‹ Dictionnaire héraldique contenant: l'explication et la description des termes et figures usités dans le blason, des notices sur les ordres de chevalerie, les marques des charges et dignités, les ornements et l'origine des armoiries, les rois d'armes et les tournois, etc. Avec un grand nombre de planches et d'exemples tirés des armoiries des familles, villes et provinces de France. Suivi de l'Abrégé chronologique d'édits, déclarations, règlements, arrêts et lettres patentes des rois de France de la troisième race, concernant le fait de la noblesse;Chapitre 74 sur 162 · G EN · texte numérisé non relu

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cause que je m'y suis engage dans mes observations sur 1 Histoire du sire de Joinville, je ne diray rien icy des chevaliers bacheliers, ni de ce second ordre de noblesse.

J'ay déjà remarqué que le terme de banneret étoit général pour te premier ordre des nobles , et qu'il comprenoit les gentilshommes d'une dignité relevée, et qui avoient droit de porter la bannière dans les armées du prince. La plûpart des auteurs s'en sont servis en ce sens. Rigord (1) l'employé en parlant des seigneurs qui furent pris à la bataille de Bovines par Philippes Auguste.

D'autre oart , nous voyons souvent que les chevaliers bannerets sont reconnus' dans les autres auteurs sous le terme simple de barons (2). Les loix do Simon, comte de Montforl , pour les habitans d'Alby, do Carcassone, de Bcziers et de Razez, dressées l'an 1212 , comprennent formellement les chevaliers bannerets sous ce nom, les distinguant d'avec les simples chevaliers, oui sont les bacheliers. 11 faut néautinoius demeurer d'accord qu'il y avoit de la différence entre les barons et les bannerets; car on appel.'oit barons tous les nobles qui possedoient les grands fiefs qui role*voient de la couronne ou de quelque souveraineté. Et parce qu' il n'y avoit point de barons qui n'eussent le droit de faire porter la bauuiere dans les armées acause qu'ils possedoient de grandes seigneuries et des terres considérables , qui avoient beaucoup de vassaux, il est arrivé que co litre a été communiqué indistinctement à tous les bannerets (3). Du Tillet dit que le comte do Maval débattit au seigneur de Couëqucn, en Bretagne, le titre de baron , soutenant qu'il n'estoit que banneret, et qu'il avoit levé bannière, acause de quoy on se railla de Juy, et on l'appella le chevalier au drapeau quarré.

Pour parvenir à la dignité de banneret (k), il ne suflisoit pas d'eslre puissant en fiels et en vassaux , il falloit es ire gentilhomme do nom et d'armes; celte qualité requise estoit essentielle ; et parco que je n'ay pas remarqué que pas un auteur ail bien expli-

3ué la force de ces termes, je me propose 'en dire mon sentiment dans la dissertation suivante.

Le vieux cérémonial (5) décrit ainsi la forme et la manière de faire les bannerets : « Comme un bachelier peut lever bannière , et devenir banneret. Quant un bachelier a grandement (6) servy et suivy la guerre, et que il a assez terre, et qu il puisse avoir gentilshommes (7), ses hommes, et pour accompagner sa bannière, il peut licitement lever bannière, et non autrement ; car nul homme ne doit porter, ne lever bannière en

1) Rigord.

2) Gaïlaml, au Traité de Franc-aleu.

3) Du Tillet, t. 1, p. 431.

4) Gregor. Tolos., 1. vi, c. 9.

.») Cercin. M*., el celui qui est imprimé avec un livre intitulé : La division du monde, Van 15*9. (0) Al. longuement.

(") Al., uut comme il puisse tenir 50 gcoliUhoiu-

bataille, s'il n'a du moins cinquante hommes d'armes, tous ses hommes et los arebiers et arbalestriers qui y appartiennent ; et , s'il les a, il doit, à la première bataille où il so trouvera, apporter un pennon de ses armes , et doit venir au conneslable, ou aux mareschaux, ou à celui qui sera lieutenant de l'ost , pour le prince requérir qu'il porte (1) bannière , et, s'ils lui octroient , doit sommer les héraut pour tesmoignage (2), et doivent coupper la queue du pennon , et alors le doit porter et lever avant les autres bannières , au dessoubs des autres barons. » Il y a en ce mesme cérémonial un autre chapitre qui regarde encore le banneret, et est conçu en ces termes : « Comme se doit maintenir un banneret en bataille. Le bannorot doit avoir cinquante lances et les gens de trait qui y appartiennent : c'est asavoir les xxv pour combattre, et les autres xxr pour lui (3) et sa bannière garder. Et doit estre sa bannière dessoubs des barons. Et (%) s'il y a autres bannières , ils doivent mettre leurs bannières à l'onneur, chacun selon son endroit, et pareillement tout homme qui porte bannière. »

