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cent pondant vingt années, ou qu'ils décèdent dans leurs charges.

Anoblissement des secrétaires du roi. Des lettres patentes de Charles VIM, de février liSi, déclarent les secrétaires du roi, maison et couronne de Fiance, capables de recevoir tous ordres de chevalerie, comme s'ils étaient nobles de quatre races.

Anoblissement des trésoriers de France. Les trésoriers de France étaient du corps des compagnies souveraines, et avaient les mêmes privilèges, notamment la iwblesse transmissible.

Anoblissement des docteurs régents, ou noblesse comitive. Les docteurs-régents et professeurs endroitacquéraientaussi la noblesse à leurs familles après vingt ans d'exercice, ainsi qu'il résulte de plusieurs lettres patentes de nos rois, et plus particLilièrement de celles que Henri VI accorda, au mois de septembre 1607, à Claude Froment, professeur en droit à Valence en Dauphiné; et c'est ce qu'on a[ipelle noblesse comitive.

Anoblissement nar le ventre de la mère. La perte de la bataille de Foiitenay, en 8il, fut si funeste à la France, par le grand nombre de gentilshommes qui y périrent, et notamment de la province de Champagne, que les anciennes coutumes de cette province établirent que désormais (parmi les filles de condition ) le ventre, c'est-k-dire la mère, anoblirait les enfants, quoique le père ne fût pas noble. La coutume de Barrois, fondée probablement sur de semblables motifs , avait introduit le môme privilège^ mais avec cette condition, que les enfants, pour reprendre la noblesse du côté de leur mère, étaient obligés de renoncer, au profit du fisc, à la succession du père: encore fallait-il que le prince confirmât cette reprise par lettres patentes, conformément aux anciennes lois de Lorraine et à l'arrêt du conseil rendu par Louis XIV. Cette noblesse utérine ou coutumière, consacrée par les établissements do Saint-Louis, eut lieu dans une grande partie de la France ; l'usage s'en perdit insensiblement, excepté en Cham|iagiie, où il se conserva jusqu'en 1750 environ, quoique dès 1506 on eût commencé à l'attaquer, parce que les {)ertes avaient été ré|)arées, et riu'il y avait alors suffisamment de noblesse. Meynier, historien de la noblesse de Provence, dit « que les enfants d'une mère noble et d'un père roturier quittent le nom du père, prennent celui de la mère avec ses armes, et continuent ainsi la postérité; ([ue c'est ainsi que la noblesse de Provence la plus ancienne se trouve usurpée, en noms et armes, par des familles dans lesquelles les illustres maisons ont fait passer leurs filles, avec peu de dot. »

Les grands servir^es rendus à la France par Jeanne d'Arc, dite Du Lis ou la Pucetle d'Orléans, firent anoblir tous ses descendants en ligne masculuie et féminine; mais, par un édit de 16Gi, l'anoblissement fut réduit à ses descendants milles, vivant noblement. Henri et Thibault, comtes de Chanqiagiie, Diction. Hi'h*i nigi i:.

HKKAI.niQLE. AKB $i

aimliliient également, par édit des années 1175 et 1108, les descendants en ligne masculine et féminine d'Anne Musnier, femme de Gérard de Langres, parce qu'elle avait sauvé la vie au premier de ces [irinces, en se battant contre trois gentilshommes qui avaient conspiré contre sa vie.

On voit combien il y avait autrefois do moyens d'anoblissement, et voici un tableau qui porte au delà de trois mille le nombre ues cnarges par lesquelles on parvenait à la noblesse; et encore ce tableau n'est-il donné que comme imparfait :

Chargesde secrétaires du roi des grande

et petite chancelleries, 730

— du grand conseil, Oi

— des parlements, 10.37

— des chambres des comptes, 68(5

— des cours des aides, 171

— de la cour des monnaies, 41

— du bureau des finances de

Paris, 12

— des bureaux des finances des

autres généralités, qui donnent la noblesse au deuxième degré, 650; lesquelles équivalent à 325 charges, ijui donnent la noblesse au premier degré , 325

Total. 30G!>

Dans ce nombre on no comprend point les charges de maires, capitouls, jurais, échevins, etc., ni les anoblissements par lettres.

AQUILON. — Vent de nord. Les aquilons sont très-rares en armoiries. On les représente sous la forme de tètes d'enfant jouftlues, qui paraissent souftler avec violence.

Chassin de Tîoit/'^ni — d'azur, au chêne d'or ; à deux aquilons d'argent mouvants des angles sujjérieLirs. Liniosin.

Frenicle — d'azur,àlafasce d'argent chargée de trois tourteaux de gueules, et accompagnée de trois aquilons du second émail. Ile de France.

ARBALÈTE. — Sorte d'arme de trait. C'est un arc d'acier qui est monté sur un fût, et qui se bande avec un ressort. On la représente ordinairement en pal, la corde détendue.

Perrin de Jalaucourt — d'azur, à trois arbalètes d'or. Lorraine.

Arbalcste de Melun — d'or, au sautoir engrêlé de saille, cantonné de quatre arbalètes de gueules. Bourgogne.

Arbaleste — d'azur, à trois arbalètes d'or.

ARBRE. — Meuble assez fréquent en armoiries. L'émail particulier de l'arlire est le sinople ; il y en a cependant dcdilTérenls émaux. L'arbre paraît dans l'écu en pal, les racines resserrées. On le dit arraché, lorsqu'elles sont étendues, ou d'un autre émail ; ébranché, quand il n'a point de branches ; écimé, quand sa cime parait cou[iée; /"rui/rf quand il porte un fruit d'un autre émail

Launet — d'or, à un arbre arraché de sinoi)le. Ile de Franco.

ARIi

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