‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 19 sur 329 · francs anciens dans les années moyennes et a · texte numérisé non relu

francs anciens dans les années moyennes et a

13638 lianes ilans les bonnes années.

Parmi les 71 baillis qui alternèrent au château depuis l.">77 régulièrement tous les six ans; il faut mentionner surtout le premier, Heinrich Andres (depuis 1433), puis Hans-Geora Nâgeli (depuis 1487), Michel Ougspurger (qui travailla à introduire la Réforme), de Mûlinen (1603- 1609), Nicolas Willading (1648-4654), au temps de la guerre îles paysans à laquelle les habitants prirent une part active, le comie il empire et feldmaréchal- lieutenant Jérôme d'Erlach il7u7-17l3), Sam.-Aibr. Millier (dernier bailli).

Sous l'Helvétique, l'ancien bailliage d'Aarwangen fut remplacé par le district de Langental. De 1803-1813 Aarwangen devint un des 22 arrondissements bernois établis par l'Acte de Médiation ; il comprenait les paroisses d'Aarwangen (chef-lieu), Bleienbach, Langental, Lotzwil, Madiswil. Melchnau, Roggwil, Rohrbach, Thunstetten et Winau. La hestauration (1813-1830) conserva au district son étendue et la période de la nouvelle constitution, à partir de 1831, n'y apporta pas grand changement ; on y ajouta seulement en l<S7'r Schwar/h.iiisern, et en 1884 Ursenbach. Depuis 1844, Langental est le siège du préfel tandis que les tribunaux, la chancellerie (de 1 tsi* 1 à 1907) et l'office îles poursuites nouvellement crée, ont élé installés dans le château d'Aarwangen. Depuis 18.'31, le secrétariat occupe un bâtiment spécial.

Développement: en 182; : 2151 mais, et 186% hab.: 1838: 23154 hab.; en 1850: 25044 hab.; en 1888: 3273 maisons et '26 757 hab. ; en 1910: 3819 maisons et 28324 habitants. [H. Bu

AARWANGEN (G. Heine, D. Aarwangen. V. DGS). Village paroissial et siège des autorités du district avec château fort et de beaux bâtiments, situé sur une terrasse sur la rive droite de l'Aar, entre Wangen et Aarbourg, à l'endroit où la rouie commerciale, autrefois très fréquentée de Langenthal à Bâle, franchit la rivière. 1267 Arowangin, 1275 Arwangin. Armoiries :pai ti d'argent à la fasce de sable et de sable plein. Le village et le château échurent en 1432 à Berne. Le statut sur les arts et métiers de 1 178 accorde au village une foire hebdomadaire avec droit de vendre du sel. du 1er, de l'acier, de la laine et des toiles. Le village l'ut à différentes reprises frappé par des incendies et la peste, notamment en 1577. Lors delà guerre des pas sans en 1653, les autorités firent exécuter plusieurs meneurs. En 1803 s'éleva la querelle relative à la garde des bans (Bannwartenhandel) (voir cet article). Le village fut fort endommagé lors du passage des alliés en 1813. Le pont d'Aarwangen avait une grande importance ci mime principale voie de communication entre la Petite-Bourgogne et le Buchsgau. Le 13 mars 1313 le chevalier Walter d'Aarwangen et son lils Jean reçurent en lief du comte Rodolphe III de Nidau et de son frère, le prévôt Hartmann île Soleure, le péage 1res rémunérateur du pont, droit qui en 1432 passa à Berne. Le vieux pont de bois fut souvent et gravement malmené par les crues de l'Aar, non encore endiguée, et il fut en partie incendié le 10 mai 1471. Une nouvelle construction fut exécutée de 1571 à 1573 par les maîlres Christian et Benoit Salchli,de Berne. Le 15 juillet 1758, plus île la moitié du pont fut emportée ; puis rétabli. il tint bon jusqu'en 1887, date à laquelle il fut remplacé par le pont actuel à armature de fer. Depuis 1906, un second pont, celui de la ligne dé chemin de 1er Langental- Jura, franchit l'Aar. Le bâtiment de la douane est devenu une propriété particulière au XIXe siècle (Auberge de l'Ours).

