Diamètre : 30 mm
Sceaux des Comtes d'Aarberg.
1. Ulrich d'Aarberg 1257. (Ulrich brise les armes d'Aarberg des poissons de Montfaucon provenant de l'eeusson de sa mère.) — 2. Guillaume d'Aarber<j- 1275. — 3. Ulrich de Valangin 1327. — i. Pierre d'Aarberg 1343. — 5. Pierre d'Aarberg 1367. — 6. Jean III de Valangin 1434.
et Rùhl n'en furent pas autrement ravis. On alla même, par malveillance, jusqu'à combler le « fossé » déjà commencé. L'ouvrage paraît avoir été terminé en 1647. Un tableau spécial de toutes les taxes de voiturage pour les gens et les marchandises, surtout le vin, fut placé à Aarberg. Le canal fut affermé tout d'abord pour trois ans, le 15 septembre 1647, à Henry de Treytorrens et C'e. Mais déjà en octobre 1648, Jacques Tribolet le reprenait pour six ans. Un nouveau contrat, en date de la Saint- Michel 1652 et pour une durée de vingt ans, fut conclu avec David Muller, Georges Tormann et Daniel Morlot, ancien bailli de Morges. On devine le mauvais état des choses à cette stipulation du contrat qu'« il faut aussi imposer par la formule de serment au tenancier de la maison de la Sauge (à l'entrée de la Broyé dans le lac de Neuchâtel) qu'il ne doit pas entraver les transports sur le canal, mais dans la mesure du possible les faciliter et les encourager ». La rapide succession des fermiers s'explique sans doute par les grands frais que nécessitait
l'entretien du canal. A partir de 1657 il eut besoin d'importantes réparations. Du 19 octobre 1657 jusqu'à la Saint- Jean 1658, les gracieux seigneurs de Berne semblent avoir géré eux-mêmes l'entreprise ; un certain Jacques Moiel la reprit le premier pour un mois, puis Dans Marti, bourgeois de Thoune, mais ce dernier laissa tout tomber en décadence, de telle sorte qu en 1661 ses biens fuient -aisis. Entre temps on s Y-lait déjà demandé plusieurs fois s'il ne valait pas mieux combler le canal plutôt que de multiplier les frais et les réparations. Le 13 mars 1 1>* >-4 il l'ut affermé une nouvelle et dernière fois aux frères Jean (ieorges et Jean Baptiste Hiedkessler, de Morges, à charge pour eux de rétablir à leur frais a le canal devenu impraticable depuis quelques années». En 1679 le canal n'est plus ouvert. Les autorités de Berne n'avaient pas reculé devant de gros sacrifices pour réaliser- une œuvre (pie les temps modei nés devaient reprendre avec des moyens perfectionnés : la création d'une voie par eau entre le lac de Neuchâtel et le Rhin (voir Au;. correction). — J. Keller-Bis : [)<■• Aarberger-Kanal idans la Schweiz. Wasserwirtschafi 7, 1914-1915; p. 70-72, 80-83, 127- 133;. il.Bu.i
AARBERG (COMTES D*).
Branche de la maison comtale de Neuchâtel. Armes : de gueules au pal d'or chargé de trois chevrons de sable. Le comte Ulrich 111 de Neuchâtel (cité entre 1182 et 1225) procéda vers 12I5 avec son neveu Berthold à un partage de leurs états et vassaux. Tandis rpie les terres romandes échurent à Berthold qui devint la souche de la ligne de Neuchâtel, Ulrich eut les contrées allemandes avec Valangin et les prérogatives comtales. Il fonda vers 1220 le château et la ville d'Aarberg. De ses cinq fils, deux entrèrent dans les ordres:
Othon (1225-1245) fut prévôt de Soleure, Henri (né vers 1210 -j- 1274) devint évêque de Bàle en 1262 et les trois autres se partagèrent l'héritage paternel : Rodolphe (12254263) reçut la seigneurie de Nidau, Berthold 1 1225- 1270) celle de Strassberg et Ulrich (1226-1276) celles d Aarberg et de Valangin. Nous ne nous occuperons ici que de ces deux rameaux, renvoyant pour les branches de Nidau et de Strassberg à ces noms.
Ulrich libéra le couvent de Frienisberg de toute redevance pour sa maison à Aarberg et renonça aux droits d'avouerie qu'il possédait sur les biens du couvent d'Hauterive à Nugerol. Il dut, ainsi que son fils, prêter hommage à Pierre de Savoie pour les seigneuries d'Arconciel,d'Illens et de Roche et 51 vassaux qui en dépendaient. 11 en résulta des hostilités avec Fribourg avec qui cependant la paix fut conclue le 95 février 1255. Ulrich mourut le 26 octobre 1276. En 1251, il avait pour femme Agiles de Montfaucon, fille du comte Thierry de Montbéliard. A la suite du partage fait entre leurs quatre lils Guillaume, Jean, Thierry et Ulrich, cette branche se subdivisa en deux rameaux: Aarhei g-Aarberg et Aarberg-Valangin, l'aîné Guillaume gardant Aarberg, Jean avec lequel Thierry et Ulrich, ce dernier prévôt de Bàle, apparaissent comme co-seigneurs, devenant la souche des seigneurs de Va- Idiiiiiu .
A. Aarberg- Aarberg. 1. Guillaume se nomme dans des actes de 1272, 1273, 1275, donc du vivant de son père, seigneur d'Aarberg. En 1275, il possédait Arconciel encore en commun avec son frère Thierry, mais paraît