‹ Dictionnaire héraldique contenant: l'explication et la description des termes et figures usités dans le blason, des notices sur les ordres de chevalerie, les marques des charges et dignités, les ornements et l'origine des armoiries, les rois d'armes et les tournois, etc. Avec un grand nombre de planches et d'exemples tirés des armoiries des familles, villes et provinces de France. Suivi de l'Abrégé chronologique d'édits, déclarations, règlements, arrêts et lettres patentes des rois de France de la troisième race, concernant le fait de la noblesse;Chapitre 78 sur 162 · CRA · texte numérisé non relu

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consistant en six pages, nombre de chevaux de selle et de carrosse, et des gens qui ont accoutumé d'en avoir soin. En 1700, pour aller conduire Philippe V, roi d'Espagne, et messeigneurs les ducs de Bourgogne et de Berry, qui raccompagnèrent jusqu'à la frontière, le premier écuyer nomma au roi M. du Saussey, écuyer de quartier, qui commanda le détachement de la pelite écurie, consistant en douze pages et plusieurs autres orliciers. En 1720, ç'a été M. de la Beauvaistère le père, qui a commandé le détachement fait pour madame la princesse de Modène; en 1721, M. de Jouis a eu le commandement pour la conduite de mademoiselle de Montpeusier, accordée au prince des Asluries, et, en 1721, M. Talon, |K>ur la ^conduite de mademoiselle de Beaujolais, accordée à l'infant don Carlos; en 1723, pour conduire l'infante d'Espagne, M. du Saussey ; 1a mémo année, nour amener la reine à Fontainebleau, M. de Beaussan ; en 1739, peur ■mener Madame suc les frontières d'Espagne, pour épouser don Philippe, infant, M. de Vigny ; en 17W, pour aller cherehor l'infante d'Espagne, première femme de monseigneur le Dauphin, M. de la Ri voire; en 1747, pour aller chercher à Strasbourg madame la Dauphine, M. Desangles, écuyer de quartier, aussi bien que les précédents.

Les écuyers de main prélent tous serment de fidélité entre les mains du grand maître do la maison du roi.

L'écuyer de jour doit se Irouver au lever cl au coucher du roi, pour savoir si sa majesté ne veut point monter à cheval, et si le roi doit aller à la chasse, et prendre ses bottes. L'écuyer doit lui mettre ses éperons, comme il les lui ôte aussi, toutes les fois que le rci monte à cheval ou en carrosse ; il suivait môme S. M. à cheval, avant la dernière réforme. Pendant la journée , les écuyers suivent le roi et entrent avec lui partout, excepté si S. 11. tient conseil ou veut être seule; alors ils se tiennent dans sa chambre la plus proche. Quand le roi allait à la chasse, à cheval ou en carrosse, l'écuyer suivait toujours, avant la réforme, immédiatement avant le cheval ou carrosse de S. M., atin que, si le roi venait à tomber, l'écuyer le pût soutenir ou le relever; ce qui est de sou office, môme pour donner son cheval è 8. M., si le cheval du roi était blessé, ou boiteux, ou rendu, soit à la chasse ou à la guerre. Dans la marche ordinaire, l'écuyer partageait la croupe du cheval du roi avec roi licier des gardes, cet écuyer ayant le cOté gauche, qui est celui du montoir, en cas que le grand et le premier écuyer n'y soient pas.

Aux funérailles des rois, l'un des écuyers porte les éperons, l'autre les gantelets, un autre lient 1 écu des anues de France, entourées des colliers des ordres, un autre tient la cotte d'armes, et le premier écuyer, ou en son abseuce le plus anoien, porte l'anuet ou casque timbré à la royale. Ces cinq écuyers, vêtus de deuil, marchent après le chariot d'armes, leurs chevaux, couverts de velours noir croisé de satin blanc, ayant

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autour d'eux plusieurs pages vêtus de deuil.

Payes de la grande écurie. Les pages de la grande écurie étaient instruits à toutes sortes d'exercices, comme à monter a cheval et autres. Les pages de la chambre du roi de la grande écurie servaient à l'armée d'aides de camp aux aides de camp do S. M. Le soir, pour éclairer le roi, quatre pages , savoir, deux de la chambre, deux de I écurie, ont chacun devant S. Al. un flambeau au |>oiug de cire blanche. Quand le roi allait tirer, quatre pages de la grande écurie étaient détachés pour être auprès de S. M., et on les appelait les quatre ordinaires ou les quatre surlouls , à cause du surtout bleu qu'ils avaient alors. Ils suivaient le roi, et portaient ses chiens de chasse, à cheval, sur des coussins. Lorsque le roi donnait à manger à quelques seigneurs ou à quelques dames , en public, les pages servaient les dames et les seigneurs; mais les princes et princesses de la maison royale étaient servis par les officiers du roi.

Onze pages étaient détachés pour suivre le rui à chaque voyage; mais en routo do guerre il y en avait uu plus grand nombre. A l'armée, les armes du roi étaient toujours portées à la suite de S. M., soit sur m chariot, soit sur un cheval de bât; et s'il y avait apparence de bataille ou de combat, le doyen des pages de la grande écurie prenait avec lui les armes du roi, afin d'être tout prêt à les lui donner dans le moment. Ces armes consistaient en un casque, une cuirasse et des tassettes ou demi-bras. Il y avait aussi pour lors une selle d'armes sur le cheval du roi, garnie de lames d'acier.

11 fallait faire preuve d'ancienne noblosso militaire depuis l'an 1550, sans anoblissement connu, pour être reçu nage à la graudo écurie.

Page* de la petite écurie. Les pages de la petite écurie servaient, ainsi que les pages de la chambre du rui et de la grande écurie, d'aides de camp aux aides de camp de Se Majesté. Quand Je roi allait tirer, six pages de la petite écurie et le porte-arquebuse portaient les fusils de sa majesté. Le gibier que le roi tuait était ramassé par l'ancien page, qui l'apportait dans le camier jusqu'au cabinet do sa majesté, qui souvent avait la bonté da lui en donner quelques pièces pour lui et pour ses camarades. Dans les chasses, le nombre des pages n'élart point limité. A la chasse du cerf et autres chasses, quand il y avait des dames montées sur des chevaux de la petite écurie, on donnait un page de la petite écurie pour accompagner chaque dame. Le cornicr étaient deux poches à l'antique, en manière d'escarcelle , plus larges par le bas que par on haut, qui tenaient ensemble et se mettaient sur un cheval.

Le soir, pour éclairer le roi, deux pages de la chambre, un page de la grande et uo de la petite écurie, portaient cluioun, devant sa majesté, un (lambeau au poing de cire blanche-. Autrefois les pages de la pelite écurie éclairaient dans Paris le carrosse de sa majesté, quand il était à deux chevaux ;

w GIU DICTIONNAIRE

mais dans la suite il n'y eut que les valets de pied <|ui l'éclairassent; que si le roi marchait de nuit, en campagne, en cai*o*se4e sis ou huit chevai". ordinairement quatre Images de la petite écurie éclairaient autour <la carrosse du corps, pour le roi, et deux antres pages de la petite écurie, pour chaque carrosse qui suivait.

