HISTORIQUE ET BIOGRAPHIQUE
A. 1 . En 1850 et 1851, marque de monnaie sur les pièces fédérales de 1 et 2 cent.. '/%. 1. 2 et 5 francs, placée au revers, sous la guirlande, indiquant qu'elles ont été frappées à l'Hôtel des Monnaies de Paris. — L. Coraggioni : Mùnzgeschichte der Schweiz, 1896, p. 30, 32, PI. III. — BSA* Vil. 1888, p. 172 et s
2. Marque de monnaie sur des pièces frappées parla ville de St-Gall. désigne le maître monnayeur H.-C. Anhorn, 1 7 1 4-36 (voir ce nom).
3. Désigne, sur des médailles et des sceaux, des travaux du graveur Jean Aberli (1774-1851) de Winterthour (voir ce nom). [B. Hahn.]
A ou AA, dans la Suisse orientale ACH. C'est le nom d'une quantité de cours d'eau, petits ou grands, dans le nord-est et le centre de la Suisse; il a passé souvent dans l'appellation des localités riveraines et dans plusieurs noms de famille : « von Aa, zu der Aa », etc. Moyen haut allemand ahe, vieux haut allemand aha, gothique ahiva. fleuve, rivière, rapport le plus ancien avec le latin aqua. Souvent il n'est pas réellement nom propre, mais employé simplement dans le sens de « rivière du pays », « Landwasser », pour désigner le cours d'eau par excellence, xar' è£o%r]v. Ainsi la rivière sortant du lac de Zurich, jusqu'à son confluent avec la Sihl, s'appelait dans la ville de Zurich, jusqu'au XIXe siècle, Aa preuve en soit cette citation tirée de la Zûrcher Chronik 1336- 1446 : «la rivière qui traverse Zurich et qui s'appelle A ; elle sort du lac de Zurich et se jette dans la Lindmag et cette même Lindmag lui enlève le nom d'A où finit la ville». On trouve A déjà dans les documents en 1272; ennent A, 1285 et 1289: fluvius qui dicitur du A (Â), 1303: le cours d'eau qu'on appelle l'A. Par analogie, ainsi que le prouve le nom de la localité glaronnaise Ennenda (== ennent A), la Linth a dû être appelée autrefois simplement Aa. En 1309, la Lorze apparaît aussi comme Aa; de même à Aadorf (886 Ahadorf) le nom généralement adopté pour la Lùtzelmurg était « Aa ». Ces doubles appellations se sont en partie conservées jusqu'à nos jours. Les deux sources de la Glatt s'appellent jusqu'à leur embouchure dans le Greifensee Aa ; par contre, la rivière qui sort du lac de Hallwil porte le nom d'Aa, pendant que le cours supérieur est dénommé Ron et le cours moyen Wag (entre les lacs de Raldegg et de Hallwil). A une époque toute récente, et d'abord d'une manière facultative, les cours d'eau portant le nom d'Aa ont été désignés d'une façon plus précise par un complément de lieu : l'Aa de Steinen, de Wâggital, d'Engelberg, de Sarnen Dans les mots composés anciens Aa s'écrit aujourd'hui généralement -ach (ce qui prête facilement à confusion avec les noms provenant du latin -fij acu) et se prononce en dialecte -i ou -a : Wutach, Goldach, Stei-
dhbs — 1
nach,Egnach, Salmsach, Uznach ; on rencontre plus rarement, la forme en -a : Muota. Des confusions postérieures de «-ach» avec « -bach » ne sont pas rares : le Rotbach appenzellois en 1323 : Rotac/i ; en 1061 et dans les Casus Sancti Galli : Rota ; Weissbach, encore en 1323 : Wissach. Aa se trouve aussi en combinaison avec -bach : Aahach près de Horgen. — JJZ 4-8. SI 1, p. 63. — USt G 3. [Dr K. St.]
