ALPIN SUISSE (CLUB
nommait aussi confrérie et qui avait ses statuts particuliers. Le dimanche après la Sainte Vérène (le 1" septembre) la société célébrait la Kilbi des fruitiers le matin par un service solennel, à midi par un repas commun suivi d'un délité en cortège et de jeux populaires, consistant surtout en exercices au drapeau. Jusqu'en 1798, les fruitiers d'Einsiedeln entretinrent à la chapelle de la Grâce à Einsiedeln un des grands cierges des Etats (ce nom vient de ce que la plupart de ces cierges étaient des dotations des divers Etats de la Confédération suisse) ; en 1801 ils firent don à l'église d'une coupe, le bétail ayant heureusement échappé à une épizootie. En 1861, la société subit une transformation et prit le nom de Bctuemverein Einsiedeln. Ringholz en parle en détail dans son ouvrage Gesc/iic/ite der Rindviehzucht im SI if te Einsiedeln.
Dans le Valais ces associations se nomment confréries ou consorlages ; les confréries ont un caractère plutôt religieux tandis que les consortages s'occupent de questions administratives telles que la jouissance des pâturages communaux en vertu des anciens usages. Souvent leur champ d'activité est plus restreint et n'embrasse que les fromageries, les écoles, les chapelles, les fours banaux, les fontaines publiques, les conduites d'eau, les emplacements de tir, etc.
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D'après des notes de MM. L. Courthion, D^ O. Frehner, II. et J. Hartmann. P. R. Hengsreler, D' L. Joos, Dr A. Nabholz, (). Ringholz, A. Schorderet, le C. Trezzini, Ed. \ initier. I)' Ed. Wymann, I)' H. Zahler. [R.-O, l •'.]
ALPHONSIN (Alfonsin). Monnaie d'or napolitaine qu'Alphonse Ier d'Aragon (1443-1458] lit Frapper pour la
première fois à Gaëte en l 'i 37 , de la grosseur de la pistole d'Espagne et de la valeur d'un et demi ducat. En Suisse, on le comptait en 1504 pour 4 livres. — Voir AS I t. III, 2'' partie, p. 274. — Ed. Martinori : La moneta ; vocabulario générale, Rome, 1915. [E. H.]
ALPIN SUISSE (CLUB). 1. Fondation. Lel9avril 1863, dans le restaurant de la gare d'Olten, se réunirent 35 « ascensionnistes et amis des Alpes » de Berne, Lucerne, Saint-Gall, Râle, Olten, Buochs, Zurich, Aarau, Glaris, qui étaient les mandataires d'au moins 70 « amis et ascensionnistes d'accord avec eux», originaires de ces mêmes villes, de Genève, de Coire, de Lausanne et d'autres contrées de Suisse, pour fonder une société « dont le but devait être d'étudier plus à fond et surtout au point de vue géographie, scientifique et artistique nos Alpes et en particulier les Hautes-Alpes, en organisant des excursions et à l'aide de nos cartes topographiques fédérales ». Comme but pratique, les statuts de la société prévoyaient la publication d'un recueil de descriptions exactes, instructives « et agréables, de paysages et de panoramas des Alpes suisses ». La société devait publier des rapports sur les excursions annuelles, entreprises dans une région délimitée d'avance, en utilisant les cabanes que le Club alpin se proposait de construire, et sur les « excursions libres » de membres de la société dans d'autres contrées, avec cartes, panoramas, etc., à l'appui Le Club était divisé en sections qui devaient alternativement, par un roulement annuel, fournir les membres du comité central, mais il admettait aussi à ses assemblées générales annuelles des membres isolés.
La section de Berne siégea la première comme comité central, sous la présidence du docteur Théod. Rod. Simler, de Zurich (depuis 1861 privât docent de géologie et de chimie à l'Université de Rerne), qui déjà avait pris l'initiative de fonder par une circulaire adressée le 20 octobre 1862 à des amis des Alpes de Bàle, Coire, Genève, Glaris, Lucerne, Neuchâtel, Saint-Gall, Lausanne et Zurich une « Société alpine suisse ». A cet effet, il s'était assuré l'assentiment de MM. D^ A. Roth, à Berne, K. Hauser, à Glaris, G. Sand- Frank et J.-J.
Weilenmann, à Saint-Gall.
Le «Club alpin suisse»
(C. A. S.) est la troisième parmi les sociétés qui, dans la seconde moitié du XIXe siècle, ont concentré les efforts et l'activité d'alpinistes isolés, en les mettant au service de l'alpinisme, tel qu'il s'est développé en Suisse depuis 1770 environ. L'existence des deux
sociétés rivales, Y Alpine Abraham Roth.
Club, fondé à Londres en
1857, et le Club alpin autrichien, fondé à Vienne en 1862, et l'activité déployée par la société anglaise dans les Alpes suisses ont contribué sans nul doute à unir en une association la confrérie des ascensionnistes suisses.
Malgré son caractère national, le C. A. S. admit des étrangers en qualité de membres correspondants ou sociétaires, lorsqu'ils résidaient en Suisse. En effet, dès 1864, la section de Berne admit comme membre l'alpiniste bien connu F. -F. Tuckelt, de Bristol, qui lui est resté fidèle jusqu'à sa mort en 1913, et des étrangers « qui avaient bien mérité des Alpes suisses par leurs travaux» pouvaient être nommés membres honoraires par l'Assemblée générale. Ce titre fut conféré pour la première fois en 1864 à Louis Agassiz (Cambridge U. S. A.) et à John ïyndall (Londres). Le C. A. S. doit à ce principe généreux, auquel il est resté fidèle, une part de son rapide développement.
2., Développement ultérieur. Le C.A.S. qui comptait 257 membres en1863en avait, après 50 ans, en 1912. 13175, en décembre 1913, 13 902, en 1914,14053 el en 1917, après un recul passager causé par la guerre mondiale, 14147.