Il fallait faire jweuve de noblesse depuis l'an 1550, sans anoblissement connu, pour /Ire admis aux pages de la petite ecune.

Grand bouteiller de France. Nom qu'on donnait anciennement, qu'on nomma depuis 7e grand échanson, et qu'on appelai! alors en latin buticularius, comme ou le voit dans une seuscriptien du testament de Philippe- Auguste, rapportée par Bigprd. Le grand bouteitler était un îles cinq grands oïliciers de la couronne, qui signait da is les patentés des rois, ou du moins assistait à leur expédition. Il avait séance entre les princes, et

disputait la pas au connétable. Il prétendait avoir droit de présider a la chambre des iptes; et l'on trouve en effet sur les registres de cette chamlrre, (pi eu 1997, Jean de Bourbon, grand bouteiller de France, y fut reçu comme président. Depuis même, cette prérogative fut annexée par édit du roi à la charge de grand bouteiller ; mais, soit négligence de Ta part du titulaire de cette dernière charge, soit disposition contraire de la |>a: t du souverain, ce privilège ne subsista pas, et la charge de grand bouteiller lit elle-même plate a celle de grand échanson. Au reste, cette dignité était fort considérable du temps de Charlemagne ; et Uincmar, en parle comme d'un d s principaux postes du palais des rois.

Grand échanson de France. Cet oflîcier se trouvent avoir rang aux grandes cérémonies, comme à celle du sacre du roi, aux entrées des nus et reines, aux grands repas de cérémonies, et à la cour, le Jeudi-Saint, de même que le grand (tanclicr et le p. euner écuyer tranchant. Les fonctions que remplissaient ces trois oïliciers dans ces jours de remarque, étaient celles que faisaient journellement les gentilshommes servant; mais ces derniers ne dépendaient ni ne relevaient point des premiers.

Le grand échanson succéda au bouteiller de Frani e, qui était l'un des grands oïliciers de la couronne et de la maison du roi.

Il portait à l'extérieur de ses armoiries, pour marque de sa dignité, deux /lucont <T argent vermeil doré, où étaient grattes tes ai met du rui.

Grand pont lier de France. Cet office était l'un des grands de la couronne et de la mai- MM du roi ; inar> celui qui en était pourvu i.e servait ordinairement que dans lai grandes cérémonies, suivant l'ancien usage, le piemier jour de l'an, et aux quatre tronim l'êtes de I année.

On ajouta par tradition, (pie lo roi saint Louis donna à son maître paoetiet le droit de recevoir les boulangers de la ville de Paris, et lui attribua une petite justice correc-

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lionnelte, jusqu'à six deniers d'amende contre les maîtres et trois deniers contre |t s garçons. La juridiction du grand panetier s'étendait sur toutes les causes qui pouvaient survenir entre les boulangers, soit par rapport aux entreprises du métier, soit par rapport aux batteries sans effusion de sang et dameurs, hormis pourtant la clameur de propriété. Cette juridiction du grand panetier lui fut conservée par un arrêt de la Toussaint 1281.

Le premier qui soit mentionné dans l'histoire sous le titre de panetier du roi, c'est Eudes Arrode, mort en 1217. Son successeur se qualifia maître panetier de France. Sous Mathieu de Trie, panetier de Franco, l'on compta jusqu'à sept panetiers du roi, et sens Raoul, dit Herpin, seigneur d'Krquerv, qui lui succéda, il y eut huit pauetiers du roi. L'ou en trouve encore quelques autres qualifiés de la môme manière, sous quelques-uns do ses successeurs. Gui, sire do la Roche-Guyon, est le premier que l'on sache avoir eu la qualité de grand panetier de France. Elle lui est donnée dans un arrêt du parlement, du 22 janvier 1406, et celte qualité ne fut tout à fait établie que sous le règne de Charles VIL

Il portail à l'extérieur do ses armes te nef d'or et le cadenas que Ton méfiait pour le couvert du roi.

Grand veneur de France. L'office de grand Teneur de France est ancien ; mais le titre n'est que du temps de Charles VI. Les prédécesseurs de co roi avaient un maître teneur, et le premier qui soit connu sous ce titre est Geoffroi, sous le règne de saint Louis, en 1231. Plusieurs de ses successeurs eurent la même qualité, jointe à cello de maître ou enquêteur des eaux et forêts, ou grand forestier. Quand ils perdirent celle dernière, ils eurent celle do maître teneur et gouv erneur de la vénerie du roi. Louis d'Orgeîin fut établi, le 30 octobre U13, grand veneur et gouverneur de la vénerie du roi; et Jean de Borgnes, seigneur de Cohen et de AJarguillies en Artois, fut le premier qui fut honoré du titre de grand veneur de France, par lettres du 2 juin U18. Il prêtait serinent de fidélité entre les mains du roi, et donnait les provisions aux oïliciers do la vénerie, sur lesquels il avait la surintendance, et dont presque toutes les charges étaient à sa disposition, quand elles vaquaient par mort.

Le roi étant à la chasse du cerf, quand il montait à cheval pour aller au laissez courre, le grand veneur ou, en son absence, celui qui commandait la vénerie, présentait à Sa Majesté, pour parer et écarter les branches, un bâton de deux pieds, dont la poignée était pelée, depuis la fête de la Madeleine, sur la fin du mois do juillet, jusqu'au mois de mars, à cause qu'en co temps-là les cerf* couchent au bois, et le reste de l'année, ce bâton était couvert de son écorce ; et quand le cerf était pris, le piqueur en coupait le oied droit, qu'il donnait au lieutenanl de la

vénerie (ou grand veneur, s'rl y était), qui le présentait au roi. Il met de chaque côté de l'écu de ses armes deux cors d or avec leurs enguichuros.

Grand fauconnier de France. L'origine de la charge de fauconnier du roi est do l'an 1250. Jean de Beaune exerça celte charge depuis ce temps jusqu'en 1258. Etienne Grange était maitre fauconnier du roi en 1274. Tous ses successeurs eurent la môme qualité jusqu'à Eustache de Gaucourt, qui fut établi grand fauconnier de France en 1406.

Le grand fauconnier de France avait différentes sortes de gages. Outre les gages ordinaires, et ceux pour son état et appointements, il en avait comme chef du vol pour corneille et l'entretien de ce vol ; pour l'entretien de quatre pages, pour l'achat et les fournitures de gibecières, de leurres, de gants, de chaperons, de sonnettes, de vervelles et armures d'oiseaux, et pour l'achat des oiseaux. Il prêtait serment de fidélité entre les mains du roi ; il nommait à toutes les charges de chefs de vol, lorsqu'elles vaquaient par mort, à la réserve de celles des chefs des oiseaux de la chambre et du cabinet du roi, et de celles des gardes des aires et forêts de Compiegne, do l'Aiglo et autres forêts royales. Le grand fauconnier avait seul lo droit de cotDiiietlrequi bon lui semblait pour prendre les oiseaux de proie en tous lieux, plaines et buissons du domainedeSaMajesté.

