‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 110 sur 329 · ALPINS (JARDINS · texte numérisé non relu

ALPINS (JARDINS

1544 : Jochpass el laGrimsel (Johann Stumpfi. 1555 : le Pilate (Conrad liessner).

1558 : le Niesen (li. Marti = Aretinsi.

1559 : la Calanda (Jean Fabriciua Montanus et consorts Vers 15(50 : le Matterjoch, la Furka, le Gothard, le Septi-

mer, lu Lukmanier (jEgidius Tschudi).

Vers 1560 : la Cemmi (Séh. Munster).

Vers ItiOO : la chaîne du Niesen et du Stockhorn (Joh.-

Rudolf Rebmann).

Vers 1640 : le glacier de Grindelwald (Math. Merian?) 1702-1711 : les cols de la Gemini, de Segnes, du Kunkels

(J.-J. Scheuchzer et consorts).

Vers 1710 : le Pi/. Linard i.I.-C. Zadrell). Vers 1740 : Scesaplana (Niklaus Sererhard). 1741 : la Mer de glace et Montanverl (Windham et Po-

cocke).

1744 : le Titlis (quatre personnes du couvent d'Engel-

berg).

1770 : le Buet (les frères de Luc).

1779 : le Vlont Velan (Murith) Vers 1780: Gamchilùcke etTschingelpas (J.-S.Wyttenbach

et consorts).

1784 : la Dent du Midi (Clément i.

1787: 1mc ascension du Mont-Blanc (11. -li. de Saussure). 1788 : Stockgron (PI. a Spescha) et la Dent de Mordes

(F -S. Wild).

1795 : Cauligrat (R. Stettler et de GralTenried). Avant 1798 : le Titlis, l'Urirostock et le Oberaarjoch (J.-H.

Weiss et J.-E. Muller).

1808-15 : le Hangendglelscherhorn et l'Oldenhorn (J.-J.

Frey et. F Trechsel).

1811 et 12 : la Jungfrau et le Finsteraarhorn (Joh. Rud.,

Gottlieb et le D' R. Meyer).

1827-29 : Mônchjoch, Bottai und Hugisattel, Petersgrat

(R. Rohrdorf et F.-J. Hugi).

1830-(Î0 : Epoque classique de premières ascensions de

Osvvald Heer, Arnold Eseher de la Linth, Bernhard et

Gottlieb Sluder, Agassiz, Desor, Vogt, Melchior Ulrich.

Zeller-Horner et d'autres. LD' ri- DuBI et '" A- Zesiger.1

ALPINS (JARDINS). S'il est un pays où la flore alpine ait à jouer un rôle dans le jardin d'agrément, c'est assurément le nôtre. Aussi voyons-nous déjà dès la lin du XVIIe siècle le botaniste Vaucher essayer à Genève l'acclimalation de quelques plantes montagnardes. Puis de Candolle, en 1818, consacre une plate-bande ombragée du Jardin botanique de Genève à la culture des plantes des Alpes, mais ne réussit pas à les conserver. Vers 1840, Roissier crée à Valeyres-sous-Ranees (Vaud) le premier jardin alpin avec rochers artificiels à la mode anglaise. Le baron de Buren, de Vaumurcus (Neuchâtel) plante des espèces montagnardes et étrangères sur sa terrasse ; il essaye d'acclimater dans les environs quelques espèces murales. Boissier plantait le rhododendron et d'autres plantes alpines sur le Suchet, V. Andreae fit des plantations dans les bois du Creux du Van et à la Caroline de Fleurier. Vers 1870 l'horticulteur Th. Frœbel, à Zurich, stimulé par Boissier et par Van Iloutten à Gand, commençait les premières cultures pratiques des plantes des Alpes et les offrait aux amateurs. En 1875, l'auteur de ces lignes, élève de Frœbel, faisait à Yverdon les premières cultures en Suisse romande et publiait le premier catalogue destiné aux amis de la flore alpine. En 1879 il transporta cet établissement à la Boissière près Genève. La première exposition publique de plantes alpines acclimatées pour jardins eut lieu au Bâtiment électoral à Genève, en avril 1877. Ce lot remporta un prix et les horticulteurs se moquaient un peu du jury qui avait primé «un lot d'herbes à lapins». Depuis lors ces plantes sont entrées dans le domaine de l'horticulture et elles sont actuellement l'un des éléments les plus importants des expositions horticoles anglaises et suisses.

Le premier jardin alpin fondé spécialement pour l'exploitation de cette culture fut celui établi à Plainpalais, sous le nom de «Jardin alpin d'acclimatation de Genève « en 1884; il fut transporté en 1903 à Chêne sous le nom de « Floraire ».

Pour réussir dans la création de jardins dans les Alpes elles-mêmes, il s'agissait d'étudier les conditions d'acclimatation des plantes exotiques et nationales dans

les montagnes, lieux essais avaient déjà été tentés: au Mont-blanc le comte Nicolaï, en 1860, et au Blaser (Al- |k-^ allemandes; * • ri 1875, le botaniste municois Nageli. ine suisse, avaient tenté la chose. Nous fîmes une i m mière tentative en 1885 au Val d'Anniviers autour de l hôtel du Weisshorn (2200 m.) et la Société valaisanne des sciences naturelles tenta aussi quelques essais pour établir au Saint-Bernard et à Zermatt des jardins alpins. Os tentatives n'eurent pas de suite. Pourtant, à Zermatt, les hôteliers Seiler développèrent le jardin.

L'Association pour la protection des plantes établit en 1889 à Bourg-Saint-Pierre (1600 m.) le premier jardin vraiment scientifique destiné à la culture des plantes de toutes les montagnes du globe. Ce jardin fut fondé grâce aux fonds fournis par le naturaliste anglais Romanes; il fut appuyé par les souscriptions des Clubs alpins anglais, suisse et français. Le 21 juillet 18^9 fut inauguré ce jardin de la Linmra, ainsi nommé en l'honneur de Linné et de la Société linéenne de Londres, dont Romane- était président. Dès lors le jardin prospéra el fut subventionné par le Conseil fédéral qui reconnut en lui une institution scientifique permettant l'étude in situ de la biologie alpestre. En 1915 les membres du comité ayant presque tous disparu, le directeur-fondateur se trouvait seul à la besogne ; il proposa à ce qui restait du comité primitif la cession du Jardin à l'Université de Cenève qui y établit un laboratoire et en lit une station d'études sous La direction du professeur Chodat. Par ordre chronologique nous avons encore à mentionner les jardins suivants, qui ont été établis en Suisse. Celui du Pont de Nant rl2ô8 m.) fondé en 1890 par la municipalité de Bex ; il porte le nom de Thomasia en l'honneur des botanistes Thomas de Bex. Après l'avoir cultivé pendant quelques années, la société fondatrice le céda a l'Université de Lausanne, qui y a établi un laboratoire pour les étudiants désirant faire des études spé-

Zchelle de 1-25.000.

ioooM.

Plan de situation des ruines romaines d'Alpnach è Uchteren d'après les MitU i ïq. Ges. in Zurich. 1916.

ciales. En 189(5 fut établi, au sommet des Rochers de Naye, un jardin alpin de belle envergure, nommé la Rambertia en l'honneur du poète naturaliste vaudois Eugène

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