TROIS TOURS KT PLUS
Pompadour — d'azur, a trois tours d'argent maçonnées de sable. Limosin.
Jaillard de la Marbonnière — d'azur, à trois tours d'or. Poitou.
Pouilly — d'azur, à trois tours d'or. Bourgogne.
Chissey — d'azur, à trois tours maçonnées de sable. Bourgogne.
La Tournelle — de gueules, à trois tournelles d'or. Bourgogne.
Carbonnele — de gueules, à trois tours carrées d'argent.
Collongne — d'azur, à trois tours d'argent. Périgord.
Salles — d'or, à trois tours rangées en pal de gueules, supportées sur un rocher de sinople mouvant de la pointe.
Rochebonne — d'azur, à trois tours d'argent, maçonnées de sable. Languedoc.
Bourg — d'azur, à trois tours d'argent maçonnées de sable. Limosin.
Kouy — d'or, à trois tours de sable.
Artaud de Montauban — de gueules, à trois tours d'or maçonnées de sable. Dauphiné.
Thiault — de gueules, à trois tours d'argent maçonnées de sable, au chef cousu d'azur, chargé de trois coquilles d'or. Normandie.
Audren de Kerdrel — de gueules, à trois tours d'or maçonnées de sable. Bretagne.
Hache — d'azur, à trois tours d'hermine. Normandie.
Fortin — de gueules , à trois tours d'argent maçonnées de sable. Normandie.
Arnay-le-Duc (V.) — d'azur à trois tours d'argent maçonnées de sable. Bourgogne.
Angers (Y .) — de gueules, à trois tours crénelées d'argent, selon d'Hozier.
Dinan (V.) — de gueules , à trois tours d'or, selon d'Hozier. Bretagne.
Neufchdtel (V.) — d'azur, à trois tours d'argent, crénelées de trois pièces, ouvertes du champ, ajourées et maçonnées de sable.
Saint-Dadre — d'azur, à trois tours d'or.
Teraulei — d'azur, a trois tours d'argent , ajourées et maçonnées de sable. Auvergne.
Thibault de Guerchi — de gueules, à trois tours d'or crénelées de même. Berry.
Chissey — d'azur, à trois tours crénelées de quatre pièces d'or, maçonnées de sable. Bourgogne.
La Tour-Montbelet — de gueules, à troi* tours crénelées de trois pièces d'or.
Gien (V.) — d'azur, à une porte accostée
875 TOU
de deux tours ot sommée d'une troisième, le tout d'argent et maçonné de sable. Orléanais.
Prtul hwMn*— d'azur, h trois tours d argent maçonnées de sable. Guyenne et Gas-
°^%u T*e — d'argent, à trois tours de gueules, ouvertes d'azur ; au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. Guyenne et Gas* cogne.
Malégat — d'azur, à trois tours raugées d'or. Guyenne et Gascogne.
Cha$tcï-Saligny — de gueules, à trois tours d'argent. Auvergne.
Crcchgutrault — d'argent, a trois tours crénelées de gueules. Bretagne.
Coetnempren — d'argent, a trois tours crénelées de gueules. Bretagne.
Lastre — d'azur, à trois tours crénelées d'argent, maçonnées de sable. Auuis et Saintonge.
Dattêl —d'aztlr, a trois tours d'argent, maçonnées de gueules. Lorraine.
Gournay — de gueules, h trois tours d'argent mises en bandes, maçonnées de sable. Lorraine.
Vervins (V.) — de gueules, h trois lours rangées en fasce d'argent, celle du milieu plus haute. Ile de France.
Rochebonne— d'azur, h trois tours d'argent maçonnées de sable, lté do France.
bsquincourt — de gueules, à trois tours d'or; écartelé d'argent h trois fleurs de lis au pied nourri de gueules. Picardie.
Becquet du Mcslé — d'azur, à trois tours d'or. Normandie.
Fermant — de gueules, à trois tours d'or, à la bordure de sable. Champagne.
La Far elle dr Ycdetmc — d'azur, à trois tours d'argent maçonnées de sable, accostées de deux lions d'argent armés et lampassés de gueules. Languedoc.
haucon — d'azur, à trois tours d'argent , accompagnées en chef d'un faucon d'or et un croissant d'argent en poinle. Languedoc.
Girard Lagarde — d'azur, à trois tours mal Ordonnées, à la bande accompagnée do six mouchetures d'hermine d'argent, posées en orle, ot un lion léopardé d'or en chef.
Lure (V.)— de gueules, à trois lours d'argont rangées sur une terrasse de sinople, surmontées de trois heurs de lis du second émail, rangées en chef. Franche-Comte.
Tourna* (V.) — do gueules, au château sommé de trois tours d'argent, maçonnées de sable; au chef cousu dazur, chargé de trois lis au naturel, unis en fasceau. Bourgogne.