A, AA ou AH (C. Nidwald) Emplacement d'un château à Oberdorf près de Stans, sur le Gisiflùeli. On y distingue encore le tracé du mur d'enceinte Ce nom nous est transmis par le premier rentier du couvent d'Engelberg, de 1184-97 environ, établissant qu'un cheval de l'abbé devait y être entretenu annuellement pendant quinze jours. Ce château a déjà été détruit ou abandonné au commencement des guerres d'émancipation, car un acte de 1347 permet de conclure qu'il n'existait déjà plus à cette époque Ce château a certainement été le berceau de la famille autrefois très importante des chevaliers von Ah (voir ci-dessous). [Al. Truttmann.1
A ou AA, von, aussi zer A et zu der AHE. Ministériaux du couvent de Murbach, puis des Habsbourg. Ils tirent leur origine, sans aucun doute, du château du même nom, et ont aussi joué un certain rôle à Lucerne. Nous mentionnerons : 1. Arnold qui, avec Henri de Malters, maire de Stans, tenait en fief en 1209, des pâturages à Elismatt, Fallibach et Wiesenberg qui passèrent en 1213 au couvent d'Engelberg. Arnold était alors déjà mort. — 2 Arnold, premier bailli d'empire à Uri ; l'empereur Henri VII libéra par un acte émis à Hagenau, en Alsace. 26 mai 1231, les gens de la vallée dTri du pouvoir des comtes de Habsbourg comme gaugraves et promettait de ne jamais les détacher de l'Empire. Le bailliage est dès lors exercé au nom de l'empereur, et comme premier bailli figure fidelis noster Arnoldus de Aquis. — Voir UZ I, 1888, p 344. - 3. Walter, mentionné 1256-75, à partir de 1257 comme chevalier. [Al. Truttmann.]
Une branche de la famille se transplanta à Lucerne et y fit partie du Conseil. A mentionner: 1. Rodolphe, depuis 13-22 bourgeois de Lucerne, ammann 1325, 1338, 1340-42, tient avec sa femme, Catherine de Rramberg, 1313-30, la Kreuzmatt de Lucerne, en fief du chapitre de Si-Léger. — 2. Jost zer A, petit fils de Rodolphe hospitalier de Lucerne 1419-22 - 3. Jean, du Grand Conseil 1431, le dernier porteur du nom connu à Lucerne. Les armoiries de la famille ne sont connues que par des sceaux de la branche de Lucerne ; elles portent : d'argent à un écureuil de gueules, issant de trois montagnes de sinople. [P. x. W.i
Une branche de cette vieille famille de chevaliers, de-
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venue paysanne, était établie dans l'Unterwald. Dans le Nidwald apparaissent déjà en 1315 Jacob ze di r Ahe h sun lils Henri parmi les personnalités dirigeantes. Ce dernier se nomme en 1325 von Aa. L'obituaire de Wolfenschiessen contient de nombreux noms de cette
famillr des XIVe et XV* siècles; sore en 1607-09 un
porte-drapeau si' nommait Kaspar von A, huissier. Une branche il'' cette famille paraît s'être transplantée dans l'Obwald où elle compte, aujourd'hui encore, d'assez nombreux représentants à Sachseln et à Schwândi. Mu 1ii.">ii, nous voyons liuii membres de la famille von Ah prendre pari à la guerre de Vilmergen, dans le contingent d'Obwald. En (but partie : 1. Ilwsu qui, en 143V, doit 5 11. au trésor cantonal pour le domaine First am Sachslerberg. — 2. 1505-1506, Walteb est bailli des
libres bailliages. Son sceau porté un A entre trois étoiles qui constitue encore aujourd'hui les armoiries de sa famille. — 3. 