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monnaies le long de la voie romaine Voir .1. Heierli : Die a châolog. Karte des Kant. Aargau. lNit.x. p, \~>. A l'endroit où l'Aar, divisé en plusieurs lu-as, était facile à traverser, il B'éleva pour garder le passage deuxchâteauxforts, la tour Rore el celui qui, plus tard, fui appelé le Donjon hors de ville a Burg vor der Siaili » (commencement «lu XI* siècle). Il se forma en cet endroit, sur le terrain de la communauté de Suhr, un établissement (959 : apud Arowo), qui reçut des comtes de Kibourg, successeurs îles Lenzbourg, une organisation municipale. A la mort d'Hartmann l'Ancien, en 1264, son neveu Rodolphe de Habsbourg devenu l'héritier îles Kibourg dans la Suisse
le patronage de l'église. Des bourgeois d'Aarau combattirent avec les Autrichiens, entre autres à Sempaeh en KÎH6 et en 1405 au Stoss. contre les Appenzellois. La petite ville prospéra et aux environs de VS'>1, recula ses murailles à l'Est. Le iluc Albert d'Autriche lui accorda le droit de lever un impôt sur les bancs des boulangers et bouchers ain-i que sur les maisons des nobles. Seule la Tour Rore (qui existe encore aujourd'hui englobée dans l'Hôtel de Ville) demeura exempte de tout impôt. C'était la maison du seigneur, entourée de fossés et de murs et qui servait de lieu d'asile, i Voir la nouvelle de Heinr. Zschokke : Der Fridhof von Aarau.) Mais le 12 février 1 5 1 5 . la com-
La ville d'Aarau, vue du Nord, en 1612. (D'après le tableau de Hans Ulrich Fisch II, dans la salie du Conseil à Aarau.)
orientale, racheta encore à sa pupille Anne de Kibourg ses propriétés d'Argovie. C'est ainsi qu'Aarau passa à la maison de Habsbourg. Le 4 mars 1283, devenu roi, mais toujours occupé à agrandir la puissance de sa maison, Rodolphe Ier octroya aux bourgeois d'Aarau la première charte de franchises sur le modèle de celle de VVinterthour (1264), ce qui leur assura toute une série de libertés et de privilèges. Cette « Rodollina » fut ratifiée le 22 décembre 1283 par le duc Rodolphe d'Autriche et le 31 octobre 1292 par le duc Albert d'Autriche ; ce dernier accorda également aux bourgeois d'Aarau le droit d'irrigation par la Suhr.
Le 2 février 1301, l'avoyer, le conseil et les bourgeois d'Aarau se donnèrent leurs premières institutions autonomes (dites : second statut municipal d'Aarau). Comme a plupart des villes argoviennes, construites sur terres domaniales, Aarau appartenait en propre au seigneur. Celui-ci avait le droit de haute et de basse justice ainsi que
mune l'acheta et elle fut immédiatement dépouillée de son immunité. Le faubourg qui se développait au S. au delà de la Tour supérieure resta sans fortitications, de sorte qu'en 1388 p. ex. des troupes bernoises purent l'incendier au passage. Aux XIVe et XVe siècles, la « Halde » avec le couvent des Sœurs de Schànnis fut également comprise dans l'enceinte de la ville. Par contre, le « Schlôssli », c'est-à-dire le château fort près de l'Aar. hors des murs, ne fit jamais partie intégrante de la cité. L'existence du pont sur l'Aar au XIVe siècle est prouvée. Mais il causa aux habitants de grands ennuis, car le fleuve l'emporta à plusieurs reprises, pour- la dernière fois en 1843. Depuis 1850, le pont est suspendu, hors d'atteinte des hautes eaux.
Epoque bernoise. Lorsqu après l'excommunication du duc Frédéric d'Autriche, l'empereur Sigismond somma les Confédérés de mettre la main sur les territoires autrichiens, Rerne entra la première en campagne et con-
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jointement avec Soleure s'empara d'Aarau (20 avril 1415). La ville ayant prêté aux deux états le serment de fidélité, les Bernois confirmèrent ses franchises et ses droits L empereur prétendit considérer ces conquêtes comme ayant été faites au nom de l'empire, mais les Confédérés ne voulurent pas les céder. On entama des négociations à la suite desquelles Aarau fut hypothéquée à Berne (1er mai 1418). Entre temps, le 20 mars 1417. lempereur, pour mieux affirmer ses droits, avait de son côté reconnu les franchises d'Aarau ; il lui accordait même, le 29 janvier 1418, le droit de glaive. L'empire ne dégagea plus ses hypothèques et ses derniers rapports avec Aarau furent la ratification des franchises de cette ville par les rois Sigismond (1434) et Frédéric UI 1 1 442).
Le 13 mai 1464, Berne se lit renouveler, à elle seule, le serment de fidélité, de sorte qu'Aarau se trouvait ainsi libérée de la eo-suzeraineté de Soleure. Mais
Berne se mêla beaucoup plus que ne l'avait fait la maison de Habsbourg des affaires intérieures de la ville, au point d'en restreindre l'autonomie : les bourgeois d'Aarau devinrent des « sujets » de Berne et essentiellement taillables. Aarau devint ville municipale. Thomas de Falkenstein, seigneur de Gôsgen, attira, le 6 mai 1449, vingt bourgeois d'Aarau dans un guet-apens où ils périrent tous, sauf un.
poursuivirent les voleurs, les rattrapèrent, en tuèrent 28 et en firent 9 prisonniers ; ces derniers lurent décapités
Aarau à la tin du XVIIIe
Aarau. Le «Burg vor der Stadt» (Schlôssli). (D'après une gravure de la 1" moitié du XIX* siècle.)
