‹ Dictionnaire héraldique contenant: l'explication et la description des termes et figures usités dans le blason, des notices sur les ordres de chevalerie, les marques des charges et dignités, les ornements et l'origine des armoiries, les rois d'armes et les tournois, etc. Avec un grand nombre de planches et d'exemples tirés des armoiries des familles, villes et provinces de France. Suivi de l'Abrégé chronologique d'édits, déclarations, règlements, arrêts et lettres patentes des rois de France de la troisième race, concernant le fait de la noblesse;Chapitre 103 sur 162 · QUA · texte numérisé non relu

QUA

DICTIONNAIRE IIKItAl.niQUE.

On

Les républiques méino et les villes ont souvent communiqué leurs armes à des|wrticuliers, comme a fait celle de Venise, aux maisons de Foscari, de ftlagno, et de Nani. Jean de Mon lue, depuis maréchal de France, obtint le privilège de porter les armes de la ville de Sienne pour avoir soutenu vaillamment le siégé que l'empereur Charles V mit devant celle ville. Kn lin les papes ont fait porter à quelques cardinaux do leurs créatures un chef ,de leurs armes ; comme lit Grégoire XIII du surnom de Boncompagno, aux cardinaux de la Raulme, Vastavillauo, de Beraguo, et Hiario. Quant ii ce que P«t~ radin et ceux qui Tout suivy ont écrit que l'ordre de Saint-Jean de liierusalem pria Amedée IVr, comte de Savoye, do .prendre les armes de Ja religion, en mémoire des gratis services qu'il luy avoil rendus au siège de Rhodes, cela est controversé; car A. Du Cliesne lient que cetto croix que lus ducs do Savoye portent, est l'écu des armes de la principauté de Piémont (I).

QUARTIERS.— Terme de généalogie, écus d'une famille noble qui dans un arbre généalogique servent de preuve, lorsqu'il est appuyé des actes originaux nécessaires j>our en établir la filiation. On faisait des preuves «l'un certain nombre de quartiers pour entrer dans les collèges ou onlrcs, qui exigaienl la noblesse paternelle et maternelle ; il y avait des chapitres qui demandaient jusqu à seize et trente-deux quartiers; le nombre do ces quartiers se réglait sur celui des degrés. Les degrés ou lignes sont les générations du iijs au père, du père à l'aïeul, de l'aïeul au bisaïeul, du bisaïeul au trisaïeul, etc. Les quartiers sont les familles nobles ou les personnes dont celui qui fait preuve descend.

La progression qui so fait dans la production des quartiers, par rapport aux degrés, est celle qu'on appelle géométrique, où chaque nombre se double de l'un à l'autre successivement; ainsi un produit deux, deux produisent quatre, quatre produisent huit, nuitproduisent seize, soizeprodiiisenl trentedeux, ainsi de suite, en doublant toujours. La raison de cetto progression est Tordre dos générations, chacune avant un père et une mère dont on produit lcvquarUer : ainsi, le présenté ou celui pour lequel on produit, est obligé de produire père et mère : son «ère a aussi père et mère, et sa mère pareillement père et mère; en voila quatre ; chacun de ceux-ci ont aussi père et mère, ce qui fait huit, et ainsi a l'infini.

Dans les preuves par quartiers, dressés sur uu arbre généalogique, les dogrés se comptent à reculons, contre l'usage ordinaire, qui veut (pie le premier degré soit celui par ou l'on commence la libation. j

Ici le premier dogré est celui du présenté, il ne formo qu'un quartier. Le second en produit deux, savoir le père et la mère. Le troisième en produit quatre, savoir, pèro et mère du père, père et mère de la mère. Le

(I) llisl. de la maison de hctliun", p. 20o.

quatrième en produit huit, qui sont les qu itre bisaïeuls éternels et les quatre bisaïeuls maternels. Le cinquième en produit seize oui sont les huit trisaïeuls patoraels, et les huit trisaïeuls maternels. Le sixième en produit trente-deux,, qui sont les seize quatrièmes aïeuls paternels et les seizo quatrièmes aïeuls maternels.

11 est aisé de calculer ta progression des quartiers en portant à un plus grand notnbro les degrés de génération; ainsi, celui qui a douze degrés de noblesse produit deux mille quarante-huit quartiers; celui qui on a quinze en produit seize mille trois cent quatre-vingtquatre; celui qui en a vingt on produit cinq cent vingt-quatre mille deux cent quatrevingt-huit.

QUINTAINE. — Exercice de corps, ou jeu que certaines personnes étaient obligées de lairo pour le divertissement du seigneur. Balzamon prétend que ce jeu a été ainsi appelé parce qu'un nommé Quintus en fut l'inventeur, ce qu'il parait ap -u ver sur la loi 1, au code de Alcatoribus. Paneirolo, 1, var. cap. fc, prétend qu'il a été ainsi nommé, a (Jumtana via quœ castris Romanis in Quintanam portant exibat. Du Cange, en sa dissertation sur Joinville, tient que ce terme vient de ce quo ce devoir s'acquittait dans les banlieues appelées quintes ou quintaincs, parce qu'elles s'étendaient à cinq mille pas hors de la ville.

On plaçait ordinairement vers l'extrémité do la b.mlieue un pal ou un poteau où était suspendu un écusson mobile, et on le nommait lapai de la quintaine, et ce pal servait pour le jeu ou oxercice dont il s'agit, qui a aussi été appelé la quiutaine, du nom do la banlieue ou il so faisait, et du pal de la baulicuo qui y servait.

En la coutume locale de Mézières, en Touraine, les meuniers demeurants en la baronoie et châtellenie de Mézières, étaient tenus, une fois l'an, de frapper par trois coups le pal de la quiutaine, en la plus proche rivièro du châlel du seigneur, baron ou châti lain, ou autre lieu accoutumé, et s'ils se feignaient rompro leurs uerchos, ou défaillaient aux jours, lieu et heure accoutumés, il y avait soixante jours d'amende au prolil du seigneur.

De même à Mehun-sur-Eure, en Berry, les hommes mariés dans l'année étaient tenus, le jour do la Pentecôte, de tirer la quinlaino au-dessous du château, et par trois fois frapper do leurs perches un pan de bois qui était piqué et planté au.milieu du cours de l'eau.

En la châtellenie de Mareuil, ressort d'Issoudun, eu Berry, les nouveaux mariés tiraient aussi la quiutaine sur la rivière d'Aroon; il y avait de paroils exercices en Vcudômois, Bourbonnais et ailleurs; et.il est fait mention decedroitdcqumlaiue auliv. u du Recueil des arrêts de Bretagne.

En quelques lieux, à chaque mutation de seigneur ou de vassal , lu vassal devait courir la quiutaine de service féodal- La quinlaino était aussi anciennement Ull •xercice luiliiairc que l'on faisait à cheval,

la lance à la main; on venait en courant sur un bouclier attaché à un arbre ; et quand la lance était rompue on se trouvait en défaut.

La quinlaine, comme meuble de l'écu, est rare en armoiries.

Carville de Ners — de gueules, à trois quintaines d'or. Normandie.

Robert de Lesetrdières — d'argent, à trois quintaines de gueules. Poitou.

QU1NTEFEUILLE.— Fleur à cinq pétales ou fleurons arrondis, ayant chacun une pointe, dont le centre est percé en rond, de manière que Ton voit le champ de l'écu à travers.

Bréauté de Hotot — d'argent, à la quintefeuille de gueules. Anjou.

Marquetel — d'or, à une quintefeuille de gueules. Normandie.

Coetquelfen — d'argent , à la quintefeuille de sable. Bretagne.

Le Long — d'or, à une quintefeuille de sable. Bretagne.

Le Veyer — d'hermine, à une quintefeuille de gueules. Bretagne.

Camprond — d'argent, à la quinlefeuttlc de gueules. Normandie.

Renouard — d'argent, à une quintefeuille de gueules. Aunis et Saintonge.

Loucelle»— de gueules, à une quintefeuile d'argent, au chef d'hermine. Normandie.

Patomay — d'azur , à une quintcfeuillo d'or, accompagnée de trois croissants d'argent. Francne-Comlé.

Martigni— d'azur» à la quintefouille d'or.

Sorei d'Entrées— d'azur, a la quintefeuille de gueules accompagnée de huit merlettes du même. Artois.

