E.MA
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plus courts, il porte d"or, de gueulrs, etc., le mot de cotte d'anues estant souseiitendu. D'où il est arrivé que, pour blazotiner les armes d'un gentillionnne, nous disons encore aujourd'huy, il porte d'or, d'argent, à une telle pièce. Mais parce que ces mar(|ues ne sullisoient pas [)Our se faire reconnoitre, ou distinguer dans les assemblées solennelles, ou dans les armées où tous les seigneurs e^toient revêtus de cottes d'armes de draps d'or et d'argent, ou de ces riches fourures, ils s'avisèrent dans \n suite de se les diversilier, en decoujipa'it les draps d'or et d'argent, et les peaux dont ils estoient revêtus par-dessus leurs amn^s, ou leurs habits, en diveises ligures de dill'érentes couleurs ; observant neantmoins cette règle, qu'ils ne mettoient jamais peaux sur peaux, ni le drap d'or sur le drap d'argent, ou le drap d'argent sur le drap d'or, acause que cela n'auroit eu aucun relief, uieslant tousjours les draps avec les pennes, «jue si l'on en voioit autrement , parce que ces cottes d'armes n'estoient pas dans le port ordinaire, on disoit ([u'elles estoient faites pour enguerre , d'autant qu'elles donnoient sujet à tout le nionJe de demanler pourquoy on ne les jKjrtuit pas suivant la mode leceue, et s'il y avo]t quelque raisoi particulière (jui obligeAt à les |)orler de la sorte. Au quel luopus il me souvient de ce Irait du declamaleur, t]ui, parlant d'une statue que le magistrat avoit décernée avec l'habit d'une femme, à celuy qui a voit tué le tyran sous cel acous- Irement, dit ces |)aroles : Statua eryo tua non transibitur : habitas faciet, ut inlcrrogeril transcurrentcs (Ij.
Avec ces decou()ures on forma des bandes, des faces, des chefs , des lambeaux et auties iiièces que les herauds nomment chargeantes. Le Prieur du Vigeois, en sa Clirouique, eu a ainsi parlé : Uchinc reperlœ suiit pnliusœ ac variw vestes designanles varias Oiiinium mentes, qaas quidam in sphœrulis et cinijulis minutissiinc Crêpantes, picti diaboli formam assumant. Ce qui alla à un tel excès, et se faisoil avec une telle dé|ie'ise, qu'au concile ijui fut tenu à (je^itiuton, e:i Angleterre, l'an 1188, sous le roy Henri II, on lit (IL'iense de porter l'écarlate et les liclies fourures , et les habits déLOup[)Cz : Ibi stulalum fait — in Antjlurain (jentc ne quis escur- Icto, sabilino , vario, ret grisco, aul veslibus laqueatis , aut in pranUio de cibis ex einpto ultra duo fercula uterclur, eo qaod rex Anqtiœ lam omnibus fere Anijliœ mugnatibus ad l'errumSanctam cum expensiserat non minimis profecturus.Cr^ sont les termes de Jean lJrom|)lon. liervasius Dorobernensis : et qaod nallus liabeat pannos dccisos ac laceatos ou inqaealos, (ju le mot de pannas l'ait assez coniioiue iju'il ente id parler des paines et des fourures. L'auteur de la Vie de saint Gerlae nous apprend ([ue ce saint ermite avoit coQtume d invectiver contre ces abus. Milites de percussionc et scissura vcstiu n, de op-
pressions pauperum, de vanitute uicarum — arguebat (1). C'est donc ce que IMiilippo Mouskes, au passage que j'ai cité cy-devant, appelle « des' dras teius et d'escarlate, detrantiés à giaiis barates. » Et psrce que les jeunes gens s'attachent ordinairement à ces nouveautez, pour se faii'e distinguer d'avec leurs pères, qui portoient les cottes d'armes semblables aux leurs, ils en faisoient pendre des lambeaux, soit au col, soit ailleurs, par torme de ditference , et c'est de-là que les lambeaux dans les armoiries ont pris leur origine, u'estans pas des espèces de râteaux comme Edward Bisse i2j , Anglois, a écrit. 11 en est j)arlé souvent daj)s les Comptes d'Eslienne de la Fontaine , aigi-ntier du roy, et particulièrement en celui de 1330 , en ci s termes :«Pour7 quartiers de zaloiiin d'Inde, et 7 quartiers de fort velluiau v(>rm. il pour faire deux cottes à armer; — |iour un mai-o 5 esterlins de perles blanches à semer le chauqj des dittes cottes, faire les coppons des labeaux i)our 100 grosses perles à champoier le dit (iiamj). u Plus bas : " Pour 2i aunes de velluiaux indes fors, pour faire 2 couvertures à chevaux pour le dit seigneur , et pour 2 aunes de velluiau vermeil et blanc k faire les labeaux de l'armoirie. » Au mémo chapitre : « Pour i pièces de cendaux indes et aunes à faire bannières et [)annonceaux pour le dit seigneur; pour 2 aunes et demie de ceudal blanc et vermeil à faire les labeaux. » 11 est arrivé ensuite que les chevaliers ont fait empreindre dans leurs écus, non-seulement la couleur des drajis d'or et d'argent, et des riches pannes qu'ils [lortoient en leurs cottes d'armes, mais encore la figure de ces décou[mres, dont ils ont formé les bandes, les jumelles, les faces, les sautoirs, les chefs et autres pièces. Quelquefois aussi ils ont parsemé leurs cottes d'arm s des ligures, soit d'animaux terrestres , soit d'oise.iux ou choses semblables, qu'ils ont deimis empreintes dans leurs écus, ou bien ils les ont empruntées de leurs écus pour en parsemer leurs cottes d'armes, estant constant que les boucliers o:it eu des la grande antiquité do semblables empreintes : et c'est là la pensée de Velser dans le passage que j'ay allégué de luy. Quelquefois aussi entre ceux qui diversilioient ainsi leurs cottes d'armes, il s'en est trouvé qui n"o:it pas voulu les charger d'aucunes pièces, mais se sont contentez de les porter toutes simples sans decou|)ure, et de conserver dans leui's écus la même couleur qu'ils portoient en leurs cottes d'armes. C'est ce qui ncms ouvre la raison pourquoy les comtes et les ducs tle IJretagno portoient riieriiiine simple dans leurs écus, (jui n'estoit autre, que parce qu'ils la |iortoieiit de la sorte en leurs cottes d'armes. Ainsi les seigneurs d'Albret portaient les gueules, les ca|)taux de Uuch l'U Guyenne, Ue la .maison de Puy-1'aulin d'or plein, les seigneurs de Saiiit-Chaiimonl le gris ou l'azur, parce qu'en leurs cottes d'armes ils [ ur-
(l)QuinliL Ded. '28i.
(Il Viia S. Gi'i-l;i(i, c. 0, :i|Mi(l riollaiul. \^l) BisbCiis., in nul. .cl IploM.
EMA
toient les pannes Ue gueules, et de gris, et le drap d'or.