1525 un Ctispar von Ali et sa mère. Anna de Iialmenschwand, sont redevables de 'Ogros pfennings au trésor cantonal pour le domaine deFôdi prés Vraisemblablement maître d'école, il a joué un rôle important dans l'administration de la région et paraît, de 1532-1556, presque chaque année à la l)iète. Il fut, pendant bien des années, secrétaire cantonal et percepteur d'impôts à Mendrisio. Une lettre du 6 janv. !53i nous le représente comme «un compagnon très instruit, bien versé dans quatre langues, et en même temps un homme de bon appui en toutes circonstances». Vers la fin de sa vie, il devint percepteur de Locarnoet, comme tel, s'éleva avec force, en 1549, contre le préjudice que lui causaient les cortèges de mai et l'usage de faire grâce des amendes à cette occasion. Lors de sa retraite, en 1556, le député d'Unterwald demanda pour lui une pension lui octroyant jusqu'à sa mort la moitié du revenu d'un percepteur de Locarno. — 4. 1533 Wâlti est juge à Sarnen. — 5. 1547 le capitaine Stoffel paraît en justice. — 6. Melrhior est huissier cantonal de 1560-64, et devient secrétaire cantonal en 1564. Il est également du conseil et, le 27 mai 1560, député à la reddition des comptes des 3 cantons protecteurs d'Engelberg; député également le 25 juin 1563 pour une session analogue à Lugano. Sa réputation d'intégrité n'était pas intacte. Dans les années 1550 à 1560, il faisait partie des têtes chaudes qui, en raison de leur politique religieuse agressive, causèrent maint embarras au gouvernement (voir Durrer: Landamm. Heintzli dans le JSG vol. 23). — 7. 1588 Hans était juge pour Sarnen. 1590 « Teilenvogt » et conseiller pour Schwândi; de 1594 à 1616, il fut à maintes reprises vice-landammann ; comme député, il représenta son canton aux diètes de Baden en 1601, 1602, 1603, 1605, 1606, 1609 et à Lugano en 1596 et 1606 ; de même à Weggis, à la conférence des V cantons, le 26 avril 1600. — 8. André devient paroissien à Giswil en 1596 et représente cette juridiction ecclésiastique au tribunal en 1601. — 9. Jost est, le 28 juin 1599, député à la reddition des comptes à Engelberg et assiste, en juin 1600, à la conférence des VII cantons, à Lucerne. — 10 Jean, * le 16 nov. 1627, prêtre 1651, sulTragant à Lungern 1652 à 59, chapelain au Stalden. Il prit part comme second aumônier à la guerre de Vilmergen en 1656 et fut curé de Wolfenschiessen de 1659-1693. Dès son entrée en fonctions, il lit agrandir et restaurer l'église et construisit une chapelle de Lorette. Il s'adonna avec zèle au développement de l'instruction et fut le promoteur de la construction d'un nouveau bâtiment d'école. Transféré le 17 oct. 1693 à la cure de Kerns, il y mourut le 28 sept. 1698. Il fut aussi protonotaire apostolique. Son sceau porte comme cimier un écureuil assis qu'il a évidemment repris des armoiries de la vieille famille de Lucerne. — 11. Jean Melchior f 1755, devint prêtre après la mort de sa femme Eva v. Flùh ; ses deux fils l'assistèrent à sa première messe. Fut maître d'école à Sachseln de 1745 jusqu'à sa mort. — 12. Jean Jos. Ignace * 1715 à Sarnen, 1742 chapelain à Sion, f 1747. — 13. Jos Ignace * à Sachseln en 1739, f 30 août 1803 à Zurzach, fit ses études à Milan et à Rome et devint docteur en théologie en 1772 et protonotaire apostolique en 1X00. — 14. Beat Joseph, frère du précédent, né à Sachseln 1735 -j- 19 mai 1806 à Sachseln. 11 devint chapelain de Mosnang en 1760. chapelain de Itorschach en 1763 et en mai 1777 curé à Berg d'où
il démissionna en 1799. — 15 Jos. Ignace* à Sachseln h' 15 déc. 1834, prit les ordres le 9 août 1K77: dort. 1857 à nov. 1859, il fui vicaire à Berne pais à Pribourg. A partir du 19 nos. 18(53. il fut chargé d un poste d'instituteur et de pasteur des enfants à Stans. Dès 1866, il fut encore desseivant de la messe du matin. Le 29 sept. 1867, il lut élu curé de la paroisse de Kerns et nommé, en juin 1888, commissaire épiscopal d'Obwald. Prédicateur et orateui populaire tics jjoùté, un dis fonda teui s du « Bchweiz. Piusverein i et co-rédateur des Kathol. Schtoeizerblâttet Do 1" déc. 1866 au 22 août I896 il rédigea