‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 182 sur 329 · AMIS DE L'INSTRUCTION (SOCIÉTÉ DES · texte numérisé non relu

AMIS DE L'INSTRUCTION (SOCIÉTÉ DES

Voir Théâtre.

AMIS DES ARTS DE NEUCHATEL (SOCI ÉTÉ DES). Voir BEAI x-Ai.is.

AMIZO. Evêque de Sion 983-985; c'es t en cette qualité et comme chanoine de Saint-Maurice qu'il ratifia rechange de pièces de terre, le 24 septembre 983. entre l'abbaye de Saint-Maurice et le chevalier Richardtis, et le 19 mars 985, l'investiture d un fief à Xendaz par l'empereur Conrad à un certain Esembert. - Voir G) rnaud I. i>. I

AM L/ETTEN. Voir L i.m,\ (Ami.

AM LEHN. Voir Lehn (AM .

A ML IKON (C. Thurgovie, D. Weinfelden. Voir DGS). Village dont le nom apparaît pour la première fois dans une charte de Saint- Gall, en 1282 comme Amlikon (d'Amatinc-hovaJ : près des fermes des Amalinge (les Amalinge sont les gens d'Amalo ou d'un homme dont le nom commence par A/nul, voir Fôrstemann I*, 88 ss). Amlikon appartenait à la seigneurie de Griesenberg.

— VStG IV, p. 1024 [Sch.] AMM A. Voir EMME.

AMLIN. Voir OMLIN.

AMMANN. Nom de famille répandu dans la plupart des cantons de la Suisse allemande et à Fribourg où l'on trouve le nom de Mestral traduit plus tard en Ammann Il doit son origine à la fonction d'ammann qui, remplie de père en fils dans certaines familles, devint nom patronymique à partir du milieu du XVe s. Indépendamment des familles de Fribourg, SchafThouse et Zurich, qui sont traitées à part, nous donnerons ci-après les personnages marquants des autres familles. Pour celle d'Unterwald, rameau de la famille von Wolfenschiessen, voir ce nom.

— 1. Heinrich der Ammann, de Rapperswil, en 1293 et 1294 ammann de la comtesse Elisabeth de Rapperswil au château de Grinau sur la Linth ; le 7 janvier 1300 il est témoin lors de la cession de la ville et du château de Greifensee aux Landenberg. Avover de Rapperswil en 1305, 1306 et 1310. - UZ, n"s 2256," 2301, 2534. 2803, 2844, 3030. — [C. H.J — 2. Hans, de Hundwil, membre du Conseil de Saint-Gall en 1381, vivait encore en 1419. — [P. Bt.]

— 3. Uli Josr, de Haltikon (Schwyz), ammann de Kussnacht en 1406 et propriétaire du vaste domaine d'Arni dans la dîme de Haltikon. Ayant revêtu à plusieurs reprises les fonctions d'ammann jusqu'en 1430, il fut connu sous le nom de sa charge qui se transmit à sa descendance, et mourut en février 1443. — Armoiries : de gueules à deux épées en sautoir, la pointe en bas, les gardes d'or. — Voir Urkunden Kûssnach aux Arch. d'Etat, Schwyz. — Urbar der Kirche Kûssnach.

— [A.1. T.J— 4» Johann, de Lucerne, curé d'Entlebuch avant 1488. — [P.-X. w.] 5. ALBERT, de Frauenfeld, survivancier en 1462 puis chanoine en 1492, de Beromunster, f 1514. Il est l'auteur de: Institutiones de jure caduco feudale. —Voir N. Riedweg : Munster 495. — fP.-X.W.]

— 6. Jost, de Haltikon, ammann de Kussnacht, en 1466.

— 7. Sébastien, ammann de Kussnacht en 1610 et 1611.

— 8. Jos.-LEONHARD, membre du Conseil et inspecteur des travaux publics de Kussnacht, 1788. — Au XIXe s. de nombreux membres de cette famille émigrèrent en Amérique. — Voir Manuel du Conseil de Kussnacht. — Protocole de la Dorfallmeind de Kussnacht. — Gfr. 26.

— Freicr Schweizer 1897. — [Al. T.] — 9. Ulrich, de Alt St. Johann (Toggenbourg), * 13 février 1766. f 28 avril 1842 à Nesslau, fabricant d'instruments de musique, autodidacte. Il construisit des orgues, apporta quelques

AMMANN

AMMANN

perfectionnements à la fabrication des pianos et lit spécialement des clarinettes, des Mûtes, des tètes déliâtes artistiques recherchées des étrangers, ce qui le lit connaître des amateurs de toute l'Europe. Del805àl808 il est à Stuttgart et Augsbourg; de 1808 a 1821, de retour à Alt St. Johann, et en 1821 il se fixe à Krummenau où il fut membre du Conseil communal. — Voir i'À'L suppl. (où il est appelé par erreur Jean). — K. Nef dans SM 1901, n» 26. - [f- Bt ] 10. Matthias, 1773- 1835, premier secrétaire de la chambre administrative helvétique du C. de Thurgovie 1798, du Petit Conseil 1804, juge d'appel 1805, juge cantonal 1815, président du tribunal cantonal 1820-1832, juge d'instruction 1833-1835. — [Sch.] - 11. JoHANN.-deMadiswil, 1782-1846, médecin, il étudia à Zurich, Berne et Wurzbourg et pratiqua pendant toute sa carrière dans son village natal ; fit partie du tribunal d'Aarwangen 1824, et du Grand Conseil 1831. — Voir L. Ziegler : Begrubnisrede. — [E. B.] — 12. Friedrich-Ferdinand, * 1809, d'Ermatingen (Thurgovie) ami et homme de confiance de Napoléon III. — [Sch.] — 13. Wilhelm, 1810-1859, fils du n" 10, avocat à Frauenfeld, juge d'instruction en 1838 et membre du Grand Conseil. Il publia en 1841 : Verhandlungen des tlntrg. Grossen Rates iïber die Aargauer Angelegenheil belrejf Gesandtschaftsinslruction an die hohe Tagsatzung. En relations étroites avec les chefs du Sonderbund, il participa à la réunion secrète avec eux le 12 septembre 1843 aux bains de Rothen près Lucerne. Ayant démissionné dans sou canton il fut appelé par les autorités lucernoises en qualité de juge d'instruction. A la chute du Sonderbund il s'enfuit en 1847 avec sa famille à Milan, d'où il se rendit à Vienne avec Bernard Meyer. Tombé dans la misère il passa à Innsbruck et se fit sujet autrichien en 1851. Devenu chef d'un bureau de la presse dans l'Allemagne du Sud, chargé de défendre les intérêts de l'Autriche, il se fixa à Stuttgart puis à Munich et obtint en 1854 le titre de conseiller impérial et royal. L'amnistie accordée aux partisans du Sonderbund lui permit de passer ses vacances à Wil (Saint- Gall) où il mourut. — Bibliographie des nos 10, 12 et 13. — B. von Meyer: Erlebnisse. — Corraggioni d'Orelli : Sechzehnmonatliche Kerkerleiden. — Dierauer. — Baumgartner: Die Schweiz von 1830-1850, III et IV. — Correspondance de W. Ammann avec sa famille. — [M. B. et Sch.] — 14. Jakob, de Bunzen, médecin de district en 1820, juge à Mûri 1822, 1829-1831 du Petit Conseil, président de la Commission de l'assistance et de l'hôpital ainsi que du Conseil d'hygiène publique; 1832- 1835, médecin à Aarau. f en 1846 à Lucerne. (Renseignements du secrétaire de justice Beyle, d'Aarau). — P. Weissenbach dans le Jahresbericht des écoles de Bremgarten, 1851-1852. - [G. W.] 15. Jolitmnes, pasteur", 1828- 1904, * à Madiswil, étudia à Berne, Berlin et Tubingue; consacré en 1853, il reçut en 1854 la médaille de Haller. Diacre à Hasli près Berthoud, 1857 second pasteur de Berthoud, puis directeur du progymnase et de l'école des filles, pasteur ensuite à Lotzwil de 1862 à sa mort; aumônier du bataillon 59 pendant l'occupation des frontières en 1856 et 1870, dès 1874 membre et plusieurs fois président du Conseil synodal ; 1883 membre de l'assemblée constituante ; 1903 Dr en théologie honoraire de l'Université de Berne. Il fut aussi rédacteur du Kirchenblatt fur die reformierte Schweiz. — \air SBB I. — Kirchliches Jahrbuch der reformierten Schweiz, 1896. — TRG 1905.