La Mothe^Blequin — d'or , à la quintefeuille de sable.

Yergy — de gueules, h trois quintefeuilles d'or. Bourgogne.

Patry-Calouin — de gueules, à trois quintefeuilles d'argent. Languedoc cl Normandie.

Des Ecotais de Chantilly — d'argent, à trois quintefeuilles de gueules. Maine.

Du Bot — d'azur , à trois quintefeuilles d'argent. Bretagne.

Serent de Kerfélix — d'or, à trois quintefeuilles de sable. Bretagne.

Courceriers — de gueules, à trois quintefeuilles d'or.

Af ontesson— d'argent, à trois quinlofeuiiJes d'azur. Ile de France.

Givry — de sable, à trois quintefeuilles d'argent. Bourgogne.

Bessey-le-Chatei — d'azur, à trois quintefeuilles d'argent. Bourgogne.

Guiry-le-Perchey — d'argent, à trois quintefeuilles do sable. Normandie.

Imbreval — do gueules, à trois quint feuilles d'or. Normandie.

Cuves — d'argent, a trois quintefeuilles de sinople. Normandie.

Bellée — de sable, à trois quintefeuilles d'argent. Normandie.

Bechevel — de gueules, à trois quintefeuilles d'argent Normandie.

UT-RALDIQUE. QUI CiO

Logé — d'argent . à trois quintefeuilles de sinople. Normandie.

Duquesnel — d'or, à trois quintefeuilles do gueules.

Hilerin — d'azur , à trois quintefeuilles d'argent.

Meastrieux — d'or, à trois quintefeuilles de gueules. Bretagne.

Parseau — de sable, à trois quintefeuilles d'argent. Bretagne.

Du Bot — d'azur, à trois qui n (effeuille* d'argent. Bretagne.

Ertimbrieuc — d'argent , à trois quintefeuilles de sable. Bretagne.

Maignard de Bernières— d'azur, à la bande d'argent chargée de trois quintefeuilles de gueules.

Cromot — d'or , à trois quinteCeuilles de sinople ajourées. Bourgogno.

Bell ingant — d'argent, à trois quintefeuilles de gueules. Bretagne.

Aiguillon — do sable, à trois quintefeuilles d'argent. Bretagne.

DuPïessis — d'argent, à trois quintefeuilles de gueules. Orléanais.

IlamiUon de Damcrville — de gueules , à trois quintefeuilles d'hermine. Orléanais.

Rochette— de gueules, à trois quintefeuilles d'argent. Champagne.

Avannes — de gueules, à trois quintefeuilles d'or, écartelé de sable, au sautoir d'or, accompagné de quatre grillons de même.

Champagne.

Vaite — d'or , à trois quintefeuilles percées de gueules. Franche-Comté.

Argouges — Ecartelé d'or et d'azur à trois quintefeuilles de gueules. Normandie.

Du Buat — d'azur, à trois quintefeuilles d'or. Anjou.

Denis de Lesnelec — d'argent, à trois quintefeuilles do gueules. Bretagne.

Fouquesolle — d'argent, à trois quintefeuilles de gueules. Picardie.

Jmbleval— de gueules , à trois quintofeuiU les. Picardie.

Dandel — d'azur , à trois quintefeuilles d'or. Normandie.

Du Merle — de gueules , à trois quintefeu il les d'argent. Normandie.

Bretencourt - d'argent , è trois quintefeuilles de sable. Beauvoisis.

Yacquette — d'or, à trois quintefeuilles do gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. Ile do Franco.

Chissé — d'argent , à trois quintefeuilles d'or, percées et posées en fasco, au chef do sable emmanché de trois pointes. Franche- Comté.

Ane enis (V.) — d'azur, à cinq quintefeuilles d'hermine. Bretagne.

Courfefy — d'hermine, h trois quintefeuilles de gueules.

DuMesle— do gueules, à trois quintefeuilles d'argent.

Descoues — d'azur , à trois quintefeuilles d'or. Normandie.

Lambilly — d'azur, à six quintefeuilles d'argent. Bretagne.

lt\ RU niC.TlON.NAlHE 1ILIULI>]QLE. RfcC C23

RAIS-D'ESC A RBOUCLE— Meuble de l'écu percé en rond, au centre, divisé ord inaircment en huit rayons, dont quatre on croix, et quatre en sautoir; ces rais sont souvent bourdonnés au milieu et aux extrémités ; il y a aussi des rais d'escarboucle pommettes, d autres fleurdelisés. Lorsque le rais d'escarboucle a plu3 ou moins de huit rayons, on doit en exprimer le nombre en blasounant.

Zaron— une escarboucle à six rais poinmell.s. Limosin.

Saint-Martial — d'azur, au rais d'escarboucle d'or. Auvergne.

Clèves — de gueules , au rais d'escarboucle, pommettéel fleurdelisé d'or do huit pièces, enté en cœur d'argent, à l'escarboucle de si'iople.

Vtiihan de Giry — d'azur, au rais d'escarboucle, pommelté et lkmrd lisé d'or de huit pièces. Nivernais.

Ray— de gueules, à » escarboucle pommettée et fleuronnèe de huit rais d'or. Franche-Comté.

Chaumont (V.) — parti , au premier de gueules, à la dcmi-cscarboucle pommcllco et florée d'or, mouvante du flanc .«énestro de la partie : au deuxième d'azur, a la bande d'argent, accostée de quatre cotic s, deux à doxtre,dcux à séneslre, potencées et contropoloncées d'or; au chef de France.

HAISIN. — Fruit qui meuble quelques écus, où il est représenté la queue tournée vers le haut de l'écu.

Longuejoue — de gueules (d'autres disent d'azur), à trois raisins d'or.

Gascoing — d'argent , à trois raisins d'azur. Nivernais.

Des Hayes — d'or, au chevron de gueules, accompagné de trois raisins d'azur.

Fragmer — d'azur, a la fasce d'ur, accompagnée de trois raisins de même.

Itudée — d'argent, au chevron de gueules, accompagné de trois raisins d'azur.

Olicr-ftointel — d'or, au chevron de gueules , accompagné de trois raisns d'azur , feuilles de siuopte.

ilAMURE. — Meuble d'armoiries, qui représente le bois du cerf, lequel a six dagues do chaquo côtés ; lorsqu'il y en a moins de six ou davantage, on l'exprime en blasonnant par le mot chevillée de tant de pièces.

On appelle demi-ramure, un côté seul du bois de l'animal ; massacre, la ramure jointe à une partie du crâne du cerf.

Le ternie ramure vient du latin ramus, branche d'arbre; parce que le bois du cerf s'élève sur la tète de cet animal, de même que les branches d'un arbro sur sa* lige.

Fouraire de VilliersJa^Chèvre - d'azur, à la ramure d'or, et uno étoile du môme en cœur. Lorraine.

Mengin d'Apraintille — d'azur , au chevron d'or chargé u une ramure de sable, et ac-

compagné de trois tours d'argent. ïïarrois.

Ogier de la Haulle — d'azur, au massacre d'or. Normandie.

L.i Grange — d'argent, au massacre au naturel, chevillé de vingt pièces; au ehef d'azur, chargé do trois quintefeuillos du champ.

Vili 'emor de Cranné— d'azur, au massacre d'or, accompagné en chef d'une molette d'éperon du même. Champagne.

RANGIER. — Meuble d'armoiries qu'il ne faut pas confondre avec le renchier, et qui représente le fer d'une faux, qu'on nommeairisi orsqu'il n'a po ol de manche. Il paraît ordinairement en pal, la pointe vers le chef. Yoy. Kknciiikr.

Sorny des Grcslets — de gueules, à trois rangiers d'argent. Champagne.

Valhé de Monicnoy — de sinople, à trois rangiers d'arg nt en fasces, le second contreposé. Lorraine.

RATEAU. — Meuble d'armoiries qui représente un instrument d'agriculture et de jardinage formé de longues dents, et garni d'un manche. Il parait ordinairement en pal, la tète en haut. On dit emmanché du râteau, lorsque son manche est d'émail différent, et démanché lorsqu'il n'a point de manche.

Rattd de Uénaménil — de gueules, à deux râteaux d'or passés en sautoir, accompagnés en chef d'une étoile du même. Lorraine.

