‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 119 sur 329 · A UN AU · texte numérisé non relu

A UN AU

ALTOHKER

altnau (C.Thurgovie.D.Kreuzlingen. V. DGS). Atthinouwa (787) Bignifie Au (voir cet art.) préd Alto). Une station lacustre 'ii-' l'époque néolithique fut découverte -i

I Est du hameau (le Itmlrrhaum. Les trouvailles consistèrent principalement en haches de pierre qui se trouvent pour la plupart au musée Kosgarten à Constance (. M A GZ XXII, 2, p. 10. - SVB t. 3. - TB 36. p. 123). En 787, l'abbé Werdo de Saint-Gall échange des propriétés à Vltnau contre d'autres à Sitterdorf ( UStG I n°112). En 889, le roi Aruulf fait don à Alberik, vassal du gaugrave Adalbert, (I une terre à Altnau (ib. Il, rr 670). Dans la lettre de franchises de 1155, l'empereur Frédéric I" assure à i évêché de Constance la possession du curtvuni in Altnau iiim ecclesia(TU II. a." 42). La partie supérieure du village (Oberhof) appartenait au prévôt, qui possédait également la collation de l'église, la partie inférieure (Unterhof) au chapitre. Cette séparation d'Altnau en deux parties est visible aujourd'hui encore. L'avouerie du chapitre était entre les mains des seigneurs d'Altenklingen, puis, après avoir passé par divers détenteurs, (•chut en 1471 à la ville de Constance qui la conserva jusqu'en 1803. En 1454, les gens d'Altnau se firent recevoir- dans la bourgeoisie d'Appcnzell. mais durent y renoncer à la suite des plaintes du chapitre (Zellweger: UB 111, 1, p. 13). — La paroisse comprenait autrefois Kesswil, Illighausen, Landschlacht el Oberhofen Kesswil devint indépendant en 1451 ; au XIXe siècle, Landschlacht s'unit à Mùnsterlingen ; Oberhofen était desservi dès 1619 par le pasteur de Gûttingen et dès 1712 par celui de Scherzingen: Illighausen dépend encore d'Altnau. La Réformation pénétra aisément à Altnau. Le collateur réussit toutefois à conserver une partie des paroissiens dans l'ancienne foi ; il en résulta des difficultés qui aboutirent en 1810 à une séparation et à la construction de deux églises, une protestante en 1813, une catholique en 1816-1818. Kn 1708, Altnau, Herrenhol' et Landschlacht ont une école, le premier, en outre, possède une école secondaire depuis 1855. — Voir : Pup. Th. — Sulzberger : Gesc/tichte (1er cvangcl. Kircligemeinde II, p. 780-806, MS. — Sulzberger : Verz. der Geistlichen (dans TB 4/5, p. 222-226). — Nuscheler : Golteshàuser II, p. 75. [Scii]

ALTOBELLO PIOTTO. Voir PlOTTO.

ALTORF et non Altdorf (C. Schaffhouse, D. Reiath. V. DGS}. Altorf a pour armoiries un cep de vigne chargé de grappes. Le village appartenait à l'ancien comté du Hegau (autrefois landgraviat de Nellenbourg) dans le duché de Souabe. Il est mentionné pour la première fois en 830 : Ililtibret reçoit du couvent de Saint-Gall une terre à Altorf (UStG I, 305). Au XIIIe s. Altorf paraît avoir fait partie des possessions habsbourgeoises de la Souabe méridionale et formait un nef des Truchsessen de Diessenhofen, ministériaux des Ilabsbourg-Kibourg. En 1315, Henri Truchsess vendit tous ses droits sur Altorf à Konrad Heggenzi, de Schaffhouse (US, n° 370). En 1344, le couvent de Sainte-Agnès à Schaffhouse acqrrit de la famille von Stetbach plusieurs domaines à Altorf. Le couvent de femmes de Paradis y avait aussi des propriétés qui furent inféodées à un certain Frener et à un Mangold (US n° 734. 540a). Il acquit aussi en 1459 des Heggenzi l'avouerie d'Altorf avec tous ses droits (US n<> 2469). Les Heggenzi avaient dû engager cette avouerie à Hans von Fùrstenberg. Au moment de la vente ils donnèrent un autre gage à leur créancier, de sorte que celui-ci put déclarer l'avouerie libre de toute charge. A la Réformation, en 1529, Paradis vendit à la vil le de Schaffhouse ses droits sur Altorf, Lohn, Opfertshofen et Buttenhardt II se réserva la collation, les cens et dîmes et les forêts (US nn 4376). En conséquence, Altorf passa sous la juridiction inférieure de Schaffhouse et forma jusqu'en 1798 avec Herblingen, Lolrrr, Stetten, Buttenhardt, Opfertshofen, Bibern et Hofen le bailliage du Reiath. Jusqu'en 1465. la haute jrrstice sur le Reiath, y compris Altorf. appartint aux landgraves de Nellenbourg, ensuite à la maison d'Autriche qui vendit ses droits à Schaffhouse en 1723. Au point de vue ecclésiastique, Altorf l'ut, rattaché pendant des siècles à la grande paroisse de Lohn, depuis 1866 à celle de Opfertshofen. [Werner.]

ALTORF. Voir Femraltorf et Mœnchaltorf.

COMTES d\ Voir Conr

évêque

ALTORF

.I. ( lonstance.

ALTORF, von ALTORF, ALTORFER. famille éteinte de conseillersde Winterthour. — 1 . Hi.im. 1 105-1419 membre du l'etit-Conseil et de 1405-4407 membre du tribunal de la Thurgovie. Est mentionné Bouvent dans les documents. — Non- K. Uauser: Winterthut lur Zeil der Appenzellerkriege 1899, p. 121. — Chronik desLaur. Bosshart. |>-Hausbh.

ALTORFER (ALTDORFF). Nom de famille répandu dans les cantons de Zurich et de SchafThouse.

A. Canton de Zurich. I. ZuRICH-CaMPAGNE. — 1. Hans, «le Bassersdorf, participa en 1513 à l'expédition des Suisses en Bourgogne. — 2. Tboman, de Bûlach, prit part à l'expédition de Milan et à la bataille de Marignan (Arch. de Zurich : Reisrôdel) — 3. Othmar. de Birchwil, fut tué à la bataille de Cappel en 1531 (Egli : Schlachl bei Cappel, p. 60). — 4. JAKOB, 1569-1579, sous-bailli de la commune de Kloten; soir sceau porte les armoiries de la famille, formées d'un soc de charrue en fasce et surmonté d'une étoile (Arch. Zurich: Akten KiburgJ. — J b'wci et F. Hegi. — 5. Konrad, * le 8 février I828à Kloten + le 15 octobre 1898. En 1848 il devint instituteur. En 1867 il acheta le journal Allmann fondé en 1850 à Pfâffikonet l'intitule Der J'reisinnige. Il se voue dés lors à la politique, arrx qrrestions scolaires et à la musique. (Voir nécrologie dans le Freisinnige 1898, n" 121). — [Hans Mobttbu.j — 6. Emu., de

Konrad Altorfer (1S28-1889). Edwin Altorfer (1866-1915).

Bassersdorf, * en 1866, cartographe à Rûschlikon. Après ses études à Zurich il travaille comme lithographe en France et en Suisse; 1900-1903, il étudie la cartographie sous le professeur Recker à l'Ecole polytechnique fédérale. En 1908 il reprend la direction de l'institut géographique de Henri Keller à Zurich pour le compte de la maison Kùmmerly et Frey, à Berne. — 7. EmviN, *à Wetzikon le 2't août 1866, fils du n° 5: fit un apprentissage de commerce: après avoir liquidé en 1905 la maison de commerce de son père, il dirigea dès 1908 l'imprimerie du Freisinnige qui, grâceà son initiative, devint un quotidien. Grand conseiller en 1914, lient. -colonel en 1915. il mourut le 6 février 1915. — Voir- : NZZ 1915, n« 224. — ZWChr 1915 p. 6i (avec portrait). - Der Freisinnige n" 33 et 35. — Zùrichsee-Ztg n 35. [E- vr II. Zurich-Ville. Armoiries : écartelé, au I d'azur à une étoile d'or; au 2 d'argent à un soc d'azur; au 3 d'argent à une grappe de raisin d'azur': au '< d'azur à un croissant d'or. | Wappenbuch Meyer 1605 et 1674). —1. Ulrich (Altdorfferi, boulanger, de Birchwil, est reçu bourgeois et prête serment le Tjuillet 1517. — 2. HanS- Heinrich, tisserand en velours, de Kloterr, est reçu bourgeois avec son lils unique du même nom en 1600 et prête serment le 21 août; cependant sa famille avait déjà possédé le droit de bourgeoisie Bûrgerbuch I. fol. 369; II, p. 35). ' il Hegi