— Kirchenblatt f. die reformierten Schweiz 1904, p. 21.

— Eeformblâtter 1904, p. 35. — ASG 10, p. 177. — fE. B.]

— 16. Jean-Iules, expert chimiste analyste, de Wengi (Thurgovie). * le 8 mars 1859. Diplôme suisse de pharmacien 1883, Dr ès-sciences de l'Université de Lausanne 1900. pharmacien à Lausanne 1883-1900. Privat-docent ; bryologue distingué à Lausanne 1895. Ancien président de la Société vaudoise des sciences naturelles. Il a publié de nombreux ouvrages sur la chimie, la microscopie, les mathématiques et la botanique. A citer: Flore des mousses de la Suisse, '■> vol. [A. B.]

A. Canton de Fribourg : d'Amman. Cette famille a porté primitivement les noms de Gaudion, Godum. Mestraul(en latin Mistralis), dérivés de la charge de mestral exercée à Neyruz où on trouve la famille établie au XIVe s. Un rameau se fixa à Fribourg où il obtint la bourgeoisie

en 1343, en la personne de Mermet Mestraul. Armoiries : coupé d'azur à deux Heurs de lys d'or et paie d'or et de gueules de six pièces. — 1. Nicod Mestraul, habitait Fribourg dans la première moitié du XV8 s. ; il assigna en 1442 son droit de bourgeoisie sur une maison dans la bannière des Hôpitaux.

— 2. Jean Mestraul, lils du n° 1, maître d'artillerie, châtelain de Montagny, se signala dans les guerres de Bourgogne, à la prise du château d'illens, 1475, et à la bataille de Morat, dans laquelle il était conseiller de guerre du contingent de Fribourg, f 1486. — 3. Jean Mestraul, fils du n° 2, germanisa son nom en Amman, qui se rencontre pour la première fois en 1504. Il participa à la guerre de Souabe, et à la campagne de Marignan, mais sans assister à- cette bataille, blessé à la Bicoque 1522, f 1524. — 4. Pierre ou Peterman, reçut le 26 août 1541, de l'empereur Charles-Quint, une lettre d'armoiries. Avoyer de Fribourg 1540 ; seigneur de Vuissens et coseigneur de Démoret ; envoyé deux fois auprès du roi de France Henri II pour défendre les prétentions financières de Michel, dernier comte de Gruyère. f 1567. — 5. Jean, 1607-1682, acheta en 1654 la seigneurie de Saint-Barthélémy et château de Goumoéns (Vaud) que ses descendants vendirent dans le XVIIIe s. à la famille d'Alt. — 6. Nicolas, 1624-1708, acheta en 1673 la seigneurie de Macconnens (Fribourg), laquelle resta dans la famille jusqu'en 1839, à l'extinction des droits seigneuriaux. — 7. Béat-Nicolas-Icnace, 1701-1770, prévôt de la collégiale de Saint- Nicolas à Fribourg, de 1736 à 1770. - 8. François- Nicolas-Aloys-Jean, 1781-1853, maître de la monnaie de Fribourg de 1808 à 1847. — 9. Nicolas-Aloys-V'enceslas- Michel, 1800-1853, préfet des districts de la Gruyère et de la Sarine, membre de la dernière Diète fédérale.

Il joua un rôle marquant dans son canton lors du Sonderbund et fut exilé par le gouvernement radical. — Une branche de la famille quitta Fribourg vers 1830 en la personne de Jean, frère du n° 8, et s'établit en Pologne où ses descendants existaient

encore il y a peu d'an- p- iété de M. Alf. d Ammaiul). nées. — Voir LL et Holz- ( v halb. — Mémoires du

maréchal de Fleuranges et de Louise de Savoie. — Hél. Rœmy de Bertigny : Chronique fribourg., p. 126- 127, 132-133. — H. Fries : Chronik. — P. von Molsheim : Chronik. — L'Emulation n» 20, 1842. — Hisely : Hist. du comtéde Gruyère III, p. 418-435. — Hisely et Gremaud : Monuments de l'hist. du comté de Gruyère. — Rott : Inventaire. — AS 1 1524. — Gesch. der Familie Amman n von Zurich. — AHS 1908. - ASG IV, p. 362. - SGB. - Genealogisches Taschenbuch der Ritter u. Adelsgescli ledit. — Stephan. Sculpteur, originaire d'Ulm, admis à la petite bourgeoisie de Fribourg le 11 septembre 1586. En 1591 et 1592,' il restaura le porche de l'église de Saint-Nicolas à Fribourg. On lui attribue la confection des fontaines de Saint-Pierre et du Sauvage ; en 1600, il sculpta la statue de la Fidélité ou du Banneret placée sur la fontaine de la place des Forgerons. Après 1612, son nom disparaît, soit qu'il mourût alors, soit qu'il quittât Fribourg. — SKL. |A- «I'.vmman.T

B. Canton de Schaffhouse. I. A.MMANN von Mœrlach. Ancienne famille bourgeoise anoblie de la ville de Schaffhouse des XIV'- et XV*' s. : elle tire son nom de la ferme de Môrlen près Uhwiesen (Zurich). — Voir détails sur les différents membres de la famille dans Rùeger : Chronik, p. 634. — [Werner.] — H. Ancienne famille bourgeoise

B.-N.-J. d Ammann, d'après un portrait d'un artiste inconnu.

iiO'i

AMMANN

WIMAW

de Schaffhouse, issue <le Hans qui se maria en 1542.