J'ay rapporté les termes entiers de ce cérémonial, afin de n 'estre pas obligé de les diviser dans la suite de ce discours, et aussi pour avoir sujet de les examiner, et de les conférer avec ce que les auteurs ont écrit des bannerets. Et, pour commencer par les premières conditions qu'il requiert pour parvenir à cette dignité , il remarque qu'il faut que celui qni veut se faire banneret, soit chevalier , et qu'il ait été souvent dans les occasions de la guerre. 11 est constant que ceux qui vouloient lever bannière, dévoient estre chevaliers : et l'histoiro nous fournit une infinité d'exemples, comme ceux qui, dans les occasions de la guerre, vouloient lever bannière, et qui n'estoient pas encore chevaliers se faisoient donner ce titre avant que de lever bannière. Les fils des rois n'estoient pas dispensés de cette loy : Froissart (5) parlant d une bataille qui fut donnée entre les Ecossois et les Anglois : « Adonoques fist lo comte de Douglas son fils chevalier, nommé messire Jacques, et lui fist lever bannière : et là fist-it deux chevaliers des fils du roy d'Ecosse, messire Robert et messire David, et tout deux levèrent bannière. •

L'autre condition pour estre fait banneret, et qui estoit la plus nécessaire, estoit qu'il falloit estre puissant en biens, et avoir un nombre suffisant de vassaux, pour accompagner la bannière. C'est pourquoy les Espagnols appelloienl les bannerets rieos nombres, et les François loi- richet hommes, commej'ay justifié en mes Observations. Au contraire, les simples chevaliers sont nommés pauvres

i l) Soil banneret.

'21 Faire sonner les trompettes pour I

1 3) Garder son corps el sa bannière.

4) El ft'il y a autres bannière» en honneur selon qu ils sont nobles, el pareillement tous hommes qui oorlent bannière.

(5) V. Il, ch. 10.

hommes, dans le rôlle des chevaliers qui aceotnpagnoienl saint Louis au voyage de Thunes : « Et est à savoir qu'il doit passer à chascun banneret un cheval, et li chevaux emporte le garçon qui le garde, et doit passer 1« banneret lui sixième de personne, et le pauvre homme soi tiers. »

Quant au nombre de vassaux, le cérémonial veut que le banneret ait sous sa conduite cinquante hommes d'armes, outre les archers et les arbalétriers, qui y appartiennent. C'està-dire cent cinquante chevaux (1). Car Froissart dit en quclqu'endroit que vingt mille hommes d'armes» faisoient soixante mille hommes de guerre : chaque homme d'armes ayant deux hommes à cheval à sa suite. Olivier de la Marche écrit que, suivant l'ancienne coutume, il falloit que le )>ennon «le celui qui prétendoil à cette dignité fust accompagné de vingt-cinq honiuiosau moins. Mais les comptes des trésoriers des guerres du roy nous apprennent le contraire, et nous fout voir qu'il y avoit souvent des clievaliors bannerets, qui a voient un beaucoup moindre nombre de vassaux à leur suite, dont los uns estoient bacheliers, los autres escuiers. Aussi un autre cérémonial veut qu'un chevalier ou eseuier, pour eslre fait banneret, « soit accompagné au moins de quatre ou cinq nobles hommes, el continuellement de douze ou seize chevaux. » Il est vrai que pour l'ordinaire, les chevaliers bannerets allans à la guerre du prince, comme la plu spart estoient grands seigneurs, avoient uu bien plus grand nombre do vassaux entre lesquels il y en avoit des chevaliers, qui avoient pareillement leurs vassaux à la suite, ce qui for moi t une compagnie fort raisonnable sous la conduite du banneret.