Rastel — d'azur, au râteau , ou vergollo abaissco et conlrehrotessèe d'argent, mouvauledu chef, accostée de deux lions alfroulés d'or. Comtat-Vcnaissin.

Mézières (\.) — de gueules, h deux râteaux d'or posés en fasces, accompagnés eu pointe d'un M d'argent.

Rethel — de gueules, a trois râteaux démanchés d'or. Champagne.

RECHERCHES DE NOBLESSE.— Pour réprimer les usurpations que les roturiers faisaient du la noblesso et do ses privilèges, les rois, a diversesépouues,ordonnèrcntqu'il serait fait des recherches de ces usurpateurs, et que tout individu se disant nohle serait tenu de justitier do celte qualité par titres authentiques.

Parmi les différentes recherches particulières a quelques provinces, ou générales dans tout le royaume, qui ont été ordonnées, soit à l'égard dos francs fiefs, soit à l'égard destailles, soit à l'égard des titres de noblesse durant les xiv% xv% xvf , xvn* sièeles, la plus fameuse par la rigueur des procédures, la durée des poursuites, et la quantité «les amendes versées dans le trésor public, est celle qui fut commencée avec beaucoup de rigueur en 1666, a l'instigation du grand Colbert, suspendue en 107V, à cause des guerres, reprises en 10%, avec moins de sévérité,

DICTWNNAMIE ot^ui enfin n'a entièrement cessé qu'en

La plupart des recherchos furent d'abord confiées aux traitants ou fermiers, qui trop avides d'argent, inquiétèrent l'ordre entier de la noblesse, et refusèrent quelquefois justice à de pauvres gentilshommes, pour écouter favorablement de riches usurpateurs qui se firent maintenir.

Cependant la recherche de 1666 fut confiéo à de meilleures mains , et les intendants des provinces en furent exclusivement chargés, avec pouvoir déjuger définitivement, en laissant toutefois aux condamnés la faculté de se pourvoir au conseil d'Etat, dans les six mois de la signification des jugements de condamnation. Les commissaires départis des intendants, pendant le cours de ces recherches, se trouvant arrêtés à l'égard des gentilshommes, dont les anciens titres, on les litres primordiaux de noblesse étaient adirés ou n'existaient plus, il fut décidé, par arrêt du conseil du 19 mars 1667, que ceux qui avaient porté les titres de chevalier et d'écuyer depuis 1560, avec possession de fiefs, emplois et services, et sans aucune trace de roture avant ladite année 1560, seraient réputés nobles de race, et comme tels maintenus. Quant a ceux dont les titres n'étaient accompagnés, ni de fiefs, ni de services, les commissaires exigèrent de leur part une preuve de deux cents ans de qualification ; ce qui, par conséquent, faisiit remonter la preuve a H67, et toujours sans aucune trace de roture antérieure à cette dernière époque. Mais la déclaration du roi du 16 janvier 1714, enregistrée à la cour des aides le 30 du môme mois, limita la preuve à cont années, à compter du 30 janvier 161V.

11 y a d'anciennes ordonnances très-sévères sur les recherches dos faux nobles ou usurpateurs de noblesse ; celle d'Orléans, article 110, porte que les usurpateurs d'armes timbrées seront punis par les juçes ordinaires comme pour crimo de faux. Cello de H loi s, article 257, rendue sur la demande des états généraux du royaume, confirme celle d'Orléans.

REDORTE. — Meuble de I'écu qui représente une branche d'arbre tortillée en quatre cercles l'un sur l'autre, et dont les deux bouts se trouvent au-dessus, vers le chef. Kilo ressemble beaucoup aux couronnes que les Romains entrelaçaient, et qu'ils portaient au bout de leurs lances les joui s de triomphe.

Selon Ménage, l'étymologie do ce mot vient du latin retorta, en changeant le premier t en d.

Lorsque la redorte n'a point de feuilles, et quand elle a plus ou moins de quatre anneaux, on l'exprime en blasonnant.

Torta - d'azur, à la redorte de trois couronnes d'or. Naples.

La Redorte — d'or , à trois rodorles de quatre pièces de sable, rangées en pal. Lan-

RENARD. — Animal nui parait de profil et passant, ce qui ne s exprime pas; il a

HERALDIQUE.

comme l'écureuil sa queuo levée perpendiculairement, dont le bout tend vers le haut de l'écu; ce qui le distingue du loup, qui a toujours la quouo pendante.

La Renardière — d'azur, à trois renards d'or. *

Jlfonfcrcflrnard-d'azur.au renard romnant d'or.

Marolles— d'azur, au renard (for. Valois.

Sicauld— d'azur, au renard d'argent, accompagné de trois étoiles du même. Ile de France.

Reynard de la Serre— d'azur , au renard rampant d'or. Dauphiné.

Biliotti— originaire do Floroncé : de gueules, au chof d'argent chargé d'un renard du champ. Comtat Venaissiu.

Reynard — d'or, à un renard do gueules. Picardie.

Reynard— d'argent, à trois renards de sable. Orléanais.

Chasteautro— d'argent, a trois têtes de renard coupées de sable, armées et lampassées de gueules. Bretagne.

Renard — de gueules, au renard rampant d'or. Dauphiné.

RENCHIER , qu'il ne faut pas .confondre avec rangier. — Meuble de I ôcu'qui représente un cerf de la plus haute taille ; sa ramure aplatio et couchée en arrière , est beaucoup plus longue que le bois du cerf ordinaire, plus plat et plus large que celui du daim, qui d ailleurs a la ramure tournée en avant. Le renchier est sans doute le ronne des Lapons.

Le Jeune de Kerbaronnou — de sable, au renchier d'argent. Bretagne

La Grange d'Arquin— d'azur, à trois reochiers d'or. Berry et Champagne.

RENCONTRE.— Tête d'animal quadrupède, qui parait dans l'écu de front, c est-è-dire montrant les deux yeux. 11 n'y a que les têtes humaines qu'on ne nomme point rencontre, ainsi que cellus des oiseaux et celle du léopard, parce qu'elle est toujours de front, ce qui no s'exprime pas. Quelques auteurs héraldiques ont pensé mal à propos que ce mot rencontre ne se disait que des animaux à cornes.

Le rencontre a pris son nom du verbe rencontrer, qui, dans ce sens, signifie voir de front, en face.

Du Casse — d'or, au rencontre de cerf de sable. Ile de Franco.

Le Febvre de Montressel — d'azur, au rencontro do cerf d'or, chevillé de quatre pièces. Paris, originaire du pays cbarlrain.

Perrot — de sable, au rencontre de bélier d'or. Bretagne.

Bouvet— de gueules, au rencontre de bœuf d'or.

La Vache — d'or, à trois rencontres de vache, de sable. Ile de France.

Du Moutortr— de gueules, à trois rencontres de bélier d'argent. Bourgogne.

Brenot — d'azur, au rencontre do bœuf d'or , surmonté de deux étoiles de même. Bourgogne.

RÉSEAU. - Sorte de tissu de fil ou de soie

643 HOC DICTIOSNAiRE

fait au tour, dont lus femmes se servaient pour orner leur chevelure. Le réseau lirait dans l'écu formé de lignes diagonales à dextre et à sénestre, qui font dus claire-vides on forme de mailles en losange. H est mouvant des bords de l'écu, qu'il rendit dans toute son étendue.

Panneau d'Arty — d'argent , au réseau de sable, à la fasee do gueules, elwrgéu de deux lacs -d'amour d'or, brochant sur le tout. Ile de France. <

Malivers — bandé d'azur et d'argent de six pièces, au réseau sur le tout, do l'un en l'autre.

Fovet de Dornes — d'azur, h une 'bande d'argent» chargée d'un réseau do gueulos. Bourgogne.

ROC D'ÉCHIQUIER.— Meuble d'armoiries

3'lli représente un roc ou la tour du jeu d'étiecs, à la réserve que la partie supérieure, est figurée en forai o de croix ancrée. Le P. Ménestricr prétend que le roc est le fer morné ou émoussé d'une lance do tournois; mais l'opinion la plus probable est celle do GateJier de la Tour, qui prétond (pie les Espagnols nomment roc*, les tours des échecs, et que c'est de là qu'est venu lo terme de roc d'échiquier.