1. Hans, graveur en taille douce 1577-1637. — 2. S\mi el, graveur île sceaux, se fixa à Danzig où il reçut en 1614 du bourgmestre de celle ville des armoiries qui devinrent celles de la famille. :s. Hans-Heinrich, 1607-1609, graveur de sceaux, maître de la monnaie, prévôt de corporation, bailli de Neunkirch ; traduisit du bas-allemand, en lii.'iT, les Kinderspiele de Konrad Meyer. — 4. Hans-Heinrich, *.I0!S7, peintre-verrier, ainsi que son frère. — 5. Christoph, 1646-1712. — 6. Jérémias, frère des n1 4 et 5, graveur en taille douce. —7. Johann, 1(140-1 702. médecin de la ville, professeur de grec et de physique, publia quelques travaux scientifiques. — 8. Johann-Konrad, 1669-1724, fils du n" 7, médecin, vécut en Hollande où il instruisait les sourds-muets; auteur d'un intéressant manuel sur l'étude des sons. — !). Johann, 1707-1760, méd- cin, botaniste ; 1730 à Londres, I7!î:î professeurde botanique et d'histoire naturelle à Rétrograde-, Son grand herbier lut déposé au Musée impérial. — 10. Johann-Konrad, 1724-1811, médecin, connu par sa riche collection de gravures Sur enivre, de coquillages et de pétrifications. — 11. Johann-Heinrich, 1722-1(94, banquier, fut anobli en 1778 par I empereur Joseph Il sous le nom de non A.MMANN VON I loliu NliAl'M.

— 12. Johann-Heinrich, 1820-1867, fut membre <lu Conseil d'Etat et plus tard maire de la ville. — 13. Pu i.-At.bert, lilsdu n" 12, * 1860, député nu Conseil des Etats. — 14. Rudolf-EUGEN, * 1882, artiste peintre à llàle. —Au XYlIhs. une branche de la famille exploita I hôtellerie zum Raben à Schaffhouse; une autre, de 1780 à 1870, celle de la Couronne, qui passait pour la première de la ville. A plusieurs reprises les Ammann firent partie du Petit Conseil comme représentants de la corporation zum Rùden. — Voir Bâchtold: Gesch. der schweiz. Literaïur, appendice p. 144. — Schenkel : Schaffhauser Beitrâge livr. 8. - ADIi I, 401. — Biog. univ. 11, 51. - Schalch : Erinnerungen II, 127. — Sh'L. — C. Màgis : Schaffhauser Sc/iriflsleller. — J.-G. Vogler : Schaffhauser Kùnstler, dans la Festschnft der Sladt Sc/ia/f/iausen IV, 16. - LL. i-i. il. B]

C. Canton de Zurich. Le nom de famille Ammann était très répandu dans les villages riverains du lac de Zurich et dans la campagne zuricoise. Plusieurs de ces familles furent reçues, du XIV' au XVIIe s., dans la bourgeoisie de Zurich ; nous les avons groupées ci-après suivant le lieu de leur origine. En outre, il faut citer quelques personnages isolés : 1. Johannes, 1408, curé de Rifferswil. — 2. Hans-Jakob, 1622-1664, pasteur de St. Margrethen. — 3. Jôrg, 1646, trésorier de Fluntern, portait, d'après un vitrail au musée de Nuremberg, les armes des Ammann de Brugg. - 4. Johann-Caspar. de Unterstrass (et Aussersihl), fils du juge de district Caspan 1765-1839). * 12 novembre 1803, f 6 novembre 1870, juge de district 1831. grand conseiller 1832-1865, juge cantonal 1833 1852; en 1848-1849 Conseiller aux Etats. — 5. Ernst, * à Toss 1877, d'Aawangen (Thurgovie) et Winterthour, I> jur. 1900 à Leipzig, 1902 greffier, 1907 juge et 1909 président du tribunal de district de Winterthour ; avocat en 19t1 . Membre du Conseil de ville dès 19o6 et du Grand Conseil dès I908. — Voir Nûscheler : Heimatkunde von Rifferschweil, p. 14. — NZZ, n» 579 du 9 novembre 1870.

I. Ammann ou Kelnervon Wallisellen, primitivement seulement von Wallisellen ; famille bourgeoise de Zurich dès 1331, éteinte dans la branche masculine en 1474. — Armoiries : d'argent (ou d'or) au bras d'azur (ou de salile) vêtu de fer, tenant une clef. — 1. Konrad, 1331-1357, cellérier d'Einsiedeln et aussi ammann du couvent et de l'abbaye de Zurich sous les abbesses Elisabeth von Matzingen et Fides von Klingen Cette charge, importan'e el lucrative, décida de son nom. —

2. Heinrich, 1331-1381, frère du n" 1, sous-bailli et juge dans le comté de Kibourg en 1377. —3. Johannes, 1349- 1402, frère des n™ 1 et 2, ammann de l'abbaye de Zurich, ceMérier et plus tard bailli ou sous- bailli de la prévôté de Zurich, trésorier de la ville dès 1360, juge 1379, sous-bailli de Zurich I382, capitaine du contingent envoyé à Berthoud contre les comtes de Kibourg, 1383.

- 4. Heinrich, 1368-1417, orfèvre, de même que — 5. II\n-, son lils, 1408-1453. — Voir Zurcher Steuerbùcher I.

Ammann, de Brugg. Armoiries ■ d'argent au ____ chef de gueules chargé de trois étoiles d'or, Boutenu d'an pal du second. Le 7 avril L487, le roi Haximilien accorda une lettre d'armoîrie à Ludwig, Hans et I Incli Ammann fi •

A. Branche <><■ Zurich. — 1. Heinrich, aubergiste a Brugg vers I440, bourgeois externe de Zurich en liiil.

— 2. HANS, lits du n 1. conseiller de Brugg 1446, s 'établit vers 1460 à Zurich comme aubergiste zum Kindli et zum goldenen Schwert; pril pari a la guerre de Waldshut en 1468, y 1501 ou 1502. — 3. Johannes, dit au-si Trinkler, neveu du n" 2. et beau-frère de l'abbé Ulrich Trinkler de Cappel, licencié en droit; 1491, Ciné de Uster, dès

1508 de Rifferswil Ami zélé de la Réformation il fut plusieurs eu- poursuivi; chapelain de Kilchberg dès 1528. f 10 juillet 1548. - 4. Ludwig, lils du n« 2, lit des élude- classiques. En 1474 employé à la chancellerie zuricoise et de 147.9 a 1484 à celle de Heine : en 1484 secrétaire d'Etal de Zurich, il commença les Manuels du Conseil. A plusieurs reprises délégué à la Diète :

il trancha, entre autres, le différend entre l'évêque de Sion et le Valais, d'une part, et le duc de Milan, de l'autre, en 1485-1486.

Il fut impliqué dans le procès Waldmann pour avoir participé à de louches négociations avec Milan et avoir falsifié un accord conclu entre la ville et la campagne de Zurich. Ludwig Ammann. Dessin i la