Ce que je viens de rapporter du Compte d'Estienne de la Fontaine, fait assez connoître que l'on avait coutume de broder IfS cottes d'armes, et de les enrichir de perles, et qu'ainsi ce sont ces cottes brodées, dont le sire de Joinville entend parier. Ces broderies n'estoient que pour relever et marquer les armes du chevalier qui y estoient empreintes en relief, en sorte que les mêmes ligures et les mêmes couleurs qui se rencontroient dans son écu se trouvoient aussi dans sa cotte d'armes. Guillaume le Breton , en sa Philippide (1) :
Qua'que armaturœ vestis cvnsuta supremo Serica, cuique fucil certis distinctio nutis.
Et Guillaume de Nangis, en la Vie de Philippe III (2) : Frnnci vero subila turbatione commoti, mira celeritate ad arma prosiliunt , loricas induunt , cl dcsuper picturis rariis , secundum diversas armorum différencias se distinguunt. Et parce que les cottes d'armes estoient parsemées des devises des chevaliers, on les appela des habits en devises. Ainsi Mnsuer,parlantdespreuves de la noblesse, dit que celle-là en est une, si ipseet alii prœdecessores sut consueverint portare vestes en devise, vet alias quas nubiles portare consueve~ runt (3). C'est en ce sens qu'on doit entendre Froissart, quand il dit que le comte de Derby vint à Westminster « accompagné de grand nombre de seigneurs , et leurs gens vertus chascun de sa livrée en devise (h) » C'est-à-dire, ayant tous leurs cottes d'armes armoiées de leurs armes. Monslrelet, en l'an lilO, parlant de l'élection du pape Jean XXII, dit qu'à la cavalcade qu'il lit (5), « se trouvèrent le marquis de Ferrare , le seigneur de Malateste, le sire de Gaucourl, et des autres quarante quatre, tant ducs, comtes, comme chevaliers de la terre d'Italie, vestus de [laremens de leurs livrées. » George Chastellain (6), « armez et vestus de cottes d'armes, devises et couleurs. » Et Alain Chartier, en son poème intitulé : La Dame sans mercy , décrivant un cavalier amoureux, et maltraité par les rigueurs de sa maîtresse , le représente revêtu de noir sans devise, c'est-à-dire avec une cotte d'armes toute simple et non armoiée de ses armes, ce qui estoit une marque de deuil,
Le noir portoit et sans devise (7).
Ce sont ces devises des cottes d'armes que Sanudo appelle super insignia (8).
Les cottes d'armes ainsi armoiées estoient une des marques principales de la noblesse, ainsi que Masuer a observé, parce que n'y ayant que les nobles qui eussent droit de
(1) Will. Brilo, 1. xi Pliil.
(2 Viia Phil. 111.
(5) Masner., lit. de Talliis, n. 19.
(4) Froiss., loin. IV, c. lU.
h\ Monslrelel, tom. I, c. 62.
i6i Hisl. de Jacques de Lalain.
(7) Alain Cliailier, p. 505.
^8l Saillit., lib II, pari, iv, c. 8.
HERALDIQUE. EMA ô04
porter le haubert , ou la cotte ae maille , il n'y avoit aussi qu'eux qui eussent celuy de porter la cotte d'armes, qui n'estoit que pour couvrir celle de mailles. Et comme ordinairement il n'y avoit que les chevaliers qui portassent l'une et l'autre dans les guerres, de là est arrivé que pour marquer un chevalier, les historiens se contentent de le désigner par le seul nom de cottes d'armes. Froissart écrit que le sire de Merode perdit, en la bataille contre les Frisons, en laquelle Guillaume comte de Hainaut fut tué, trentetrois cottes d'armes de son lignage (1), c'està-dire trente-trois chevaliers de sa parenté. Et Monstrelet, parlant de la victoire remportée à Formigny,près de Bayeux, par les François sur les Anglois , l'an 14-50 , dit, « qu'à cette bataille furent prins prisonniers messire Antoine Kiriel , etc., et plusieurs autres capitaines et gentilshommes anglois portans cottes d'armes (2). » C'est une expression qu'Anne Comnene , en son Alexiade, a empruntée de nos François, lorsque racontant les pourparlers qui se firent jwur renlreveiie qui se devoit faire entre l'empereur Alexis son père et Boémond, prince d'Antioche, ce prince insista qu'il pourroit se trouver ayec l'empereur, accompagné de deux cottes d'armes , fisri Suofv x^.«c;ijSoiv (3), c'esl-à-dire avec deux chevaliers. Cette princesse ayant exprimé la cotte d'armes par le terme de chlawî(/s (4) , qui estoit un vêtement particulier aux gens de guerre et aux cavaliers , d'où vient que pour designer un chevalier, un titre (o) de Philippe I, roi de France , de l'an 1068, use de ces paroles : Aimer icus, quem occultabat mililaris habitus et clamydis obumbrabat aspectus , termes qui sont tirés de saint Ambroise , en la vie de saint Sébastien (6), si toutefois il en est l'auteur, ce que quelques sçavants semblent révoquer en doute. Georges Châtellain (7) , en l'Histoire de Jacques de Lalain , chevalier de la Toison d'Or , attribue encore assez souvent les cottes d'armes armoiées aux écuiers,en sorte que l'on peut conjecturer que dans les derniers siècles, ils ont eu ce privilège, qui auparavant n'avait appartenu qu'aux chevaliers
J'ay remarqué que l'on découpoit les pannes, ou fourures des cottes d'armes en diverses manières, pour les distinguer les uns des autres. Ces figures et ces dérou(iures sont encore à présent en usage dans les blazons des armoiries , mais dans des termes qui à peine nous sont connus. Ce qui mo donnera sujet d'en expliquer quelques-uns des plus dilUciles. J'ay dit ce que c'estoit que le tambel, lorsque j'ay parlé des décou- [)ures des habits.
La fasce est, selon mon sentiment, ce qui
(l) Froiss., tom. IV. c. 77.
'■i) Monstrelet, tom. III, p. 27.
(31 Anna Comnene, lib. x, p. 401.
(4) L. 1 Cod. Tlieod. De liabilu quo uli oporlet. Nonius Paulin., ep. 7.
{r<) Aux preuves de l'Hist. de Cliasleing. p. 179.
(ti) Vita S. Sebast. c. 3, apud ISolland.
['i) Gooi'i;. Chàlcl., c. 5i, 55, (il, US, 75, 72.
ENQ
:oc
est a|)|)ele par les auteurs latins du moyen temps fasciola, qui estoit une espèce de jarretière pour lier les chausses. Il eu est parié souvent dans les Constitutions monasti- (pios (1). On doit encore le nom de fascia nux petits sarocs, que les chanoines réguliers de Saint-Augustin portent, lorsqu'ils vont à la campagne, qui n'a de largeur que quatre doigts, comme le scapulaire des moines.
Le pau, ou le pal, n'est rien autre chose (jue le palus des Latins, c'est-à-dire un [lieu, d'uù le mot de palissade est demeuré parmi nous.