Le banneret estoil fait par le prince ou le lieutenant général de l'armée en cette manière. Le chevalier qui estoit assez puissant en revenus de terres et en nombre de vassaux pour soutenir l'état et la condition de banneret, prenoit l'occasion de quelque bataille qui se devoit donner, et venoit se présenter devant le prince ou le chef de l'armée, tenant eu sa main une lance, à laquelle estoit attaché le pennon de ses armes enveloppé, et là, il faisoit sa requête, ou lui-même, ou par la bouche d'un heraud d'armes, et le

trioit de le faire banneret, attendu la nolesse de son extraction, el les services rendus à l'Etat par ses prédécesseurs : veu d'ailleurs qu'il avoit un nombre suffisant de vassaux. Alors le prince ou le chef d'armée, dévelopanl le pennon, eu couppoit la queue, et le rondoit quarré, puis le remettait entre les mains du chevalier, en lui disant ou lui faisant dire par son heraud, ces paroles ou de semblables : Recevés l'h onneur que rostre prince vous fait aujourd'hui; soiez bon chevalier, et conduisez votre bannière à l'honneur de vostre lignage.

Le pennon ou le pennonceau estoit l'enseigne du chevalier bachelier, sous lequel il couduisoil ses vassaux. Le cérémonial, au

(I) Frows., vol. IV.

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chapitre de VOrdonnance du roy quand il va en armes, le dil en termes exprès : « Après les pages viennent les trompettes, après les trompettes viennent les pennon s des bacheliers, après les ponnons viennent les bannières des derrains bannerets. » Et à l'endroit où il décrit les cérémonies des obsèques : « La quatrième offrande doit estre d'un cheval couvert du Irespassé.etsera monté dessus un gentil-homme ou amy du trespassé, qui portera sa bannière, s'il est banneret, ou, s'il est bachelier, son pennon. » Las souverains avoient la bannière et le ponnon, et à l'égard du roy de France, sa bannière estoit en la charge du grand chainbelland, et son pennon en celle do son premier va let trenchant.. Froissart (1) parle en quclqu'endroit du pennon du roy de France. Et la raison pour laquelle les grands seigneurs avoient la bannière el le penno'i en même temps (2) est que comme ils avoient un grand nombre do vassaux, les bannerets se ran^ooient dans h?s guerres sous bannière, et les bacheliers, qui relcvoient immédiatement d'eux, sous son pennon. Le pennon dilferoit de la bannière, en ce que la bannière étoil quai rée, et le pennon avoil une queue semblable à ces enseignes que les Latins nommoient dragons. C'est cette queue que l'on coupoit, lorsqu'on, faisoit les bannerets.

Comme les bannerets se faisoient aux occasions des batailles (3), ou de quelquos entreprises militaires, ce qui est remarqué par Froissart, Monstrclot, Olivier de la Marclie, et autres auteurs : il s'en faisoit aussi quelquefois dans les occasions des festes solcmnellps, ou des tournois. Jacques Valere en son traité d'Armes de noblesse (%). « S'il est roy, ou prince qui soit audit lournoy, et s'il lui plaist pousl faire de grâce chevaliers, et d'un chevalier uu banneret, pour alors prendre bannière. » Et plus bas : a Celui qui lieve bannière en tournoy ou en bataille, doit au roy d'armes ou herauxde la marche,, dix livres parisis. »

Celte qualité de banneret en la personne du chevalier, le faisoit reconnoltre ordinairement sous le nom de bannière, comme on recueille des auteurs, et particulièrement do ce passage du sire de Joiuville, ou il écrit qu'il accompagna le roy Louys, lui troisième de bannières, c'est-à-dire avec deux autres chevaliers portons bannières: la faniil'e des bannerets, pour marque do prérogative cl de noblesse, estoit appellée hostel noble et bannière, et ce titro est donné à la maison do Saveuses en Picardie, dans un ancien arrest du Parlement de Paris. J'ajoute à ces remarques que dans une ordonnance de «Charles VIII, de l'an lWSpour les droits de geolage, la femme du banneret y est nommée, une dame bannerete.

Ce nom de bannière estoit encore attribué

(I) Froiss., v. IV, c. 18.

<2) Tliéal. d'Ilonn. «le La Colomb., L I, p. 63. (3) F rois.*., v. I, ch. 2îïï; v. Il, c. Ii5, 159, 161 • v. III, c. Il; v. IV, c. 18, etc.

(I) Jacq. Val. Ms.

à la terre du chevalier banneret, et esloit ainsi nommée, parce qu'elle avoit un grand nombre de fiefs qui en dépendoient, et par conséquent assez do vassaux, pour obliger celuy qui en estoil seigneur, de lever b mniere, ce qui est tellement vray, que le titre de bannerct passoit à tous ceux qui la nossedoient, même avant qu'ils eussent este revêtus du titre do chevaliers.

