‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 116 sur 329 · ALTER RAT · texte numérisé non relu

ALTER RAT

ALTHER

lieutenant-colonel d'artillerie 1804, membre de la Commission d'artillerie fédérale, inspecteur des travaux publics 1806, juge cantonal 1813, Petit Conseil 1814, commandant du U,,,e bataillon d'infanterie dans la campagne de 1815. 11 s'occupa également des travaux topographiques. Sa Carte topographique, du Canton de Soleure faite en 1796, 01, 08 dut être livrée lors de l'invasion des Français. En 1811 les autorités de Soleure lui adressèrent des remerciements pour son établissement du plan de l'Almend de la ville et sa description. Président de la commission pour la rectification de la frontière entre la France et Soleure 1810-18. Il fit également un plan et une carte de Soleure en 1825 et 1829, et s'occupa de la correction des frontières avec la France en 1826 et avec Râle-Campagne en 1840. Il donna en 1837 sa démission de toutes ses fonctions civiles. En 1822 déjà, il avait abandonné toutes ses charges militaires. - LL I, 153; Holzhalb I, 37. - Girard: Histoiredes officiers suisses, I, 17 ; III, 278. — May : Hist. milit. des suisses, VI, 203. 227, 240. — Franz Haffner: Geschlechterbuch. — P. Protasius Wirz : Burgergeschlechter. — Bestallungshuch. — Papiers de famille. — Rod. \Volf : Gescli. der Vermessungen in der Schweiz, 185. — Pat. Alex. Schmid: Kirchensâtze, 1857. [v. V.]

ALTER BAT (Ancien Conseil). Voir Zurich.

ALTERSWIL (C. Fribourg. D. Singine. V. DGS). Com. et village. Anciennes formes : Allerificwilere, lire -r*As-(1148), Altirswile (iVRè), c. à. d. ferme de Aliarich (FRBl 426, II 704). La mention la plus ancienne dell48 en parle comme d'une propriété du prieuré de Rueggisberg. La juridiction appartenait à l'origine aux comtes de Rargen ; elle passa plus tard aux Zahringen, puis aux Kihourg, aux chevaliers de Maggenberg et enlin aux Felga. Rueggisberg y avait érigé un établissement pour mn ou deux moines, et y avait un Ammann pour y percevoir ses revenus. L'église dédiée à Saint-Nicolas date probablement de 1148. Ainsi que le village elle fut réduite en cendres par les Rernois dans la guerre de Sempach 1386. Le couvent de Hueggisberg et ses possessions d'Alterswil furent incorporés au chapitre de Saint-Vincent à Berne (1484) puis vendus à la ville de Fribourg (30 mars 1486). L'église appartint à la paroisse de Tavel jusqu'en 1878; depuis elle a été érigée en paroisse autonome. — Voir Dellion : Dict. des paroisses du C. de Fribourg, XI p. 196. — \Vager : Geseh. des Kluniazenser Priorates Rueggisberg, Fribourg 1917 et dans FG 22-23. [A. Bûchi.1

ALTERSWILEN (C. Thurgovie, D. Kreuzlingen. V. DGS). Com etparoisse. Len<>m -1 llerswilaer paraît pour la première fois dans le testament de l'évèque Henri de Tanne (1248). (TU II, 221, p. 621. - Reg. E. C. I 1719). Comme le précédent, signifie: ferme d VI Itarich ; toutefois, faute de documents univoques, on pourrait aussi le dériver de Altram ou Alther. Alterswilen possédait en 1275 une église paroissiale dont le curé avait un revenu de 14 lb.; le chapitre de Constance en exerçait le patronat (P. E. Th. Urk. n° 45). Il était situé dans ce qu'on appelait le Bischofshôri, partie dans le Reitiamt (Schwaderloh, Geboltshausen, Ellighausen, Stôcken), et partie dans le bailliage de Eggt-n (Alterswilen, Altishausen et Dippishausen). Siegershausen, Rommen, Ràtershausen et Neuwilen relevaient du grand bailli épiscopal de Gottlieben. Ballishausen, Kemmenmùhle, Dùtschenmûhle, Lippoltswilen, Lanzendorn, Sperbersholz appartenaient à la haute juridiction de Krachenburg ; Dotnacht et Hàusern, plus tard aussi Allshof et Leimgrub, à la ville de Zurich. Ces localités constituent ensemble la paroisse d'Allerswilen. En 1494 on érigea à Altishausen une chapelle qui fut avec celle de Hugelshofen une annexe d'Alterswilen. La Réformation fut acceptée par les 3 communes ce qui occasionna quelques difficultés avec le chapitre de Constance. Le service divin fut célébré pour la dernière fois à Altishausen à Noël 1849, et la chapelle démolie en 1857. A Alterswilen et dans les hameaux l'école date de 1703; l'école secondaire de 1897. Les registres de paroisse datent de I644. — Voir Sulzberger : Gesch. der evangel. Kirrhgem \>. 758-80. — Sulzberger : Verz. der evang. Geistl. (dans TB 15. p. 242-47). ~~ Nùscheler : Gotteshâuser II. p. 67. — Pup. Th. Sch.

