Jean, C'e de Gruyère
Ulrich
Prévôt de Bâle
co-seigneur
Thierry
co-seigneur
Gérard
= Ursule de
Asuel
Vauthier
Prévôt de
Moûtier
Jean I Ssr de Valangin, 1270-1331 = Jordane d'Oron
Béatrice et Jucquette relig eu.Nes à Engelberg
Agnès Jean II
= Mahaut de Neufchâtel-Blamont
Jordane
= Jean vom Hus
d Isenheim
Bernard Guillaume
+ avant 1383 * av. 1377+ 1427
= Jeanne de Bauffremont
Jeanne
= Otion de
Stauffen
Jean + 1453
Isabelle 1434-1412 Chanoinesse de Sâckingen
Jean III *av. 1410+1497 Louise de Neuchàtel- Vaumarcus
Annette
Marguerite
Tous trois mentionnés en 1417,
Marguerite
= Guillaume
seigneur de Moutricher
I Humbert
mais morts avant
Jaquette
+ av. J470
= Adrien
de Bubenberg
Marie
= Didier
de Thuillière,
Ssr de Montjoie
Guillaume V. 1443+1483
= Alice de Chàlons
bâtard
Catherine
= Pierre de
Bauffremont
Claude des Pontlns
Claude * V. 1447+ 1517 = Guillemelte de Vergy + 1043
Louise
Théobalde
= Louis
de Glérens
Isabelle = Jean de Gruyère
Jeanne
Religieuse de
Sainte-Claire a Besançon
= Philibert Ct« de Challant
AAMiKKC (COMTES l>">
AARBERG (COMTES l>
empocher la grande défaite au Faubourg du Gotteron, fin avril 1340, el se \it congédié par les Fribourgeoie. Le 9aoûl de cette même année il lit à son tour la paix avec lîernc. lui 1326, il épousa Ursule de Aarbonrg el en 1350, en secondes noces Luquette de Gruyères, la veuve de Guillaume d'Oron gui lui apporta les seigneuries d'Illens el d Arconciel. En 1358, l'empereur Charles VI l'investi! de la dignité el des fonctions d'avoyer impérial de la ville de Soleure. Mais Pierre s'endetta il<' j > I ■ i >- en plus, jusqu'à devoir, au printemps de 1358, hypothéquer a Berne sa seigneurie d'Aarberg pour 40iH) florins; Pendant l'été 1366, il si' l;iiss;i entraîner ;'t dévaliser un convoi de marchands près du village de Chénens, de la juridiction de Romont. sur quoi le bailli savoyard du pays de Vaud le condamna à une indemnité et à la peine de mort. Le jugement ne put être exécuté, car le comte Pierre ne se laissa pas prendre dans la juridiction de Vaud. N'ayant pas les moyens de se libérer de l'antichrèse de Berne sur Aarberg. il vendit, dans le luit
É^usson de Jean d'Aarberg-Valangin, à Berne, (rue des (jeutilshommes).
de s'acquitter, en 1367, ce domaine avec toutes ses dépendances à son cousin Rodolphe de Nidau. Comme ce dernier était également endetté à Berne, il dut laisser à cette ville sa nouvelle acquisition. Pierre d'Aarberg mourut peu après, probablement vers 1372. Il laissait un fils Guillaume et une tille Agnès dont on ne sait rien. Avec eux s'éteint cette branche de la maison d'Aarberg. B. AarberB-Valangin. A la suite du partage fait entre les fils d'Ulrich d'Aarberg (f 1276), Valangin échut à Jean I sous la suzeraineté des seigneurs de Neuchâtel, dépendance que lui et ses descendants supportaient avec impatience, et toute leur politique a tendu de génération en génération à s'en affranchir. Ils s'appuyaient dans ce but sur l'évêque de Bàle et le comte de Montbéliard auxquels, pour se les rendre favorables, ils avaient accordé des droits féodaux empiétant sur ceux du suzerain, ce que cplui-ci devait considérer comme des actes de félonie. Il en résulta de fréquents conflits à main armée. Ainsi dès 1295, le comte Rollin de Neuchâtel dut-il, pour défendre ses droits, se porter à la rencontre de Jean et de son frère Thierry, co-seigneurs, appuyé* de troupes de l'évêque de Bàle. Il les défit dans les plaines de Colfrane, et les deux frères, faits prisonniers, ne furent relâchés que six mois plus tard après avoir entre antres fourni pour rançon deux têtes d'argent du poids de 20 marcs chacune en signe du rachat de leurs propres têtes qu'ils avaient mérité de perdre pour leur rébellion. Ces tètes placées à la collégiale de Neuchâtel ne disparurent qu'à la réformation Mais Jean et Thierry n'ayant pas observé les conditions de la paix, Rollin vint en 1301
assiéger el prendre la Bonne\ ille qu il lit raser, Après plusieurs nouveaux conflits, Jean Bemble s'être réconcilié avec
son suzerain et noua le trouvons plu- tard :i ses côtés, entre autres en 1325, lui prêtant bonne aide pour faire lever le siège du Landeron, investi par les troupes de Bâle, des Ribourg et de Berne. Jean I mourut vers 1331. — Son lils ei successeur Gérard, i n grande faveui Buprèf i) l'empereur Louis de Bavière, Fui son lieutenant-général
dans la Mante Allemagne, ce qui l'entraîna à former la ligue des seigneurs contre Berne, qui aboutit à la bataille île Laupen en 1339, où lui-même perdit la \ie avec tant d'autres preux chevaliers Par son mariage avec Ursule ilAsuel, il acquit à sa famille la seigneurie de ce nom et le comté de Willisau. —Jean II * lii)»'» f Î383 accorda des franchises générales très étendues à ses sujets el des chartes particulières au Locle, à la Sagne, aux iïrenets. Il vit s'éteindre successivement les derniers rejetons des quatre autres branches de la maison de Neuchâtel; il restait ainsi le seul représentant mâle de toute la dynastie et reprit dès lors le titre de comte, espérant sans doute recueillir des avantages à l'extinction de ses cousins de Neuchâtel, cela d'autant plus que le comte Louis lui avait fait don de Boudevilliers et lavait par son testament entièrement affranchi de sa vassalité, mais la comtesse Isabelle n'entendait pas renoncer à -es droits et Jean dul en fin de compte lui rendre hommage, le 26 septembre 1373. De nouvelles difficultés qui surgirent entre suzeraine et vassal en 1376 furent réglées par sentence arbitrale, mais malgré ces fréquents conflits, Isabelle reconnaissant ainsi la loyauté de Jean, le prit comme arbitre dans le procès qu'elle soutint contre sa belle-mère Marguerite île Vufflens. Jean prit part à plusieurs expéditions qui ne l'enrichirent pas, aussi fut-il contraint pendant tout son règne à contracter des emprunts et à payer jusqu'à 25% d'intérêts annuels à ses créanciers. Il épousa en 1355 Mahaut de Neufchâtel-Blamont (j I4I0i qui prit la tutelle de ses enfants dont l'aîné Guillaume. * vers 1377 -j-1427, avait -i\ ans lors de la mort de son père. Même après avoir atteint sa majorité, il continua à associer sa mère aux actes de son gouvernement. Mahaut, comme tutrice, vexée de voir les Bernois s'emparer du comté d'Aarberg auquel elle prétendait, rompit le traité de combourgeoisie que son mari avait conclu avec Berne, sans vouloir payer la dédite de 1200 fl. prévue et prenant fait et cause pour le duc Léopold d'Autriche, elle envoya sa bannière à l'armée du duc qui fut battue à Sempaeh. Les Bernois tirèrent vengeance de Mahaut en pillant et ravageant le Val-de-Buz, ainsi qu'Asuel et AVillisau, ce qui lui fit trouver