‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 181 sur 329 · A M MANN · texte numérisé non relu

A M MANN

mouvantes du trait du parti, el une étoile du même en pointe, et il azur à une demi fleur de lys d or accompagnée en pointe il une étoile du même. A mentionner I.Jean, maire de Valangin en 1514 et 1518. —2. Pierre, châtelain de Thielle en 1561. du Conseil de Neuchâtel trois •■«us plus tard, et maître-bourgeois en 1568. Probablement père des deux suivants: — 3. Jacqi es, notaire de 1561 à 1614, des Quatre-ministraux <ti 1581, boursier en 1586, maître-bourgeois en 1595. -4. Olivier, du Conseil des quarante en 1592, hospitalier en 1595. — Voir Arch. d'Etat, NeuchâteL [L. M.]

amiral. Titre du délégué officiel de la République île Genève auprès des Exercices de la Navigation et chef delà flottille genevoise de guerre. La fonction fut exercée dès 1531), le titre fut employé en tout cas dès 1616. Le dernier amiral fut James Fazy (1849). — Voir: Genève Arch. d'Etat: Edits I. RC 1536, 1(516. — Coutau : Archives du Noble exercice de la Narir/alion. — Genève Suisse, p. 398. [C. H]

AMIS DE DIEU (GoTTESFREUNDE). C'est ainsi que se nommaient au XIVe s. les adhérents d'un mouvement mystique et ascétique. Durant l'époque troublée où les papes résidèrent à Avignon, beaucoup de formes nouvelles s'étaient glissées dans l'exercice du culte religieux. Elles provoquèrent une réaction qui se proposa de rendre la vie religieuse plus intime par le mysticisme. Et c'est ainsi qu en de nombreux endroits se constituèrent des associations d'ecclésiastiques et de laïques qui se proposèrent d'atteindre ce but par la parole et par la plume. ISeaucoupde leurs ouvrages renfermaient au fond des idées théosophiques et panthéistes. Cependant les Amis de Dieu étaient loin d'en tirer les conséquences; ils restèrent fîdèlesà l'Eglise; du reste, ils n'avaient pas une organisation qui leur eût permis de s'opposer à elle. Cette vague association mystique qui comprenait des hommes et des femmes se propagea particulièrement sur les bords du Rhin, en Suisse et en Souabe, elle avait ses centres à Cologne, Strasbourg, Bâle. Parmi les chefs, on comptait Eckhart, les deux dominicains Johann Tauler et lleinrich Suso, el le prêtre Heinrich de Nôrdlingen. L'on comprend quelesdeux dominicains Tauler et Suso aient entretenu des relations étroites avec les couvents de femmes de leur ordre, Tauler avec les couvents de Suisse, d'Alsace, de Bavière et de la vallée du Rhin ; Suso avait, en ces matières, la direction des couvents de religieuses d'Oetenbach (Zurich), Tôss près Winterthour et de Saint-Katharinenthal près Diessenhofen. Nous devons à Elisabeth Stagel, une dominicaine de Tôss, la biographie de son confesseur Suso. Cette religieuse était une femme d'élite, de cœur et d'esprit ; elle est le premier écrivain de Zurich. Elle nous a laissé des extraits des œuvres de maître Eckhart et particulièrement de Suso, ainsi que quelques écrits. Par ses travaux et la diffusion des ouvrages de Suso, cette savante religieuse a beaucoup contribué à l'avancement de la cause des Amis de Dieu Parmi les Suisses, citons encore Henri de Rheinfelden, d'Argovie, et surtout Nicolas de Bâle. Mais celui qui exerça la plus grande influence ce fut le «Grand Ami de Dieu dans l'Oberland». Il a été impossible de l'identifier. Il semble que cet homme extraordinaire ne sortit jamais de sa retraite; ses enseignements, ses ordres, ses avertissements au sujet des punitions de Dieu sur la terre, ses prophéties étaient communiqués par Rulman Merswin. un patricien de Strasbourg qui se retira plus tard dans la commanderie de Saint-Jean im gri'inen Werth fondée par lui et où il mourut en 1382 sans avoir dévoilé le secret des merveilleux Amis de Dieu. On crut pendant un certain temps que NicolasdeBàle avait été le« GrandAmi de Dieu» ; mais c'était un béguard hérétique qui fut brûlé à Vienne, en 1393 ou 1408 à cause de ses idées ; on a cru aussi que c'était l'ermite Jean de Coire, appelé Rutberg. Cependant d'après les recherches sérieuses de Denifle, le Grand ami de Dieu dans l'Oberland n'est qu'une invention du commerçanl Merswin, de Strasbourg, lequel voulait donner par ce moyen une plus haute signification à la société des Amis de Dieu et contribuer à son expansion ; il sentait bien que lui-même en qualité de laïque ne pourrait jamais jouir d'une semblable vénération. Récemment on a cherché à prouver que le Grand Ami de Dieu fut unein\ entiondeNicolas de Lôwen, chevalier de l'ordre de Saint-Jean à Strasbourg. — Voir Karl Rieder : Der Galles freund imOber-

land, Innsbruck, 1905; cfr. aussi Phil. Straucb dans: Zeilschrift fur deuttche Philologie, t.3i (1902), p. 235-311 ; i 39 1907), p. 101-136 : t. 41 (1909 p. 18-31 . Deutsche Zeitschr. /. d. AU. 24, 200sset 25, p. 101 ss. - Bibliogra-

u r les Amis de Dieu dans : Herzog : Realencycl fur pro lest. Théologie und Kirche, & éd. t. 17; LeipzL 190b, p. 203-204. - Kirchliches Handlexikon I 1747! Pranz Heinemann : Abenjlaubc. Geheime Wissi-nschaften, Wundersucht, t. I, p. 204-205 (Bibliographie Natio-

Bernel907. - Bâchtold: Geschichte dei deui Literatur in der Schweiz. — AUIS t. 23, 1-. 620; t. 37. p. 173. — K. Sclimidt : Nicolaus von llasrl, Leben und ausgewâhlte Schriften. — A. Jundt: Les Amis de Dieu au XI V* siècle. [W.-J. M i

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