La Charité (V.) — d'azur, à trois tours d'argent, surmontées chacune d'une fleur de lis d or, et raugées sur une Champagne écbi-
Siictée d'argent et de gueules de trois traits, ivernais.
Tour» (Y.) — de sable , à trois tours d'argent, maçonnées , ouvertes et ajourées du champ.
tours (T.) — de gueules, à trois tours d'argent, raugées sur uue terrasse de
nlCTIONNAIRE HERALDIQUE.
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pic ; au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or, selon d'Hozier. Touraine.
BiMit (V.) — de gueules, h un Fort crénelé, donjon ne de trots tours pareillement crénelées d'or, ouvert, ajouré et maçonné de sable an chef d'hermine. Bretagne.
Mttrlc (V.) — d'azur, à trois tours d'or rangées en fasce, celle du milieu surmontée d'une fleur de lis d'argent. Ile de France.
LtsAnâtty» (V.) — d'azur, à trois tours d'or, au chef cousu de gueules, selon d'Hozier. Normandie.
IfonfcHr (V.) —de sable, a une lour d'argent mouvante d'une mer d'azur, et accostée de deux fleurs de lis d'or ; au chef cousu de France. Normandie.
narftrur (V.) — d'aznf, à trois tours d'or sommées chacune d'une fleur de lis du môme; les fleurs de lis rangées eu chef. Normandie.
Falaise (V.) — d'argent, a trois tours d;» gueules ouvertes, ajourées et maçonnées de sable ; au chef do gueules chargé de trois fleurs de lis d'argent
Dambray — d'azur, à trois tours d'argent, au lionceau d'or en abîme. Normandie.
Thiébaalt —de gueules, à trois lours d'or, chacune chargée d'uu annelel do .sable. Aunis et Sainlongc.
Aboncuurl — d'or, à trois tours, crénelées de deux pièces et deux demies d'azur, maçonnées de sable, au premier quartier girouné d'argent et do gueules do huit pièces. Lorraine.
Domfront (V.) — de gueules, à trois tours réunies par un mur d'or, chacune avec sa porto ouverte du même; le lout ajoure et maçonné de sable et posé sur uue terrasse de sinople. Normandie.
Tournon (V.) — de sinople, à quatre tours d'argent, deux et deux. Guyenne et Gas-
Marmandc (V.) — de gueules, h quatre tours crénelées, d'argent, maçonnées de sable, posées en croix et confrontées en cœur par leurs pieds, entre lesquels est posée une croix d'argent polencée et canton nén de quatre cixusettes du même ; au chef wwsu de France. Guyenne et Gascogne.
Gralian — d'argent, à cinq toUrs de sable eu sautoir. Provence.
ArgetUitu — d'or, à cinq tourelles d'aïur, au lambel de gueules. Beauvoisis.
Fontaine — d'argent, à cinq tourelles de sable, k la bordure de même. Beauvoisis.
Simiane — d'or, semé de tours et de fleurs de lis d'azur. Cemtal Venaissin.
TOURNESOL. — Plante à fleur radiée , qu'on nomme ainsi parce qu'on a prétendu qu'elle se tournait du coté du soleil; c'est ce qu'on nomme vulgairement soinl. Le tournesol est rare en armoiries ; H a quelque ressemblance avec l'héliotrope.
tiutibis — d'argent, su tournesol «l'or, tigé, fouillé et terrassé de sinople. Ile de Frauoe.
Le Sueur — d'azur, ,è trois tournesols d'or, tigés et fouillés de sinople, accompagnés en chef d'un croissant d'argent. Paris
K77 TOU DICTIONNAIRE HERALDIQUE
TOTTRÎ'ît)!. — Exercice el divertissement rie guerre et de galanterie que faisaient les anciens chevaliers pour montrer leur adresse et leur bravoure.
Nous reproduisons ici la dissertation de DuCarige sur les tournois, bien persuadé que ces dissertations seront la meilleure partie de notre livre.
TOU
DR t'oRÏGlKB KT DE L'USAGE DES TOtRNOIS.
Tous les peuples qui ont aimé la guerre, et qui en ont it le principal but de leur
f;loire, ont tâché de s'y rendre adroits pur es exercices militaires. Ils ont cru qu'ils ne dévoient pas s'engager d'abord dans les combats sans en «voir appris les maximes et les règles, lis ont voulu former leurs soldats, et leur apprendre a maoier les armes, avant (pie do les employer contre leurs ennemis : Art enim bellandi, si non pretiuditur, cum necessaria fuerit non habetur> dit Casslodore (ik C'est pour celle raison que Si Isidore écrit que les Golhs -1 , qui estoienl estimez grands guerriers, m armorum artibui spcetabite*, avoient coutume de s'exercer par des com bats innocents : Exercere enim ttete telis ac prœlii» prœludert maxime diligunt , tudomm cer lamina usu qmlidiano grrutit.