Les marchands fauconniers français ou étrangers étaient obligés, à peine de confiscation de leurs oiseaux, avant de pouvoir les exposer en vente, de les venir présenter au grand fauconnier, qui choisissait et retenait ceux qu'il estimait nécessaires ou qui manquaient aux plaisirs du roi.

Le grand maitre do Malte faisait présenter au roi, tous les ans, douze oiseaux, par un chevalier do la nation, a qui lo roi faisait présent de mille écus, quoique le grand maître payât au même chevalier son voyage à la cour de France. Le roi de Danemark et le prince de Courlande envoyaient aussi au roi des gerfauts et autres oiseaux de proie.

Si le roi, étant a la chasse, voulait avoir le plaisir de jeter lui-même un oiseau, les chefs pourvus par le grand fauconnier présentaient l'oiseau au grand fauconnier, qui le mettait ensuite sur le poing de Sa Majesté. Quand la proie était prise, le piqueur en donnait la tête à son chef, et le chef au grand fauconnier, qui la présentait de mêmeau roi.

Il portait à l'extérieur de ses armes une longe ou cordon d'où pendait un leurre.

Grand louvetier de France. Ceux qui ont attribué au roi François 1" la création de la charge de grand louvetier, vers l'an 1520, se sont trompés, puisque dès l'an 1308 il y avait un louvetier du rot, et que, dans un compte de l'année 1W>7, Pierre Hannequeau y est employé pour ses gages en qualité de grand louvetier de France, titre qui lut conservé par ses successeurs. 11 prêtait serment de fidélité entre les mains du roi, et les autres officiers de louveterie le prêtaient entre les siennes.

Diction ri. Héraldique.

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Le grand louvetier avait différents lieutenants dans les provinces, pour tenir sa place dans les chasses et battues nécessaires pour la destruction des loups, qui souvent y faisaient des ravages considérables. Comme le grand louvetier, par l'exercice de sa charge, était obligé d'être toujours à la suite de la cour, avec l'équipage du loup, pour veiller à la conservation du gibier du roi, il se choisissait des lieutenants pour le représenter dans les provinces, et il leur délivrait des commissions à cet effet.

Il portait aux côtés extérieurs de son écu deux têtes de loup de front. M. de Flammarens portait pour cimier, .au-dessus de la couronne de ses armes ,-un loup passant.

Grand queux de France. Ancien officier de la maison des rois de France, qui commandait tous les officiers de la cuisine et de la bouche ; c'étaient des. gens de qualité qui étaient pourvus de l'office de grand queux.

Cet office a été supprimé en 1490 , après le décès de Louis de Prie, et ses principales fonctions ont été réunies à l'office de grand maître.

Grand maitre des eaux et forêts de France. L'établissement de l'office de grand maître des eaux et forêts on Franco a été fait pour conservor les bois du roi et ompêcher les malversations et abus qui s'y commettaient. Comme c'était anciennement la plus belle et la plus considérable partie de son domaine, cotte charge était très-iraportanto dans le temps qu'a n'y avait qu'un seul grand maître pour tout le royaume. Il est assez difficile de démêler pourquoi son autorité s'est étendue sur les eaux ainsi que sur les forêts , puisque rien ne paraît plus opposé. Pasnuier dans ses recherches, livre h, chapitre il, sur lafin, dit, après du Tillot, qu'en vieux langage français, le mot de forêt convenait aussi bien aux eaux qu'aux forêts : quoi qu'il en soit, le pouvoir des forestiers, qui a passé aux maîtres et grands maîtres des eaux et forêts, s'étendait également sur les bois et sur les rivières. Cet offico a été unique jusqu'au règne du roi Henri III, qui destitua , en 1575 , Henri Clausse, seigneur de Fleuri, de sa charge de grand mailre des eaux et forêts de France, pour établir en sa place six maîtres généraux dans les provinces du royaume ; ce qui a été suivi de plusieurs augmentations et suppressions d offices faites en différents temps. Dans la suite les eaux et forêts du royaume furent distribuées en dix-sept départements, qui furent autant de maîtrises dans chacune desquelles il yavait des grands maîtres anciens alternatifs et triennaux, créés par édits de 1689, 1703 et 1706.

Grand maitre des cérémonies de France^ officier du roi dont la charge était autrefois annexée à celle de grand maître de la maison du roi ; elle en fut séparée par Honri III, en 1585. 11 ordonne de toutes les cérémonies, comme mariages, baptêmes, serments solennels, fits de juslice , entrées et départs des rois, reines ét autres princes , audiences publiques données par le roi aux légats,

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nonces et ambassadeurs extraordinaires des souverains, comme aussi à toutes les cours, corps et compagoiesdu royaume, assemblées d'états, Te Deum et réjouissances publiques, processions , pompes funèbres, sacres et ronronnements, rang et séances entre les rois, princes et grands du royaume , sur toutes lesquelles choses il a l'honneur de recevoir les ordres du roi ; et pour marque de son autorilé eu tout co qui regarde les cérémonies, il porte un bâton do commandement, a bout et pomme d'ivoire, couvert de velours noir, en vertu duquel il est, dans les occasions de cérémonies, aidé des gardes et autres forces de la maison du roi, pour y maintenir le bon ordre. Toutes les choses < < mine tentures, mausolées, dais et autres de cette nature, servant aux cérémonies, lui appartenaient en partie, et pour son dédommagement le roi lui accordait des granulations proportionnées. Le grand maître des cérémonies a soin du rang et de la séance que chacun doit avoir dans les actions solennelles, comme au sacre des rois, aux réceptions des ambassadeurs, aux obsèques et pompes funèbres des rois, des reines, des (M inces et des princesses ; il a sous lui un maître des cérémonies et un aide des cérémonies. Quand le grand maître, le maître ou l'aide des cérémouies, vont porter l'ordre et avertir les cours souveraines, ils prennent place au rang dus conseillers ; avec cette différence, que si c'est le grand maître, il a toujours un conseiller après lui ; si c'est le maître ou l'aide des cérémonies, il se met après le dernier conseiller, puis il parle assis et couvert, Cépée au côté et le bâton de cérémonie en main.

Deux bâtons de cérémonie» couverts de velours noir sont passés en sautoir derrière Vécu de ses armes.

Grand marécluil-dcs-logis. — Sous la première race de nos rois . il dépendait des comtes du palais ; suus la secoude , du séi léchai ; et, dans co temps-là, il portait le nom de mansionarius. Présentement , il dépend immédiatement du roi ;jil prèle serment de lidélité entre ses mains, et il le reçoit des maréchaux et fourriers-des-logis qui sont sous ses ordres, et dont les charges dépendent toutes du roi. Il a sous ses ordres, à la guerre, le capitaine des guides du roi.

Il porte un bâton garni d'or en pomme ot en pointe, semé de titan s de lis, et sur le pom- 1 1 1 oa u sont gra vées les armes de France, entourées de la légende : Grand marée hal-dcs-logis.