La Gerce— de gueules, à (rois rocs d'échiquier d'or. Vivarais.

La Roche-Fontenillcs — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or. Languedoc.

Gaalon de Dorure — de gueules, à trois rocs d'échiquier d'or. Normandie.

Nodorel — d'azur, au roc d'or. Guyenne et Gascogne.

La Rocan — de gueules, au roc d'échiquier d'or, au chef d'argent, chargé de deux roses d'azur. Guyenne et Gascogne.

Souris de Lavaud — d'azur, à un roc d'échiquier d'or à dextre, et un lion du mémo lampassé de gueules, posé sur un rocher d'or à sénestre. Limosin.

Pareil cTEsperuc — écartelé aux 1 et 4 de gueules, à trois roes d'échiquier d'argent , aux 2 et 3 d'azur, à trois fasces d'or. Limosin.

HocAemerc — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'argent. Languedoc.

La Roque de Sennexergues — d'or, à trois rocs d'échiquier de gueules. Auvergne.

Roquemaurel — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or ; au chef d'argent, chargé d'un lévrier courant de sable. Auvergne.

Roquelaure — parti, au 1 d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or et trois besants du môme, au 2 de gueules, à la tour d'argent , ajourée et maçonnée de sable, Au-

Roquelaure — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'argent. Armagnac.

^ Brotu — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or. Guyenne et Gascoguc.

Donne fous ou Bonnafous — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or. Guyenne et Gascogne.

Des Armandt -écartelé aux 1 et \ de gueu-

HERALDIQUE. RÔC 6*6

les, à trois roc* d'échiquier d'or, aux 2 et 3 d'nzur, au chevron d'argent accomj>agoé de trois rosettes do môme. ComUl Veoaissin.,

Maffrey — d'argent, à trois rocs d'échiquier de sable, nu lambel d'-axur. Auvergne.

Guillon — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'argent. Normandie.

Guyenno — d'or, à trots rocs d'échiquier de gueules. Normandie.

Tulle (V.)-de gueules, à trois rocs d'échiquier d'or.

Crecquerautt — d'argent , à trois rocs d'échiquiers do gueule»; Bretagne.

Roquette — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or. Pauphiné.

Roque — d'azur, à trois rocs d échiquier d'or Languedoc.

La Roque- Bouillnc — d'argent» au chef d'azur, chargé de trois focs d'échiquier dvfv Guyenne et Goscogne.i •,,•.•*:. ..... ^..J

Roquefort — écbiquelô d'or et d'azur, au chef d'a/ur, chargé de trois rocs d'échiquier d'or, à la bordure rotnponéc d'or et de gueules. Guyenne ut Gascogne.

Bernard de Champigny — écartelé de sable et d'argent, à quatre rocs d'échiquier de l'un en l'autro; sur le tout d'azur à la fleur de Us d'or.

Le Normand d'Etiolés — écartelé do gueules et d'or, à quatre rocs d'échiquier de l'un eu l'autre; sur le tout d'azur, à la fleur de lis d'or. Ile do France.

Rucapé — de saule, à six rocs d'échiquier à l'antique d'argent, posés 8, 2 et t. Anjou.

ROCHER — Meuble de ïécu qui représente une roche.

Rivoire— de sinopte. au rocher d'or.

Rodarel — d'argent, a un rocher do sable. Limosin.

Jadon — d'azur, h un rochci d'or, sommé d'un oiseau du môme. Auvergne.

La Roche — écartelé d'azur, aux 1 et k chargés d'un rocher d'argent; au 2 de trois étoiles d'argent; au 3 de trois bandes d'argent. Guyenne et Gascogne.

Serignac— d'argent, h un roclifr a trois pointes de sinopte, ( elle du milieu supérieure, chaque pointe sommée d'une corneille de sable, becquée et membréc de gueules. Guyenne et Gascogne.

Roque'tte — écartelé, aux 1 et 4 d'argent, au roc de sable; aux 2 et 3 d'or, a trois fasces do gueulos. Guyenne et Gascogne.

Durey — de sable, au rocher d'argent, aecoroiwgné en chef d'une croisette de môme. Bourgogne.

Buchod — d'azur, au rocher h trois pointes d'or, surmonté d'une étoile de môme, accostée de deux croisettes d'argent. Bresse et Bugey.

IloquctailU - d'azur, au rocher fendu d'argent.

Durand— d'azur, a un rocher d argent, et trois étoiles d'or en chef. Languedoc.

Constantin — d'azur, au rocher d'or, posé sur une mer flottante d'azur. Bretagne.

Denison d'azur, au rocher d'or, mou-

ROI WCTUXNNAIKL

vaut d'une mor d'argent, et surmonté d'u 1 soleil du second émail. Ile de France.

Poitevin — d'azur, au rocher d'argout, surmonté d'un geai du même, au chef cousu de gueules, chargé do trois étoHes d'or. Languedoc.

Durranc — d'azur, au rocher d'or, chargé de deux palmes d ! môme, accostées de deux roses aussi d'or, le rocher surmonté en chef d'un croissant d'argent. Languedoc.

Rochefort (V.) — d'azur, à un rocher d or, mouvant de la pointe de l'écu, sommé d'une fleur de lis d'or.

Balarin— de gueules, au rocncr d argent, mouvant do la pointe de l'écu à une aiglo essorant do sable membréo d'or. Provence.

Le Tenneur - de gueules, à un rocher d'argent, ouvert de sable , dont est issant un lion léopardé d'or, le rocher sommé do trois tourelles du second émail, celle du milieu supérieure. Normandie.

La Roque— d'azur, à deux roches d'argeut mises en fasces. Languedoc.

Roquefort — d'azur, à trois rochers d'or. Languedoc.

Montescot — do gueules , a trois rochers d'argont.

Le Motte de» Roches — d'argent , à trois

rochers de sable.

Ciron — d'azur, à trois roches en fasce d'argent. Languedoc.

Marna — d'azur, à trois rochers d'argent. Guyenne cl Gascogne.

d'azur, à trois rochers d'or.

Chiim|Kigne.

Loubrayrie — d'azur, à trois rochers d'argent ranges en fasce, celui du milieu sommé d'un arbre d'or. Limosin.

Maillac — d'argent, à trois rochers de gueules, chacun sommé d'une corneille de sable. Guyenne et Gascogne.

Roquefort — échiqueté d'or et de gueules, au chef d'azur a trois rochers du trois copeaux d'argent. Languedoc.

Raimond — d'azur, h trois rochers, et di'iix demi-rochers d'or, mis en sautoir. Languedoc.

Garceval — d'azur, a quatre rocheis d'or. Guyenne et Gascogne.

ROI D'ARMES. — C'était un oflki r de France qui annonçait la guerre, les trêves, les traités de paix et les tournois. 11 éta t le premier et le chef des hérauts d'armes.

Les hérauts étaient surintendants des armoiries, et conservateurs des honneurs do la guerre, dont le blason est le symbole.

Ils recevaient les preuves des nobles et îles chovaliers, et faisaiont peindre leurs armes dans des registres.

Ils avaient droit de corriger tous les abus et usurpations des couronnes, casques, timbres, tenants, supports, etc.; connaissaient dos dhTérends entre les nobles 'pour leurs blasons, pour l'ancienneté de leurs races et prééminences ; la cour les a même quelquefois mandés pour avoir leur avis sur des différends de celle nature.

HI.K M.DIQtiE. KOI 6iS

Ils allaient dans les provinces faire des enquêtes sur les nobles et gentilshommes , et avaient droit de faire des recherches dans les archives.

Les hérauts publiaient les cérémonies des ordres do chevalerie, et s'y trouvaient décorés des inarques de l'ordre. Us réglaient les cérémonies aux mariages des rois, de même qu'aux baptêmes des enfants de France.

Le jour d'une bataille, ils assistaient devant l'étcndart , faisaient le dénombrement des morts, redemandaient les prisonniers , sommaient les places de se rendre, et marchaient, dans les capitulations, devant lo gouverneur de la ville. Ils publiaient les victoires, et en portaient les nouvelles dans les cours étrangères alliées.