B. Canton de Schaffhouse. En 1424 Konrad Altdorff, de Winterthour, fut chapelain de l'église de St-Jean à

ALT-RAM'ERSWIL

ALTS'LETTEN

Schaffhouse. Ce t'ait a probablement donné naissance à la tradition qui veut que le premier bourgeois de ce nom soit venu à Schaffhouse de \Yinterthour. Il est plus vraisemblable que Allorf sous Reiatli fut son lieu d'origine. — 1. Hans-Konkah, peintre sur verre au XV1° siècle. — Voir SKL. — 2. .Ioiiaw-Jakoi-,, 1741-1804, étudia à Bâle, 1701-1763. l'ut précepteur en France, Hollande, Allemagne et Autriche, pasteur à Buch 1 772, professeur 1775, recteur du Collège de Schaffhouse 1782, membre du conseil d'église et d'école 1791). Il rédigea pendant un certain temps le supplément de la Schaffh. Zeitung et fut aussi poète. Pour ses œuvres, voir C. Màgis: Schaffh. Schrifisteller, 1869. — J.-G. Muller: Rede zu seinem Andenken 1805. — Lang : Colleg.hum. II 61. — Hunziker: Gesch. der schweiz. Volksschule I 252 s. — ADB I 359. — 3. Son cousin, Joiiann-Jakoh, 1754-1829, fut candidat à Gôttingue 1777, maître au gymnase de Schallhouse depuis 1780, diacre au dôme 1793, professeur de théologie 1804, conseiller d'église et d'école, et écrivain. — Voir Màgis: loc. cit. — Il a contribué avec son cousin à la création de la Ministerialbibliothek de Schaffhouse (voir préface du catalogue). — 4. Gottfried, *1877, élu au Conseil d'Etat en 1915 ; auparavant, et depuis 1901, secrétaire d'Etat. [■'■ H B-l

ALT-RAPPERSWIL. Voir Rapperswil, ALT.

ALTRAT (Ancien Conseil).

Voir Soleure.

ALT-REGENSBERG. Voir Regensberg.

ALTREU (C. Soleure, D.

Lebern, Com. Selzach. V. DGS /.

Xom d'origine prégermanique comme ceux des localités voisines, Soleure, Bellnach, Selzach, Bettlach, Granges, etc. : Altrua, -rua 1280; Altrïiwa 1285 (FRB III 275, 276 ; 383, 384); du latin alta rula = haute rue. On trouva en cet endroit des fragments de vases en terra sigillata, d'amphores et des monnaies. A l'époque romaine, un chemin, avec pont sur l'Aar, conduisait à Leuzigen et un autre à Granges et Allerheiligen.

En 1336 le comte Imer de Strassberg vendit à l'abbé de Gottstatt sa résidence d'Altreu. En 1375 la petite ville et le pont furent détruits par les Gugler et le pont n'a jamais été rétabli. Le château qui est souvent mentionné avec Altreu est celui de Granges qui s'élevait sur un rocher du Jura dans la commune de Bettlach, seigneurie d'Altreu. Cette dernière fut constituée en 1270 par sa séparation d'avec celle de Strassberg. Le premier seiirneur en fut le comte Berchtold II de Strassberg (1254-1279) Altreu passa avec le château de Granges, avant 1337. au comte Hugo de Ruchegg et ensuite au comte Rodolphe IV de Nidau. Après la mort de ce dernier (1375) ses héritiers vendirent la seigneurie, le 8 janvier 1377, pour 1400 florins, à Rodolphe Sefried. d'Erlach, bourgeois de Ndeure. Le 29 septembre 1379, Anna de Kibourg, née 3e Nidau, épouse de Hartmann de Kibourg, vendit Altreu avec d'autres biens à Lénpold d'Autriche. Cette aliénation provoqua un différend que les Soleurois, en vertu de leurs privilèges impériaux, voulurent faire trancher par un tribunal soleurois. C'est une des raisons pour laquelle Rodolphe de Kibourg, [ils d'Anna de Kibourg, voulut s'emparer de Soleure en 1382. Enfin en 1389 cette ville acquit de son combourgeois le droit d'hypothèque sur Altreu. [F. Eggenschwiler et K. St.]

ALTREU, Matthieu d', gentilhomme, avoyer de Soleure de 1378-1384. Altreu paraît dans les documents de 1370 à 1419 en qualité de témoin, bailli, vendeur de propriétés, avoyer ou membre du Conseil. C'est lui qui empêcha la nuit meurtrière à Soleure en 1382. Altreu se trouva dans toutes les affaires importantes, ainsi en 1393, lorsque dans le cimetière de Jegenstorf fut par-

taure la seigneurie de Burenet que Soleure obtint Granges. Le nombre de ses biens prouve qu'il était dans l'aisance. En 1401, il vendit un cens sur un bien foncier et un jardin situés devant la porte de Gurzeln ; en 1404, de même quelques redevances à Granges, Bettlach et Selzach. Le dernier document qui parle de lui est du 23 mars 1419. Ce joiir-là il vendit au couvent de Saint-Urbain 24 arpents de terre situés à Balm dans le Bucheggberg, avec le droit de patronage de l'église. [F. Eggenschwiler.]

ALTRINGER. Voir Aldringer.

ALT-SANKT JOHANN. Voir SANKT Johann.

ALTSTADT, ALTSTATT, ALTSTAD (C. et I).

Lucerne, Com. Meggen). Propriété sur la pointe de terre du Meggenhorn a la jonction des baies de Lucerne et de Kussnacht. Du XVIIe s. à 1870 c'était un fidei-commis de la famille Mayr de Baldegg. Sur la plus grande des îles, en face de la rive, l'on voyait les restes du château de Meggenhorn. Celui ci avait sans doute élé construit par Rodolphe l'Ancien de Habsbourg, pour dominer ses propriétés de la Suisse primitive qu'il avait acquises de l'héritage des Lenzbourg. Meggenhorn parait

L'ile d'Altstadl. d'après un dessin de A. Schmid, gravé par R. Hegi.

même avoir été destiné plus tard, par Rodolphe le Taciturne, à servir d'emplacement à une ville concurrente de la florissante et gibeline Lucerne. En 1240, on rencontre un, Rodolphe, écuyer, de Mekhenhorn. Dans la guerre de Lucerne, de 1244, le château fut détruit; à sa place, le comte Rodolphe érigea la même année, non loin de là sur la Ramenlluh, le château de Neuhabsbourg. Dans le rentier de Habsbourg, au début du XIVe s., on trouve la mention des ruines du château de « Meggenhorn in dem See ». — La signification historique de Altstadt, et non Allstad, était déjà ignorée au XVe s., ce qui fut la cause de l'erreur où est tombé le chroniqueur Melchior Russ. Ce dernier croyait qu'à l'origine le lac navigable s'étendait seulement jusqu'à Altstadt qui aurait été le port et l'entrepôt de l'ancienne Lucerne. En 1783, l'abbé Guilla e-

Thomas-François Raynal, écrivain politique français, v lit ériger un obélisque en l'honneur des fondateurs de la Confédération, après que le canton d'Uri lui eût refusé le Grutli. Ce monument fut détruit par la foudre en 1796 et ses restes transportés à Lucerne. — Voir Durrer : Die Einheit Unterivaldens, dans JSG XXXV, p. 18 et 346. — Vaterland 1910, n° 291 — NSW 1910 et 1911. [Durrbr et P.-X. Wehkr).

ALTSELLEN. Voir ALTZELLEN.