En 1468, la noblesse autrichienne, et parmi elle, de nouveau !'■ comte de falkenstein ainsi que Jean de Bechberg, marcha sur Aarau et y enleva 400 tètes de bétail ; les bourgeois
iécle. (D'après une gravure contemporaine en couleur ; dessinée par G. Lory. gravée par Marquard Wocher.)
à Aarau. Parmi la garnison de Grandson, pendue par Charles le Téméraire, se trouvaient 5 bourgeois d'Aarau ; 120 hommes de Cette ville prirent part à la bataille de Morat (1476). Un contingent d'Aarau prit également part à la bataille de Dornach le 22 juillet 1499.
En se rendant au Colloque de Berne (1528), Ulrich Zwingli passa par Aarau la nuit du mardi après Nouvel- An. Lorsque, à la suite de cet entretien religieux, Berne donna l'ordre d'embrasser la Béforme, deux députés vinrent à Aarau faire voter les bourgeois, le 1er mars; 125 se prononcèrent pour l'ancienne foi, 146 en faveur de la nouvelle. Les premiers prédicateurs protestants furent Jean Zehnder et Jacques Otter. Comme Aarau avait déjà auparavant acquis le droit de nommer ses curés, tous les droits du patron de l'église — le couvent de Beromiinster — prirent lin avec la Béformation. A partir de 1531, les délégués des cantons prolestants s'assemblèrent fréquemment à Aarau. En 1549, on autorisa le duc Georges de Wurtemberg à séjourner un certain temps à Aarau à la condition « pour son Altesse et ses gens de ne point faire de dettes, de vivre suivant la religion réformée et de ne donner lieu à aucune plainte ». En 1551, la ville organisa une solennelle fête de jeunesse. Le second jour fut représentée une pièce de théâtre, écrite par le greffier de Lenzbourg, Hermann Haberer. De 1557 à 1559, 93 réfugiés d'Angleterre, exilés pour cause de religion, s'établirent à Aarau. En 1589, toute l'élite avec le drapeau de la ville d'Aarau rejoignit l'armée bernoise en marche contre la Savoie dans le Faucigny. Lorsque en 1632 l'Argovie fut troublée par l'entrée dans le Frickthal de 8000 soldats allemands et espagnols, l'élite entière fut île nouveau levée. Dans la Guerre des paysans de 1653, les insurgés obligèrent une troupe de 500 hommes de Baie et Mulhouse à quitter Aarau. Au commencement et au milieu de mai les paysans manifestèrent par deux l'ois encore devant la ville, mais sans rien obtenir. Dans la première guerre de Vilmergen, le 14 janvier 1656, les bourgeois d'Aarau perdirent 14 des leurs et laissèrent 6 prisonniers aux Lucernois. En 1667, la peste sévit. La paix d'Aarau de 1712 mit lin à la guerre du Toggenbourg. La pâture des chèvres et les dégâts qui en résultaient, donnèrent lieu à une querelle, dite « querelle des chèvres» (Geissenstreit) (1777-1779), enlre le Conseil et quelques bourgeois, qui l'ut portée jusque devant les autorités bernoises. En 1789 se forma le corps de cadets qui existe encore aujourd'hui.
Sous l'Helvétique et l'Acte de Médiation. A l'époque de la I (évolution helvétique, Aarau joua un rôle en vue. lue Diète extraordinaire, la dernière de l'ancienne Confédération, s'y rassembla le 27 décembre 1797 pour délibérer sur les dangers qui menaçaient alors la Suisse;
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elle n'nboutit à aucune résolution ; on se borna à renouveler, le 25jam ier 1798, au Schachen, les anciennes allian-
Aarau : Auberges du Sauvage et du Liun d Or à l'arrière-plan ( en avril-septembre 1798). (D'après une gravure de la t"
ces par un serment solennel. Depuis le 9 janvier se trouvait à Aarau l'ambassadeur français Joseph Mengaud : il réussit à gagner à la France la majorité des bourgeois. A peine la Diète s'était-elle dissoute, que la révolte contre Berne éclata ouvertement t\" février 17'.'8) et Aarau planta un arbre de la liberté préparé depuis longtemps. La ville refusa la levée de l'élite ordonnée par Berne pour défendre la frontière contre l'invasion française. Mais, dans les premiers jours de mars, la chute de Berne décida du sort de l'ancienne Confédération. Les troupes du général Brune occupèrent Aarau, où arriva également le général Schauenbourg. Le 22 mars s'y réunit le Assemblée nationale provisoire », qui accepta à l'unanimité, le 26 mars, la constitution helvétique. Aarau fut la première capitale de la République helvétique. L'inauguration solennelle des séances des conseils eut lieu le 12 avril à l'hôtel de ville. Le siège du président était occupé par le doyen d'âge : le héros de la liberté, le trésorier Henri Bodmer, de Stâfa. Furent ensuite nommés présidents : au Sénat, le Bâlois Peter Ochs ; au Grand Conseil, le Bernois Bern.-Fréd. Kuhn. Dès lors, l'assemblée législative siégea à l'hôtel de ville et le Directoire tint ses séances à l'auberge du Lion d'Or (le bâtiment du gouvernement actuel). Le 20 septembre, le gouvernement s'établit à Lucerne.