Coluy-là donc qui estoit possesseur d'une terre bannière, c'est-à-dire qui avoit assez de fiefs dépendans pour fournir le nombro de vassaux suffisant pour former un banneret, et qui avoit esté possédée par des bannerels, preuoit l'occasion d'une bataille pour « déployer, développer, lover, relever, et mettre hors sa bannière (1). » Car les auteurs se servent de toutes ces façons de parler. Il y avoit toutefois différence entre relever bannière, et entrer en bannière. Car celuy-là entrait en bannière, qui se faisoit donner par le prince le privilego de banneret, acauso d'une ou plusieurs terres, dont il esloit pos- ■se^seur, et quHuy fournissoient un nombre suffisant de vassaux, pour maintenir cetto dignité. Et celuy-là levoit ou relevait bannière, qui développoit et déployoit la bannière de sa terre, qui luy estoit écheuè de succession, ou qui se faisoit bannerct acause d'uno terre, qui avoit eu lo titre tic Jjauuiere, et dont il devenoit possesseur. Nous apprenons cette distinction d'Olivier ;2) ■de la Marche.

Je trouve que c'est avec raison que lo vieux ■cérémonial a inféré de 15, que la bannière est la marque d'investituro du banneret, lorsqu'il dit que le duc reçoit l'investiture par la couronne, le marquis parle rubis qu'il mettoit au doigt du milieu, lo comte par le diamant, le vicomte par la verge d'or, et les barons et les bannerels par la bannière. Quoyqne ce qu'il met en avant des marquis et des autres dignités, soit sujet a la censure, il est au moins constant que le banneret esloit iuvesti de sa dignité par la bannière. Car comme la bannière est une espèce d'étendart, sous lequel les vassaux se rangent, pour aller à la guerre du prince, il est constant que toutes les investitures qui se fout des terres, de quelque qualité qu'elles soient, qui donneut le droit à ceux qui les possèdent, de conduire leurs vassaux à la guerre, se sont faites par la bannière.

Nous lisons souvent dans les auteurs, conformément à ce qui ost porté dans le droit des Saxons, qu'en Allemagne les duchés et autres grands fiefs esloient conférez par les empereurs par la bannière. Les comtos de Goritie recevoient l'investituro dos ducs do Venise par un étendart de taffetas rouge, et les dauphins de Viennois (3) par l'epéo delphinale, et par la bannière de S. Georges. Je jmsse tous les autres exemples qui se peuvent tirer des auteurs qui font de semblables

triss. et al. passim ». de la Marche, I. vi, ch. «S, p. 241. Ducltesne, en l'IIisl. des Dauphins, p. 165. ré Fr. Marci decis. Dc!ph.,:i. I, q. 33«J et

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remarques. Co quo je viens de rapporter suffit pour justifier ce que j'ai mis on avant, que tous les grands fiefs sont fiefs de bannière, et que la bannière estoit la marque de l'investiture de cette espèce de fiefs.

Quant aux moindres fiefs, qui esloient ornés du titre de bannière, ils avoient des privilèges particuliers. Car au duché de Bretagne ils avoient droit de haute justice, de lever justice à quatre piliers, et les possesseurs de porter leurs armes en bannière, c'est-à-dire un écusson quarré. En Dauphiné les bannerels ont pareillement toute justice dans l'étendue de leurs seigneuries, et le. droit défaire visiter les grands chemins, d'avoir procureurfiscal, les confiscations pour crime d'heresie, et autres prérogatives, qui sont remarquées par quelques jurisconsultes de ces pays-là.

Les bannerets avoionl encore le privilège decryde guerre que l'on appeloit cry d'armes, qui leur estoit particulière! leur apparlcnoit privalivemeiit a tous les bacheliers, comme ayant droit de conduire leurs vassaux à la guerre , et d'estro chefs de troupes ol d'un nombre considérable de gens d'armes.

A l'égard des armes en bannière, c'esloit un des principaux privilèges des bannerels du duché de Bretagne et de quelques autres provinces, comme de celle dcPoitou,dont la coûlume porte en termes exprès (1), « que lout seigneur qui a comté , vieoraté, ou baronuie, (elle désigne assez les bann»rels par ces mots), peut en guerre, ou armoiries, porter ses armes en quarré, ce quo no peut le seigneur chastellam, lequel les peut seulement porter en forme d'oscusson. »

(2} Les chevaliers bannerels, lorsqu'ils alloient à la guerre du roy, avoient le doublo de la paye des bacheliers. La paye ordinaire des bannorets estoit do vingt sols tournois par jour; celle des chevaliers-bacheliers, et des escuiers-bannerets, de dix sols chacun, des escuiers simples de cinq sols, des gentilshommes à pied deux sols, des sergens à pied de douze deniers, et des arbalestriers de quinze deniers. Quelquefois le roy augmenloit celte solde, qui s'appclloil la grande paye, et alors il déclaroil qu'il n'enti ndoil pas qu'elle passât pour gages, mais pour uno manière deprest, comme il lit en I an J315, ou, pour une grâce, comme il est énoncé au commencement ducomple de Jean du Cango de l'an 13V0.