Les François, qui ont esté effectivement les plus belliqueux d'entre toutes les nations» les ont aussi cultivez plus que les autres. Ce sont eux qui sont les inventeurs des tournois et des joustes, qu'ils n'ont mis en usage quo pour teuir les gentilshommes en haleine, et pour les préparer |»our les combats. Ce qui a fait dire à un poète do ce temps (3) «
Anle homlnw domuiase fcrSs gens, Gallifa ob oUiq 8an\ii, et ad durof belli armai unique labores,
Et Comme les tournois ne furent inventez que pour exercer les jeunes gentilshommes, c est pour cela qu'ils sont appelez par Thomas de Wnlsingham (h)ludi militares, par Roger de Ilowedeu (5) militaria exercitia,\>;u Lambert d'Ardres (G) gtadiaturœ, par l'auteur de l'Histoire do Hierusalem (7) imaginariœ betiorutn protusiones, et enfin par Guillaume de Neubourg (8) méditation*» militâtes, armorum exercitia, belli prœludia, qua nullo intervenient e odio, sed oro solo exercitio atque ostentation*, viriutn flebant.
Alexandre Necham (9), Laziut (10) , Chifflet (11), et autres auteurs (12) estiment que le
Roder Tolct. I. i.
in Paneg. Lu-
(1) Cassiod. 1. 1, ep. 40.
(2) Isîd. In HisL Gotfc Hist. Hisp. c. 9.
(3) R. P. Léo B. Ord.
dov. XJV, ediioA. mti.
(4) Walsingh. p. 44.
(&i Rog . Hpwedi 6 Liiiub. Àrd. p. 15.
Hist. Hieros. A. 1177.
W. Neubrig. 1. y, c. 4.
Alex. Necbaui.
10) Lazius, t. x. Com. de Rep. Rom. c. 9. H) ChifuVl in Vesont. i pari., c. 3t.
12) Lud. dOra-au* ml Tatlt. I Kl, p. 578.
nom , aussi bien que l'origine des tournois, vient du ces courses de chevaux des anciens qui sont nommez Trojœ et Trojuni iudi, et qui forent inventez premièrement par Kuée, lorsqu'il lit inhumer Anchise, soupere, dans la Sicile, d'où ces courses passèrent ensuite chez les Romains I ... On ne peut pas douter que ces jeux troyeus n'ayeut beaucoup de rapport avec les tournois, comme ou peut recueillirde la description quo Virgile uousen a donnée : car ils ne consistaient pas dans de simples courses de chevaux , comme le P. d'Oulreman (2) a écrit, puisque Virgile - assez le contraire par ces vers (3):
phgnaeqtic clent slnmlachra sub armis,
Et mine Uîrga fiigat mandant, mine spiculà Inrcnsi : fat la panier nunc pace feruntur
Il est constant, toutefois, qu'il se faisoit d'autres exercices dans les tournois et d'autres combats. 11 est même probable que te nom de tournois ne vient pas de Troja, quasi Trojamentum, comme les auteurs que ie viens de nommer ont écrit, mais plûlôt du mot fiançoia tourner, qui signifie marcher ou courir en rond. C'est ainsi que Papiàs i) interprète ch mot de fortuit, in §grum mittit. Terme qui ue semble pas nouveau, puisque Paul Diacre (ô) et l'empereur Maurice (0) en ses Tactique* nous apprennent que celui Ue torna estait en usage dans les combats, pour obliger les soldats à tourner aux occasions qui se présentaient. Aussi plusieurs estiment quo ces femmes qui sont appellées iomatrict* dans Hincmar (T), ont ce nom, aeattse qu'elles dansoieut en rond. C'est encore de la que nos anciens François ont emprunté le mot de ralumar* qui se trouve dans le traité de paix d'entre Louys et Charles lë Chauve, son frère, et de refofftarfc (8) dans les capitulaires du même Charles le Chauve , qui est à présent commun parmy bous, pour m cuir de quelque endroit.
Ces exercices militaires ont esté en Usage parmy nos premiers François : du moins Milliard (9/ nous apprend qu ils estaient connus sous la secondé race de nos roys; car, décrivant l'entrevue de Louys roy d Alem;igne et de Charles le Chauve roy de France, en la ville de Strasbourg, et racontant comme ils se donnèrent taules les marques dutto amitié réciproque, il ajoûte que pour rendre cette assemblé, plus solennelle il se Ut des combats à cheval entre les gentilshommes de la suite des deux princes, pour donner des preuves de ledr adresse dans les armes : Ludot etiam hoe ordint strpé tausa exercitii frequentabant.Cbnvenkbnnt ttultm quocwnquc
I) Sucton in Jul. et Aug, îiphili».