ALTST>ETTEN (C. Saint-Gall, D. Oberrheintal. V. DGS et suppl.). Armoiries : d'or à l'ours passant de sable surmonté d'une étoile de gueules (AHS 1901, p. 21). La première mention de la localité est de 853. Le nom A Ustedi (AU- peut-être par oppos. àHoch-stedi= Hochst) témoigne

ALTSTATTEN

AI/J'ST KTTKN

d'un ancien établissement. On y a découvert des monnaies romaines mais aucune fondation qui eûl permis de croire à une colonie romaine. Utstàtten devint (à l'exception de Lienz) proprit'-tt'- <lc I altluiyc de Saint i.all «i ses habitant serfs au monastère. On ne sait quand la ville l'ut entouréi de remparts et de murailles et obtint un marché. Ci dut être très anciennement, dans la nécessité où était l'abbé il avoir un point d'appui dans ses riches possessions du Rheinta) pour la protection des importantes routes com merciales qui se croisaient à /Utstatten, et pour tenir en respect les comtes d'Outre-Rhin. En outre, la ville était un centre de trafic et d'entrepôt pour les communes de la plaine du Kliin et pour les montagnards de l'Appi Au XV" siècle, Altstàtten possédait déjà une administration communale relativement autonome. Il entra, en 1378, dans la ligue des villes de Souabe, avec Bernang et Marbach, et en 1415 dans la combour'geoisie de Saint- Gall pour dix ans. C est à cette occasion qu'est mentionné pour la première fois un Conseil de ville, à la léie duquel se trouvait un ammann auquel avait passé une partie des prérogatives de l'ammann de 1 abbé; la ville avait son propre sceau. En 1442, l'empereur Frédéric III lui octroya le droit de poursuite sur ses habitants (jus de non evocandol. En 1459, la ville prêta serment de tidélité au couvent de Saint-Gall, ce qui ne s'était pas fait depuis longtemps, l'eu après, en 1473, s'élevèrent des difficultés avec l'alilié Ulrich Rôsch, lorsqu'il fallut fixer la situation juridique des sujets de l'abbaye telle qu'elle ressortait de la coutume et des autres conventions. In important débat au sujet de la coutume fut tranché en 1487 par un tribunal arbitral de la ville de Saint-Gall. Selon cette sentence, l'abbé désignait parmi les bourgeois d'Altstàtten, le président du tribunal (Gerichtsammann) ', son représentant immédiat, auipiel furent transmises les compétences judiciaires des anciens maires; il nommait aussi, sur une triple présentation de la communauté des « gens libres du couvent », le président de la ville [StadtammannJ. Ces deux magistrats nommaient ensuite, suivant une procédure déterminée, les douze membres du tribunal et du Conseil de ville, ainsi que l'huissier. - Cet état de chose subsista dans ses grandes lignes jusqu'en 1798. L'abbé de Saint- Gall était seigneur foncier à Altstàtten mais non souverain ell'ectif, il possédait la majeure partie des impôts et redevances ainsi que la basse justice.

Les droits de haute juridiction et de souveraineté, avec perception de l'impôt impérial et commandement des troupes, appartenaient à l'origine au roi ou à l'empereur et étaient exercés par ses mandataires. A l'époque franque, Altstàtten faisait partie du Rheingau, plus tard du bailliage impérial du Rheintal. que Louis de Bavière avait engagé en 1347 aux comtes de Werdenberg- Rheinegg, et auxquels l'Autriche l'arracha en 1395. C'est d'Altstàtten que partit, le 17 juin 1405, l'attaque des Autrichiens contre les Appenzellois, après que la \ille eut été assiégée pendant dix jours, en juin, par les Saint- Gallois et les Appenzellois qui l'avaient bombardée au moyen d'un canon. Mais après la bataille du Stoss les Appenzellois s'en emparèrent et l'occupèrent. Après la dissolution de la «Ligne du lac» en 1408, les Appenzellois ne voulurent pa-, rendre le Rheintal; le duc Frédéric IV y envoya une armée en 1410, reprit Altstàtten, et pour le punir de sa sympathie déclarée pour Appenzell, le réduisit en cendres. La ville fut reconstruite, mais elle avait été si appauvrie qu'elle ne pouvait ni payer l'impôt impérial, ni entretenir ses nmles; aussi demanda-t-elle à l'empereur Sigismond de lui renouveler et étendre son droit de marché et de lui accorder quelques autres privilèges. En 1415, Sigismond remit le Rheintal aux chevaliers Lienhard von Jungingen et Frischhans von Bodmann, qui le transmirent en 1424 au comte Frédéric VII de ïoggenbourg. Ce dernier et le comte Wali ail von Tierstein, son neveu, hypothéquèrent Rheinegg, le «château d'Altstàtten» et le Rheintal aux frères Ulrich et Konrid Paier. En 1466, les tuteurs de Jacob Paier vendirent Rheinegg et le Rheintal aux Appenzellois pour 60(10 florins, ce qui provoqua des conllits de compétence avec l'abbé Ulrich Rôsch. Ils furent aplanis le 6 août 1474, par sept arbitres nommés par les Confédérés. Touchant les levées de troupes, il fut stipulé

que les .en- du Rheintal obéiraient d'abord à leurs Baigneurs 'i en second lieu à l'abbé. En I4!KJ. les Vppenzelloie dînent céder le Rheintal et Rheinegg aux sept cantons de Zurich, Lu cerne, Schwyz, Glaris, Uri, Unterwald et Zoug, 'i111 admirent Appenzell en 1500 et Berni en 1712, dan- le gouvernement commun de ce Le Rheinta] resta bailliage commun jusqu'à la chute de l'ancienne confédération en 1798.

Il y avait à Altstàtten quatre châteaux : le château supérieur 'm Alt- Altstàtten est mentionné pour la première fois vers 13m) et Fut détruit en 1338. Le château inférieur ou Nieder- Altstàtten construit après 13-20 et dé tiuit en 1338. puis rebâti en 1373 et tombé en ruines en 1405 ou IbiO.Neu-Altstâtten, près Lûchin'gen, fut édifié vers 1375 par trois seigneurs Eglotf von Altstàtten, le père, le lils et le petit-fils; pris par les Appenzellois en 1405, mais non détruit, il passa comme fief du couvent en diverses mains et fut vendu en 1639 au secrétaire de ville Cile. KncU, dont les descendants l'habitent encore. Enfin Hoch- Altstàtten est mentionné pour la première lois en 1 120 ; aujourd'hui on voit encore quelques vestiges de murailles et un fossé qui entoure la colline.

En 1303 il est fait mention d'un curé à Altstàtten. L'église, citée pour la première fois en 1333, était une annexe de Marbach et fut incorporée avec celle-ci en 1359-1360 au couvent de Saint-Gall par 1 évêque de Constance. Lors de la Réformation, la ville embrassa la foi nouvelle et décida, le 15 août 1528, sur la proposition de l'ammann Hans Vogler d'appeler un pasteur. Après la bataille de Cappel, la majorité des habitants retourna à l'ancienne loi, et le curé reprit son activité à Altstàtten. La minorité protestante obtint la cojouissance de l'église. Les biens de la prébende furent partagés d'après le nombre des adhérents de chaque confession; les biens de l'église, par contre, restèrent en majeure partie aux catholiques. Lors de l'incendie de 1410, la première église devint la proie des llammes ; en 1567, un nouvel incendie détruisit l'église commune aux deux confessions. Les autres grands incendies sont de 1687, 1709 et 1801. L'église relevée en 1568 et transformée en 1678 était devenue caduque à la lin du XVIII* siècle et ne suffisait plus à la population. JCIIe fut démolie en 1794 et une nouvelle inaugurée en 1798. En I9<i3. les protestants abandonnèrent l'église paroissiale aux catholiques pour 130000 fr. et construisirent leur propre temple, qui fut consacré le 25 mars 1905. Tramway électrique à Bernegg (5 avril 1897), chemin de fer électrique à Gais (17 novembre 1911).

Après la libération du Rheintal en 1798, Altstàtten devint d'abord chef-lieu du district d'Oberrheintal dans le canton du Sàntis, puis, en 1803, du district du Rheintal dans le nouveau canton de Saint-Gall, et enfin, en 1831. du district d'Oberrheintal. En 1803, Altstàtten formait une commune politique avec Luchingen, Hinterforst, Kornberg, Gàtziberg et Warmesberg; en 1833 on lui adjoignit encore Hub, Unterkobelwies et le petit territoire excentrique de Lienz avec Plana. Population de la commune politique 1837 : 6429 habitants; 1860 : 7266 ; 1880 ; 7758; 1900 : 8745: 1910 : 9360. Les registres de paroisses datent : protestants, de baptêmes 1588, de mariages 1620, de décès 1655; catholiques, de baptêmes 1630, de mariages 1656. de décès 1657.

