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grand-croix, l'écusson accolé sur une croix d'or, à huit pointes boutonnées par les bouts et un ruban large, couleur de feu, autour du» dit écusson , avec ces mots Bellicat virtutis prœmium, écrits sur le ruban, auquel sera attachée la croix dudit ordre; les commandeurs de même, à la réserve de la croix sous l'écusson; et, quant aux simples chevaliers, il leur est permis de faire peindre ou graver au bas de leur écusson une croix dudit ordre, [attachée d'un petit ruban moiré aussi de couleur rouge ». Le roi a supprimé par un édit, en 1779, les officiers de cet ordre ; en conséquence de cet édit, les sceaux ont été remis a monseigneur le garde des sceaux de France; le même édit établit seulement trois officiers par commission, qui sont : le secrétaire-général greffier, intendant et garde des archives, le trésorier et l'huissier. D'après une ordonnance du roi, du mois de mai 1781, on n'admettait plus personne en qualité d'officier dans les troupes, sans avoir préalablement fait preuve de quatre générations de noblesse -paternelle, les enfants des chevaliers de Saint-Louis étaient exceptés de cette règle; le plus ancien chevalier jouissait d'une pension de mille livres.
Ordre du Mérite militaire. L'ordre du Mérite militaire a été institué par Louis XV, le 10 mars 1759, pour récompenser les officiers de la religion protestante qui servent en France. II est composé d'un grand-croix, de quatre commandeurs, et d'un nombre indéterminé de chevaliers. La marque distinctive de cet ordre est une croix d'or émaillée, à huit pointes pommettées d'or, anglée de quatre fleurs de lis d'or ; chargée au centre d'un écusson de gueules, représentant une épée en pal, la pointe en haut, et environnée de cette légende : Prorirtute bellica; au revers est une couronne de laurier avec ces mots : Ludovicus XV instituit 1759. Les grandcroix et les commandeurs la portent attachée à uu largo ruban gros bleu uni, placé en écharpe; les grand-croix portent en outre la croix urodéo en or sur l'habit et le manteau. Les chevaliers la portent à la boutonnière de l'habit, attachée a un petit ruban bleu uni.
Ordres militaires ci hospitaliers de Saint- Lazare et de Notre-Dame de Mont-Carmel réunis. L'ordre de Saint-Lazare a été institué à Jérusalem par les chrétiens d'Occident, vers l'année 1660, pour recevoir, secourir et protéger les pèlerins qui venaient visiter les saints lieux, et particulièrement pour soigner les lépreux. Les chevaliers de cet ordre vinrent s établir en France vers le milieu du siècle suivant, sous le règne de Louis VU, dit le Jeune, qui leur donna la terre de Boigny, près d'Orléans, pour y faire leur résidence et y tenir leurs chapitres. Us furent confirmés et mis sous la règle de Saint-Augustin par le pape Alexandre IV; la bulle est datée de Naples, du 11 avril 1255. Plusieurs papes, et particulièrement Pie V, Paul V, leur ont accordé le privilège dé posséder des pensions sur toutes sortes de bénéfices ; ce privilège a été confirmé par un arrêt du grand conseil , daté du 1" mars .
DICTIONNAIRE lIKRALRUjUE.