Administration jusqu'en 1798. La constitution municipale d'Aarau était primitivement purement démocratique. L'ensemble des bourgeois composait la commune. Mais de bonne heure les ministériaux et quelques familles de la bourgeoisie, parvenues à la richesse ou aux honneurs, formèrent une classe à part de « nobles » ou « gentilshommes » distincts du commun. Toutefois les deux classes furent de tout temps éligibles au Conseil. Il n'y eut donc à Aarau jusqu'à la (in du régime bernois aucun patriciat. A côté des bourgeois, on voit dès l'origine l'habitant et l'hôte; le premier n'était pas admis au gouvernement, et le second ne faisait dans la ville qu'un séjour temporaire. De plus en plus les attributions de la commune, c'est-à-dire de l'ensemble des bourgeois, passèrent aux conseils : le petit, le moyen et le grand Conseil. A la tête de cette administration figura de tout temps un avoyer. A ses côtés se trouvait le petit Conseil de 8 membres. Au commencement du XVe siècle apparaît le Conseil moyen (les Trente), composé de 18 membres. La plus récente des autorités municipales étaient les « Burgere » ou Grand Conseil qui comptait également 18 membres. Les conseils réunis exerçaient la haute justice. Le secrétaire de ville était celui de toutes les autorités jusqu'en 1777, où le tribunal eut son propre greflier. Les corporations n'exercèrent à Aarau aucune influence sur la vie publique. La petite ville d'Aarau lit tout ce qui était en son pouvoir pour l'instruction publique.
Temps .modernes. Le 6 janvier 1802, inauguration de l'Ecole^ cantonale ; nouveau bâtiment IS90. I. Acte de Médiation lit d Aarau le chef-lieu du canton d'Argovie nouvellement constitué. Réunion du premier Grand Conseil le 25 avril 1803 à l'Hôtelde- Ville. En 1804, fête de la jeunesse (Maienzug) célébrée avec un éclat particulier, la jeunesse des autres villes argoviennes ayant été conviée.
1811. fondation de la Société argovienne de culture patriotique, qui créa aussitôt une Société de secours pour Aarau et ses environs. La même année fut fondée par Henri Zschokke une loge maçonnique. A la lin de 1813, jusqu'au 22 décembre, quartier général de l'armée fédérale sous de Waltenwil : puis les Alliés, autorisés par la Dicte, traversent la Suisse Du 7 au 12 juin 1824, la Société de tir d'Aarau organisa le premier tir fédéial au Schachen (place d'exercices), qui amena la fondation de la Société fédérale de tir. 1830. troubles provoqués par la revision de la constitution, et du (i au 8 décembre. (XJ00- 8(100 insurgés, sous Henri Fischer, grand conseiller et hôtelier du « C\gne » à Merensihwand. occupent la ville, en conservant toutefois une discipline complète. 1832, première fête fédérale de gymnastique et du 1er au 8 juillet 1849, tir fédéral. 1880, exposition cantonale pour l'industrie, le commerce et l'agriculture. Musée cantonal des
Siège du Directoire helvétique moitié du XIX.* siècle.)
Aarau. L'ancien Pulverturm (magasin à poudre). (D'après une gravure de la 1" moitié du XIX." siècle.)
Arts et Métiers fondé en 1896. Station de chemin de fer dès 1856 (C« du Central) et 1858 (du Brugg-Aarau) ; télégraphe depuis 1852. téléphone 1886. Nouvelle caserne
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ALPESTRES (FÊTES) Voir article page 226.
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d'infanterie inaugurée en 1849, de cavalerie 1879. De 1822 à 1836, Ecole normale cantonale des instituteurs; 1872, adjonction à l'Institut des jeunes filles, existant depuis 18u4, d une école noimale d'institutrices. Hôpital cantonal décidé 1882, ouvert 1887. Société de Musique (Collegium Musicum) datant de 1704, réorganisée en 1768. Depuis 1850 existe la Société Sainte-Cécile et une musique municipale depuis 1853. Point de théâtre à demeure, mais troupes de passage. L'organisation municipale d'Aarau repose sur la loi cantonale d'organisation des communes. Paroisse catholique érigée par décret du 21 juin 1803, attribuée depuis la réorganisation de l'évêché de Bâle en 1828 au chapitre rural de Mellingen.
