‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 115 sur 329 · ALTEN [C · texte numérisé non relu

ALTEN [C

.Marc. Voii

HOHENIÏMS, MARC-SlTTICH VON,

Zurich, D. Andellingen, Coin. Klein-Andel- Bngen.V.DCîS). t'.om. civile et scolaire avec ruines du château deWesperspûhl (voir ce nom). 1361, Alla (Habsburger Urbar II, p. 524). Faute d'anciens témoignages, il est impossible de choisir entre trois étymologies. L'adjectif peut avoir été à l'origine joint à un substantif qui serait tombé: = vieille ferme, habitation (comparer les noms tels que lîreiten, Teufen); ou bien dans un composé Allin-Guot = ferme de Alt(o) (voir le nom de famille Alt). Le substantif guot se serait perdu : enfin ce pourrait être un composé comme Alt-aha (comparer Altachenbach près Zolingue) ou AU-heim (comme le veut H. Meyer : Ortsnamen des Kts. Zurich n° 1014). Les terres appartenaient en grande partie aux couvents de Rheinau et d'Allerheiligen à Schatfhouse; le premier possédait encore au XVIIe siècle le Krâhenrieterhof; le dernier, le vidomnat, le bois de l'église et la dîme sur plus de 100 arpents de terre cultivée. Les droits de Rheinau étaient confiés à un avoué. Il est question d'un rôle coutumier d'Alten en 1505, mais le texte n'a pas été conservé ; des ordonnances pour la réception des habitants datent de 1542, 1565, 1610 et 1738. La commune eut souvent des différends avec les villages voisins et les propriétaires des ruines de Wesperspùhl pour des droits de pâturage. (R. Hoppeler : Zurcher Rechtsquellenl. I, p. 172-195 et 541.) En 1833, construction d'une maison d'école; achèvement en 1847. En 1860, rachat des dîmes et cens fonciers (Mem. Tigurina I-IVi. En 1910, 198 habitants. [F. H.]

ALTENBACH, lils du bourgmestre de Laufenbourg (Argovie) entra dans l'ordre des capucins à Constance, sous le nom de Gaudentius, contre la volonté de ses parents. Il prit part en 1623 à la mission pour la propagation de la foi catholique dans les Grisons (Coire, Schanligg, Davos, Jénatscli) et fit 500 convertis. Il fut rappelé ainsi que les autres pères après l'invasion des Français, mais contrairement aux ordres du custode de Constance, il resta pour fortifier ceux qu'il avait convertis. En 1641, alors qu'il était gardien du couvent des capucins de Frauenfeld, il porta plainte devant la diète (3-9 mars 1641) contre le prédicant Steiner, qu'il accusait d'avoir placé dans une auberge un vitrail insultant pour son ordre ; il se plaignit aussi que Zurich avait attaqué sa foi. Il revêtit plus tard la charge de définiteur et fut prédicateur d'un couvenl des capucins à Brissach. f 16 juin 1656 dans le margraviat de Baden. — Voir F. Wernli : Bausteine : Gesch. Kapuzinerklosters Lavferiburq (dans TSA, 1910. [F. W.J

ALTENBERG (C, D. et Corn. Renie. V. DGS). Nom d'un coteau qui descend vers l'Aar et d'une partie delà rive en aval de l'ancienne porte inférieure, vis-à-vis de la vieille ville, du côté du Nord. Ce nom a pour premier composant, non pas l'adjectif ait, mais un nom ou un surnom: Alt(o), c. à. d. dor A/te (le vieux); il signifie donc Berg des Alto. En 1293 déjà, on v voyail de> vignes. La partie supérieure limitrophe de l'Aargauerstalden s'appelait Sandfluh, et la pente qui s'étale •'>- la rive Golaten. C'est là que se trouvait la léproserie aycç chapelle ment ion née en 1284 ; en 1499 elle fut transférée à Bolligen : les bâtiments servirent par la suite et jusqu'en 1601 à abriter les \arioleux. Le petit COUVenl de1- dominicaines de Brunnadern, Mari entai, ne resta là que peu de temps; il fut transféré en I -29 4 , sur une île