• D'Omreman. in CP.lfolg. lib. L c U, §6. 5] Vlrg». L v. jErieid.
4) Papias.
M Paul. Diac. Hist.
0) Manric. in Taotic
7) Hincmar. To. I, p. 714, c. 3, djst. v, de Gon-
secr.
(8) Nitard. I. m. Capit. Car. C. lit. 16. * 14.
(9) Nithard L cccliii. § 3. Hist. p. 575.
toi;
DICTIONNAIRE HKRAUHUUE.
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congruum spectaculo videbatur : et subsistente hinc omni multitudine, primum pari numéro Saxonorum , Wasconorum , Austrasiorum , Britannorum, ex utraque parte, veluti sibi invicem adversari vellent, alter in alterum veloci cursu ruebat ; Aine pars terga versa protecti umbonibus ad socios insectantes eradere se telle simulabant. At versa vice iteruin itlos quos fugiebantpersequi videbantur: donec novitsitne utrique reges cum omni juventute, ingenti clamore, equis emissis, hast i lia crispantes exiliunt, et nunc his, nunc illis terga dantibus, insistunt. Eratque res digna pro tanta nobilitate nec non et moderatione spectaculo. Non enim quispiam in tanta multitudine ac diversitate generts, uti sœpe inler paucissimos, et notos contingere solet, alicui, oui lœsionis, aut vituperii quippiam in ferre audebat. On ne peut pas révoquer en doute, après ce passage, que les tournois ne se soient faits devant la troisième race de nos roys.
Cependant les anciennes chroniques en Attribuent l'invention à Geoffroy seigneur de Preuilly, qui fut pere d'un autre Geoffroy nui donna l'origine aux comtes de Vendôme. Celle de Tours (1) rend ce témoignage de luy : Anno 1066 Gaufridus de Pruliaco, qui torneamenta invenit, apud Andegavum occiditur. Et celle de S. Martin de Tours (2) : Anno llmrici imp. 7 et Philippi régis 6 fuit proditio apud Andegavum, Gaufridus de Pruliaco et alii barones occiti sunt. Hic Gaufridus de Pruliaco torneamenta invenit. D'autre part, nous lisons dans Lambert d'Ardres (3)
n Raoul comte de Guines, fils du comte olphe, estant venu en France pour y fréquenter les tournois, reçut dans un de ces combats un coup mortel, qui luy fit perdre la vie. Or Raoul vivoit avant Geoffroy de Preuilly : car le même auteur écrit qu'Eustacbe son fils ayant appris la mort de son pere, vint aussitôt en Flandres, et fit hommage de son comté au comte Baudouin le Barbu, qui tint le comté de Flandres depuis l'an 989 jusques en l'an 1034.
De sorte que j'estime que ce seigneur n'inyenla pas ces combats et ces exercices militaires, mais qu'il fut le premier qui en dressa les loix et les règles , et même qui en rendit la pratique plus commune et plus fréquente. Ce qui est d'autant plus probable, que nous ne lisons pas le mot de tournoy avant ce temps-là. D'ailleurs la pluspart des écrivains étrangers reconnoissent ingenuëmeut que les tournois estoient particuliers aux François. C'est pourquoy ils sont appelez par Mathieu Paris (k) conflictus Gallici, les combats ordinaires des François, en ce passage : Henricus rex Anglorum junior, mare transiens, in cosflictibus gallicis et profusioribus expensis triennium peregit, regtaque majestate prorsus deposita, totus est de rege translatas in militem, et flexis in gyrum frenis, in vartis congressionibus trium-
(41 Cbr. Tur. A. 4066.
(2) Cbr. S. Martini Turon. A. Ducbe$ne en l'Hlst. des Ubastfigiiers.
<3) LauilMTt Ard. p. 43. (4) Mathieu pari». A. 4479. p. 95.
phum reportons, sui no mini s famam circumquaque respersit. Raoul de Coggeshall en sa chronique manuscrite rend le même témoignage, écrivant que Geoffroy de Mandeville mourut en la ville de Londres, d'une blessure qu'il reçût , dum more francorcm cum hastis vel contis, sese cursim equitantes ricissim impeterent (1).
Aussi les auteurs ont remarqué que les François ont esté adroits en ces exercices plus que les autres nations. Le comte Ballazar de Castillon, en son Courtisan (2), parle de celte adresse de nostre nation : Net torneare, tener un passo, combatere una sbarra. Et comme la lance estoit la principale arme dont on se servoit en cette sorte de combat, ils y ont tousjours excellé : ce qui a donné sujet à Foucher de Chartres (3) de dire qu'ils estoient probissimi bellatores, et mirabites de lanceis percussores. Albert d'Aix (h) fait une description de leurs lances ; et Anne Cornnene (5), Nicetas (6), et Cinnamus (7) rendent cet honneur à la noblesse françoise d'avoir eu une adresse toute particulière pour les manier et pour s'en senrir dans les occasions.