Le sautoir est l'estrler pour sauter sur le cheval. Il est appelle par les Latins du moyen temps, s/rppa elstapha, et parles nouveaux Grecs axàf«. Le cérémonial ms. dit que l'escuier qui se trouvoit aux tournois, ne devoit jioint avoir de sautoir à la selle. Le Compte d'Estienne de la Fontain ', argentier du roy de l'an 13o2, au cha[). des Harnois : « Pour six livres de soye de plusieurs couleurs [)our faire les tissus et aiguillettes ausdit harnois, faire sautoijers, et conyeres. et tresses à garnir la selle. >. Les sçavants (2) ont remarqué (|ue les estriers n'ont esté en usage que sous l'empire du grand Constantin.
Les macles ont tiré leur nom de macula, que Joannesde Janua inter[)rèle squamma loricœ, ([ui est une peiite pièce de ferquairée, percée de mémi', dont les hauberts estoient composez, qui est ce que nous appelons cottes de mailles. Ces mailles estant enlassées et entassées les unes sur les autres, ensorte ([u'elles ne laissoient aucua vuide. Nicolas de Uraya, en la vie de Louys VIII :
Nexilibus mactis veslis dislincta notalur (3) ;
et Guillaume le Breton (i) :
Inler Peclus et ora fidit maculas loracis, etc. ; et j)lus bas :
Reslilit tincino maculis Itœreiite plicalls.
Nos auteurs ont attribué ce nom aux mailles des hauberts, j)arce qu'elles avoient la ligure des mailles des rets des |iesclieurs, qui sont a[ipelées maculœ .5) par les Latins.
Les heiauds représentent les rustres de môme ligure, saut' qu'ils sont percez en rond. Je ne .sçay si c'est cet instrument (jiie les Latins (6) ap|)ellent rutrum, qui estoit une especede fossorium,undearenœmoventiir. ubi sul ef/iiitur , ainsi qu'écrit Joannes di' Janua.
Quant aux lozanges , Joseph Scaligor estime ipi'eMes sont ainsi dites, quasi Lauren-
(I) Ri^giila MagisMi Laiifraiic, in Décret, onl S. RcMiedicli, c. 7, 1 1. Consiicl. Clmiiac, lih. m, c. 11. .Monacli. Saii-Gall. iii Caiolo Magiio , 1. i, c. 50. Nebiidius .Muiulcleiin, in Aiiliq. nioiiast., codic. dé Oliic.
(-2) M. de Saiiil-Aiiiaiid, an tome lU de ses Coiii- Hiciilaires.
(.■>) Meol. de lîrala, p. 300.
(4) W. Bijtio IMiil. I. II.
l'i) Cieero, 7 in Veir.; Stal., Tlieb. lijj. ii
(lit W.d.ih. S;ra!i. Yil« S. (ialli, li'i. i, e. \-l.
giœ, parce qu'elles ont quelque rapport a la ligure d'une feuille de laurier (1).
Les endentures onl esté empruntées de ces parchemins et de ces titres qui sont api)elez chartœ indentatœ i'2' , parce que comme on les faisoit doubles pour les deux contractans on coupoit le parchemin par le milieu en forme de dents, alin qu'on ne pust les falsilier. Ceux qui s'en vouloient servir, estant obligez de faire voir que les endeniures se rapiiortoient à l'autre original ; ces titres sont encore appelez chartœ partitœ (3], et pour l'ordinaire chirographcs. Je réserve à en parler h fonds ailleurs.
Les billeles sont ce que nous appelons billets, qui ont la ligure d'une lettre fermée. Les historiens anglois se servent souvent du mot de billa |)ùur un placet : Guillaume Thorn, porreclœ fuerunt billœ et petitiones Domino régi ^ii. Spelman croit que ce mot aeslé formé de libellus, d'autres de (btÇXiov. Tant y a que l'on en a dérivé celui de billcta dans la même signitication. Mnnasticum angliciin.:Secuiiduin quod continetar in i/undam billcttainter sigillum et scriptum anle consignationem af/ixa (3). Mais je ne m'appcrçois pas que ie m'engage dans une matière qui est hors de mon sujet.
ENCENSOIR. — Meuble de l'écu, qui représente une espèce de cassolette qui pend à une longue chaîne double, du'it les anciens se servaient autrefois dans leurs pompes triomphales. L'encensoir paraît dans l'écu, la chaîne à sénestre.
Lambert — d'or, à l'encensoir d'azur. Limosin.
ENGRELURE. — Petit filet ou listel engrélé, mouvant du bord supéi leur de l'écu.
Saint-Cliamans du Pécher — de sinople, à trois fasces d'argent, à l'cngrôlure du môme. Limosin.
ENQUERRE. — On nomme armes à enguerre, celles dont les pièces de métal sont sur un champ de métal , ou celles qui , étant de couleur, sont sur un champ de couleur.
Les fourrures se mettent indistinctement sur le métal et la couleur; il n'y a<pie fourrure sur fourrure qui puisse donner sujet à enquerre.
La pourpre, comme émail mixte, se met aussi indill'éremment sur tous les étnaux.
Les brisures, pour la plupart, ne donnent pas sujet à eiupierre , à moins que ce ne soient des pièces honorables. Ce terme vient du s^u\n\s enquerre , qui si'^mi'm enquérir, s enquérir, s'informer, parce que les armoiries de imitai sur métal, do couieur sur couleur, ou de fourrure sur fourrure, étant contre les règles de l'art héraldique, douneiil
(I) Joseph. Scal. ad Fest.
(-2) Y. Watsii et Sonneri GlosNaria.
(3) lu Gloss. Lai. Barb.
(i) W. Thorn., cap. 41, llist. de Kniglori, au. 1272 et p. 2721.
C) Monast. Angl., toni. I, p. G.">4.
EPE
occasion de demandrr pourquoi on les porle ainsi.
Go(lcft''Oy âe lîouillun — (l'nrgcîit , h une croix poténcéo d"or, cantonnée de qu;)tro cfoisettes de ni/^me.
Bourbon-Bussct — d'azur, h trois fleurs de lis d'or, et un bAlon péri en biuide de gueules; au clu'f d'argent, chargé d'une croix de Jérusalem, d'or.
Le Barberé de la Botlière — de sable, <i la fasce de gueules, chargée d'une étoile d'or, et accompagnée de trois trèfles du môme. Kretagne.
Chapuiset -- d'azur, à l'écusson de sable, chargé d'une étoile d'or en abîme , et accom[)agnée de trois quintefeuilles d'argent. Touraine.
ÉPÈE. — Arme offensive, qui paraît dans l'écu en pal, la pointe vers le haut de l'écu ; ainsi posée, quehjues auteurs la nomment épée haute, pléonasme inutile puisque c'est sa représentation ordinaire , et qu'on doit exririmer sa pos tiun lorsqu'elle est différente.
On appelle épée garnie, celle dont la garde et le pommeau sont d'un autre émail que la lame.
Morean — de gueules, à une épée d'argent, garnie d'or, la pointe en bas. Poitou.