Il fut relâché provisoire- J>.1rum,e « * ■''•'■' "M '""'""-

•, . tire «le In i,. schichle der Familie ment et suspendu de ses , ,...„ /iu.iih

fonctions jusqu a la saint- Jean 1489; mais le nouveau gouvernement ne pouvant se passer de sa grande connaissance des affaires, il fut réélu au renouvellement des autorités. En 1490 il rédigea la sentence qui mit fin aux troubles de Horschach ; en 1500 il est député à Innsbruck pour la signature du traité de paix. Il est peut-être l'auteur d'une chronique sur la guerre de Souabe (O.S'G, Chroniken II, p. 646). f 7 mars 1501. Son lils, Hans-Ludwig, est le fondateur de la branche bernoise. — 5. Ulrich, dit Tapfenogt. frère du n" 4. mercenaire. Il combattit probablement déjà sous Maximilien dans les Pavs-Bas, fit en 1495 la campagne de Milan et de Naples avec les Français, acquit la bourgeoisie d'Uri pour la levée de mercenaires. Le 10 avril 1500 il chercha vainement à sauver le duc de Milan. Ludovic Sforza, de la trahison de Novare. f peu après 1503. — 6. Johann-Jakob i I5n0-l.">73), neveu du n» 4 étudia de 1517 à 15l9 sous Glarean à Paris, en 1519 avec llhenanns à Bâle. et jusqu'en 1521 à Milan; chanoine à Zurich depuis 1524. Il latinisa son nom en Ammianus. En 1526 professeur de logique et de rhétorique et de langues latine et grecque; 1533 directeur d'école. — 7. Hans-BarthOLOMEUS, frère du n« 6, probablement drapier. Dès 1533, du Grand Conseil représentant de la corporation Zur Saf-an; à Noël de la même année membre du tribunal libre de la ville el de la cour matrimoniale : 1ÔM7 premier administrateur de l'assistance ; I5Ô0 administrateur i\u couvenl de Riiti. f 1569 - 8. Josl. lils du n» 6, * 13 juin 1539 a Zurich, f 17 mars 1591 à Nuremberg, dessinateur, graveur, peintre et peintre -verrier. Il apprit la peinture sur verre à Zurich probablement et se perfectionna à Râle; après son mariage, il s'établit à Nuremberg à fin 1574. "En 1577 il renonça à la bourgeoisie de Zurich et reçut, le 14 juillet de celte année, elle de Nuremberg. Ammann fut un artiste de- [dus variés et des plus féconds; il avait un grand don d'observation et rendit la vie de son temps' Mans

AMMANN

AMMANNSEGG

de nombreux tableaux avec une connaissance approfondie. Mais ses types d'hommes du peuple et d'artisans ne sont pas exempts de maniérisme. Ses premiers essais

de gravure à la pointe datent de 1564 : des planches pour le Kriegsbuch de Frundsberg. Mais c'est dans la gravure sur bois qu'il déploya la plus grande activité ; il fut véritablement le créateur du livreillustré allemand. Mentionnons : les illustrations de la Bible de Francfort de 1561 et de 1579, et particulièrement son Eygenthciie Beschreibung aller Stânde auf Erden, Francfort 1568, qui contient en 132 planches la représentation de tous les métiers.

Il est aussi l'auteur de recueils de costumes d'ec- Jost Auiiiianii. clésiastiques catholiques,

Dessinai encre de chine, de 17r>(). de costumes féminins, de Erhard Dûrsteler, tiré de la d'un armoriai, etc. — Voir geschichte der Familie Ammann Becker : Jobst Amman, von Zurich. j854) et SKL (ayec bi

bliographie.).

B. Branche bernoise.— 1. Hans-Ludwig, fils du secrétaire d'Etat Ludwig à Zurich, étudia à Paris 1501-1502, à Fribourg en Brisgau 1507; 1529 membre du Grand Conseil de Berne, 1537 gouverneur de Bonmont, puis membre du Petit Conseil jusqu'à sa mort survenue avant Pâques 1542. Ue 1537 à 1538 il représenta souvent Berne dans des négociations avec Fribourg et Genève, particulièrement pour l'introduction de la Réforme dans la Suisse occidentale. — 2. Hans-Barthoi.oM.ku.s, fils du n" 1, 1559-1570 grand conseiller ; 1562-1563 bailli de Locarno où sa position comme réformé fut très difficile. Il posséda avec son frère Anton la seigneurie d'Illiswil et porta le titre de noble, f 1587. — 3. Anton, 1531-1596, frère du n» 2 ; 1558 grand conseiller, 1571 bailli de Munchenbuchsee, 1582 capitaine dans la campagne du pays de Vaud, 1590 du Petit Conseil. Coseigneur d'Illiswil et seigneur de Worblaufen. — 4. David, fils du n" 3 ; 1604 du Grand Conseil, 1614 du Petit Conseil; envoyé en 1620 à l'archiduc Léopold d'Autriche à Ensisheim et en août 1622 à Lindau, auprès des généraux autrichiens, pour obtenir l'observation de la neutralité suisse, f en février 1632. III. Ammmm de Thalwil. Cette famille qui apparaît

à Riisehlikon dans la première moitié du XVIe s. est peut-être issue de celle de Brugg, dont elle porte les armes, par Ulrich dit Tapfervogt.

— 1. Hans-Jakob, dit le chirurgien de Thalwil, 1586-1658, médecin distingué. Il séjourna dans sa jeunesse à Rome et à l'étranger, puis alla à Constantinople et Jérusalem et revint dans sa patrie par l'Egypte et Rome. En juin 1612 il partit de Vienne pour Constantinople comme médecin de l'envoyé impérial Negroni ; de là il sa l'Asie Mineure

llaus Jakiib Ammann.

le chirurgien de Thalwil. Gravure f-T'

mit cuivre de G. Mevcr. tirée de la

Geschichte der Familie Ammann

von Zurich.

jusqu a Jérusalem par Damas. Le 21 décembre 1613 il revint à Zurich et publia en 1618 une description de ses voyages. Il acquit la bourgeoisie de Zurich en 1614, mais entra en conflit pour cause de religion avec l'autorité ecclésiastique. — 2. Hans-Balthasar, fils du n" 1. 1650- 1723, orfèvre. En 1672 maître et en 1692 Zwiilfer de la dhbs — 20

corporation dos bateliers; 1696-1711 grand bailli à Plin.

— 3. Hans-Kaspar, 1784-1863, premier chirurgien au service du grand duc.de Hesse en 1810, lit la campagne de Russie comme médecin du prince Emile de Hesse, puis s'établit ensuite à Darmstadt. — 4. Antoine-Nicolas, 1829-1899, missionnaire chartreux dès 1852, fit partie des missionnaires' diocésains de Lyon, et fut successivement directeur de séminaire, professeur de théologie et aumônier des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Il rédigea, en outre, pendant un certain temps, la Semaine catholique du diocèse. — 5. A.dgust-Julius-Ferdinand, * 1850 à Londres, auteur et éditeur de la Geschichte der Familie Ammann von Zurich, négociant dans l'Extrême-Orient et dans l'Inde. En 1919 il a fait don de sa précieuse collection d'ex-libris au Musée national et de sa bibliothèque au même musée et à la bibliothèque centrale de Zurich. — 6. Henni, 1855-1902, frère du n° 5, négociant à Bordeaux, depuis 1889 domicilié à Kreuzlingen où il fit l'essai des découvertes de Rôntgen et de Doumer et les adapta à des buts pratiques.

TV, Ammtum de Knsnacht, de Zurich, famille éteinte en 1792. — 1. Hans-Heinrich, cordonnier, bourgeois de Zurich en 1587. —2. Hans-Ludwio, 1606-1660, fils dun°l, 1629, pasteur à Teufen (Appenzell), 1634 à Hedingen, 1638 pasteur puis doyen à Glatis. Sa correspondance, très importante pour l'histoire des luttes confessionnelles de cette époque, est en grande partie conservée.

V. Ammann de Greifensee, famille bourgeoise de Greifensee et de Zurich, des XIVe et XVe s., probablement apparentée avec les seigneurs « de Greifensee » à F'iums et avec l'avoyer de Greifensee. — 1. Berchtold, 1380- 1386, f av. 1414, curé de Steinmaur et bénéficier de l'autel de la reine à Uster. — 2. Ulrich, frère du n° 1, bailli du comte Donat de Toggenbourg à Greifensee 1400- 1401, vivait encore en 1422.