Aux j)ompes funèbres des rois et des priuces du sang, les hérauts étaient revêtus pardessus leurs cottes d'armes d'une longue robii de deuil traînante et tenaient un bâton, dit caducée, couvert de velours violet , el semé do (leurs de lis d'or eu broderie : ils portaient aussi la médaille du roi pendue au cou, el le roi d'armes une croix pectorale pendue à un rubau violet-cramoisi , liseré d'or.

Aux obsèques des rois , dans la chambre du lit de parade, où le corps du défunt ou son cfligie |>arait, il y avait toujours deux hérauts qui se tenaient jour et nuit au pied du lit de parade, et qui présentaient le goupillon aux princes, aux prélats cl autres do ta qualité requise, qui venaient jeter de l'eau bé nie. Aux iunéraillcs du monarque, ils enfermaient dans lo tombeau la couronne , lo sceptre, la main de justice, el autres marques d'honneurs.

11 y avait en France, avant la révolution , trente hérauts; ils sorvaient dans les cérémonies pompeuses; le plus ancien était It roi d'armes, et se nommait Monl-Joic-Saiat- Denis ; les autres étaient connus sous les noms de Bourgogne, Normandie, Dauphiné , Bretagne, Alençon, Orléans , Anjou, Valois , Bcrry , Angouléme , Guyenne , Champagne , Languedoc, Toulouse, Auvergne , Lyonnais , Bresse, Savarre, Périgord , S'iintonge , Touraine, Alsace, Charolais, Roussillon, Picardie, Bourbon, Poitou, Artois et Provence.

Les hérauts, lors de leurs fonctions, ét.iieni revêtus de leurs cotles d'armes de velours cramoisi , ayant devant et derrière trois (leurs do lis d'or, et autant sur chaque inanche, où le nom de leur province était écrit ; ils portaient uno toque de velours noir, ornée d'un cordon d'or, et avaient des brodequins pour les cérémonies de paix, el des boites pour ceHes de guerre.

Nous avons dit que le roi d'armes était le chef des hérauts; celle charge était autrefois fort importante, pourvue de beaux droits el privilèges, et très-productive, parce que les souverains vers lesquels ils étaient envoyés, leur faisaient toujours de grands présents.

Philip te de Commines a remarqué quo Louis XI, quoique fort avare, donna à un roi d'armes que lo roi d'Angleterre lui avait

envoyé, trois cents éçus d'or de sa propro main, et trente aunes de velours cramoisi, et lui promit encore mille écus. Le rang de leur maître les rendait respectables, et ils jouissaient des mômes privilèges que le droit des gens accorde aux ambassadeurs»

Eourva qu'ils se renfermassent dans les ornes de leur commission ; mais s'ils violaient les lois de ce droit, ils perdaient leurs privilèges. Froissard observe que le roi d'armes du duc de Guoldres ayant délié le roi Charles VI clandestinement dans la ville de Tournay, et sans lui eu donner connaissance, « Il fut arrêté, mis en prison, et cuida être mort, dit cet historien, poureeque tel déli était contre les formes et contre l'usage accoutumé, et de plus dans un lieu mal convenable, Tournay n'étant qu'une petite ville de Flandre. »

Le respect qu'on avait pour les rois d'armes suivis de leurs hérauts, était si grand qu'ils ont quelquefois, étant revêtus de leurs coltcs-d'anues, arrêté par leur présenco, en criant ftola, la fureur de deux armées dans le fort du combat, Froissard a observé quo dans un furieux assaut donné à Ja ville de Villepodc, en liallieie, le> assaillants cessèrent à la parole des héraults, et se réinsèrent.

Quant aux cottes qui sont l'habit qui maruait leur titre et leur pouvoir, celle du roi 'armes est différente de colle des hérauts : 1' eu ce que les trois grandes fleurs de lis qui sont au devant et au derrière delà colle, sont surmontées d'une couronne royale à fleurs de lis fermée; 2* en ce qu'elle est bordée tout autour d'une broderie d'or, entre les galons et la frange; 3° et parce que sur les manches, les mots Mont-Joye-Saint- Denis sont en broderie avec ces mots Roi d'armes de France, sur la manche çauche.

Le roi d'armes, dit Favier, portait la cotte do velours violet, avec l'écu de France couronné et entouré de deux ordres do Fiance, sur les quatre endroits de sa cotte d'armes. Il ajoute qu'il fallait autrefois être noble do trois races, tant de l'estoc paternel que du côté maternel, pour être reçu Mont-Joye. Le même Favier a décrit particulièrement le baptême du roi d'armes; c'était ainsi qu'on appelait l'imposition du nom qu'on lui donnait à sa réception : celle cérémonie se faisait par le renversement d'une coupe de vin sur la tète.

Du Carigc a inséré au mot Ueraldus, le récit de l'élection du roi d'armes Mont-Joie , .donné par le héraut du duc de Bourgogne Philippe le Bon, nommé Toison-d'Or. Nous le reproduisons d'après lui :

« Quand le roy est conclud ot par son conseil délibéré de faire son principal roy d'armes des Franchoys, nommé Monjoie, il dit à son counestable, qu'ilz le mêlent à son conseil , se le conm stable y est comme chief des armes, ou autrement à son premier raarissal, où soront pour celle cause seulement lusieurs princes, seigneurs, barons et gens 'Eslat qu'ils nommeront sur le serment qu'ilz ont au roy, celui qui mieux et soufli-

IIERALDIQUE. ROI 650

sanl leur semblera. C'est assavoir, tout premier noble, saigo et vjillanl chevalier ou escuierssans reproche de son corps, et qu'il ait tant oxercité les armes et les loinglains voiages si ancien quo bonnement se penst les armes porter, sachant lire et eerire nécessairement, et autrement non, pour les charges ot ambassades secrettes, que on lui . porrait donner. Et de tous ceux qu'ilz seront nommés, en sera esleu un, qui semhlablement pour la très noble excellence do Ja couronne fault qu'il soit chevalier, ainsy qu'il s'enssuict.

Et quant il est esleu, le connestable ou premier marissal le fera a lui venir, et s'il n'y est, lui sera tanlost escript : lors luy dira la nouvelle de son ellection. Alors luy sera donné pour prcfix et terme de aulcu ne solennelle feslc la plus prochaine qui viendra, se aultres grans affaires ne anticipoienl col luy jour auquel il so trouvera.

Et quant celiuy jour sera venu ledit oslou ce matin s'en ira en une chambre à ce ordonnée on l'ostel du roy, et là, seront les variés de chambre, qui lo vestiront, de tous les habits royaulx, comme la personne du roy propre, qu'ilz seront d'oscarlatre el tous fourrés de menu-vair que le roy lui donnera. Et quant lo roy sera presque prest pour aller à la grand'ujesse, alors viendra lo connestable comme chief des armes cl les marissaulx ainsy accompaignés de plusieurs chevaliers et escuiers, capitaines de guerres et autres, le mieux que on pourra pour accompaignier l'csleu, à la grand église ou chapelle, là où le roy voudra oyr le saint service celiuy jour. Et là, vis à vis du grand autel, plus bas que l'oratoire du roy, sera une chaiese mise, lo tapis vcllu couverte moult hounourablement, en laquelle, ledit esleu sera assis, et à ses doux lés, les deux ou troys chevaliers qui porteront la cou-* ronne, la cotte d'armes et l'espée, s'il n'est» chevalier, tant que le roy, soit là venu.

Et quant le roy est arrivé, l'esleu se lèvera de sa chaicre en laquelle le roy s'assict. Alors, le connestable ou le premier marissal prend l'esleu et estant à gonoulx, dist au roy : * Mon très excellent prince et souve-» rain seigneur, vecy messire tel ou tel, s'il n'est chevalier, vostre esleu, qui est cy venu, et se présente pour vous obéir. » Et l'esleu dit après : « Notre souverain seigneur il est ainssy. » Après ce le councsla ble ou marissal se lève sur pies, auquel il dist (ju'il die co qui luy a dist.

Alors luy dist : « Messire tel ou tel s'il n'est chevalier, lo roy noslre sire qui cy est, m'a commandé vous dire que pour le preudhommie, honneur, vaillance el aultres biens qu'ilz sont en vous, il vous a esleu pour son roy d'armes, vous nommant son 1res noblo et victorieux roy d'armes et de messeigneurs de son sang, qui dit est Monjoie. Auquel seigneur, présentement, vous comme vray chrestien jurés et pmmetés sur Dieu et les saintes Evvangiles, escriptos cy de dens en ce Mtttsclt sur lequel à genoux, il tieudra à ses deux mains.