ALTERTHUMER (ZURCHER ISCHE GESELL-

SCHAFT FUR VATERL/ENDISCHE). La découverte fortuite de quelques tumuli du premier âge du fer en 1832, près de Zurich, provoqua la création d'une Société dont le but était-non seulement de conserver et de décrire les antiquités découvertes dans ces tombeaux, mais aussi la recherche et la conservation de tous les monuments préhistoriques du pays. Pour se procurer des ressources et en même temps pour faire connaître son activité à un public plus étendu, elle fit paraître annuellement depuis 1837 un Neujahrsstùck (Mutheilungen der zùrch. Ges. fur valerl. A.). Cette publication aussi intéressante que bien illustrée lui valut un succès général. Encouragée, la Société déploya une plus grande activité et se vit obligée de publier, en dehors de ses cahiers annuels, des volumes dont la collection prit plus tard le titre de Mitlheilungen der Antiquarischen Gesellschafl in Zurich. — Nbl. der Stadtbibl. Zurich, 1858, p. 37. — Denkschrift zur 50 jàlir. Stiftuugsfeier der Antiq. Ges. in Z. 1882, p. 8. ' (F. H.]

ALT-GRIESSENBERG. Voir Altenburg (Thurgovie).

ALTH/EUSERN (C. Argovie, D. Mûri, Com. Aristau. Voir DGS). En 1064 Althuisern.Le couvent de Mûri posséda de bonne heure de grandes propriétés à Althàusern. L'ancienne chapelle, reconstruite en 1751, fut détruite, avec 16 autres bâtiments, dans un incendie qui coûta la vie à cinq personnes (2 avril 1760). L'édifice actuel date de 1797. Le «Kapf», la maison de campagne du couvent, construite par l'abbé Plazidus Zurlauben de Mûri, au commencement du XVIIIe siècle, s'élève sur le Wagenrain, hauteur d'où l'on jouit d'une vue étendue et qui jadis servit de signal. [<*. Wikdeukehr"|.

ALTHÉE Voir Altheus.

ûLT-HELVETIA. 1. Société d'étudiants de Berne, 1850-55. Goûteurs : vert, rouge, or ; casquette verte. Sa fondation est due à quelques anciens membres de la Sotiété Helvétia (voir cet article) qui ne s'étaient pas ralliés à la première société de Nouvelle Zofingue quand, en '1849, elle s'était transformée en Helvétia. Elle fusionne ensuite avec la Tiqurinia (voir cet article). En 1855, elle prend le nom A' Helvétia et s'unit en 1858 avec Y Olympia (voir cet article) et avec VHelvélia qui venait de se refonder.

2. Société d'étudiants de Bdle, 1885-91. Couleurs : vert, blanc, rouge ; casquette verte. A l'origine, et dès 1884, son nom était Basilea. Jusqu'en 1888, elle fut une section de V Helvétia (voir cet article). — Voir O. Hassler et P. Ehrsam : Geschichte der Schweiz. Studentenve rbindung Helvétia, Rerne 1908. [O. H.]

ALTHER ou ALTHERR. Nom de famille répandu encore actuellement dans les cantons de Saint-Gall et d'Appenzell Rhodes-Extérieures, probablement originaire de Rorsehach.

A. ranton de Saint-Gall. — Première mention en 1306 dans la ville de Saint-Gall, où en 1361 un Alther acquit la bourgeoisie. Dans la première moitié de ce siècle, les Aliher font partie de la corporation des bouchers de Saint-Gall et siègent au Grand Conseil. — 1. Johann, de la corporation des maréchaux, participe à la bataille de Frastenz en 1499. — 2. Thomas, est en 1529 aumônier dans la première guerre de Cappel. — 3. Rernhard, fut délégué en 1573 par le Petit Conseil au synode évangélique. — 4. Jakor, f 1611, pasteur à Saint-Gall, publia en 1606, un psautier. — 5. Martin, fut en 1600 et après 1606 Grand Bailli de Bùrglen; en 1609, du Conseil et feudataire du couvent de Saint-Gall ; la branche des Alther issue de lui s'éteignit en 1840. — 6. Johann, -j- 1840, membre du conseil de ville, constitua la fondation Alther en faveur des orphelins et des invalides de la commune d'habitants de Saint-Gall. — 7. David, fils de Jean- Jacques, * le 25 janvier 1831, f le 30 janvier 1901, pas'eur à Cappel (Ht-Toggen bourg) de 1857-1871, puis à Rapperswil et de 1874- '899 à Lucerne. Pendant sa carrière pastorale saint-galloise, il fut durant deux législatures membre du synode et du conseil cantonal de l'éducation. Propagateur zélé du chant, il prit une grande part à l'élaboration musicale du nouveau psautier des cinq cantons (St. tialler Mil. 1902, p. 35). — S. I'\i i, rédacteur et homme de lettres snus le pseudonyme de Martin Salander, naquit à Saint-Gall le 23 juin

Page 1