plus prudent de renouveler la combourgeoisie avec Berne en 1401. En 1403, une alliance était pareillement conclue avec Bienne En 1406, Guillaume et Mahaut octroyèrent à Valangin la grande franchise, mettant leurs bourgeois sur le même pied que ceux de Neuchâtel quant à leurs personnes, leurs biens et leurs successions. Après d'acerbes démêlés avec leurs sujets, ils se montrèrent très larges en étendant les libertés déjà accordées par leurs prédécesseurs à toutes les classes de leurs sujets. Guillaume ne put jamais prendre son parti de voir la succession du comté de Neuchâtel passer à des étrangers, aussi ses rapports avec Conrad et Jean de Fribourg furent ils très tendus. Ses démêlés avec le suzerain, avec les Bernois, sa participation au Concile de Constance et aux guerres d'Italie l'avaient fort endetté, malgré son mariage avec une riche héritière, Jeanne de Bauffremont. qui lui apporta la baronnie de ce nom, en Lorraine. Pour rétablir les finances de la famille, il ordonna par testament que son fils fût placé pendant quatre ou cinq ans au service de quelque prince ou seigneur ; en outre, il lui légua expressément sa rancune contre les comtes Conrad et Jean de Fribourg et le soin de redresser, quand temps et lieu serait, les grands outrages dont il dit avoir eu à se plaindre de leur part. Il avait entre autres dû renoncera Boudevilliers et réduire le nombre des piliers de son gibet de quatre à trois. Cette pénurie d'argent explique en partie les nombreuses charges qu'il permit à ses sujets de racheter et la vente qu'il fit aux Lucernois de AVillisau. Son fils Jean III, * vers 1410 -J- 1497, lui succéda, étant encore mineur pour peu d'années, sous la 'tutelle de Jean et de Thiébaut de Neufchâtel-Blamont Son très long règne s'étend sur une période agitée et fut dur pour ses sujets. Les chartes defran-
AARBERG (COMTES D)
AARBERG-VALANGIN
chises qui leur avaient été accordées, déposées au chapitre de Neuchàtel, furent anéanties dans un incendie. Il s'agit de les reconstituer, ce qui n'est pas chose facile, car il y a onze classes de sujets avec des droits et des devoirs différents et dans une longue lutte donnant lieu à d'innombrables contestations, auditions de témoins, sentences arbitrales, chaque partie cherche à profiter de l'occasion pour améliorer sa situation, en prétendant d'une part à des immunités qui n'avaient jamais été accordées, d'autre part, en contestant des concessions faites. Les conflits sont généralement portés devant le forum de Berne qui, presque sur tous les points essentiels, donne raison au seigneur, aussi Jean lui en garde reconnaissance et fut un fidèle combourgeois de Berne. Il avait fourni un continrent aux confédérés contre les Armagnacs et s'employa après la bataille de Saint-Jacques comme médiateur de la paix entre le Dauphin et les Suisses . il assista, en 1445, ces derniers contre les Autrichiens aux sièges de Rheinfelden et Sâckingen et marcha avec eux en 1468 contre le duc d'Autriche au secours de Mulhouse et prit ensuite part au siège de Waldshut. Pendant les guerres de Bourgogne, Jean d Aarberg est encore de leur côté bien que sa position soit difficile. Il a des relations de parenté avec nombre de grandes familles de la Bqurgogne, ses deux fils sont à la cour de Charles-le-Téméraire, ses frontières, qui joutent celles de l'ennemi, sont fréquemment envahies par des bandes bourguignonnes. Ses troupes n'en figurent pas moins à la Tour Bayard, à Grandson, à Morat, où son petit-fils le bâtard Claude des Pontins est blessé. Jean III d'Aarberg figure avec magnificence en maint tournois, entre autres à celui de Dijon en 1443 ; grand chasseur, les faucons du pays que ses sujets sont tenus de lui garder, ne suffisant pas, il en faisait venir à grands frais de l'évêché de Bâle, du reste de la Suisse, de la Savoie et de l'Allemagne. Il fit aussi un pèlerinage à Jérusalem avec Guillaume de Châlons qu'il arma chevalier sur le Saint- Sépulcre. Il fut plus heureux que ses prédécesseurs dans ses tentatives d'affranchissement de la suzeraineté. Il prêta bien hommage à Jean de Fribourg, mais sous les deux règnes suivants, il se borna à le promettre, et de guerre lasse, Rodolphe de Hochberg, généralement absent du pays, ne l'inquiéta pas, préférant ne pas laisser derrière lui un vassal mécontent ; et plus tard, Philippe de Hochberg, malgré ses menaces qu'il n'osa exécuter, dut se contenter de la promesse que lui fit Claude d'Aarberg de prêter hommage lorsqu'il succéderait à son père, mais le moment venu, lui aussi trouva moyen de se dérober. De son mariage avec Louise de Neuchâtel-Vaumarcus, Jean III eut deux fils. Guillaume * vers 1443 f 1483 avant son père, était seigneur de Givry du chef de sa femme, Alice de Châlons, dont il n'eut pas d'enfants. Il laissait cependant un bâtard, Claude des Pontins dont descend une branche établie en Franche Comté (voir cidessous). Le successeur de Jean III à la seigneurie de Valangin fut son second fils Claude * 1447 f 1517, qui avait déjà été mis en possession de la baronnie de Bauffremont lors de son mariage en 1474 avec Guillemette de Vergy, la bonne dame de Valangin, chantée par Gust. Schwab dans son poème Die aile Edelfrau et dont le nom est resté en bon souvenir dans toute la région. Pendant son mariage et les longues années de son veuvage et de la tutelle exercée sur son petit-fils, René de Challant, elle offre l'image de la châtelaine avisée, administrant ses biens avec ordre, insistant sur ses droits, mais cherchant à atténuer avec bonhomie ce qu'ils pouvaient avoir de trop rigoureux, soucieuse du bien moral et matériel de ses sujets. Claude et sa femme confirmèrent et augmentèrent leurs franchises, agrandirent l'église du Locle, en construisirent une à la Sagne et aux Brenets ainsi qu'une chapelle à la Chaux-de-Fonds ; enfin ils fondèrent à Valangin même, une collégiale dotée d'un chapitre comprenant un prieur et six chanoines. L'église, érigée dit-on à la suite d'un vœu fait par Claude lors d'une tempête sur mer à son retour d'un pèlerinage à Rome, fut consacrée en 1506 à Saint-Pierre, et c'est là que se trouvent les tombeaux de Claude d'Aarberg, mort le dernier de sa race le 31 mars 1517, et de Guillemette de Vergy qui lui survécut jusqu'au 13 juillet 1543. Les troupes de Claude d'Aarberg prirent part à la bataille de Dornach 1499 ainsi qu'aux guerres d'Italie de 1512. L'introduction
de la réforme à Valangin, avec laquelle Guillemette ne put se réconcilier, assombrit ses derniers jours. Avec Claude s'éteignit la maison d'Aarberg. Il n'avait
Tombeau de Claude d'Aarberg et de Guillemette de Vergy ^ans l'église de Valangin.
