‹ Dictionnaire héraldique contenant: l'explication et la description des termes et figures usités dans le blason, des notices sur les ordres de chevalerie, les marques des charges et dignités, les ornements et l'origine des armoiries, les rois d'armes et les tournois, etc. Avec un grand nombre de planches et d'exemples tirés des armoiries des familles, villes et provinces de France. Suivi de l'Abrégé chronologique d'édits, déclarations, règlements, arrêts et lettres patentes des rois de France de la troisième race, concernant le fait de la noblesse;Chapitre 49 sur 162 · DER · texte numérisé non relu

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Ménestrier u'est pas tout à fait du . intiment, car il dit : « Il leur est lidc prendre leur noblesse et les priviléqui y sont attachés toutes et quantes ^ bon leur semblera, en laissant leur trafic et usage de bourse commune, en faisant de ce leur déclaration devant le plus prochain juge royal de leur domicile. Cette déclaration doit être insinuée au greffe et notifiée aux marguilliers de la paroisse ; moyennant quoi le noble reprend sa noblesse, pourvu qu'il vive noblement ; et les acquêts nobles faits par lui depuis cette déclaration, se partagent noblement.

Lorsqu'une famille était dans le cas de dérogeance ou d'omission continuée, elle ne pouvait reulrer dans sou premier état qu'eu vertu de lettres du prince; o'est ce qu'on nommait lettres de relief ou de réhabilitation. Ces lottros étaient sujettes à ôtro vérifiées, et no s'accordaient, suivant les principes observés, qu'autant qu'on avait

Erouve qu'on était en possession de la nolesso cent ans au delà de la première dérogeance, et on obtenait des lettres de réhabilitation après même qu'elle avait été continuée pendant deux degrés. C'est une question de savoir si on pouvait en obtenir lorsque lo cas de dérogeanco ou d'omission embrassait entièrement trois générations. Dans l'usage commun, cette grâce ne s'accordait pas. Quelques exemples néanmoins prouvaient que la concession n'en était point véritablement limitée, principalement dans lo cas où l'omission dominait, et surtout à l'égard des familles nobles; le plus grand nombre des jurisconsultes pensaient même que la noblesse d'ancienne extraction, dans le principe, était une propriété inhérente à la race qui, d'ancienne race et sans principe connu, contenait en elle^-mémo un caractère indélébile, et qu'altérée ou obscurcie par plusieurs degrés, elle se relève de sa propre force, par les seuls droits du sang.

Le crime de lèse-majosté faisait perdro la noblesse au coupable et à tous ses descendants. A l'égard des autres crimes, quoique suivis de condamnations infamantes, ils ne faisaient perdre la noblesse qu'à l'accusé, et uon pas à ses eufauts.

La preuve de dérogeance antérieure à la powvdun ri'titenaiio suffisait pour rendu; celle-ci nulle. (Arrêt du conseil du 19 mars 1G67. )

Les enfants ou descendants d'un noble ne sont point tenus de rapporter aucunes lettres de réhabilitation, si leur père ou leur auteur n'ont dérogé avant leur naissance. (Môme arrêt.)

Le commerce maritime ni le commerce en gros ne dérogent pas.

Les gentilshommes qui s'employaient à l'art de la verrerie ne dérogeaient pas ; ils sont au contraire maintenus dans leur qualité d'écuvers par arrêt de la cour dos aides, de l'an 158-2 et du mois d'aotU 1597; mais c'est une erreur populaire et grossière

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de croire qu3 les verriers soient nobles en vertu de leur exercice.

Tout noble pouvait prendre à ferme les terres et seigneuries appartenantes aux

Îirinces et princesses du sang, sans déroger. Arrêt du conseil du 25 février 1T20.)

Los dérogeants, en la province de Champagne, ne cessaient |«s de se qualifier nobles et écuyera ; ce qui leur était permis, encore qu'ils fussent imposés aux taille».