6C1 ORD DICTKXNNAIRE
1698. — L'ordre do Notre-Dame do Monl- Carraei a été institué par Henri IV, en 1G07. Il lut uni à celui de Saint-Lazare le 31 octobre 1608. Lo roi est protecteur do l'ordre; Monsieur, frère du roi, en est le grand maître, et est chef général. Par le premier règlement, en date du 31 décembre 1778, Monsieur ordonna qu'on ne pourrait être admis dans lesdits ordres qu'après avoir prouvé, par titres originaux, huit générations de noblesse paternelle et militaire, non compris le récipiendaire, sans aucun anoblissement connu, et sans être activement au service du roi, au moins dans le grado de capitaine en second dans les troupes de terre, ou d'enseigne de vaisseau. Les gentilshommes de race noble et militaire qui servaient le roi en qualité de ministres dans les cours étrangères, étaient dispensés de grade miltlitaire. Les commandeurs ecclésiastiques étaient tenus do prouver qu'ils étaient de race noble et militaire, et que leur père avait servi au moins vingt ans, ou qu'il avait été tué au service du roi. Les mômes règlements divisaient les chevaliers en deux classes; la première était composée des commandeurs ecclésiastiques, des ministres du roi dans les cours étrangères, et de tous ceux qui étaient revêtus du grade de colonel ou de capitaine de vaisseau, et des grades supérieurs; et la seconde, de ceux qui avaient le grade audessous de colonel ou de capitaine de vaisseau. La croix de l'ordre est d'or, h huit pointes émaillées de pourpre et de vert alternativement, bordée d'or, anglée de quatre fleurs de lis du même; ayant au centre, d'un côté l'image de la Vierge entourée de rayons d'or, et de l'autre la résurrection de Lazare : les chevaliers la portent suspendue au col par un large ruban vert. Ceux de la première classe la portent encore brodée sur lo côté gauche do leur habit, en paillons d'or vert, entourée de paillettes d'or, et surmontée au milieu d'une petite croix d'argent ornée de Ja devise rAtavis et armist écrite en lettres d'or; ceux de la seconde la portent brodée en soie verte, également surmontée d'une petite croix d'argent, avec la môme deviso. Tous les chevaliers ont le droit de faire peindre ou graver leur écusson, accolé sur une grande croix à huit pointes, de coulour pourpre et verte, entourée du collier de l'ordre, qui est une chaîne de perles d'argent chargée du double chitfro S L et M A d'or, places à distances égales et séparés de même jwr des doubles palmes de sinople en sautoir ; l'un des chiffres S L soutenant la croix de l'ordre. Le second règlement, du 21 janvier 1779, attachait d'uno manière particulière l'ordre de Notre-Dame de Mont-Carmel aux élèves de l'école militaire ; il tixait au nombre do trois par an ceux des élèves qui étaient reçus dans cet ordre ; Monsieur les choisissait parmi les sujets qui étaient dans le cas d'entrer au sorvico du roi; ils avaient une pension de 100 livres sur h- trésor de l'ordre, en sus de cello de 200 livres qu'ils avoient de l'écolo militaire; ils perdaient . cette pension en quittant le service. Si un
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de ces nouveaux chevaliers faisait à la guerre quelque action d'éclat ou d'intelligence, attestée par le général et par le ministre de la guerre, et jugée telle par Monsieur, il était reçu sans autres preuves chevalier de l'ordre de Saint-Lazare; et la réunion des deux croix, qui n'avait lieu que dans ce seul cas, était une altestatiou de sa gloire. Il n'y avait que les chevaliers reçus depuis ce règlement, qui fussent appelés à participer aux grâces qu'il leur accordait ; il fallait prouver quatre degrés de noblesse paternelle pour être reçu chevalier de Notre-Dame de Mont-Carmel. La croix de Tordre est à huit pointes émaillées de pourpre et de vert, bordée d'or, anglée de quatre fleurs de lis de même ; il y a dans le milieu, d'un côté, l'image de la sainte Vierge, et de l'autre un trophée orné de trois fleurs de lis. Les chevaliers la portent suspendue à la boutonnière de leur habit, par un ruban cramoisi.
Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou de Malte. Il a été fondé par Gérard, de la ville de Martigues en Provence, en l'année 1099. Les fonctions des religieux do cet ordre étaient de soigner les malades d'un hôpital que les marchands de la ville d'Amalii, dans le royaume de Naples, avaient fondé à Jérusalem, sous la protection de saint Jean-Baptiste : c'est ce qui leur donna le nom de frères hospitalier» de Saint-Jean de Jérusalem. Raimonddu Pui, gentilhomme provençal, successeur de Gérard, fut le premier grand maître de l'ordre ; c'est lui qui donna une règle aux frères ; elle fut approuvée par le pape Calixte II, l'an 1120. Du Pui sépara l'ordre en trois classes : la première fut composée dos nobles, qu'il destina à la profession des armes pour la défense de la foi et la protection des pèlerins ; la seconde, dos prôtros et chapelains pour faire l'oflico divin et servir d'aumôniers