Bibliographie : USlG I-VI. — Chronik von A. (éd. Velter) 1901 ss. — J. von Arx : Gesch.des Kt.Si-G. 1810- 1813 — Naef : Chronik... der Stadt u. Landsch. St-Gallen 1867, p. 5-11. — Einige Gedenkbl. mm îOjahr. Jubilàum des H. Pf. J.-C. Bânziger, 1861. — Ringger: Gedenk-Blâtter an die Einweihungsfeier des... Schulr hauses, 1886. — Krùger : Die Grafen \>on Werdenberg, dans MVG 22, 1887. — Rûtler : Zur âltem Gesch. des St-Gall. Rheintals, dans SVB 47, p. 103-114 avec bibliographie.

Le Couvent de femmes Maria Hilf, à Altstàtten est un couvent de religieuses (capucines). C était, à l'origine, un béguinage. Il était situé près de l'ancien cimetière. Cette communauté est mentionnée pour la première fois, dans les documents, en 1258, puis en 1395. Au début du XVIe s., elle paraît être affiliée au tiers-ordre des Mineurs ; en tous cas. elle en suit la règle. En 1518, la maison fut transférée à « Xonnental ». l'n différend s'éleva

ALTSTjETTEN

ALTSTATTEN

on 1522 entre les sœurs et les habitants d'Altstatten. L'abbé de Saint-Gall, appelé comme arbitre, rendit, le 8 mai, une sentence qui restreignit sur plusieurs points la liberté d'action du couvent. Celui-ci eut fort à souffrir au moment de la Réforme. En 1528, les neuf religieuses qui l'habitaient se réfugièrent dans le pays d'Appenzel! ; elles y restèrent jusqu'à la bataille de Cappel. En 1532, les cantons coseigneurs chargèrent le bailli du Rheintal de faire rendre aux sieurs leur propriété. Le 4 octobre 1533, la supérieure vendit, pour 200 livres pfennig, à l'abbé de Saint-Gall. l'ancienne maison des béguines. Kn 1590. l'église du couvent fut construite avec l'aide de la ville et, le 18 avril 1616, dédiée à Maria die Helferin der Christel) ; de là, le nom de Maria Hilf. En 1(02, la communauté d'Altstatten fut enlevée à l'autorité des Mineurs et placée sous la surveillance des Capucins. C'est pourquoi, en 1609, un capucin, du nom de Louis de Saxe, présida à la réforme du couvent : les religieuses reçurent le costume actuel de l'ordre; la clôture fut établie et la règle appliquée strictement; le bréviaire romain fut introduit et Maria Hilf devint ainsi un couvent régulier de capucines. Le 14 juillet 1610 les sœurs furent recommandées à l'abbé de Saint-Gall par le nonce pon-

depuis 1895 son église propre. En 1913 les religieuses se chargèrent encore de la direction d'un hospice pour femmes adonnées à la boisson. En 1918 l'établissement comptait 280 pensionnaires protégées et pupilles. — Voir Wetzel : Die Rettungsanstalt vom « Guten Hirten»,

1896. |Dr. Placide Butler."]

ALTST/ETTEN, von, famille de ministériaux des abbés de Saint-Gall qui apparaît très tôt à Altstàtten et dont elle a pris le nom. En 1166 paraît un Dietrich avec ses trois fils Hermann, Dietrich et Eglolf. Amioiries : fascéde six pièces d'argent et d'azur. C'est à une branche de cette famille noble que l'abbé de Saint-Gall donna la charge importante de maire d'Altstatten. — 1. Dietrich I, paraît pour la première fois en 1279 avec le titre de maire. — 2. Son fils Walther I (1280-1316) prit parti pour Rodolphe de Habsbourg dans sa querelle avec l'abbé Guillaume de Saint-Gall; après 1291, il embrassa le parti d'Adolphe de Nassau et fut enfin entraîné dans un conflit avec son suzerain au sujet des compétences et des revenus de l'office de maire. Il eut 4 fils: — 3. Konrad, troubadour. C'était ou le clerc de ce nom qui paraît en 1268, ou plus probablement Conrad, maire d'Altstatten, que nous trouvons en 1320 comme témoin pour l'abbé

""deas^'

Sceau de Walther i d Altstàtten, maire 1289.

Sceau du chevalier Eglolf d'Altstatten,

Sceau de Conrad d Altstàtten, maire 1327.

tilical. Le 7 octobre 1617, à la suite d'un arrangement entre elles, le maire et le conseil d'Altstatten, elles obtinrent un adoucissement aux dures conditions de la convention de 1522. Elles construisirent en 1673, hors de la ville, un monastère qui fut réédifié en 1733. En 1798, devant l'invasion française, 18 religieuses s'enfuirent à Rankwil; seules quatre d'entre elles, âgées, lestèrent. Le couvent joue un rôle important en matière' scolaire. Il dirigea dèsl838 l'école d'ouvrages et l'école inférieure des jeunes filles, et en 1853, l'école supérieure. Plus tard il se chargea de la direction de la plupart des écoles catholiques d'Altstatten. Il s'est aussi occupé des missions catholiques. En 1888, il fonda un établissement dans l'Equateur. Cette « Congrégation d>' sœurs missionnaires franciscaines de Maria Hilf» comme elle s'appelle, est aujourd'hui indépendante du couvent d Altstàtten ; elle possède des maisons de missions à Caissau (Vorarlberg) et Tiibach (Saint-Gall). — Voir Nûscheler: Gotleshâvser U, 137. — Communication du spirituel actuel P Albin Latscha, OMC.

L'établissement du «Bon Pasteur» à Altstàtten est une institution pour jeunes filles libérées des écoles et abandonnées à elles-mêmes. Elle fut fondée en 1868 par trois religieuses de l'ordre, venues d'Angers (France). Le (irand Conseiller Jean Rist avança les fonds; en 1876, il remit l'ensemble des bâtiments de l'institution à un prix modéré à quatre ecclésiastiques et trois laïques, à la tête desquels fut placé l'évéquede Saint-Gall. Elle possède

Hiltbold de Saint-Gall et mentionné encore en 1327. Les armoiries de Conrad dans le manuscrit Manesse, correspondent assez bien à celles des nobles d'Altstatten. On ne possède plus de lui que trois chants qu'il composa pour sa bien-aiméc. — Voir Bartsch : Die schweiz. Minnesânger, Erauenfeld 1886, p. CLI1 et 265. — ADB I, 374. —4. Rudolf I. —5. Dietrich II et — 6. Walther II. Vers 1330, les relations des trois maires (Konrad était déjà mort) avec leur suzerain s'aigrirent de plus en plus. Ils s'unirent aux comtes de Werdenberg-Rheinegg et dévastèrent les villes des bords du lac de Constance. Mais en 1338 la fortune se retourna contre eux ; les troupes de Lindau, Saint-Gall, Constance, Zurich et des confédérés envahirent le Rheintal et s'emparèrent des châteaux supérieure! inférieurd'Altstâtten. Les trois frères fugitifs durent se soumettre à des conditions de paix humiliantes. — 7. Rudolf IV, auquel passa peu à peu tout l'héritage de la famille. Il acquit le château de Neu-Altstàtten et devint seigneur et bailli de Neuburg au delà du Rhin ; il mourut en 1436. — 8. Kunigunde, fille du n° 7 et femme de Hans ïumb, de Xeuburg. Le 27 avril 1469 surgirent de longues difficultés entre elle et la ville d'Altstatten au sujet des compétences du maire ; elles furent tranchées par le doyen au nom de l'abbé Ulrich Rôsch. Kunigunde mourut en 1476; l'office de maire fit alors retour au couvent et resta sans titulaire. — Butler : Die Edeln mal Meier v. Allsttïtten(A£)G19l9, p. 112-127, avec bibliographie. [Bt.J

ALTSTETTEN

ALTSTETTEN

ALTSTETTEN (C. el D. Zurich. Voir DGS). Commune politique el paroisse. Autrefois grand bailliage el Com. eu île. Armoiries: < f o i • i la tour de sable sur trois monts de gueules. Edlibach donne en 1488 comme armoiries de la paroisse la Vierge avec l'enfant. Le nom —Alistetin 1249, Alstetin 1 -2.>t > rappelle uneancienne localité romano-helvète. Archéologie : nombreux tombeaux de l'époque de la Tène au llanl, 1906 trouvaille d'un bassin en or, de l'époque de Hallstatt. Restes de murs d établissements romains sur la colline de l'église, au pied de laquelle passait la route romaine d'Âquae à Turicum; restes d'édi lices aussi à Loogarten et sur le Karstenbulil, et trouvailles romaines isolées. Tombeaux alémanniques en tuf sur le Karstenhuhl.