651 KOI DICTION N A lit I

« El premièrement que sur tout vous serviras le roy île (uni vostre pouvoir et savoir et loyalement luvgardcrés ou tous lieux SOfl honneur et sou Lien In ou vous gérés, et do mçsseignours ses entants, s'il en a, ei luy r< \ cllerés sou contraire, se le >av.'-s, ouà ses officiers, à qui il apport h-ndra, le plus tost que porr,és, m aultrcincnl par vous n'y est pourveu. Laquelle çpo§p,|a pour ce que dist esl uecheMerés m- m- relienurés, comme le très Donesle et honournble office le requiert. Car relluy a qui eoslc oflice appartient, est et dojj |»nr tous lus princes en restions oslro faite resta ordonnance en vostre oflice de roy d'armes do Fiaiichoys dit MonjojQ et «if tous a ultras rço d'armes, des man ie s et heraulx et aussv poursuivans d'empires et des royaulmos et seigneuries chfcstiéns comme aui personnes pubiicquos que vous sci es, et les aulti e> -oui, se fautsenn'iit ils ne sepesjureut de Ce qui sYussuicl.

« C'est assavoir que vous m- 1 1 i rt''s no revcl]« ivs les choses secrètes que vousporrrts oyr ou présenter au conseil du roy ounullro SCl'glIOUC qui se liera en vous, sans coinmandetuent ou ordonnance, ou tfe celluy pu ceulv, a qui il sera commis a le vous dire pu i li.u -i.it r, et ce par nulle voie directe ne indirect" qui suit dit ou SOU.

« Item que vous ne rewllerés en quelque fasson que eo soit empriuss secrètes d armes d'amis ou ennemis, ne d'emiemis a amis çhrpstie is, quant nu regard de vostre office de personne publi pie, quant ils se lieront en vous, se par eu\ n'en estes commis.

o Hem, que toutes charges d'ambassades, do rapports cl de commissions qui vous seront par le roy ou sçs conseillers emhargiés dictes et commises loyal m enJ cldelligauunenl h vostre léal povpir vous le dires, les forés et vous en ai pntterés soient d'amis ou ennemis et d'enneiiiis h ;unis se des ennemis vous ne prenez, la chnrgo lotallemenl.

« Item que par vous ne sera fait rapport, ne à vostre povoir soufTrirés qu'il soit fait nul pouiMivant, s'il n'est premier noble, lionneste, habille, sain et eniiei • «les ch< évidentes de sou corps et -a. liant lire et est rijire nécessairement 64 nultremeni non, et non pas par nécessite.

« Item que tout vostre sens et povoir vous cxauclieies l'honneur et les proesses sans rien cheller de tous les bons et vaillans hommes, soit par journées OU par co ilinuor, riches ou pauvres iiuelz qu ils soient.

« Item vous girdorés l'honneur de toute.-, d unes et demoiselles riches OU poUrOS quelles qu'elles sou-ut especialemeiit sans certaines repreuches. Cl se par aucuns vous oyés hlasmer nulciiues, vous homnestcmenl- les i eprendriés ou fériés lairo ou aultreuient moustrnut que telles choses mal dites vous desplaisent, cl vous en departirés.

« Item et que de tout vostre povoir, vous aideras conseillères et emploirés aux justes et raisonnables querelles, que certainement vous scrés en la faveur desdites dames et demoiselles sous nulles évidentes repreuches cl do tous les enfants orphellius.

lit KM Td<JI K. ROI 6»

« Item, lo bon plaisir du roy sera, que vous yros par toutes les provinces et marches de ce royaume ainsi que on vous le donnera par escript en la compaignic de notables roys d'armes et heram avec la

commission du roy par ses lettres patentes à tous les princes, contes, vicontes, barons et banerôs bat eliers , et autres notables hommes tenans dignités et aultres Gef» nobles quel/, qu'ils .soient, desquels par leurs dociblos instruments et privilèges , soailloment pour savoir la noblesse de son royaume, et lesquelles sont les plus anehiennes et de ceulx faire un extrait a fasson d'un livre à par soy de chacune marche . oè seront leurs noms et surnoms, los crois et leurs armes, blasons, et titres naturels.

« Item, que depuis ce que de trois eu trois ans une foys vous acouitterés de faire assembler tous les roys d armes de oe royal tue eu ung lieu par connestabie à ce ordonné. Kl avec ce, devés avoir par escript la- cognoissanec de tous les nobles ehasottn de sa mnrche, lant princes que seigneurs et aultres pour lors vivans, et connue dit est, leurs noms, surnoms, blasons, timbres el nobles fiefs, tant de par eux que do par leurs femmes, ad (in que le roy soit souvent informé do la noblesse de son foynhno.

« Item se aulam faisait auicunc infâme ou doshonnesloté, Ou de coutume ou préjudice d'honneur de chevalerie ou d'escuii ne ou de noblesse s'engendrast ou se prinsl la coutume en auleuues marches ou estours de seigneurs de ce royalme, dont la vérité do la cognoissance veinst à yous pour y pourveoir, vous le dires au roy, ou s'il luy plaist en son conseil, là où il sera proprement assigné.

« Item toutes ces choses de recliief que j'ai dictos vous jurés et promet lés sur la idy de bon chreslicu et sur la foy que devés nu roy, les tenir et entretennir "entièrement et à vostre léal povoir accomplir sans enfraindres, lo nlus que vos porrés. »

Alors luy estant à âenoulx, les sennens fais, le connestabie ledcspoulle de son royal mantcl, puis le chevalier qui a porté l'épée, baise la croix et le connestabie la trait, puis baise la croix et la baille au roy qui en fait son eslcu chevalier, puis la rend au connestabie qui la lui ebaint.

Lors l'autre chevalier qui a porté la colle d'armes, la baille au connestabie qui la baille au roy, qui en la vestunt au dil esleu, luy dit : « Mess ire loi, par cette colle et blason couronné de nos armes , nous te establissons perpétuellement en l 'oflice de roy d'armes. » Et ces parolos dictes, le chevalier viendra qui porté ara la couronne et la baillera au connestabie, qui eu la baisant la baillera au roy lequclle la piondra à deux mains et en l'assoant sur le chef de son roy d'armes luy dist : « Noslre roy d'armes par cesie couronne nous le nommons par nom Monjoyc qui est nostre roy d'armes; au nom do Dieu, tic nostre Dame sa benoite mère el de monseigneur saint Donis nostre natroii ; » en disant ces paroles, il la lui assiet. Et ces

633 IlOS DICTIONNAIRE

paroles dites, alors tous les roys d armes, licraulx et poursuvans ayans leurs cottes d'armes vestues, cr iront par (ois foys à haulte voix tous ensemble : « Monjoye saint B*ois, Monjoye saint Dunis, Monj'oyo saint Denis, au 1res excellent et noblo roy de France*., s;*....»

Ce jour passé, le dit mossire . Monjoye pour sov acquitter im de soigneux enseigneur en leurs hostculx les reinercbier des honneurs qui biy.oro.il lais, soy recommandant à eulx en leur suppliant, accompaiguié d* • plusieurs hprourx, que l'office d'armes leur soit recommandié.

Item le roy à cause de. l'office le logera prés de luy pour tenir son maisnaige, s'il ne T*stv etliry sera tenu .le donner pension pour chascun an, telle et sy bien assignée que il porra bien et honorablement tenir son estât de chevalier et de roy d'armes tonte sa vie. , , », ., , . i>-

Item, le roy sera tenu, de luy donner tous les ans sa roblo toile comme il la portera le jour do Noël.

.. item* le roy lay paiera ses dépens toutes les fois qu'il ienvoiera eu amWsades et commissions, i . , . s, ., i

Item la couronne, dont il sera couronné et l'autre du blason seront siennes pour servir son arme à la fin de ses jourst i

Item, à cause de son office ara lettres patentes du my, adressons à tous les soir gneurs capitaines de gens d'armes et dç trait, de bonnes villes, de ebastcaulx, gardes de [K>n(z de ports et de passaiges et a tous autres officiers pour lui .faire ouverture do jour et de.nuyt; lui donner guides, condiunes et toutes aultres choses nécessaires en tes payant se par lui en sont requis.