de l'Aar qui fut réunie pi us tard à l'Allenberg. Lorsque les sœurs s'établirent en ville, l'ancien couvent prit le nom de Vile qui est resté à l'hôpital issu de cette fondation. La culture de la \ igné tomba en décadence, par suite de l'importation des vins vaudois (XVIe siècle): elle se maintint pourtant à l'Allenberg jusque vers 1800. Jusqu'au XVIIIe siècle, il n'y eut à l'Allenberg, qui se termine eu aval par la terrasse du Rabbental, que des pressoirs, des pavillons et quelques maisons de campagne, lai 183't on n'y comptait encore qu#29 habitations. L'AItenberg donna son nom à une partie du district urbain qui comprenait aussi la partie septentrionale du plateau (Breitenrain, Spitalacker, Lorraine) avec 82 maisons d'habitation (1834). De 1823 à 1834 il y eut un bac entre la SchMte et le bain de l'Altenberg. En 1834, on construisit un pont de bois avec bureau de péage, remplacé en 1857 par le pont de fer suspendu qui existe encore. En 1897 fut lancé le pont du Kornhaus qui, par dessus l'Altenberg, relie le centre de la ville au Spitalacker. Aujourd'hui l'Altenberg et le Rabbenthal forment un quartier très peuplé, où abondent villas et jardins. Une vue de l'Altenberg de 1676 par le peintre Albrecht Kauw se trouve au Musée historique de Reine. — Voir A. Jahn : Chronik 1857, p. 77. [E. B ]

ALTENBURG (C. Argovie, D. lirougg. V. DGS). Village de la paroisse de Windisch,

^ ' — t réuni la commune et paroisse de

Rrougg par décret du 16 juillet 1900.

Armoiries : d'or à un lion de gueules couronné d'or, ou, d'après Gruner écar- ^^^« télé de sable et d'argent, En 1254, Al-

I tinburch appartenait au bailliage des Habsbourg ; construit sur l'emplace- »w ^^ ment du castrum Vindonissense ro-

^"\^^^^ main avec des matériaux tirés en partie des anciens murs. D'après le rentier des Habsbourg, ceux-ci possédaient une métairie dans les wwm*s, plus la pêcherie de l'Aar; ils avaient le droit de basse justice. En 1312, un Pierre d'Altenburgest mentionné comme témoin. D'après le rôle des fiefs de 1361, Welti Wull (de Rrougg ;'?) possédait un fief à Altenborg. Il est possible que ce soit là que se trouvait le château-fort/Veste Altenburg) dont Lanzelin, comte d'Allenburg, un ancêtre des Habsbourg, avait pris le nom; il semble cependant qu'il faille plutôt le chercher vis-à-vis de Rheinau dans le Klettgau, car le château d'Allenburg ne date que de la fin du Moyen Age, si ce n'est même du XVI1' siècle. — Voir W Merz : Die Gemeindewappen des Kts Aargau.— Idem: Die mittelalterl. Wehrbauten und Burganlagen des Kts Aargau. - QSG, tomes 14 et 15. [F.W.]

ALTENBURG. Ancien château de Thurgovie près de Mârstetten, résidence des barons de Klingen ; mentionné pour la première fois 26 mai 1227 comme castrum, ensuite comme castrum velus, 16 juillet 1252. Il était situé à 500 m. à l'Est du château actuel d'Altenklingen. Des fouilles ont été faites récemment dans ses ruines. — Voir TB, cahiers 46 et 52. LSch.J

ALTENBURG, Jean. Voir HoPPENHO.

ALTENBURG-GRIESSENBERG. Ancien château de Thurgovie, situé au Nord de Leutmerken, résidence des barons de Griessenberg, ligne collatérale de ceux de Rossnang, fut construit vers 1250, détruit parles bourgeois de Wil. et rebâti plus tard au même endroit. Aucune ruine n'est visible. - Pup. lit. I. 427 à 805. [Scn.1

ALTENBURGER, Elisabeth,* à Romanshorn en 1880, fréquenta de 1896-1898 l'école des arts à Zurich, étiniia de 1899-1903 à Paris chez Eugène-Samuel Grasset. Elle se spécialisa dans la peinture murale et exécuta notamment : le Bergpredigt (Sermon sur la Montagne), fresque dans la nouvelle église évangélique de Romanshorn, 1911; VAbendmahl (la Sainte-Cène), décoration de la chaire de l'église du village de l'exposition nationale à Rerne, 1914. Elle aborda aussi la mosaïque. Elle exposa ses œuvres à la Société des beaux-arts de Zurich en 1903, 1907, 1908, 1910 el aux expositions du Turnus de 1913 et HH5. Elle épousa en 1919 le peintre animalier Adolphe Thomann, de Zollikon. — Archives de la Soc. Zuricoise des beaux-arts. (A. M.j