qu'une fille Louise qui épousa en 1503 le comte Philibert de Challant (f juin 1517) et qui, le suivant dans la tombe en 1519, laissait comme héritier un fils unique, René (voir Challant).
Voir Jean Grellet : Les comtes de Neuchàtel [Manuel généalogique pour servir à l'histoire s^tisse. 1, 1900- 1908, p. 101-126). — R. v. Diesbach : Peter von Aarberg. (Sammlung bern. Biographien. 3, 1898, p. 90-105). — J. Sterchi : Aarberg bis zurn Ueberga>ig an Bern. Berne 1877. — G. -A. Matile, Hist. de la Seigneurie de Valangin. Neuch. 1852. [Jean Grellet ]
AARBERG-VALANGIN, d' (bâtards). Claude DES Pontins (1473-1524), bâtard de Guillaume d'Aarberg-Valangin (voir ci-dessus), eut un bâtard, Melchior des Pontins, qui, après avoir pris part à la conquête du Pays de Vaud, 1536, devint commandant de la garnison de l'Ecluse, et fut traîtreusement assassiné dans les Côtes du Doubs par un compagnon de chasse 21 mai 1537 (MN. 1916, p. 47). En outre, de sa femme Perrenette Blayer de Bariscourt, Claude eut un fils, également appelé Claude marié à Anne d'Ardennet. Il fut la tige de la maison d'Aarberg qui s'établit en Franche-Comté, puis en Flandre. Plusieurs de ses membres parvinrent à de hautes positions : François f 1624 fut gouverneur de Charlemont ; Antoine-Ulrich f 1724 devient brigadier en Espagne ; Philippe-Charles est tué au siège de Bude en 1708; Charles-Antoine f 1768, général autrichien, se distingue aux batailles de Dettingen et de Nieuport, puis pendant la guerre de sept ans. Nicolas- Maximilien devient maréchal héréditaire du Limbourg ; Nicolas-Antoine (1736-1813) parvient au grade de feldmaréchal d'Autriche ; il fut gouverneur du Mans et grand-bailli du Hainaut. Claude-Nicolas fit en 1636 des démarches à Berne pour tenter de recouvrer la Seigneurie de Valangin, prétendant que Claude des Pontins n'était pas bâtard, mais fils légitime de Guillaume d'Aarberg et d'Alice de Châlons. Il fut éconduit, le testament de cette dernière (1473) prouvant clairement qu'elle n'avait pas d'enfants, tandis que de nombreux documents désignent Claude comme «fils bâtard de feue noble mémoire Guillaume d'Aarberg seigneur de Givry ». — - Cette branche qui contracta des alliances avec les maisons princières de Gonzague, Fugger, Stollberg, s'éteignit avec Charles- Philippe (1776-1814), chambellan de Napoléon Ier. Il laissait cependant deux fils illégitimes tous deux établis en Belgique. Ils furent anoblis en 1843 par Léopold I", roi des Belges, l'aîné sous le nom de chevalier de Saint- Charles, le cadet sous celui de chevalier de Neuchàtel. Ce dernier a seul fait souche. Ils reçurent des armes à enquerre: de sable au pal de gueules chargé de 3 chevrons d'or.
VARBERG (SIEURS D!)
AARBOURG CHATEAU l> i
VoirMJV 1889, \>. I'.i3: I.n maison d'Aarberg <■„ Flandre, J.Grellel Tableau généal. de l<> dépendance de in maison de Neuchâtel. 1889.
— G. -A. Matile: Histoire de la seigneurie de Valangin.
AARBERG (SIEURS D').
Famille de ministériaux inscrite à la Bourgeoisie de Berne et tirant son nom de la ville d'Aarberg. On lui connu il deux armoiries : 1° de sable à une l'asce vivrée d'argent ; 2° d'or à un lion de gueules issant d'une fasce échiquetée d'argent et de gueules. On connaît authentiquement de cette famille : U. 1239, Henri 1270, Kuno 1282, llumbert 1290, Nicolas et H. 1295, Pierre 1300, Henri 1298 et 1308, Nicolas 1301, Jacques 1302, Conrad 1303. Nicolas donne le 19 juin 1313 un champ et un pré au couvent de Frienisberg. Jean était en 1343 curé de Riïrglen et chanoine de Gottstatt. — Voir :
E. F. et W. F. v. Mùlinen, Beitr.
6, 1893, p. 49 et s. - AHS 1900, p. 64 et 65. [H. Bk.1
AARBOURG (C. Argovie, D. Zofingue. V. DGS). - En 1910, 2487 habitants. Située sur la rive droite de l'Aar à son entrée dans la vallée Aarbourg-Olten entre les hauteurs du Rorn et du Salischlôssli. — Armoiries /château fort et aigle de sable sur champ d'or. (Voir W. Merz : Die Gemeindewappen des Kant. Aargau.