Premières mentions comme village: 1 2 49 Altstetin, villa superior el inferior, 1*277 Altstetten prope Thureijurn. Le sol, qui appartenait jadis en grande partie aux Kibourg et Habsbourg, se morcela à la lin ilu Moyen Age et devint la propriété de plusieurs couvents zuricois. A l'époque de la Réformation, la plus grande partie de ces biens et redevances passa à l'hôpital de Zurich. — Les

Altstetten. Cérémonie de mariage dan- l'église, d'après ^un dessin de Herrliberger.

droits de bailliage étaient l'apanage des chevaliers de Schônenwerd qui les reçurent en fief des Kibourg, puis des Habsbourg. Le 19 octobre 1390, le duc Léopold IV d'Autriche les donna aux frères Eberhard et Fritzmann Stagel, bourgeois de Zurich. Ils passèrent ensuite, comme fief impérial, à Jean Tumb de Neuburg, bourgeois de Zurich. Le 15 janvier 1432, ils revinrent à la ville de Zurich qui, en échange, céda à Jean Tumb le gage qu'elle détenait sur le château, les gens et les propriétés de Flums. Le 22 juin 1433, l'empereur Sigismond donna à la ville le bailliage d' Yltstetten en fief. Il faut noter que, le 24 juin 1431 déjà, Jacques Schwarzmurer venait d'être nommé bailli de la vi le à Altstetten. La haute justice appartint jusqu'en 1415 à l'Autriche et resta attachée au comté de Baden, dès lors bailliage commun des VIII cantons; seule la région comprise entre le Truobenbach et la ville revint à Zurich, de par le bailliage impérial.

Le grand bailliage d'Altstetten fut administré au début par des baillis spéciaux ; dès 1477, il fut placé sous l'administration du bailli impérial, c'est-à-dire du membre du Conseil qui exerçait la haute justice. Aux XVIIe et XVIII' siècles, la tradition voulait que l'administration d'Altstetten-/Esch fût exercée par les deux trésoriers. Altstelten-/Esch eut un greffier commun. ( Voir aussi /Esch.)

Sous la constitution helvétique, 1798-1803, la commune

d'Altstetten faisait paiiie du district de Zurich; sous l'Acte de médiation, elle fut incorporée au district de Horgen ; depuis 1814, elle appartient au district de Zurich.

Le statut communal fut rédigé bous Jean Tumb le 14 r 1429 et revisé le 31 juillet 1553. Outre les B0U8baillis soumis à I autorité supérieure, nous trouvons les quatre administrateurs du village (die vier des Dorfs Inwalten) ; chacune des parties nommée elle-même village) — Ober- et Unter-Altstetten — devait élire dans une assemblée spéciale deux représentants. Toute la région des forêts et des pâturages située entre Uitikon, Urdorf Schlieren et Altstetten, et appelée Unter-Albis, fut, jusqu'en 1599. possession collective de ces quatre communes. L'endiguement de la Limmat qui déborda souvent nécessita des elforts continuels de la commune. — Altstetten fut à l'origine et jusqu'à la Réforme une filiale de l'église paroissiale de Saini-I'ierre à Zurich. Elle est mentionnée comme telle pour la première fois en 1266. L'abbesse du Fraumunster possédait à Altstetten un fonds de terre appelé le pâturage de l'abbesse auquel était attaché le droit de collation de l'église de Saint-Pierre. Avec cette terre, la collation de Saint-Pierre et celle d'Altstetten passèrent au bourgmi lie Brun (1345) et après sa mort à l'hôpital de Zurich (1360). Par un acte de dotation du 4 août 1418, la chapelle ou église d'Altstetten reçut un chapelain permanent. Avant la Réforme, c'était un lieu de pèlerinage très fréquenté. A la prière du curé du Grossmûnster, Erhard Hat tmann, le prédécesseur de Zwingli, le cardinal .Matthieu Schinner donna à Zurich en 1517 une lettre d'indulgences selon laquelle tous ceux qui participaient à une des cinq processions annuelles et assistaient à la cérémonie solennelle des morts introduite dans la chapelle par le curé, jouissaient d'une indulgence. En novembre 1523, après le second colloque de Zurich, les images furent violemment arrachées de l'église. Le 29 mai 1529, Altstetten fut constitué en paroisse indépendante. L'éuli-e lut restaurée en 1780, 1896 et 1919, la nef prolongée en 1761 et 1842. A côté de la porte, sur la paroi orientale, on voit l'inscription : in dem jar MCCCCLXXYI uff den dritten dag mer: nom der burgundisch herzog die jluclit vor Granse. Hartmann Rordorf, alors grand bailli d'Altstetten, avait participé à la bataille de Grandson et y fut créé chevalier; c'est lui qui d'après une conjecture ancienne fit graver cette inscription commémorative. Au XVIIP siècle, les habitants de la ville choisissaient avec prédilection l'église d'Altstetten pour les cérémonies de mariages.

Le lendemain de la bataille de Saint-Jacques sur la Sihl, Altstetten fut en partie incendié par les Confédérés. De même, la localité eut beaucoup à souffrir des événements militaires de 1799; elle fut comprise pendant l'été dans la ligne des avant-postes français. — Une école a existé à Altstetten depuis la Réforme; les nouveaux collèges datent de 1833, 1879, 1897 et 1911. Cercle d'école secondaire depuis 1839, dont en 1901 et 1902 Schlieren et Albisrieden se sont détachés. Une église catholique depuis 1900, dont la paroisse comprend Albisrieden, Hôngg, Schlieren, Engstringen, Weiningen, Uitikon, Urdorf, Birmensdorf et .Esch.

Faubourg industriel de la ville, la commune a pris un développement rapide depuis une vingtaine d'années. Elle est le siège de grosses entreprises mécaniques, filatures de soie, fabriques de ciment, industries chimiques, fabriques d'automobiles, etc.

Dans la période 1900-1910, la population a augmenté du 61 °/0. En 1918 la commune a demandé à être incorporée à la ville de Zurich. En 1634 : 280 hab. ; 1792 :

ALTSTETTEN

ALTZELLEN

2<tt

666, 1870 : 1193, 1914 : 636V Depuis 1890 paraît à Altstetten VAnzeiger fur <1a* Limmattal (démocrate). — Registres des baptêmes et des mariages depuis 1607, des décès depuis [621, des familles depuis 1774 et des catéchumènes depuis 1703. — R. Iloppeler : SùR 1. 1, p. 26-2-313. — A. Nûscheler : Gotteshâuser 111. p. 'i05 ss. — J. Sporry : Geschiclite von Altstetten (Anzeiger fur dos Limmattal 1907 nos 150-153, 1908, n»* 1-15). |A- Mullbr.] ALTSTETTEN, von, ou ALTSTêTTER. Familles de Zurich et environs. Armoiries :

d'après l'armoriai d'Edlibach de 1488 :

d'or à la tour de sable sur trois monts de gueules ; armoiries complètes dans Stumpf II, 169 b. — Une famille de chevaliers qui aurait tiré son nom de Altstetten (Zurich) n'a pas plus existé que le château lui-même. De nombreux von Altstetten ou Altstetter sont mentionnés depuis 1357 dans les Steuerbucher de Zurich. — Heini von Altstetten, forgeron à Zurich, participa en 1468 à l'expédition contre Wuldshut. Représentant de la corporation des maréchaux dans le Conseil des Cornus en 1489, il participa comme tel aux négociations avec les paysans au sujet du compromis de Waldmann. — Voir Hegi : Gesch. der Zunft zur Schmiden. — Gagliardi : Dok. Waldmann. [F. H.]

ALT VIERT' L. Voir Viertel.

ALT W/EDENSWIL. Voir W.*:dens\vil.