Les Anglois empruntèrent des François l'usage des tournois, qui ne commencèrent à estre connus d'eux que sous le règne du roy Estienne, cum per ejus indecentem mollitiem nullus esset publxca vigor disciplinée, ainsi que Guillaume de Neubourg (8) écrit ; car alors, sous le règne du roy Henry II, qui succéda à Estienne, les Anglois tyronum exercitiis in Anglia prorsus inhibitis, qui forte armorum affectantes gloriam exerceri volebant, transfretanies in terrarum exercebantur confiniis. Roger de Howeden et Brompton (9j confirment cette remarque, racontant que Geoffroy comte de Bretagne, ayant esté tait chevalier par le roy Henry II, sou pere, passa de l'Angleterre en Normandie, et que dans les contins de cette province et de celles de France il se trouva dans l«s tournois, où il eut la satisfaction de se voir rangé au nombre des chevaliers qui exce'loient dans ces sortes de combats. Mais le roy Richard fut le premier qui en introduisit la pratique dans l'Angleterre; car cet illustre prince, considérant que les François estoient d'autant plus vaillans qu'ils estoient exercez, tanto esse acriores quant o exercitatiores atque instructiores, sui quoque regni milites in propriis finibus exerceri volutt, ut ex bellorum solemni pmludio, verorum addiscerenl artem usumque bellorum, nec insuitarent Galli Anglis militibus, tanquam rudibus et minus gnaris (10). Mathieu Paris (11) dit la même chose,
(4) Radulf. Coggesh. in Cbr. MS.
(2) Diàlih. Casl. neL Corteg. 1. 1.
(o) Fulcber. Caruot. I. n, c. 44.
(4) Albert. Aq. 1. iv, c. 6.
(5) Anna Coin, in Alex. p. 481, 172, 207, 277, 41a, 4<»9.
(6) Nicet. in Man. 1. ni, c. 3.
!7) Cina. 1. u.
8) Will. Neub. 1. v, c. 4.
9) Kotfer Howed. et Brompl. A. 1477.
(40) Will. Neub. 1. v, c. 4.
(11) MalJi. Paris. A. 4194. Malu. Wcaim. A. 1194
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ce qu'il semble rapporter à l'an 11% : Eodem tempore rex Richardus in Ang liant transiens , itatim per loca certa torneamenta fieri, hae fortassts inductus ratione, ut milites regni utriusque concurrentes vires suas flexis m gyrum frenis experirentur : ut si bellum adversus Crucis inimicos, vel etiam finitimos, mettre décernèrent, agiliores ad prœlium et exereitatiores redderentur. Mais ce grand roy est blâmé (1) de ce quo, voiant l'ardeur extraordinaire que les siensavoientpourse trouver à ces eiercices militaires, il en prit occasion pour lever de l'argent sur ceux qui vouiJroient y aller : Rege id decernente, et a singulis qui extreeri vel lent indictœ pecuniœmodulum exigente (2).
Les Alemans ne mirent pareillement les tournois en usage qu'après qu'ils les eurent receûs des François. Je sçay bien que Mo dius (3) en fait l'origine beaucoup plus ancienne en ces pays-là, nous ayant donné des tournois qui furent célébrez en Alemagne long-temps avant Geoffroy de Preuilly. Mais aûssi ceux qui sont tant soit peu versez dans l'histoire n'ignorent pas que ce livre est remply de fables, et il faut avouer que son auteur a passé les bornes de l'impudence lorsqu'il nous a donné un Antoine marquis de Pont-a-Moucon, Claude comte de Tolose, Paul duc de Bar, Ligore comte de Bourgogne, Sigisraond comte d'Alençon, Louys comte d'Armagnac, Pliilippes comte d'Artois, Antoine comte de Boulogne et autres princes imaginaires, qui se trouvèrent, à ce qu'il dit (i), avec l'empereur Henri I, en la guerre contre les Hongrois. Il est bien vray que Munster a écrit que les tournois commencèrent à paroitre dans l'Alemagne en l'an 1036, en laquelle année, il s'en fit un dans la ville de Magdebourg (5), que si ce qu'il dit est véritable, cela se fit au même temps que Geoffroy do Preuill v les inventa, n'estant pas hors de probabilité de croire que les Alemans en anrirent l'usage de lui au même temps que les François.