Chassanées'explique ainsi sur la Coutume de Bourgogne. 11 dit que si un noble do race s'emploie à l'exercice de quelque art mécanique, il ne |>ei d pas la noblesse, parce que les droits du sang ne se pordout poiut ; mais qu'elle est offusquée et obscurcie tant et si longtemps que le noble demeure en cet exercice; car aussitôt qu'il le quitte la noblesse recouvre sa splendeur et son premier lustre.

Les nobles qui exercent l'état de la médecine ne dérogent point ; les médecins même, qui n'avaient pas l'avantage do la noblesse, n'étaient point sujets au payement des subsides delphinaux , pourvu qu'ils fussent docteurs et qu'ils ne tissent aucun trafic.

Les nobles qui exercent la peinture, sans en fairo trafic, ne dérogent pas.

Le noble qui laboure ses propres terres ne déroge point.

DEVISE — Figuro accompagnée de paroles exprimant d'une manière allégorique et bvèvo quelque pensée, quelque sentence.

Une des différences de la devise et dc^ l'emblème, c'est que dans la devise on n'admet guèro la forme humaine. Les paroles d'une devise doivent convenir dans le sens propre à l'objet représenté, et dans le sens figuré à ce qu'on veut exprimer. On appelle corps de h aerise la figure même de la devise, et âme de la devise les paroles qui l'accompagnent. Devise se dit par extension d'un ou de plusieurs mots formant une espèce de sentence) qui indique les goûts, les qualités, la profession , la résolution... d'une personne. C'est surtout avec cette dernière forme que les devises entrent en armoiries.

DEVISES (1). —Elles ont fait autrefois les ornemens les plus ordinaires des habits de tournois, des houssures, des lits, des meubles et des maisons des chevaliers et grands seigneurs ; les dames mesuies en portoient sur leurs habits. Les plus ordinaires çstoient des lettres semées sur les bords de la cotto d'armes, sur los houssures et dans les bannières. Olivier de la Marche, parlant de Jacques de Lalain, au chap. 16 du liv. i de ses Mémoires, dit : « Son cheval estoit couvert de drap de Damas gris, bordé de gros estocs, jetant fiâmes de feu, et de sa lettre qui fut un K, qui est une lettre qui est hors du nombre des autres. » De mesme, parlant de Jean de Compays, gentilhomme de Savoyo, il dit, qu'il « est'oit de sa personne monté sur un destrier couvert de cendal blanc, semé de ses lettres, qui furent d'or, et me semblèrent de peinture, et furent trois lettres qui turent bn mot ACF. » Ces devises de simples let-

, Orij. des ont. des armoiries.

très sont aujourd'huy rares en armoiries. La maison de Kcr^os de Bretagne a porté pour devise ce rébus de lettres M qui t M: Aime qui t'aime.

La maison des Capeces, qui est des plus illustres du royaume de Naples, a pour devise entro deux cimiers, un S et un V entrelassez, surmontoz de trois couronnes.

La devise de la maison royale de Savoye est de ces quatre lettres, F, E, R, T, aux-

Ïuelles on a donné diverses interprétations. Ile fait encore partie auiourd'huy du collier de l'ordre de l'Annonciade, avec des enlassemens de lacqs d'amour ; elle est dans les raonnoyes anciennes des comtes, et ducs do Savoye avec leurs armoiries.

Nos roys avoient leurs chiffres aussi, dont ils accompagnoient leurs armoiries ; et nous vo yons dans les monnoyos de Charles WChar- I es VI, Charles VII, Charles VIII et Charles IX, des K , à côté de l'écusson de leurs armoiries. Henry II, Henry III et Henry IV mcltoient des H. Louis XIII de glorieuse mémoire et son (Us, des L ; mais ces lettres sont chiffrées de leurs noms plutôt que devises. C'est ainsi que les Hotnians, à Paris, mettoient une H sur le collier d'or des lions qui servent de supports à leurs ariuoirics. L ancienne devise de messieurs do Guise, qui avoiont des A dans des 0, pour dire chacun à son tour. est devenue célèbre par le proverbe qui s'en est fait.

11 y a, à proprement parler, des devises de huit sortes en armoiries.