Aarau 1915, p. 69). — Aarbourg doit son origine au château fort qui le domine (voir cet article). Sur la rive du fleuve, sous la protection du château, s'établirent des artisans, des ministériaux des comtes de Frobourg et des bateliers, car pendant longtemps le transport des marchandises par eau (spécialement le vin du pays de Vaud) et le flottage des bois de construction furent importants. En 1415 Aarbourg passa à Rerne. Les Rernois confirmèrent en 1465 le droit que le duc Léopold d'Autriche avait octroyé en 1385 aux bourgeois et gens d'Aarbourg de prélever une taxe sur le vin. En 1519, Rerne accorda trois foires par année et un marché hebdomadaire. En 1573, on mentionne la maison de ville et en 1609, la construction d'une halle aux grains est autorisée. Les fortifications datent du commencement du XIVe siècle et furent étendues et complétées par les Rernois. Aujourd'hui, ces vastes ouvrages sont démolis,
Saint- Georges, située sur un haut rocher, devint église paroissiale. Les haute* eaux de l'Aar ont occasionné à
La ville et la forteress
Vue d'Aarbourg. Chronique de Stumpf 1548.
car après l'incendie qui dévasta la ville en mai 1840, et atteignit également l'église, la construction d'Aarbourg fut reprise sur un plan régulier. En 1484 la chapelle de
'Aarbourg en 1756. (D'après l'ouvrage de Herrliber^er; dessiné par Eman. BQcnel.)
plusieurs reprises de grands dommages, ainsi en 1740 et 1758. Le pont suspendu sur l'Aar, datant de 1837, fut remplacé en 1912 par un pont moderne en béton dont l'arche hardie franchit le fleuve d'un jet de 68 m. Les registres de paroisse datent, pour les baptêmes, de 1556, les mariages 1573, les décès 1576. — W. Merz : Die mittelalterlichen Burganlagen und Wehrbauten des Kantons Aargau. 1, 1905, p. 69-73. — Fùhrer durch Aarburg und Umgebg, Zofingen 1915. H Br.]
AARBOURG (BAILLIAGE). Jusqu'en 1798 bailliage bernois dans la Haute-Argovie. C'était un des plus petits bailliages; il ne comprenait que la ville d'Aarbourg et les paroisses de Rrittnau et de Niederwil. Englobé en 1798 dans le district argovien de Zofingue. Le tribunal d'Aarbourg se composait du grand-bailli, du sous-bailli, de cinq assesseurs de la ville et de six du bailliage; pour la juridiction criminelle, on faisait encore appel aux douze juges de Rottenwil. [H. Br.]
AARBOURG (CHATEAU D'). Château et forteresse, fièrement assis sur un puissant rocher qui tombe à pic dans l'Aar, au dessus delà petite ville d'Aarbourg, avec vue splendide sur tout le pays jusqu'aux Alpes. Le château fut construit au XIe siècle par les comtes de Frobourg, pour assurer la communication ininterrompue entre leurs possessions du Sisgau, d'Argovie et celles du Ruchsgau ainsi que pour dominer le passage de l'Aar et fa route du Jura au Gothard. Document de 1123: Areburc. Rientôt le château passa en fief aux nobles de Riiren qui prirent dès lors le titre de seigneurs d'Aarbourg. Mais en 1251 et 1255 il avait déjà fait retour aux Frobourg. Le 28 juillet 1263, le comte Louis fit don de son château d'Aarbourg et de sa ferme de Niederbipp à l'ordre de Saint-Jean Peut-être cette donation n'eutelle lieu que pour la forme, car peu après les Frobourg disposent de nouveau librement de la forteresse d'Aarbourg. En effet, le 17 septembre 1290, le comte Volmar de Frobourg, fils du comte Louis, la vendit pour 1550 marcs d'argent aux ducs Rodolphe et Frédéric d'Autriche. Mais les ducs se virent bientôt obligés d'hypothéquer ce nouveau domaine aux chevaliers Kriech auxquels, à plusieurs reprises, eux ou leurs baillis avaient emprunté de l'argent. Le duc Frédéric confirma l'hypothèque à Hans Kriech, pour la dernière fois le 23 mai 1412. Trois ans plus tard la forteresse tomba aux mains des Rernois lors de leur conquête de l'Argovie et Hans Kriech dut s'engager à la recevoir en fief de Rerne et à la tenir ouverte pour Rerne et Soleure. La même année, Rerne dégagea l'hypothèque et installa un bailli à Aarbourg, dont elle avait immédiatement
AARBOURG
AAMMUHG
reconnu la grande importance pour la domination du pays environnant. Le premier bailli bernois fut le gentilhomme Rodolphe Rieder. Ainsi l'ancien château comtal devint une résidence baillivale. Les Bernois transformèrent le château à plusieurs reprises. Le chemin d'accès l'ut amélioré, et en [574-1575 le maître-tailleur de pierre, llans Hundertpfund, construisit l'escalier qui descend du château à l'église. La Guerre des Paysans en 1653 et la première guerrède Vil£iergenen 1656 démontrèrent la nécessité pour Berne d entretenir la forteresse en bon état, d'une part pour assurer les communications entre la Haute et la Basse Argovie et de l'autre pour empêcher les cantons catholiques de Lucerne et de Soleure de se tendre la main par-dessus l'Aar. En 1654 Jean Willading reçut du
et la forteresse se trouva vide. En 1871, de nombreux internés de l'armée de Bourbaki y furent provisoirement logés. Le 23 février 1891, le Grand Conseil d'Argovie décida d'installer dans les locaux de la citadelle une mai son de correction pour les criminels et vagabonds de l'i à 20 ans. Jusqu'à lin 1911, 704 jeunes gens y furent détenus.
Voir Walther Merz: Die mittelalterlichen Burganlagen und Wehrbauten tics Kanlons Argau. Vol. 1. Arau,
Aarbourg. flan de la forteresse CYV. Merz, Zur Gesch. der Festung A.).
A. Boulangerie. — C. Habitation du commandant. — E. Chapelle. — H Haute batterie. — K. Eglise ; l'ancien édifiée construit en liSi a été incendié en 1S40 et remplacé par le bâtiment actuel. — L. Habitations. — M. Casernes. — P. Place d'exercices — R. Fer à cheval, bastion aiusi dénomme en raison de sa forme. — S. Huits. — W. Cellier. — X. Cellule de Micheli du Crest.
Conseil de guerre de Berne l'ordre de faire un plan de fortification île la ville et du château d'Aarbourg, et en H>57 le banneret Wagner, le général Jean-Louis d'Erlach et M -B. d'Erlach lurent chargés d'aller examiner les lieux, de concert avec le général d'artillerie Jean-Georges Werdmùller, de Zurich, et de présenter un rapport qui fut rédigé par Werdmûller sous le titre de «Considérât/unes ûber die Fortification des Schlosses und Pass Arburg » avec un plan et qui fut présenté le 4/14 septembre 1(357. Mais ce ne fut qu'en 1661 que le Conseil de Guerre reçut des Conseillers et bourgeois de Berne le mandat précis de faire avancer rapidement les travaux d'après un plan général. Ce dernier prévoyait sur toute la croupe de la montagne une série d'ouvrages dont chacun, de lest à l'ouest, dominerait le précédent tout en formant un ensemble complet avec fossés et portes, mais pouvant être détendus indépendamment les uns des autres. En I66i, une garnison de 16 hommes y fut installée. En 1661), elle comptait 45 soldats et le grand bailli reçut le titre de commandant. A la fin du XVIIIe siècle, la garnison comprenait le grand-bailli comme commandant, 1 lieutenant, 3 sergents, 3 caporaux, 1 tambour, 1 fifre et 54 soldats. L'aumônier était le maître de latin de Zolingue.