Mats entre tous les auteurs qui ont écrit des tournois, les Grecs avouent franchement que ceux de leur nation en ont tiré la pratique des Latins, c'est à dire des François, qui en.furont les inventeurs. Nicephore Gre^oras en parle de la sorte : El™ *«1 ifrrcWt
fdfxnviv m* tint 'OXupirtarûv àiro9wÇo-'T«C, — ol Si To£>- Atuaêtç nàlai jtrtvrvôwrat yupwcam; {wx« ffùfutroc, ôiroTtv x#*r'» âyotr» tôv xoXi^uuûv (6). Jean Cantacuzene désigne plus distinctement le temps auquel on commença à user des tournois dans l'empire d'Orient, savoir lorsqu'Anne de Savoye, fille d'Amé IV, comte de Savoye, vint à Constantinople pour y épouser le jeune Andronique Paleofogue empereur (ce mariage se fit l'an 1326). Car alors la noblesse de Savoye et de France qui avait ac-
(1) WU1. Neub.
(i) Brompion. p. 1861.
(3) Fr. Modius in Pandect. Tritnnph. A. E&uyn. I. x, du Théâtre d'Honneur.
(4) Fr. Modios To. Il, I. ,, p. 15.
(5) Munsler. Georg. I. m, p. 8%.
(0) Micepb. Gregor. I. x, p. 7~
comj>agné ce prince, lit des tournois dans cette capitale de l'empire et en apprit ainsi
l'usage aux GreCS : Kat -n» iiyopivnv TÇwjnUn irZnt* *o6rtp«v ntpl rocovruv itôôrac ovir» (1). Mflis
il y a lieu de douter si les tournois ne commencèrent à être célébrez dans l'empire grec que depuis ce temps là. Car Nicetas nous apprend (2) que l'empereur Manuel Comnène estant à Antioche , les Grecs combattirent contre les Latins dans un tournoy , et lui même, voulant faire voir qu'il ne cedoit en rien aux François dans la dextérité à manier la lance, il s'y trouva, et y combattit avec ceux de sa nation. 11 y a même lieu de croire que ce prince les mit en usage dans ses états. Car Cinnamus écrit qu'estant parvenu à l'empire, il enseigna a ses peuples une nouvelle façon de combattre, leur ordonnant d'user à l'avenir de longs écus au lieu do ronds, d'apprendre à manier de longues lances comme les François et à monter à cheval, puis il les obligea de s'exercer entre eux par des combats innocens qui ne sont autres que les tournois. Voicy les termes de cet auteur : t&ç yàp ix rûv mUfiiu*
&vt<nt; woli>v>» «ùtoc iroifto6w M1m» mpaart-jif tarewritu tm6r> ri irottet, ^Âpi T« iroWwow «riroospivoc, «*f«T«ç«ç riv«f àrmftrrtlurovç iXL}X«tc ton. Oûts» Tt iipavv» îiriX«ûvw* rot; aù-riîvlocr «twjaw i'/vpvwavro nj» h roif ônloiç (3). Anne
Comnène semble encore parler de ces exercices des tournois et faire voir qu'ils estaient en quelque façon en usage dans l'empire d'Alexis son père. 'Emutlif rt i* muS-
cviiv inttiç xjiù t4;ov ritvfiv, xal fopv xpafcuvriv, ferrro» « ttayvc ty, xzi prptxàç mufrOau 9vtxi^/uç (k). Ces
dernières paroles désignent assez les tournois, où les combats se faisoient en troupes.
Le principal but de l'usage des tournois estoit pour exercer ceux qui faisoient profession des armes, pour apprendre à les manier, et à monter à cheval , et pour donner des preuves de leur valeur : pro solo exercitio atque ostentations virium, ainsi qu'écrit Guillaume deNeubourg (5) yupMout; » w« dipaxnf , com tne parle Gregoras, et enfin ut ex solemni bellorum prœludio verorumadisceretur ors usmque bellorum. Car il est malaisé de faire de belles actions dans les combats, si on n'a passé par Jes exercices militaires, et si on n'a fait les épreuves nécessaires pour entreprendre un métier si difficile et si dangereux. Roger de Howeden, parlant au sujet des tournois, après s'estre servi du passage de Cassiodore que j'ay cité , ajoute ces paroles : Non potest athleta magnos spiritus ad certatnm afferre qui nunquam suggillatus est. Itle qui sanguinem suum vidit, cujus dentés crepuerunt sub pugno, ille qui supplantatus adversarium toto tulit corpore, nec projecit animum projettus, qui quoties cectdit contumacior surrexit, cum magna spe descendit ad pugnam (6).
(1) lo. Caetacuz. 1. i, c. 42.
lit Nicetas in Man. I. m, c. 5.
(3) Cinnamus I. m, p. 134.
(4) Anna Com. 1. xv. Akxiad.
(5) Will. Neubr.