Le château, dont la construction primitive remonte probablement au XIII" siècle première mention 18 janvier 1339: burg te Arwangen Burplombe immédiatement la rivière el en commande le passage i ommi tl te de pont.

Vue d'Aarwangen. Tirée de Wagner: Burgen und SchlGsser der Schtceiz.

Il appartint successivement aux seigneurs d'Aarwangen (approximativement 1250 à 1350), aux chevaliers de Grùnenberg, et dès L432 â la ville de Berne qui lit construire une maison seigneuriale pour y loger le grand-bailli d'Aarwangen.

('.est d'ici qu'au temps des guerres de religion les espions étaient dirigés sur territoire catholique ; ici aussi se trouvait le relai des chevaux pour le service îles courriers qui reliaient Berne par Balstal â la ville réformée de Baie. Lors de la guerre des paysans, le château reçut une garnison ; il en lut de même pendant la guerre (|e Yilmergcn de 1656. Un arsenal bien monté y "fut également établi. En 1798, le peuple démolit en partie les remparts et causa des dégâts importants dans tout le château. Les li et 21 mars I8u2 la Chambre administrative bernoise vendit le domaine et château d Aarwangen au prix de70750 lianes anciens à l'aubergiste de Herzogenbuchsee, Félix Gygax, et plusieurs autres citoyens. Mais déjà le 11 février 1805, le gouvernement racheta ces immeubles el en lit le siège de la préfecture. En 1813, de la cavalerie autrichienne prit ses quartiers au village et au château. La vieille tour carrée de 32 m. de haut, bâtie en blocs de tuf, a conservé jusqu'à nos jours son aspect primitif.

Au point de vue ecclésiastique, le village d'Aarwangen dépendit d'abord de Winau, mais il possédait déjà de bonne heure (XI II'-XIV* siècle) sa propre chapelle avec un chapelain. Le (i mais 1482 1a chapellenie fut rattachée à la paroisse de Bannwil. Lorsque cependant après l'introduction de la Réforme, Aarwangen se lit construire, en l.">77. par l'entrepreneur Stab, de Zofingue, une église, ceUe-ci devint église paroissiale avec Bannw il comme dépendance. La cure était jusqu'en 1812-1813 l'auberge actuelle de la Poste. En 1829 le clocher fut pourvu d'une flèche gothique. L'église restaurée eu 1894 et 1903 contient des vitraux aux armoiries de Berne et des baillis. Les registres paroissiaux datent pour les baptêmes et les mariages de 1571, pour les décès de I7.V2. Depuis 1863 Aarwangen possède un institut de garçons dépendant de l'Etat. A mentionner parmi les pasteurs, Jean-Jacques l.auller. de Zofingue 1 1620-1700) qui fut en charge à Aarwangen de 1650-16K3.

En 1800 le village comptait 132 mais, et 884 hab. : 1835: 170 mais, et 1300 hab.; 1900: 265 mais, et 1793 hab. ; I" décembre 1910 : 265 mais, et 1854 hab.

AID. .lalni : CI, nui, h... 1857. - Egb. Friedr. et Wolfg. b'riedr. de Miilinen : Beitràge zur Ëeimatkunde, Heft 5: Der Oberaargau. Berne 1890. — Paul Kasser : Gesch. des An, 1rs und des Schlosses A. (AHVB 19, 1909).— Em. Ciider : Die Kirche von A. (BBG 12, 1916). — Em. Gûder : Staatl. Knâben- Erziehungsanstall Aarw. : 50 jnlir. Jubilàumsbericht. Langental 1913. JI. Uh-1

AARWANGEN (SEIGNEURS D')

AATHAL

AARWANGEN (SEIGNEURS D'), vus [200-1350.

Ministériaux des Kibourg, résidant au château de même nom sur la rive droite de l'Aar, en aval de Wangen. 1194-1212: Arwanqen ; catelles de Saint-Urbain, de la seconde moitié du XIIIe siècle: de Arwanq ; [267: Arowangin ; 1303 : Arwangun ; dans le rentier des Habsbourg : Arwanch. Les armes sont :

^-"^ parti de sable plein et d'argent à la fasce île salile. La première mention authentique de cette Famille se rencontre dans les rentiers du couvent de Saint- Urbain, fondé en 1194, qui nomment de 1194 à 1212 un seigneur Bourcart d'Ar wangen et sa fille Ita.