Ses fonctions sout de recevoir Les ordres du roi pour tous les logements de Sa Majesté, môme dans les maisons royales, pour ceux de sa maison et de toute la cour, et de les faire entendre aux maréchaux et fourriersdes-logis i de môme pour les logements, routes et quartiers de toutes les troupes de la maison du roi ; savoir , des gardos-ducorps écossais et français , des cent-suisses de la garde, du roi , des gardes de la porte, des gardes 'de la prévôté de l'hôtel, des gendarmes et chevau - légers de la garde, des deux compagnies des mousquetaires, tant

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qu'ils ont existé, et des deux régiments des gardes françaises et suisses. Il était dû au grand maréchal les présents ou vins de villes, toutes les fois que le roi y logeait.

Sous le grand maréehal-dcs-logis , y y avait autrefois douze maréchaux-des-logis, qui servaient par quartiers. Ils prêtaient sciment entre les mains du grand maréchal, de qui ils recevaient lus ordres; et, en son absence, ils les recevaient immédiateun ni du roi. Dès leur institution, ils portaient dans leurs fonctions un bâton, dont la pomme et la jointe étaient d'argent fleurdelisées d'or, les ai inrsdiiroi sur ledessus,avoc la Légende: Maréchal-des-logis du roi. Leurs fonctions étaient de faire la destination des logements, conformément à l'utilité du service et rang de chacun, sur le rapport qui |. ui était fait des lieux par les fourriers-des-logis de leur bande, ou suivant la connaissance qu'ils en avaient pu prendre eux-mème-, ; après quoi, ils en rendaient compte au grand ma- [vi hal. Ils donnaient aussi, eu son absence, les ordres pour les routes et quartiers, tant aux lieux de séjour que dans les tnarçai toutes les troupes du la maison du roi , et autres, lorsqu'elles marchaient pour la garde de Sa Majesté; lesquels ordres ils avaient l'honneur de présenter à Sa Majesté, qui les signait, ainsi que l'état des logements qu'ils taisaient dans les châteaux appartenant au roi, connue Fontainebleau, Compiègne, etc. Les maréchaux-des-logis, dont les fonctions de tout temps étaient militaires, suivaient Sa Majesté à la guerre, et ils logaieut sa personne, sa suite et toute sa maison, tant domestique que militaire, soit daus les villes, soit dans les campements qu'ils étaient soûls en droit et en possession de faire. Aux premières entrées que le roi faisait dans les villes de sou royaume, ou villes conquises, il était dû h ses maréchaux-des-logis un droit qu'ils appelaient entrées des villes, ou arcs de triomphe ; ce droit consistait en une certaine sommeque les officiers des villes étaient obligés de leur payer , et dont la moitié appartenait aux maréchaux-les-io-is, el l'autre moitié aux fourriers, au défaut de quoi les arcs de triomphe , portiques , tapisa* toutes les autres décorations leur appartenaient eu nature. En 1670, Louis XIV, voulant épargner aux villes nouvellement conquises le payement de ces droits , lit dire a ses maréchaux-des-logis et fourriers de ne rieu exiger, et pour leur dédommagement, il leur faisait payer une somme , tantôt au trésor royal, tantôt sur sa cassette.

Le grand maréebal-d es-logis porte unsmasse et un marteau d'armes passés en sautoir derrière Vécu de ses armes.

Grand prévôt de France et de la maison du roi, ou prévôt de l'hôtel. — L'état do la France publié en 1788, détaille ainsi les fonctions de ce graud officier : « U juge de toutes sortes d'affaires en matières civile, criminelle et de police, entre les officiers du roi el |>our eux, conlrecouxqui ne le sout pas, et généralement toutes les affaires où les gens de la suite de la cour sont parties directes ou intervenantes.

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« Loi seul a droit d'apposer des scellés et faire des inventaires et tous autres actes de ju-tice dans le Louvre, dans les galeries du Louvre et leurs dépendance», même dans les maisons royales qui ne sont pas éloignée» de Paris de plus de quatorze lieues , ainsi qu'il a été jugé par arrêt du conseil du 25 mars 1680. Il peut aussi informer (taBJ l'aris de tous crimes et délits particuliers, pour et contre les gens de la cour et suite du roi et maisons royales, contre les vagabonds et autres, concurremment et par prévention avec les autres prévôts.

* Quand le roi fait voyage, le grand prévôt donne ordre quo plusieurs marchands et artisans privilégiés suivent avec train de marchandises concernant leur état, pour fournir la cour de toutes sortes de choses nécessaires, lesquels sont appelés privilégié» suivant la cour, prennent lettresdelui, ctontpouvoh do tenir boutique ouverte-A Paris ou autres villes.

« Il n'y a aucun appel des instructions ni des jugements rendus par les lieutenants de robe longue en matière criminelle , dont les instructions se font parlesdits lieutenants do robe longue seuls, lesquels rapportent et jugent lesprocès criminels avec le grand prévôt, qui appelle à son choii des maîtres des requêtes ou des conseillers du grand conseil : et, en cas de voyage , avec les officiers le» plus proches du lieu où Sa Majesté se trouve, et lesditsjugcmcnts sont iutitulés : Jugements souverains, qui est un privilège accordé à la prévôté seule, par un grand nombre d'édits et arrêts du conseil d'Etat.

* Pour faire rendre la justice aux officiers de la maison du roî et suite de S. M., le grand prévôt a sous lui deux lieutenants qui sont pourvus par le roi à sa nomination, et sont reçus au grand conseil, où ils font serment.

« Ils ont six mois de service auprès (Ju roi h Versailles. Les autres six mois ils tiennent le siège de la prévôté à Paris, pour les causes dos officiers des maisons royales , pu - ilégiés et autres. Ainsi il y a toujours deux sièges de la justice du grand prévôt, l'un à Pans, pour l'expédition des causes des officiers des maisons royales et des privilégiés; l'autre à la suite de S. M., quand elle est dehors.

« La juridiction de la prévôté do l'hôtel est la justice ordinaire de la maison du roi. Pour cela, le siège de la prévôté a été, dès son établissement, dans le Louvre , afin que les officiers du roi , et ceux de sa cour et -uite, ne fussent point détournés du ser\ Ice qu'ils doivent à S. M. , ayant leur juge naturel dans la maison du roi.

« Le lieu où se tenait a Paris le siège de la prévôté, dans le Louvre, ayant été occupé par la reine-mère, ce siège lut transféré dan s le i loitre de Saint-Germain l'Auxerrois. Depm-, les officiers de la prévôté ont eu leur auditoire dans l'enclos du grand conseil.

« Les appellations ressortissent au grand conseil, en matière civile. A l'égard des maflèrtea criminelles et de polico et même des instructions, le.prévôt de l'hôtel est souverain. Les officiers de la maison du rt*1 eteeux

do la cour et suite, par privilège spécial, ont droit d'y porter leurs cause» en matières ci" vile et criminelle , puisque la juridiction a été établie pour eux et en leur laveur. »

Tous le» officiers attachés au grand prévôt do l'hôtel étaient commensaux de la maison du roi, et jouissaient de leurs droits et exemptions.

La compagnie de la prévôté de l'hôtel sont tes plus anciens juges ordinaires du royaume, établis sous Philippe 111 , en 1271, jusqu'à Charles VI, qui leur donna le titro de prévôts de l'hôtel du roi, en 1422.