Au XVIIIe siècle le Gouvernement bernois enfei inait à Aarbourg les gens suspects et gênants. Le plus connu d'entre eux est le Genevois Jacques-Barthélémy Micheli du Crest. Il fut prisonnier à Aarbourg en 1747- 1748 et de nouveau de 1749 au 30 décembre 1765; puis il s'établit à Zolingue où il mourut le 29 mars 1766 à l'âge de 76 ans. A Aarbourg, il dessina le premier panorama des Alpes (de l'Uri Rotstock jusqu'au Rinderhorni et le lit paraître à Augsbourg en 1755 sous le titre : Prospect géométrique des montagnes neigées... depuis h- château d'Aarbourg, en même temps qu'un Mémoire pour l'explication du Prospect des Montagnes neigées (/ne l'an rail du château d'Aarbourg.
Le 10 mars 1798, le chef de brigade français Pinot entra à Aarbourg et en chassa la garnison bernoise. La forteresse d'Aarbourg servit dès lors de prison à de nombreuses personnes suspectes pour des raisons politiques. I.e (i Dovembre 1802 commencèrent les arrestations des chefs de l'opposition fédéraliste. Leur garde fut confiée à la garnison helvétique sous le commandant Aerni, renforcee d'une compagnie française.
Le gouvernement du nouveau canton d'Argovie lit du château d'Aarbourg, en 1804, l'arsenal cantonal et par la suite on y enferma aussi des criminels. Lorsqu'en 186i le nouveau pénitencier de Lenzbourg fut terminé, les détenus qui se trouvaient à Aarbourg y furent transférés DHBS — 2
1905. —Walther Merz: Zur Geschichte der Festung Arburg ; Denksc/trift... Avec 11 planches. Aarau 1893. — Herm.Escher: Die Staalsgefangenen auf Aarburg i,n Winter 18G2-1803... {364. Neujahrsblalt der' Stadlbibliotheh Zurich ouf 190X1. — ilerm. Escher : Aus den Vnterhaltungen der Staalsgefangenen auf Aarburg... (265. Neujahrsblatt derStadlbibliolhekZûr. aufiOOQ). — C. Knabenhans : Die Erziehungs- und Besserungsanstalten fur verwahrloste Kinder und jugendlic/ie Rechtsbrecher in der deutschen Schweiz. (Annuaire de la Société suisse pour l'hygiène scolaire. 13, 1912, p. 204- 212.) [H. br.-;
AARBOURG (CONVENTION D'). Voir l'article ÀMtnOCKG (ÏHURING !>') et BEhOMUNSTER.
AARBOURG (BARONS D'). Ancienne famille de haute noblesse dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Leurs armes portaient de gueules à la bande d'argent. Les premiers membres connus de cette famille sont Kiino de Bùren el son fils Lûtold (Çhuono de liurrau el filius eius Liutold) qui figurent comme témoins dans l'acte de fondation du couvent de Pahr le 22 janvier 1130; ils tiraient leur nom de leur domaine héréditaire, la forteresse de Bùren, en aval de Sursee. Peu après, ces barons se nommèrent d'Aarbourg, du château-fort haut perché au-dessus de l'Aar qu'ils doivent avoir habité quelque temps comme vassaux des comtes de Frobourg. Cette famille jouissait alors d'une grande considération, car Lûtold I d'Aarbourg lils de Lùtold de Bùren, est évêque de Bâlc en 1191 et compte comme partisan important de la maison de Ilohenstaufen. Son frère puîné fut le chevalier Cuno 1 d'Aarbourg (1200- 1207); leur sœur, probablement Adelheidis d'Aarbourg, morte avant 1224, épouse d'Eberhart de Grûnenberg Kuno I eut trois lils ; le chevalier Kuno II (1231-1257) qui demeurait avec son épouse Hemma, au château de Bùren, Lûtold II (124I-I256) et Walter, seigneur de la forteresse de Spitzenberg au N, de Langnau en Emmenthal, détruite pendant la guerre de Sempach en 1386, fief de l'abbaye des Bénédictins de Trub. La seigneurie de Bii ri ! i avec Winikon et Triengen, passa au lils de Kuno, Ulrich 1, un prélat mentionné en 1260 comme rector ecclesiae de Bùren et chanoine de Beromûnster, el morl le 23 juillet 1272. Son héritier fut le chevalier Lûtold III, lils de W.-nter, qui reprend en 1274 le nom
d'Aarl rg, et qui eut de son mariage avec Hemma, une
soeur de Thûring de Trachselwald, deux lils et une fille Elisabeth . celle-ci éj sa en premières noces le chevalier
AAHHOl'W;
IARBOURG
alsacien Jean d** Laubgassen i [ avant 1902), |mi> en secondea noces Walter oVAsuel (•]- avant 1312). Des doux lils, l'un Ulrich II, époux île la comtesse Elisabeth <l<- Buchegg, mourut avant 1305 sans postérité; le second Rodolphe] [f ï juillet 1339), pour ne pas laisser s'éteindre la famille, se vit obligé de quitter 1 état ecclésiastique
et de se mai ici-. Sa fille aînée, Ursule, épousa en 1326 le
comte Pierre d Aarberg (voir cel article) et la plus jeune Benedicta (1347-1364), le chevalier Ulrich Theobald d'A-
suel doni le fils, llans-l Jlrich d'Asuel, tomba à la bataille de Sempach. Les lils de Rodolphe I. Rodolphe II elle donzel Liitold IV (1346 •{•6 mai 1395) se partagèrent en 1357 leurs biens, Lutold recevant la seigneurie di Bûren. De son mariage avec Judith de Wolhusen, il ne semble pas avoir eu d'enfants, mais il avait un lils illégitime, Walter, qui reçut en 1411, de l'évêque Othon de Constance, sur la proposition de l'abbess Benedicta de Zurich, le bénélice du perpetuus vicarius parochialis ecclesie in Si Linon mllis Uranie. Beaucoup pluimportant que Liitold fut son frère Rodolphe II d'Aarbourg qui fut jusqu'à sa mort (21 sept. 1392) juge impérial à Zurich. De son second mariage descendent probablement Verena, que l'on trouve en 1383 religieuse à 10etenhach, près Zurich, et Clara d'Aarbourg, nommée en 1398 claustralis (religieuse cloîtrée de l'abbaye de Zurich i, ainsi que Regula-Anna, mariée une première fois au chevalier Burkhart Miinch de Landskrou i I387i et une seconde fois au baron Diethelm de Krenkingen (1404-1409). Le lils de la première femme de Rodolphe II, Rodolphe III avait acquis en 140(5 la bourgeoisie de Berne : il mourut le 25 janvier 1415. Ses lilles épousèrent : Margarita, le baron Hans de Krenkingen (1424-1433) ; Ursula.' en 1415, le baron Walter de Klingen; Anfelisa (1415-1466) d'abord le chevalier Rodolphe de Bùttikon (-j- 1415), puis le baron Hermann de Rùssegg (1415-1455) ; enlin Gretli, sans doute une enfant illégitime, en 14W, Mans Ulrich Otteman de Rheinfelden (cité de 1441 à 1461). Le lils cadet, le chevalier Rodolphe IV, seigneur de Bûren et de Rued, mourut peu après son père, le 15 avril 1418, sans avoir eu d'enfants de son épouse Margarita de Rosenegg (citée en 1417). Le fils aîné, Thûring d'Aarbourg, mourut, dernier rejeton des barons d'Aarbourg, en juin-juillet 1457. La dernière mention de la famille seigneuriale d'Aarbourg date du l,r septembre 1621 ; c'est une relation, dans l'obituaire de Bûren, de l'ouverture du tombeau des fondateurs de l'église de Bûren. — Nous relevons de cette maison les membres suivants :