(6) Howed. p. 58«. Main. Westtn. p. 375.
m TOU DJCnONNAlHE
Comme donc on ne combattait aux tournois que pour y apprendre le métier de la guerre et ponT s'y exercer, aussi, on nV employait aucunes armes qui pussent blesser ceux qui entraient en lices. Dien (1) écrit que l'empereur Marc Aurel voulut que les gladiateurs usassent dopées dont les pointes seraient émousséVs et rabattues, et au bout desquelles il y aurait un bouton. iMpu» y*» 9M<ïfiwrr odJIvt «OtA» ojv ttvntt, Att* **i A/aÇXItsv irirto lfr9»if.^h<nt jrivtif Ijk/y.t,. Sénèqueajn
pellé cette sorte d'armes lusoria arma, lusoria teta (2), et nos François des glaive* courtois, eVstadire des lances innocentes, sansancime pointe de fer. I.e traité des Chevaliers de la Table ronde dit que ces chevaliers ne portaient nuits esj>ées, forsglaices eourtois qui étaient de sapin ou (l'if avec cours férs sans être tranchons ne eswoius (S). Même tes 'diseurs, ou les juges des tournois , l'aisoiont faire serment aux chevaliers qui y dévoient combattre, qu'il» ne porteraient espées , armures, ne basions affustiez, ne enfonceraient teurs armes ne estoquettes assises par ieeux diseurs, ainsi qu'il est porté dans un traité manuscrit d*»s tournois (b), mais oombaltroient h espée* **m» pointes et rabattues, et nuroit ehacun tournoyant un baston pendu à sa seHe et feraient dès dits* espées et basions timt f/ntl utairoit smr> dits diseurs. Un autre traite des toarnois ajoute que les chevaliers toumoioient (feepée* mbatuès, les tailtans et pointes rompues, et de baston* teh que à tournoy appartient, et dévoient frapper de lui ut en bm, son* tirer ne sans saguier. Le cry des tournais dans Jacques Valere dans son traité de la Noblesse (5) portent que les tournoyans doivent être montez armes de noble* hsmioi* de tournoy, ohvseun nrmoié de se* arme», m hautes selle* pisstÀre et chmfraén, pour tournoyer de gratieutes espées reéatuis , et pointes bnsée» et de cours baston*. VA plus bas il est tlit qu'ils dévoient frapper de haut en bm mnm le bouter d'mtodf, ou hachier, ne tournouer mal courtoisement ; car en ee faisant il ne yniyntroit rien*, ne peint de prix d'armes n'uurôit, mois t'amenderoit au ait de* juge*. Un ancren autour écrit à ce sujet que Torneamentum percutitndo non eiiam mfrengenéo juxta sotitum exereetur. Si donc te touiDoiant en avoit osé autrement, il estoit blâmé par les juge» du tournoy . Mathieu Paris {«) en l'an iiîte, dit que Roger de Lernburne, chevalier angtois, ayant blessé mortellement à la gorge Hernaud de Monttgny de la j.omie d'une tance non émoussée, tancea muerons qui, profit debebat non er<*t hebetatus, quay qu'il se dit innocent, tut neantmoins soupçonné d'avoir usé de trahison en cette occasion : mais s'il arrivoit que quelqu'un eot blessé ou tué son adversaire avec les armes ordinaires du tournov, pourvn qu'il n'eût fie» l'ait contre les loix des tour-
(11 Dion.
(4) Seneca ep. 17» I. n, qttx»l.
Traité MS. des CbevalUsra de 1» Table ronde. (4) Traité MS. des Toutsui», (5 Traité de Jacques Valere MS.
(G| Ma*. Pari*». î*t>.
HERALDIQUE. TOU OHt
nois, il ne recevoit aucun blâme. Ce qui cal remarqué particulièrement par Gregoras en CCS termes 1 B*ti nmi t*» rpuewrcc, v >*i ix- •jcm«vovt« «vTovt *wc, xav ni{ en knvsr
-« • . . foiyxtavav flvai vftet *6jbumv ( t >.
Ceux qui étoient oonimis en cotte qualité de juges des tournois mesui oient et examinoient les lances des chevaliers et leurs autres armes, et prenoient garde s'il n'étoient pas liez à leurs selles, ce qui estoit défendu par les loix des tournois, comme il est exprimé au traité manuscrit que je viens «le citer : èlafjuelle entrée, se tiennent les susdits deux iuyes et officiers d ermes de la marche, lesquels ravissent teisr* espérs, pour sçetvoir si elles sont raisonnable/, et aussi te baston, s'il est de muison (st . Le cry des tournois : et lendemain tenir feneslre comme dessus, et après disner à l'heurt dessus nommée, tenir es pleins rens,. montez et armes à tout tance* mesurée* et muisonnées de tances de muison, et courtois rochets; s'est asavoir mesurée* à in y auge gui y sera commise et ordonnr de messieurs lesadvenlureux sans tstre lies ne attache*. Par se il estoit teu ne trouvé, jaçoit ee qu'il forjau*ta*4, si perdt oit-il « > o pris pour m journée; et qui ji muter oit de plus longue lance qu'il ne devrait, H perdrait lu tance garnie. Et qui jousteroii de forcours, il peut bien perdre et rien gagner.