Item, ara du roy lettres patentes et privilèges d'être franc do tous guets et gantes de portes, tant de jour comme de nuyt, do tailles, do gabelles, d'impositions et de toutes aultres subsides mis et a mettre quoiqu'il soient, comme a noble bomme appartient, et luy estant en l'office royal pour Testât de sa maison, quelconques gens d'église et nobles y fussent contrains.

Item ara de tous les princes et seigneurs qui porteront cry de Monjoye lettres do penssion ordonnées du jour de sa création telle qn'il leur plaira ordonner à leur honneur et à leur condition.

Item de tous les chevaliers nouveau! x princes,, seigneurs et aultres quinuement porteront leurs surnoms et armes suttfcs la domaine du roy, lui seront tenus du donner une robe en la value de leur honneur.

Item de tous dons et largesses qui seront données tant à sa création, se le roy les donne, comme à toutes les aultres testes royalles et solennelles que le roy tiendra : et aussy des aultres festes armigéres ou courtoises, luy présent ou non, par le privilège du roy «l'armes, il partira en là cin-

3uièrao partie des drois des autres roys armes et heraulx.

ROSE. — Meuble de l'éen qui représente une «ose de jardin ; elle parait épanouie avec

HERALDIQUE. ROS 654

un bouton au rentre. Les roses sont le plus souvent sans tiges; leur émail particulier est le gueules , bien qu'on en trouve do divers et surtout d'argent.

La Vergne — d'or, a la rose de gueules. Auvergne.

Farges — d'azur, à une rose d'argenj. Languedoc.

Melongne — parti , au 1 d'argent, à une rose de pourpre» soutenue d'une quèuu de dauplnn d'azur, au chef du mémo, chargé de trois étoiles d'or ; au 2 d'azur, à doux jumelles uargent en fasces , accompagnées de six besants du môme. Guyenne et Gascogne.

Ârmxc — d'argent, à la rose de gueules. Bretagne.

Le Ueuc ~ d'argent, h la rose d*î gueules. liruc — d'argent, à une rose de gueules boutonnée d'or. Bretagne. ,,n ■».». a , »

Pelacot ou Pelicot — écartelé aux 1 et \ d'or, a la rose do gqeules ; aux 2 et 3 étiquetés d'or et d'azur. Auvergne, j ZJr«u«/^dargeiU,à une rose de gueules.

Beauvoisis.

(iigort — de gueules* . à Ja rose darge.it, au chef cousu d'azur, chqrgé 4e trois fauT cpns d'argent. Languedoc. \

Ruard — do sable, à uno ,ro$e d'argent, au clief cousu d'azur, chargé d'une croix d'or, accostée d'une étoile d argent et d ou croissant contourné do même. Languedoc.

Ilmjcs — d'azur, à une rose tigée d'or, siuv montée d'un soleil du môme, Normandie;.

1 ondulé — aux 1 et k cotitre-écarlelés .de ueules et d'argent, à une rose de l'une en aut:e;aux 2 et 3 d'argent, à la bande d'azur, chargé de trois molettes d'épero:* d'or". Comlat Venaissin. ., t ,i

Dommy — d'azur, à une rose d'or, cantonnée de quatre besants du même. Normandie,

Chany — d'argent, h la rose de gue ules accomiaguéedo trois feudles de ehcuo de.stnonle. Auvergne. '•»'.!.

ïtiotière — d'a/.ur, h une rqse d'or, feuilJéo de siuople, posée au milieu de l'écu, accompagnée eu pointe d'une croix ancrée d'argent, au chef de même, chargé d'un lion d'azur, armé ot laiup«Asé,dc gueules. Bourbonnais.

La Verne — d'azur, h la rose do gueules sur un vol et demi d'or. Bourgogne.

Carton — d'argent, au chef, d'azur ,. charge d'une rose d'or, accostée de deux étoiles do même. Bresse et Bugey.

(iuyard — coupé d'or sur sable h deux roses de l'un en l'autre. Comlal Venaissin.

Grclier— d'argent, 5 deux roses do gueur cn chef, et une fleur de lis.. de- sable en pointe. Poitou.

Frétât — d'azur, a deux roses d'or et un croissant d'argent. Auvergne.

Frétille — d'azur, à deux roses d'argent en chef, et en pointe un ier de IJécho du même. Normandie.

Boterot — d'or, a deux roses Ht? gueules, coupé d'azur à une rose d'argent. Bourgogne

Rosset — d'or, a trois roses de gueules,

655 ROS DICTlONNAint

fouillées de siuople, éeartelé d'azur, au lion d'or armé et lampassé de gueules, sur le tout d'azur, à trois roses d'or 2 et 1. Laaguedoc.

La Roque— do. gueules, a trois roses d'or.

Alby— d'azur, à trois roses d'argent, écartelô de gueules, au lion d'or. Languedoc.

Rochemore — d'azur, à trois roses d'ar-

,ul. Languedoc.

Lanylois — d'azur, à trois roses d'or, fouillées de gueules. Champagne.

Hérisson — d'azur, à trois roses d'argent. Champagne.

Ronsard— d'azur, h trois roses d'argenl , feuillées et soutenues de siuople.

La J?i0n*-d'argeut, à Irois roses de gueules.

Longueval — écnrtelé, aux i et 4 d'azur, à trois roses d'or. Limosin.

Chioche — d'or, à trois roses de gueules. Limosin.

Roscoet — d'argent, h trois roses de gueules, tigées et feuillées de sinople. Bretagne.

Gotafrey — d'argent, à trois roses de gueules boutonnées d'or. Dauphiné.

Laon — d'azur, à trois roses d'argent. Normandie.

Roze — de gueules, à trois roses d'argent. Normandie.

Atlarcil — d'azur, à Irois roses d'or.

Guyenne et Gascogne

Laurie— d'argeul, à trois roses de gueules. Auvergne.

Rose! — de gueules, à Irois roses d'argent.

Malherbe — d'hermine, à trois roses do gueules. Normandie.

Uaricel — de gueules, à trois roses d'or. Normandie.

Du Hamel - de sinople, à trois roses d'argenl. Normandie.

Du Guey — de gueules , a la rose d'argent. Normandie.

Chrsnay — de sable, à trois roses d'argent. Normandie.

Chavaynac — d'or, a îiois roses do gueuler. Normandie.

Uannrron — d'azur, h Irois roses fouillées cl souienucs d'argenl. Flandre.

Du Rozel — de gueules, à Irois roses d'argent.

Thianges — d'or, à trois roses de gueules. Bourgogne.

Rémond — d'azur, à trois roses d'argent. Bourgogne.

La Mothe — d'azur, a trois roses d'or. Poilou.

Guinelault — de gueules, à trois roses d'argent. Poitou.

Cherallereau — d'azur, a Irois roses d'argenl, bordées do gueules. Poilou.

Marchant — d'azur, à trois roses d'or. Poilou.

Champs — d'azur, à trois roses d'argenl.

Cnqurray — d'or, h tm's roses de gm-ulus. Nuni.;iii<lk\

HERALDIQUE. ROS (Î3«

Court — d'hermine, à trois roses de gueules. Normandie.

Gouhier — de gueules, à trois roses d'argent. Normandie.

Fournier — d'argent, à trois roses de gueules. Normandie.

Breton — d'argenl, à trois roses de gueules. Normandie.

Bissot — d'argent, à trois roses do gueules. Normandie.

Signe — d'argent, h trois roses de gueules. Normand L».

Gebert — d'or, à trois roses de gueules. Touraine.

Grenoble (V.) — d'argent* à Irois roses doubles de gueules.

Bonamy — d'azur, à trois ioscs d'argenl. Poilou.

Pernîn — d'or, à trois roses (\d gueules. Nivernais.

Gorras — do gueules, à trois roses d'argent. Bresse.

. Boarel — d'argent, à trois roses de gueules, tigées et loi -rassées de sinople, au chef d'azur, chargé de trois éloilcs d'or. Guyenuo

Garnier de Montereau — d'azur, à trois roses «l'argent, feu.llées et ligées de môme.

Renaldy — parti d'or, à trois roses d'axur; et d'argent, à un renard rampant de gueules; au chef de gueules, chargé de trois coquilles d'argent, brochant sur lo parti. Guyenne et Gascogne.