ALTWEGG. r'amille thurgovienne qui apparaît en 1401 dans un document de Munsterlingen sous le nom de Altwegger dans la commune de Kreuzlingen. Elle est répandue dans différentes communes du canton. Armoiries des Altwegg de Guntershausen : parti d'argent à une roue de moulin d'azur et d'azur à un chevalier tenant deux étoiles d'or dans les mains, surmonté d'un croissant du même renversé. — 1. Johannes, 1847-1888, prési-

•loh. Altwegg (1847-1888). Paul Altwegg (1881).

dentde la Cour d'appel de Thurgovie, conseiller aux Etats. 11 étudia la jurisprudence à Zurich et Heidelberg 1N6S-I870). Grand conseiller 1873, devint président de ce corps 1879-1883, 1886; secrétaire du Tribunal cantonal 1874, puis président de celui-ci 1880-1888, et pendant ce même laps de temps conseiller aux Etats. Voir Thurg. Zeitg du 18 novembre 1888. — 2. Hans, 1884-1914, de lierrenhof, fils du major et juge de district Jean-Jacques qui était frère du n" 1. Il étudia le droit à Zurich, Berne el Munich. Avocat à Kreuzlingen 19I0, membre du Grand Conseil 1911, procureur général 1912, -j- 18 septembre 1914 à Courtemaiche, tué par accident. — 3. Paul, D' en droit, (1884) tils du n" 1 ; étudie le droit à Zurich, Genève, Heidelberg: s'établit comme avocat (1906) à Frauenfeld. Chef des jeunes-radicaux du district de Frauenfeld; 1919 major à l'état-major général et conseiller d'Etat chargé du département de justice et police. [Sch.1

ALTWEIBERMÙHLEN (M AITLI-R CE LLI ou RŒLLETE, AL r WIBE«-RELLE, WIBER-REL- LET). On appelle de ce nom des installations semblables à des moulins que l'on dressait lors des processions du mardi gras et dans lesquelles on jetait par le haut des

poupées représentant des vieilles femmes qui ressortaient jeunes par le bas. Cette coutume n'est pas limitée à notre pays, mais elle est particulièrement en honneur dans la Suisse primitive. On la retrouve aussi dans les cantons de Thurgovie, Argovie et Saint-Gall. C'est une représentation symbolique du printemps et de sa puissance de rajeunissement. Elle a son pendant dans les cérémonies de la Gintzenmoosfahrt (voir cet art.). — Voir Arcliiv f. d. Studium der neueren Spracfien, vol. Cil, 241 ss. ; CIV355. — SAV I, 141. [E. H.-K.]

ALTWIS (C. Lucerne, D. Hochdorf. Voir DGSJ. Dans l'Ebnetwald, haut au-dessus du village et de l'Altvvisbachtobel, se trouvent les traces visibles d'un refuge. Les armoiries : de gueules à une tête de cheval d'argent, ont peut-être quelque rapport avec le « pâturage des étalons » mentionné dans un acte de 1660. Altwis appartenait à l'origine aux comtes de Lenzbourg ; plus tard par héritage aux Kibourg et à l'Autriche. Depuis le milieu du XIVe s. les chevaliers de Heidegg avaient en fief le droit de justice ; à partir du XVe s. , celui-ci fut réuni à la seigneurie de Heidegg. Le couvent de Béromunster possédait des biens à Altwis déjà antérieurement à 1173, plus tard de même les religieux de llitzkirch, Hohenrain et Mûri y ont des propriétés. Altwis lit partie intégrante jusqu'en 1415 du district de Richensee qui lui-même fut rattaché aux bailliages libres jusqu'en 1803. A cette date, il fut incorporé avec le district de Hitzkirch au canton de Lucerne. La ville de Lucerne, qui possédait la seigneurie de Heidegg depuis 1700, confirma l'ordonnance communale des habitants d'Altwis le 7 décembre 1740. La commune comptait alors 40 « franchises » qui ne devaient pas être augmentées. — Altwis est aussi le lieu d'origine de Joseph-Alois Hartmann (Père Athanase) 1803-1866, membre de la province suisse des Capucins, évèque de Derbe, puis vicaire apostolique de Patna et de Bombay. — Voir Urk. Béromunster. — — Habsb. Vrb. — AS I — Gfr. — Manuels du Petit Conseil. — Lûtolf: Sagen. — lmhof u. Jaun : P. At/ian. Hartmann, Lucerne 1903. [P.-X. W .]

ALTWIS, von. Armoiries : d'argent à une tête de braque d'or. Famille de Munster à laquelle on ne peut rattacher avec certitude Bernard et Berthold Altwis, cités en 1114 et 1168. Berthold était probablement ministérial de Murbach-Lucerne, de même que Henri, feudataire du Couvent im Hof de Lucerne en 1293.

Depuis 1300 environ des Altwis (serfs de Béromunster et détenteurs de fiefs à Vilmeringen, se nommaient aussi von Vilmeringen)prirent rang dans la basse noblesse en qualité de ministériaux. — 1. Ulrich, sousprieur 1297, puis prieur de Saint Urbain, 1298. — 2. Gerung (appelé aussi Gerung de Vilmeringen), serf de Béromunster 1323, habita Vilmeringen 1343, il entra au service de l'Autriche, devint avoyer de Lenzbourg 1346. 1348, 1349, sousbailli de Baden 13o7, bailli et curateur de la reine Agnès au Bôzberg et à Eigen 1359, 1363 ; il vivait encore en 1373. — 3. Hans de Vilmeringen, serviteur du comte Rodolphe de Kibourg. 1378, 1384 et 1387 avoyer de Buren. — 4. Henri, 1368, etc. amman de Munster. — 5. Hans, 1450 seigneur de Gruneck. — 6. Conrad, doyen de Berthoud 1413, curé de Winigen 1415, plus tard chanoine à Bâle, d'où il fut banni par l'évêque Jean. — Voir Merz : Biirganlagen II, 537. — Siegel und Wappen des Adels, etc., d. K. Argau, p. 71. — Merz dans GHS III, 403. — Urk. Béromunster. — Habsb. Urbar. — Gfr. — Estermann : Ruralkapitel. [P.-X. W.]

ALT WÛLFLINGEN. Voir Wulflingen.

ALTZELLEN ou ALTSELLEN (C. Nidwald, Corn, et paroisse Wolfenschiessen. V. DGSJ. Dans les documents nous trouvons Altseldon (1327) qui signifie ancienne auberge (S/ VII 8i9).Au Moyen Age, Altsellen était habité par une population paysanne aisée qui, déjà en 1357, s'était rachetée de la dîme du couvent d'Engelberg. Dans la première moitié du XVIe siècle demeurait dans sa propriété de Wilershôhe, Konrad Scheuber, landam-

ALTZELLEN

ALVASCHEIN

manu en 1543, qui mourut ermite en 1559. Sa mère était Dorotliea de fine, Bile de Nicolas de Flue dont la mère, Hemma Rubert, étail aussi originaire d'Altzellen. C'est avec l'appui de l'ermite de Sachseln et de sa famille que l'ut construite el consacrée en 1482 à Altzellen la chapelle actuelle, dédiée à l'évêque valaisan saint Théodule (Joder). On conserve au musée historique de st.ms mi retable gothique du commencement du XVI' siècle et provenant de la chapelle de Saint-Joder. La nefdi la chapelle a été restaurée après le tremblement de terre de 1601. — Voir: Durrer : Kiotstdenkmùler Unterwalr dens. p. 18-33. - Gfr. XIV, 248. Dr

ALTZELLEN, ab. est l'ancien nom de ce héros de la liberté qui aurait tué le bailli Wolfenschiessen et qui reçut plus tard de Schiller le nom plus courant de Conrad Baumgartner. Le Livre blanc ne connaît guère que l'origine du héros; Wrner Tellenspiel du début du XVIe siècle l'appelle d'abord Cuno ah Altzellen, et ce nom fut estropié dans la suite en Ahatzeller (Appenzeller). Dans la tradition locale, la forme Kueni ah Altzellen persista jusqu'au XVIIe siècle, pendant que déjà dans la chronique conservée dans la maison de Winkelried à Stans 1563 et dans Tschudi vers 1569 le nom de Konrad Baumgartner ou de liaumgarten était employé. On rencontre une famille de ce nom à Wolfenschiessen au XIV1 siècle. La demeure du héros serait d'après la tradition locale la propriété de Stalden. — VoirVV. Vischer : Die Sage <•</» der Befreiung der Waldstâtten nach ihrer allmàhlichen Ausbildung, Leipzig 1867. — G. Meyer von Knonau : Die Sage von der Befreiung der Waldstâtten, lîâle 1873. — Durrer: ASG 191."), p. 159 et Kunstdenkmâler Unterwaldens, p. 29. [Durrer.]

ALUMNAT. Voir COLLEGIUM.