Le grand prévôt prête serment de fidélité entre les mains du roi , et il était reçu au grand conseil, où il avait séance comme conseiller d'Etat; il a droit de nommer a toutes les charges qui dépendent de la sienne , et fait expédier par son secrétaire des nominations sur lesquelles le roi fait expédier des provisions, scellées du grand sceau, à ceux à qui il est absolument nécessaire d'en avoir Le grand prévôt porte deux faisceaux de terges d'or passés en sautoir, liés de cordon» d'azur avec la hache d'armes que les Romains nommaient consulaire.

Capitaines des gardes du corps. Les capitaines des gardes prêtent le serment de fidélité entre les mains du roi, l'épée au côté. Le capitaine qui fait le service reçoit dans la salle des gardes le serment des officiers et des gardes du corps nouvellement pourvus. C'étaient ces capitaines qui pourvoyaient autrefois non-seulement aux places de garde, mais encore à toutes les charges qui venaient à vaquer dans leur compagnie. Us en liraient un gros profil, quoiquo, par un règlomeut des états-généraux tenus à Blois l'an 1576, il leur eût été défendu nommément de recevoir aux états d'archer de leur compagnie aucuns qui ne fussent gentilshommes, capitaines ou soldats signalés, et sans que lesdits états pussent être vendus directement ni indirectement. Cependant cet abus avait été continué et toléré, nonobstant que les états-généraux, assemblés en liil V et 1615, eussent fait encore une remontrance sur ce sujet, et que, par le 12* article de l'édit de 1616, il eût été fait défense de vendre désormais les charges de la maison du roi. Mais Louis XIV abolit entièrement cet abus par son règlement du 30 septembre 1664, en s'attribuant à lui seul la disposition de toute» les places, tant des officiers que des simple» gardes, et ordonnant qu'ils rapporteraient les provisions

Su'ils avaient de leurs capitaines, au lieu esquelles il leur en serait délivré d'autres signées de Sa Majesté, et contresignées par le secrétaire de ses commandements avant le département de sa maison, et qu'à 1 avenir, vacation avenant desdites charges et places d'areber, il y serait pourvu par 9a Majesté amsi qu'il lui plairait. Sa Majesté dédomina -

fea en même temps les quatre capitaines de avantage qu'ils avaient de disposer desdites charges et place», et d'y pourvoir, en leur , accordant h chacun quatre mille livres par an ' d'augmentation de gages et appointements, ainsi que porte ce règlement.

Le capitaine «les gardes qui est en quartier ne quitte point le roi depuis qu'il est levé et sorti de sa chambre, jusqu'à ce que Sa Majesté j soit rentrée pour se coucher ; et alors il vient dans la salle faire appeler le guet. Le garçon du clerc du guet, tenant une torche à la main, nomme tout haut les gardes qui doivent coucher à la salle, et co capitaine ayant vu si quelque garde manque, il descend à la porte pour faire appeler le guet de la porte ; puis il est conduit chez lui. Le garçon du clerc du guet appelle aussi les douze Suisses qui doivent coucher en haut dans la même salle des gardes du corps français, en présence de l'officier dos Cent- Suisses, qui est reconduit à son logis.

Le capitaine des gardes du corps, en quartier, se tient et marche toujours immédiatement après le roi, et proche de sa personne, quoique part qu'il soit hors de sa chambre ; comme à table, a cheval, en chaise, eu carrosse, et partout ailleurs, sans que qui que eu soit doive se mettre ni passer entre le roi et lui, afin que rien ne l'empêche d'avoir toujours la vue sur la personne de Sa Majesté. Il est vrai que dans un déiilé, le roi étant à cheval, le capitaine des gardes laisse passer l'écuyet -devant lui, afin qu'il soit plus proche do la personno du roi, a cause du service.

Le capitaine des gardes qui est de quartier est toujours logé dans le château, préférablement à tous les officiers, et fort proche de la chambre du roi, si cela peut se faire commodément. 11 ne découche point du logis du roi, et là il gardo sous son chevet les clefs du château ou de la maison de Sa Majesté.

Quand le roi doit donner audience à un ambassadeur, le capitaine des gardes reçoit cet ambassndour à l'entrée do la salle des gardes, et le conduit jusqu'à la chambre, et il so lient près du balustre pendant l'audience; laquelle finie, il reconduit encore cet ambassadeur tout le longde la salle jusqu'à laporte, les gardes étant pour lors rangés en haie.

Au lit de justice, il y a uu banc particulier au-dessous des pairs ecclésiastiques, sur lequel se placent les quatre capitaines des gardes, s'ils y sont, ou du moins celui de quartier, le capitaine des Cént-Suisses et le premier écuyer : c'est ainsi qu'il s'est pratiqué à ceux du 12 septembre 1715 et du 22 février 1723.

Aux premières entrées que le roi fait dans chaque ville de son obéissance, les clefs d'argent que les ofliciers de ville viennent offrir à Sa Majesté sont mises d'abord entre les mains du capitaine en quartier, qui les remet aussitôt entre les mains du capitaine, et, en son absence, au lieutenant ou exempt de la compagnie qui se trouve présent : de plus, les mômes officiers de vdle doivent donner deux pièces de velours au capitaine et une au lieutenant, ou, on son absence, à l'officier de la compagnie.

Les gardes de la compagnie écossaise tiennent seuls les clefs des portes du chœur des églises où le roi est, comme aussi, le soir, celles du château, qu'ils vont porter à leur capitaiue, après que le roi est couché.

HERALDIQUE. GRA 456

Lorsque Sa Majesté passait l'eau dans un bac ou en bateau, il ny entrait autrefois que des seuls gardes écossais; depuis le règlement de 1665, tous les gardes y entrent indifféremment ; mais les sentinelles sont de la garde écossaise.

Les quatre capitaines des gardes du corps, français et écossais portent deux bâtons Sébène ayant les pommes d'ivoire passées en sautoir derrière Vécu de leurs armes.

Capitaine colonel des Cent-Suisses. Louis XI créa cette compagnie en 1481 ; Charles \ 1 1 1 , son fils, en fit sa garde ordinaire, et fil expédier des provisions de capitaine surintendant de cette compagnie, en cette qualité, à Louis de Manton, sieur de Lornay, le 26 février i486 : à la création, le capitaine seul était suisse; vers l'an 1575, Robert de la Marck, capitaine par commission à la place du duc de Bouillon, son père, prisonnier de guerro chez les ennemis, obtint la création du premier officier français. Le capitaine des Cenl- Suisses porte deux bâtons noirs passés de même en sautoir.

Capitaine colonel des gardes de la porte. Les gardes de la porte, les plus anciens gardes do la maison du roi, ont été réformés par ordonnance du 30 septembre 1787. (iré-

I;oirc de Tours nous apprend qu'on appelait es gardes de la porte ostiarii dans les Annales d'Eginard, secrétaire de Charlemagne; leur capitaine est qualifié maître des gardes de la jaorte; on ne peut donc douter que cette charge ne soit une des plus anciennes de la maison du roi : elle était môme si considérable , quo l'empereur Charles le Chauve ne la crut pas au-dessous du duc Boson, son beau-frère et frèro do l'impératrice Judith, auquel il la conféra avec celle do chambellan ou de chambrier. C'est Aimoin qui le rapporte en ces termes : Carolus au- i tem Bosonem fratrem uxorts ejus camerarium et ostiarium magistrum instituit

Louis XIV, par la déclaration du 17 juin 1659, par lettres patentes du 3 mai 1675, en faveur de leurs privilèges, les nomme ausst les plus anciens gardes. Par ordonnance du 8 avril 1779, cette compagnie fut composée d'un capitaine colonel, d'un major, do quatre lieutenants, do deux brigadiers et do cinquante gardes.