ALTENDORF (C. Schwyz, l>. Mardi. V. DGS). Cornet paroisse. Sur la collinede Saint-Jean qui domine Alten-

ALTENKL1NGEN

ALTERMATT

doiT se dressait le château de Famille des barons, plus tard comtes • I * - Rapperswil, appelés dans la suite All- Rapperswil (v. art. Rapperswil, Alt). Il avait été bâti par un duc franc, Raprecht (= Rât-bercht; bercht Bignilie brillant, rayonnant, éclatant]. Anciennes forme! Raprechtsvilare 972; Vêtus villa Rapertes vilare XIIIe Biècle ; RaprecMswile 1308; Vêtus Raperswile 1321, Alt Rapperswil. Le siège de la seigneurie ayant éié transféré de l'autre côté du lac, A Neu Rapperswil. entre 1100 et 1*200, les Ormes groupées autour du château ressentirent bientôt les effets de ce changement : la contrée se dépeupla. Désormais les documents ne parlent plus cjiie d'un AI tes Dorf Rapperswiler ou par abréviation Altendorf (1449). La forteresse fut détruite par les Zuricois (1350). Le 8 septembre 1358, les comtes Gottfried, Jean et Rodolphe de Habsbourg vendirent le château, la Mardi et le Wâggital, ainsi que les patronats, les habitants, les villages et les fonds aux durs d'Autriche. Par suite de la démolition du château et de la dévastation delà contrée, nombre d'habitants allèrent

Altendorf : la chapelle de Saint -Jean. D'après un dessin de M. Styger, chancelier à Schwyz.

s'établir à Lachen. En 1412, le marché hebdomadaire fut aussi transféré dans cet endroit. Altendorf était, à l'origine, une filiale de l'Ufeuau et devint une paroisse, probablement déjà à la fin du IX'' s. ou au commencement du Xe s. Le patronage fut cédé en automne 1380 par Léopold III d'Autriche à l'abbé et au cornent de Saint-Jean dans la vallée de la Thour. En 1464, fut consacrée la nouvelle église paroissiale ; en 1058, Altendorf racheta du landammann et du conseil de Schwyz le droit de collation. Réparation complète de l'église en 1787. Le chœur circulaire de la chapelle de Saint-Jean, située sur la colline est le reste de la chapelle du château, elle fut consacrée en 1476 et restaurée en 189*2. Les registres de baptême datent de 1651, ceux de mariage de 164-1 et ceux des décès de 1636. [M. Styger.]

ALTENKLINGEN. Voir KLINGEN.

ALTEN L/EGERN. Voir L.EOERN.

ALTENRHEIN (C. St-Gall, I). Unterrheintal, Corn. Thaï V. DOS). Village et commune. En 890 des délégués de la Thurgovie, du Lin/.gau et de la Rhélie eu ri aie se rassemblèrent in loco, ubi Rhenus lacum influil Podaiii ic h m pour fixer les droits de l'abbaye deSaint-Gall dans le Rheingau, ainsi que les frontières du Rheingau et de la Thurgovie. La contrée d'Altenrhein était alors probablement une île formée par un bras du Rhin qui se jetait dans le lac près de la Speck, à l'est de Staad. En 983, l'évèque de Constance, Gebhard II. attribua Rinisgemùnde au couvent de Petershausen près Constance. En 1163, le comte Rodolphe de Pfullendorf reçut en lief de ce couvent les pâturages de Rinisgemùnde. In arrêt du tribunal de Fischerhausen (près d'Altenrhein] en 1291