1" Des devises équivoques aux noms des maisons qui les portent; 2° des devises de rapport aux pièces des armoiries, du cimier ou des supports; 3° des mots énigmatiques et à sens couvert ; 4° des proverbes, ou sentences claires et évidentes; 5" des mots historiques; 6* des chiffres parlans en rébus; T des devises de simples figures; 8* et des devises de figures et de mots, mais qui ne sont pas dans les règles des véritables devises.

— H y a quantité d'exemples du devises équivoques aux noms; ce qui fait voir que l'on affecte cette espèce de devises, quand d'ailleurs on ne pouvait pas prendre des armes parlantes.

La maison do Vienne en Bourgogne : Tost ou tard vienne, ou, à bien vienne tout.

Vaudray, en la mesme province : L'ay valu, vaux, et vaudray.

Sennecy, en la mosme province : La virtute et honoré senesce. Elle est écrite en grosses lettres au chasteau de Sennecey.

Mypont en la mesme province: Mypont, difficile à passer.

Du Blé, en la mesme province: En tout temps du blé.

Laye dans qui est fondue la maison du Blé : Bonne est la haye autour du blé. Ils prononcent La haye comme lxiye sans aspiration.

De Viry, dans la mesme province, qui porte de sable à la croix de moulin d'argent; A virtute, Viry.

Eu Savoye Du Butet : La vertu mon but est.

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Belly : Dubius erentus belli. Grandson : A petite cloche grand son.

Les ducs de Nemours, de la maison do Savoyc: Suivant sa voye.

Portier ; De tous chasteaux portier.

Mont Jouet : Dieu seul mon joug est.

En Dauphiné, Lauras : Un tour l'auras.

Arces : Le bois est verd, et les feuilles sont arses.

Entre : A toute heure.

Auberjon : Maille à maille se fait Vauberjon.

D'Avene : Tenui meditatur avenâ.

Disemieu : // est nul qui dise mieux.

Flotte: Tout flotte.

Bout: 'De bout en bout.

Theys : De tout me tais.

En Languedoc, Alez : Allez comme allez.

Eu Bretagne, Morlaix : S'ils te mordent, mors-les.

Le Chat Kersaint: Mauvais chat, mauvais rat.

Rieux : A tout heurt rieux.

Quelen porte en bas breton : En peh amser quelen, qui signifie : eu toute saison il fait bon prendre conseil.

Purpurat en Piedmoni : Bissus et purpura. Henris au pavs de Forest : Toujours en ris, jamais en pleurs.

Du Bourg, au mesme pais : Du bourg en la cité. C'était la devise du chancelier Antoine Du Bourg.

Campi, à Plaisance, portent de gueules a deux lions affrontez d'or, souleoant un compas de mesme au chef échiqueté d'or et de gueules. Et pour dovise ces mois du Psalm. 95 : Gaudebunt campi, et omnia qua* in eis sunt. Ceux de Crémone, qui ont des épies de blé pour armoiries, ont pour devise ces mots du Psalm. 6k : Campi tui replebuntur ubertate.

En Franche-Comté , Achey : La mais las d'acher.

Jacques, bastard de Savoye, abbé d'Entremonts : Sans fourvoyer sa voye.

Jean de la Haye, Hollandais, avoit pour devise : Laissez croistre la haye.

Pierre Certon, chanoine de l'église de Me! un : Tene certum, dimitte incertum.

C bandée en Bresse : La ne fera chandée.

Vento, seigneurs de Pennes en Provence, originaires de Gennes : Super pennas ventorum.

Grise en Flandres : Avec le temps grise.

Heineaërt au mesme païs, qui signifie boiteux : Marche droit, Heineaërt, c'est-à-dire, marche droit, boiteux.

Charrier à Lion, et en Auvergne : Charrier droit.

Coursant : Court sans cesse.

Beaujeu : A tout venant beau jeu.

— 11 y a grand nombre de devises qui ont rapport aux armoiries.