GERBE. — Assez fréquente en armoiries.

On dit d'une gerbe liée, quand lo lien qui l'attache est d'un autre émail.

Folienay — d'azur, à une gerbe d'or. Bretagne.

Tnrgas— d'argent, à une gerbo de gueules, liée d'or. Guyenne et Gascogne.

Campaveinc — d'azur, à la gerbo d'oi Saint-Paul d'azur, à une gerbe d'avoine d'or.

Brague — d'azur, à la gerbo d'or. Normandie

Fieffés — d'azur, à la gerbo d'or, liée de gueules. Arlois.

(!) Coùl. de Poitou, art. I

(2) Comptes des trésoriers des gueres.

4i CIR DICTIONNAIRE

Brekhe — d'azur, a une gerbe de blé d'or.

^Chandcsaiguts — d'azur, à la gerbe d'or, empoignée de deux mains ti'argent . Auvergne.

Sevin — d'azur, a une gerbe d'or.

Philippe — d'azur, à la gerbe d'or au chef d'argenl , chargé de trois molettes de sable.

Mouchy — d azur, à une gerbe de blé d'or, au chef cousu de gueules, chargé de trois besants d'argent. He do France.

Cordelier — d'azur, à deux gerbes d or au franc-quartier d'argent, chargé d'un lion de sable. Champagne.

Avenières — de gueules, a trois gerbes d'or, deux en chef et une en pointe. Bourbonnais el Auvergne.

L'Hcrmite — écartelé, aux 1 et h d azur h trois gerbes d'or, liées de gueules ; aux 2 et 3 d'argent, au rencontre de cerf de sable.

Mauricaud — d'azur, à trois gerbes d'or. Auvergne. ...

Gibon — do gueules, à trois gerbes dor,

2 en chef el 1 en pointe. Bretagne, Brosse — d'azur, à trois gerbes ou brosses d'or, liées de gueules. Limosin.

Avoine — de gueules, à trois gerbes d'avoine d'or. Normandie.

Aoust — de sablo à trois gerbes d'or liées de gueules. Artois.

liunnétable (V.) — d'azur, à trois gerbes d'or, deux et une. Maine.

Challemoux — d'azur, à trois gerbes d'or. Nivernais

Lambal'le (V.) — de gueules, à trois gerbes do blé d'or, liées de sab!e, écartelé d'hermine. Bretagne.

Carruyer — d'azur, à trois gerbes d'argent. Normandie.

Gerberoy (V.J — d'azur, à trois gerbes d'or. Ile de France.

Bourrie — d'azur, à trois gerbes d'or liées d'argent. Bourgogne.

Scourion — d'azur, & trois gerbes d'or. Picardie.

Blandeuii — d'azur, à trois gerbes d'or.

Rangueil — d'azur, à l'aigle éployée d'or, accompagnée en chef de deux gerbes d'or, et en pointe d'une étoile de même. Valois.

Le Moilier — de gueules , au chevron d'argent accompagné de trois gerbes d'or.

Lanouel — d azur, à la croix d'or cantonnée de quatre gerbes de même.

Briois — de gueules, à trois gerbes d'or, h la bordure du même, chargée de trois tourteaux de gueules. Artois.

Alorge — de gueules, à trois gerbes d'or, accompagnées de se^t molettes d'éperon du môme, 3 rangées en chef , 1 en coeur, et

3 en oointe, 2 et 1. Normandie.

GIRON. — Meuble en forme de triangle

isocèle, c'est-à-dire, dont les deux longs côtés sont égaux.

Le giron a deux parties de base et quatre parties de longueur, des huit de la hauteur del'écu, ce qui le distingue de la pointe cl do la pile, qui sont plus longues.

Lorsqu'il y a quatre gir us dans l'écu, ils sont mouvants des angle*, ce qui les distingue du gironné.

HERALDIQUE.

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