VI. Ammann de Grtiningen. — 1. Jos, reçutenfief en 1361 le jour de l'assemblée des vassaux de Rodolphe IV d'Autriche, à Zofingue, un demi-marc d'argent et les hommes de la vallée d'Urseren. Son sceau, de 1377, porte Jos. Ammann «von Fàgswil». Avec l'assentiment de son suzerain, le chevalier Hermann de Hinwil, il vendit la dîme de Fàgswil à Hermann Bràndli, le 3 octobre 1407. — 2. Heinrich, bourgeois de Coire, chancelier de l'évêque de Coire, beau-frère des seigneurs de Greifensee. En 1494, il acheta la résidence de ces derniers, la baronnie de Haldenstein, avec le château et le village ainsi que les ruines du château de Liechtenstein. A sa mort en 1504, ses héritiers vendirent Haldenstein à Konradin von Marmels, seigneur de Ràzùns. Capitaine de l'évêque de Coire au château de F"ûrstenberg, près Mais dans le Vintschgau, il fut remplacé en 1499 par Bénédict F^ontana. Dès que la guerre de Souabe éclata, il reçut le commandement des troupes de Coire et tint la campagne de janvier à mai 1499. Il dirigea le siège du château de Gutenberg et défendit le manoir et la ville de Mayenfeld.

— Pour l'histoire de ces familles Ammann, voir surtout Geschichte der Familie Ammann von Zurich, Zurich 1904 et 1913.

VII. Ammann de Regensberg, famille d'avoyersde Neu-Begensberg. Les barons de Regensberg, comme les barons de Wart et d'autres, avaient un ammann particulier, en latin minister, dans leurs places fortes. — 1. Walther, 1306-1316 ammann et bourgeois de Regensberg. Il a quatre enfants qui. en 1316, sont au service de l'Autriche, des seigneurs de Regensberg ou dans les chevaliers de Saint-Jean. De 1323 à 1336 il agit comme avoyer et président du tribunal de Regensberg. — 2. Lùtolt ou Lui i, fils du n» 1, mentionné de 1316 à 1337; reçut en fief les biens de Neu-Regensberg que son père avait vendus au couvent de Wettingen. — Voir UZ I-XI. — Arch. d'Etat Zurich, Wetlinger Urbar. [F- Huai.]

VIII. Ammann de WinterthouT, famille éteinte de conseillers. — 1. KONRAD, l'ammann, membre du Petit Conseil le 15 octobre 1381. — 2. Rudolf, prit part en 1448 à l'affaire Gruber. — K. Ilauser : Winterthur z. Zeit der Appenzeller Kricge, p. 1 19. — ASGA 1860, p. 134. — Arch. d'Etat Zurich, Urk. Stadt u. Land 1326. [K. Hauser.]

AMMANN. Voir Amt.

AMMANNSEGG fC.Soleure, D. Kriegstetten, paroisse

Mai 1920

A.MMK.MIACSKN

WIUNTOT

de Biberist. V. DGS). Amalzeich en 1261, c'est-à-dire probablement Amaloïtes ou Amanoltes- eich chêne a'Amanolt. La juridiction et le ban appartenaient autrefois au chapitre de Saint-Ours, lui 1434, c'est le chanoine Henmann Leberlin qui est bailli, lui 1478, Kunz Werner von Amalseich vend pour 113 11. le quart de la juridiction et du ban au conseiller Konrad Rignar de Soleure. La famille Schwaller de Soleure y possédait des biens au XVIIe s. el jusqu'au début du MX'. Le bailli J. Schwaller y habitait en été une maison de maîtres, l'hôtel des bains actuels, à côté de laquelle il construisit le bâtiment des bains proprement dit ; plus tard, après avoir transformé la première en auberge, il remit le tout en fief. De Schwaller les bains passèrent à la famille llirt de Soleure qui en fut propriétaire jusqu'en 1830. Déjà en l7-2.'i une chambre de la maison de maîtres servait de chapelle; un prêtre de Soleure venait souvent y dire la messe. Les bains, sulfureux et ferrugineux, sont encore en exploitation. [F. E.]

AMMENHAUSEN (C. Thurgovie, D. Steckborn, Com. Herdern. V. DGS). Armoiries :

Coupé d'or et d'azur. Ce nom signifie pics des maisons d'Amo (abréviation inexpliquée; v. Fôrstemann Is p. 87).

Ancienne résidence des nobles d'Ammenhausen. Au contraire de ce qu'on a prétendu, on n'y trouve pas de ruines d'un édifice seigneurial. Ammenhausen est actuellement habité par deux familles de paysans. [Scu.]

AMMENHAUSEN, Konrad von, poète thurgovien, * entre 1280 et 1290, f dans les années 1360. Armoiries : Coupé d'or et d'azur. 11 étaitoriginaire d'Ammenhausen et a peut-être été élève du couvent de Stein, où il fut plus tard moine bénédictin. Très cultivé, il avait beaucoup voyagé (en Provence, dans les Grisons) ; il fut curé et poète au cou-

Le poète du Schachzabelbuch ou Livre de l'Echiquier.

D'après la miniature du code de Stuttgart datant de li'.T.

(Tiré de Kurschner : Deutsche Nati illiteralur XII 1. p. 90.)

vent de Saint-Georges à Stein s/Rhin en 1337. Auteur dii Schachzabelbuch, imitation d'un livre latin de Jacobus de Cessole. — Voir Ferd. Vetter : Das Schachza-

belbuch Kunratt von Ammenhausen Bibl.âlt. Schriftwerke der Schweiz, Suppl.). — Schttchepielkundige on Mittelalter. — ADB l. — Jak. Bâchtold : Gesch, der deutschen Literatur in der Schweiz. — Singer L\ tur gesch. der deutschen Schweiz un MA. Us Wr. AMMERSWIL 'C. Argovie, D. Lenzbourg, Com. Villmergen. X.IXJS). Village et paroisse.

Armoiries: D'argent a un cerf de gueules issant de trois monts di pie. Anciennes forme- du nom : 893 Onpraiswilare , 1303-1308 Habs. l'rbar : Ombrechtzurile, ferme d'0»tberchi (nom inintelligible). En 1275, église paroissiale avec un sacristain:

les comtes de Habsbourg en avaient la juridiction. Vers 1390, les duo d'Autriche réclamèrent de l'église d'Ammerswil un impôt extraordinaire de 6 florins. En 1480, les nobles de Balmos avaient la basse juridiction qui, dès 1487, passa aux Eflinger. Selon la tradition, h* presbytère aurait été pillé par les catholiques en 1531, lors de la guerre de Cappel, et le village tout entier lors de la première guerre de Villmergen. Marc Spengler, qui fit prisonnier ïhierri an der Haiden. fut à la fois le dernier curé et le premier pasteur réformé d'Ammerswil. Les soldats bernois qui avaient été tués dans les guerres de Villmergen furent ensevelis au cimetière d'Ammerswil. Lorsque le canton d'Argovie se constitua, le droit de collature fut transféré de Berne au gouvernement du canton. Les registres de baptêmes et de mariage datent de 1738, ceux de décès de 1752. — Voir ASG, 14. — Nùscheler : Die aargauisclien Gottes/iauser, dans Argmia, 26. — W. Merz : Das Gotteshaus zu Sankt Peter und zwôlf Boten zu Ammerswyl. — Le même: Die Gemeindewappen des Kantons Aargau. — Liber Decanorum, etc. Ms aux Arch. de Lenzburg. [F. W.]