En 1"2.M le chevalier BERTHOJ.TI doit se soumettre à Berthoud à un jugement arbitral du couvent de Saint- Urbain. Comme troisième membre de cette famille apparat! en [266 Walter, mentionné pour la dernière fois avec certitude en 1320. La famille s'est éteinte avec son fils Jean vers 1350 (voir plus loin).

Walter. Né vers 1245-1250, est mentionné pour la première fois le 5 mai 1266 comme se trouvant dans la suite de Rodolphe de Habsbourg, à Thoune. Rodolphe ayant été élu empereur en 1273, Walter (qualifié de chevalier en 1274) l'accompagna en 1276 en Bobême contre le roi Ottocar, et en 1280 contre les grands de Bohême. Comme récompense, Rodolphe octroya à Walter les 1 i février 1277 et 17 décembre 1280,1a douane impériale de Soleure. Le 19 juillet 1290 il apparaît même comme bourgmestre de cette ville impériale, et en 1294 il scelle aussi, comme avoyer de Berthoud, la résidence des Kibourg. Le 1er août 1313 il se trouve à la journée de Willisau qui resserra les liens des Kibourg à l'Autriche. En raison de son âge avancé, il n'est pas probable que Walter se soit trouvé à la bataille de Morgarten (1315). La dernière preuve de son existence est un acte du 4 juillet 1320, qu'il scelle en qualité d'avoyer de Berthoud. Walter s'est élevé bien au-dessus de la plupart de ses égaux en Haute- Argovie et était un des seigneurs les plus riches en territoires. Il était très recherché comme arbitre et comme témoin. En premières noces Walter avait épousé Adélaïde d'Oenz (mentionnée de 1274-1278), fille du chevalier Henri d'Oenz, intendant des Kibourg et avoyer de Thoune

Tour principale un donjon d'Aarwangen. En bas, coupe verticale, de la tour. Dans les combles, porte île l'Arsenal de 1867. (Re H. Haller, architecte.)

(1276) De ce mariage est peut-être issue la fille de Walter, Katherine, mentionnée comme première femme de Jean I" de Bubenberg, à Berne. Vers [280, Walter contracta une » conde alliance avec Kl i sa bel h de Buttikon. De ce mariage est né, vers 1280-1285, Jean, le seul rejeton connu de la famille. Tant qu'il n'était pas retenu par le service mili-

taire ou quelque autre fonction, Walter habitai! le château familial d'Aarwangen qui formait le centre de son

activité. Il est mort peu après 1320, dans tous les cas avant le fratricide au i hâte m de Thoune

Jean, unique lils connu du chevalier Walter ei de sa seconde femme Elisabeth de Buttikon, né vers 1280- 1285 II est mentionné pour la première fois le 4 juillet 1301 et avec le titre de chevalier le [•■ avril 1318 II passa probablement sa jeunesse au service île l'Autriche

et se trouve à la bataille de Morgarten, 1315 Après le meurtre de Hartmann de Kibourg par son frère Eberhard au château de Thoune (1322), Jean se détacha de la maison de Kibourg, et on ne le trouve plus qu'au service de l'Autriche: en 1329 il prend part à la campagne <U\ roi Frédéric contre la Bohême et la Hongrie; en 1333 il est bailli de l'Argovie ; 1338-1339 bailli du château de Rotenburg, près Lucerne ; 1340 bailli des ducs d'Autriche dans la Forêt-Noire. Il est délégué de l'Autriche â la paix signée à Baden le 20 juillet 1333, de même en 1334 dans une enquête des droits respectifs de l'Autriche et de l'Empire dans les YYaldstàtten. Il couronne et termine sa carrière politique par sa participation à la paix de Kônigsfelden du 20 juillet 1340 qui mit (in à la guerre de Laupen de 1339. De même que son père, Jean était très recherché comme arbitre et comme témoin. Il fut également richement récompensé de ses services par la maison d'Autriche. Ses possessions s'étendaient en tous pays. Il avait épousé peu après 1303 Verena Senn, fille du chevalier Pierre Senn de Mùnsingen, dont il eut une fille, Elisabeth, qui épousa avant 1322 noble Philippe de Kien, plus tard bourgeois de Berne, et de 1334-1338 avoyer de cette ville. Leur fille Marguerite devint la femme du chevalier Petermann de Grùnenberg. Le 18 janvier 1339, Jean dressa à. Zofingue avec sa femme, sa fille, son gendre et sa petitefille un contrat de succession, d'après lequel cette dernière devait recevoir la seigneurie d'Aarwangen avec le château et le pont, tout en réservant à Verena et à sa fille, leur vie durant, la jouissance d'une grande partie des revenus. En 1341 il prit les ordres dans le couvent de Saint-Urbain, mais au bout de peu de temps, il construisit un ermitage à Wittenbach (dans la commune de Hasle dans l'Entlebuch) où il se retira avec six compagnons et où il mourut le dernier de sa race, vers 1350. Sa pierre tombale doit avoir subsisté à Saint-Urbain jusqu'en 1696.