Histoire ecclésiastique. La chapelle d'Aarau, fille de l'église de Suhr, est mentionnée pour la première Ibis en 1275 et le desservant en aurait été Pierre liùrtler (1277). Le 7 juillet 1405, le curé de Suhr, après des luttes violentes, abandonna 1 élection du chapelain au Conseil d'Aarau. L'Autriche, su/eraine des deux églises, les céda, le 22 janvier 1400, au chapitre des chanoines de Munster, et, en 1857, elles passèrent à la ville d'Aarau. Déjà en 1350, la chapelle d'Aarau reçut un don pour la construction du chœur, en 144:, un autre pour l'érection d'une nouvelle tour, en 1453, Hans Meier, d' \arau, la gratifia d'un orgue que les Bernois remplacèrent en 1755 par un autre tiré de l'église du St-Esprit, lequel fit place a son tour à celui de 1891. En 1471, la chapelle comptait douze autels avec neuf chapelains. Reconstruite cette année-là au moyen des pierres tirées des ruines du château d'Obergôsgen, elle fut inaugurée en 1479. Les 2 et 10 mars 1528, par suite de l'adoption de la Héforme, les images furent enlevées; et, détachée de Suhr en 1568, l'église d'Aarau fut érigée en paroisse indépendante. De 1803-1886, l'édifice servit aux deux cultes ; alors, la paroisse catholique ayant été constituée, l'église des Saints Pierre et Paul fut construite ; les vieux-c atholiques cependant célèbrent leur culte dans le vieil édifice réformé. La tour contenait cinq cloches datant de 1453, 1526, 1548. 1663, 1728; à l'exception de la plus grosse, elles furent fondues pour permettre la nouvelle sonnerie harmonique de 1862. Le cimetière autour de l'église fut fermé en 1541 ; un autre établi devant la porte Laurent ; transporté lui-même en 1806 dans le quartier Zelgli, il porte le nom de Rosengarten et renferme aujourd'hui le crématoire. Les registres de paroisse protestants datent pour les baptêmes de 1534, les mariages 1544, les décès 1673; les catholiques de 1801.
Couvents. La maison des religieuses de Schànnis, de l'ordre de St-Francois, puis de St-Augustin, dans le quartier de la Halde, fut exonérée en 1270 par la ville du payement des redevances et prise aussi sous sa protection par Rodolphe de Habsbourg en 1271. Depuis 1315, le couvent célébrait ses offices dans sa propre chapelle et avait son cimetière depuis 1396. Après sa suppression en 1528, le monastère fut successivement collège latin, 1693 hôpital, 1783 fabrique de rubans de soie, 1815-1850 propriété privée et depuis 1850 maison des pauvres de la ville. En 1350 est mentionné un couvent d'Augustins ; et de 1350- 1528 celui des frères mineurs ; la maison des frères prêcheurs, citée en 1350, semble n'avoir été qu'un pied à terre pour les moines quêteurs, car il n'a pas d'histoire; ces deux établissements occupaient l'emplacement de l'hôtel du Bœuf. Les trois maisons de religieuses, situées au Graben (fossé), au cimetière et au faubourg servaient d'asile permanent pour les femmes isolées ou pauvres. En 1434, il est encore question de Béguines et en 1406 d'une ermite Marguerite. L'année 1344 paraît un hôpital dans le faubourg avec une chapelle dédiée à St-Xicolas. La maison des lépreux, Ste-Anne, nommée en 1350, disparut à la fin du XVIIe siècle. L'ossuaire au vieux cimetière fut supprimé en 1748. — Voir A. Xùscheler : Die arg. Gotteshàuser in den Dekanaten Hnchdorf etc., dans Araovia, 28.
Commerce et Industrie. Dès 1600, Aarau possédait une teinturerie et une blanchisserie, et en 1680, les Huguenots apportèrent l'industrie de la soie et la sériciculture ; en 1703 fut construite une fabrique de drap. A la lin du XVIIIe siècle, le «père» Jean Rod. Meyer introduisit la fabrication des rubans de soie, en 18I0, Jean Herzog, d'Effingen, plus tard bourgmestre argovien, établit une filature de coton mécanique. Les coutelleries
d'Aarau des XVIII" et XIXe siècles sont célèbres. Les fabriques de poteries, les fonderies de cloches et de canons et les armureries sont également connues d'an-
Aarau. L'Hôtel de Ville avec la tour Rore. (D'après une gravure de la 1" moitié du XIX* siècle.)
cienne date. La célèbre fabrication d'instruments de mathématiques date du commencement du XIXe siècle. Depuis environ 1750, Aarau posséda une imprimerie; en 1802 J.-J. Cbristen et en 1804 H.-R. Sauerlànder s'établirent comme imprimeurs et éditeurs. Sur l'Aar se trouvait un important dépôt de flottage. En 1854, la banque d'Argovie fut fondée (depuis 1913, fianque cantonale), en 1872, le Crédit argovien et en 1868 la Caisse d'épargne, de prêt et d'escompte.
Personnages marquants. Voir les articles : Franc. Xavier Bronner (1758-1850). D1' Seb. Fahrlànder (1768- 1841). Charles Feer-Herzog (1820-1880). Jean Ulr. Fisch (1583-1647). Colonel Fréd. Frey-Hérosé (1801-1873). Abr. Eman. Frôhlich [1796-1865). Kerd.-Rod. Hassler (1770- 1843). Hans Herzog (1817-1894). Jean Herzog (1773- 1840), Augustin KeNer (1805-1883). Henri Kurz (1805- 1873). Jean Rod. Meyer (1739-1813). Rod. Rauchenstein (1798-1879). Ernest Louis Rochholz (1808-1892). Colonel Ed. Rothpletz (1800-1849). Emile Rothpletz (1824-1897). Charles Rod. Tanner (1791-1849). Henri AVirri (nommé de 1544-1571). Henri Zschokke (1771-1848).