La Garde — d'azur, à une éfiée d'argent en bande. Auvergne.
Bodet de la Fenestre — d'azur, h une épée d'argent posée en [)al , et h la trangle de gueules en chef, brochant si:r le tout. Poitou.
La Contrie — d'azur, à Vépée d'argent posée en pal , la pointe en haut. Ile de France.
Brunel — de gueules, à l'épéc d'argent. Guyenne et Gascogne-
Cuslrelles — d'argent, à une épée de sable posée en bande. Picardie.
Viguier, sr-igncurs del Elbas en Quercy — parti, au 1 d'azur, à l'épée d'argent ; au 2 d'azur, à trois bandes d'or. Guyenne et Gas-
Lesparler — de gueule.s, à une é|)ée d'argent, mise en bande, la pointe en bas. Bretagne.
Grandménil — d'argent, à l'épée d'arme de sable, en bande. Bretagne.
Lantuy — de gueules, à une épée d'argent en pal, la pointe on bas. Bretagne.
De la Garde — d'azur, à une épée antique d'argent en bande, la pointe en bas. Guvenne et Gascogne.
Marolles — d'azur, à l'épée d'argent la pointe en haut, la garde et la poignée d'or, accostée de deux plumes d'argent. Orléanais.
Du Lys -- d'azur, à l'épée haute d'argent, la garde d'or, surmontée d'une couronne couverte de Fr-jncc et accostée de deux fleurs de lis d'or. Lorraine.
Julien — d'azm-, à une épée d'argent en pal, garnie d'or, la pointe en haut, accostée (le deux lions affrontés du môme; Normandie.
Tenet— parti, au 1 de gueulcï^, à une épée
HERALDIQUE. Eî'E 308
d'argent en bande , accompagnée de deux cuirasses d'or, soutenues de deux heaumes (lu môme; au 2 d'azur, à neuf molettes d'éjjcron d'argent, 3, .3 et 3 et un lion d'or, brochant sur le tout. Guyenne et Gascogne.
Sanlieu (V.) — de gueules, à une éjiée en pal, la pointe vers le chef, surmontée d'une fleur de lis, et accostée de deux, le tout d'or.
Villeneuve — de gueules, à ane épée d'or mise en bande. Languedoc.
Cordome — d'azur, à une épée en pal, d'argent, accompagnée de cinq molettes d'éperon d'or, 1 en chef et 2 en chaque flanc. Normandie.
Dozouville — de gueules, à une épée dégarnie d'argent en pal, accostée de six losanges du môme. Normandie.
Apt (V.) — de gueules, à une é[iée d'or, posée en |)al, la pointe en bas dans son fourreau de sable, attaché à un ceinturon du môme, bouclé d'or, la bouteroUe aussi d or. Conitat Venaissin.
Baudon — de gueules, à une épée garnie d'argent, dans son fourreau de sable, posée en pal, la pointe en bas, tortillée de son baudrier aussi de sable. Provence.
Saint-Paul — d'azur, à une épée d'argent, la pointe en bas et la garde d'or, sur laquelle s'appuie un lion d'or, armé et lampassé de môme. Languedoc.
Damictte — d'argent, à une épée de gueules.
Viliy — de gueules, à une épée dégarnie d'argent en pal, la po nie en bas, accostée de six merlettes du môme. Normandie.
Troismonls — d'azur, à une épée d'argent en pal, garnie d'or, accostée de deux fleurs de lis du môme. Normandie.
Pont — d'azur, à une épée d'argent en pal, garnie d'or, couronnée à la royale, et accostée de deux Heurs de lis, le tout du môme. Normandie.
Avice — d'azur, h une épée d'argent, garnie d'or, posée en pal, accompagnée de trois pommes de pin du même. Normandie.
Cos — d'azur, à l'épée d'argent en bande, garnie d'or , accompagnée de trois étoiles d'argent. Guyenne et Gascogne.
Gentil — d'azur, à une épée en pal, sur laquelle broche un chevron, accompagnée de trois roues, le tout d'argenl. Limosin
Bernard — de gueules, à l'épée d'argent, garnie d'or, la pointe en bas, accostée de deux étoiles d'or. Artois.
Battefort — de gueules, à une épée d'argent mise en pal, au chef cousu d'azur, (■hargé de deux roses d'argent. Franche- Comté.
Garde de Tranchelion — de gueules, à une épée d'argent en bande tranchant un lion d'or. Limosin.
Gucroult — d'azur, à une épée d'argent en bande, côtoyée en chef d'un lion d or. Normandie.
PingauU — de gueules, à l'épée en bande d'argent , accompagnée de trois cotjs du môme. Orléanais.
La Racheté — d'aïur 'i répce d'argcn'
Ei'i;
DiCTiONNAlUE
mise en bairo, au chef cousu de sable, tlinrsi^ d'une nier d'argent. Languedoc.
Percipiano — de gueules, à une épée d'argent mise en fasce. Franche-Comté.
Bregeot — d'azur, à ré|>ée d'argent, garnie d'or, accompagnée de trois étoiles du même. Lorraine.
Lavallée — d'azur, à l'épée d'argent, accompagnée en chef de deux étoiles de môme. Orléanais.
Jilirastre — de gueules, à une épée d'argent, accompagnée de trois étoiles de même, 1 en chef, et -2 en tlancs. Normandie.
Barniolles — de gueules, à une épée d'argent, accompagnée de trois étoiles du même, 1 en chef et 2 en ilancs. Normandie.
Bremoy — d'azur, à l'épée d'or, accompagnée en chef de trois couronnes triomphales du même. Bretagne.
Vaucouleurs (V.) — de France, paiti d'azur, à une é])ée la pointe en haut, d'argent, la garde et la poignée d'or, accostée de deux fleurs de lis ilu même, et surnio'U('e d'une couronne rojale aussi d'or. Lorraine.
Angenousl — d'azur, à deux épées , passées en sautoir d'argent, les pointes en front, les gardes et les poignées d'or. Cliampagîie.
I)u Puis — d'azur, à deux épées passées en sautoir d'argent, accompagnées en chef et en fasce de trois molettes et en pointe d'un croissant, le tout d'argent, et les gardes et [ioignées d'or. Picardie.
Armes — de gueules, à deux é|)ées d'argent, les gardes d'or, posées eu bande et en barre se rencontrant par la pointe, accomjiagnéo d'une rose d'or en chef à la bordure engrélée du même. Nivernais et lie de France.
SahiKjuet — de gueules, à deux épées d'or, les pointes en bas, accom(iagnées en chef d'une coquille d'argent et en pointe d'uu croissant du même. Champagne et Liniosiii.
Ilonlin — d'azur, à deux épées d'argent en sautoir gaiiiies d'or, accompagnées de quatre étoiles du même.
Murùœuf — d'azur à deux épées d'argent, passées en sautoir. 1. s pointes en bas, les gardes et les }7oignées d'or. Poitou.
Coignet — d'azur , à deux épées d'argent posé.'S en sautoir, cantonnées de quatre croissants d'argent. Bourgogne.