Voir Paul Kasser : Die Herren von A. (BT II 1908). — PaulKasser: Gesc/iic/tle des Amtes und des Sclilosses Aarwangen (AHVB 19, 1909). [H. br.1

AARWILGUT (C. Berne, D. et Corn. Mûri). Domaine autrefois appelé « im Neuhaus », fut acquis en 1805 par Ant.-Louis de Graffenried, dit d'Interlaken, colonel et architecte de la ville (1769-1844) Il agrandit la propriété et lui donna son nouveau nom. De 1855-1887. elle appartint au conseiller national Dr Aug. de Gonzenbaeh, ancien chancelier de la Confédération, et dès lors à sa fille. [H. T.] AARZIELE. Voir Marzili.

AATHAL (C. Zurich, D Hinwil, Coin. Seegrâben. Y.DGS). Actuellement fabrique dans un vallon boisé sur l'Aa sortant du lac de Pfàffikon. Station sur la ligne de chemin de fer Zurich -Wallisellen -Rapperswil. 1. Antique moulin donné au couvent de Rùti avant le 6 mai 1219 par le baron Lutold de Regensberg, avec le consentement de

sa femme Hertho de Neuchâtel comme

partie de ses biens à Seegrâben; 26 juin 1-2-28. il est placé sous le nom de molendinum de Tmatal avec appartenances et d'autres biens du couvent sous la

protection du pape. Depuis lois fief

rendable, à partir de 1550, fief héréditaire du couvent. Cens fonciers rédimés ISÔ7. Jusqu'en 1491, h moulin était aux mains des Stadtmann ; il fut saccagé pendant la première guerre de Zurich et les actes

de propriété furent détruits à cette occasion. Il s en suivit une dispute à propos du caractère de fief du moulin; elle fut jugée en 1488 par le Conseil de Zurich en faveur du

En haut, entrée levé en 1900 par

WIIIAL

\\ /Il Kl M

couvent. En 1514 il devinl <-\ pour longtemps propriété des ReiiFer du moulin < J * ■ lilasi. Hans le meunier il Aathal, aussi appelé meunier d'Edikon, homme du reste pieux el pacifique, mais qui se trouvai! en prison comme anabaptiste, êcrivil de sa prison ;'i plusieurs reprises au Conseil de 1528-30; il avait interrompu à l'église le pasteur, parce qu'il n'avait pas prononcé la « Salutation angélique». Ce meunier est sans doute identique avec Hans Reifler qui, en 1514, avait été inféodé du moulin d'Aathal. Après les ReilTer le moulin parvint en possession des Guyer de Wermatswil.

E. Egli : Zûrcher Wiedertàufer p. 86 ss. et son Acten sammlung surtout n° 1635.

Filature de coton des frères Schellenberg jusqu alors meuniers, construite en 1823 avec 3200 fuseaux Une seconde filature a été construite en 1X25 par Jacob Wegmann de Sulzbach (aujourd'hui Streiff), avec 2800 fuseaux : celle-ci appartenant au colonel Kunz a élé en grande partie incendiée le 12 mai 1846 avec la maison d'habitation. En avril 1859 on découvrit entre autres les fondements d'une villa romaine, où se trouvait un pavement de mosaïque avec hypocauste. Depuis quelques années, exploitation de gravier par la maison Favre. — Usine électrique cantonale « Aathal » au Heusberg pour l'alimentation deUster, Wetzikon et Pfâffikon, depuis l'automne 1917, avec compteur pour 45 000 volt d'énergie. — Voir H. Meyer : Ortsnamen n° 1529. — VZ I n<«391. 393,444. - Arclï. Zur. : Vrk. et Lagerbùcher Rùti. — Mem. Tigurina I à IV.