Bibliographie. Walther Merz : Die Sladt Arau als Beispie! einer landes fier ri . Stadtgrûndung ... Arau 1909. 4°. — Das Stadtrecht von Arau ; bearb. ic. Iig. von Walter Merz. (Sdnimhing schireizer. Rechtsquellen Argau. 1" partie, vol. 1) Arau, 1898. — Ernst Zschokke : Die Geschichte des Aargaus; dem aarg. Volke erzâhlt. (Histor. Festschrift.) Aarau 1903. — Chrn. Oelhafen : Chronik der Stadt Aarau... bis 1198. Aarau 1840. — Chronik der Stadt Aarau (bis zum Jahre 18-20). Aarau 1881. — Joli. Millier : Die Sladt Aarau; ein Beitrag zur Heimatkunde. Aarau 1865. — Urkundeubm-li der Simli Aarau: mil einer histor. Einleitung... hg. von 11. Iloos. (Argovia 11 j. Aarau 1880. — Gabr. Meyer : Berichte ûber die Einfûhrung der Reformation in Aarau, édité par W, Merz, Lenzbourg 1894. — Ernst Zschokke: Geschichte
AARAU (CHAPITRE D)
AAHAUER ZEITING
des Kadettenkorps deraarg. Kantonsschule. Aarau 1909.
Marta Reimann : Die Ges<l<nl<te der Aarauer Sim/ischulen bis zutn Ende der bern'uchen Herrschaftjd270- Î798J. Aarau 1914. - W. Merz: Die mittelalterl. Burganlagen iniil Wehrbauten des Kant. Argau. Vol. 1, Arau 1805.- D' Arthur Schmid : DieAarg. Bank (i854-i9i2). \;n;iii 1913 — D1 AIIj. Tschopp-Brewer : Geschichte der Loge -m- Brudertreue in Aarau Ixll-l'Jlt. Aarau 1911. — Alli. Brugger : Gesch. der Aarauer Zeilung t181A- 1821K Diss. Zur. 19H. - K. Ramseyer: Die Stadt Aarau (Heimatschutz 9, 1914, p. .'17-45). — ' \V. Merz: Wappenhur/i der Siinli Arau. Arau 1918. — Argovia; Janresschrifl der histor. Gesellschaft des Kant. Aargau. Vol. 1 et s. Aarau 1860 et s. — Aarauer Neujanrsblâtter 1910. — Taschenbuch der histor. Ges. des Kant. Aargau. 1896 et s. — Programme der aarg. Kantonsschule. | II. Bu.]
AARAU (CHAPITRE D'). Au temps de la domination bernoise (jusqu'en 1 798) une des 8 divisions scolaires et ecclésiastiques des pays allemands dépendant de la ville de Berne. '20 paroisses en faisaient partie : Aarau, avec tous les ecclésiastiques en fonctions: Birrwil, Entfelden, Erlinsbach, Gondiswil, Grânichen, Kilchberg, Kôlliken, Kulm, Leerau, Leutwil, Reinach, Reitnau, Rued, Rup- -"swil, Schôftland, Seengen, Seon, Sulir et Uerikon. Le chapitre était présidé par un doyen. — Leu 1, p. 315 et s. [H. Br.|
AARAU (PAIX D'), conclue le 11 août 1712. Elle mit tin à la guerre du Toggen bourg (ou 2""' guerre de \ ilmergen) déchaînée par des conllits confessionnels et la lutte de suprématie entre Zurich et Berne, d'un côté, le Prince- Abbé de Saint-Gall, les cantons de Lucerne, Uri, Schwyz, Untervvald etZougde l'autre.
Les troupes réunies de Berne et de Zurich, ayant défait leurs adversaires et pris le il juin la ville de Baden après un court siège, des préliminaires de paix furent entamés au cours du même mois par les ambassadeurs des cantons, à Olten et Aarau. Les cantons et villes neutres: Glaris, Fribourg, Soleure, Bâle, Schaffhouse, Appenzell, Saint-Gall et Mienne jouèrent surtout le rôle de médiateurs. Le 8 juillet, un projet de paix fut élaboré; le 18 juillet, Lucerne et Uri l'acceptaient, tandis que Schwyz, Zoug et Untervvald le rejetaient. Le 21 juillet, un détachement de troupes bernoises qui campaient près de Sins fut attaqué par les paysans et anéanti. Le jour suivant, les troupes des petits cantons se joignirent aux Lucernois qui arrivaient et le 25 juillet, eut lieu la grande et sanglante bataille de Vilmergen, où les troupes bernoises remportèrent une brillante victoire. Les Zuricois s'étant encore emparés de Bapperswil, le gouvernement de Lucerne envoya le 31 juillet des ambassadeurs à Aarau pour conclure la paix. Les envoyés des petits cantons se joignirent à eux et le 6 août, les représentants des XIII cantons et de leurs alliés se réunirent à l'hôtel de ville. Leurs délibérations aboutirent à la Paix publique (Landfrieden), conclue et scellée le 11 août. Elle stipulait entre autres que : 1. Zurich et Berne conservaient le comté de Baden, ainsi que Rremgarten et les bailliages libres inférieurs (limités par une ligne droite de Lunkhofen à Fahrwangen), le tout sous réserve des droits de Glaris ; 2. Rapperswil et Hurden revenaient à Zurich et à Berne ; 3. Berne était investie de la corégence sur tous les bailliages où elle n'avait point eu de part jusqu'alors c'est-àdire sur la Thurgovie, le Rheinthal, Sargans et le Freiamt supérieur; 4. partout la pleine liberté de croyance était accordée aux réformés comme aux catholiques ; 5. si l'abbé de Saint-Gall ne voulait pas conclure la paix avec Zurich et Berne, les Etats confédérés ne s'occuperaient plus de lui. Les gens du Toggenbourg restaient sujets de l'Abbaye de Saint-Gall, avec cette réserve qu'ils auraient la liberté religieuse et une part dans l'administration.