AMMIANUS. Voir Ammann.

AMMIANUS MARCELLINUS. Historien romain, né dans la première moitié du IV' siècle, -j- vers 400 après J.-G. Son ouvrage, Rerum gestarum libri XXXI, dont les livres XIV-XXXI, comprenant les années 353-378, nous sont seuls parvenus, constitue une source pour l'histoire ancienne de la Suisse à l'époque des guerres des Alémannes du IVe s. ; il connaissait ces régions pour les avoir visitées, durant son séjour en Gaule avec Ursicinus, de 355 à 357 ; il avait vu Augusta Raurica et Aventicum déjà à moitié détruit. — Voir Otto Seeck dans J'auli- Wissoiva, Realencyclopiidie des klass. Altertums I, Col. 1845-1852. — Teuffel : Gesch. der rôm. Literatur III, 6éd. p. 297-302. — Claude Chifflet: De Ammiani Marcel- Uni vila et libris rerum gestarum, Louvain 1027. — J. Gimazarre : Ammien Marcellin. — HugoMichœl: Leben des Ammianus Marcellinus. [Brin

AMMON, Jakoiî. Premier imprimeur de Zoug 1671- 1673. Il venait de Nuremberg, fut imprimeur à Lucerne, 1664-1668 au couvent d'Ensiedeln, 1669 à Baden. et en 1671 le Conseil de Zoug l'accueillit comme un « artiste imprimeur» et lui fit des avances d'argent. En 1673, il dut s'en aller obéré de dettes et le Conseil reprit ses presses. — Voir la liste des ouvrages imprimés à Zoug dans B. Staub : Die Buchdruckkunst, dans le rapport de l'école industrielle cantonale de Zoug pour 1869-1870. p. 10. — J.-Karl Benziger: Gesch. des Buchdruckgewerbes in Einsiedeln, 1912, p. 156-157. [A. W.]

AMMON. Voir A.mden.

AMNISTIA (1-'). Journal politique tessinois, qui parut en 1841 chez un imprimeur inconnu, probablement à Lugano. Il était rédigé par Bianchi-Giovini, qui du camp radical avait passé au camp des modérés. Le journal attaqua violemment le gouvernement radical issu de la révolution de 1839 ; il demandait aussi l'amnistie des condamnés politiques de la contre-révolution de 1841. — La Presse suisse. — Tartini : Storia Politica. — Catalogue des journaux au Musée historique de Lugano. [C. T.] AMOND, d'. Voir Damond.

AMONTOT, Seigneur d'. Raoul. Le seigneur de Réville, conseiller du roi en ses conseils, fut chargé par Louis XIII d'une mission extraordinaire à Coire auprès de l'ambassadeur de ce prince en Rhétie. Il lui apporta les sommes nécessaires à l'achèvement des ouvrages fort itiés

AMORT

AMPTZ

commencés dès le lendemain du départ des Impériaux de ce pays, en exécution du traité de paix de Cherasco. Ses instructions à cet effet sont datées de Fleury, le 19 mai 1633. Sa mission dura de juin à août de cette année. Le s' d'Amontot devint clans la suite résident pour le roi à Bruxelles (1634-1635) et fut chargé comme tel, d'exiger du cardinal-infant la libération de l'archevèqueélecteur de Trêves. Plus tard, chargé d'une mission à Rome (avril-novembre 1636), résident a La Haye (1639-1640) puis à Gênes (164*2-1646), il avait été nommé en 1639 l'un des intendants et contrôleurs généraux des finances. 11 se distingua au siège de Tortona (1612). — Sources : Du Mont : Corps diplomatique VI ; 179, 180. — V. Siri : Memorie Recondite VIII, "230. — Mis de Granges de Surgêres : Répertoire de la Gazette de France. — A. Boppe : Correspondance du Comte d'Avaux, etc. — E. Rott: Hîst. de la représentation diplomatique de la France auprès des cantons suisses, t. IV. Voir ce dernier ouvrage pour l'indication des sources manuscrites. [Kd. Rott.]

AMORT, am ORT, im ORT, im ORTT, ORTE.

Famille, partiellement éteinte, des cantons deLucerneet de Schwyz. Sont à mentionner dans le canton de Lucerne : Famille du district de Weggis, éteinte après 1500. — 1. et 2. W.elti Am orte et Heini son lils, sont reçus bourgeois de Lucerne en 1380. — 3. Hans Ammann* Am Ort fait don en 1471 d'un vitrail pour l'église paroissiale. — 4. Jakob, bourgeois de Lucerne 1514, membre du Grand Conseil et du Petit Conseil, bailli de Habsbourg 1517, de Biiron 1527, 1531, 1535, 1539, de Willisau 1531, 1536, 1537, 1540, 1541 ; premier capitaine de l'abbé de St-Gall à Wil 1533 et 1534, député à la Diète 1533, avoué du couvent d'Engelberg 1538, -j- 1546. — Voir Ratsprotokolle. — AS I Werners v. Meggen Heiratsgeschichte. — 5. Kaspak, tient l'auberge de la Cigogne à Lucerne 1520, député à la Diète impériale d Augsbourg 1531. — Voir : Gfr. Répertoire. - JZR, Weggis. [P--X. W. et A. T.]

AMOS, famille originaire de Lucerne. Elle passa dans l'Unterwald à la fin du XVIIe s., puis en Valais ver#1730. A citer Jean-Michel, curé d'Ems de 1733 à 1735, f vicaire de Viège le 4 août 1765. La famille se répandit ensuite à Conches et dans la contrée de Sierre, où elle se trouve encore fortement représentée à Venthône et dans la paroisse de S' Maurice de Laques. — R WG I et IV. [Ta.]

AMOURS, François d\ Seigneur de la Galaizière, maître d'hôtel du duc d'Alençon, gentilhomme ordinaire de la duchesse de Longueville et son ambassadeur ordinaire au comté de Neuchâtel (nov. 1572-janvier 1585). Cette fonction était indépendante de celle de gouverneur de ce petit pays, exercée le plus souvent par un patricien soleurois ou fribourgeois. Elle conférait à celui qui en était investi un droit de contrôle, à dire vrai plus illusoire qu'elfectif, sur l'administration intérieure de Neuchâtel, et devait lui permettre d'y défendre les prérogatives du prince, au cas où elles eussent été mises en péril par ses sujets, «les plus indisciplinés qui fussent». Dépêché, dès la fin de 1570, dans le Palatinat par les princes français rebelles à l'autorité royale, François d'Amours représenta Condé à la Diète de Ratisbonne en 1576. Il appartenait à la confession réformée et fut accusé auprès des cantons catholiques, sans aucun fondement d'ailleurs, par le cardinal Borromée « d'abolir la feste de Noël et d'envoyer placarts par tous les bailliages du dict comté de Xeufchastel pour deffendre de la plus festoyer ». — (Fleury o Villeroy. Soleure. 5-15 janvier 1584. Bibl. nat. fonds français, 16026 f. 169.) Le Sr d'Amours vivait encore en 16(10. Son nom est cité dans l'acte de partage des biens de Gabriel d'Amours, Sr de Seran en Anjou, conseillerai! Grand Conseil et de Magdeleine Bidault, ses père et mère, intervenu le 7 septembre de cette année-là. Ses rapports de parenté avec d'autres personnages de son nom ont donné lieu à de fréquentes et singulières confusions. Une lettre de lui à Bizet, datée à Strasbourg, le dimanche 31 décembre 1570. conservée à la Bibliothèque Nationale de Paris ifonds français 2757 f" 42), porte en marge cette annotation d'une main éirangère: «Je crois que cette lettre est du ministre d'Amours, frère de Me Pierre d'Amours, conseiller au Parlement de Paris, lequel ministre lit les prières à la bataille de ('.outras. »