déclara le Rhin roule impériale et libre Dans un rôle du XIV' s., I>^ revenus h propriété! te Rine figurent parmi ceux des seigneurs de Rorschach. C'esl en 1402 que, pour la première fois, la désignation Vornâchtiger Uni est appliquée à Utenrhein. Peu à peu. il s'était formé en cet endroit un village qui appartenait, sous le nom de Klosterhof, à l'abbaye de Saint-Gall. D'après le coutumier que l'abbé Ulrich Rôsrh donna à Rorschach en 1469, Vornechtiger Rin dépendait de cette juridiction, il était un<- des capitaineries, mais autonome au point de vue administratif. En 1542, l'abbé Diethelm donne des statuts à *es sujets de Vornechtiger Rin. En 1639, l'abbé se plaignait de la mauvaise conduite de ses sujets lue iI'-iii alten Rhyn. En 1803, Altenrhein et quelques petites localités voisines furent réunies à la commune politique de Thaï. Au point de vue ecclésiastique il faisait partie de la paroisse de Rorschach, mais fut élevé au rang de paroisse en 1914. Première mention de la chapelle en 1769. — Voir Gmiir : Die Rcchtsquellen ilrs Kant. Si . Galr len, I (1903), p. 106-113. [Bt.]

altenweger. Famille éteinte, originaire de Schmerikon sur le lac de Zurich. Armoiries : d'azur au harpon au naturel posé . n bande, au poisson d'argent en fasce brochant. [Geschlechlerbueh Grebel, 16*28, aux Archives de la ville de Zurich). — Rodolphe. re< u à la bourgeoisie de Zurich en 1385 avec ses frères Ulrich et Henri, de Schmerikon ; il entra en conllit en I393 avec le Conseil qu'il avait attaqué insolemment et dont il avait décrié une décision, Pour éviter la prison il dut prêter le serment de ne pas récidiver et fut expulsé au delà du Gothard Malgré ces événements, il fut élu au Petit Conseil en 14U5 (Baplistalis), comme Zunflmeister de la corporation des bateliers. — AE Zurich, Rats-unrf Richtbuch R VI 195, f" H6b ; Privaturk. 1. — Urk. Stadt-Arch. Rapperswil, u" 78. [F. H.

ALTE ORTE. Voir Oint:.

ALTERMATT. Famille d'anciens bourgeois de Soleure éteinte en 1849. De cette famille répandue dans tout le canton, les frères Hans et Ulrich, tous deux maçons, obtinrent en 1560 la bourgeoisie de la capitale. Les descendants habitèrent momentanément aussi à Erswil et Rodersdorf. Armoiries : D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'une feuille de trèfle du même. A mentionner : — I. URS, 1650-1718, tils du major Urs, entre au régiment des Gardes Suisses en France 1669, enseigne en 167't, aide-major 1679. major 16°0, chevalier de Saint-Louis 1694, capitaine-lieutenant de la compagnie générale 1695, brigadier 1704. inspecteur d'infant rie 1705, maréchal de camp 1718. — 2. Joseph. 1686-1765, tils de Jérôme, maire de Rodersdorf. P. Je rôme de l'ordre de Saint-Renoit à Mariastein, profès 1711, abbé 1745. — 3. Rail- Karl, 1710-85, fils du n° 1, enseigne de la compagnie générale du régiment des Gardes Suisses en France, 17*2*2. sous-lieutenant 1727, capitaine au IIe régiment suisse (n 49 1 1728, chevalier de Saint-Louis, 1747, lieutenant-colonel 1756. rang de colonel 1757. brigadier 1702. maréchal de camp 176S. grand conseiller à Soleure 1781-83. — i. Joseph- Iîernari). 172*2-1811, fils d'Urs-Christophe, officier au régiment Sury en Espagne 1741 ; sous-lieutenant au régiment des Gardes Suisses en France 174'*. aide-major 1752, chevalier de Saint-Louis 1759, brevetde colonel 1761, lieutenant-colonel au régiment Eptingen 1763. brigadier 1769, grand conseiller à Soleure 1773. maréchal de camp 1780, commandant des troupes soleuroises 179*2-1798. — 5. Johann-Baptist 1764-18*9, tils du n' 4 dernier de la famille, sous-lieutenant 1779. enseigne au régiment des Gardes Suisses 178.'!. donne sa démission 1785, grand conseiller à Soleure 1784. aide-major dans le contingent soleurois 1792, capitaine et aide de camp de son père, major i\u quartier de Kriegstetten 1793, grandsautier 1796, officier ingénieur et capitaine d'état-major 1797. aide de camp du général Rodolphe d'Erlach 1802.

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