Le 1« septembre, à Berne, on fêla la paix avec solennité. A cette occasion, on représenta à la cathédrale un drame de circonstance glorifiant les exploits guerriers de Berne : Dus verwirrte, aber wiederhergestellte Griechenland. L'auteur1 était un étudiant en théologie .lean-Bod. Nùsperli, d'Aarau, qui frrt en 1713 pasteur dans sa ville natale et y mourut en 1722. Le gouvernement de Berne exprima à la ville d'Aarau toute sa satisfaction et sa reconnaissance pour son dévouement, pour son bon accueil
et pour les soins prodigués aux nombreux blessés de la campagne. — Pour- la Bibliographie voir aarau et Ar- GOVIE, [H lti<
AARAU, von, AROUW, AROW ou AROWA.
1 . Faini Ile éteinte de Zurich, du XIV' siècle Le 21 juin 1819, l'avoué des Frères mineurs, de Zurich, vend leur maison sous la Niedere Zâune aux enfants de la défunte M vi un ni; d'Aarau, dont tous les enfants vivent encore en 1348 : FRANÇOIS, canne ; les trois sœurs, nonnes. DlETLlN mentionné comme caution dans le pacte d'alliance de 1348, est probablement un membre de la famille Dietel. Le 27 mai 1349. « sœur » Jddenta vend sa maison sur le fossé à la Brunngasse. Pour d'autres o sieurs « et d'autres membres de la famille, voir dans les Rôles d'impôts de Zurich 1 sous Arau et A ru. — l"/. X 3610. — Arch. cant. Zch. : Ville cl campagne 1457; Oetenbach 381 ; Hinteramt 103. — W. Merz: Wappenbuch der Stadt, Arau. p. 18. ; k. h
2. Famille éteinte ou personnes du XIV" siècle à Winterthour (Ârow, Arowe).— 1. Conrad, magister. — 2. Menu chanoine au Heiligenberg, 1364. — K. Hauser: Ili-iligenberg. Nbl. de la Bibl. de la Ville de Wint. 1908.
3. Famille bourgeoise éteinte (Arow, etc.) à Aarau des XIV'' et XV' siècles. Le sceau de Jean de 1381 et 1399 porte parti à 3 têtes d'aigle, 2, 1. — W. Merz : Wappenbuch der Stadt Arau, p. 18 et 25 et la planche des sceaux I. n" 2. [F. H.]
AARAU-MENZIKEN ou la UGNE ni Winental.
Chemin de fer électrique à voie étroite de 22.5 km. de longueur. Un mémoire de l'ingénieur et conseiller national Dr Konradin Zschokke sur les chemins de fer secondaires dans le canton d'Argovie (1898) poussa à établir des chemins de fer régionaux en Argovie. Grâce à la coopération du canton et des communes, on construisit, à côté de la ligne Aarau-Schôftland (ligne de la vallée de la Suhr) celle d'Aarau-Reinach-Menziken (ligne de la vallée de la Winem qui fut ouverte à l'exploitation le 5 mars 1904. — Placid Weissenbach : Dus Eisenbahnwesen der Schweiz 1, 1913 ; p. 251. [H. Br.1
AARAU-OLTEN. Tronçon primitif du reseau des chemins de 1er suisses du Centre (voir ce nom), ouvert à la circulation : Olten-Aarau (Schachen) le 9 juin 1856 et Aarau (Schachen i-Aarau gare le 1" mai 1858. [H. Br.]
AARAU-SCHŒFTLAND ou LIGNE DU SUH- RENTHAL. Chemin de fer régional électrique ; 10,7km. Relie la vallée de la Suhr à Aararr ; ouvert à l'exploitation le 19 novembre 1901. Un projet de loi pour la subvention cantonale du chemin de fer des vallées de la Suhr et de la Wina fut rejeté par le peuple le 3 décembre 1899. [H. Br.]
AARAU-ZURICH. Tronçon primitif du réseau de l'ancien chemin de fer suisse du Xord-Est (voir ce nom), ouvert à la circulation: Zurich-Raden, le 9 août 1847; Baden-Brougg le 30 septembre 1856, et Brougg-Aarau le 15 mai 1858'. IH BrJ
AARAUER aussi AROWER, AROUWER. 1. Famille de la 2e moitié du XIVe siècle à Zurich : Eberli, Jacques, Rudi et dame Arouwer. — Zurich, Rôle des impôts I sous Arauer. [F H.