dans les armées; et la troisième des frères servants, Jqui furent aussi destiués à faire la guerre. Après la perte entièro de la terre sainte, les frères hospitaliers et militaires de Saint-Jean de Jérusalem se retirèrent dans l'Ile de Chypre, ils l'habitôront environ dix-huit ans. Ils prirent riie de Rhodes sur les Sarrasins l'an 1309, et ils s'y établirent; ils se qualifièrent alors du titre de chevaliers de Rhodes. Soliman ayant l'ail la conquête de cette île en 1322, les chevaliers se retirèrent en Italie, de là dans l'Ile de Malte, qui leur fut donnée par l'emporeur Charles-Quint, l'an 1530; ils prirent alors le nom do chevaliers de Malte. Les chevaliers donnent au grand maftro de l'ordre le titre d éminence, et les sujets de l'Ile celui d'altesse. — L'ordre de Malto est composé do neuf langues ou nations, savoir: Provence, Auvergne, France, Italie, Aragon, Allemagne, Caslille, Angleterre et Bavière. Chaque langue a plusieurs grands prieurés et bailliages capilulaires. Chaque grand prieuré a un nombre de commanderies ; les commanderies sont ou magistrales, ou de justice, ou do grâce. Les magistrales sont celles annexées à la grande maîtrise ; il y en a une dans chaque graud prieuré. Lea corn-
nianderies do justice sont celles qu'on a par rang d'ancienneté, ou par améliorisseroeiît. Los coin mande ries de grâce sont celle* dotit le grand maître et les grands prieurs ont droit de disposer. On ne peut posséder aucune commanderle sans être chevalier proies, c'est-à-dire sans avoir fait les trois vœux d'obéissance, de chasteté et de pauvreté. Pour être admis chevalier de Malte, il faut avoir prouvé quatre degrés de noblesse. Les frères servants d'église et les servants d'armes ne font point de |wvuves de noblesse, mais ils doivent être issus d'une famille honnête et ancienne dans la bourgeoisie. On est reçu, ou chevalier île majorité, ou chevalier de minorité, ou page du grand maître. Les chevaliers de majorité sont eeux qui, suivant les statuts, sont reçus à l'âge de 10 ans accomplis. Les chevaliers de minorité sont ceux qui sont reçus au berceau, ce qui ne |>eut se faire sans dispense du pape. Les juges du grand roattre sont reçus à râgo de 12 ans et Te servent jusqu'à celui de 15. La marque distinctive de l'ordre est une eroix d'or à huit pointes, émaillée de blanc. Les chevaliers la portent attachée à la boutonnière de leur habit par un ruban noir moiré. Les baillis, les commandeurs et les chevaliers profès portent encore une croix de toile blanche cousue sur le côté gauche de leur habit. Leurs armoiries sont aceollées sur une croix à hautes pointes, entourée d'un chapelet au bas duquel est encore attachée la croix de l'ordre.
Confrérie de Saint-George$. Elle a été instituée dans le comté de Bourgogne, l'an 18W, par Philibert de Molan, seigneur en partie de Rougeniont. Il en fut le premier chef, sous le titre de bâtonnier; les confrères prennent leur rang selon l'ordre de leur réception dans la confrérie, sans égard aux dignités dont quelques-uns d'entre eux pourraient être revêtus; ils font vœu de s'aider mutuellement s'ils sont faits prisonniers, et de veiller aux intérêts des veuves et des orphelins, auquel effet on nomme chaque année des commissaires pendant l'assemblée générale. En 1569 on ajouta aux anciens statuts, que les confrères feraient serment de vivre et de mourir dans la religion catholique et dans l'obéissance et soumission dues à leur légitime souverain; et l'on donna au bâtonnier le titre de gouverneur. Cette société a eu pendant un temps le nom de Confrérie de Rougemont, parce que Philibert de Molan la fixa dans ce pays-là, en 1431. Ses assemblées se tenaient ci-devant dans l'église des Grands-Carmes de Besançon. Les membres de cette association doivent faire preuve de seize quartiers de noblesse ; leur marque distinctive est un Saint-Georges à cheval, perçant de sa lance un dragon, le tout d'or et attaché à la boutonnière de leur habit par un ruban bleu céleste moiré.
. Ordre de Saint-Hubert de Bar. 11 fut fondé en 1416 par Louis, cardinal duc de Bar, pour la ^noblesse de ses états, qui devait faire preuve, pour y entrer, de cinq degrés. Les
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nobles du duché de Bar n'étaient point astreints h |iayer le droit de passage, qui est de trois mille francs pour les chevaliers étrangers à cette province. Los privilèges de cet ordre furent confirmés par Louis X.V, et par Louis XVI en 1786. Ses fonds étaient affectés à des actes de bienfaisance ou des fondations pieuses. La condition principale est de professer la religion catholique; la décoration est une croix pâtée d'or, émaillée de blanc, avant au centre un menai Hou de sinople chargé d'un Saint-Hubert à genoux, adorant une croix dans les bois d'un cerf, et au revers se trouvent les armes du duché de Bar; chaque médaillon entouré d'un cor de chasse : cette décoration ost suspendue à un ruban vert liseré de ponceau.