2. Château du moyen âge, immédiatement derrière le moulin, à gauche du sentier conduisant à Seegrâben. Au dire du D' Messikommer, des restes de murs subsistaient encore il y a 40 ans ainsi qu'un fossé les séparant du château. La chronique de Stumpf II, p. 123 b, dit : « Sur un mamelon pointu, dans d'épaisses broussailles, apparaissent encore 1rs murs de l'ancien château de ceux d'Aa-

tal ». L'existence d'une famille de ce nom ne peut pas être établie doeumentairement. Les armoiries se trouvent pour la première fois dans Y armoriai d'Edlibach de 1488. Stumpf prétend que les d'Aathal étaient des damoiseaux au service des barons de Regensberg, seigneurs de Grùningen. Son autre assertion que leurs propriétés ainsi que les mens de l'église de Seegrâben auraient été donnés par les Regensberg au couvent de Rùti, fait supposer que l'existence d'une famille noble d'Aathal a été par erreur déduite du passage du bref pontitical du 26 juin 1228 : molendinum de Itnalal que Stumpf a évidemment traduit par : moulin de ceux d'Aathal. En 1526, lors Je la vente de la seigneurie de Wetzikon, les ruines du château dans l'Aathal sont désignées comme limite inférieure de la pêcherie en faisant partie ; de même en 1578 et 1620 ; en 1681 il dépend du manse constitué en lief temporaire en faveur du sous-bailli Henri Hasler à Seegrâben, situé dans la < Kàlenweid ». La supposition de Tobler-Meyer, que le château faisait partie de la juridiction et seigneurie d'Ottenhausen -Wagenburg et s'appelait primitivement Wagenburg, est erronée, au moins en ce qui concerne ce dernier point. Armoiries d'après Edlibach : d'or à deux pointes d'azur aboutissant l'une à l'autre et au chef de gueules chargé d'une étoile d'or. Cimier, d'après Stumpf, une étoile. Les armes complètes se trouvent pour la première fois dans le Geschlechterbuch de Dùrsteler.

Riblioth. centr. Zur. Mskr. G 278, p. 375. — Arch. Z. R VI 306, p. 341 et plans des fiefs de Rùti. — Félix Meyer : Gesch. v. Wetzikon, p. 111. — Croquis dans Zeller-Werdmùller, Zûrcher Burgen, ex. corrigé par l'auteur, à la Riblioth. centr. Zur. — Vue de P. Staub-Planta [18851. — AHS 19)1, p. 11.

3. Vis-à-vis de ce château, mais de l'autre côté de la vallée, il y a encore un fort que les paysans appellent Reydenburg (château des payens), peut-être à cause de sa haute antiquité(St\imp{ II, p.l23fey. Ancien refuge préhistorique protégé de trois côtés par des pentes abruptes, le quatrième côté muni de remparts et de fossés. Le château a été utilisé par les habitants de la contrée de l'époque de la pierre à celle du bronze. Mise au jour d'instruments de bronze.

Ferd. Relier : MAGZ XVI, p. 75 (23) avec croquis. —

.1. Heierli : Urgesch. der Si hue,- (avec plan p 140). J[ak]. M[essikom mer] dans (VZZ1915, n 11 - [p Hboi.1