Queyque les inventeurs des tournois et de leurs loix semblent avoir apporté toutes les précaution* nécessaires po«r ÉViUf les hoOMtV vônients qu*en ponvoient arriver, souvent néant moins il en survenoit de grands, par la chaleur du combat et pour la haine et la jalousie des tournoyans. Car il y en avoit qui n'estant pas maîtres d'eux mesmes se laissoieut emporter à la passion et à l'ardeur qu'ils avoieitt de vaincre ou qui n'observant pas entièrement les règles qui leur estoient prescrites faisoienl tous leurs eflbrts pour renverser leur adversaire de quelque manière que ce fust. 11 y en avoit d'autres qui prenoient ces occasions pour se venger de leurs ennemis. Cxesl pourquoy, on jugea à propos d'obliger ceux qui se faisQient faire chevaliers, de faire serment qu'ils ne fréquenteraient les tournois que pour y apprendre les exercices de la guerre m tirocinia non nisi eanta miHtaris exercitii frequeniaturos (»). Car souvint ces combats qnf d'abord ne se faiseient que par divertissement et i>our s^exereer, se toarooient en querelles et en de véritables guerres. Henry Knington parlant dn tournoy qui se fit à Chalon en l'on l-Jflk, où lo roi Eiiouard arec les Anglois combattit contre le comte de Chalons et les Bourguignons, dit que les deux partis s'y portèrent avec tant de furom* et de jalousie, que plusieurs y demeurèrent sur la place, ade 0 nt non tomea'mmtum, sed parvnm btlhm de Chalon communiter diceretur (4). Et Mathieu
m Niecpà. &Mgor. p. 540. 12) Descrip. Vicior. obleul. |*rCa««l. Heg. Sicil T«>. V. Hisl. Kr. |». 81*.
(:•) >V. Ile.ta ia ltist. Episc. Trajcct. (4 Henry KnigutflO k M. de EveiH. A**. 44^
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DICTIONNAIRE HEHALDIQUE.
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Paris, racontant un autre tournoy en l'an 1241, Fuerunt autem ibidem mulli tam milites quam armigeri vutnerati, et clatfis aesi, et graviter taxi, sa quod m ml m multorum
Les Histoires sont remplies de ees funestes occideus qui arrivoient aux tournois, Raoul comte Un Guines y perdit la vie au réoit de Lambert d'Ardres (2). Kobort de Hierusalcin comte de Flandres v fut blessé à mort (3j. Geoffroy de Magneville comte d'Es- $ex en Angleterre v tut tué eu l'an 1210 (4). Florent comte du Hainaut et Philippe* comte de Bologuc et do Clermont périrent pareillement au tournoy qui fut lonu en la ville de Cornie en l'un 1223 (a), comme aussi le comte dellollande à celuy qui l'ut teuu à Ncumague l'an 1234 (ti). Gilbert comte do Pembroch en l'an 1241 (7). Hormand de Muntigny chevalier anglais en l'an 12o2 (8), Juan marquis de Brandebourg en l'an 1209 i9). Le comte de Clermont y fut tellement blessé qu'il en perdit l'esprit Tan 1279 (10). Louys lils du comte palatin du Bhin y i>erdil la vie en l'an 1280(1 1). Jean duede Brabant en Tau 120'* (12). Et plusieurs autres personnes de condition (pie je passe, dont les auteurs font mention (13).
Ces funestes accidents donneront occasion aux papes d'interdire les tonmols, avec de griéves peines, excommuniant ceux qui s'y trouveraient, et détendant d'Inhumer dans les cimetières sacrez ceux qui y perdroient la rie. Innocent 11 (IV), Eugène III, et après eux Alexandre IH, en concile de Latran de l'an 1179, furent les premiers qui fulminèrent leurs anathemes, dcclamaut eontre les tournois, et les appellanl (15) Deteslabiles nundints vtl prias , quas vulgo (omeammta rocant, in quibus milites ex condicto contenire soient , et ad ostentutionem virium suarutn et audactœ temtre conyrediuntur , unde mortes hominwn et pericuta animarmu swpe proveutunt. Ce concile ajoûle ces mots: Et si quis wrum ibi martuus fuerity quamvis ti pamitentia non deneuetur , rcrfoioitica tamen carcat s.eputtura. Innocent 111 (16) les interdit pareillement pour cinq ans peine d'e^c^mumiucaliou. C'esl oe qui
M»tli. Pari*, p. 583, Lambert. Ard. p. 13.