La nouvelle édition de La France protestante des frères Haag t. I, p. 177 . ne fournissant que des rensei-

gnements peu précis sur la maison d'Amours, contribue pour sa part à augmenter la confusion qu'elle s'était donnée à tâche de dissiper. Il y est dit, en elfet, que «le ministre Gabriel d'Amours, étudiant en théologie à Genève, de 1559 à 156*2, puis pasteur à Paris, se retira après la Saint-Barthélémy à Neuchâtel, où son frère François le lit élire pasteur â Boudry ». J'ai pu vérifier sûr place l'exactitude de ce renseignement. L'élection eut lieu le 25 avril 1573. Il est certain, d'autre part, que le ministre d'Amours, rappelé en France en 1584, fut attaché à la maison de Henri de Navarre, suivit ce prince à ('.outras, à la prise de Chartres, à Arques et à Ivry. Par malheur, à dater de là, le biographe fait fausse route. Aussi bien, affirme-t-il que, rentré à Paris en 1591, Gabriel d'Amours rallia au parti de Navarre son frère La Galaizière «conseiller au parlement, qui s'était jeté dans le parti de la Ligue». L'erreur est manifeste. En fait, il s'agit non pas de François, mais de son aîné Pierre, s1 de Seran, lequel était en effet conseiller au parlement dès 1568 et avait fait acte d'adhésion au gouvernement des Guises. Le ministre Gabriel, s1' de Malbert, était mariéà Germainede La Porte, fille d'Eustache, président au parlement de Rennes. Pasteur à Châtellerault, il y mourut avant 1609. Pierre, le conseiller au Parlement de Paris, eut pour femme Jeanne Le Prévost. Le s' de la Galaizière épousa, en 1581, Marthe Martin, fille de Jean, conseiller du roi et de Françoise Perron. — Ribliographie : Bibl. Nationale à Paris, coll. 500 Colberl CCCXCIX, 173. 19 Dos. Bleus XVII, Dos. 420. — Haag : La France protestante. — Boyve : Annales historiques de Neuchâtel et Valangin, t. III, 266, 269. — Rott : Inventaire sommaire. — Histoire de la représentation diplomatique de la France auprès des cantons suisses, t. II. — Mémoires de Michel de la Huguerye (éd. de la Soc. de l'hist. de France) I 361. — Le Nobiliaire de l'Anjou. — A. du Bresson de Courson : Recherches nobiliaires sur la Normandie (Caen 1876), p. 504. — Grande Encyclopédie, t. II, 809. — Arch. Etat Neuchâtel : Manuels du Conseil d'Etat I, 68 399 ; III, 457. [Ed. Rott.] AMPELANDER. Voir Rermann.

AMPORT. Famille bourgeoise de Berne depuis 1566, originaire de Wiedlisbach. Armoiries:

de gueules à une licorne d'argent armée d'or. — 1. Christian, étudie la théologie à Berne, Zurich,, Marburg, 1555 maître d'école à Zofingue, 1566 directeur du gymnase de Berne, 1573 professeur de grec, 1579 de théologie, f 8 mars 1590. — 2. Abraham, 1569-1618, fils du n° 1, 1593 membre du Grand Conseil, 1598 bailli de SchenUenberg, 1610 d'Echallens, 1616 du Petit ConseiL - 3. Jakob, 1580-1636, fils du n° 1, étudia la théologie à Berne et en Hollande, occupa un poste de lecteur à Franeker, 1608 professeur de philosophie et 1610 de théologie à l'Académie de Lausanne dont il fut le recteur à plusieurs reprises. Son tombeau se voit à la cathédrale, son portrait dans la salle du sénat de l'Université.

— 4. Abraham, 1595- 1660, fils du n» 2, 1627 grand conseiller, 1631 Rathausammann, 1634 bailli de Brandis, 1648 du Petit Conseil.— 5. Daniel,

rnnseillpr J secrélai Jak"h Al"I'"rt. Portrait à l'huile sur conseiller et sécrétai- hnis (,(, „..,., |proha)(Iement de

re du Conseil, 1/1/ Sarburgh. (Sénat de l'Université de

bailli de Landshut, Lausanne.)

1725 du Petit Conseil.

Le dernier de la famille fut 6. Charles-Lotis, théologien

(1796-1828). — Ms. généalogiques à la Bibl. de Berne. [E.B.]

AMPTZ, AMPTZO, AMZO , AMS, AMBS,

AMPS, AMTS. Nom de famille répandu à Zurich,

:ios

A.MKK1N

A.M RHY.N

Rapper8wil, Baar (Zoug) et Lucerne. Il dérive probablement de iinijil Ami i fonction). A Zurich, <■< lie famille est ritée déjà en 1253 et 1283, en la personne de vignerons de Fluntern et Fliin. Une famille de llirslanden a été reçue à la bourgeoisie de Zurich au XIV' s. ; elle fut suivie en 1-401 de llans, de Happerswil, et en 1440, de Huis.

de 116nt4g. — Armoiries : d'argent à une feuille de trèfle de sinople issant d'un cour du même (Armoriai d'Edlibach1488). Le Geschlechterbuch deGrebel, 1628, donne les feuilles de gueules sur argent. — 1. Conrad, 1369-1403. En 130!) il payait encore l'impôt à llirslanden ; en 1370 il est à Zurich lAuf Dorf), où il achète une maison en 1398, fief de l'abbaye de Zurich. Il était cordonnier; prévôt de la corporation des cordonniers au Natalrat 1390-1403, juge au tribunal royal de Zurich 1309. — 2. Johannes, 1415-52, préposé à la police du feu et à la surveillance des séchoirs d'avoine 1418, bailli impérial 1421, du Baptistalral 1427-43, du Natalrat 1445-57. Gomme bailli de Xeu-Regcnsberg, 1425-27 et 1431, il porta le titre de noble qu'il conserva par la suite. En 1441, il fonda avec sa femme Kegula von Oetis, un autel à la Wasserkirche en l'honneur de la Sainte-Croix. Il est possible qu'il s'agisse là de deux personnages parce qu'en 1415 apparaissent un vieux et un jeune Johannes Amptz. — 3. RUDOLF, 1429-1460, neveu du n° 2, membre du Faslenrat, 1460. — A Hôngg la famille existait encore au XVIe s.

— Voir Socin : Miltelhochd. Namenbuch, p. 131. — UZ II, n" 857, V, n" 1885. - Arch. d'Etat Zurich. Vrk. Spital 395, Propstei 447, 611-612, Geschenkte Urk. Gemâchtsbûcher, Urbar Wettingen, Urk. Oelenbach 748.

- Stadtbùcher II, p. 110. - Nbl. Siadthibl. Z. 1842, p. 12. [F. Hegi et A. Cork. M.I.]