Les Sabbattiers, à Arles en Provence, qui portent un croissant, et trois coquilles pour armoiries, ont pour devise : Pleno siderê plenœ.

Nostradamus, eu son Histoire de Provenu, rapporte celte dovise : Cassard, en Dauphiné,

d'azur, à la licorne d'argent. Devise Sans venin.

Montehenu on la mesme province, une bande. Devise : La droite voye.

Boches, à Arles, qui a trois voiles pour armoiries , a pour devise : Mas fortuna, mas vêlas. ,

Simiane. en Provence, et Dauphiné, d or, somé de lys et de tours d'azur. Devise : Sustentant lillia turres.

Cavasso, en Piedmont, d'azur, à une truite d'or, mise en bande. Devise : Droit quoy qu'il soit ; parceque ce poisson va presque toujours contre le fil de l'oau, quelque rapides que soient les couraus.

Vogué, en Vivarets, qui porte d'azur au coq d'argent crestô et barbé de gueules, et qui a pour support deux lions à la teste contournée, a deux devises, dont l'une est simplement ce mot : Yigilanlia; et l'autre : Sola vel voce leones terreo.

Les Pimentels en Espagne, qui ont un aigle volant pour cimier, y ajoutent pour devise : Mas vais volando.

Prunier en Dauphiné, qui porte de gueules à la tour d'argent : Tums mea Deus.

— 11 y a quantité de demy mots que j'appelle énigroatiques, et de sens couvert, parce qu'ils ne sont entendus que de celuy qui les porte. C'est ce qu'on a affecté en la plupart des tournois, ou les cavaliers prenant des devises d'amour, se contentaient d'être entendus des personnes qu'ils aimoient, sans e les autres pénétrassent dans le sens de eur passion.

Philippe le Bon, duc de Bourgogne, ayant épousé Isabelle de Portugal, le dixième de janvier de l'an 1429, dans la ville de Bruges, prit pour devise, Autre n'aray, voulant dire qu'après elle il n'en prendrait point d'autre, ayant déjà été marie deux fois auparavant. On voit cette devise plus étendue en quelques endroits en ces termes : Autre Waray dame Isabeau, tant que vivray. Celte devise, d'Autre n'aray, est sous ses armoiries à Bruges, dans l'église de Saint-Donatien, parceque c'est là qu'il institua l'ordre de la Toison d'or, en laveur de cette princesse, comme il dit lui mesme au premier article des statuts de cet ordre de chevalerie, fraternité et amiable compagnie, comme il la nomme.

Celle du seigneur de Créquy : Souvent m'en est.

Celle du Bègue de Lannoy : Bonnes nouvelles.

Florentin de Brimeu : Autrefois mieux.

Régnier Pot : A la Belle.

Gilbert de Lannois : Vostre plesir.

Jean de Villers, sieur de l'Isle Adam, père du grand-maitre de Rhodes Jean de Villers : Va outre.

Jean de Comines : Sans mal.

Antoine de Croy : Souvenance.

Jacques de Brimeu : Plus que toutes.

Pierre de Bauffremont, seigneur de Charny : Plus dueil que joye.

Jean de Croy qui fut premier comte de Chimay : Souvienne vous.

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Jean de la Trémouille, sieur de Jonvelle : Ne m'oubliez.

Pierre de Luxembourg, comte do Piney :

Yostre vueil.

David de Brimeu : Quand sera-ce.

Charles de Bourgogne, ûls de Philippe .e Bon, eut pour devise : Je Vay emprins ; et Marguerite d'Yorck, son épouse : Bien en avienne. Olivier de la Marche dit : « Lo mot du mondit seigneur estoit : Je l'ai emprins; en celui de madame : Bien en avienne. »

Philippe de Croy, duc d'Arschot, avoit pour devise : J'y parviendray.

Charles de Croy, son ûls, prince de Chimay : Je maintiendray.

— Les proverbes et sentences entières entrent souvent en devises.

Jean Eûchaire Schenek, baron de Castel en Allemagne, qui porte d'argent au bois de cerf de gueules, a pour devise : Plulost rompre que fléchir.