Ordre de l'Etoile. L'ordre de l'Etoile ou l'ordre de Notre-Dame de la Noble Maison, est un des plus anciens dont notre histoire fasse mention. On a la lettre circulaire que le roi Jean écrivit aux seigneurs qu'il avait désignés pour recevoir cet ordre. Ce fut au palais de Saint -Ouen ou de Clichy, près Paris, que la cérémonie de cette institution fut célébrée, au mois d'octobre 1351. Les chevaliers devaient porter une cotte blanche, et par-dessus un manteau vermeil fourré de vair, à la différence du roi, dont le manteau était fourré d'hermine ; ils devaient porter une étoile d'or brodée sur le mantelet ; le collier était un tortil de chaînons d'or à trois rangs, entrenoués de roses d'or, alternai! veinent émaillées de blanc et de rouge. Au bas, pendait une étoile d'or. La devise était : Mvnrtrant regibus astra viam. Cet ordre tomba dam l'avilissement par le trop grand nombre de chevaliers qui y furent admis. 11 fut entièrement supprimé sous le règne de Charles V1U.
Ordre àe ta Toison d'or. L'ordre de la Toison d'or est un ordre militaire, institué par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, eu 1420. Il aj pris son nom de la ligure de la toison d'or que les chevaliers portent au bas d'un collier composé de fusils, de pierres à feu et de cailloux étincelantsde flammes, avec ces mots : Ante ferit quant fleuima navet ; et pour devise : JVefium non vile laborum. Les historiens ne conviennent point du motif qui porta ce prince à fonder un ordre de chevalerie sous ce uom ; ce qui est certain , c'est qu'il l'institua dans la ville de Bruges, le jour de son marioge avec la princesse de Portugal. Le nombre des chevaliers ne devait être que de 31 , Cliarles-Quint le porta à 51 ; aujourd'hui il est illimité. L'habit de cérémonie est un grand manteau de velours cramoisi doublé de satin blanc ; le manteau ouvert du côté droit est retroussé sur le bras gauche ; dessous le manteau une robe de toile d'argent ; la tête couverte d'un chaperon, tel l qu'on le portait à l'époque de la fondation ; il est de velours violet. Les bords du manteau sont ornés d'une broderie d'or qui représente le grand collier. Le roi d'Espagne ost chef et grand maître de l'ordre, comme héritier de la maison de Bourgogne : l'empereur fait aussi des chevaliers comme prétendant aux mêmes droits.
Ordre de la Jarretière. L'ordre de la Jarretière est un ordre militaire, institué en 1350 par Edouard tll, roi d'Angleterre. Cet ordre est composé de 26 chevaliers ou compagnons, tous pairs ou urinces, dont le roi d'Angleterre est le chef ou le grand maître. Ils portent a la jambe gauche une jarretière do velours bleu garnie de perles et de pierres précieuses, avec cette devise brodée : Honni soit qui mat y pense. L'ordre de la Jarretière est sous la protection de saint Georges, patron titulaire d'Angleterre. L'assemblée ou chapitre se tient au château de Windsor, dans la chapelle de Saint-Georges, où l'ordre entretient un doyen , douze chanoines et des sous-chanoines avec 20 pensionnaires ou pauvres chevaliers. L'habit de cérémonie des chevaliers est la jarretière , avec une ooucle d'or, qu'ils doivent porter tous les jours. Aui fttes solennelles, ils ont un surtout, un manteau, un bonnet de velours, un collier composé de la représentation de In jarretière, avec une rose emailléc dans le milieu : ces jarretières sont entremêlées de nœuds faits de cordons d'or avec des houppes, au bas du collier pend l'image de saint Georges, armé de toutes pièces sur un cheval émaillé de blanc. Cet ordre est, de tous les ordres de chevalerie séculière, le plus ancien et le plus illustre. A la tin du xviu* siècle , il comptait depuis son institution huit empereurs , vingt-huit rois étrangers outre un très-graud nombre de princes souverains. On varie sur son origine ; les uns prétendent qu'Edouard l'institua en l'honneur de la comtesse de Salisbury, qui en dansant, laissa tomber sa jarretière, que le roi ramassa; d'autres veulent que ce soit en mémoire [de la fameuse victoire remportée sur les Français à la bataille de Crécy, parce que, disent-Us, le roi donna le signal du combat en déployant sa jarretière. Le nombre de chevaliers est toujours resté de 26, y compris le roi d'Angleterre, qui eu est le chef. L évéque de Winchester est prélat de l'ordre ; celui de Salisbury se prétend chancelier, et le doyeu de >\ iudsor a toujours fait les fonctions de grenier.