AMREIN. am REIN. Famille très répandue dans les cantons de Lucerne et d'Obwald dont le nom est la forme germanisée de Ayn Rhyn.

A. Canton de Lucerne. Famille éteinte de la ville de Lucerne. — Wilhelm, originaire d'Emmen, y acquiert le droit de bourgeoisie en 1385. Armoiries: d'azur à un croissant d'or renversé et ligure accompagné d'une étoile d'or en chef, en pointe de trois monts de sinople. — I. Johann, grand conseiller en 1423, du Petit Conseil en 1443. — 2. Joh.-Heinrich, -j- en 1629. chanoine survivancier à Munster en 1593, recteur à Neudorf 1600, cha-

noine de Beromunster 1602. curé à Gross-Dietwil 1602, membre du Synode à Constance en 1611, camérier de Willisau 1612. [vV]

B |1. Jost, ammann de Munster en 1552 et 1557. — 2. Han>. de Willisau, avoyer, 1575-1577, 1580-1585, 1587-1589. 1591- 1593, banneret 1585. — 3. Adam, ammann de Munster en 1586. — 4. FRANZ-LurrwiG, orfèvre, * 19 avril 1614 à Munster. — SKL 1, p. 32. — 5. Sébastian, fils du n° 2, * 18 juillet 1647, y en 1689, orfèvre. - SKL I, 33. - 6. Josef (1798-1878), curé à Udligenschwil en 1827. chanoine à Munster. — Voir G/V. 35. — 7. Josef. de Gunzwil (1825-1877), professeur à Lucerne en 1852, chanoine à Lucerne en 1864. — 8. Johann, de Gunzwil, président de commune en 1831, capitaine en 1835, membre de la Constituante et grand conseiller en 1841. — 9. Kaspar-Constantin, de Neudorf. * 24 septembre 1845 à Lucerne, y 15 septembre 1898 à Saint-Gall, étudia à Bàle et Neuchâtel. En 1870 maître au séminaire de ilitzkirch, en 1873 professeur à l'école cantonale de Saint-Gall. délégué de la Suisse aux congrès géographiques de Bruxelles, de Venise, de Gênes et de Londres, vice-président du jury pour la cartographie à l'exposition de Paris en 1889. Pendant de longues années conservateur du musée ethnographique de"" Saint-Gall. Il rédigea l'article Géographie der Schweiz dans Vteyer's Konversationslexikon. — Voir Riedweg : Geschichte (I. Kollegiatstifles Beromunster. — v. Liebenau : Willisau. — Besatzungs- und Bùrgerbûcher aux Arch. d'Etat de Lucerne. [Bt. et r.-X. W.]

B. Canton d'Obwald. — Ancienne famille à Fngelberg, venant vers 1491 d'Ettiswil dans le canton de bu-

cerne. I)es membres de cette famille ont, à plusieurs reprises, fait partie des autorités locales. 1" i hhk.]

AM RHYN ou AMRHYN. Famille patricienne de la ville de Lucerne. Le nom est plutôt dérivé de Hin, nom d une partie du cours de la Wyna près de Beromunster dans le canton de Lucerne (groupe de maison Im Rin), que de Rin ==Rhin. — Michel a.m Hin. tanneur, d'origine inconnue, venant probablement du district de Beromunster (MichelsamtC. Lucerne), renouvelle en 1518 avec ses enfants son droit de bourgeoisie. Le premier dont il est question dans les Conseils, c'est Jost. grand conseiller en 1553 et membre du Petit Conseil en 1564. Armoiries : d'azur à un croissant d'or accompagné de trois étoiles du même. 2 et 1. A citer : — I. \\ alter, * vers 1569. y en 1635. (ils de Joseph, du Petit Conseil 1586, bailli de Munster 1591. lieutenantcolonel en Savoie 1598, anobli en 1599 par le duc Charles-Emmanuel de Savoie, chevalier de l'éperon d'or en 1602. comte palatin 1603. bailli du Freiamt 1607, colonel en Savoie 10118. capitaine des Cent-Suisses en Savoie 1609, banneret en 1610, chevalier de l'ordre des saints .Maurice et Lazare en 1616. avoyer en 1624. 1026. 16 1631, colonel en France en 1025. — 2. JOSEF, * 1589, y 1645. fils du nu 1. chevalier de l'ordre des saints Maurice et Lazare, chambellan et échanson en Savoie 16t>8. grand conseiller 1609, capitaine en Savoie 161*>, bailli de Baden 1619, de Weggis 1025, de lluren 1633, commandant des troupes catholiques à Baden en 1034, du Petit Conseil 1635, colonel en Savoie en 1638 et en 1639 à la capitulation de Turin. — 3. Lddwig, * 1593. y 1665, frère du n 2; chevalier du Saint-Sépulcre et du Mont Sainte-Catherine en 1612; grand conseiller I635. lieutenant-colonel dans le régiment de son frère 1638. du Petit Conseil 1646, bailli dans l'Fntlebuch 1647 et 1651, capitaine des Cent-Suisses en Savoie en 1648. — 4. Josef, * 1625. f 1692. fils du n" 2. Grand conseiller 1643, bailli de Malters 1649, du Petit Conseil 1652, bailli de Ruswil 1653, de Thurgovie 1660, préposé aux bâtisses 1600, capitaine à Home 1666, bailli de Rotenburg en 1669. banneret de la ville et avoyer 1673, Pannerherr 1674. chevalier de St-Maurice et Lazare. — 5. P. Jost, S. J., * 1630, f 1697 à Augsburg, frère du n« 4, confesseur de l'évêque de Bàle et recteur du collège de Porrentruy. — 6. P. BÉAT, S. J., * 1632, y 1673 dans le cours d'un voyase en Chine, frère d u ri" 4, missionnaire. — 7. Karl-Anton,* 1660, f 1714, grand conseiller 1680, bailli de Knutwil 1683, bailli à Wil 1686, capitaine en Espagne 1690, du Petit Conseil 1693, bailli en Thurgovie 1702, colonel en Espagne 1703, Pannerherr et avoyer 1713.— 8. Ignaz, 1662-1746, survivancier à Munster en 1677, chanoine en 1686 ; Baulierv en 1689.

prévôt en 1707, fondateur du fidéi-commis de la famille en 1722. — 9. Walter-Lud'Wig-Leonz, * 17I6.

-f- 1793, grand conseiller 1736. du Petit Conseil 1744, avoyer en 177)!'. banneret de la ville 1775. - 10.

Josef - Martin -Leodegar , * 1752, y 1824, lieutenant en France, garnd conseiller 1772. bailli de Weggis 1779, de Kriens 1783, de Knutwil 1787, du Petit Conseil 1788, bailli de Munster 1789, de Lugano 1794. — 11. Josef-Karl-Xaver-Leo* I'OLD-Leoiiegar (1777-1848), étudie à Saint-Urbain et Turin, grand conseiller el secrétaire du conseil de guerre 1793, secrétaire d'Etat sous l'acte de médiation: du Petit Conseil 1814, avoyer de 1817 à 1840, président du Vorort en 1819, 1825, 1831, 1837, président de la Diète. - 12. Josef-Ficvnv von Sales-Johann-Bapt.-Karl-Niklaos von Flùe (1800-1849), fils du n- 11, étudia à Gôttingue,

Josef-Karl Amrhyn, pr< d* la Diète en 1837.

Lithographie deC Balder.

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