1. Liitold, ■}• 7 juin 1213, devint, en 1191, comme successeur de Henri de I lorbourg, évêque de Bâle, et prit, comme partisan des llohenstaufen, une vive part à la politique de l'empire. En son honneur, le roi Philippe V de Souabe en 1207, puis Frédéric II en 1212, réunirent leur cour à Bâle. En 1200 Liitold prit la croix, mais revint bientôt. Il fut enseveli dans la crvpte de la cathédrale.
2. Rodolphe !<*, I296f 4 juillet 1339. Comme lils cadet du chevalier Lutold III d'Aarbourg, Rodolphe s'était voué à l'état ecclésiastique ; en 1296 il était étudiant à Bologne, en 1300 curé à Bûren et en 1305 chanoine de Beromûnster, lorsque la mort prématurée et sans enfants de son frère aîné Ulrich II l'engagea à renoncer au froc et à se marier. Sa première femme, Benedicta, baronne de Hewen (mariée en 1310, f 11 juin 1334), lui donna deux filles et deux lils; de son second mariage avec la baronne Elisabeth de Bamslein, il n'eut pas d'enfants. Rodolphe acquit en 1314 la dignité de chevalier et fut de longues années comme intendant des biens de la reine Agnès de Hongrie, comme burgrave de Weissenegg, curateur et bailli d'Argovie, au service de la maison d'Autriche. Ce fut lui qui, après la bataille de Morgarten, en 1318 et 1319, avec Henri de Griessenberg et Hartmann de Buda, négocia l'armistice avec les Confédérés. Il prit part également, en 1318, au siège de Soleure. Diplomate avisé et courtisan habile, il se vit souvent confier des missions politiques. C'est ainsi qu'il traita au nom du duc Léopold à la cour du pape Jean XXII, à Avignon, en 1324, là libération du duc Frédéric, prisonnier de Louis le Bavarois, pour le faire reconnaître roi. Il demanda en mariage, pour le roi Henri de Bohème et de Pologne, duc deCarinthie, et obtint, en 1327, Béatrice de Savoie. Le 9 mai 1330, Rodolphe prit part au traité de paix et d'alliance du roi Jean
de Bohême el de Pologne avec les ducs Albert et Othon d Autriche. En sa qualité de bailli autrichien en Argovie, il se construisit un puissant château fort à Lenzbourg. .Nous le trouvons en outre, tenant cour de justice à Rûschlikon, puis comme bailli de Kibourg (1335) n les litiges intérieurs de la ville de Scn&unouse : comme bailli de Thalwil, apposant son attestation dans des questions de droit. Il conduisit, également avec succès, les i.itions avec le comte Aimon de Savoie, en 1337. au profit de son seigneur le duc Albert. D'aussi bons services ne pouvaient rester sans récompense : les duc- d Autriche lui conférèrent des revenus et des biens et jusqu à sa mort, en 1339. il fut intendant de la maison du duc Othon. Depuis 1314, Rodolphe I était seigneur de Bûren ; plus tard, il le fut aussi de Triengen.
3. Rodolphe II. première mention 11516. fie 21 sept. 1392. Fils aîné du chevalier Rodolphe I d'Aarbourg et frère du donzel Liitold IV, seigneur de Bûren. Il épou-a Ursule de Brandis, tille de Thûring de Brandis et de Catherine de Weissenburg ; elle lui donna un lils. Rodolphe III, mais mourut déjà le 9 décembre 1351. De son second mariage avec Marguerite von der Altenklingen (1361-1390), Rodolphe II n'eut que des Biles, Clara. Régula, Anna et Verena. Le 6 février 135-2. il acquit la bourgeoisie de Soleure, et le 31 août 11561. celle de Zurich, sur quoi l'empereur Charles | V le nomma, le 31 mars 1362, juge impérial du tribunal régional qui venait d'être accordé à la ville de Zurich, charge qu il occupa jusqu'à sa mort. En 1379 et 1.'587 Rodolphe apparaît comme seigneur de Rued. Rodolphe et son frère Lutold possédaient en gage de l'Autriche la ville et le bailliage de Grûningen jusqu'à ce que le chambellan des ducs Léopold el Albert, Henri le Gessler, l'eût d(
le 17 mai 1374. par le paiement de 4000 florins d'or et reçut ainsi lui-même en gage la ville et la forteresse avec les habitants et les droits de justice.
4. Rodolphe III. Fils unique du chevalier Rodolphe II et d'Ursule de Brandis, né avant le 9 décembre 1354, mort le 5 avril 1415, c'est-à-dire avant la conquête de l'Argovie parles Bernois. Seigneur de Bûren et de Rued, il recul en 1374, de son oncle Thûring de Brandis, la seigneurie et la forteresse de Simmenegi;, fief d'empire dont l'empereur Charles IV lui confirma la possession ; par son mariage avec Anfelisa de Grûnenberg (j 4 nov. 1399). il entre en possession de la seigneurie de Guten bourg ainsi que de l'avouerie et des revenus des églises de Deitingen et de Madiswil. Les besoins d'argent lui font vendre la seigneurie de Simmenegg, en 1391, à Berne dont il acquiert la bourgeoisie le 21 août 1406 avec ses lils Thûring et Rodolphe. Il était, de même, bourgeois de Zolingue et de Sursee. Pieux, Rodolphe III lit de nombreuses donations à l'église. Outre ces deux lils déjà nommés, il avait encore trois tilles légitimes et une illégitime. Avant d'être devenu bourgeois de Berne, Rodolphe est souvent nommé parmi les conseillers de la maison d'Autriche.