Nossanges — d'or, à trois roses de gueules, au clief d'azur, chargé de trois besauts d'or. Guyenne et Gascogne.

Hérisson — d'azur, à trois roses d'argent. Auuis et Sain longe.

lste — d'argent, à trois roses de gueules, pointées et boulonnées de sinople. Aunis et Saiulongc.

Valentin — d'or, à trois roses do cinq feuilles de gueules. Lorraine.

Hilterin—iio gueules, à trois roses d'argent. Ile de France.

Crussy — écartelé , aux 1 et 4 d'azur, à trois roses d'argeut; aux 2 el 3 d'or, à trois f.isces de gueules. Ile de France.

Bouton — d'argent, à Irois roses de gueules, boutonnées d'or. Poilou.

Doyneau — do gueules, h Irois roses d'argenl, b iutonriées d'or. Poitou.

Vitry — d'or, à Irois roses de gueules, boulonnées do cinq pointes de sinople d'or. Picardie.

Le Roy— d'argent, à trois roses de gueules, boulonnées d'or. Normandie.

Brcville — de gueules, au chef cousu de sable, à Irois roses d'argent : 2 sur le chef

l'autre en pointe. Normandie.

Oiron — d'argent, à trois roses de gueules, ligées et feuillées de sinople. lie de France.

Boursault de Vianthais — d'argent, a trois boutons de roses de gueules. Perche.

Uayes — d'argent, h une lige, de sinople fleurie de trois roses de guouloa. Normandie.

Siirv Ule — d'a.ur, à Irois roses d'argent, et au dk'f d'hermines. Languedoc.

C37 IlOS DICTIONNAIRE

Dofesmieux — d'or, a trois roses do gueules et une tête do Maure en abîme, tortillée d'argent. Artois.

Uautvilar — d'azur, à trois roses d'argent, au chef cousu do gueules, au lion issant d'or. Languedoc.

Mary — d'argent, au chef de gueules , chargé de trois roses d'or. Normandie.

Fougasse — de gueules, au chef d'argont, chargé de trois roses de gueules. Cointat Venaissin.

Lepeinteur de Marchèrt — d'argent , au chef de gueules, chargé de trois roses d'or. Normandie.

Begon de la Rouzière— d'azur, à trois roses d'or, au chef d'argent, charge d'un lion léopardé do gueules. Auvergne.

Richart — d'argent, à trois roses de gueules, boutonnées d'or, surmontées «l'une fasco de gueules, chargée d'une étoile d'or entre deux croissants d'argent. Poitou.

Salle s — d'azur, à trois roses d'argent, au chef de gueules, chargé de trois bandes d'or. Bretagne.

La Chaise — d'or, à trois ro*es d'argont, nu chef d'azur, chargé do trois couronnes d'or. Orléanais.

Matinel Saint-Germain — d'azur, à trois roses d'argent. Normandie.

Petau — d'azur, à trois roses d'argent, au chef d'or, chargé d'une aigle de sable. Orléanais.

Longveil — d'azur, à trois roses quintefeuilk'S d'argent, a'u chef d'or, chargé de trois roses de gueules. Ile do France.

Gaugy — d'azur, trois roses rangées on chef d or, et trois croissants d'argont rangés de même en pointe. Normandie.

Martinet — d'azur, à trois roses d'argent, au chef d'or. Normandie.

Bergier — d'argent, h trois roses de gueules , a un mutlc du léopard de même, en cœur ou en abîme. Bresse et Bugey.

Florinier — do sable, à trois roses d'arg«nil l'une sur l'autre, au pal de gueules, brochant sur le tout. Champagne.

Le Clerc de Flenrigny — de sable, à trois roses d'argent, ou pal de gueules, broch int sur la rose du milieu. Ntvornais et Bourgogne.

ttemon — de gueules, à quatre roses d'or posées en pairie. Poitou.

Dinel — de gueules, à cinq roses d'or posées en sautoir , accompagnées de quatre branches do croix ancrées de même. Bourbonnais.

Courtetais — d'argent, h cinq roses do gueules. Normandie.

Coms — d'argent, h cinq roses de gueules. I -orra inc.

Messager — d'azur, a six roses d'or, et un écusson «l'argent en cuîur. Normandie.

Jouhan — d'argent, à six roses do gueules. Normandie.

Btthon — d'hermine, h six roses de gueules. Normandie.

HRRALDIQLE. ROU 678

Bu Moltey - de gueules, h six roses d'argent, posées 3, 2 et 1.

Beaufort-Roger — d'argent, à h bande d'azur accompagnée de six roses d'azur mises en orlc.

Mauconvenant — de gueules, à neuf roses d'argent. Normandie.

Seurre (V.) — d'azur, semé de roses d'argent, à un lion couronné d'or brochant sur c semé. Bourgogne.

Guilhens — d'argent, au rosier de sinople, fleuri et boutonné de gueules, et une bordure d'azur, chargée de huit étoiles d'or. Comlnt Venaissin.

Du Fay — d'argent, h six ros^s do gueules, au la m bel d'azur. Normandie.

Disimieu — de gueules, a six roses d'argent, posées 3, 2 et 1. Dauphiné.

Gavaret — d'argent, au rosier boutonn '• do sable, accosté de deux lions du même. Languedoc.

ROSEAU. — Arbuste rare en armoiries.

Gras — d'azur, a trois roseaux d'or, surmontés d'un besant de iuêuie,au chef vairé d'or et d'azur. Champagne.

Folye — d'azur, à trois roseaux d'or rangés eu pal, chargés d'une merletle de sable. Champagne.

ROUE. — Meuble d'armoiries, qui représente une roue semblable a ce. le des chars de triomphe des anciens; elle est ordinairement à huit rais : lorsqu'elle en a plus ou moins, ou l'exprime en blasonnant.

La Fosse de Kerdicuc — d'or, à la rouo do gueules. Bretagne.

Kerouartz — d'/irgont, à la roue de sable, accompagnée de trois cruiscltcs du môme. Bretagne.

Roger de Caux — d'azur, la fasco d'or, accompagnée en chef d'une roue d'argent. Languedoc.

Rhodes — de gueules, à la roue dur. Comtal Venaissin.

Pastural — de gueules, a la roue d'argent Auvergne.

Carttte — d'azur, à une rose d'or. Picar-

Caumont — d'azur, a une roue d'or. Cham-

La Roue — d'azur, à une roue d'or de six rais. Bretagne.

Charrier — d'azur, à la rouo d'or, au lambel de trois pendants de même. Auvergne.

La René — d'azur, à une roue d'or à huit rais, au chef cousu do gueules chargé de trois coquilles d'or. Normandie.

Rostaing — d'azur, à une roue d'or et une iasce haussée do même. Forez.

Binos — d'or, a la roue de gueules, soutenant un chardon de sinople. Guyenne et Gascogne.

Kerosnen ou Kesnoten — d'or, h une rouo de gueules, a la bordure de sable. Bretagne.

Lauberge — De gueules, h trois roues d'argent, accostées de deux basants d'or. Languedoc.

6S9 SAN Malconvenant — de gueules, h trois roues

d'rtI- , ^ x . • IL'-' i''1 »'*

Courfandan.— d or, h trois roues de gueu-

Vrru — d*azur, à trois roues d or. Franche-Comté.

RoqurfcuH-Rouct - d'azur , h trois roues d'or. ■

Catherine— d'azur, h trois rouos de sainte CntheHiie d'or. Bourgogne.

Gen/fl — d'azur, au clievroq d'or, accompagné de trois roues de sainte Cuthuriuo de même, à une épée d'argent, brochant sur le tout. Limosin. j ",. .

Womrey — de gueules, à trois roues d'argent.

Laye — d'or, h trois roues de sainte Calhele sable. Ile de Frauce, .

ot — d'azur, a trois roues d'or et un ciicf d'argent, chargé. do trois (tojlos.de

gogne.

HUCHE; — Meuble qui représente une boîte ou panier hombé èn dôme, propre aux abeilles, et' ou elles s'assemblcut pour faire leur miel.

Lourdet — d'argent , à la roche de sable, accostée de quatro abeilles du même; au chef d'azur, chargé do trois étoiles d'or. Ilo 4e Franc*. .. ... . :r

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