Par arrôt du conseil du 30 mai 1656, Sa Majesté confirme les gardes de la porte dans le droit de prendre la qualité iïécuyer.

Le capitaine des gardes de la porte porte deux clefs en puis, une de chaque côté de Vécu. I GRAPPE DE RAISIN. -Meuble do l'écu, qui paraît avec une partie de sa tige et deux feuilles, une de chaque côté; le fruit est pendant do môme qu'on le voit à la vigne.

On dit pamprée d'une grappe do raisin, lorsque les feuilles sont d'un autre émail que la grappe.

Le Courtois tfAverly — d'azur, à trois grappes de raisin d'argent. Bourgogne.

vin — d'argent, à trois grappes de raisin de sinopîe , au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or. Ile de Franco.

Le Poittevin — de gueules, à trois grappes

de raisin d'or , au croissant d'argent en cœur. Normandie.

Budé de Veraee — d'argent , au chevron de gueules, accompagné de trois grappes de raisin do pourpre. Champagne.

Longuezone — de gueules, à trois grappes de raisin d'or. Ile de France.

Croupet — d'azur, à trois grappes de raisin d'or, les deux du chef brisées d'une étoile d'argent. Maine.

Gascoing — d'argent, h trois grappes de raisin d'azur, tigées et feuillées de smople. Nivernais.

GRAPPIN. — Espèce de petite ancre à quatre becs ou pointes, dont on se servait pour prendre les vaisseaui à l'abordage.

Croquet de Guyancourt — de gueules, à trois grappins d'or. Ile de France.

Saqui de Colobrières — de gueules, au chevron d'argent, accompagné en pointe d'un grappin de même. Provence.

GOURDE. — Rare en armoiries.

Gourdon (V.) — de gueules, à cinq gourdes d'or en sautoir. Guyenne.

GRÉL1ER. — Sorte de cor de chasse.

Cillant — de gueules, au grôlier d'argent. Bretagne.

Chef du Bois — de gueules, à un grelier d'argent enguiché do gueules. Bretagne.

Kerrondault — d'argent, à un grélier, accompagné de trois hures de sanglier de môme, 2 en chef, 1 en pointe. Bretagne.

Canabert — d'argent, au grelier de sable, cantonné de trois merletles de môme, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d'argent. Bretagne.

La Chapelle — d'argent, à trois grêliers de sable. Bretagne.

GRENADE. — Meuble de l'écu, qui représente unegrenade, et parait dans l'écu comme une pomme terminée par une espèce de couronne à pointes ; elle a au milieu une ouverture oblongue remplie de grains ; sa tige et quelques feuilles sont en bas. 11 y a aussi des grenades artificielles ou d'artifice ; on doit, lorsqu'il s'en trouve dans l'écu, en désigner l'espèce.

On dit d'une grenade, ouverte, lorsque son ouverture parait d'émail différent ; enflammée d'une grenade artificielle, lorqu'elle paraît éclater; on doit spécifier si la flamme qui en sort est d'un autre émail.

La Pommeraye de Kerembar — de gueules, à trois grenades d'or. Bretagne.

Guischara de Tillières — de gueules, à trois grenades d'or. Normandie.

VÈvêque — d'azur, à trois grenades d'or, les tiges en haut, 2 en chef -et 1 en pointe.

Bonneau — d'azur, à trois grenades d'or ouvertes de gueules. Poitou.

Malrons — de gueules, à trois grenades d'or. Guyenne et Gascogne.

Granier — d'argent, à trois grenades au naturel. Guyenne et Gascogne.

Grenier — d'argent, $ trois grenades au naturel. Guyenne et Gascogne.

Hébert — de gueules, à, trois grenades d'or. Normandie.

HERALDIQUE. G RI 458

Maire — d'azur, à trois grenades d'or, ouvertes de gueules. Normandie.

Thibouit — d'azur, à trois pommes de grenade tigées et feuillées d'or. Normandie.

Croizon — d'azur, & trois grenades d'or.

Fenouillet — d'or, à trois grenades de gueules, chacune surmontée d'une étoile de même. Orléanais.

Biré — d'azur, à une branche de grenadier d'or, posée en fasces, fouillée et chargée de trois grenades de môme, ouvertes et grenettées de gueules, 2 et 1. Bretagne.

GRIFFON.— Animal fabuleux, ayant la partie supérieure de l'aigle, et l'inférieure du lion : il paraît toujours de profil et rampant , ce qui ne s'exprime point, parce que c'est sa position ordinaire.

Griffon — d'azur, au griffon d'argent. Saintonge.

Sarron des Forges — d'argent, au griffon do gueules. Beaujolais.

Lourd de Contrière — de gueules, au grif fon d'or. Normandie.

Monier de Viens — d'azur, au griffon d'or, accompagné de trois croissants d'argent.

Bicard de Joyeuse-Garde — d'or, au griffon de gueules, au chef d'azur, chargé d'une fleur do lis du champ. Provence.

Monferrand — d'or, au griffon coupé de gueules et de sinoplo. Auvergne.

Saint-Brieuc ( V. ) — d'azur , au griffon grimpant d'or.

Basire — d'azur, à une patte de griffon d'or en pal, accostée de deux feuilles do chêne du même. Normaudie.

Montels — d'azur, au griffon d'argent, armé et lampassé de gueules. Languedoc.

Cauchon-Maupas — do gueules, au griffon d'or ailé d'argent. Champagne.

Bouter eaux — d'argent, au griffon de gueules, membré d'azur. Beauvaisis.

Boche— d'argent, à un griffon de gueules volant, armé et lampassé de sable. Bretagne.

Griffi — d'azur, au griffon d'or, écartelé d'azur à une patte de lion d'or mise eu bande. Languedoc.

Bachasson de Montalhet — d'azur, au griffon d'or. Dauphiné.

Sigaud— d'or, au griffon de sable. Dau-

Meffrey — de gueules, au griffon d'or.

Daupbiné.

Grattet — d'azur, au griffon d'or. Dauphiné.

Doriac — de sable, au griffon d'or, lampassé, armé, vilené et couronné do gueules. Dauphiné.

Louvel — de gueules.au griffon d'or. Normandie.

Patris. — de gueules, au griffon d'or.

Guyenne et Gascogne.

OuifTray Vachat ~ d'azur , au griffon d'or, becqué d'argent. Bugey.

Du Crocq— d'azur, au griffon rampant d'or, armé et lampassé de gueules. Bretagne.

Brullon— d'argent, au griffon de sable.

Bretagne.

Bompar — de gueules, coupé sur argent, au griffon de l'un en l'autre. Dauphiné.

459 (*ftl DICTIONNAIRE

Vuldère — de gueules , au griffon d'or.