AAWANGEN C. Thurgovie, I). Frauenfeld, Cou, àadorf. Y. DGS). Section de commune, paroisse el village. Mentionné dans un acte d'- 844 Omnwanc, plu- tard Onewanc, Onwangen Wangen datif pluriel de wang prairie) d'Onofnom imprécis; voir Forstemann I. 2. A p. 207 s.i. Très anciennement, propriété particulière des landgraves de Thurgovie, ce) endroit passa par héritage aux comtes de Kibourg qui en firent don au couvent ■ il- Kreuzlingen, fondé en 1125. Le 24 avril 12631e comte Hartmann l'Ancien renonce à ses droits d'avouerie advocatia sitain Onewanc) qui furent conférés par l'abbé de Kreuzlingen 27 juin 1265 au comte Rodolphe de Habsbourg. (fJZ vol. 3, p. 3>2 ; vol. 4, p. 12). Les descendants de Rodolphe cédèrent l'avouerie en 1340 aux Hohenlandenberg, qui administrèrent Aawangen de leur château de Wellenberg jusqu'en 1522. date a laquelle la juridiction lit retour au couvent. Celui-ci confia l'administration directe à un préposé dont les fonctions furent de 1704-1772 en mains des Kupplin de Kefikon. Une querelle à propos de la délimitation fournit l'occasion de lever un plan géométrique, el le 20 avril 1721 on procéda au bornage de la limite du côté de Frauenfeld. Une des bornes triangulaires avec les lettres FF. (Frauenfeld) et une croix accompagnée d'une crosse (Kreuzlingen - trouve encore à l'angle de l'ancienne auberge du < Hâusli . La Réforme fut introduite en 1532; le couvent de Kreuzlingen n'en resta pas moins collateur d'Aawangen. La prébende de celte église était, il y a cent ans, très recherchée, et, comme celle de Lustdorf, une des plus riches et des plus agréables, les doyens du chapitre de Frauenfeld résidant le plus souvent dans cette localité; depuis quelques années, c'est une annexe d'Aadorf. L'église de Saint-Michel, transformée au commencement du XVIe siècle, a été restaurée à fond en 1851. La première cloche a été fondue en 1590 par Pierre Fûssli, de Zurich, elle se trouve actuellement dans le clocheton de l'école. Un beau vitrail rond, de 1513. provenant de l'église, est au .Musée National de Zurich. Aawangen n'eut sa propre école qu'à partir de 1805. —Voir Joh. Nater: Geschichtevon Aadorf und Umgebung. Frauenfeld 1898, p. 836-842. [H. Br.]

AAZHEIM (C. et D. Schalfhouse, Com. Xeuhausen. \ .DGS). Grande métairie au sud du Lauferberg, à une lieue de Schaffhouse. Restes de murs romains (G.Wanner : Die rôm. Altert'umer des Kl. Schaffh. 1899, p. 33). Le nom laisse supposer un ancien âzheim, peut-être avec le mhd. âz (= nhd. Aas) « Speise », aliment. Dans l'origine, Aazheim était un village avec une petite église; en 1429. A. est encore désigné comme tel, mais en 1535, il est dit d'Aatzhen que ci c'était autrefois un village tandis qu'aujourd'hui il n'est qu'une simple métairie ». Le village paraît donc avoir disparu au XVe siècle. Les barons de Thengen possédaient dans la région des propriétés assez considérables et donnaient leurs biens en fief. En 1303, Jacob Hun, bourgeois de Schalfhouse et tenancier de fief, assigne à sa femme, comme dot, un cens à Aazheim, du consentement du suzerain Conrad de Thengen. Celui-ci, une année plus tard, lui en donna la propriété [US n» 303, VZ vol. 8, p. 11). Des fiefs des Thengen (il s'agit probablement toujours du même fief) sont mentionnés en 1360, 1375(gùtlin zu Atzhain). 1439, 1454, 1470, 1477, 1478, passant successivement aux mains des familles schalfhousoises Sailer, de Winkelsheim, Xiinansster et finalement à l'hôpital (US n° 850, 1033, 2006, 2313, 2986 et Rueger, notes p. 488). Les Schultheiss de Randenburg possédaient également à A. un bien qui fut vendu à Jean de Fulach en 1373 , US n" 995). Un Hellikofer est co-intéressé en 1426 à cette propriété Fulach (US n° 1756) et un cens de froment sur ce bien est vendu en 1411 et 1426 (US n» 1524, 1756|. Dès le commencement du XVe siècle, la famille noble des Imthurn prend une situation prépondérante comme avoués et propriétaires ; s'agit-il d'un fief des Thengen, on ne sait ; mais Rueger et Ràchtold le supposent. Rùdger Imthurn fonda de son vivant un autel dans l'église de Saint-Jean, à Schaffhouse, et assigna à son desservant un bénéfice sur le village de Aetzhain, avec maisons, champs, etc., ainsi cjue l'avouerie. Les parents du donateur, après sa mort, tirent confirmer en 1413 le

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