5. Thûring. Dernier rejeton mâle des barons d'Aarbourg, fils aîné de Rodolphe III. Il est mentionné dans les documents de 1404 à 1 i57. année où il mourut, entre le 2 juin et le 7 juillet. On le voit, en 1404, chapelain de Ruren ; il est en 1407 immatriculé à Heidelberg ; un an plus tard déjà, chanoine de Beromûnster et prévôt d'Amsoldingen, et depuis l 'i 1 1 prévôt de Munster. Depuis lilO. chanoine de Strasbourg et de Constance. Le 21 sept 1418 il acquiert la bourgeoisie de Lucerne où. le mercredi après la Saint-Nicolas, soit le II décembre 1420. il conclut avec l'avoyer et le Conseil une entente : la Convention d'Aarbourg, concernant les droits réciproques du couvent de Beromûnster et de l'a ville de Lucerne dans le bailliage de Munster (aussi dit de Saint-Michel). — Voir Math. Riedweg : Geschichle des Kollegiatstiftes Beromûnster. Luc 1881, p. 160-162. - La morl prématurée de son frère cadet, Rodolphe IV (f 15 avril 1418). l'oblige, en litil. comme autrefois son arrière-grand-père Rodolphe I. avec une dispense du pape, à renoncer à la carrière ecclésiastique. Il épouse, au plus tard en 1426, la comtesse Marguerite de Werdenberg - Heiligenberg (1426 -J- avant !e l'r mars 1443). Leur unique enfant. Verena. épouse Hans de Raldegg (1451-1474) et meurt déjà le 15 avril 1451. à la fleur de l'âge, avant son père, avec lequel s'éteint la famille. Par héritage de son père et de son frère,
AARBOURG (D"
AARWANGEN
Th il ring possédait les seigneuries de Gutenbourg et de Rued. En 1430, il acquit la seigneurie de Schenkenberg, fief d'empire. Son mariage lui donnait des droits sur L'héritage du dernier comte de Toggenbourg. Lorsque la veuve de celui-ci abandonna l'héritage à la parenté de Toggenbourg, Thûring reçut, en commun avec son beau-frère Wolfhart de Brandis, le château et la seigneurie de Maienfeld, ainsi que les terres situées en aval de la Thur. Le 11 avril H37,les héritiers toggenbourgeois et parmi eux Thûring d'Aarbourg, conclurent avec Schwyz et Claris ce pacte éternel qui fut le point de départ de la première guerre de Zurich. Pendant le cours decette guerre, Thûring rompit avec les Confédérés en automne 1444. De continuels besoins d'argent l'obligeaient d'aliéner ses biens et seigneuries : il céda Buren et Rued à sa sœur Anfelisa et à son mari Henman de Rûssegg; ses possessions de la Haute-Argovie revinrent en 1431 à la ville de Berthoud, et en 1451, son beau-fils Hans de Baldegg et son frère Markwart reprirent Schenkenberg, fortement endetté aussi. Le 29 avril 1436, Thùrin.,' ligure comme grandjie e des tribunaux secrets de Westphalie. Avec son père Rodolphe III et son frère Rodolphe IV, il avait acquis en liOO la bourgeoisie de Berne. — Voir Walther Merz : Die Freien von Arburg (dans \'Argoria,29, 1901). — id. Freie v. Arburg, dans le MGS, v. I, p. p. 258 sg. [H Br.1
AARBOURG (D1). Famille ministériale des seigneurs de Frobourg, fondateurs du château et de la petite ville d'Aarbourg. Ces Aarbourg ne doivent pas être confondus avec la famille des barons d'Aarbourg (voir ce nom). Le mérite de la distinction très nette entre ces deux familles revient à Walter Merz. Plus tard, ces ministériaux d'Aarbourg se transformèrent en famille bourgeoise. On trouve mentionnés dans des documents : en 1201, un Henri de Arburc ; en 1226, Walter, Henri et Bruno de Arburch ; en 1255 et 1256, Rodolphe, Pierre, Henri et Bourcard de Arburc, ce dernier comme avoyer de Zofingue ; en 1262, Dietricus de Arburch, prêtre à la cathédrale de Râle ; en 1265 et 1269, Bourcard ; en 1274, Werner et Walter ; en 1288 et 1296, Conrad, sous-diacre et diacre au couvent de Saint-Urbain ; en 1289, Agnès, Ulrich et Ita : en 1299, Werner ; en 1302 et 1320, C. von Aarburg, chanoine du chapitre de Zofingue ; en 1332, Ulrich, bourgeois de Mellingen; en 1346, Margarita, épouse du châtelain Vogt, bourgeois de Zofingue ; eu 1452- 1463, Hans Uoli, huissier du couvent de Munster; en 1463, Hans; en 1491, Bourcard et Kumper v. Aarburg. — Voir Walter Merz : Die Freien von Aarburg (dans l'Argovia, 29, 1901). [H. Br.1
AARBOURG-LUCERNE. Ligne du Central Suisse. Ouverts à l'exploitation ; le tronçon Aarbourg-Emmenbrûcke. le 9 juin 1856 ; le tronçon Fmmenbrùcke-Lucerne, le 1" juin I859.
AARBURGER S. C. ( = Senioren- Convent d'A., assemblée des Anciens d'A.) Cartel des sociétés d'étudiants Helvetia de Zurich, Helvetia d;- Râle (N'eue Helvetia depuis 1877) et Zàringia de Rerne, conclu en 1876 sous le nom d'« Association du cartel d'Aarbourg», ensuite de divergences d'opinions, notamment en ce qui concerne la participation aux questions politiques et les duels d'étudiants « sans condition » ; depuis le 22 nov. 1881 ci Aarburger SC. . En l'ont partie en 1917: Les sections (corps) de Bâle (Vieille Rhenania), Berne (Tigurina), Genève (Teutonia), Lausanne (Alpigenia), Zurich (Alamannia). [H. T.]
AARE. Nom allemand de la rivière Aar.
AARGAU. Nom allemand du canton d'AROOViE.
AARGAUISCH - LUZERNISCHE SEETHAL- BAHN. Voir SEETHAI.BAHN.