Isserand — d'azur, a* griftou d'argent.

Corbeil — d'argent, à un griffon de gueules rampant, lté de France.

Le Bremi — écartelé, aux I et e d'or, au griffon d'azur qui est de Breul, aux î et 3 fascé d'or et de gueules de six pièces, à l'aigle d'azur sur Je tout, couronné d'argent, qui est de Chatard. Bresse.

Ferron — d'azur, au griffon d'or.

Cerief — de sable, semé de Heurs de lis d'argent, au griffon de même. Aurergne.

Veirines — d'or, au griffon du gueules, couronné do même. Languedoc.

Du Tremblay — d'argent, au griffon de sable, au chef de même. Ile de France.

Roussel —d'or, au griffon d'azur, au chef du même, chargé de trois étoiles du champ. Aurergne.

Bérenger — de gueules , rau griffon d'or, h la bordure compouéede même. Aurergne.

Aiguebelle — d'or, an griffon de sable, mernbré et becqué de gueules, couronné du champ, ayant la queue sur le dos. Dauphiné.

Neyrieu — d'or , au griffon de gueules, empêché d'un chevron d'argent. Dauphiné.

Ilouel — d'azur, au griffon rampant d'argent, tenant une houlette de même. Berry.

Bonnefonds — d'azur, au griffon d'or, accosté de deux étoiles du même, et accompagné de deux jumelles ondées d'argent.

Normandie.

Monnier—> d'azur, à un griffon d'or, accompagné de trois croissants d'or, 1 en chef et 2 en pointe. Provence

Espinchal — d'azur, au griffon d'or, accompagné de trois épis de blé de même, posés en pal, deux en chef et un en pointe. Auvergne.

Barjot — d'azur, au griffon d'or, le franc canton rempli d'une étoile de même. Tou-

Escaliê — d'or, h un griffon de gueules, au b;Hon de sable brochant sur le tout. Provence. Arbaud — d'or , au griffon de sable, la

Salle dextre d'une aigle et la jambe senestre un lion, vêtues et écorehées de gueules. Provence.

Graiïari — de sinople, au griffon d'argent chappé du même, à doux merlettes de sable, au chef cousu de gueules, chargé d'un lion léoj >ardé d'or. Normandie.

L'Hôpital — écartelé, aux 1 et % d'axur, à deux griffons affrontés d'or, perchés sur un arbre de même, au 8 d'aznr, a la tour d'argent maçonnée de sable, bâtie sur un rocher d'argent. Guyenne et Gascogne.

Gardia~~ d'argent, à trois griffons affrontés d'azur, au chef de gueules chargé d'un croissant d'or, entre deux étoiles du même. Languedoc.

Lucas d'Emeneourt — d'azur, à trois griffons d'or.

Uoste — d'azur , à une tète de griffon > arraché d'argent. Champagne.

Tavagny — écartelé , aux i et k d'azur, à trois tôles de griffon d'or, aux 2 et 3 emmanché, fleurdelisé d'argent et de sable de l'un à l'autre. Lorraine.

HERALDIQUE. GMJ MO

Burade — d'axur, a trois pattes de grillon d'or. Touraine.

Vrouart — de gueules, h trois membres de griffon d'or) au chef de même. Cham-

Erard le Gris — d'azur , a trois pieds do griffon d'or, perchés d'argent. Normandie.

Robert — d'azur, A trois pattes de griffon d'or, He de France.

Filhol — écartelé, aux 1 et t d'azur, à trois

Jattes de griffon d'or, qui est Filhol; aux et 3 d'argent, au lion couronné de gueules, accompagné do neuf corneilles de sable, becquées et membrées de gueules, qui esl Montlezin. Guyenne et Gascogne.

GRILLET. —Grelot qui paraît en quelques écus, et plus fréquemment aux jambes des éperviers et autres oiseaux de proie.

Clatel — de gueules, à trois grillcts d'or. Lyonnais.

Le Gastelfer—d'azut, au chevron d'or, accompagné de trois griilets du môme. Ile de France.

Bretagne — d'azur, à la fasce ondée d'or, accompagnée en chef de trois griilets du même, et en pointe d'un croissant d'argent. Bourgogne.

Jourdain — d'azur, a un grillet d'argent , accompagné de deux molettes d'éperon aussi d'argent. Bretagne.

Keratry — d azur, au grillet d'argent, surmonté d'un épi en pal de même. Bretagne.

La Fruglais— d'argent, à un grillet et trois molettes do sable. Bretagne.

Kermassemant — de sinople, à trois griilets d'or. Bretagne.

Plaines — de gueules, à la fasce d'or surmontée de trois griilets de môme.

Alabal — de gueules , à trois sonnetles d'or. Berry.

Kerlec— d'azur, à dix grillcts ou sonnettes d'argent, t, 3, 2 et 1. Bretagne.

Anglure d'or, semé de griilets d'argent soutenus de croissants de gueules. Lorraine.

G HUE. — Oiseau è long bec, que l'on représente dans l'écu de profil, la patte dextre levée, donteile lient un caillou qu'on nomme vigilance.

Pellagrue ou Pellegrue — d'azur, a la grue d'argent. Guyenne et Gascogne.

Grue — d'azur, à la grue d'argent , becquée et membrée d'or. Bretagne.

Grieu — d'argent, à trois grues de sable. Normandie.

Gruères — de gueules, à une grue d'argent.

Griguette — de gueules, à une grue, le pied droit levé d'argent, tenant un caillou de même.

Lérttte — d'argent, à trois grues de sable, becquées et membrées de gueules, ayant les extrémités des ailes aussi de gueules. Auvergne.

Sénéchal — de gueules, à trois grues d'argent. Orléanais.

Gruel — de gueules , è trois grues d'ar gent. Dauphiné.

Grust — d'axur , à trois grees d'argent.

Lahnde — d'azur , a trois tôles de grues

d'or. Ile de France.

Piperay— d'argent, à trois tètes de grues de gable, au chef d'azur, chargé de trois molettes d'éperon du champ. Normandie.

GUEULES. — C est lo nom de la couleur rouge, appelée aussi brlie ou belif chez les anciens hérauts. Il vient du latin yu/rr qu'on trouve pour la première fois dans saint Bernard, epist. M, a Henri de Sens, où il dit, eu parlaut des moines de son temps : Horreant et murium rubriratns pelliculas , qua* rjulas vacant, manibus circwndare sacratis. Pour le terme de la basse latinité jgula , les uns lo fôtlt venir du mot persan gui , la rose, et celle étyinologie ne nous paraît guère probable : d'abord parce que gui signifie la rose, et point du tout la couleur rouge, et ensuite paire que le terme gula se rencontre a une époque où la première croisade seule avait eu lieu, et où les importations orientales devaient encore être fort raies dans la langue des peuples de l'Occident. D'autres le tirent du (Miru/ium, par lequel Pline désigne la cochenille; d'autres enfin, et Ménage est de ce nombre, veulent voir l'origine de ce ternie dans la couleur rouqe de la gueule des animaux. Quoiqu'il en soit de ces étymologies diverses, nulle couleur n'est plus fréquente et plus anciennement employée en armoiries. On trouve ce mot souvent répété avec azur dans la description dos joutes deChauveuey, écrite en lift, parJ.Bretex.

