un tout. Ainsi, lorsque l'on rencontre dans l'écu plusieurs pièces de pointes dont les bases ne se touchent point, en sorte qu'on voit le champ jusqu'au bord de l'écu , ce n'est point une émanche, mais ce sont des girons, des pointes ou des piles, suivant leur longueur et leur position. Gantés — d'azur , à l'émanche de quatre pièces d'or, mouvante du chef. Artois.
Gauthier — d'argent, à l'émanche de quatre pièces de gueules, mouvante du flanc sénestre. Lorraine.
Anstrude Hulli — originaire d'Ecosse : de gueules, à l'émanche de quatre pièces d'argent, mouvante du bas de l'écu. Bourgogne. Qaiqueran de Beauje.u — jiarti d'or et d'azur, à l'émanche de deux pièces de l'un en l'aulre, mouvante du bas de l'écu. Languedoc.
É.MANCHÉ, — se dit de l'écu divisé par émanches de deux émaux alternés. 11 ditTère de l'émanche, en ce que l'écu émanche est divisé en deux parties égales, et qu'il a toujours des demi -pointes mouvantes des bords. Vémanché laisse au champ de l'écu quatre parties des sept de sa largeur, lorsqu'elle est mouvante des flancs, et cinq parties lorsqu'elle meut du chef ou de la pointe. L'émanche n'étant autre chose que la réu-
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DlCTlONNAiRE FIERALDIOI E.
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nion de deux émanches opposées , est le champ même de l'écu.
Emanché se dit aussi du chef, de la fasce, de la croix, du sautoir, de la bande, du chevron, etc.. divisés dans le môme sens.
La Teissonnièrc — parti émanché do cinq pièces et une demie d or sur gueules. Bourgogne.
Lambert — coupé émanché de trois pièces de gueules, sur deux et deux demi-pièces d'argent. Paris.
Abon — fascé, émanché d'or et d'azur de
huit pièces, les pointes arrondies. Dau[iliiné.
Hurault — de gueules, à l'écusson d'or ;
au chef parti éuianclié de quatre pièces, et
une demie du même sur azur. Barrois.
Le Lyeur de la Val — d'or, à la croix émanchée dé trois pièces et deux demies d'argent sur gueules, cantonnée de quatre têtes de léopard d'azur. Chani[iagne.
Ù'Argicourt — d'or, au lion de gueules ; à trois chevrons émanches d'azuret d'argent, brocliant. Picardie.
Yaudrey — de gueules, émanché d'argent de deux pièces. Franche -Comté.
Chissey — d'argent, au chef émanché de sable, chargé de trois quintefeuilles d'or. Franche-Comté.
Malleville — d'azur, au chef émanché d'argent chargé d'un lionceau de gueules.
Vernois — de gueules, émanché de deux pièces d'or. Franche-Comté.
Groson — d'azur, émanché d'or de deux pièces. Franche-Comté.
Castres (V.) — d'argent, à quatre émanches de gueules , mouvantes du flanc sénestre de l'écu, au chef de France. Languedoc. Uotman — parti, émanché d'argent et de gueules. Ile de France.
Valat — émanché de gueules sur or, d'une pièce et deux demies. Languedoc.
Du Bois de Courceriers — émanché d'argent et de sable, du chef à la pointe. Maine.
Landas — parti, émanché de gueules et d'argent. Artois.
Uaittescourt — parti, émanché d'argent et de gueules. Artois.
Gantes — d'azur, au chef émanché de quatre i>ièces d'or. Provence.
Fouyères — d'or, au chef émanché de gueules de trois pièces. Berry.
Montgesoie — de gueules, au chef d'or émanché de quatre pièces chargées de quatre pièces recroisetlées. Franche-Comté.
Occors — de gueules, au chef d'or émanché de trois pièces. Franche-Comté.
Du Puis — d'azur, au chef émanché d'or. Chaiii|)agne.
Cltoisy — d'azur, au chef émanché d'or. ClKun|iagne.
Itabeau — d'or, au chef émanché d'azur. Oih'vmnis.
Lambert .— cou[>6, émanché de trois pièces •le gueules sur deux et deux demi-pièces d'argent. Angoumois.
Uruysets — parti , émanché d'or et d'azur de trois pièces, à trois besantsd'orcn pointe.
au chef d'argent, à trois bouteroles de gueules. Bresse.
Du Roy — parti, émanché de gueules et d'argent , de six jiièces et deux demies ; au chef d'azur, chargé d'un croissant d'argent entre six bcsants d'or, trois de chaque côté mal ordonnés. Guyenne et Gascogne.
Chazercn — d'or, au chef émanché do trois pointes d'azur. Auvergne et Bourbonnais.
Landas — émanché , d'argent et de gueules de dix pièces. Flandre.
Ainral — d'argent, émanché de gueules à la bande d'azur côtoyée de deux cotices de même brochant sur le tout, briséed'une molette d'azur au côté sénestre. Picardie.
Papus — émanché d'or et de gueules, coupé de sable, à l'aigle d'argent. Languedoc.
Assé — émanché d'argent et de sable de huit pièces. Ile de France.
Bérail — parti, émanché de gueules et d'argent. Guyenne et Gascogne.
Melat — coupé , émanché de gueules et d'argent, les trois pointes émanchées de gueules, aboutécs d'autant de roses en fasce abaissées. Dauphiné.
EMAUX. — L'or, l'argent, le rouge, lo bleu, le vert et le noir, ont été employés de tout temps comme marques de distinction dans les armées. On en peignait les boucliers des soldats et les drapeaux de guerre. Les quatie faclionsdu cirque, qui furent l'origine des tournois, se distinguaient entre elles par le blanc, le rouge, le bleu et lo vert. On y ajouta l'or pour les armes des princes et des cafiilaines, le noir comme signe de deuil, et ces six couleurs, d'abord seules employées en armoiries, reçurent le nom d'émaux, parce qu'on peignait les armoiries en émail sur les meubles, particulièrement sur les vases d'or et d'argent et sur les armes.
Dans la Chronique de Louis II, duc de Bourbon, ch. 9, il est dit du connétable Duguesclin, « à son partir lui doiuia le duc un bel banat d'or émalllé de ses armes. »
Dans l'inventaire des meubles de la chapelle du roi, fait sous Charles VI, le 13 décembre 14-20, on lit : « Item, un calice d'or oii a au pied d'iceluy un sauveur émalllé ; et la verge et le pommeau éraaillez d'azur semez de fleurs de lys d'or, et en la platine un rond émaillé d'azur. »
Les hérauts des princes portaient des plaques émaillées des armoiries de leurs maîtres, et c'est ce (pii lit donner le nom d'émail à ces plaques. On lit h l'article 29 des statuts de l'ordre de Saint-Michel : « Il y aura un officier rionuné le héraut roy d'armes appelle Mont - Saint - Miehel , lequel sera homme prudent et do bonne renonunée, sçachant et expert à l'otrice au(iuel on baillera un émail qui sera dudit ordre et le portera toute sa vie, et luy mort, ses hoirs seront tenus le rendre au trésorier de l'ordre, sinon qu'il eut été perdu en aucun voyage ou fait honorable. »
Les hérauts portaient sur ces émaux, nonseulemeiitles armoiries de leurs souverains.
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DICTIONNAIRE IIF.P.ALDIQUE.