ALVANEU ou ALVENEU (C. Grisons, D. Alhula, Cercle Belfort. V. DGSI.

Les armoiries sont identiques à celles de la juridiction de Inner- Belfort. Ce nom, en romanche Alvagné, -i, -ô, fait l'impression d'une dérivation en -êtum ou d'un nom d'arhre ou d'arbuste. On trouve les formes suivantes: Alvanude 1244 Alvenude vers 1290, Alvenùs 1321.

Alvenùs 1328, Alfenuda vers 1336. Les archives riches et intéressantes, remontent jusqu'en 1353. Le 10 déc. 1442 le comte Henri de Montefort à la demande des bourgeois fait cadeau à l'église de Saint-Maurice de la forêt et du pâturage Sur Rùffen. Vers 1460, l'église et le village ont été incendiés. A Alvaneu comme ailleurs, l'assistance publique relevait de l'église et était dirigée par des aumôniers. Les revenus de l'assistance comme ceux de l'église consistaient surtout en rentes foncières. D'après une lettre de rente du 20 juin 1587, la moitié des arrérages devait être payée au prêtre ou au bedeau à la Saint-Martin, en argent, en nature ou valeurs, l'autre moitié à la Saint-Georges, en espèces. Les biens fonciers étaient propriété commune et celui auquel ils étaient conférés ne pouvait ni les engager, ni les hypothéquer, ni les diviser; en outre le' prêtre avait la jouissance de la prairie Schilaun. En 1605 on préleva un impôt de 5 batz par 100 llorins sur les biens qui par mariage sortaient de la commune et cela pour augmenter les recettes de l'église. La paroisse ayant de la peine à maintenir l'ancienne doctrine par suite des nombreuses relations avec Davos, elle décida (24 février 1651) que les bourgeois récemment reçus, ainsi que ceux qui le seraient dorénavant, déviaient être catholiques. Ceux qui passaient à la foi nouvelle perdaient la bourgeoisie. Ainsi a la diète d'Ilanz du 25 juin 1060 Alvaneu protesta contre l'entrée du protestant Salomon Sprecher de Bernegg dans

Sceau de la commune d Alvaneu du 13 au 2:! mars 1707. (Arch. d' Alvaneu).

la bourgoisie di Wiesen qui se rattachait à Alvaneu. En 1758 1a commune décida, an Mijet de l'interdiction de recevoir de nouveaui bourgeois, de ne faire d'exception i|u en faveur de seigneurs catholiques puissants, en mesure de racheter le- biens des réfoi mes et en 17fi8. une convention formelle fut faite ayant pour but l'exclusion des hérétiques. Le patronage d Alvaneu appartenait aux baron- de Vaiz: il passa aux comtes du Toggenbourg. puis aux seigneurs nobles de Churwalden qui dans la Butte exercèrent h droit de présentation dans l'élection des prêtres. A I origine les trois communes d' Alvaneu, de Schmitten et de Wiesen formaient une seule paroisse. En 1490, Wiesen se sépara et Schmitten simit plus tard son exemple. — Voir Wartmann : lt"t. Vrkunden AS<; X, p. 'i69i. — Robbi : lit ternis p. 17. Ch. Brûgger : Uandtchriftl. Aufzeich. in der Kantonsbibl Grau//. — Regesten von Alvaneu. Pallioppi : OrUnamen II, p. 71. — Mohr: Cod. dipl. II. — Campell I. p. 145. — J. J. Simonet : Die Weltgeistlichen tiraubûndens. — J. IL Kahn : Gesch. der bild. Kùnste in der Schweiz, p. 7V!, 744. i. i et a. v. P.]

ALVANEU-BAD fC. 'irisons, D. Alhula. Corn, et paroisse Alvaneu. Voir DGSJ. Bains d'eaux minérales. A l'Ouest des bâtiments de l'établissement se trouve un groupe de maisons avec une église appelée autrefois Tsc/iessa et aujourd'hui compris avec les bains sous le nom igl Jioign (= le bain). Il en est fait mention pour la première lois dans un contrat de vente de 1474 entre Conrad Muller dit Koch et Jos. Moser, de Coire. En 1570, Dietegen de Salis était créancier hypothécaire des bains sulfureux d'Alvaneu. Au commencement du XVII* siècle, ils appartenaient à Georg Beeli de Belfort. en 1604, à Jos. Koch de Coire et en 1608 au célèbre Dr Andréas Buinelli. Il semble que les bains soient devenus la propriété de la commune, après que la juridiction eut été rachetée à l'Autriche (1652). Ils passèrent aux mains de l'antique famille des Walthier d'Alvaneu et tombèrent en décadence. Au milieu du XVIIIe siècle le landammann Stephen Sinrmen d'Alvaneu les acheta ; il les agrandit et les améliora. Les célèbres médecins grisons Joli. Bavier, Joli. Ant. Grass et le chirurgien Meinrad Schwartz, qui fut médecin des bains, contribuèrent aussi certainement par leur prédilection pour Alvaneu-Bad à lui rendre sa réputation. Alvaneu doit aussi beaucoup au grand médecin, le docteur' Grass qui pendant 14 ans, et jusqu'à sa mort, fréquenta les bains d'Alvaneu et les recommandait à ses patients. En 1747 parut à Coire la première Beschreibung des heilsamen Alvaneuer Schwefelbads, dans laquelle ces médecins conlirmaient leurs observations sur les effets de ces eaux. A la même époque, le naturaliste zuricois J. J. Sçheuchzer loue Alvaneu dans sa Nalurgesehichte des S chweizer landes. I.es propriétaires successifs des bains sont: Joli. Anton Sprecher, de Davos, de 1755 à 1 7(53 ; son frère Job. Anderes Sprecher, de Grusch, de 1763 à 1770; le lils de celui-ci, le landammann Anton Hercules Sprecher, de Davos, de 1770 à 1808; la famille Balzer, d'Alvaneu, de 1808 à 1903 (avec une courte interruption a partir- de 1851 où les bains passèrent à Jak. Math. Laim d'Alvaneu ) ; depuis lors ils appartiennent à une société par actions. — Voir Ch . Brûgger : Handschriftlicher Nacldass (bibliothèque cantonale, Coire). — Meyer-Ahrens : Die Heilqueilen der Schweiz. — Th. Mohr : Cod. dipl. I. — Regesten der Gemeinde Alva-

[L .1 ] N (C. Grisons. D. Alhula. V. DGSJ. Armoiries .'Commune politique et paroisse.

Il formait avec Tiefenkastel et Mons la juridiction de Tiefenkastel : depuis 1851 chef-lieu du cercle du nême nom auquel lurent encore adjoint Obervaz, Stùrvis. Mutten. Ce nom, origrnairenienl Alvasinis 1154, Alvisin 1311, Aiveschin 1470, est d'origine incertaine.

La linguistique n'aurait rien à objectera une dérivation de Lvpicinus, nom de personne fréquent dans la vieille Rhétie; cependant, on ne peut l'étayer d'aucun fait. Alvaschein possède de très riches archives qui remontent jusqu'à 1414. L'église, consacrée à Saint-Joseph, était une filiale de Tie-

neu.

ALVASCHE

ALVUM NOVUM

AMBACIIT

fenkastel ; elle avail un chapelain, 1506-1519; en 1555 intervint un arrangement enire Alvaschein et Tiefenkastel au sujet de la prébende de l'église, celle-ci devinl paroissiale en 1663, mais le-- morts furent enterrés dans le cimetière de Saint-Pierre de Mustail jusqu'au l" novembre 1679. L'église était assez bien dotée, car en 1712 et 1719, elle acheta des terres pour 573 florins. Par décision de l'évèque Joseph Benedikt elle fut détachée de Tiefenkastel en 1739 et obtint son propre curé. [L. J. et H. v. P.]

ALVUM NOVUM. Voir Alvaned.