Villiers-Saint-Puul — de gueules, h deux épées d'argent passées en sautoir, accompagnées de (jnatre étoiles d'or.
Bernard — de gueules, à deux épées d'argent en sautoir, la |)ointe en haut, accompagnées de deux lleurs di- lis, l'une en chef, l'autre en pointe, llampiées de deux molcttrs d'éiieion à six jioiutes aussi d'aigent. Jîrclagnc.
BcUengrr — d'uzur, 'i deux é])ées d'argent, garnies d'or, |)assées en sautoir, accostées de deux poignards d'argent la pointe en bas. Normandie.
Loup — de gueules, à deux épées d'argent, garnies d'or, i)as»ées en sauloii', accom-
HERALDIULE. EPE r)IO
pagnées de trois molettes d'éperon d'argent Normandie.
Pommeret — d'azur, à un badelaire et une épée d'argent, garnis d'or, passés en sautoir, au chef d'or, chargé d'un lion léopardé de gueules. Normandie.
Muras — d'azur, à deux épées d'argent en sautoir , cantonné de quatre molettes d'éperon du même. Limosin.
Lafjadie — d'a/ur, à deux épées d'argent, passées en sautoir. Ile de France.
De Bus — d'azur, à deux épées d'argent, garnies d'or, passées en sautoir. Hrie.
Laqueue — ■ d'azur, à deux épées en sautoir d'argent. Ile de France.
Le Danois — de sable, à deux épées, passées en sautoir d'argent, garnies d'or. Normandie.
Guerry — d'azur, à deux épées d'argent, les gardes d'or, passées en sautoir, au chef du second chargé de trois roses de gueules.
Agulltac — de gueules, à deux épées d'argent passées en sautoir, la pointe en haut, au chef cousu d'azur aux trois étoiles d'or. Languedoc.
Gadouot — de gueules, à deux é|ié8s passées en sautoir d'argent, la garde et la poignée d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. Champagne.
Boy — d'azur, à deux épées d'argent en sautoir, les pointes en haut, accompagnées d'une rose d'argent en chef, et d'un croissant en pointe du même. Champagne.
Terrion — d'azur, à deux épées d'or en sautoir, cantonnées au 1 d'un croissant d'argent, aux 2 et 3 de deux palmes d'or, et en pointe d'un rocher d'argent. Limosin.
Tillon — de sable, à deux épées d'argent, mises en sautoir, garnies d'or. Lorraine.
Boisalbran — de gueules, à deux épées d'argent en sautoir, à la garde d'or, la pointe en bas. Bretagne.
Charpentier — de sable, à deux épées d'argent posées en sautoir, la pointe en bas. Bretagne.
Espce — d'azur, à deux épées [)assées en sautoir d'argent, garnies d'or. Normandie.
Kerboudel — de sable, à deux épées d'argent passées en sautoir, les [)ointes en bas. Bretagne.
Kavignan — d'azur, à deux épées passées en sautoir d'argent, la ])ointo en bas, la garde et la f)oig'iée d'or. Champagne.
Langault — d'azur, à deux épées passées en sautoir d'argent, la garde et la jioignée d'or. Champagne.
Cassagnes — de sable, h deux épées d'ar gcnt mises en sautoir. Languedoc.
Danguin — d'argent, à deux épées de sable en croix, accompagnées d'un croissant entre leurs deux gardes et d'une étoile entre les deux pointes. Bretagne.
Gigeon — d'azur, à deux épées d'argent, aux gardes d'or, les pointes en haut. Breta-
Grossaine — d'azur, à deux épées d argent, les gardes d'or passées en sautoir.
Sahuguet — de gueules, à deux épées d'or en pal, la jioinle eu bas, et au milieu un
EPE
EPE
croissant (rarf;ent , surmonté d'une coquille du même. Limosia.
Du Burg — d'azur, h deux épées d'argent garnies d'or mises en sautoir.
Mbat — de gueules à trois épées rangées en pal d'argent, les gardes et poignées d'or.
Lissac — de gueules, à trois épées d'arge'it mises en pal. Languedoc.
Daudier — d'azur, à trois épées d'argent, mises en pal. Languedoc.
Grnindor — d'azur, à trois épées d'or en pal, la pointe en bas. Normandie.
BerroUcs — d'azur, à trois éj)ées d'argent garnies d'or, la pointe en bas. Normandie.
Garmeaux — d'argent, à trois dagues de gueules, à trois épées d'argent, les pointes en bas, au chef d'or. Bretagne.
Henry du Quenç/oij — de gueules, k trois éi)ées d'argent en pal, la pointe en bas. Bre-
Charrite — d'azur, à trois épées d'or e!i pal, aboutées d'un trètle de même ; celle du milieu appointée vers le chef, les deux autres vers la pointe. Béarn.
Rivière — de gueules, à trois épées rangées d'argent , soutenant une couronne royale. Guyenne et Gascogne.
Des Pierres — d'azur, à trois épées d'or, mises en pal la pointe en haut, au chef d'argent, chargé de trois étoiles de gueules, Languedoc.
Hingant — de sable, à trois épées d'argent en pal , la pointe en haut , garnies d'or. Bretagne.
Daguier — de gueules, à trois épées d'azur mises en pal, la pointe en haut, celle du milieu surmontée d'une hure de sanglier de sable. Orléanais.
Vnssenare — de sable, à trois épées, les pointes en bas d'argent rangées en bande.
Schulamberg. — de sable, à quatre épées d'or, en chef coupé d'azur. Champagne.
Aisse — de sable, h six épées d'argent en bande, la pointe en bas. Aunis et Saintonge.
Péguitlan, quelquefois Pégulhan — de gueules, h trois épées l'une sur l'autre d'argent, eh fusces. Guyerme et Gascogne.
ÉPERON. — Meuble de l'écu qui représente rÉPERON de l'ancien chevalier. Il paraît en pal, la molette timrnée vers le ciief.
Locarl — de sable, à deux éperons d'argent, le second contre-posé. Champagne.
Gautier d'Artigue — d'azur, à deux éperons d'or; au chef d'argent chargé de trois molettes d'éperon de gueules. Provence.
La Touche de la Talvassicrc — d'azur, h la bande denchée d'argent , accompagnée en chef d'un éperon du même. Bretagne.
Ahicet — d'azur , à l'éperon d'or. Orléanais.
Locart — de sable, à deux éperons d'argent l'un sur l'autre, le second contourné. Champagne.
Rosières — de sable, à trois branches d'éperon d'argent deux et une. Franche-Comté.
ÉPERVIER. — Oiseau de |)roie dont on se servait pour la chasse. Dans le moyen Age, suivant du Cange ou Moninski, ou le nom-
mait muscctus; on en rencontre assez fréquemment en armoiries.
On dit de l'épervier, chaperonné, du chaperon qu'il a sur la lôte, longé dos liens de ses jambes, grilleté, des grillets qui y sont attachés, lorsque ces choses sont d'un autre émail que celui de l'oiseau. On dit encore perché, de l'épervier sur un bAton.