Volfgang François Ignace, baron de Spiringk : Plus cogitare quam die ère.

Chalant en Savoy e : Tout est, et n'est rien.

Granery à Turin : Ut seres metes.

Sotara en Piedmont : Tel flert qui ne tue pas.

Grilles à Arles et à Gennes : Ni timur m vetitum.

Bardonenche en Dauphiné : Tutum forti presidium virtus.

Baronat en Forest : Vertu a l'honneur guide.

— Les mots historiques sont d'autant plus beaux, qu'ils marquent des événements illustres.

La maison de Sassenage, en Dauphiné, a eu pour devise autrefois, J'en ai la garde du

font, dont Monsieur Cborier, qui a écrit histoire généalogique dé cette maisou, dit que l'autheur et la cause sont ignorez. On voit néanmoins qu'elle est historique.

La maison des Vaterins de Lion, qui est à présent éteinte, et qui a donné autrefois un premier président au parlement de Dijon et un podestat de Milan, portoit en cimier un écusson de Bourgogne avec cette devise : Leduc me l'a donné.

— Entre les devises de simples figures, estoit celle du fusil, des ducs du Bourgogne. Celle du chardon, des ducs de Bourbon.

Celle des roses blanches et des roses rouges, de la maison d'Yorck et de la maison de Lancastre en Angleterre.

Roland de Haukerke, chevalier de la Toison d'or, de la première création, avoit pour devise deux cornets autour de ses armoiries, comme on voit à Bruges dans l'église de Saint -Donatien. Le seigneur de Ternaut deux bracelets ou deux hameçons.

En Piedmont il y a diverses exemples de celles de figures et de mots, qui ne sont pas des devises régulières, comme les Valpergues ont pour devises des étriers à côté de leurs armoiries, avec le mot ferme loy.

Les Aglié Saint-Martin, un trousseau de flèches, avec le mot : Sans départir.

Frusasque, des tours à tourner, avec le mot : Qui, qui.

Le cardinal de Bourbon avoit un bras avec

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une espée flamboyante, et le mol : tfespoir n'y peur.

Montmorency, une épéc avec le mot grec :

AIIAAM12. .

André de Laval, admirai de France, un aviron flamboyant, avec le mol : Pour un autre, non.

Louis, duc d'Orléans, avoit un bâton noueux, avec le mot : De Venty.

El Jean, duc de Bourgogne , son adversaire, prît un rabot, avec ces mois flamands : Ilic houd, qui signifie» je le tiens.

Les ducs de Mantoue, le mont Olympe, avec un autel au-dessus, et le mot : Fiaes.

— Les devises n'ont pas été (liées dans les maisons. Nous le voyons en la maison dé Rochelort d'Ailly, en Auvergne, qui porto de gueules à une bande ondée d'argent, accompagnée de six merlettes de mesrne. Car Hector de Rochefort porta pour devise : Bien fondé Rochefort. Guillaume de Rochefort:

Nasci, laborare, mori. Hugues de Rochefort : Moderato durant. Claude de Rochefort : Fer ardua virtus.

La devise ordinaire de la maison de Sales, en Savoye, est : N'y plus n'y moins. Cela n'a pas empêché que queluuos-uns de celle maison n'en ayent prises de particulières. Celle de Christophe de Sales estoit : Tout pour Dieu. Celle de François de Sales, seigneur de Boisy : En bonne foy. Celle de Jean de Sales : Adieu, biens mondains; ou en I.itin : Mundana, valete. Celle de Galois de Sales, seigneur de Villarogct : In paacis tfxties. Celle de saint François de Sales : Nunqnam excidet , sous entendant Charitas; devise très-convenable à son esprit, qui es tort tout h tous, et un esprit universel. La piété de cette illustre maison paroist dans toutes ces devises.