•2. Famille bourgeoise de Winterthour (Arower) : Rodolphe avec sa femme Bêla et leur (ils Henri. 1374, 1381. — Acte Arch. comles Wthur. K. H\lser]
AARAUER ZEITUNG 1814-1821. Journal libéral paraissant à Aarau, continuation des Miszellen fur die neueste Weltkunde (Miscellanées d'histoire moderne universelle), qui avaient été publiées par le même éditeur jusqu'en 1813. A côté du Schweizerbole (Messager suisse qui paraissait aussi à Aarau et qui était rédigé par Henri Zschokke, c'était à cette époque le principal journal suisse. A cause de sa franchise et de son intrépidité, il fut en butte à de nombreuses persécutions politiques, auxquelles il succomba finalement en juin 1821. L'éditeur et rédacteur en chef était le libraire Heinr. Remigius Sauerlander 1 1776-1847) ; ''' savant et politicien zuricois D' Paul Usteri (1768-1831) rédigeait les articles concernant la Suisse, qui faisaient la valeur de ce journal. Comme rédacteurs étrangers, on ne connaît que le professeur Fried. lleldmann (1776-1838) et Jean-Rapt. Pfeilschifter, 1816. L'Aarauer '/.. paraissait trois fois par semaine îles lundi, mercredi et samedi] sur \ pages avec supplément. H coûtait 8 11..
AARBERG
AARBERG ^BAILLIAGE D)
plus tard 8 11. 15 Ureuzer ou 12 fr. de Suisse. Il tirait à quelques milliers d'exemplaires. De la fusion de VAarauer Z. et de la Gazette de Zurich (Zûrcher Zeitung) sortit en juillet 1821 la Nouvelle Gazette de Zurich (Neue /.archer Zeitung) pour laquelle Usteri se chargea également des articles concernant la Suisse. — Alb. Brugger: Geseh. der A. Z. (dans le Taschenbuch derhistor. Ges. des Kant. Aargau, 1014) [H. Br.]
AARBERG (C. Berne, D. Aarberg. V. DGS). Ancienne petite ville, chef-lieu de district, jadis entourée par l'Aar. Armoiries : d'argent à l'aigle essorante de sable sur trois monts de gueules. District : mêmes armes en champ d'or, l'aigle armée de gueules. — L'emplacement d Aarberg était déjà habité au temps des Romains et, point stratégique important (passage de l'Aar), probablement fortifié. Le comte Ulrich III de Neuchâtel (1182-1225) fonda en 1220 ^a ville d'Aarberg (Arolse Mons) avec les mêmes droits et franchises qu'à Fribourg. Son fils cadet Ulrich (f 1276), qui avait reçu Aarberg en héritage, donna à la ville le 1" mai 1271 une charte dont les dispositions relatives aux péages nous indiquent qu'Aarberg avait, comme centre du pays avoisinant l'Aar et le lac, une grande importance comme marché. Avec le commerce florissaient les métiers. Guillaume, lils d'Ulrich (f 1323), confirma en 1285 les franchises d'Aarberg. Pierre, lils de Guillaume (-j- environ 1372), confirma en 1338 les franchises de la ville. Irrémédiablement endetté, Pierre se vit obligé d'hypothéquer à Berne, en 1358, le château et la ville d'Aarberg. Le 24 mars, Berne confirma les franchises d'Aarberg. Les premiers baillis bernois furent Pierre de Seedorf (1358-1360), Pierre de Balm (1360-1362), Pierre de Krauchtal (1362-1365), Ulrich de Bubenberg (1365-1367). Le comte Pierre vendit à son cousin Rodolphe de Nidau, le 23 avril
1367, pour 10 000 llorins, le château et la ville d'Aarberg, ainsi que le droit de patronage d'Aarberg et d'Oberliss et les villages de Liss, Busswil, Rappelen et Bargen entre autres. Mais comme le comte Rodolphe était également fort endetté envers la ville de lierne, il fut obligé, dès la fin de mai, de céder à cette dernière la seigneurie à peine acquise. A la mi-juin, Berne confirma de nouveau aux bourgeois d'Aarberg leur charte. Berne se fit confirmer, le 2 octobre 1376, par l'empereur Charles IV, son droit à la seigneurie dAarberg et depuis 1379 s'en vit assurer la propriété. Le statut municipal d'Aarberg date de 1541.
Sur chacun des bras de l'ancienne Aar se trouve un pont de bois, couvert, datant tous deux de 1557. Avant les chemins de fer, Aarberg avait une grande importance pour la circulation des marchandises et des voyageurs entre Schall'house, Zurich, Berne et Nidau, Bienne, Neuchâtel, Morat, Yverdon, Lausanne, ou de Bâle et >oleure à Morat et Lausanne, et, avant la construction de la route qui longe le lac de Bienne, vers Neuchâtel même. En 1768, il y passait en moyenne 20 camions par semaine. Les auberges étaient nombreuses et prospères. Depuis 1876, slation de la ligne Liss-I.ausanne. En 1414, les bourgeois cédèrent à Berne les droits et les péages sur les deux ponts. La ville et le château furent complètement incendiés en 1419, de même en 1477 (sauf l'église). En 1656. la ville fut en partie détruite par le feu. En 1507, le gouvernement autorisa 2 foires annuelles. En 15Ô6, le grand pont fut emporté par les hautes eaux de l'Aar. Pendant la guerre des Paysans de 1653, une forte ;n mée de campagnards se massa devant la petite ville demeurée fidèle au gouvernement de Berne. En 1686, deux
bateaux chargés de réfugiés français coulèrent sur l'Aar à Aarberg et 113 personnes se noyèrent. Dans les derniers jours de l'ancienne Berne, Aarberg fut, du 24 lévrier au 2 mars 1798 le quartier général du général d'Erlach. Caisse d'épargne de district fondée en 1843 C'est à Aarberg que commencèrent le 17 août 1868 les travaux de la dérivation de l'Aar par le canal de Ilagneck.