dans le Nidwaldner Volksblatt la revue hebdomadaire de la situation mondiale, ce qui lui valut le sobriquet de g Contemplateur du monde ». Il rédigea en 1878 le supplément du Volksblatt, le Schweizrr Monatsblatt /"/• kathol. Literalur, de 1879-1880 le Literar. Blâtter /«r ,1,,- Kathol. *<■/,,<;■,: dont presque tous les comptes-rendus sonl de -a plume H se fit connaître aussi comme poète et historien De ses œuvres, signées du pseudonyme Hartmann von Baldegg, nous mentionnerons: Les draine- populaires: Arnold de Winkelried, Le Lion de Lucerne (Stans 1892 1, Hans Wdldniiinii iStans 1896i. En outre ses travaux hi-toriques : Gedenkblatt an die 400 jâhr. Feier des Tiu/rs ;u Stans dm /•„•>. Okl. t88i . (Stans 1881). — Des ht. Karl Borromàus Lebensgeschichte (Einsiedeln 1884. — Des si'!. Einsiedlers Nik. von Flûe, gen. Bruder Klaus m Unterwalden, wunderbares Leben (Einsiedeln 1887). A la demande du Histor. Verein der V Orte, il publia Die Bundes-Briefe der alten Eidgenossen 1->'J1-1~>Î3 (Einsiedeln I89l). Ses sermons ont été recueillis après sa mort et publiés par le Dr J. Beck chez von Matt à Stans. — 16. Albert, * à Sachseln en 1869. neveu du précédent: devint, en 1895, professeur au séminaire d'instituteurs de Schwyz. A la mort de son oncle, en 1896, il fut appelé à lui succéder comme curé de Kerns. Il s'adonna à des travaux poétiques et littéraires.
Bibliographie des articles von Aa : Table des matières des Gfr. — AS I. - Cysat: Kollektan. C. « (M S de la Bibliothèque bourgeoise de Lucerne). — W. Œchsli : Les origines de la Confédération. — R. Durrer : Lmidamm. Heintzli (dans JSG 23). — R. Durrer : Die Kunst und Arch.-Denkmàler Unterw. — A. Kûchler: Chronik von Sachseln. — A. Kûchler : C/tronik von Sarnen. — Matériaux inédits aux archives cantonales d'Obwald. [Ai.. Trlttmann.1
AA, von, von der ou aus der. Deux familles différentes, de la campagne zuricoise, éteintes toutes les deux, l'une originaire de l'ancienne seigneurie de Greifensee, l'autre de Wald, dans l'ancien district de Grùningen. De la première, Un ou Ulric de Schwerzenbach acquit gratuitement la bourgeoisie de Zurich le 22 nov. 1440; il a été décapité le 1/8 mai 1444 avec la garnison de Greifensee. — Hans de Hegnau, également depuis 22 nov. 1440 bourgeois de Zurich paie en 1450 à Hegnau 15 schellings d'impôts (JZB Uster). Vers 1467, la famille n'existait plus dans cette région. Le nom est probablement dérivé de l'Aa, cours supérieur de la Glatt.
La seconde famille tire son nom du hameau In der Aa près Frûndsberg (Com. Wald) où un bien, fief des barons de Klingen, est déjà vendu en t280: la femme d'Eberhard user der A. — Heintzli et Hermann, à Wald, paient en 1467 et 1470 chaque fois 1 liv. de cens. — Heini de Wald, prit part en 1513 à l'expédition dans la Haute-Bourgogne et en 1515 à celle d'Italie (Marignan) ; puis cette famille disparaît de la région.
Arch. Zurich, Rôle des impôts, Rôles des mercenaires. — UZ 10 Nr. 3743. — Edlibach : Chronik. p. 51 note. — Zurich. Bûrgerbuch, I, p. 160, 361. [J F.j
AA ALP (C. Obwald, Com. Kerns). Haut pâturage à l'extrémité S. du Melchtal. Aussi haut que remontent les documents, ce pâturage était propriété privée, c'est-à-dire qu'il ne faisait pas partie du domaine seigneuria] mais appartenait à des cultivateurs. En 1437, le Conseil d'église de Kerns en acheta une erande partie à Jacob unter der Flue, pour le prix de 600 L. pfennings. En 170V une chapelle y fut érigée et consacrée en 1705 à St. Wendelin. Démolie en 1864 elle fut reconstruite sur un nouvel emplacement. C'est la chapelle actuelle. — Kûchler : Chronik von Kerns. — R. Durrer : Bruder Klaus. [Al. T.]
AABERLI. Voir Arerli.
AADORF