Ordre de l'Annonciade. L'ordre militaire de l'Annonciade en Savoie, doit son établissement à Amôdée, comte de Savoie, qui l'institua en 1353. Cet ordre fut d'abord appelé ordre du Collier, et porta ce nom jusqu'au règne de Charles 111, qui, ou 1516, lui donna celui de l'Annonciade, et lit représenter dans la médaille qui pend au bas du collier, l'Annonciation de la sainte Vierge. 11 voulut que le collier fut d'or, du poids de 200 ôcus, composé dos lettres F. £. K. T. entrelacées de lacs-d'amour et séparées de
guinze roses d'or, dont sept éniaiJlées de lauc, sent de rouge, et celle d'eu bas, partie de blanc et de rouge ; le collier bordé de deux épines d'or; et qu'au uas du collier, il y eût la représentation du mystère de l' Annonciation dans un cercle formé de trois iacs-d'ainour. Les assemblées de cet ordre doiveut se tenir en la chartreuse de Pierre Chai cl un liugcy . Aujourd'hui elles se tien**
HERALDIQUE. OKD âtf
nent dans l'ermitage de Camaldoli, sur la montague de Turin.
Ordre Teutonique. L'ordre Teutonique fut établi dans la Palestine, vers l'année 1190, en faveur des pauvres Allemands qui faisaient le voyage de la terre sainte. Ce furent d'abord des moines qui devinrent bientôt des conquérants. Le jwpc Calixte 111 continua leur institut, et accorda aux Hospitaliers tculouiques tous les privilèges dont jouissaient les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Il leur donna pour habillement un manteau blanc, chargé au OÔté gaucho d'une croix |>attée de sable. Conrad, duc de Souabe, appela les frères Teuloniques en Prusse vers l'année 1230, pour soutenir les chevaliers de Dobriin, qu'il avait fondés, et leur assigna en pleine propriété tout le territoire de Culon. Us devinrent exUèmemeiU puissants, conquirent la Prusse et soumirent la Livonie. Leur nom de frères se changea en celui de seigneurs, et les grands maitres exigèrent les honneurs qu'où rend aux plus grands princes. La division s'était déjà mise dans l'ordre, lorsqu'Albert, marquis de Brandebourg et grand maître, quitta la religiou romaine, renonça à sa diguité de grand maître, soumit la Prusse et en chassa les chevaliers qui ne voulurent pas imiter son exemple : ceux-ci se retirèrent à Mariendal en Franconie, qu'ils possédaient encore a la tin du xviu' siècle. Le prince Charles de Lorraine était alors rand maître do l'ordre. La marque de l'orre est une croix potencée de sable, chargée d'une croix tleurdelisée d'or, surchargée en emur d'un écusson d'or à l'aigle éployée de sable, becquée et membrée de gueules. La croix de sable fut donnée à l'ordre par l'empereur Henri VT ; l'aigle impériale par l'empereur Frédéric 11 , et les tleurs de lis qui terminent la croix d'or, parle roi saint Louis. Celte croix est attachée à une chaîne d'or.
Ordre de Suint- André. L'ordre de Saint- André ou du Chardon et de la Mue, fut, selon toutes les apparences, institué par Jacques V, roi d'Ecosse, en 1534. Les olievaliers n'étaient qu'au nombre de douze ; ils portaient pour marque les jours de oécémonies, un collier composé de chaînons fait eu forme de chardon, avec son feuillage entremêlé de fouilles de rue, et au bas, une médaille d'or avec I image de saiut André. Les autres jours, ils portaieut cette médaille attachée à un ruban vert en écharpe : sur leurs habits ils avaient un chardon en broderie , entouré d'un cercle d'or, avec cette légende ; iVewo me i mu une lacesset.
Ordre de l'I'lephant. L'ordre de l'Eléphant est un ordre militaire fort ancien et fort honorable , que confèrent les rois de Baneniark et dont ou attribue l'institution à Christieru, vers l'an 1478. La marque de cet ordre est une chaîne d'or à laquelle pend un éléphant émaillé de blanc, le dos chargé d'un château de gueules maçonné do sable, le tout posé sur une terrasse émaillôe de fleurs.
L'ordre de l'Aigle blanc, eu Pologne, fut institue, selon quelques-uns, par Uladis-