Siran de Cabanac — d'azur, à l'épervier d'argent. Languedoc.
Samson de Croucy — d'azur, k trois éperviers d'or. Normandie.
Mussei, marquis de Cogners, — d'azur, à l'épervier d'or, cha[)eronné, longé et perché de gueules. Vendômois.
Kergu — d'argent, à un épervier de sable, armé, becqueté, longé et grilleté d'or.
Hermcrel — d'azur, à l'épervier d'or, longé, grilleté et membre de gueules. Normandie.
Penin — d'azur, k )in épervier éployé d'or, grilleté d'argent. Berry.
Pignclais — d'argent, à un épervier armé et becqué d'or, perché de gueules. Bretagne. Busnel de Montoruy — d'argent, k l'épeivier perché de sable, becqué, longé et grilleté d'or. Bretagne.
Espervier — d'argent, à l'épervier d'azur, membre, longé et grilTeté d'or.
Bezancourt — d'argent , à l'épervier de gueules, becqué et membre d'azur. Normandie.
Guiramand — aux 1 et 1 d'or, k l'épervier de sable longé de gueules et grilleté d'argent. Aux 2 et 3 de gueules k trois pals d'or et une cotice do sable brochant sur le tout. Comtat Venaisiin.
Le Tonnelier de Breteuil — d'azur, à l'épervier essorant d'or, longé et grilleté de même. Ile de France.
Conte — d'or, k l'épervier, essorant au naturel, becqué et membre de gueules. Normandie.
La Cour —d'azur, k l'épervier d'or, becqué, langue et membre d'argent, grilleté d'or, perché du môme. Aunis et Saintonge. Fm Frétais — de gueules, k un épervier d'argent [)erché de même, grillé d'or. Bretagne.
Jougla — d'azur, k un épervier passant d'or, au chef d'argent, chargé de trois étoiles de gueules. Languedoc.
Roy — d'azur, k un épervier couronné, longé et armé d'or, ayant sur la tête une Heur de lis aussi d'or. Bretagne.
Sainl-Dellys — de sinople , k l'épervirr d'argent, empiétant une perdrix d'or. Ile de France.
Lage — d'argent, k l'éperv-ier essorant d'azur armé et couronné d'or, tenant dans la serre droite un poisson de même. Aunis et Saintonge.
Signi — d'azur, k un épervier d'argent empiétant une perdrix de même.
Champs — d'or, à l'épervier essorant de sable, au chef d'azur, chargé de trois tours couvertes du champ. Normandie.
Jougla — d'azur, à ré[K.'rvicrd'or, au chef
51". LU DlCTIONNAllŒ
il'arg'eiit, chargé de trois étfiiles de gueules. Guyenne et Gascogne.
Prévost — de sitiople, à un épervier d'or einpiétarit et ticf()uctant une allouelli' d";\igent; au chef cousu de gueules, chargé d'uu croissant dor. Artois.
Espinose — d'argent, à l'épervier de sahie empiétant un dragon ailé du môme. Nornjandir.
Berlkon — d'or, à un épervier contourné de sable, tenant un rameau de sinople , accompagné de trois molettes de sable, 2 en chef et 1 en pointe. Bretagne.
Escofjier — de gueules, à l'épervier d'argent, armé et becijué de sinople, accosté à gauche dune hache d'argent, au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'argent, paiti diazur , l'ancre d'argent dans une mer de sinople. Languedoc.
Silguy —d'argent , h deu\ éperviers passants de sable, au collier d'argent. Bretagne.
Loz — de gueules, à trois éperviers d'argent, grilletés d'or. Bretagne.
Guibert — d'azur, à trois éperviers d'argent chaperonnés d'or.
Mongol — d'azur, à trois éperviers d'or chaperonnés, grillés et longés de même. Orléanais.
Autrie — de gueules, à cinq éperviers d'or, posés 2, 2 et 1, longés de sable et grillelés d'or. Provence.
ÉPI. — Meuble de l'écuqui représente un épi de blé, d'orge ou de rail ; il parait ordinairement en pal.
Hioii de Brambnan — d'azur, à trois épis de blé d'or. Bretagne.
Bourderel — d'azur, à trois épis de blé d'or.
Boisset — d'azur, h trois épis d'orge d'or.
Plan — d'azur, à deux épis d'argent, la pointe en bas. Orléanais.
Louhert — de sable, à trois épis de blé d'or. Normandie.
Orgemont — d'azur, à trois épis d'orge d'or. Ile de Fiance.
Buullenr — d'azur, à trois épis feuilles
Boessel — d'azur, h trois épis d'orge d'or.
Yismguet — de sable, à trois épis de blé d'or. Auvergne.
Segla — d'argent, a trois épis de seigle d'or, liés ensemble du môme. Guyenne et Gascogne.
Tance — d'azur, à trois épis d'or. Champagne.
Lunilroul — d'azur, à trois épis de millet d'or. Bourgogne.
La Seiglièrr — d'azur, à trois é[)is de seigle d'or. Ile de France.
Kspiart de VertioC — d'azur, h trois épis d'or. Bourgogne.
^'rr'^no/s — d'azur, 5 une tige de trois épis J'or entrelacés. Auvei'giii-.
Minière — d'azur, à trois épis de millet d'or. Bourgogne.
Des PonCis — d'azur, h trois épis de blé d'or en pal. Ile de France.
/Vi.f//(; — de guinilcs, à trois épis de blé d'or, posés en pal, au chef cousu d'à. ui-
IIEKALDIQUE. tlO 3t4
chargé de trois étoiles du second émail. Nivernais.
Grenier — de gueules, 5 trois épis de blé d'or, au chef cousu du premier, chargé do trois étoiles du second. Normandie.
Crespy-cn-Laonnais (V.) — de gueules , à trois éilis de blé d'or, posés en pal et en sauti'ir; au chef cousu de France.
Dufort — d'azur, à trois épis de blé d'or tiges et feuilles de nièuic ; celui du milieu, mouvant d'un monticule aussi d'or, posé à la pointe de l'écu ; au chef d'or, chargé de trois étoiles d'azur. Originaire du Limosin.
Tuscl — d'azur, à trois épis de blé d'or mouvants d'un croissant d'argent. Piovence.
Rossignol — d'azur, à trois épis d'or, surmontés d'un lion de gueules. Orléanais.
Auzolles — d'azur, à trois épis d'or, sommés de trois basants de môme. Auvergne.
Geoffroy des Marets — d'azur, à trois é})is de blé d'or rangés en trois pals, naissant dune Champagne d'argent ; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'argent. Ile de France.
Piolenc — de gueules, à six épis de blé d'or, posés trois, deux et un, à la bordure engrélée de môme. Provence.
Brives-la-Gaillarde (V.) — d'azur, à neuf épis de blé, disposés en trois fleurs de lis d'or, deux et une. Limosin.
Panisse — d'azur, à douze épis de millet d'or recourbés et posés 6, k, 2, ou d'azur à la bande de pourpre accompagnée de six épis d'or rangés en ordre. Comtat Venaissin.