La maison de Lyobard en Bugey, avoit pour ancienne devise : Pensez-y, belle, fiezvous-y, qui estoil une devise de tournoy. Néantmoins, Claude de Lyobard, commandeur de Malte, Georges do Lyobard, seigneur du Chastelct, et René de Lyobard, premier président au Savoye, prirent pour devise : Toga, religione et armts, pour marquer leurs trois conditions dilférentes. Souvent mesnie, la mesme personne en a pris plusieurs différentes en divers tems, comme Anne de Montmorency, estant grand maistre de France, prit pour devise : In mandatis tuis, Domine, semper speravi. Peu de temps après, il prit : Sicut erat in prineipio, pour dire qu'il serait toujours le mesme, et que les honneurs ne changeraient point ses mesure. Estant connestable, il prit ces mots de Lucaio : Arma tenenti «imia dot qui justa negat.

Les devise» en armoiries se placent de plusieurs manières. Quand elles sont de simples mots, on les met le plus souvent en cimier, et quelques fois dans des rouleaux qui sortent du bec des oyseeux, on des gueules des animaux qui sont en cimier. 11 y en a d'enveloppées en des listons, tout autour des arbres, des Pèches et autres pareilles choses.

HERALDIQUE. DEX 260

Celles des ordres sont sur les colliers, comme F. E. R. T. de Savoye, et Honni soit qui mal y pense, de la Jarretière sur la jarretière mesme. LOS sur le croissant de Tordre de René d'Anjou.

Celle des ducs de Monaco est snr la couronne de leurs armoiries : Deo jutante.

Le mont Olympe, de celle dos ducs de Mantoué, sort "de la couronne de leurs armoiries et la remplit, elle mot oAYMnoi est au-dessous. Celles qui ont corps et Ame se mettent on aux costés, dé part et d'autre, ou au-dessous.

Celles de Saint-Martin, d'Aglié, des Valpergues et des Frusasqucs, en Piedmont, sont aux deux costés de leurs armoiries. Ce qui les a fait prendre par quelques-uns pour des supports.

Les deux colonnes de Chéries IX sont h costés de ses armoiries en divers endroits, l'une d'un costé et l'antre de l'autre. De mesme que les deux de Charles-Quint, avec le mot : Plu$ outre ; péus d'un costé» et outre de l'autre.

Le porc-épy de Louis XII, et la salamandre de François 1", sont en plusieurs lieux sous leurs armoiries.

DEXTROCHÈRE.— Bras droit, représenté nu, armé ou paré, tenairt un badclaire, une épée ou autre pièce; il parait dans l'écu mouvant du liane sénestre, ce qui ne s'exprime pas, à moins que re ne soit de l'un des angles. Quan 1 le dextrochère est armé ou paré, on doit le spécifier en blasonnant.

Ce terme vient du mot dextrotherium, oui a signifié un bracelet que les hommes et les femmes portaient anciennement au poignet droit.

Du Chatetier de Beauté — de gueules, au dextrochère d'argent, mouvant de l'angle du chef, tenant une tleur do lis, et accompagné de quatre bosants en croix, le tout du même. Bretagne.

Cotentin de Tourville — de gueules, au dextrochère mouvant d une nuée, tenant une épée ; accompagné en chef d'un casque de profil, le tout d'argent. Normandie.

Amat de Sigoyer—ac gueules, au dextrochère armé de toutes pièces, mouvant d'un nuage, le tout d'argent, et tenant une épée du même, garnie d'or. Dauphiné.

De Bras de Saint-Julien — de gueules, au dextrochère d'argent tenant une épée de même. Provence.

Picon — d'azur, au dextrochère d'argent, tenant un dard en pal du même, au chef cousu de gueules, chargé de trois couronnes d'or. Liuiosin.

Dapougny ~ d'azur, au dextrochère vêtu, tenant un vase a deux anses, d'où sort une

Elante de trois lis, le tout d'argent. Ile de rance.

Lubert — de gueules, au dextrochère d'argent tenant une épée de même ; au chef d'azur chargé de deux lévriers courants d'argent, ledit chef soutenu d'une devise d'or. Ile de France.

Vkarletitle (V.) — d'azur, h un doxtrochèie au naturel, mouvant d'une nuée d'argent,

SGI

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