Le patronage de l'église passa en 14 1 8 à la collégiale de Saint-Vincent de Berne : réalise paroissiale d'Aarberg était la plus occidentale de l'Evêché de Constance. Détruite dans l'incendie de 1419, elle fut reconstruite seulement à la fin du siècle sur l'emplacement du château des comtes qui avait été également détruit. La cure date de 1721. Il y avait déjà en 1262 une école à Aarberg. Sur la rive droite de l'Aar se trouvait le prieuré de clunistes de Bargenbriïgg fondé en 1138 dont l'église ne disparut qu'en 1526; les matériaux furent employés pour la tour de l'église d'Aarberg. ha tour de l'église porte la date de 1526.
La raffinerie de sucre de betteraves d'Aarberg, fondée en 1899, détruite en I909 par un incendie, et relevée avec l'aide de l'Etat de Berne, procure du travail à toute la con-
La ville d'Aarberg en 1744. (D'après une gravure de H. Nohtiger à Berne.)
trée. Les foires aux chevaux d'Aarberg, principalement celles des mois de février, mars et avril, sont connues dans toute la Suisse du Centre, du Nord et de l'Ouest. On y amène chaque fois quelques centaines et jusqu'à un millier de chevaux, principalement de lourds chevaux de trait.
En 1700 : .:>0 foyers; 1800 : 60 foyers et 431 hab. ; 1827 : 73 mais, et 737 hab.; 1835: 75 mais, et 800 hab.: 1900: 1372 hab ; 1910: 175 mais., 1526 hab. Les registres de paroisse datent pour les baptêmes de 1549, les mariages de 1558, les décès de 1680.
Plusieurs familles nobles vivaient autrefois à Aarberg: les Spins, Lobsigen, Schùpfen, Spiegelberg, Oiesbach, Riitols, etc. Parmi les hommes remarquables d'Aarberg, il faut citer entre autres : l'avoyer bernois Pierre Kistler (f 1480) connu par la querelle des Seigneurs justiciers (Twingherrenstreit), le banneret Pierre Aebischer (1543 et 1550), le philosophe Jean-Rod. Salchli (1688-1746), et le médecin Ed. Salchli (1833-1886); les deux médecins Fred.-Emile Gohl (f 1863) et Dr Léopold Gohl (f 1882), le conseiller d'Etat bernois Frédéric Kilian (1821-1882), le maître de gymnastique bernois Phocion Clias (de son vrai nom Kàsli) (1782-1854), ainsi (pie le chancelier d'Etat et ancien pasteur llerm. Kistler (1853-1916).
Voir J. Sferchi : Aarbcr<i bis zitni Uebergang an Berri. Berne 1877. — Alb. Jahn : C.hmnik. 1857. — Egbért. Friedr. u. Wolfg. Friedr. von Miilinen : Beitrâge :»'■ Heimatkunde (1rs Kant. Bem. Livr. 6 : Das Seeland, lierne 1893. — H Muhlemann : Die Landwirtschafi im Amt .1. Bi ne' 1905. — II. Tiirler, Das alte Biel u. s. Umgehiinti, Bienne 1902, p. 36. [H. Br.']
AARBERG (BAILLIAGE D'). Jusqu'en 1798 bailliage bernois de 3" classe, comprenait les comn -
AARBERG (ANAL D'
URBERG (COMTES D:)
d'Aarberg, Bargen, Kappelen, Alfoltern, Kallnach, Radel- Hngen et Lias et B'étenaaU en aval de la ville de lîerne et à I E. du lac de Bienne, des deux côtés de l'ancien coure de l'Aar. Cette contrée faisait partie au XI' siècle- du vaste comté de Bargen ; en l'2l2ti passa aux comtes d \.n berg et, en 1358, à Berne. Le bailli percevait 6000a 10.000 francs. Il y eut 89 baillis d'Aarberg de 1358 à 171H. Sous l'Helvétique réuni à la juridiction de Zollikofen, il devint haut bailliage bernois de I8u:î à 1831. Dès 1831, district du canton de Berne. Voir E. F. et W. F. v. MûTinen : Beitr. (i : 1HM. L" ]'<-
AARBERG (CANAL D'). 1645-1663. Ancien canal, depuis longtemps comblé, qui reliait les lacs de Neuchâtel et de Moral à l'Aar. Il s'embranchait sur la Broyé, à la Monnaie, [lassait, dans la direction du N.-E., près de Monsmier et de Treiteron, à travers le Grand Marais entre Siselen et Kallnach, pour se jeter dans l'Aar pus d'Aarberg. Le 17 avril 1645 le Conseil de Berne axait décidé la construction d'un canal depuis le lac de Neuchâtel jusqu'à l'Aar. à Aarberg, et cela pour éviter les grands frais de transport du vin depuis Morat. On nomma directeur de l'entreprise MM. de la Primée (ou de la Primaye)el le trésorier de Werdt. Tandis que les communes d 'Aarberg, de liargen et de Cerlier approuvèrent aussitôt le projet, Anet, Treiteron, Monsmier, Siselen, Walpersw