‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 189 sur 329 · JOHANN-LUDWIG · texte numérisé non relu

JOHANN-LUDWIG

t le 20 juin 1876, préfet à Tâgerwilen et à Tobel ; de 1841 à I M 'i!(. membre du Conseil d'Etat, directeur (1rs travaux publics ; de 1850 à 1859 préfet à Frauenfeld. — 3. ,/oseph- Fridolip, fils du n° 2, * le 19 septembre 1828, t le 25 déc. 1880, étudia le droit à Lausanne, Heidelberg et Berlin. Après avoir pratiqué quelque temps comme avocat, il fui élu au Grand Conseil et y joua bientôt un

rôle prépondérant, en même temps que Labha ni 1 de Sleckliorn et Doucher, par exemple lors de la révision de la Constitution de 1808, qui eut lieu sous sa présidence. Dès 1863 du Conseil national qu'il présida en 1870; il fut un des chefs de la gauche radicale lors de la révision de la Constitution fédérale, en 1870 et en 1873. En 1869, il devinl membre du gouvernement thurgOA len où il se chargea du Département del'Instruction publique. En 1874, il est membre du tribunal fédéral et à la fin 1875, élu conseiller fédéral (ce fut le premier Thurgovien faisant partie du Conseil fédéral): il dirigea le département de Justice et Police et rendil de grands services lors de l'élaboration du Code fédéral des obligations. Comme conseiller fédéral il fut vivement attaqué par ses anciens partisans du parti démocratique du canlim de Zurich; celte opposition systématique l'affecta à un tel point qu'après avoir été élu Président de la Confédération pour 1881, il mit luimême fin à sa vie, avant d'entrer en fonctions. — Voir J. C. Môrikofer : Landammann Anderwerl (Thurgauer Zeitung, n° 21 du 18 février 1841). — [Sch.] - WlLHELM, libraire à Zoug, * en 1841, t h' 21 mars

Joseph-Fridolin Anderwert.

Dessin au crayon noir de 1SS0,

il après une photographie.

191 i a Emmishofen : il se fixa en 1864 à Zoug comme représentant de la maison I- 1 . Schulthess de Zurich el ouvrit en 1881 une librairie pour s,,n compte. Voir Meyer : Zugei Biographien, a" 23. [Wilh. Jos. Meyer.

ANDEST (rhéto-romanche Vndiast) (C. Grisou li. Glenner, Cercle Ruis. V. DGS). Paroisse catholique de population romanche. En 766 el vers 825 Andette, 1290 indest. En 1297 un Albertus de Andesl est mentionné avec d'autres seigneurs; on peut inférer de ce fait l'existence d'une tour près d'Andest, peut-être aussi près de Grunenfels. Andest appartenait certainement au château de Grunenfels qui en 1357 fui cédé avec Schlans par Heinrich von Montait à son bi frère, Ulrich Walther von Belmont, el repris de lui en lief l'année suivante. En 1378 la fille de Simon von VI ont ait vendit les deux manoirs au baron Ulrich Brun von Râzuns. Les anciennes seigneuries de Friberg el ( leorgenberg ayant été vendues en 1343 par Budolf von Werdenbcrg-Sargans et sa femme Ursula von VatZ aux Râzuns, ces derniers réunirent alors les quatre châteaux avec leurs dépendances à la seigneurie de Georgenberg ou Jôrgenberg qui comprenait les villages de Waltensburg, Andest, liuis. Seth et Schlans. En 1429, Andest devint une commune autonome comprise dans la paroisse de Waltensburg. Très iôi au Moyen Age il y eut une chapelle, située probablement sur remplacement de l'église paroissiale actuelle dont la tour paraît être fort ancienne. En lîiil déjà l'église était dédiée aux saints Julitta et Quirens. Lorsque Waltensburg embrassa la Réforme, Andest faillit en faire autant. Le maire aurait alors conseillé de ne pas prendre de décision dans l'assemblée de commune, mais d'aller à la maison consulter aussi [es femmes. Luimême serait allé de maison en maison pour engager les habitants à demeurer fidèles à l'ancienne foi, ce qui fut fait. En 1520 Andest obtint du tribunal de la Ligue grise d'être séparé de Waltensburg en matière ecclésiastique, à la condition de payer à l'église de Waltensburg la censé annuelle ou de se racheter pour 20 florins ; en 1541 la commune prit ce dernier parti. Lorsqu'en 1458 la lignée mâle des Râzuns s'éteignit avec Georg, les seigneuries de cette famille revinrent en partie au comte Josef Niklaus von Zollern qui, le 6 juin 1472, vendit pour 1800 florins la seigneurie de Jôrgenberg à l'abbé et couvent de Disentis. à l'exception des minerais, métaux et mines. En 173't Waltensburg se racheta de la juridiction de l'abbé et la juridiction civile, dont la moitié était restée à l'abbé, tint de temps à autre ses assises à Andest. Registres de baptêmes depuis 1628. — Voir Th. Mohr : Cod. dipl. Pat. I, n° 9, 73. 136 : II, n° 70. 160. - J. Jac. Simonet : Die Weltgeistlichen Graubiindens (Ms). — Nùscheler : Gotteshàuser, p. 71. — P.C. Planta : Die curràtischen Herrschaflen, H8, 122, 125. - Th. Mohr : Regesten von Disentis, n° 208 et 332. — Willische Chronik, p. 1307. — Regesten von Andest. [L. J.]

ANDHAUSEN (C. Thurgovie, D. Weinfelden, Com. Berg). Dans ce village, 13 tuniuli alémans furent explorés en 1907 et on y trouva une épée. un couteau et l'umbo d'un bouclier, qui s,,ni déposés au Musée National. Le nom vient de Ainiin-liusun = près des fermes de Anno (voir Andwil). — Voir : Jahresberichi der schweiz. Gesellschafï fiir Urgesch. I. S< h.

ANDIRAN, d', ou DANDIRAN. Famille de Genève venue de Casteljaloux en Guyenne (Lot-et- Garonne). -- 1. Joël, marchand, bourgeois de Genève en 1714. — 2. Jean, fils du n° 1, banquier à Paris, avait été chargé par le libraire Rey, de payer à J.-J. Rousseau une rente annuelle de trois cents francs en faveur de Thérèse Le Yasseur. — 3. Frédéric- François, 1802-1876. petit-fils du n° 2, dessinateur, aquarelliste et peintre de talent, dont l'œuvre considérable esl encore presque inconnue en Suisse. Après avilir séjourné à Paris et à Nantes, il se fixa à Lausanne et y ouvrit une classe de dessin et de peinture. — i. EU- GÈNE, 1825-1912. frère paternel du n° 3, pasteur à Jussy. puis professeur de théologie à l'Université de Lausanne. — Voir Andrieu : Bibliographie générale de 1 l'Agençais, — Heyer : L'église de Genève. — Le SKL

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