AARGAUISCHE SUDBAHN. Ligne Aarau-Wohlen-Rotkreuz-Immensee-Arth-Goldau. Ligne de chemin de fer construite en commun par les grandes compagnies du Central et du Nord- Est et exploitée par le Central suisse; passa avec celles-ci aux C. F. F. en 1901. La construction en fut décidée par le contrat du chemin de fer du Sud du 25 février 1872 qui gagna Aarau et une grande partie du canton d'Argovie aux intérêts des deux compagnies. Furent ouverts au trafic : Rupperswil- Wohlen, le 23 juin 1874; Wohlen-Muri, le 1" juin 1875; Ifuri-Rotkreuz, le 1« décembre 1881 et Rotkreuz-Immen- Bee, le I" juin 1882. il. Br.]
AARHOF aussi BURGACKER (C. Argovie, D.
Brugg, Com. Vilnachern). Domaine. Construit vers 1830 par Rohr, propriétaire des Bains de Schinznach ; fut acquis, en 1850 par Wilh. Schulthess qui agrandit le domaine et le posséda pendant 40 ans. C'est là que vit le jour, en 1868, Edm. Schulthess, qui plus tard fut conseiller fédéral et Président de la Confédération. Le domaine passa encore à trois reprises en des mains différentes pour devenir finalement un sanatorium privé. — (D'après des renseignements privés d'un membre de la famille SchulthessJ.
AAR MU H LE (C. Berne, D. Interlaken) Ancien village et commune spéciale du Bôdeli, entre Unterseen et Interlaken, mais qui, aujourd'hui, se confond entièrement avec cette dernière localité. 11 reçut son nom du moulin (1365 : Amuli) qui s'y trouvait et qui l'ut un des premiers de cette contrée. C'était une possession du couvent d'Interlaken. L'empereur Charles IV, par une charte du 3 mai 1365, y transporta les foires annuelles et les marchés hebdomadaires qui, auparavant, avaient eu lieu dans le village de Wyden ; ce droit fut confirmé au couvent d'Interlaken par l'empereur Frédéric III, le 18 août 1473. La désignation d'Aarmûhle fut officiellement abandonnée à partir de 1891. — Alb. Jahn : Chronik... des Kant. Bern. Berne et Zur. 1857 [H. 3a.l
AARÙTI (C. Zurich, D. Bulach, Com. Glattfelden). 1. Hameau. Areute dans Leu. Signifie métairie à la Bûti ? (H.Meyer: Ortsnamen n»1410). En 1286, le 16 février, le baron Lûtold VII de Begensberg vend un terrain appelé an Ruti que Ruo dit an Ruti cultive. Le 20 oct. 1361 , Jean de Lagern vend sa propriété Annun Ruti à un bourgeois de Zurich, Jean Hilenmann. Le 16 juillet 1331, vente ultérieure au couvent de Ruti, auquel l'Abbaye de Notre-Dame de Zurich inféoda le bien fonds comme fief héréditaire. Il est libre et exempt de redevances baillivales d'après la déclaration du baron Jacob de Tengen à Eglisau en 1403; il passe plus tard à la Chambre des grains (Hinteramt); les cens fonciers sont abolis en 1866. Vers 1850, plusieurs habitants de A., du nom de Meier, émigrent en Amérique. Une brasserie est fondée en 1866 par Jacq. Keller, pêcheur de Glattfelden ; depuis 1910, elle n'est plus qu'une auberge. — 2. Circonscription scolaire, voir Zweidlen- Aarûti. — UZ V IX, XL — Arch. Zurich: Urk. Ruti ; Lagerbuch derZinse, nM443, 1451. — A. Nàf: Geschichte cler Kirchgem. Glattfelden (p. 108, noms de familles). — A. Wild : Am Zûrcher Rhein. I F. il ]
AARWANGEN. Distr. du canton de Berne. Territoire d'ancienne culture avec des vestiges de l'âge de la pierre, du bronze et du fer. Les établissements des Romains y étaient nombreux. Sépultures alémanes et burgondes.
Là vivaient de nombreux vassaux des Kibourg ; les Oenz près d'Herzogenbuchsee, les Eriswil, les nobles de Luternau à Langental, les seigneurs d'Utzingen, les Gutenburg près de Lotzwil, et enfin, les seigneurs d'Aarwangen. En outre les barons de Bechburg, les comtes de Falkenstein et de Froburg, les Langenstein et les Grùnenberg, le couvent cistercien de Saint-Urbain et la commanderie de Saint-Jean de Thunstetten possédèrent des biens fonds dans le district actuel. En 1331, Jean d'Aarwangen dressa un rentier de ses propriétés qui comprenaient alors : les basses juridictions d'Aarwangen, Bannwil, Berken et Zielebach, ses propres biens à Aarwangen (avec le moulin sur l'Aar) et les environs. A cela vinrent s'ajouter de nouvelles terres à Zielebach (1330-1331), à Madiswil (1332). à Ursenbach (1333), à Utzenstorfv1335). Puis la souveraineté passa en 1341 aux Grùnenberg qui l'administrèrent pendant 90 ans. En H07 \\ ilhelm de Grùnenberg s'étant fait recevoir bourgeois de Berne, ses domaines de Grùnenberg et d'Aarwangen devinrent déjà, de fait, des juridictions bernoises. En li32, Guillaume vendit à la ville de Berne pour 8400 florins du Rhin « le chaste] et maison forte» d'Aarwangen avec le pont et les droits de péa: e et tout le bourg d'Aarwangen, en outre tous les intérêts et redevances, tous bois et forêts, juridiction, droits banaux et tribunaux, les droits seigneuriaux dans toute leur étendue, en di rnier lieu, les tenanciers, hommes et femmes avec tous leurs enfants appartenant à cette seigneurie d'Aarwangen ou à Bleienbach. Ces domaines formèrent un bailliage bernois où on trouve encore, en [444 et 1480, l'ancienne
AARWANGEN
AARWANGEN
famille Beigneuriale îles Grùnenberg, A la lin de l'ancien régime bernois 0798, le bailliage d'Aarwangen, agrandi de maintes acquisitions nouvelles, se composait comme
Bllil
I Mrs hautes el basses juridictions d'Aarwangen (avec. Bannwil el Graben-Berken), Bleienbach, Melchnau Busswil), Gondiswil, Madiswil (avec Leimiswil).
2° Du droit de glaive seulement dans les juridictions de Buzberg L'hunstetten (la basse juridiction étant exercée par 1rs seigneurs de Thunstetten) et Roggwil-Winau (la basse juridiction y étant exercée par le couvent de Saint-Urbain). C'était un bailliage de première classe: les revenus que le bailli en retirait étaient estimés â