ÉPIEU. — Meuble d'armoiries, qui représente une arme en forme de hallebarde, dont le bout supérieur est garni d'un fer large et poiniu ; il servait autrefois à la chasse du sanglier.
On dit l'épieu emmanché, lorsque le manche est d'un autre émail ([ui' le fer.
Simon — d'azur, à trois épieux d'or. Normandie.
/.rt)!(//o).s — (le gueules, k trois épieux d'argent. Normandie.
ÉlOILL. — Meuble de l'écu, qui représente une étoile à cin(} rais, dont un tend vers le haut, deux aux cùtés et deux en bas. Lorscjue l'étoile n'a qu'un rais en bis, on la dit versée ; lorsqu'elle a plus de cinq rais, on ilnit en exprimer le nombre en blasonnant. On voit grand nombre d'étoiles dans les armoiries ; il yen a qui chargent, d'autres qui accompagnent les pièces honorables.
Châleuii-Ncuf —û'ov, à une étoile de gueules de cinq rais. Berry.
Argué — il& gueules, à une étoile d'or. Bourgfjgne.
Boyer — d'azur, à l'étoile d'or. Provence
Montafié — d'argent , à une étoile de gueules chargée d'un croissant d'or.
Le Laboureur — d'azur, h une étoile il huit rais d'or, au chef endenclié de môme.
Ifende -- de gucniles, à une étoile à huit rais d'argent, chargée d'une aiglrlle éplovée de sable.
Blanc — d'azur, ;\ une étoile de huit rais d'or. Normandie.
RTO
Puget — de gueules, h une étoile de douze rayons d'argent. Provence.
Pena — d'azur, à une étoile d'or. Provence.
lioyer —(I"azur,àuneétoiled'or. Provence.
Baux ou Bdlbs — de gueules, à une étoile de douze rayons d'argent. Provence.
Champier— d'azur, à une étoile de huit rais d'or. Lyonnais.
Gailhac — d'azur, à une étoile de six rais d'or.
Cubières — de gueules, à l'étoile d'or, parti d'azur au griffon rampant d'or, armé, iampassé et vilaine d'argent. Languedoc.
Halyne — écartelé, au 1 d'argent, è une étoile d'azur; au 2 de gueules, à une tour d'argent; au 3 de gueules, au lion d'or; au 4 d'argent, à trois barresde gueules. Guyenne et Gascogne.
Michel — écartelé aux 1 et 4 d'or, à une étoile de gueules, au 2 et 3 d'azur, à l'aigle éployée d'argent. Normandie.
Dolon — d'azur, à une étoile d'or en chef entre deux tètes de lion d'argent, et une tète de même entre deux étoiles d'argent en })ointe. Languedoc.
Jolij — d'azur, à une étoile coraétée d'or, au chef de même chargé de trois roses de gueules Ijoutonnées du champ, cimier un chapeau de lleurs. Bresse.
Àgulhac—il'i\7.ur, h l'étoile d'or, chargée d'un tourteau d'azur à deux croissants passés en sautoir d'or. Languedoc.
Frère — d'azur, à l'étoile d'or; au chef de même, chargé d'une croix de gueules. Daupliiné.
Arlande — d'azur, à l'étoile d'argent, surmontée d'un croissant renversé d'or. Dauphiné.
Sade — de gueules, à une étoile îi six rais d'or, chargée d'une aigle à deux têtes de sable, couronnées de gueules. Provence.
Dainian — de gueules, à une étoile à huit rais d'argent chargée d'une aigle de sable. Pi'ovence.
Curpentier de Changij — d'azur, à l'étoile d'or accompagnée de trois croissants d'argent . Nivernais.
Champflour — d'azur, h une étoile d'or surmontée d'un vol abaissé d'argent, soutenu d'une tleur d'œillet de même, tigée et feuillëe de sinople. Auvergne.
Boijer — d'azur, h une étoile d'or, chargée d'un écusson d'azur, surchargé d'une Heur de lis d'or, au chef d'argent. Ile de France.
Angouléme — d'azur, à deux étoiles d'or, en pal. Angoiimois.
ilesdin (V.) — parti d'argent et de gueules, à deux étoiles en chef, de l'un en l'autre. Flandre.
Gelan — d'or, à deux étoiles de sable couiié de gueules. Bourgogne.
Mole — de gueules, à deux étoiles d'or en chef, et un croissant d'argent en pointe. Champagne.
liiols — d'azur, à deux étoiles d'or, et un croissant du même en pointe. Auvergne.
Jacques — d'azur, à deux étoiles d'or, et un croissant d'aigeul. Auvergne.
Hl-R\LDiQL'E. ETO Jîj
Vouquet — d'azur, à deux étoiles d'or eu chef, et u'i croissant d'argent en pointe. Champagne.
Gubart — de gueules, à deux étoiles d'or en chef, et un croissant m.onlant d'argent en pointe. Bretagne.
Du Bainier — écartelé: aux 1 et k d'or chape d'azur, l'azur chargé de deux étoiles d'or, au chef de même; aux 2 et 3 d'argent à ti'ois bandes de gueules. Ile de France.
Sabotier ou Sabaterii — d'azur, à trois étoiles d'or. Guyenne et Gascogne.
Quenssac — d'azur, àtrois étoilesd'or,2 etl. Languedoc.
Malvin de Montasel — d'azur, à trois étoiles d'or, 2 et 1. Languedoc, Guyenne et Gascogne.
Groulard— d'azur, à trois étoiles d'or.
Cliam|iagne.
Faure — d'azur, à trois étoiles d'argeiit en fasce. Guyenne et Gascogne.
Beaufort — d'azur , à 3 étoiles d'or.
Guyenne et Gascogne.
Biom — d'azur, à trois étoiles d'or. Auvergne.
La Berquerie — d'azur, h trois étoiles d'or, 2 et 1. Champagne.
Savignac — coupé au 1 d'azur, h trois étoiles d'argent, au 2 d'argent à une rose de gueules. Limosin.
Du Sarrau — écai Iclé, au 1 d'azur, à trois étoiles d'or, aux 2 et 3 d'or, au lion couronné de gueules, au k d'a/.ur, k l'aigle d'argent. Guyenne et Gascogne.
Lauthonie — écartelé aux 1 et 4. de gueules, à trois étoiles d'or,aux2et3desinoi)le à deux fuseaux d'argent passés en sautoir. Limosin.
La Baimbaudière — d'azur, à trois étoiles d'or. Bretagne.
Rado — d'azur, à trois étoiles à six pointes d'or. Bretagne.
Bengtj — d'azur, à trois étoiles d'argent. Berry.
Du Four de la Répara — d'azur, à trois étoiles d'argent. Dauphiné.
Métayer — de gueules, à trois étoiles d'argent. Normandie.
Canonvitle — de gueules, a trois étoiles d'or. Normandie.
Grimouville — de gueules, è trois étoiles d'argent. Normandie.
Callcville — d'argent , à trois étoiles de gueules. Normandie.