AMACKER. Famille \alaisanne citée pour la première fois à Eischol au XX' siècle sous le nom im Ac/ier (in agroj qui devint bientôt am Acher, plus récemment Amacker. Elle se répandit dès le XVIe siècle à Unterbâch, au XVIIIe siècle à Saint-Maurice, plus tard à Sion et Brigue (BGW).— 1. Joseph-Antoine, *en 1793 à Saint-Maurice, prit part à la reddition de la forteresse de Huningue (1815); entra en 1816 dans la garde suisse en France comme sergent-major, fit en cette qualité la campagne d'Espagne (1823) et obtint la lésion d'honneur. Après la dissolution des régiments suisses en F'rance, il rentra dans sa patrie, fut membre du Grand Conseil, préfet, commandant de bataillon (1857-1859). représenta son canton au Conseil des Etats, f à Saint- .Maurice le 17 fév. 1862 (Gazette du Valais). — 2. Gaspard, de Eischoll. * 1833, prêtre le 29 mai 1858; professeur à Sion 1859-1860; curé à Binn 1860-1868, à Ausserberg 1868-1872, à Salgesch 1872 1879. Il fut plus tard rédacteur à Munich, Einsiedeln, et 1883, recteur à Blatten. f 1892. - BWG I. - Walliser Bote, 1892. [D. 1.1

AMADIO ou AMADEI et AMEDEI. Ancienne famille gibeline de Lugano qui apparaît dès le début du XIVe s. En 1301 on parle d'un de Amada, de Lugano, qui vendit ses immeubles à la ville de Côme pour la construction du château de Lugano En 1305, Egyde Amedei, notaire de Lugano, était lieutenant du bailli-recteur Guido Orelli, pour la vallée de Blenio. Le 27 février 1305 il préside le tribunal à Taverna (près de Ponto Valentino) au nom du bailli-recteur et il rédige lui-même le procèsverbal. — Son tils Adam figure comme notaire dans la vallée de Blenio en 1315, à" (Juinto le 20 juin 1322 et à Iragna le 23 juin 1327. Le 27 septembre 1327, Pierre he Amedeo, notaire de Lugano, est vicaire de la Léventine. Le 13 juin 1332 il est lieutenant du baillirecteur Matteo Orelli pour la vallée de Blenio; le 11 décembre 1333 il rédige le traité d'alliance entre le bailli-recteur Matteo Orelli et la vallée de Blenio d'une part, et le seigneur FYanchinoBusca et la ville de Côme, de l'autre. — En 1656, Jean-Baptiste est délégué des Luganais auprès du bailli suisse pour obtenir une ion des statuts de la communauté. En 1910, il n'existait plus aucun Amadio à Lugano. Suivant Anastasi, la famille s'est transportée en Italie. — Voir Meyer : Die Capitanei von Locarno- — Meyer: Blenio u. Leven- Inia. — Pometta : Corne il Ticino... — AS, I. — BStor., 1881. — Anastasi: Cognotni ticinesi. — Vegezzi : Esposizione storica. [!>■■ G. t.]

AMALRIC. Famille d'Alaisen Languedoc, établie d'abord à Aigle, puis à Morges et à Genève, où elle fut reçue g ta bourgeoisie en 1770' et 1790. Armoiries: de gueules à la grue d'argent sur une terrasse de sinople, tenant en son bec un serpent d'argent posé en barre et accompagnée à senestre d'un serpent en pal du même, au chef d'or chargé d'une aigle couronnée, probablement de sable. Nom d'origine ostrogothique; voir Schônfeld : WB. der àltgerm. Personennamen, p. 14 ss. — Voir: Bec. g en. suisse. [< s. Genève t. II. [A. Ci'i.l

AMANDUS SUSO. Voir Srsn.

AMAN OU AMANN. Voir Ammaxn.

AMARCA ou à MARCA. Ancienne famille de Mesocco. Armoiries : Coupé mi parti au 1 de gueules à un sac d'argent, au 2 d'or, à une croix à trois traverses de sable posée en barre, et paie de gueules et d'argent de six pièces. — 1. Xikoi.ai s, notaire impérial à Mesocco, y l'iôO. — 2. Albert, fils du n° 1, gouverneur de la vallée

de Mesocco sous Trivulze, f 1492. — 3. Nikolaus-Donat, fils du n" 1, premier podeslà de la Valteline, -J- 1516. — 4 Pierre, petit-fils du n° 3, archevêque de Toulouse en 1654, puis archevêque de Paris le 16 février 1662. f 29 juin 1662. — 5. Joseph, landammann et syndic de la Valteline, f 1739. — 6. Johann- Anton, commissaire du comté de Cleven, -f- 1813. — 7. Klemens, chancelier du bailli de la Valteline, assistant du Commissariat de Cleven, podestà de Teglio et bailli de la Valteline en 1797. C'est sous son administration qu'eut lieu la révolte de la Valteline au printemps 1797, à laquelle il tint tête avec beaucoup de sang-froid. Ce ne fut qu'après la fuite des syndics, de qui dépendaient les fonctionnaires grisons, qu'il s'estima relevé de ses fonctions. Il fut encore au service de son pays en qualité de Grand Conseiller, député à la diète de Berne, délégué dans le Tessin, président du Tribunal cantonal, juge de la Haute Ligue Grise en 1807, 1817 et 1818.— 8. Joseph, 1799-1866, fils du n» 7, landammann et juge, une des personnalités politiques les plus marquantes des Grisons. Après des études classiques et juridiques, il fut élu en 1823 député au Grand Conseil, dont il devinl vice-président en 1836 et 18i3, et président en 1839. En sa qualité de juge de la Haute Ligue Grise il fit partie du Petit Conseil en 1834 1839 et 1843 II fut encore juge cantonal et président du Conseil de l'instruction publique. En 1851 une maladie des yeux mit fin à sa carrière politique ; il rentra dans la vie privée et vécut à Mesocco et à San Vittore où il mourut. — 9. Johann-Anton-Ludwig, frère du n° 8, officier au service de France, capitaine dans l'armée piémontaise ; il fut plusieurs fois landammann, syndic de la Valteline, préfet du district de Moesa sous la République helvétique, juge et président du Tribunal cantonal, député au Grand Conseil et aux diètes de Berne et Lucerne. — 10. Joseph-Victor, frère du n° 9, lieutenant au service de France, fut fait prisonnier dans la campagne d'Espagne en 1807; en 1815, il est de nouveau au service de France, capitaine de la Garde suisse, chevalier de la Légion d'honneur, en 1820 commandant de bataillon. Il remplit plusieurs fois les fonctions de landammann. — 11. Karl-Conradin, fils du n» 8, landammann de Mesocco, gouverneur de la Ligue Grise 1845. Dans la guerre du Sonderbund, il commandait la première brigade de la troisième division, et il fut envoyé par son cantonavec le préfet Joli. -Barth. Caflisch, auprès du général Dufour pour lui demander de ne pas lever les soldats catholiques et de laisser les bataillons réformés dans les Grisons. — Voir Sprecher : Sammlung râtischer Geschlechler, p. 233-237. — J.-R. Riedhauser: Der letzle Bundner Landvogt im Veltlin, dans Fr. Bàtier 1909 n° 129-134. — Bazzigher : Gesch. der Kantonsschule, p. 84. — BM 1866 p. U. - Bundner Tagbl., 1866 n» 7-8. -* Gas. Bom. n° 3. — J. Bobbi : Standesprcisidenten, n°s 52 et 53. — JHGG 1915. [L. J.]

AMARCIUS. Poète du XIe siècle, de Zurich, à ce qu'on prétend, mentionné pour la première fois vers 1300 comme né dans les Alpes, dans la Turiaca provincia. Suivant Budinser on devrait lire Curiaca prov., soit province de Coire. On sait qu'il était clerc à la cour du roi Henri III .à Spire ; toutefois, il n'est pas prouvé qu'il fût originaire du territoire de la Suisse actuelle. — Voir Max Budinger et Emil Grunauer : Mlteste Denkmale der Zùricher Literaïur (1866). p. 8. - ASGA XIV (1868), p. 89. — Naumann : Serapeum XVI (1855), p. 91 . [F. H]

AMASI \ ou AM ATIA, AMAZIA, de. Forme latinoitalienne du nom de famille des baillis de Matsch. Voir Matsch.

AM BACH, Wernher, de Môrikon. près Lenzbourg. Abbé de Cappel (C. Zurich) dès 1425 ; reçut la mitre blanche au concile de Bâle en 1434. Selon la Chronique de Bullinger le couvent de Cappel et toutes les fermes en dépendant furent dévastés sous son administration par les Confédérés durant la guerre entre Zurich et Schwyz. Il mourut en 1471 après 46 ans d'une administration excellente. — VoirMvlGZ III 1, p. 3. — von Mùlinen : Helvetia sacra. [.F. H.l

AMBACHT. Voir Ami.

AMBASSADEURS

A.MHASSADEUKS

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