HERALDIQUE. MAC 4CÎ

Albtet — de gueules plein. Gascogne.

Vivier — de gueules plein. Languedoc.

GUIDON, — Sorte d'enseigne étroite, longue et fendue , ayant deux pointes ondoyantes, pendantes; elle est attachée à nn manche semblable au fût d'une lance ; ce manche s'exprime lorsqu'il est d'émail différent.

Simoneau de Choiseau — d'or, au guidon de gueules. Ile de France.

Barronnat — d'or, à trois guidons d'azur, au chef de gueules , chargé d'un léopard d'argent. Daunhiné et Languedoc.

Vattelot — d'azur, à trois guidons d'à bordés de sable, la lance d'or. Poitou.

La Chesnaye — d'azur, à trois guidons d'or.

GUIVRE. — Voy. Serpent.

Colas de Tenax — d'argent, à la guivre de gueules ; au chef du môme, chargé de trois roses du champ. Normandie.

Milan (duché de) — d'argent , à la guivre d'azur, couronnée d'or,.issante de gueules.

Bardel— de gueules, a la guivre tortillée, nouée et posée en pal d'argent , couronnée d'or a cinq rayons. Dauphiné.

Refuge — d argent à deux fasces de gueules, à deux guivres affrontées d'azur, brochant sur le tout.

Autun (V.)— d'argent, à trois guivres, enlacées de gueules ; au chef d'azur chargé de deux tètosde lion affrontées d'or. (Anciennes armes.) Bourgogne.

HACHE. — Meuble de l'écu qui représente une coignée à fendre du bois. Dans la hache d'armes, le tranchant est à dextre et la pointe h senestre. On nomme hache emmanchée celle dont le manche est d'un émail différent.

Varennes — d'or, à deux haches adossées passées en sautoir, d'azur.

Grigny — d'or, a trois haches, les deux du chef adossées de sable. Flandre.

Brie de Camprond — d'azur, à deux haches adossées d'argent. Champagne.

Rousselot — d'argent, à trois haches de sable, les deux du chef adossées. Maine.

Biel — de gueules, à deux haches d'or en sautoir.

Bruni du Tabte — d'azur, à la hache d'argent, emmanchée d'or. Originaire du Constat* Venaissin. Bourgogne.

Brun-CaHellane — d'azur, à la hache d'armes d'argent. Provence.

Matcous — de gueuloa, a la hache d'armes d'argent, au chef d'or, dentelé d'azur, h trois épées de sinople, parti d'argent à la bande (Tazur, chargée do trois fleurs de lis d'or.

Maxarin — d'azur, à une hache d'armes d'argent futée d'or, enTironnée d'un faisceau de même, lié d'argent; une fasce de gueules chargée de trois étoiles d'or, brochant sur lé tout. Originaire d'Italie.

Tranquier — d'azur, à une hache eT armes d'argent, emmanchée de sable, posée en bande, cantonnée de quatre losanges d'argont. Auvergne.

Brie — d'azur, à deux haches adossées d'argent. Champagne.

Du Bot — d'argent, à deux haches d'armes adossées de sable. Bretagne.

Acher — de gueules, à deux haches adossées d'or. Auvergne.

Bric-Sabtonniire — d'azur, a deux haches d'armes adossées et posées en sautoir.

La Soraye — d'hermine, a deux haches d'armes adossées de gueules.

Guarennes — d'or, a deux haches d'azur. Ile de France et Orléanais.

Mahé — d'argent , à deux haches d'armes de gueules, surmontées d'un croissant aussi de gueules. Bretagne.

Picart — d'azur, à deux haches d'armes passées en sautoir d'argent, et deux merlettes de même en pointe. Champagne.

Tremault — de gueules , à deux haches iTarmes en pal, au chef (Tazur chargé de trois étoiles d'or. Orléanais.

te Voyer — d'argent, à trois haches d'armes de sable mises en pal, SI an ohef et 1 en pointe. Bretagne.

Maillmc — d'azur, à troia haches d'armes d'or ; à la bordure conoponé* d'or et d'azur ,

463 HAR IMCTI0NNA1RË

On trouve ailleurs : d'azur, à trois masses d'armes d'or. Guyenne *ct Gascogne.

. Concameau (V.) — d'hermine, à trois ha- { ches d'armes de gueules, rangées en pal. Bretagne.

■■<■ Le Borgne — d'azur, à trois hachettes d'argent. Bretagne.

PÏessis — d'or, à cinq haches de sable, 3 et 2. Bretagne.

HAIE. — Clôture faite d'épines, de ronces, ou seulement de branchages entrelacés.

Guezille du Rocher — d'argent, à la haie do sable. Bretagne.

La Haye-Malaquet — d'argent, à la haie de sinoplo.

Des Haye* — d'azur, à trois haies d'or. Maine.

HALLEBARDE. — Sorte d'arme d'hast, garnie par en haut d'un fer long, large et pointu, et qui est traversé d'un autre fer en forme de croissant.

Ou dit futée de la hallebarde lorsque le manche est d'émail différent.

Crenan — d'argent, à deux hallebardes adossées de gueules. Bretagne.

Audcbert— de gueules, à deux hallebardes d'argent; au chevron d'or, brochant sur le tout. Angoumois.

Brie — d'azur, à une hallebarde d'argent futée d'or, au chef cousu de gueules.

Bresse et Bugey.

Chapuii — d azur, à trois hallebardes rangées en pal d'argent, au chef consu de gueules, chargé de trois étoiles d'or.

HAMÉIDE. — Pièce faite en forme d'une tierco alaisée et chanfreinée; elle est rare en armoiries.

Les auteurs sont partagés sur l'étyraologie de ce terme. Les uns croient que le mot haméide vient d'une famille de ce nom, en Angleterre, qui porte pour armes une fasce d'azur alaisée de trois pièces en champ d'or; cette fasce, au sentiment d'Upton, représente une étoffe découpée. D'autres disent que c'est une barrière à jour de trois pièces, semblable à celles qui traversent les grands chemins, pour faire payer le droit de péage. D'autres enfin croient que la haméide représente un chantier propre à soutenir les tonneaux dans les caves , lequel on nomme hames en Flandre, mot emprunté de hama ou hamula, qu'on a dit dans la basse latinité pour signifier un vase à mettre du vin.

La Haméide de Jiieuloij — d'or, à la haméide de gueules. Pays-Bas.

Boudin de Salone — d'azur, à la haméide d'or, accompagnée de trois macles du même. Lorraine.

Auberticourt — d'hermine, à une haméide de gueules. Pays-Bas.

HARPE. — Meuble rare en armoiries.

Touchar — d'azur, à la harpe d'argent.

Orléanais.

Arpajon — do gueules, à la harpe d'or. Auvergne.

David d" Allons — d'azur, à la harpe d'or. Daupniné.

Du Perron — d'azur, au chevron d'argent accompagné de trois harpes d'or.

HERALDIQUE. BEA 404

Irlande (royaume d') — de gueules, a une harpe d'or.

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