Brézé — de gueules , à trois étoiles d'or. Boui'bonnais.
Lamboul — d'azur, à trois étoiles d'or en pal.
Vigicii — d'or, à trois étoiles d azur.
Ricard-de-Genouillac—écailelé, aux 1 et '•■ d'azur, àtrois étoiles d'or, mises en jial, aux 2 et 3 d'or à trois bandes de gueules.
Amoiirs — d'argent, à trois étoiles de sable. Normandie.
Beauboys — de gueules, à troisétoiles d'a."-gent, 2 et 1. Bretagne.
Voullon — d'azur , à trois étoiles d'or. Aunis et Sainlonge.
Chevalier — d'azur, à trois étoiles d'ar;;ent
317 TTO mCTlONNAIitr.
raugécs en chef et un croissant de uu'ine en pointe. Saintonge.
Turin — de gueules, à trois étoiles d'or, rangées en chef. Ile de France.
Uuleau — écartelé, aux 1 et i d'azur, à trois étoiles d'or , aux 2 et 3 d'argent, à lu croix ancrée de gueules. Ile de France.
Gourrfon — éctrtelé , aux 1 et 1 d'aznr, à trois étoiles d'or en pal ; aux 2 et 3 d'or, à trois bandes de gueules. Guyenne.
Cave ct'Haudicourt — du gueules, à trois étoiles d'or. Ile de France.
lieuseville — d'azur, à trois étoiles d'or. Ile de France.
Andrault de Langeron — d'azur, à trois étoiles d'argent. Bourgogne.
Le Bascle — de sable, à trois étoiles d'or. Poitou.
Uaigneux — de sable, à trois étoiles d'or.
Jiullion — d'or, au ciief d'azur, chargé de trois étoiles aussi d'or. Bresse et Bugey.
Landiodie — [larti au 1 d'argent, à trois étoiles d'a/ui-, au 2 d'azur semé de larmes d'argent, au lion d'or hochant. Auvergne.
Labourt — d'argent, à trois étoiles d'azur, écartelé d'argent, à trois roses de gueules posées 2 et 1. Poitou.
Montchanson — d'argent, à trois étoiles d'azur; au chtf du njèuie. Auvergne.
i>/ea/ei — d'azur, à trois étoiles d'argent, au chef d'or. Auvergne.
Guignard — d'azur, à trois étoiles d'or, et un soleil du même en clief. Auvergne.
Mirémonl — d'argent, à trois étoiles de gueules; au croissant du même en cœur.
Auvergne.
Pavin — d'azur, à trois étoiles d'or, 2 en chef et 1 en pointe, celle-ci soutenue d'un croissant d'argent. Poitou.
Gironde — u'azur, à trois étoiles d'argent à la colombe esi^orante du même, [JCrcliée sur l'étoile de la pointe. Auvergne.
Cftarbonnel -^ lïui/.nr, à trois étoiles d'or, au croissant d'argent en cœur. Languedoc.
Seierac — d'azur, à trois étoiles d'argent niisis en barre, parti d'argent au monde (l'azur, sommé d'une croix d'or coupée de gueules à trois fasces d'argent. Languedoc.
Kale — d'azur, à trois étoiles d'argent, 2 et 1. Languedoc.
Pampelune — d'argent, à trois étoiles de gueules , au croisbant d'azur eu cœur.
Champagne.
CasCres — d'azur, à trois étoiles d'argent I)Osées en fasce surmontées d'un croissant de même. Champagne.
Boucher — d'azur, \i trois étoiles d'or , au croissant d'argent, posé en abime. Cliain|»at'ic.
Gerbais. — d'azur, au chef d'argent chargé de trois étoiles de gueules.
Bouger — parti au 1 d'argent, "a trois étoiles de gueules, et un cœur du même en pointe, au 2 d'azur, au lion d'or lauioassé et armé de gueules. Limosin.
Arfeuille — d'azur, à trois étoiles d'or, au chef cousu de gueules. Limousin.
La Verne — di: gueules, à trois étoiles d'ar-
iir:RALbiQi'i..
ETR
ils
gent en chef, et un croissant momant de même en [)ointe. Berry.
Simon — d'azur, à trois étoiles d'argent, au croissant du même en cœur. Normandie.
Allard — d'azur, à trois étoiles d'or, et trois croissants malordonnés d'argent. Nor
Heschais — d'azur, à trois étoiles d'argent 2 et 1, et un croissant de même en abime Bretagne.
Airillot — d'azur, à trois étoiles d'or et une tète de \'ore de sable bandée d'argent, posée en abime. Champagne.
Touronce — de gueules, au chef denché d'or, chargé de trois étoiles de sable. Bretagne.
Cerbais — d'azur, au chef d'argent, chargé de trois étoiles de gueules, au bord engrôlé de même. Dauphiné.
Malartic — écarlelé, aux 1 et 4 d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent; aux 2 et 3 de sable, à l'aigle d'argent becquô et membre de gueules. Ciuyenne.
Antonelle — d'azur, à cinq étoiles d'or. Provence.
Salazar — écartelé, aux 1 et 4 de gueules à cinq étoiles de six rais d'or, posées en sautoir; aux 2 et 3 d'or, à ciiui feuilles de ])anais de sable également en sautoir. Nivernais, Champagne et Bouruog'ie.
Ttirre — d'or, à trois étoiles d'azur, au chef de même chargé de trois étoiles du champ.
Cornon — d'azur, à six étoiles d'or, trois en chef et trois en pointe, au croissant do môme en abîme.
Bavel — d'azur, à sept étoiles d'or, posées 4 et 3, et deux croissants d'argent, l'un en chef et l'autre en pointe. Auvergne.
Hardouin — d'azur, à neuf étoiles d'argent, posées trois, trois et trois.
Boisbilly — de gueules, à neuf étoiles d'or.
Tarboicher — d'argent, à neuf étoiles de gueules, 3, 3 et 3. Ile de France.
Kerveno — d'azur, à dix étoiles d'argent, h, 3, 2 et 1. Bretagne.
Perreneg — d'azur, .semé d'étoiles d'or. Bourgogne.
Loupiac — d'azur, semé d'étoiles et un lion passant (hr même. Languedoc.
Cosnac — d'argent, semé d'étoiles de sable, au lion du même, brochant, lampassé, armé, et couronné de gueules. Limosin.
La Roclic-Aymon — de sable, semé d'étoiles d'or, au lion de môme, brochant sur le tout, armé et lampassé de gueules, au lambel de môme, de trois pièces. Berry.
La Cour — il'argent, s.mé d'étoiles. Berry.
Uzerclie (V.) — d'azur, semé d'étoiles à six rais d'argent, chargé de deux bonneaux jiassant l'un sur l'autre, d'or. Limosin.
Digons — d'azur, semé d'étoiles d'argent, au guidon échancré d'or, mouvant d'une lance de même mise en pal. Auvergne.
Garraull — d'azur, seni!; d'étoiles d'or, au lion de môme. Orléanais.
ÉTIUFR. — Meuble de l'écu, rcjirOscntanL